L’indécente mascarade autour du Palais

Depuis 2014, Veunac et Lafite multiplient les contre-vérités pour parvenir à leurs fins et endetter la Ville sur 75 ans. Lundi prochain, empêchez-les de nuire !

600 pages à lire en six heures : si ce n’est pas une injure à la démocratie, ça y ressemble (Photo François Amigorena)

Six cents pages à avaler en six heures maximum, boîte d’aspirine non fournie ! Voilà le régime incroyable auquel ont été soumis les conseillers municipaux mercredi 3 octobre avant d’avoir droit, à partir de 18 heures, à une commission générale qui a duré cinq heures. Avec un seul son de cloche répété à l’envi par Veunac et Lafite, aidés de sept intervenants dont l’avocat Thierry Laloum : « Il n’y a pas d’autres solutions ». Histoire de faire douter tous ceux qui sont hostiles au projet.

« Le déséquilibre des forces était terrifiant, raconte un opposant au projet. D’un côté Veunac-Lafite et un staff pour les aider qui bosse depuis des mois. De l’autre des opposants qui avaient six heures pour maîtriser le dossier ». Retour sur une opération d’intoxication qui dure depuis des années.

UN CALENDRIER VOLONTAIREMENT DÉMENTIEL

Alors que les deux camps comptent leurs voix avant le conseil municipal du 15 octobre, la stratégie de la dramatisation voulue par Veunac devient très claire. Il va expliquer aux Biarrots et aux rares conseillers qui le suivent encore que la Ville n’a pas le choix et qu’il faut faire les travaux d’urgence sous peine de perdre la qualification de palace. En fait, c’est comme s’il évoquait sa propre incapacité à diriger Biarritz. À force de lambiner et d’hésiter en écartant toutes les solutions, comme la vente du fonds ou des murs, à force de promener Four Seasons au profit d’Accor avant de se rabattre sur Hyatt, il n’a plus qu’un choix : s’endetter au-delà de toute raison et risquer de perdre le Palais.

Veunac et Lafite n’ont peur de rien…sauf de la démocratie!

Pour parvenir à ses fins, le duo Veunac-Lafite n’a donc pas hésité à se livrer à des dénis de démocratie ahurissants et à écarter délibérément tous les éléments d’information qui auraient permis au conseil municipal mais aussi aux membres du conseil d’administration de la Socomix d’appréhender le dossier plus tôt. Mardi 2 octobre, les membres du conseil d’administration ont ainsi découvert que depuis le 1er janvier, les commerciaux de l’Hôtel du Palais avaient interdiction de vendre des chambres après le 18 octobre, sans que cette information essentielle ne leur ait été communiquée. Autrement dit, les jeux étaient faits depuis longtemps. Veunac, qui a déjà signé tous les contrats pour que les travaux commencent le 20 octobre, va avoir beau jeu d’expliquer le 15 octobre que la Ville va se ruiner si elle se dédit et que tout le monde doit donc voter pour son projet démentiel. Sans vouloir se substituer à la Justice, il semble évident que le recours devant le tribunal administratif déposé par François Amigorena pour défaut d’information du conseil municipal va aboutir. Malheureusement, le temps de la Justice étant ce qu’il est, comme pour la Cité de l’Océan, il sera bien trop tard.

UNE CHARGE DE 3 MILLIONS D’EUROS PAR AN POUR LES BIARROTS

Le défaut des néo-convertis, c’est qu’ils se sentent toujours obligés de faire du zèle. En 2017, Jean-Benoît Saint-Cricq était totalement opposé au projet de signature d’un bail emphytéotique de 75 ans, en faveur de la Socomix. Mystère de la politique – ou plutôt prévisible évolution d’un politique qui se morfond dans l’opposition ! – notre pugnace avocat est devenu inconditionnel du projet. Mais, en voulant se justifier dans La Semaine du Pays basque ! (21/9) il en raconte une bien bonne qui va mettre d’excellente humeur tous les contribuables biarrots. La Chambre Régionale des Comptes avait en son temps fustigé la gestion Borotra, qui dépensait plus pour le Palais que la Ville ne recevait de redevance de l’hôtel dont elle était propriétaire. Saint-Cricq, qui avait maintes fois souligné le risque qu’un hôtelier mécontent ne saisisse le Conseil de la Concurrence pour subvention déguisée, révèle dans La Semaine, le coût réel du Palais :

