On dit merci qui ? Merci Michel !

Le calamiteux mandat de Veunac a au moins un mérite : faire émerger des élus à fort tempérament qui démontrent leurs qualités.

Bel exploit ! L’artiste Veunac réussit à faire salle comble le 15 octobre.

Est-ce parce qu’elle ambitionne de devenir un jour reine de la Ville que l’adjointe à l’Urbanisme Nathalie Motsch a choisi Le Regina comme cadre de sa conférence de presse, trois jours après celle de Michel Veunac ? En ce lundi matin orageux, les journalistes ne seront pas déçus du voyage, car Calamity Nathalie, comme la surnomment les (rares) fidèles de Veunac est décidée à défourailler à tout va : « Je ne serai pas complice de ce qui est le plus grand scandale jamais connu par Biarritz ». L’anodine mère de famille qui plaçait soigneusement ses pas dans ceux de Didier Borotra lors de la dernière mandature, se révèle soudain bretteuse féroce et politique redoutable. Lors du dernier conseil municipal, son éloquence avait scotché tout le monde. Face aux journalistes, Nathalie Motsch poursuit dans la même veine : « Ce dossier du Palais devrait être à livre ouvert. Le secret des affaires ne marche pas sur un bien public. Ce n’est pas parce que ce montage a été voté en conseil municipal qu’il est vertueux », avant de défendre ardemment un autre opposant au projet : « J’ai été très choquée des attaques contre François Amigorena. Il n’y a qu’un responsable Guy Lafite (…) porteur du projet avec la simplicité et l’humilité qui le caractérisent. »  Et Calamity Nathalie, après ce commentaire au second degré sur l’énarque qu’elle ne porte guère dans son cœur, d’expédier au Premier adjoint une ultime balle entre les deux yeux. « Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes ».

Pour son premier examen devant les journalistes, Nathalie Motsch n’a pas hésité à dresser un tableau inquiétant du montage financier choisi pour Le Palais.

Cohérente avec elle-même, l’adjointe annonce qu’elle saisit à son tour le tribunal administratif de Pau, qui va ouvrir sous peu une annexe spéciale pour Biarritz, pour excès de pouvoir et défaut d’information des élus. Aidée de son conseil, Jean-Charles Vignot, Nathalie Motsch s’attaque à la délibération du 15 octobre en premier lieu et y rattache celle du 30 juillet. « Car les deux votes ont un lien évident. C’est une opération globale dans laquelle la transparence et la communication des pièces ont été tronquées.« 

https://www.sudouest.fr/2018/10/29/video-biarritz-un-nouveau-recours-dans-le-dossier-de-l-hotel-du-palais-5522161-4037.php

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20181030/ladjointe-a-lurbanisme-attaque-en-justice-le-montage-de-lhotel-du-palais

Amigorena ne lâche rien

On le disait talentueux mais dilettante. Il vient de subir une incroyable condamnation à trois ans d’inéligibilité pour un carnet à souches non restitué, quand Juppé pour des emplois fictifs ne prenait qu’un an. Beaucoup à sa place se seraient désintéressés de la politique. Mais François Amigorena se révèle tous les jours à l’épreuve du feu. Quand il s’élève contre le dossier du Palais, on ne peut l’accuser d’arrières pensées politiques, contrairement à Lafite ou Veunac, puisqu’il ne participera pas à la compétition de 2020. Comme libéré de cette suspicion qui pesait sur ses actions, l’homme se montre aussi combatif que réfléchi et prend tous les jours plus d’épaisseur. Quand il annonce que les banques ne veulent plus financer la réhabilitation du Palais, les invectives à son encontre pleuvent presque autant que les démentis paniqués de Veunac. Au final, un prêt qui aura bien été modifié et des menaces de procès en diffamation de Veunac, qui le font immédiatement réagir sur Twitter et Facebook. « M. le maire, JE VOUS DEMANDE de m’assigner en diffamation au plus vite. Cela me permettra de produire devant un juge les preuves irréfutables en ma possession ». Beau tempérament de la part de l’élu. Si seulement Veunac et Lafite étaient capables de manifester la même conviction et le même sens des responsabilités

Barucq ne croit plus aux Bisounours

Le « Nous nous sommes tant aimés » de 2014 n’a guère duré longtemps. (Photo Sud Ouest)

