Le gazon maudit d’Abraracourcix

Nouvelle démonstration des désastres qui s’ensuivent quand on confie la gestion d’un palace à des élus qui n’y connaissent rien…

Entre les très chics palissades en bois et l’herbe pelée, on est plus près du terrain vague que du green à l’anglaise.

Totalement vert le Pays Basque ? Oui à l’exception d’un irréductible rectangle d’herbe jaunie qui résiste envers et contre tous aux intempéries locales ! L’ennui, c’est que ce rectangle se trouve juste sous les fenêtres du plus prestigieux établissement de la Côte basque et que la clientèle huppée qui arrive en char ou en trirème du monde entier pour séjourner à l’Hôtel du Palais et se rafraîchir les yeux, ouvre ses fenêtres le matin sur le désolant spectacle d’une sorte de terrain vague, avec de l’herbe jaunie, des palissades en bois et de la terre pelée.

Et même si le druide Panoramix a été consulté, aucune potion magique n’a pu apparemment être trouvée pour rendre l’herbe plus verte.

Voilà qui pose question, alors que 9 millions de sesterces ont été dépensées cet hiver pour rénover les extérieurs et que la Ville s’apprête à se lancer dans un emprunt de 64 millions pour mettre à niveau le palace. Histoire d’une nouvelle gabegie municipale.

La même erreur que Borotracas

Abraracourcix Veunac, le chef de notre petit village basque, ne tire décidément aucune leçon des erreurs de ses prédécesseurs. Au moment de l’aménagement de la Cité de l’Océan, l’auguste Didier Borotracas, effaré par le dépassement des coûts, avait supprimé d’un trait de plume les fauteuils sur vérins prévus dans la salle de spectacle en 3D. Résultat : il avait fallu faire machine arrière très vite, car les (très rares) visiteurs boudaient cette attraction qui n’avait plus aucun intérêt et n’offrait pas la moindre sensation. Au final, double dépense pour restituer la configuration initiale.

Abraracourcix Veunac fait de même pour L’Hôtel du Palais et décide seul de tout, comme l’ont déploré à de nombreuses reprises les membres du conseil d’administration de la Socomix, surnommée par les anglo-saxons So comic.

Comme dirait Obélix, elle est du genre rabougrie la pelouse….

De la même façon qu’il avait choisi, malgré les mises en garde des architectes, de faire venir à grand frais du pays hellène un quartzite vert pour agrémenter la Côte des Basques – effet secouez-moi ! secouez-moi ! garanti pour les nouveaux nés en poussette et les handicapés -, notre génie en chef municipal, flanqué du premier barde adjoint Pasdassurancetourix Lafite, a enfin eu une idée pour faire quelque économie au moment de payer neuf millions de sesterces pour les travaux d’aménagement extérieur du palace. Pas d’arrosage automatique ! L’économie était mince, à peine 200 000 sesterces, mais le chef du village s’est montré catégorique, malgré les mises en garde de son entourage : c’est bien connu, il pleut au Pays basque et les plantes se débrouilleront avec les dons du ciel.

Sauf qu’évidemment, rien ne s’est passé comme prévu. L’été a été sec, le dieu du soleil Belenos était de sortie et pratiquement tous les superbes investissements en végétaux qui ont été faits au printemps peuvent désormais émarger à la catégorie pertes sèches. Faire l’économie de l’arrosage automatique au profit de jardiniers arrosant manuellement, relevait pourtant d’un problème de mathématiques du niveau d’un élève de cours élémentaire, puisque les dépenses récurrentes en personnel affecté à l’arrosage manuel (avec le résultat que tous les Biarrots peuvent constater !)  vont très vite dépasser le coût en investissement de l’arrosage automatique. Mais qu’importe, Abraracourcix et Pasdassurancetourix ont l’habitude de laisser les dettes sous le tapis en attendant que leurs successeurs se débrouillent.

À vos pinceaux, les artistes de la dépense publique !

Reste maintenant, après ce désastre estival, où la logique d’affichage l’a emportée sur la compréhension des enjeux économiques liés au Palais, une interrogation de taille qui doit donner bien des insomnies au duo dirigeant : comment faire pour que le G7, le sommet des empereurs mondiaux, se déroule dans un cadre acceptable l’an prochain ? Inviter une horde de sangliers pour saccager la pelouse et réinstaller un arrosage automatique ? Couper du gui avec une serpe d’or et invoquer la déesse de la pluie Épona pour que tout se passe bien ?