Les Biarrots vont être ravis d’apprendre que chaque année ils subventionnent à hauteur de 3 millions d’euros les vacances des personnalités, magnats russes et hommes politiques qui viennent se prélasser dans leur emblématique établissement. Mais comment imaginer qu’à l’avenir, les contribuables vont payer moins alors que l’équipe dirigeante obère l’avenir de la Ville avec un emprunt de 70 millions d’euros étalé sur 75 ans ? Et pendant ce temps-là, les routes à Biarritz rivalisent d’ornières, les bâtiments municipaux se disputent le titre du plus lépreux, et les déchets s’accumulent un peu partout, en dehors du petit périmètre sacré réservé aux touristes.

LE JOUJOU DES POLITIQUES ET NON LE PATRIMOINE DE TOUS

Ce n’est pas un hasard si L’Hôtel du Palais est le seul en France, et sans doute même dans le monde, à appartenir à une ville, une incongruité qui fait sourire partout ailleurs qu’à Biarritz. L’argument du « patrimoine des Biarrots » a été utilisé pendant des générations pour justifier la gestion ahurissante de ce palace, alors que « faire de l’hôtellerie » n’est nullement la vocation d’une ville. Quant au risque que le bâtiment soit livré en cas de vente à des spéculateurs immobiliers, menace régulièrement brandie par Veunac et Lafite, elle est imaginaire puisqu’on peut définir dans le PLU une obligation à ce que le bâtiment reste à vocation hôtelière.

Guy Lafite et son épouse, ivres de bonheur de côtoyer les plus grands, le 15 août 2017 à l’Hôtel du Palais.

L’explication est donc tout autre que celle que nos politiques nous livrent le cœur sur la main. Nous vivons tous les jours cette dérive de la Ve République où les indemnités, initialement modestes, versées aux élus, permettent en s’additionnant – communauté d’agglo, conseil départemental, région – de vivre plus que confortablement. Et quand on rajoute les invitations constantes, les buffets, repas et autres collations presque quotidiennement offerts, on comprend très vite que l’argent reçu par les politiques est de l’argent de poche puisqu’on n’a pratiquement plus aucun frais. Étonnez-vous après cela de voir des élus se battre becs et ongles pour être réélus au-delà de tout âge raisonnable, étonnez-vous de voir notre maire penser tous les matins en se rasant à la prochaine échéance municipale… Veunac, après tout n’aura que 74 ans en 2020 !

L’argument du patrimoine des Biarrots à préserver à tout prix ne tient donc pas la route une seconde. Pourquoi, dans ce cas-là vendre la villa Sion et la villa Fal, bâtiments qui offriraient de nombreuses possibilités intéressantes à une ville comme Biarritz et garder le Palais, véritable gouffre financier ?

La réalité est toute autre et tient à la vantardise des hommes. Lorsqu’ils croisent Bachelot, Fillon ou Macron, en vacances au Palais, nos petits politiques locaux se sentent soudain devenus importants. Ne cherchez pas ailleurs cette volonté forcenée de conserver le Palais, de refuser de le vendre alors qu’une « gestion intelligente » comme dirait Lafite le commanderait. Que diriez-vous d’un père de famille qui ne nourrirait pas ses enfants pour mettre de l’essence dans sa Ferrari ? Entre la Cité de l’Océan, toujours pas redressée, et le Palais, le duo Veunac-Lafite est en train d’envoyer tous les Biarrots dans le mur. Mais, faire passer le bon sens avant la vanité n’est visiblement pas à la portée de tout le monde…

L’ALIBI COMMODE DES SALARIÉS

Et comme ils sont prêts à tous les mensonges pour sauver le joujou qui les rend si ivres d’eux-mêmes, ils n’hésitent pas non plus à proférer des contre-vérités concernant le personnel du Palais. Si nos élus ne vendent pas ce palace que nous n’avons plus les moyens d’entretenir, c’est uniquement, à les en croire, pour protéger les emplois du personnel. Mais quelle blague ! Les salariés de l’Hôtel du Palais sont les salariés les plus mal payés de France dans la catégorie palace, leurs salaires ne décollent guère malgré l’ancienneté, mais visiblement cet état de fait n’a jamais soucié Borotra ni Veunac.