Avec un Veunac réussissant à faire fonctionner sa majorité, le docteur Barucq aurait pu être un de ces « alibis écolos » comme on en voit dans tous les conseils municipaux. Un petit tour de vélo électrique et puis s’en va! Mais il est loin le temps où le docteur-surfeur croyait sincèrement qu’avec le dialogue on peut arriver à tout. Cherchant à réconcilier les irréconciliables, Guillaume Barucq a pu prêter à sourire parfois. Mais l’homme est intelligent et apprend vite. « Je croyais tout savoir de l’humain par mon activité de médecin, mais je me rends compte que la politique est un monde vraiment à part », sourit-il. Clair dans ses positions, ne cédant pas aux multiples pressions que lui a fait Veunac, n’hésitant pas à prendre l’initiative, Barucq ne peut que se féliciter de l’indigence du tandem Veunac-Lafite qui va lui permettre de devenir un candidat tout à fait plausible et intéressant dans la perspective de 2020.

Arosteguy a honoré son mandat

Le dessinateur de La Semaine du Pays Basque, Olivier Ruiz semble croire à un duel de dames pour 2020.

Le grand mérite du hold-up démocratique voulu par Veunac et Lafite à propos du Palais est d’avoir passé au révélateur tous les tempéraments. On épargnera aux lecteurs de Bisque, Bisque, Basque ! la liste des rois de la brosse à reluire qui se reconnaîtront sans peine (N’est-ce pas P.C. ou P.D. ?) D’habitude, en fin de mandat, la presse analyse le comportement de l’opposition et passe très vite sur la majorité, habituée qu’elle est à voter systématiquement comme son maire. Il n’y a qu’à Biarritz qu’on voit cinq élus de l’opposition, au mépris du mandat qui leur a été confié par les électeurs, venir au secours d’un maire au moment où sa propre majorité ne lui fait plus confiance. À l’inverse d’un Max Brisson aux déclarations sinusoïdales et souvent calquées sur la stratégie politique du moment, Maïder Arosteguy a exercé un mandat d’opposante très clair et respectueux de ses électeurs, malgré son arrivée au conseil départemental. Vigilante, elle a toujours été sans ambiguïté dans ses déclarations et ne s’en est jamais laissé conter quand les machos de service, Veunac, Lafite ou Claverie tentaient de la déstabiliser à coup de réflexions misogynes. On dit que Maïder Arosteguy et Nathalie Motsch ne s’apprécient guère, ce qui n’a rien de surprenant à l’idée d’un possible « duel de dames » en 2020. Un duel qui aurait tout de même une autre allure que l’éternel retour de ceux qui ruinent la Ville depuis tant d’années.

Tant de talents qui s’affirment !

Plus discret mais tout aussi respectable dans l’exercice de son mandat, on aimerait entendre davantage Richard Tardits qui, on le perçoit nettement, n’apprécie guère ce rôle d’opposant qui lui a échu même s’il fait le job avec application. Constructif et très clair dans ses positions, il mérite le respect des électeurs. En privé, Richard est toujours passionnant à écouter. Lui aussi, s’il se retrouvait dans la majorité en 2020 amènerait sans doute beaucoup de créativité à la Ville. Et même s’il a exclu d’être tête de liste en 2020, il en va bien évidemment de même d’Édouard Chazouillères.

Et que dire de ces fantassins qui ont montré un courage sans faille sous la mitraille ? Françoise Mimiague, Brigitte Pradier, Anne Pinatel, mais aussi Virginie Lannevère et Hervé Boissier ont prouvé qu’ils étaient de véritables élus, soucieux des Biarrots et pas décidés à accepter n’importe quelle sornette, même si elle est présentée par le premier magistrat de la Ville ou son adjoint.

Tandis que Veunac s’indigne devant les journalistes quand on affirme qu’il n’est pas compétent, il ne reste plus aux électeurs qu’à essayer de se consoler en imaginant un avenir meilleur, même si la situation financière de la Ville ne va guère être facile en 2020. Ce mandat est un désastre absolu, beaucoup de Biarrots l’ont compris, mais au moins il aura eu le mérite de nous faire découvrir de nouveaux talents, sans doute à même de gérer la Ville avec plus d’écoute et de respect de la démocratie dans un avenir proche. Alors pour conclure sur les tristes pantalonnades que nous vivons à Biarritz, comment ne pas être tenté en pensant à Veunac, à la façon obscène avec laquelle il a conduit le dossier du Palais, de reprendre le gimmick d’un site coquin et très fréquenté. « On dit merci qui ? »

Dans un tout autre style, ne ratez pas l’explication très technique mais passionnante de Jacques-André Schneck sur la juridiction des sociétés d’économie mixte. Comme l’écrit l’ancien spécialiste des travaux publics, « À tous les administrateurs de la Socomix : Désolé, mais on en a envoyé en prison pour bien moins que cela !« 

https://www.facebook.com/jacquesandre.schneck

 

Maïder Arosteguy intervient à son tour

Le démenti du maire ne rassure décidément personne. La conseillère municipale demande à Michel Veunac de montrer les documents écrits de l’engagement des banques.

