Les proches avant les Biarrots

Astucieuse, la jeune garde du conseil municipal a réussi à gagner du temps dans la vente de la villa Sion, alors que Veunac s’apprêtait une fois de plus à sacrifier les intérêts de la Ville au profit d’un proche.

Bernard Tourret, le directeur de l’urbanisme, mène la danse face à un Veunac sans cesse dépassé et hésitant.

Il n’y a décidément pas que le top 14 qui adore les impasses ! Comme s’ils se réservaient pour la joute majeure du 15 octobre où se décidera l’avenir de l’Hôtel du Palais, nombre de figures du conseil municipal, comme Jean-Benoît Saint-Cricq, Pierrette Echeverria, Frédéric Domège, Virginie Lannevère, Brigitte Pradier, Hervé Boissier ou Alain Robert, avaient séché ce « petit » conseil municipal du 28 septembre où devaient être traités l’avis sur la demande de déclaration d’intérêt général pour le confortement des falaises de la Côte des Basques, et le déclassement du domaine public en vue de mise en vente de la villa Sion et de la villa Fal.

Mais les « petits » conseils sont parfois très révélateurs et sans l’habileté et la vigilance d’une jeune garde qui a su pousser le maire et son premier adjoint dans les cordes, les Biarrots avaient toutes les chances d’être sérieusement lésés.

L’échauffement municipal a lieu avec le confortement de la Côte des Basques, nouvelle illustration de la méthode Veunac : on laisse pourrir, on atermoie et on ne lance la concertation que contraint et forcé avant de déclarer que le calendrier impose de décider, alors que rien n’est réglé. Une méthode que Veunac compte bien appliquer au Palais en faisant voter le conseil municipal, le 15 octobre prochain, l’exécution de travaux déjà programmés pour… le 20 octobre. Encore une vigoureuse illustration du sens très particulier de la démocratie de Mimi imperator !

C’est Éric Bonnamy qui aura les mots les plus touchants sur Marbella en exprimant sa lassitude de spécialiste de l’océan : « Je ne veux pas de l’argent de l’Europe, car cet argent est utilisé pour bétonner notre littoral. Je suis lassé d’entendre « Les experts ont dit que… ». Les experts, c’est nous ! ». Guillaume Barucq partage ce point de vue en rappelant que « le jour où on perd le spot de Marbella, on ne peut plus surfer nulle part à marée haute ».

Après une de ces phrases à l’emporte-pièce dont Veunac a le secret « L’émotion a sa place ici », on passe froidement au vote et la délibération est adoptée, malgré dix voix contre.

Un risible vaudeville où notre argent est en jeu

Et puis arrive une merveille de débat à fleurets mouchetés où personne ne dit ce qu’il pense et où tout le monde est à la manœuvre.

Biarrots, écoutez absolument cette partie consacrée à la vente de la villa Sion et de la villa Fal (entre 1h30 et 2h10) et vous aurez une idée précise de la façon dont nous sommes défendus par Veunac et Lafite.

https://www.youtube.com/watch?v=0H2Fq-4h8tE

Si vous décidez de vendre votre appartement, vous allez sans doute demander plusieurs évaluations et tenter de présenter votre bien sous le meilleur jour. Pas Lafite et Veunac ! Ils déprécient le bien en insistant lourdement sur son mauvais état, rappellent que les Domaines l’ont estimé à 980 000 euros et affirment que « l’idée est de vendre la villa Sion sur la base du prix indiqué » Sans chercher plus loin !

Heureusement, la jeune garde de la majorité et de l’opposition, persuadée que Veunac et Lafite veulent faire obtenir ce bien à un proche, va manœuvrer à la perfection dans ce qui ne serait qu’un risible vaudeville si notre argent n’était pas en jeu.

Maïder Arosteguy : « Pourquoi vendre, alors que des associations ont besoin de locaux ? »

Peio Claverie, très en colère : « Il n’y a pas d’associations à la rue à Biarritz ! »

Maïder Arosteguy : « Monsieur Claverie, vous semblez avoir un problème avec la réalité »

Nathalie Motsch, intervient à son tour : « Je voudrais qu’on s’interroge sur le foncier à Biarritz. Nous n’avons plus de foncier. Je trouve dommage qu’on se dessaisisse d’un bien qu’on nous a quasiment donné. Je ne suis pas à l’aise avec cette question car on veut vendre deux bâtiments emblématiques. Il n’y a pas d’urgence, gardons-les en réserve foncière. »

 Michel Veunac, jusque-là convaincu que cette délibération va passer sans problème, panique visiblement et passe son temps tourné vers Bernard Tourret, le chef du service urbanisme, pour lui demander conseil. À un moment, on peut même entendre distinctement : « Aide-moi, merde! »

Sa suffisance Guy Lafite croit alors bon d’intervenir avec hauteur pour mettre fin au débat. (1h54’) : « Je suis surpris qu’il y ait ici des très grands spécialistes de l’estimation immobilière » Comme s’il fallait être spécialiste pour constater que ce bien est manifestement sous-évalué ! Et l’ami-des-femmes-Lafite de conclure, suite à l’intervention de Nathalie Motsch : « Un patrimoine, ça se gère de façon active… quand on est intelligent ». Celle-là, il fallait l’oser !