Dans son immense bonté, Bisque, Bisque, Basque ! a une solution à proposer à nos brillantes élites dirigeantes. Il existe désormais une peinture verte pour redonner des couleurs aux gazons jaunis.

https://www.tendanceherb.com/

Alors si au printemps prochain, pour une fois descendus de leurs pavois, vous apercevez Abraracourcix et Pasdassurancetourix avec leurs petits pinceaux d’écolier en train de repeindre brin à brin le chétif gazon de l’Hôtel du Palais, ne vous étonnez-pas ! Pour avoir les bonnes grâces de Jupiter Macron venu spécialement de Lutèce, et éventuellement une investiture LREM pour 2020, ils sont prêts à tout.

 

 

20 réflexions sur “Le gazon maudit d’Abraracourcix

  1. Voilà désormais notre gaulois de Jean Yves expert en jardinage au vert pays !
    Mais heureusement pour la démocratie biarrote pas encore prêt pour le panier à salades …

    • Je serai curieux de savoir quelle clientèle fortunée ou prestigieuse est descendue au palais cet été? Mis à part les cars de touristes chinois et quelques russes mais beaucoup moins que les autres années et bien sûr la clientèle invitée par la socomix.

      • Cher Hamel très bon point……les invités de la SOCOMIX…..François FILLON en était en famille à la grande époque (le Canard Enchainé s’en était fait l’écho)

  2. Les décisions des deux maires – l’ancien et le nouveau-, contraires à la loi ou heurtant le bon sens, nous laissent coi et pantois. La lecture du dernier magazine municipal qui n’évoque pas le gazon jauni, m’a fait sursauter puisque à l’occasion de l’inauguration des extérieurs du Palais- quand va-t-on enfin oublier cette appellation redondante « Hôtel du palais » qui est à la fois une anomalie orthographique et une aberration commerciale, quand on sait que Biarritz doit tout à Napoléon et que le mot Napoléon est une valeur sure, commercialement parlant? Les Russes qui aiment le Palais, ne seraient pas le moins du monde effrayés de passer leurs vacances au Palais Napoléon ou au Palace Napoléon, car en Russie, l’un des meilleurs gâteaux se nomment « Napoléon ». L’exposition actuelle au Grand Palais à Paris, dédié, notamment à Napoléon, rencontre un grand succès- un hommage musical est rendu à Frank Sinatra! Cet Américain est sans conteste possible un grand chanteur, à la voix étonnante, mais il est aussi, et tout le monde le sait , un ami de la mafia américaine. Ce n’est pas une rumeur, c’est un fait. Monsieur Sinatra a non seulement serré la main de mafieux- quand on serre la main d’un mafieux ou d’un corrompu, c’est une manière d’alliance- mais a vécu avec eux et a été aidé par eux. Rendre hommage à un mafieux, à Biarritz, est-ce une volonté du président de la Socomix, qui gère le Palais? Monsieur Veunac, en sa qualité de président de la Socomix est responsable de tout. de ce qui se passe au Palais. C’est le privilège du chef. Encore une fois, l’élu ne sait plus où est le bien et où est le mal? La mafia, même à la sauce Modem, n’est pas le bien! Et monsieur Sinatra, nonobstant ses talents de chanteur est le mal. A propos de mal et de corruption, j’ai terminé la consultation des registres-quarante trois- rassemblant les marchés publics offerts à des entreprises par la mairie de Biarritz-en fait par MM Didier Borotra et Michel Veunac qui décident de tout à la mairie de Biarritz- Le contrat accordé sous la responsabilité du maire actuel, Monsieur Michel Veunac, au fils de Monsieur Borotra, ayant trait à la construction, légitime, d’une structure d’accueil pour personnes âgées à Biarritz, en avril 2016 a été suivi d’un avenant, signé le 31 juillet 2017, par Monsieur Destizon. Les honoraires de ce marché public impudique, atteignent donc 75 214,50 euros TTC. Ce sont de vrais chiffres. C’est la vraie signature de Monsieur Destizon.
    Monsieur Veunac, alors qu’il savait que son prédécesseur avait déjà cédé à cette facilité qui contrarie l’intérêt général, en septembre 2013,en accordant un contrat à sa fille à la SEM- l’avenant de mars 2014, porte à 59 000 euros les honoraires promis à la fille de Monsieur Borotra; ce sont les vrais chiffres. La fille de Monsieur Didier Borotra obtient un contrat à la SEM, présidée par son père, six jours après la création de son entreprise AGC- n’hésite pas à favoriser le fils architecte de son prédécesseur. Monsieur Veunac se croit au-dessus des lois et invulnérable. Je vais consulter les registres de la SEM et de la Socomix. et d’autres structures présidées par le maire, qui semble disposer du don d’ubiquité. Je lance un appel citoyen, à Monsieur Brisson et à Monsieur Lafite, qui savent tout ce qui se passe à la mairie de Biarritz depuis plusieurs lustres, peu brillantes pour les finances de la ville de Biarritz, afin d’orienter mes recherches ou délier les langues.