Si Veunac et Lafite s’intéressaient un peu plus au personnel qui leur tend la coupe de champagne plutôt qu’à la coupe elle-même, ils sauraient que dans tous les palaces français à l’exception du Palais des plans de carrière sont proposés avec la possibilité de grimper les échelons et dire adieu au salaire minimum qui est la règle à Biarritz. À l’exception de deux ou trois salariés en fin de carrière qui n’ont pas trop envie de remettre en cause leurs habitudes, la majorité des salariés du Palais se réjouissait de la venue possible de Four Seasons, et des possibilités de mobilité et de promotion du personnel que pratique le géant de l’hôtellerie de luxe. À l’époque, Veunac ne jurait que par ses copains du groupe Accor et a fini par laisser partir Four Seasons qui constituait aux dires des administrateurs comme du personnel la meilleure solution possible. Évoquer les salariés pour justifier cet emprunt ahurissant relève donc du jésuitisme le plus complet.

 LE G7 A BON DOS

Est-ce que Pascal Bonnefoy, le majordome qui a passé des années au service de Madame Bettencourt se vante de « sa proximité avec Liliane » ? Michel Veunac, lui, n’hésite pas une seconde à fanfaronner dans Sud Ouest (24/9) pour mieux tromper les Biarrots :

Des négociations sont en cours entre l’État et la ville de Biarritz, ce qui est logique avant un G7, mais de là à parler de proximité quand on a serré deux ou trois fois la main à Macron ! En fait les choses sont plus simples que ne les raconte Veunac. Un émissaire de l’Élysée est présent depuis plusieurs mois pour finaliser le G7. Macron décide et Veunac obtempère. Pire, alors que des maires ont cherché à négocier une participation de l’État pour cet événement fort coûteux, Veunac joue les grands seigneurs avec l’argent des contribuables biarrots et ne demande rien. Pour avoir l’investiture LREM en 2020, que ne ferait-on pas !

Dans Sud Ouest du 26 septembre, le maire de Deauville Philippe Augié, en racontant le G7 qui s’est tenu à Deauville, montre un peu le bout de l’oreille : « Pour Deauville, le sommet ayant eu lieu au printemps, donc hors saison et hors week-end, (NDLR : 26 et 27 mai 2011) le jackpot fut complet » Qu’on nous explique alors comment un homme comme Veunac, qui a une telle complicité avec Macron, n’a pas su lui expliquer qu’il était impossible d’organiser un G7 du 25 au 27 août en pleine saison touristique !

Même mystère en ce qui concerne la rénovation du Palais, qui doit être conduite de toute urgence selon le duo Veunac-Lafite pour être « terminée au moment du G7 ». Les touristes, cet été, ont accepté de loger à prix d’or au Palais, mais le confort de l’hôtel n’est pas suffisant pour loger pendant deux jours des chefs d’état ? Dans une ville qui compte aussi parmi ses nombreux hôtels le flambant neuf Regina où a séjourné l’équipe de France de football, pas précisément habituée à résider dans des taudis !  Encore une vaste blague qui va nous valoir de payer au prix fort les travaux, les fournisseurs ayant bien compris que la mairie était coincée. Après quelques coups de téléphone échangés avec Deauville, Bisque, Bisque, Basque ! est en mesure d’affirmer qu’à l’occasion du G7 de 2011, l’hôtel Normandy, qui n’est qu’un cinq étoiles et non un palace, s’est contenté de changer la moquette de son hall d’entrée et que pas un chef d’état ne s’est plaint.