Invité sur France Bleu Pays basque, ce matin, François Amigorena s’est montré catégorique. Après avoir montré au journaliste qui l’interviewait les preuves de ce qu’il affirme, sous réserve de confidentialité, il persiste et signe. Le Crédit Agricole et la Banque postale sont toujours en intenses tractations avec la mairie et n’ont pas encore accordé le prêt de 50 millions nécessaires à la Ville pour les travaux du Palais. La date butoir étant jeudi, on peut imaginer qu’une renégociation des taux ou un engagement de la Ville sur l’emprunt de la Socomix pourraient être au centre de la discussion.

Inquiète de la situation malgré le démenti de Veunac, Maïder Arosteguy écrit à son tour au maire pour qu’il rassure les Biarrots en produisant les documents prouvant que tout est réglé avec le Crédit Agricole et la banque postale. Ce qui ne saurait tarder sans doute. Il restera juste à vérifier que les conditions accordées par les banques seront bien celles qui ont été annoncées aux élus, il y a quelques jours.

 

Les banques refusent de prêter 50 millions

Suite au désistement des financiers du projet, François Amigorena interpelle la mairie pour savoir comment elle compte mener à bien le dossier du Palais sans le soutien des banques.

C’était bien la peine de pousser l’indécence jusqu’à sortir le champagne après le conseil municipal du 15 octobre, c’était bien la peine pour les opposants ralliés à la majorité de ramer à ce point pour faire croire à leur sincérité, c’était bien la peine d’organiser un tel hold-up démocratique pour un si pitoyable résultat ! Depuis la fin de la semaine dernière, Veunac et Lafite savent qu’une nouvelle catastrophe vient de s’abattre sur le dossier du Palais. Mais ces deux petits cachottiers se sont bien gardés de dire quoi que ce soit. Pour leur plus grande malchance, Bisque, Bisque Basque ! était aussi dans la confidence, ainsi que l’opposant au projet François Amigorena qui écrit, dans un mail envoyé lundi matin à Veunac : « J’apprends que les banques refusent finalement de consentir à la Socomix, la société d’exploitation de l’Hôtel du Palais, le prêt de 50 millions d’euros initialement prévu (…) En élu responsable, soucieux de préserver au mieux les intérêts de Biarritz, des Biarrots et de l’Hôtel du Palais, je vous propose de nous rencontrer au plus vite afin de négocier ensemble une solution permettant à toutes les parties prenantes de ce projet de sortir par le haut de cette situation ».

https://www.facebook.com/francois.amigorena

Une solution obligatoire avant jeudi

Le dossier concocté par le chantre de la  » gestion intelligente  » Guy Lafite sur Le Palais est tellement mal ficelé, le business plan d’Hyatt tellement irréaliste, que les banques qui épaulaient le projet se sont désistées.  La Caisse des dépôts, pourtant souvent bonne fille quand l’État est concerné, avait d’emblée refusé ce projet tant il semblait injouable. À leur tour Le Crédit agricole et la Banque postale viennent de se retirer du projet et refusent de prêter les 50 millions d’euros nécessaires au tour de table.

À croire que les opposants au projet disaient vrai quand ils dénonçaient un dossier totalement irréaliste !

Selon les informations de Bisque, Bisque, Basque ! les deux doux-rêveurs Veunac et Lafite ont jusqu’au jeudi 25 octobre pour trouver une solution. Et l’addition va être sacrément salée pour les Biarrots : entre les deux millions dépensés pour monter ce dossier surréaliste, les frais de notaire et les avances versées sur les travaux déjà programmés, ce sont l’équivalent de la vente de quelques villas Sion qu’il va falloir aligner.

La Chambre Régionale des Comptes envisage une enquête

Aux dires des « spécialistes » Destizon, Saint-Cricq ou Puyau ce montage financier était « exemplaire », « limpide » et sans le « moindre risque ». Allez donc comprendre pourquoi la Chambre Régionale des Comptes vient de se faire communiquer le dossier et envisage d’ouvrir une enquête. 