Colère des élues, qu’elles soient de droite ou de gauche ! Fort courageusement, Ghislaine Haye, après s’être étonnée à juste titre d’un prix de vente à 2400 le m2, du jamais vu à Biarritz, va sermonner le premier adjoint : « Il faut arrêter les remarques sexistes » Et comme l’énarque prend son air de premier communiant, l’élue précise sa pensée « C’était directement pour Monsieur Lafite ».

C’est alors qu’Édouard Chazouillères profite du désarroi qui règne au sein de l’élite municipale pour pousser habilement les pions. Fort de ce qui s’est passé au moment de la vente des écuries de Bigueyrie « pourquoi ne pas généraliser la pratique d’une double estimation et faire appel à des agences immobilières de Biarritz » ?

Un agent immobilier : « Entre 1,5 et 2 millions d’euros »

Regardez sur la vidéo du conseil comme Michel Veunac fait tout pour échapper au piège tendu. Heureusement Chazouillères, avec une politesse de gendre idéal, insiste : « On a un conseil municipal dans quinze jours. On pourrait repousser la délibération à cette date ». Son voisin François Amigorena, vêtu du tee-shirt noir « Sauvons Marbella !» prend le relais : « Il serait de bonne gestion de proposer cette délibération un peu plus tard » tandis que Veunac botte en touche désespérément : « Le conseil municipal dans quinze jours, va être assez occupé… Franchement… ». Finalement, de guerre lasse, Veunac, très contrarié, va accepter qu’une ou deux agences fassent une estimation.

Pour faciliter la vie de la mairie, Bisque, Bisque Basque ! s’est donc rendu dès samedi matin devant la villa Sion en compagnie d’un agent immobilier qui connaît parfaitement le bâtiment puisqu’il le fréquentait dans le cadre de la vie associative. Son appréciation est claire : « Le bâtiment n’est pas en très mauvais état, même s’il faut faire des travaux, la servitude est minime. Pour moi, ce bien doit partir entre 1,5 et 2 millions d’euros ». L’agent immobilier ne cache pas qu’il va alerter de futurs acquéreurs en recherche de bien sur Biarritz car il pense que même à 2 millions d’euros, « la villa Sion peut constituer une très belle affaire ».

Pierre Delalonde, le chouchou de la mairie ?

Voilà qui ne va pas arranger les affaires de l’acquéreur souhaité par la mairie pour ce bien. Selon une rumeur insistante qui parcourait aussi bien les rangs du conseil, vendredi soir, que les milieux éclairés de Biarritz, c’est le propriétaire du château Boulart, Pierre Delalonde, qui serait le candidat rêvé par la mairie. En interne, plusieurs personnes témoignent en off d’interventions de Michel Poueyts et de Michel Veunac en sa faveur. Propriétaire de nombreux terrains à Iraty, et accessoirement de la permanence que loue Max Brisson, Pierre Delalonde souhaite transformer le château Boulart en hôtel de luxe. Mais ce futur établissement est un peu inséré et manque de possibilités de stationnement.

Cette vue aérienne montre que le château Boulart est très enclavé. L’achat de la villa Sion permettrait de modifier sérieusement la donne.

En achetant à prix d’ami la villa Sion, ce méritant entrepreneur pourrait faire une très belle opération. Donner une double entrée à l’hôtel, régler le problème de stationnement des voitures, et transformer la villa Sion en créant des salles de réception au rez-de-chaussée. Interrogé par nos soins, Pierre Delalonde nous a expliqué qu’il n’était pas à son bureau, mais qu’il donnerait lundi à Bisque, Bisque, Basque! des éléments «  qui raviront notre curiosité ».

Impossible pour le moment de savoir si le nom de Pierre Delalonde abondamment murmuré vendredi soir est le bon, même s’il paraît assez logique. Nous en saurons un peu plus d’ici peu et ne tarderons pas à comprendre pourquoi Veunac et Lafite étaient prêts à laisser partir à si petit prix ce bien municipal, si des esprits chagrins au sein du conseil municipal n’avaient compliqué ce projet si bien ficelé ! 

