La villa Sion, un nouveau Bigueyrie ?

La mise en vente de la villa Sion prouve une fois de plus à quel point Veunac et Lafite semblent peu soucieux des intérêts biarrots. Démonstration en trois photos.

Une fois de plus, Michel Veunac s’est montré totalement dépassé pendant le dernier conseil municipal.

Avec des vendeurs comme cela, vous ne risquez pas de faire fortune ! Comme pour les écuries de Bigueyrie, Veunac et Lafite, lors du conseil municipal du 28 septembre, ont tout fait pour déprécier la villa Sion qu’ils souhaitent vendre. « Servitudes de passage » … « état de vétusté » … « coût d’entretien non négligeable ». À les en croire, c’est presque indécent de vendre à 2400 euros le m2, quand Kleber se vend à 4800 et que le prix moyen du m2 sur Biarritz en 2018 tourne à 6 000 euros.

L’estimation à 980 000 euros de la villa Sion semble indiscutable, alors que pour les écuries de Bigueyrie les Domaines étaient passés du simple au double. Bien entendu, cette désinvolture cache quelque chose, comme vous le découvrirez dans l’article ci-dessous « Les proches avant les Biarrots ».

Vendredi soir, pour illustrer la vente de la villa Sion, les conseillers municipaux ont eu droit à la projection d’une photo on ne peut plus explicite :

Vu comme cela, évidemment, on ne donnerait pas cher des 400 mètres carrés du bâtiment proposé. Bisque, Bisque, Basque ! a donc eu la curiosité de chercher la villa Sion sur Google Earth. Tout de suite, le bâtiment au premier plan, estimé par les Domaines à 980 000 euros devient nettement plus intéressant. Une belle bâtisse de trois étages, d’une surface de 400 m2 face au château Boulart, dans un quartier prisé de Biarritz, c’est vraiment cadeau.

Pour vérifier cette impression de prix avantageux, reste un moyen simple. Chercher sur le site seloger.com une maison mise en vente au même prix. Voilà ce qu’on peut trouver :

Conclusion : simple particulier ou proche du maire, vous n’achèterez vraiment pas le même bien pour le même prix.

Les proches avant les Biarrots

Astucieuse, la jeune garde du conseil municipal a réussi à gagner du temps dans la vente de la villa Sion, alors que Veunac s’apprêtait une fois de plus à sacrifier les intérêts de la Ville au profit d’un proche.

Bernard Tourret, le directeur de l’urbanisme, mène la danse face à un Veunac sans cesse dépassé et hésitant.

Il n’y a décidément pas que le top 14 qui adore les impasses ! Comme s’ils se réservaient pour la joute majeure du 15 octobre où se décidera l’avenir de l’Hôtel du Palais, nombre de figures du conseil municipal, comme Jean-Benoît Saint-Cricq, Pierrette Echeverria, Frédéric Domège, Virginie Lannevère, Brigitte Pradier, Hervé Boissier ou Alain Robert, avaient séché ce « petit » conseil municipal du 28 septembre où devaient être traités l’avis sur la demande de déclaration d’intérêt général pour le confortement des falaises de la Côte des Basques, et le déclassement du domaine public en vue de mise en vente de la villa Sion et de la villa Fal.

Mais les « petits » conseils sont parfois très révélateurs et sans l’habileté et la vigilance d’une jeune garde qui a su pousser le maire et son premier adjoint dans les cordes, les Biarrots avaient toutes les chances d’être sérieusement lésés.

L’échauffement municipal a lieu avec le confortement de la Côte des Basques, nouvelle illustration de la méthode Veunac : on laisse pourrir, on atermoie et on ne lance la concertation que contraint et forcé avant de déclarer que le calendrier impose de décider, alors que rien n’est réglé. Une méthode que Veunac compte bien appliquer au Palais en faisant voter le conseil municipal, le 15 octobre prochain, l’exécution de travaux déjà programmés pour… le 20 octobre. Encore une vigoureuse illustration du sens très particulier de la démocratie de Mimi imperator !

C’est Éric Bonnamy qui aura les mots les plus touchants sur Marbella en exprimant sa lassitude de spécialiste de l’océan : « Je ne veux pas de l’argent de l’Europe, car cet argent est utilisé pour bétonner notre littoral. Je suis lassé d’entendre « Les experts ont dit que… ». Les experts, c’est nous ! ». Guillaume Barucq partage ce point de vue en rappelant que « le jour où on perd le spot de Marbella, on ne peut plus surfer nulle part à marée haute ».