Reste une interrogation de taille : Qui va payer ces travaux déjà commandés et que la Ville est bien incapable d’assumer ? Ce ne serait pas JC Decaux Holding, tout de même, un scénario que tous les aficionados du projet municipal nous ont décrit, lundi dernier, comme totalement impossible. Decaux, actionnaire principal du Palais, au bout d’une semaine, voilà qui la ficherait mal.

La mairie dément, Bisque, Bisque, Basque sourit !

 Michel Veunac s’est fendu d’un communiqué, lundi en début d’après-midi pour démentir catégoriquement une partie des informations de ce blog. Les lecteurs avisés noteront que le maire ne parle pas de la Chambre Régionale des Comptes et que la date butoir est bien fixée à jeudi, à l’occasion de l’Assemblée générale de la Socomix. Lundi matin à 8 heures, au moment de la parution de cet article, les banques n’avaient pas encore décidé si elles prêtaient à la ville de Biarritz. On peut imaginer que depuis le mail envoyé par François Amigorena, les échanges téléphoniques vont bon train pour convaincre les banquiers et arriver à un happy end jeudi. Avec, éventuellement, une petite renégociation ?

Signe qui ne trompe pas, Veunac et Lafite viennent d’annuler la réunion de majorité prévue lundi soir. Si tout était aussi simple qu’ils le disent, on se demande bien pourquoi ils auraient pris cette décision.

Affaire à suivre.

En politique comme en sport, la victoire n’est jamais acquise

La Semaine du Pays Basque, l’hebdomadaire de la Veunacie omnipotente, n’a pas le triomphe modeste dans son dernier numéro.

Si nous n’avez pas autant le sens des affaires que JC Decaux Holding, pour dénicher des placements rémunérés à 7,5%, achetez vite La Semaine du Pays basque, car ce numéro va vite devenir collector et vaudra très cher dans quelques années. Dès la Une, où une guillotine montre à quel point Veunac a échappé de fort peu aux dangereux révolutionnaires qui voulaient voir sa tête rouler dans le panier de son, le ton est donné : « Comment il a préservé le Palais, le G7 et les municipales de 2020 » … Et pourquoi pas la présidentielle de 2022, tant qu’on y est ?

Et le festival d’approximations de continuer en page 2, sous la plume de Jean-Philippe Ségot, qui, tout comme moi, ne risque pas d’être tondu à la Libération de la Ville, faute de matière première.

On commence par un coup d’encensoir adressé à Jean-Benoît Saint-Cricq, l’avocat de La Semaine, ex-opposant qui a rejoint les rangs de la majorité : « un homme clairvoyant, juriste hors pair, d’une intégrité exemplaire » C’est donc pour manifester leur enthousiasme que les Biarrots le sifflaient lundi soir ? Le nouveau duo Veunac-Saint-Cricq ? « Deux hommes qui méritent probablement plus la confiance des Biarrots (…) que l’armée mexicaine dirigée par les Arostéguy, Motsch, Amigorena, Chazouillères qui a logiquement mordu la poussière en ce lundi soir ».

Surtout ne pas s’arrêter en si bon chemin et bien finir le lustrage des chaussures en affirmant « Michel Veunac n’a guère de soucis à se faire désormais pour sa réélection », avant de réécrire l’histoire pour les Nuls de Biarritz : « En ce lundi soir, on a vu s’effondrer des destins. » après « cette tentative de coup d’État magnifiquement avorté ».

À force de se pencher sur le dossier, Saint-Cricq est tombé dans les bras de Veunac

Interview de Veunac en page 3 avec son consternant et habituel catalogue de phrases creuses et en page 4, un article remarquable de simplicité de l’ex-opposant Saint-Cricq intitulé « Lumière, sur les faux arguments des opposants » dans le style « Moi je comprends tout et eux rien ». Et le fait qu’il se soit totalement contredit entre 2017 et 2018, on n’en parle pas ? Selon un professeur de sciences physiques, correspondant de Bisque, Bisque, Basque!, c’est juste un problème de gravité : le Saint-Cricq nouvellement barbu de 2018 aurait été déséquilibré par sa surcharge pileuse et, en se penchant sur le dossier, serait tombé dans les bras de Veunac… À quoi tient un destin politique!

Et puis, pour finir un article de Stéphane Micoud intitulé : « En route pour le G7 : ce qui attend le Palais » qui est un chef d’œuvre de désinformation. Comme d’habitude avec le méticuleux Micoud, tout est vérifié et les chiffres sont précis. Un taux de +13,5% d’occupation par rapport à l’année précédente et des « retombées économiques » conséquentes. C’est ballot, mais l’auteur a juste oublié de préciser que le G7 de Deauville s’est tenu le 26 et 27 mai 2011, une date creuse qui ne poserait aucun problème à Biarritz, contrairement à la fin août 2019.

