Folles nuits municipales …

Même à 3 heures du matin, Michel Veunac et Guy Lafite marquent à la culotte les opposants Maïder Arosteguy et François Amigorena.

Car chez ces gens-là, ma pauvre dame, la haine, mâchée et remâchée jusqu’à la nausée depuis 2014, ne s’arrête pas à la tombée du jour. Elle se poursuit toute la nuit, comme ont pu le vérifier fort récemment Maïder Arosteguy et François Amigorena. Surpris par l’interminable grève des policiers municipaux, les deux opposants avaient demandé, comme la loi les y autorise, à accompagner la brigade de nuit pour la voir dans le cadre de sa mission. Initiative qu’on ne peut que louer, car c’est en allant sur le terrain qu’on comprend mieux les choses.

Rendez-vous avait donc été pris pour le 22 août, à 21h30 au bar des Colonnes. Là, une surprise de taille attend les deux conseillers municipaux. Michel Veunac est présent, flanqué de Louis Vial. « On s’est retrouvés à sept, raconte sous couvert d’anonymat un policier municipal. Ce qui nous a posé un sacré problème, car nous avons dû prendre deux voitures pour faire notre patrouille. Le maire a pris place dans une voiture complètement délabrée où le gyrophare ne marche pas. Nous n’avions qu’une trouille, avoir un accident à ses côtés ».

Veunac s’écroule à 1h30 avant de revenir, pimpant, à 3h30

Arosteguy et Amigorena tentent bien de poser quelques questions aux policiers, mais à chaque fois ce sont Veunac et Vial qui répondent. Les deux décident de patienter.

Effectivement, vers une heure du matin, Veunac commence à sérieusement dodeliner de la tête. À 1h30, il annonce qu’il va se coucher. Hasard absolu, c’est Guy Lafite qui passe par là pour animer la garderie des deux turbulents conseillers municipaux.

« Ils nous ont complètement perturbés dans notre travail, confie le même policier municipal. Nous étions contents de montrer à des élus qui s’intéressaient enfin à notre mission pourquoi nous estimons avoir besoin d’armes et de matériel. Mais le retard a été tel que nous n’avons jamais pu être au bon endroit au bon moment et leur faire découvrir les dangers encourus. »

Solides au poste, Arosteguy et Amigorena, voient avec plaisir Lafite et Vial montrer à leur tour des signes de déclin. Et là, surprise totale. À 3h30 du matin, c’est Veunac, deux heures de sommeil à peine, qui revient et laisse ses deux acolytes aller dormir. Impossible pour les deux conseillers municipaux d’avoir le dialogue qu’ils espèrent avec les policiers. Ce qui démontre la défiance dans laquelle ils sont tenus.

Maïder Arosteguy, fatiguée, lâche l’affaire et part se coucher à 4h30

Michel Veunac continue à surveiller de près François Amigorena.

La patrouille se termine à 5h30 sur la grande plage, pour éviter qu’un dormeur ne soit présent au moment où passent les engins.

Amigorena triomphe par ruse

La suite, désopilante et surréaliste, est contée par un policier municipal. Veunac propose à Amigorena de le raccompagner jusque chez lui. François Amigorena affirme préférer rentrer à pied. Soulagé, Veunac part chez lui pour un deuxième round de sommeil : « François Amigorena, raconte ce policier, est revenu nous rejoindre au poste, raconte le policier municipal, et nous voir dans la rédaction des procédures afin de comprendre la partie administrative de notre métier. Il est le seul à être resté de 21h à 7 h et nous a également apporté des croissants pour nous témoigner sa reconnaissance ».

Et dire que pendant ce temps-là Veunac dormait du sommeil du juste, persuadé d’avoir neutralisé son ennemi juré !

Puisque la majorité municipale a décidé de se livrer à de tels enfantillages, puisque Veunac préfère éluder plutôt que d’informer ses élus, la stratégie de l’opposition est désormais simple. Demander chaque soir à accompagner les policiers municipaux, pour que Veunac, qui ne fait décidément confiance à personne, s’écroule de fatigue à force de veiller.

Courage, les gars, vous allez l’avoir à l’usure !

Policiers à tout faire

Les élus ont été étonnés lors de cette visite par les barrières que les agents passent leur temps à ouvrir et fermer et par les relèves d’ASVP qu’ils font pour pallier au manque d’effectif. Tout cela s’effectuant, bien évidemment, au détriment de leurs missions de sécurité et de tranquillité publique. En juin 2018, l’adjoint Louis Vial avait qualifié les policiers municipaux de « shérifs ». Cette visite d’un soir a montré aux élus que les revendications de ces hommes à tout faire de la sécurité publique étaient parfaitement légitimes et qu’ils travaillent dans des conditions indignes d’une ville comme Biarritz.

4 réflexions sur “Folles nuits municipales …

  1. si la mairie cherchent des gardes barrieres je veux bien présenter ma candidature ,,, c est mon tout premier métier a la sncf ,,, il y a environ 20 ans sur la ville de Boucau ,,,, ceci posé je suis bien de votre avis le maire se méfie de tous et surtout de ses propres policiers ,,, pourquoi il y aurait quelques choses a cacher ,,, mais non voyons lol ,,,, pfff a l usure ils l auront a l usure c est sure !!!!

  2. Biarritz s’en va à vau l’eau du fait de l’équipe Veunac. Cette histoire est tout simplement éffarante si le maire et son 1er adjoint en sont réduits à un tel cirque. PATHETIQUE

    Une fois de plus Mr. AMIGORENA se montre concerné par notre ville. Vivement 2020 !!!!!!!

    Je vous rappelle l’existence d’une pétition contre la décision scandaleuse prise récemment sur la question du futur de l’Hôtel du Palais, projet fou qui engage Biarritz pour 75 (!) ans.

    Je vous invite à signer cette pétition et à la diffuser largement autour de vous afin d’apporter un soutien à ceux au conseil municipal- Mr AMIGORENA en tête – qui contestent cette folle délibération.

    https://www.change.org/p/les-biarrot-e-s-soucieux-de-l-avenir-des-finances-de-leur-ville-les-biarrot-e-s-contre-le-projet-de-mr-veunac-pour-l-h%C3%B4tel-du-palais

  3. Le comportement de Monsieur Veunac est ridicule. Cet homme est fatigué; je l’ai vu à la fête du port des pêcheurs en juillet dernier. Il se déplace comme un vieillard. Il a eu la force cependant en avril 2016- j’ai le document- d’accorder au fils de Monsieur Didier Borotra-architecte, prétendument au 39 avenue de la Marne à Biarritz- un contrat de près de 50 000 euros. Après le contrat que l’ancien maire Borotra accorde à sa fille Sophie en 2014, d’un montant de 48 000 euros, il est établi qu’avec le trio infernal d’élus corrompus, Borotra, Brisson et Veunac, la règle à la mairie de Biarritz est de servir les siens. Nous allons en reparler. Bravo à MM Arrosteguy et Amigorena pour leur action.

  4. Franchement, on a l’impression en te lisant, de voir un vieux film comique à rebondissements un peu éculés ;)))
    Sacré casting !

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