Après une de ces phrases à l’emporte-pièce dont Veunac a le secret « L’émotion a sa place ici », on passe froidement au vote et la délibération est adoptée, malgré dix voix contre.

Un risible vaudeville où notre argent est en jeu

Et puis arrive une merveille de débat à fleurets mouchetés où personne ne dit ce qu’il pense et où tout le monde est à la manœuvre.

Biarrots, écoutez absolument cette partie consacrée à la vente de la villa Sion et de la villa Fal (entre 1h30 et 2h10) et vous aurez une idée précise de la façon dont nous sommes défendus par Veunac et Lafite.

https://www.youtube.com/watch?v=0H2Fq-4h8tE

Si vous décidez de vendre votre appartement, vous allez sans doute demander plusieurs évaluations et tenter de présenter votre bien sous le meilleur jour. Pas Lafite et Veunac ! Ils déprécient le bien en insistant lourdement sur son mauvais état, rappellent que les Domaines l’ont estimé à 980 000 euros et affirment que « l’idée est de vendre la villa Sion sur la base du prix indiqué » Sans chercher plus loin !

Heureusement, la jeune garde de la majorité et de l’opposition, persuadée que Veunac et Lafite veulent faire obtenir ce bien à un proche, va manœuvrer à la perfection dans ce qui ne serait qu’un risible vaudeville si notre argent n’était pas en jeu.

Maïder Arosteguy : « Pourquoi vendre, alors que des associations ont besoin de locaux ? »

Peio Claverie, très en colère : « Il n’y a pas d’associations à la rue à Biarritz ! »

Maïder Arosteguy : « Monsieur Claverie, vous semblez avoir un problème avec la réalité »

Nathalie Motsch, intervient à son tour : « Je voudrais qu’on s’interroge sur le foncier à Biarritz. Nous n’avons plus de foncier. Je trouve dommage qu’on se dessaisisse d’un bien qu’on nous a quasiment donné. Je ne suis pas à l’aise avec cette question car on veut vendre deux bâtiments emblématiques. Il n’y a pas d’urgence, gardons-les en réserve foncière. »

 Michel Veunac, jusque-là convaincu que cette délibération va passer sans problème, panique visiblement et passe son temps tourné vers Bernard Tourret, le chef du service urbanisme, pour lui demander conseil. À un moment, on peut même entendre distinctement : « Aide-moi, merde! »

Sa suffisance Guy Lafite croit alors bon d’intervenir avec hauteur pour mettre fin au débat. (1h54’) : « Je suis surpris qu’il y ait ici des très grands spécialistes de l’estimation immobilière » Comme s’il fallait être spécialiste pour constater que ce bien est manifestement sous-évalué ! Et l’ami-des-femmes-Lafite de conclure, suite à l’intervention de Nathalie Motsch : « Un patrimoine, ça se gère de façon active… quand on est intelligent ». Celle-là, il fallait l’oser !

Colère des élues, qu’elles soient de droite ou de gauche ! Fort courageusement, Ghislaine Haye, après s’être étonnée à juste titre d’un prix de vente à 2400 le m2, du jamais vu à Biarritz, va sermonner le premier adjoint : « Il faut arrêter les remarques sexistes » Et comme l’énarque prend son air de premier communiant, l’élue précise sa pensée « C’était directement pour Monsieur Lafite ».

C’est alors qu’Édouard Chazouillères profite du désarroi qui règne au sein de l’élite municipale pour pousser habilement les pions. Fort de ce qui s’est passé au moment de la vente des écuries de Bigueyrie « pourquoi ne pas généraliser la pratique d’une double estimation et faire appel à des agences immobilières de Biarritz » ?

Un agent immobilier : « Entre 1,5 et 2 millions d’euros »

Regardez sur la vidéo du conseil comme Michel Veunac fait tout pour échapper au piège tendu. Heureusement Chazouillères, avec une politesse de gendre idéal, insiste : « On a un conseil municipal dans quinze jours. On pourrait repousser la délibération à cette date ». Son voisin François Amigorena, vêtu du tee-shirt noir « Sauvons Marbella !» prend le relais : « Il serait de bonne gestion de proposer cette délibération un peu plus tard » tandis que Veunac botte en touche désespérément : « Le conseil municipal dans quinze jours, va être assez occupé… Franchement… ». Finalement, de guerre lasse, Veunac, très contrarié, va accepter qu’une ou deux agences fassent une estimation.