On le sait, « L’histoire est toujours écrite par les vainqueurs » et elle a toujours trouvé des plumes complaisantes pour enjoliver le tout de quelques arabesques. Mais notre trio infernal Veunac-Lafite-Saint-Cricq aurait bien tort de parader et devrait se rafraîchir la mémoire. En 1994, ce n’était même pas la peine d’organiser l’élection présidentielle, tant tout le monde annonçait Balladur devant Chirac. Même rengaine en 2016 où Juppé allait naturellement succéder à Hollande. Puis les primaires ayant mis quelque désordre, c’est Fillon évidemment, qui allait en 2017 devenir Président de la République. Bisque, Bisque, Basque! rigole en voyant que Veunac est annoncé favori pour 2020.

La presse d’opinion m’amuse beaucoup plus que la presse traditionnelle. Dans La Semaine, il y a énormément de choses que j’adore comme l’irrévérencieuse Marquise (un peu gâteuse tout de même puisqu’elle s’imagine que Bisque, Bisque, Basque ! était à la manœuvre avec… Borotra !), les papiers locaux des correspondants souvent fort intéressants et surtout, surtout le dessinateur Olivier Ruiz. Comment ne pas tout pardonner à quelqu’un capable de réussir aussi bien Maïder Arostéguy ou Nathalie Motsch ?

Mais de là à entonner avec Veunac et sa sinistre bande « Je me voyais déjà ! » sous prétexte qu’Aznavour vient de mourir, il y a un pas de trop qui ressemble à un pas de clerc.

D’autant plus que mon petit doigt me dit que le dossier du Palais est loin d’être clos et pourrait bien rebondir. Rendez-vous lundi matin 8 heures sur ce blog pour une information des plus croustillantes.

 

Barucq privé d’en-tête

Le troisième adjoint au maire écrit au Président de la République pour demander une aide financière pour le G7. Veunac lui refuse une enveloppe à en-tête de la Ville pour son envoi. Consternant !

Comment Macron, alors que Veunac se vante de sa « relation de proximité » avec le Président de la République, a-t-il pu écarter un tel talent ? C’est sans doute pour ne pas priver les Biarrots de cet immense visionnaire que Macron a refusé, lors du dernier remaniement ministériel, de créer le ministère de l’imagination démocratique qui ne pouvait échoir qu’à notre Mimi-bien-à-nous-que-la-France-entière-nous-envie. L’édifiante mésaventure qui vient de survenir à Guillaume Barucq démontre une fois de plus qu’à part Kim-Jong-un en Corée du nord, personne n’a autant que notre maire actuel le sens de la démocratie et le respect des élus.

Soutenu par 17 élus

Comme il l’avait annoncé, lors du conseil municipal du 15 octobre, Guillaume Barucq a décidé d’écrire une lettre d’appel à l’aide au Président de la République, avec copie au nouveau ministre de la Culture Franck Riester, et au chargé de mission Sauvetage Patrimoine, Stéphane Bern. Et le troisième adjoint n’est pas tout seul dans sa démarche, puisque 17 autres élus ont mis leurs signatures au bas de la missive. Oui, oui, vous avez bien lu : ils sont dix-huit au total à adresser cette supplique à Macron, alors qu’ils n’étaient que quinze à voter contre le projet de Veunac et Lafite lundi soir. Et ils ont pour trois d’entre eux tellement honte de leur inconséquence qu’ils refusent que leurs noms soient rendus publics, ce qui est risible (Si vous suivez ce blog, vous allez deviner sans peine). Il faut dire que question enfantillages, avec Veunac, ils sont servis !

Obligée d’acheter une enveloppe à la papeterie

Guillaume Barucq se rend donc à la mairie et demande à son habituelle assistante de lui mettre en forme son texte. Gêne de la dame : « J’ai reçu l’ordre de ne pas vous autoriser à utiliser du papier à en-tête de la ville de Biarritz » Guillaume, on le sait, est d’un naturel accommodant : « Ce n’est pas grave, donnez-moi une enveloppe à en-tête, pour que le pli ne passe pas inaperçu des services de l’Élysée » Dénégation de son interlocutrice : « On me l’interdit ! ». Et là, gros problème car il n’existe pas une seule enveloppe blanche dans la mairie. Résultat, la malheureuse assistante est obligée de cavaler en quatrième vitesse jusqu’à la papeterie du coin pour revenir enfin avec l’enveloppe blanche exigée par le maire.