Veunac et Lafite profitent eux du G7 pour se lancer dans de grands frais de rénovation et avoir ainsi la certitude de pouvoir jouir du Palais autant qu’ils le veulent. Et n’oublions pas que Veunac a promis à Lafite la présidence de la Socomix en cas de vote favorable, ce qui explique le zèle du premier adjoint. Pouvoir péter dans la soie avec les grands de ce monde est un plaisir qui ne se refuse pas quand on a une si haute idée de soi-même.

Persuadée que les Biarrots vont perdre le Palais, l’Adjointe à l’Urbanisme Nathalie Motsch a tout à fait raison de parler dans Sud Ouest du 5 octobre de « Casse du siècle » et d’en remettre une couche dans Mediabask « On est en train de voler le Palais aux Biarrots »

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20181008/nathalie-motsch-on-est-en-train-de-voler-le-palais-aux-biarrots

François Amigorena, sur son blog, ne dit pas autre chose en dénonçant une « inquiétante opacité » autour du Palais.

https://www.amigorena.fr/

Et le pire, c’est que ce hold-up est réalisé par des cols blancs qui ne risquent rien.

UN MÉPRIS TOTAL POUR LES COMMERÇANTS

En règle générale, les commerçants biarrots sont vent debout contre le futur G7 et ils ont bien raison. Si les hôteliers et les restaurateurs peuvent espérer limiter les dégâts, tout le petit commerce va trinquer, car il est évident qu’en août 2019 Biarritz va être la destination à fuir si l’on souhaite des vacances tranquilles. Un problème qui ne préoccupe visiblement pas notre élite municipale. Admirez avec quelle désinvolture, Veunac évoque ce manque à gagner : « La perte de chiffre d’affaires existera peut-être ponctuellement »

Le G7 à Turin. À quand, une démonstration de force basque entre CRS et manifestants?

Guy Lafite, l’homme qui se trompe régulièrement avant d’expliquer quelques années après qu’il n’avait pas tort, est tout aussi désinvolte sur l’avenir du Palais. L’extra-lucide Premier adjoint nous l’assure, le Palais sera « en bon état dans soixante-quinze ans »

Question : appartiendra-t-il encore aux Biarrots à cette époque-là ? C’est à peu près aussi certain que la possibilité que Lafite soit encore là pour commenter ses erreurs de 2018.

Sans compter les risques de dérapages provoqués par des opposants au G7 que pourrait connaître Biarritz. À Turin, mais aussi en Allemagne, au Québec ou au Japon de violents incidents ont eu lieu lors des G7 et les dégâts ont été conséquents. Qui est prêt à miser sur le charisme de Veunac pour empêcher les manifestants de venir se défouler à Biarritz ?

15 OCTOBRE, LE CLAP DE FIN POUR BEAUCOUP D’ÉLUS ?

Voilà maintenant des mois que dure l’indécente mascarade autour du Palais qui va se terminer le 15 octobre, lors du prochain conseil municipal. Ce n’est pas un hasard si le dernier conseil municipal sur le sujet, s’est tenu le 30 juillet. Encore une astuce de Michel Veunac qui n’en est pas à une acrobatie près avec la démocratie : choisir une veille de vacances pour que ses manigances passent inaperçues.

Las, le bon sens de certains membres de la majorité refusant ce plan qui va valoir du sang et des larmes aux Biarrots pendant des décennies, a failli le mettre en minorité si des membres de l’opposition, Domège, Saint-Cricq, Echeverria et sans doute Darrigade, n’étaient miraculeusement venus à son secours dans un étrange retournement d’alliance. Ce soir-là après un vote à bulletins secrets, le oui l’avait emporté d’une voix, dix-huit à dix-sept.

Depuis cette date, Veunac et Lafite ont multiplié les chantages, menaces et intimidations envers tous les élus qu’ils soupçonnent d’être hostiles à leur projet.

Lundi prochain, si l’assemblée fait preuve d’un minimum de bon sens, elle repoussera le plan du duo Veunac-Lafite puis décidera de travaux a minima financés par la Ville avant de mettre en vente les murs du Palais pour que cesse la gabegie financière.