Pour faciliter la vie de la mairie, Bisque, Bisque Basque ! s’est donc rendu dès samedi matin devant la villa Sion en compagnie d’un agent immobilier qui connaît parfaitement le bâtiment puisqu’il le fréquentait dans le cadre de la vie associative. Son appréciation est claire : « Le bâtiment n’est pas en très mauvais état, même s’il faut faire des travaux, la servitude est minime. Pour moi, ce bien doit partir entre 1,5 et 2 millions d’euros ». L’agent immobilier ne cache pas qu’il va alerter de futurs acquéreurs en recherche de bien sur Biarritz car il pense que même à 2 millions d’euros, « la villa Sion peut constituer une très belle affaire ».

Pierre Delalonde, le chouchou de la mairie ?

Voilà qui ne va pas arranger les affaires de l’acquéreur souhaité par la mairie pour ce bien. Selon une rumeur insistante qui parcourait aussi bien les rangs du conseil, vendredi soir, que les milieux éclairés de Biarritz, c’est le propriétaire du château Boulart, Pierre Delalonde, qui serait le candidat rêvé par la mairie. En interne, plusieurs personnes témoignent en off d’interventions de Michel Poueyts et de Michel Veunac en sa faveur. Propriétaire de nombreux terrains à Iraty, et accessoirement de la permanence que loue Max Brisson, Pierre Delalonde souhaite transformer le château Boulart en hôtel de luxe. Mais ce futur établissement est un peu inséré et manque de possibilités de stationnement.

Cette vue aérienne montre que le château Boulart est très enclavé. L’achat de la villa Sion permettrait de modifier sérieusement la donne.

En achetant à prix d’ami la villa Sion, ce méritant entrepreneur pourrait faire une très belle opération. Donner une double entrée à l’hôtel, régler le problème de stationnement des voitures, et transformer la villa Sion en créant des salles de réception au rez-de-chaussée. Interrogé par nos soins, Pierre Delalonde nous a expliqué qu’il n’était pas à son bureau, mais qu’il donnerait lundi à Bisque, Bisque, Basque! des éléments «  qui raviront notre curiosité ».

Impossible pour le moment de savoir si le nom de Pierre Delalonde abondamment murmuré vendredi soir est le bon, même s’il paraît assez logique. Nous en saurons un peu plus d’ici peu et ne tarderons pas à comprendre pourquoi Veunac et Lafite étaient prêts à laisser partir à si petit prix ce bien municipal, si des esprits chagrins au sein du conseil municipal n’avaient compliqué ce projet si bien ficelé ! 

Avec tant de rigueur et de transparence, avec ce sens de la vente et de l’intérêt des Biarrots qui force l’admiration, comment ne pas être tout à fait rassuré en sachant que Veunac et Lafite pilotent le dossier de l’Hôtel du Palais ? Fin septembre, les conseillers municipaux n’ont toujours pas eu le moindre chiffre mais il serait vraiment malvenu de ne pas faire une confiance illimitée à ce même tandem qui, à l’évidence, n’a pour seul souci que le bien de Biarritz.

Ce dernier conseil municipal en offre, une nouvelle fois, une preuve éclatante.

Villa Fal : un appel à projet fumeux

Sans le moindre doute, Michel Veunac va évoquer, le 15 octobre prochain, le « patrimoine des Biarrots » au moment d’évoquer le Palais. Un patrimoine qu’il dilapide pourtant allègrement quand ça l’arrange. Sur la villa Fal, Michel Veunac s’est noyé dans des explications tarabiscotées en expliquant qu’il a fait appel à projet mais qu’aucun ne le satisfaisait. La villa Fal, contrairement à la villa Sion est effectivement en très mauvais état, faute d’avoir été entretenue par la Ville. Il semble assez évident que pour financer le ruineux joujou des politiques locaux, à savoir le Palais, cette villa va être mise en vente sous peu.

Ce n’est qu’un début, le RamDam continue

À l’occasion de sa première réunion publique, l’association RamDam 64-40 a connu une grosse affluence. La moralisation de la vie publique devient l’affaire de tous.

Les pronostiqueurs les plus téméraires estimaient que la « petite » association RamDam 64-40 pourrait rouler des mécaniques si elle réussissait un mardi de septembre à 18 heures, horaire pas très facile à l’évidence, à remplir l’équivalent de trois cabines téléphoniques. Grosse surprise donc, à la maison des Associations de Biarritz, où il a fallu rajouter des chaises, puisque quatre-vingts personnes avaient fait le déplacement. Démonstration que la moralisation de la vie publique n’est pas seulement le dada de quelques illuminés, mais préoccupe de plus en plus les citoyens.