Et c’est ainsi que l’envoi plein de bon sens de Guillaume Barucq, à cause d’un caprice de notre premier magistrat, est parti de façon anonyme en direction de la rue Saint-Honoré à Paris… Avec toutes les chances de se perdre.

Michel Veunac n’a même pas le courage de retirer sa délégation à Barucq, car il devrait passer par un vote qu’il n’est pas sûr de gagner. Alors, après la charte de confidentialité qu’il avait demandé de signer à ses élus, il continue les bizutages de cour d’école en brimant un adjoint qui est tout à fait légitime et en droit d’écrire de sa propre initiative au Président de la République.

En 2011, prévu à 20 millions, le G7 de Deauville avait fini à 31 millions comme le relève la chambre régionale des Comptes et il n’est pas illogique que Biarritz demande de l’aide. Veunac, pour obtenir son investiture LREM en 2020, préfère jouer les grands seigneurs. Comme c’est facile avec l’argent des contribuables !

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/2014/02/05/le-cout-du-g8-de-deauville-2011-mal-maitrise-selon-la-cour-des-comptes-409633.html

 

Trois renégats socialistes parmi tant d’autres

Lundi soir, c’était bien le scrutin de la honte. Seuls les opposants au projet du maire ont su manifester beaucoup de dignité.

Surtout ne dites plus : « Ton permis de conduire, tu l’as eu dans une pochette surprise ? », affirmation très datée. Dites plutôt : « Ta carte de parti, c’était uniquement pour décorer ? », ce qui fait beaucoup plus biarrot. La section socialiste à Biarritz n’est pas la plus importante de France, puisqu’elle ne compte que vingt membres à jour de cotisation. En 2014, Ghislaine Haye, Jeannine Blanco et Alain Robert revendiquaient fièrement leur appartenance au parti de la rose et du poing. Mais allez savoir pourquoi, les militants locaux, depuis le conseil du 30 juillet dernier et les explications particulièrement embrouillées de Ghislaine Haye, subodoraient un mauvais coup.

La semaine dernière, le secrétaire de section Laurent Riberolles a donc décidé d’organiser un vote en interne pour savoir quelle position les élus du parti socialiste devaient adopter face au dossier du Palais. Ils ont seulement été treize à se déplacer, Ghislaine Haye, Jeannine Blanco et Alain Robert n’ayant pas daigné venir car trop occupés sans doute à raser les murs. Onze militants ont demandé à leurs élus de voter contre le projet municipal. Deux ont préféré qu’ils s’abstiennent. Aucun n’a voté pour.

Et qu’ont fait les trois élus, lundi soir en plein conseil ? Méprisant l’avis de leurs camarades socialistes, ils sont allés faire risette à Veunac et voter son scandaleux projet. Ghislaine Haye, expliquant de façon toujours aussi embrouillée que malgré son vote elle « reste de gauche », Jeannine Blanco se faisant discrète et le courageux Alain Robert ayant transmis une procuration à cette dernière.

L’aventure individuelle n’est pas de gauche

Non, Ghislaine, on n’a pas le droit de se dire de gauche quand on privilégie ainsi l’aventure individuelle et que l’on méprise tout autant les électeurs qui t’ont élue que les militants qui t’accompagnent ! Lorsque mon épouse a représenté le PS au conseil municipal en 2008, face à Didier Borotra, elle n’a jamais défendu un autre point de vue que celui de la section Biarritz. Cohérente avec elle-même, lorsque Guy Lafite membre de la majorité municipale a été désigné en 2010 par le PS pour les élections départementales, alors qu’elle était dans l’opposition, elle a démissionné de son mandat de conseillère municipale et quitté le parti socialiste dans la foulée.

Si seulement, ces trois renégats avaient été les seuls ! Mais les cent-cinquante Biarrots présents dans la salle du conseil qui se sont payés stoïquement presque quatre heures de conseil en restant debout – La municipalité ne peut pas refaire Le Palais pour 85 millions d’euros et offrir en plus des chaises à ses administrés ! – ont assisté à une escouade de politiques à l’ancienne aux arguments tous plus calamiteux les uns que les autres pour justifier leur trahison des Biarrots et leur allégeance au plan médiocre concocté par Veunac et Lafite sur Le Palais.