Avec tant de rigueur et de transparence, avec ce sens de la vente et de l’intérêt des Biarrots qui force l’admiration, comment ne pas être tout à fait rassuré en sachant que Veunac et Lafite pilotent le dossier de l’Hôtel du Palais ? Fin septembre, les conseillers municipaux n’ont toujours pas eu le moindre chiffre mais il serait vraiment malvenu de ne pas faire une confiance illimitée à ce même tandem qui, à l’évidence, n’a pour seul souci que le bien de Biarritz.

Ce dernier conseil municipal en offre, une nouvelle fois, une preuve éclatante.

Villa Fal : un appel à projet fumeux

Sans le moindre doute, Michel Veunac va évoquer, le 15 octobre prochain, le « patrimoine des Biarrots » au moment d’évoquer le Palais. Un patrimoine qu’il dilapide pourtant allègrement quand ça l’arrange. Sur la villa Fal, Michel Veunac s’est noyé dans des explications tarabiscotées en expliquant qu’il a fait appel à projet mais qu’aucun ne le satisfaisait. La villa Fal, contrairement à la villa Sion est effectivement en très mauvais état, faute d’avoir été entretenue par la Ville. Il semble assez évident que pour financer le ruineux joujou des politiques locaux, à savoir le Palais, cette villa va être mise en vente sous peu.

6 réflexions sur “Les proches avant les Biarrots

  1. cher Mr Veunac, Cher Mr Lafitte

    je serai preneur d’un appartement env. 150 m2 avec vue mer et terrasse + 2 places de parking si possible en centre ville de Biarritz.

    J’ai un budget de 200.000 Eur. (250 max)

    Etudie toute proposition. Discrétion assurée

  2. Ce Claverie est définitivement a rayer des listes électorales. Une telle mauvaise foi est incompatible avec un poste d élu!!!!

  3. Nous vivons à BTZ un réel tsunami ; les dix huit prochains mois vont être une bagarre sans relâche. Ils vont essayer de faire passer le maximum… Lafite est bien pressé, il doit y avoir un gros gros bug budgétaire pour qu’il en soit là.

  4. Toutes ces péripéties, alimentées par les mensonges du maire, de son adjoint et de ce Monsieur Touret que j’ai rencontré à la mairie de Biarritz avant de compulser les quarante trois registres des contrats conclus par la mairie de Biarritz, sont une honte pour notre démocratie. Nous sommes à la mairie de Biarritz en pleine corruption et les élus devraient réagir pour neutraliser ce maire corrompu, affairiste .Il suffit de ne pas assister au prochain conseil et de le faire savoir. Le maire, Michel Veunac après tant de mensonges, n’a plus l’autorité morale de décider quoi que ce soit. Quant à ce monsieur Touret, grand courtisan du maire corrompu- comme l’actuel directeur du musée de la mer, Monsieur Olivier Mercoli qui repousse de semaines en semaines , en s’appuyant sur des raisons  » veunaciennes  » , la consultation des registres des contrats conclus par la SEM que j’ai réclamée à Monsieur Michel Veunac en personne; ce monsieur Mercoli est , semble-t-il, fait du même bois que Madame Pautrizel qui va devoir une nouvelle fois répondre au juge le 5 décembre prochain à Pau .La loi m’autorise à consulter les registres, il est donc ridicule de vouloir contrarier mes intentions. Tant de réponses dilatoires laissent présager de grosses corruptions !- alors que j’évoquai le contrat de plus de 75 000 euros que Monsieur Michel Veunac, en sa qualité de maire, a accordé en 2016 – avec un avenant en 2017, signé par Monsieur Destizon- au fils de Monsieur Didier Borotra, il a considéré que comme Monsieur Laurent Borotra est architecte, le contrat était normal. A la mairie de Biarritz, c’est la corruption qui est la norme et qui continue.

  5. Je suis particulièrement bien placé à titre personnel comme professionnel pour vous démontrer que les Domaines sont les moins compétents pour estimer un bien, et ne sont de plus absolument pas plus objectifs que n’importe quel acteur du secteur. Il faut être d’une bêtise ou d’une mauvaise foi sans nom pour se servir sans arrêt de l’argument des Domaines, ce que certains semblent cumuler. Le premier adjoint sera probablement la première montgolfière à passer le mur du çon, un exploit qui laissera tous les amoureux de l’aéronautique sans voix

  6. A moitié rassurés sur la vente de la Villa SION ; Nous attendons impatiemment l’estimation qu’en fera un spécialiste de l’immobilier sur BIARRITZ, et le prix que sera encaissé, par la Maire de de votre Ville , à la vente du bien

    Merci à vous, de plus en plus conscient qu’il y a urgence à placer votre maire dans l’obligation de justifier ses prises d’intérêt illégales en faveur des ses amis .

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