Biarritz, Ciboure, Urrugne, Ascain, mais aussi Lahonce, Villefranque, Ondres, Dax, Pau ou Oloron ont déjà été l’objet en 2017 des attentions de l’association RamDam 64-40 qui se propose de mailler de plus en plus le territoire des Landes et des Pyrénées-Atlantiques. Nombre de citoyens ou représentants d’association sont venus raconter les difficultés qu’ils rencontraient pour obtenir des informations et contrôler des élus en dehors des périodes électorales.

MIchel Gellato, à gauche, et Dominique Lapierre au micro. ( Photo Daniel Velez )

Un propos repris par Dominique Lapierre et Michel Gellato, respectivement président et trésorier de RamDam, qui s’étonnent que les débats de la communauté de communes du Pays basque ne soient pas accessibles par Internet, alors qu’ils sont filmés et qui déplorent que trois ans de marchés publics demeurent invisibles.

Le président de la communauté d’agglomérations Jean-René Etchegaray s’est engagé à rencontrer les représentants de RamDam 64-40 et se fera un plaisir de répondre dans quelques jours aux nombreuses questions évoquées par la salle.

( Photo Daniel Velez )

Les politiques ne sont pas « tous pourris », contrairement à ce que répètent à l’envi certains partis extrémistes, mais le « nouveau monde » promis par Macron est encore fort loin et les citoyens doivent faire preuve de la plus extrême vigilance à l’égard de leurs élus. Ainsi que de compétence car on les noie volontairement sous un jargon technocratique pour qu’ils ne s’approchent pas de la vérité.

En attendant en décembre 2018, la remise des klaxons d’or, d’argent et de béton, récompensant les élus les plus désinvoltes (et il y en a !), ainsi que les harpes pour les élus qui auront manifesté un véritable sens de l’intérêt général, vingt-sept des participants de cette réunion ont manifesté le désir de devenir sympathisants ou adhérents de RamDam 64-40, ce qui démontre à quel point des pratiques qui ont été tolérées pendant des années ne sont plus acceptables en 2018.

Devenir sympathisant ou adhérent de RamDAM 64-40

Plusieurs élus ou personnalités impliquées dans la vie publique sont venus assister à cette première réunion publique, comme François-Xavier Menou, suppléant de Vincent Bru, Mathieu Accoh pour la France Insoumise, Hervé Boissier et François Amigorena, conseillers municipaux de Biarritz, ou Philippe Morel, membre-fondateur de RamDam qui vient de reprendre du service comme secrétaire départemental de l’UDI. Gentleman Philippe, pour lequel nous éprouvons tous beaucoup d’affection à RamDam, a d’ailleurs profité de cette réunion publique pour annoncer qu’il quittait le bureau pour rester simple membre, car il y a à ses yeux incompatibilité entre un engagement militant et un engagement à RamDam.

Effectivement, nous ne souhaitons pas à RamDam avoir des citoyens engagés en politique comme membres actifs, cat tôt ou tard surgiraient des conflits d’intérêt. C’est pour cette raison que nous avons créé deux niveaux d’adhésion.

Celui qui le souhaite et partage notre combat peut devenir sympathisant moyennant 20 euros annuels. Les sympathisants participeront à la désignation des klaxons et des harpes RamDam et recevront tous les deux mois une lettre d’informations détaillant nos actions.

En ce qui concerne les adhérents, nous espérons devenir une sorte de centre de formation permanent de « vigies républicaines » qui surveillent une partie du territoire local et alertent en cas d’anomalies. Pour que l’équilibre des sensibilités politiques soit respecté au sein de l’association et pour que les membres actifs soient véritablement… actifs et ne se mettent pas en péril dans le cadre de leurs activités professionnelles, toutes les adhésions sont soumises à un entretien et un vote des membres du bureau.

Si vous voulez devenir sympathisant ou adhérer, il vous suffit de nous adresser un mail à : ramdam6440@gmail.com

 

 

 

Palais : l’indécent calendrier

Biarrots, vous assistez en direct à un tour de passe-passe extraordinaire !

Depuis le 30 juillet Michel Veunac tremble en compagnie de sa garde rapprochée, car sans l’appui inespéré de certains membres de l’opposition, il aurait été mis en minorité lors du dernier conseil municipal. Depuis cette date, devant son boulier chinois, le maire de Biarritz fait et refait ses additions, pas du tout rassuré. Pour tenter d’inverser la tendance, il alterne donc menaces et promesses à l’encontre de ses élus. Avant de se lancer depuis le 10 septembre dernier dans une offensive médiatique tous azimuts. L’ennui, c’est qu’en parlant, on en dit parfois un peu trop et on se contredit. Panorama d’un joli catalogue de bourdes et d’approximations proférées en septembre..