Une opposition qui surjoue

Et on vous passera sous silence, car vous l’avez sans doute vue sur Internet, cette opposition qui n’en est pas une et qui s’est complue dans l’obséquiosité à l’égard du maire, faisant oublier les rois du genre Claverie et Destizon. L’absence totale de démocratie dans ce dossier ? Mais où est le problème ! Le coût astronomique pour une ville de 25 000 habitants ? Si en plus, il faut s’intéresser aux détails ! Les risques de perdre Le Palais ? Pas avec un duo aussi talentueux que Veunac et Lafite ! Tour à tour Domège, Darrigade et Puyau ont fait assaut d’éloquence pour encenser le projet municipal. Ils auraient pu s’abstenir comme le veut la tradition républicaine, lorsqu’on est opposant et qu’un projet de la majorité n’est pas idiot. Eux aussi, manifestant un mépris total de ceux qui les ont élus, ont surjoué pour justifier l’injustifiable et voter oui.

Saint-Cricq hué de toutes parts

Reste le cas le plus douloureux, car s’il est quelqu’un dont je respecte l’intelligence et la capacité de travail, c’est bien Jean-Benoît Saint Cricq qui a été mon avocat l’an passé et m’a remarquablement défendu. Notre dernier échange téléphonique remonte à quelques mois. Venant d’apprendre que pour la deuxième fois notre brillant avocat avait dîné avec le maire, je l’avais gentiment chambré : « Fais gaffe, Jean-Benoît, tu vas finir sur les genoux de Veunac » Réponse catégorique : « Mais non, tu me connais, je voulais juste écouter ce qu’il avait à me dire ».

Nerveux, persuadé que la salle a été « faite » pour le siffler, ce qui est faux car il y avait des Biarrots de toutes tendances politiques, Saint-Cricq est hué dès qu’il prend le micro et perd ses nerfs très vite lundi soir avant de s’enliser dans une longue explication sur la Cité de l’Océan qu’il a été pratiquement seul à combattre. Ce qui est vrai, même si les abertzale et les socialistes de l’époque étaient aussi de la partie, mais ne justifie pas cet enthousiasme soudain pour le Palais. Jusqu’à cette expression malheureuse qui a un peu glacé l’assistance : « Je ne suis pas un vendu », ce que personne n’avait dit. 

… Que c’est triste, une carrière politique qui se termine ainsi.

Merci à vous quinze

Il n’y a plus de majorité, plus d’opposition à Biarritz. Juste des politiques à l’ancienne qui essaient de sauvegarder leurs places pour 2020 face à une génération plus jeune et plus soucieuse des Biarrots. Lundi soir, le calme, le sens pratique, le respect de la démocratie étaient clairement du côté des opposants. Merci à François Amigorena, Maider Arosteguy, Guillaume Barucq, Frédéric de Bailliencourt, Hervé Boissier, Édouard Chazouillères, Maialen Etcheverry, Marie Hontas Virginie Lannevère, Françoise Mimiague, Nathalie Motsch, Anne Pinatel, Brigitte Pradier, Nathalie Sauzeau et Richard Tardits pour l’opposition.

Vous avez été l’honneur de Biarritz et nous n’oublierons pas.

Veunac citant Einstein, c’est un peu comme Nabilla évoquant Marguerite Duras…

 

 

 

Le scrutin de la honte

Lettre ouverte à tous les élus qui s’apprêtent à voter oui.

Je vous vois déjà, dans quelques années quand Le Palais sera perdu, la lippe boudeuse et le regard sur les chaussures. « On ne savait pas » … « On nous avait mal expliqué » … « On nous a menés en bateau ». J’ai d’autant moins de peine à imaginer la scène que pour certains d’entre vous, vous m’avez déjà fait le coup avec la Cité de l’Océan, projet qu’en bons petits soldats du général Borotra, vous avez approuvé sans états d’âme malgré toutes les mises en garde qui vous avaient été faites. Vous n’aviez réussi à ruiner la Ville qu’à moitié et il est donc normal de finir le travail avec le Palais.

Et comme vous aimez tellement ce statut d’élu qui vous vaut la considération de votre entourage, des invitations à foison et parfois quelques menus avantages pécuniers, vous vous apprêtez à voter « oui » dans l’espoir insensé de faire toujours partie de l’équipe qui gagne en 2020. Mais puisque vous êtes des élus, c’est-à-dire des représentants des citoyens biarrots, puisque vous exercez ce mandat par pur altruisme, j’ai quelques questions à vous poser :

– Ça ne vous gêne pas de voter le 15 octobre le lancement de travaux prévus pour le 18 octobre et commandés aux entreprises depuis longtemps ? Vous n’avez pas le sentiment de participer à une farce démocratique ?