    • M’enfin Husson…. Mr Borotra est un bon père de famille ! Et Mr Veunac aime la jeunesse !

      Ne sommes nous pas dans la « start up nation » ? il faut donc les épauler ses petits méritants….

      C’est à pleurer mais ceux qui votent pour de tels profils ont au final ce qu’ils méritent à savoir rien pour la ville et tout pour une clique de privilégiés

    • Je suis intervenu comme artisan sur une rénovation à Anglet d’un actionnaire de Vinci. Comme par hasard, l’architecte se nomme Borotra. J’ai pu constater que ce n’était pas pour ses compétences qu’on l’avait choisi. Je me pose encore la question aujourd’hui, c’est un mystère. Mais malheureusement, la relation de Biarritz et de Vinci l’est tout autant.

      • En consultant les registres qui enregistrent les marchés publics de la SEM, je vais pouvoir découvrir des anomalies liées aux relations mairie de Biarritz et Vinci?

  3. Mais quel délire…Veunac repousse les limites ! C’est de la science fiction ! encore plus abracabrantesque que tout ce que l’on pourrait imaginer…. Jean-Yves tout cela ressemble au « diner de con ». Je crois que nous tenons notre François Pignon local !!!

    Ce serait drôle si…. au final « c’était pas nous qui paye »…

    Pendant que des sommes indécentes sont engagées n’importe comment – et ce pour le seul plaisir des 1% qui viennent se la couler douce au Palais – les Biarrot(e)s eux déplorent chaque jour le manque de moyens pour nombre de projets PUBLICS qui pourraient profiter au plus grand nombre.

    La gestion de Biarritz est inqualifiable. Veunac et ses associés sont des nuls.

    Comme l’autre disait dans les Guignols de la grande époque : Putain encore 2 ans!

      • Parlons en des improductifs. Une bande de feignasse, qui ne savent pas ce qu’est le travail en coupure, le travail le soir et les week end. Si c’est grâce aux syndicats que l’on a eu les congés payés en 36, c’est fini !!!!! Ha ils sont beaux les syndicats. …..tiens au fait, on ne les entends plus à la SNCF…..alors au Palais.. ..

      • je connais vos conditions mes parents étaient restaurateurs et j’ai travaillé un certain nombre d’années dans l’hôtellerie de luxe.

        vous vous plaignez de votre condition, des syndicats…soit. Mais n’oubliez pas que vous êtes libre de changer de vie, d’emploi. c’est votre décision (perso j’ai vite compris ce que je devais faire au vue précisément des conditions particulières de cette profession).

        C’est un peu facile de tout rejeter, de se plaindre de tout mais le changement commence aussi par ce que l’on entreprend soi même (ou pas).

        Quant aux syndicats de la SnCF: désolé mais ils ont pris leur responsabilité. Après ce sont les agents qui pour la majorité d’entre eux ne se sont pas mobilisés (les taux de participation restaient faibles car en fait le mouvement portait sur les conditions d’emploi des futurs agents (donc nombre ne voyaient pas le besoin de se mobiliser pour les générations futures…).

        C’est facile de tirer sur l’ambulance….

        La lutte syndicale est simple : soit les individus se bougent collectivement et massivement et un rapport de force peut fonctionner; soit au contraire les individus trouvent toutes les bonnes raisons qu’ils ont de ne pas participer au mouvement social (tout en se plaignant par ailleurs de leurs conditions de travail et en critiquant les syndicats).

        L’hôtellerie est l’un des secteurs économiques ou l’on compte le moins de syndiqués alors nul doute que vos conditions ne vont pas s’améliorer par magie.

  4. Alors je ne me plains à aucun moment de mes conditions….. Je ne crois pas en avoir parlé ? Je parle juste du personnel qui lit ces articles mais dans aucun cas je ne parle de l’éventuel précarité dans laquelle il pourrait se retrouver lors du changement de gestionnaire.
    Quant aux syndicats, vous avez votre opinion que je respecte, j’ai la mienne.

    • traiter les gens de fainéants est une généralité insultante Flash6440.

      Nombre de représentants syndicaux se démènent au quotidien pour que le travail de leurs membres ait du sens, et se déroule dans des conditions décentes.

      Vous semblez oublier (ou ne pas savoir) que dans les dictatures, les syndicats sont parmi les premiers visés par les régimes autoritaires…. Si c’étaient les fainéants que vous décrivez, ils seraient laissés en paix.

      En 2018 des représentants syndicaux sont harcelés, licenciés et dans certains pays, ils emprisonnés voir liquidés.

      Votre propos n’est pas acceptable, désolé.

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