La fausse gaffe de Lafite

C’est notre brillant énarque qui lance l’offensive, le 10 septembre dernier dans Sud Ouest. Tout le monde scrute son interview et se persuade que l’homme qui ne se trompe jamais vient de commettre une belle boulette. En effet, alors que François Amigorena a lancé un recours devant le tribunal administratif pour défaut d’information des élus lors du conseil municipal du 30 juillet, le premier adjoint, en réponse à la question de la journaliste Véronique Fourcade, reconnait que les éléments chiffrés sur l’Hôtel du Palais seront donnés aux élus « dans quelques jours » Ce qui veut dire qu’ils ne les ont jamais eus ! Et, pas gêné pour deux sous, il en profite pour glisser un demi-mensonge sur les membres du conseil d’administration « tenus à la confidentialité ». Le grand argentier de service ne craint pas les fuites puisque les membres du conseil d’administration, eux non plus, n’ont jamais eu les chiffres et que Veunac et Lafite décident seuls dans ce dossier !

En fait, Guy Lafite ne commet pas une gaffe, mais prend un risque calculé dans cet interview. Il donne en apparence du grain à moudre à la requête d’Amigorena, en confirmant ses dires, mais le temps de la Justice étant ce qu’il est, il sait que le contrat sera signé depuis longtemps le jour où le tribunal administratif donnera tort à la Ville. En revanche, lors de la réunion de majorité, plusieurs adjoints et en particulier Guillaume Barucq et Nathalie Motsch ont refusé de voter les yeux bandés et annoncé qu’ils continueraient à voter contre le projet tant qu’ils n’auraient pas les chiffres. Le rusé Guy Lafite leur offre donc une porte de sortie honorable s’ils votent pour. Ce sera, bien évidemment, parce que les chiffres les auront convaincus. A surveiller, lors du prochain conseil consacré au Palais, aux alentours du 15 octobre, même si Motsch et Barucq ne sont pas du genre à mordre à un appât aussi grossier.

 Veunac à la grosse caisse

10 jours plus tard, c’est Michel Veunac qui a droit à une double page dans Sud Ouest où il reprend avec tout autant de mauvaise foi, les arguments de son adjoint. Car entre temps, le 14 septembre, la très modérée Virginie Lannevère, spécialiste du risque financier pour les palaces et dénuée de toute ambition politique, a dit tout le mal qu’elle pensait du calendrier forcé que veut imposer la mairie.

Comme tous les mauvais comédiens, Veunac surjoue et, en toute maladresse cette fois, il lâche quelques énormités très révélatrices de sa stratégie de passage en force.

Les travaux ? Ils commenceront « le 20 octobre », décrète Michel-imperator, alors que de son aveu même, personne en dehors de lui et de Lafite n’a les chiffres. Et que la décision appartient au conseil municipal et à lui seul ! Et puis notre bon Michel, un peu vaniteux tout de même, n’hésite pas à mettre en avant ses « relations de proximité » avec le Président Macron. Franchement, Michel, on aimerait mieux que tu sois un peu plus distant avec Macron et que tu demandes à l’État de t’aider pour le G7, comme l’ont fait toutes les autres villes, au lieu de jouer les grands seigneurs avec l’argent des Biarrots. Elle va coûter cher aux contribuables, ton hypothétique investiture LREM pour 2020 !

Reste enfin le clou du spectacle et la désinvolture avec laquelle notre premier magistrat balaie d’un revers de manche une probable perte de chiffre d’affaires pour les commerçants biarrots : « La perte de chiffre d’affaires existera peut-être ponctuellement, mais la destination aura tout à y gagner sur le long terme. »

Rassurez-vous, mauvais esprits que vous êtes, les indemnités que touchent Veunac et Lafite ne seront pas impactées par le G7, c’est bien là l’essentiel.

Un agenda délibérément tarabiscoté

Vous imaginez les nuits que passe Michel Veunac en ce moment !  Il faut faire croire à l’investisseur que tout Biarritz est unanime pour ce projet d’endettement sur 75 ans, s’assurer que la majorité marche au pas, cajoler les opposants qui sont venus l’aider, vérifier que de nouvelles défections ne sont pas en train de s’opérer et atermoyer au maximum pour que plus personne ne puisse contrer les rêves de grandeur de Mimi-Imperator : Il le veut, il l’aura son beau G7 à lui tout seul et tant pis si les entrepreneurs sollicités se gavent en sachant que la mairie est coincée par le calendrier !