Personne ne peut dire avec certitude qui va l’emporter, mais il est clair que le 15 octobre prochain un certain nombre des acteurs majeurs de ce conseil municipal vont pouvoir dire adieu à tout avenir politique tant ils ont démontré de désinvolture à l’égard des Biarrots. 2020 n’est vraiment plus très loin et la rancune des électeurs sera tenace.

Une dénonciation de cour d’école

Nathalie Motsch, comme tous les élus désireux de s’informer, vient mercredi consulter les fameuses 600 pages destinées à convaincre le conseil municipal. Dans la salle, elle retrouve Virginie Lannevère ainsi que Pierrette Echeverria et Jean-Benoît Saint-Cricq, tous attelés à la même tâche qu’elle. Cerise sur le gâteau ou plutôt preuve que la confiance ne règne pas, une employée municipale est présente pour vérifier que personne ne s’amuse à prendre des photos. Remontée contre le projet, Nathalie Motsch décide de passer outre et dégaine son portable. « Ne faites pas cela, je vais avoir des ennuis » la supplie l’employée. Nathalie Motsch ne se laisse pas faire : « Je suis une élue et j’ai besoin d’avoir ces documents à disposition ». Sa moisson terminée, l’adjointe à l’Urbanisme range son portable dans son sac, au moment précis où surgit un Michel Veunac rouge de colère : « Il est interdit de prendre des photos. Nathalie, dis-moi si tu as pris des photos ? » L’adjointe rebelle ne se démonte pas : « Je n’ai pas à répondre à cette question, Michel ! ». Et soudain la voix de Jean-Benoît Saint-Cricq se fait entendre : « Elle a pris des photos… Plein de photos ! Il faut appeler l’administration, Monsieur le maire… » Réplique de Motsch au vilain petit rapporteur : « Une chose est sûre, ce n’est pas vous que je prendrai comme avocat ! »

12 réflexions sur “L’indécente mascarade autour du Palais

  1. DINGUE ! cette histoire est folle ! Merci Jean-Yves pour cet excellent papier une fois de plus.

    Que Mr Saint Cricq puisse se comporter de la sorte est terriblement choquant et navrant. Il se vautre à un niveau inimaginable, tout cela pour la promesse (qui n’engage que ceux et celles qui y croient) d’obtenir le poste de 1er adjoint cas de ré-élection du sieur Veunac (qui n’aura que 74 ans …) pour les prochaines municipales en 2020 (il va y avoir des cocus dans l’histoire si Veunac était élu car il a proposé ce poste à un certain nombre de ses soutiens)

    C’est un scandale, je ne vois pas d’autre mot pour qualifier ce dossier. L’argent que coûte cet hôtel (qui n’est pas un palace; allez voir le George V, le Crillon, le Ritz etc et vous verrez que le Palais n’a RIEN d’un palace) c’est juste scandaleux quand on sait les besoins de Biarritz en habitat social, services, voirie etc.

    UNE IDEE D’ACTION CONCRETE ET SIMPLE POUR TOUS LES AMOUREUX DE BIARRITZ ET DE LA DEMOCRATIE

    À tous les lecteurs/lectrices de Bisque Bisque Basque, je suggère que nous venions assister en chair et en os au Conseil Municipal le 15 octobre prochain : https://ville.biarritz.fr/ma-ville-nere-hiria/vie-municipale/conseils-municipaux-432.html