– Ça ne vous gêne pas qu’on vous demande le 3 octobre, après vous avoir privé de toute information pendant des mois, de lire 600 pages en six heures avec interdiction de prendre des photos, comme si vous étiez des enfants irresponsables et non des élus ?

– Ça ne vous gêne pas d’apprendre que Biarritz est la seule ville française propriétaire d’un palace et vous n’y voyez pas une anomalie ?

– Ça ne vous gêne pas de voir que Virginie Lannevère, spécialiste du risque financier en matière de palace et peu suspecte de viser une carrière politique, soit vent debout contre le projet que vous vous apprêtez à voter ?

– Ça ne vous gêne pas de constater que presque tous ceux qui ont travaillé dans l’entreprise ou la finance, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition, s’insurgent contre ce montage financier ?

– Ça ne vous gêne pas de suivre aveuglément Veunac et Lafite, les défenseurs du projet qui ont mené toutes les négociations en cachette et qui ont déjà planté royalement les Biarrots lors de la mandature précédente en militant pour la Cité de l’Océan ?

– Ça ne vous gêne pas quand, le 30 juillet dernier, vous votez les yeux bandés, sans avoir le moindre chiffre en votre possession, pour un bail emphytéotique qui engage la Ville pour 75 ans ?

– Ça ne vous gêne pas le spectacle d’une partie de l’opposition, emmenée par Jean-Benoît Saint-Cricq, Domège ou Darrigade, volant au secours du maire quand sa propre majorité va le mettre en difficulté ?

— Ça ne vous gêne pas ces pressions incessantes de Veunac et Lafite à votre égard, ce maniement permanent de la carotte et du bâton pour que vous votiez bien lundi ? Vous êtes des élus et non de simples godillots votant où on leur dit de voter.

– Ça ne vous gêne pas que Veunac et Lafite vous aient déjà menti en plein conseil sur les écuries de Bigueyrie ou la villa Sion et ça ne vous incite pas à imaginer qu’il pourrait en être de même pour le Palais ?

– Ça ne vous gêne pas qu’on ait éliminé sans le moindre débat toute discussion sur la possibilité de vendre le fonds ou les murs du Palais et qu’on vous dise maintenant qu’il n’y a qu’une seule solution ?

– Ça ne vous gêne pas de voir la directrice de l’Hôtel du Palais vous annoncer une trésorerie à sec pour vous alarmer, avant de dire tout autre chose à Sud Ouest ?

– Ça ne vous gêne pas de constater que, comme par hasard, presque toux ceux qui se sont ralliés à Veunac et Lafite le 30 juillet dernier avaient un intérêt financier personnel, poste d’adjoint ou délégation, à préserver ?

– Ça ne vous gêne pas qu’en réunion de majorité, Veunac ait parlé de Jean-Claude Decaux comme d’une « relation personnelle » et vous ne voyez pas dans ce montage financier hasardeux copain sous roche ?

– Ça ne vous gêne pas que, pour deux jours de G7, alors que le Palais, n’a jamais eu autant de monde que cet été, on se lance dans des travaux pharaoniques à prix fort ?

– Ça ne vous gêne pas, vous qui connaissez le prix du moindre studio à Biarritz de voir Le Palais valorisé à quarante millions d’euros, alors qu’il vaut trois à quatre fois plus ?

 

Mais puisque, décidément, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes biarrots et que vous vous apprêtez en toute béatitude à voter « oui », oubliant sciemment que votre rôle d’élu implique de défendre les Biarrots et non vos intérêts privés, puisque vous nous refusez le débat démocratique qui s’imposait quand on s’apprête à endetter la Ville à hauteur de 70 millions et à obérer son avenir pour 75 ans, ça ne nous gênera pas pour notre part de mettre fin dès 2020 avec nos bulletins de vote  à votre carrière politique.

C’est pour cela que nous serons là, dès 17h45 à l’entrée de la mairie, pour féliciter les élus de tous bords qui ont osé s’opposer à ce projet inepte, et pour vous regarder dans les yeux et voir si vous assumez votre vote, c’est pour cela que la salle du conseil municipal sera bondée et que nous espérons que le scrutin se déroulera à main levée pour que chaque Biarrot puisse bien se souvenir de ceux qui ont sciemment voté la ruine de la Ville.

Jean-Yves Viollier