D’où ce grand n’importe quoi que vient d’annoncer la mairie :

– Le 28 septembre prochain, les élus seront invités à délibérer sur le confortement des falaises ou la vente de la villa Sion. Pas un mot sur le Palais. On ne va tout de même pas faire toute une histoire pour un emprunt de 70 millions sur 75 ans « qui engage, suivant les termes de Guillaume Barucq, douze futurs maires dont certains ne sont pas encore nés ». Pourquoi tremblez-vous, Biarrots ? Veunac sera encore maire en 2093 et il aura redressé de main de maître la situation financière de la Ville.

– Le 3 octobre, les élus risquent bien de repartir comme ils sont venus : Grosjean comme devant ! Pour les amuser lors de la Commission Générale prévue (un conseil municipal à huis-clos) ils pourront poser quelques questions aux invités du jour, les consultants de PWC, d’APCH ou à maître Laloum, mais ils n’auront pas un chiffre.

– Le 5 octobre, c’est promis-juré, tous les chiffres leur seront enfin communiqués. Lors de la réunion de majorité, un conseiller municipal a demandé « pourquoi les deux dates n’étaient pas inversées », afin que les conseilleurs municipaux puissent poser des questions en ayant eu connaissance des chiffres. « C’est comme ça ! » a hurlé le grand démocrate Veunac.

– Et pour finir l’enfumage, le conseil municipal consacré au Palais va se dérouler vers le 15 octobre, une poignée de jours avant le début des travaux programmés. Et il est facile d’imaginer les coups de violon qui vont être faits aux élus. Il est trop tard… Nous sommes coincés et obligés de démarrer les travaux maintenant… Les marchés sont déjà passés et Biarritz va perdre beaucoup d’argent si vous votez contre.

Avec leurs cachotteries et leurs mensonges, Veunac et Lafite ont délibérément envoyé toute l’équipe municipale dans le mur, pour imposer leur calendrier. Bisque, Bisque, Basque ! espère que lors de ce prochain conseil les votes auront lieu à main levée pour que les Biarrots sachent qui couvre les folies du maire et qui fait preuve de lucidité.

Quant à la démocratie dans tout cela, n’en parlons même pas. Bisque, Bisque, Basque !  qui continue à avoir de solides informateurs dans la place se fera donc un plaisir de vous raconter les coulisses des prochains jours, la Commission Générale et de rappeler quelques vérités bonnes à entendre sur le Palais juste avant le conseil décisif.

Parce que, comme pour la plage de Marbella, c’est maintenant qu’il faut combattre les folies municipales et arrêter ces décisions qui ne servent que les intérêts de quelques-uns.

Il rame, il rame, notre ami Saint-Cricq…

La Semaine du Pays basque vient de réussir un fort joli coup journalistique en faisant parler l’homme que tout le monde rêvait d’entendre depuis sa surprenante prise de position du 30 juillet dernier. Après les articles de Sud Ouest, après la conférence de presse de Brisson expliquant qu’il approuve les décisions de Veunac, l’offensive des « Alliés du Palais » se poursuit. Malheureusement si le Jean-Benoît Saint-Cricq glabre de 2017, souvent encensé sur ce blog, était très cohérent dans ses propos quand il annonçait que signer un bail emphytéotique c’était « prendre le risque de tout perdre », la version barbue 2018 Saint-Cricq 2.0 qui semble avoir laissé ses convictions à côté de son rasoir, peine à convaincre, rame et semble plus apte à disputer une régate de traînières qu’à faire basculer l’opinion.

C’est avec suavité que l’avocat biarrot qui nous a épaté pendant des années pour sa pugnacité d’opposant évoque son passé et l’époque où il souhaitait la vente des murs et du fonds de L’Hôtel du Palais : « Effectivement, je suis par philosophie un tenant de l’exploitation privée et des affaires commerciales et j’ai pu, courant 2016 et 2017, m’émouvoir de ce qui était envisagé » Que c’est joliment dit…

Et comme il faut donner un peu de cohérence à ce grand écart, Jean-Benoît Saint-Cricq livre au passage quelques chiffres qui laissent rêveurs. Pour financer les vacances des plus riches au Palais, les Biarrots ont contribué à hauteur de… 3 millions d’euros par an ! Et le même nous explique ensuite qu’en empruntant 70 millions d’euros pour faire des travaux, nous allons à l’avenir nous enrichir. Comprenne qui pourra !

Bon camarade, Jean-Benoît explique ensuite pourquoi le maire a failli être mis en minorité.