  2. Le mot, pas tout à fait de la fin car peut-être d’autres conseillers municipaux vont se confier au journal local, avant la date fatidique du vote, le 15 octobre prochain qui va sceller l’avenir du Palais de Napoléon, revient à une conseillère municipale, Madame Stéphanie Ricord. Celle-ci dans le journal local de ce jour, tout en avouant son incompétence sur le dossier, nous dit tout de go; « Dans cette affaire, le choix est simple: soit on a confiance en Monsieur Veunac, soit celui-ci nous inspire, vous inspire la défiance et bien moi, Stéphanie Ricord, j’ai confiance en Monsieur Michel Veunac ». Il faut croire que Madame Stéphanie Ricord était absente le 29 septembre 2017 quand Monsieur Michel Veunac, maire de Biarritz, a tenté de vendre à petit prix un bien public- les écuries de Bigueyrie- afin d’empocher ou de faire empocher la plus value à terme. Monsieur Michel Veunac a montré à cette occasion son affairisme et sa malhonnêteté. Tout le monde sait aussi, Madame Stéphanie Ricord et les autres élus, que Monsieur Michel Veunac a donné, par favoritisme au fils de Monsieur Didier Borotra un contrat public de plus de 75 000 euros- l’avenant est signé le 31 juillet 2017 par Monsieur Destizon, autre grand valet de pied de Monsieur Veunac- Vous avez aussi d’autres magouilles, d’autres violations de la loi, que nous ne savons pas .Combien Madame Stéphanie Ricord vous a donné Monsieur Michel Veunac pour que vous vous répandiez en louanges à propos de ce maire malhonnête qui est un délinquant à col blanc et qui mérite de tâter la paille humide du cachot ? 1000 euros, 2000 euros?….
    Mais placer en détention un élu corrompu n’est pas simple en France. Monsieur Didier Borotra qui ,en sa qualité de président de la SEM, fonction dévolue automatiquement au maire de Biarritz, a accordé en 2013, un contrat de 35 000 euros environ- on n’a pas pu confirmer les chiffres car le maire Michel Veunac,, violant la loi, nous interdit de consulter quelque registre que ce soit à la SEM- n’a pas été condamné en première instance au tribunal de Bayonne? Seul le peuple peut punir les corrompus et quand il le fait, il le fait sans mesure. Les têtes se retrouvent au bout des piques; c’est de l’histoire, mais cela peut se reproduire à tout instant. Afin de repousser à plus tard les soirs de folie, les gouvernants utilisent un moyen vieux comme la corruption; la propagande. A Biarritz, les maires corrompus envoient au frais des contribuables qu’ils trahissent , tous les mois, leur outil de propagande aux pages glacées qui ne parlent que de bonheur et que d’honnêteté ! Le magazine de Biarritz n’évoque aucun abus de pouvoir du maire, aucun affairisme, aucune corruption! Dans le prochain, à coup sûr, on va y voir la tête de Madame Stéphanie Ricord!

  3. Je comprends pourquoi Monsieur Saint Cricq ne se rase plus depuis cet été, l intervention auprès de Madame MOTSCH ne va pas lui redonner l envie d aller revoir son miroir…! Qu il ne s inquiete, le regard des Biarrots saura lui renvoyer. Inimaginable ce que l envie de pouvoir peut faire ressortir de plus bas chez certains individus. A contrario d autres personnalités font front avec courage. Madame MOTSCH est plus que remarquable dans cet épisode. Le jeu de VEUNAC et LAFITTE ne trompe personne, 6h pour 600 pages, suivi d un conseil de 5h. Le loup est certainement très gros pour en arriver à ce déni de démocratie. Il est temps pour BIARRITZ de se débarraser de ces individus. Des dossiers urgents arrivent ( eaux de baignade marbella – déplacement en vélo ou à pied), seule une nouvelle équipe avec des MOTSCH, BARRUCQ, PINATEL, CHAZOUILLERES, AROSTEGUY, TARDITS etc…ont envie de les réaliser. Il est temps de leur donner les clés.

  4. Ecoeurant …
    Que peuvent faire les habitants ? mis à part bien sûr d’assister au conseil municipal. On assiste impuissant à ces arrangements et la seule finalité qui nous incombe sera celle de payer

  5. Cette affaire est incroyable et merci à Jean Yves pour toutes ces informations.
    Mais pourquoi les corps intermédiaire, les partis politiques, les associations, etc… ne se mobilisent pas pour faire du Ram Dam… des manifestations et ainsi alerter les media nationaux ?
    Et que disent les marcheurs Biarrots ?

  6. Remarquez dans le Biarritz Magazine d’aujourd’hui que la date du prochain conseil municipal n’est pas encore déterminée. Bizarre, il m’avait semblé pourtant qu’au dernier conseil elle l’avait bien été. Voudrait-on nous empêcher d’y assister?

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