Ceux qui se sont opposés à ce merveilleux projet d’endettement pour 75 ans n’ont pas voulu faire de peine à Veunac mais ils ont juste « eu du mal à cerner des notions qu’ils ne maîtrisaient visiblement pas » car ils ne sont pas comme lui « un avocat spécialiste en droit immobilier rompu au droit des affaires »

Virginie Lannevère, Anne Pinatel, Nathalie Motsch, Guillaume Barucq et tous ceux qui ont voté contre apprécieront de voir leur compétence remise en cause par un ancien opposant qui trouve soudain tous les charmes à la majorité. De l’art de se faire des amis !

 

 

 

 

 

 

 

Un nouveau monde pire que l’ancien 

Que ce soit au niveau national comme au niveau local, la moralisation de la vie politique tarde à se mettre en place. D’où cette première réunion publique de l’association RamDam 64-40.

RamDam 64-40 est une association qui rêve de s’auto-dissoudre. Mais entre la nomination de Richard Ferrand à la tête de l’Assemblée nationale, l’audition devant le Sénat d’un Alexandre Benalla qui s’est consciencieusement payé la tête de ses interlocuteurs, ou les problèmes récurrents de PLU (Plan Local d’Urbanisme) dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques, les signaux envoyés par l’Élysée et par les élus ne vont pas du tout dans le sens d’une plus grande moralisation de la vie publique.

À chaque génération, son opération marketing pour enfumer l’électeur. Giscard nous a fait le coup de l’accordéon en compagnie d’Yvette Horner pour nous démontrer à quel point il était près du peuple. Tonton Mitterrand, après s’être auto-proclamé « force tranquille » nous l’a joué « farce tranquille » en faisant espionner les actrices qui le faisaient rêver et en organisant aux frais de la République sa double vie. Chirac, pour nous convaincre de sa ruralité, n’a pas hésité à mettre la main au cul des vaches, tandis que son successeur, l’agité de chez agité Nicolas Sarkozy, la jouait « Casse-toi, pauvre con ! ». On a presque soupiré de soulagement en voyant arriver après lui, Droopy, alias la fraise des bois, l’homme qui s’évade en scooter de l’Élysée, fait tomber la pluie à chacun de ses discours et se prend une merde de pigeon sur le costume présidentiel, le jour où un million de personnes défilent à Paris.  Mais le maître incontesté de l’enfumage politique, le roi de la promesse qui n’engage que les imbéciles qui y croient, c’est bien le petit banquier sorti de nulle part qui a blousé tous ses chevronnés rivaux en 2017 en racontant une histoire à faire ronronner de bonheur toutes les midinettes qui estiment que voter est un devoir civique.

Emmanuel Macron avait promis une moralisation de la vie publique, mais les promesses de 2017 qui lui ont permis de devenir le chouchou des Français sont bien loin.

La nomination de Richard Ferrand est une honte

Dans tout établissement digne de ce nom, que ce soit à l’Élysée ou à l’Assemblée Nationale, il faut un surveillant général pour gronder les trublions ou distribuer les heures de colle. Richard Ferrand, qui avait débuté une carrière d’une rare discrétion au PS, est devenu ce « surgé » redouté de tous les marcheurs en changeant de camp avant tout le monde et en devenant président du groupe parlementaire LREM à l’Assemblée après avoir été éphémère Ministre de la Cohésion des Territoires. Jusqu’à ce que ses agissements à la tête des Mutuelles de Bretagne ne le rattrapent.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Ferrand

L’homme a été blanchi provisoirement par la Justice, mais quand on a fait travailler son fils comme assistant parlementaire ou quand on aide sa maîtresse à s’enrichir sur les dos des Mutualistes de Bretagne peut-on accéder au poste de quatrième personnage de l’État et devenir président de l’Assemblée nationale ? Pas gêné, Emmanuel Macron vient de répondre que oui. Décidément, le « nouveau monde » annoncé par le président ressemble furieusement à l’ancien.

Sans vergogne le nouveau président Ferrand commence d’ailleurs sa fonction avec classe, en proférant une imbécilité sexiste devant les journalistes « Vous me pardonnerez de ne pas être une dame », allusion à sa rivalité pour le poste avec Barbara Pompili et en annonçant qu’il ne renoncera pas à la fonction s’il est mis en examen. On rêve !

Seule la vigilance citoyenne…

RamDam 64-40 ne se bat pas seulement pour les comportements illégaux en politique, mais aussi pour les comportements immoraux, estimant que les politiques doivent être plus exemplaires que les autres. L’association des citoyens décidés à se faire entendre s’intéresse aussi bien aux élus nationaux mis en examen et promus qu’aux élus locaux qui font des acrobaties avec le PLU ou inventent pour leur majorité une « charte de confidentialité » totalement farfelue.

Comme vous pouvez le constater, les sujets de discussions ne manqueront donc pas, mardi soir, à la maison des associations de Biarritz avec un débat organisé autour des communautés d’agglomération.

Visiblement, RamDam 64-40 n’est pas près de s’auto-dissoudre. Et visiblement sans la vigilance des citoyens et donc sans votre présence à cette réunion publique, les comportements des élus locaux n’évolueront guère. Allez, bougez-vous, on vous attend !

L’entrée est libre, mais si pouvez nous envoyer un mail à ramdam6440@gmail.com pour confirmer votre présence, c’est parfait.

À Ondres, on est sérieusement outillé

Il ne faut pas remonter bien loin dans l’arbre généalogique de chacun d’entre nous pour retrouver des ancêtres paysans. Les journées du patrimoine offrent donc une magnifique occasion de vivifier ses racines. Présentée il y a deux ans, et encore améliorée depuis, cette collection d’outils anciens, visible à Ondres samedi et dimanche, propose un merveilleux voyage à travers le temps et les régions de France.

Collectionneur passionné qui met la même minutie à traquer l’outil improbable pour enrichir sa collection qu’à détecter les approximations des élus en tant que président de RamDam 64-40, Dominique Lapierre détaille soigneusement chaque objet et explique son usage.

Grâce à Dominique, j’ai enfin pu comprendre l’usage qui était fait de certains outils présents à la ferme familiale et dont personne ne semblait plus se servir. Une visite inoubliable.

Une bien étrange condamnation

Le Conseil constitutionnel vient d’infliger 3 ans d’inéligibilité à François Amigorena. Une décision surprenante qui redistribue  les cartes pour les municipales de 2020.

François Amigorena vit une grande première. À première vue, il n’est pas d’exemple d’un candidat aussi lourdement sanctionné par le Conseil constitutionnel pour un motif aussi futile.

Après tout dans un pays où on condamne à de la prison ferme celui qui vole par faim une tranche de jambon blanc dans un supermarché tandis qu’on aménage la peine d’un ministre qui « les yeux dans les yeux » affirme à la représentation nationale ne pas avoir de compte à l’étranger, est-ce vraiment si surprenant ?

En recevant un mail du conseil constitutionnel le 7 septembre dernier, François Amigorena est tombé de sa chaise. Éphémère candidat aux législatives de 2017 pendant trois jours, avant que François Bayrou ne fasse un caprice et que l’investiture MoDem ne soit accordée à Florence Lasserre et Vincent Bru, l’ex-adjoint au numérique de Michel Veunac qui se situe désormais dans les meilleurs opposants de la Ville, surtout depuis que Saint-Cricq et Domège font des mamours au maire, vient de subir une peine assez étonnante d’un an d’inéligibilité par jour de candidature. Une condamnation qui ruine totalement ses chances pour 2020.

Comme il l’explique sur son blog et sa page Facebook, « Le Conseil Constitutionnel base exclusivement sa décision sur le fait que je n’ai pas restitué les carnets de reçus-dons qui m’avaient été remis lors du dépôt de ma fugace (3 jours !) candidature à l’élection législative. »  

https://www.amigorena.fr/actualites/municipales-biarritz-amigorena/

François Amigorena qui avait obtenu trois voix d’électeurs hendayais, n’avait évidemment pas déposé de comptes de campagne ni demandé à l’état le moindre centime d’euro. Et persuadé qu’il était en règle, il avait jeté à la poubelle le carnet de reçus-dons que lui avait envoyé l’État, puisque sa mandataire financière, Isabelle Bousquet, avait certifié sur l’honneur ne pas avoir reçu le moindre don au cours de cette éphémère campagne.

Difficile pour le moment de comprendre la logique de cette sanction exemplaire du Conseil constitutionnel dans cette affaire qui paraît relever de l’étourderie et non de la malversation. Le candidat qui ne cache pas « son indignation et son amertume », envisage un recours au Conseil d’État avec ses avocats, mais redoute que les lenteurs de la Justice ne l’empêchent de pouvoir se présenter aux municipales de 2020.

François Amigorena n’avait pas caché son hostilité au G7 prévu fin août 2019 à Biarritz. Impossible de savoir s’il y a un lien de cause à effet avec cette sanction. Mais c’est avec une certaine ironie que les Biarrots voient s’éloigner un candidat intéressant qui était en train de créer une dynamique autour de lui et de proposer des idées inédites, juste au moment où un Richard Ferrand, qui n’est pas l’incarnation même de la morale en matière de vie publique, postule le plus tranquillement du monde au poste de Président de l’Assemblée nationale.