Trois renégats socialistes parmi tant d’autres

Lundi soir, c’était bien le scrutin de la honte. Seuls les opposants au projet du maire ont su manifester beaucoup de dignité.

Surtout ne dites plus : « Ton permis de conduire, tu l’as eu dans une pochette surprise ? », affirmation très datée. Dites plutôt : « Ta carte de parti, c’était uniquement pour décorer ? », ce qui fait beaucoup plus biarrot. La section socialiste à Biarritz n’est pas la plus importante de France, puisqu’elle ne compte que vingt membres à jour de cotisation. En 2014, Ghislaine Haye, Jeannine Blanco et Alain Robert revendiquaient fièrement leur appartenance au parti de la rose et du poing. Mais allez savoir pourquoi, les militants locaux, depuis le conseil du 30 juillet dernier et les explications particulièrement embrouillées de Ghislaine Haye, subodoraient un mauvais coup.

La semaine dernière, le secrétaire de section Laurent Riberolles a donc décidé d’organiser un vote en interne pour savoir quelle position les élus du parti socialiste devaient adopter face au dossier du Palais. Ils ont seulement été treize à se déplacer, Ghislaine Haye, Jeannine Blanco et Alain Robert n’ayant pas daigné venir car trop occupés sans doute à raser les murs. Onze militants ont demandé à leurs élus de voter contre le projet municipal. Deux ont préféré qu’ils s’abstiennent. Aucun n’a voté pour.

Et qu’ont fait les trois élus, lundi soir en plein conseil ? Méprisant l’avis de leurs camarades socialistes, ils sont allés faire risette à Veunac et voter son scandaleux projet. Ghislaine Haye, expliquant de façon toujours aussi embrouillée que malgré son vote elle « reste de gauche », Jeannine Blanco se faisant discrète et le courageux Alain Robert ayant transmis une procuration à cette dernière.

L’aventure individuelle n’est pas de gauche

Non, Ghislaine, on n’a pas le droit de se dire de gauche quand on privilégie ainsi l’aventure individuelle et que l’on méprise tout autant les électeurs qui t’ont élue que les militants qui t’accompagnent ! Lorsque mon épouse a représenté le PS au conseil municipal en 2008, face à Didier Borotra, elle n’a jamais défendu un autre point de vue que celui de la section Biarritz. Cohérente avec elle-même, lorsque Guy Lafite membre de la majorité municipale a été désigné en 2010 par le PS pour les élections départementales, alors qu’elle était dans l’opposition, elle a démissionné de son mandat de conseillère municipale et quitté le parti socialiste dans la foulée.

Si seulement, ces trois renégats avaient été les seuls ! Mais les cent-cinquante Biarrots présents dans la salle du conseil qui se sont payés stoïquement presque quatre heures de conseil en restant debout – La municipalité ne peut pas refaire Le Palais pour 85 millions d’euros et offrir en plus des chaises à ses administrés ! – ont assisté à une escouade de politiques à l’ancienne aux arguments tous plus calamiteux les uns que les autres pour justifier leur trahison des Biarrots et leur allégeance au plan médiocre concocté par Veunac et Lafite sur Le Palais.

Une opposition qui surjoue

Et on vous passera sous silence, car vous l’avez sans doute vue sur Internet, cette opposition qui n’en est pas une et qui s’est complue dans l’obséquiosité à l’égard du maire, faisant oublier les rois du genre Claverie et Destizon. L’absence totale de démocratie dans ce dossier ? Mais où est le problème ! Le coût astronomique pour une ville de 25 000 habitants ? Si en plus, il faut s’intéresser aux détails ! Les risques de perdre Le Palais ? Pas avec un duo aussi talentueux que Veunac et Lafite ! Tour à tour Domège, Darrigade et Puyau ont fait assaut d’éloquence pour encenser le projet municipal. Ils auraient pu s’abstenir comme le veut la tradition républicaine, lorsqu’on est opposant et qu’un projet de la majorité n’est pas idiot. Eux aussi, manifestant un mépris total de ceux qui les ont élus, ont surjoué pour justifier l’injustifiable et voter oui.

Saint-Cricq hué de toutes parts

Reste le cas le plus douloureux, car s’il est quelqu’un dont je respecte l’intelligence et la capacité de travail, c’est bien Jean-Benoît Saint Cricq qui a été mon avocat l’an passé et m’a remarquablement défendu. Notre dernier échange téléphonique remonte à quelques mois. Venant d’apprendre que pour la deuxième fois notre brillant avocat avait dîné avec le maire, je l’avais gentiment chambré : « Fais gaffe, Jean-Benoît, tu vas finir sur les genoux de Veunac » Réponse catégorique : « Mais non, tu me connais, je voulais juste écouter ce qu’il avait à me dire ».

Nerveux, persuadé que la salle a été « faite » pour le siffler, ce qui est faux car il y avait des Biarrots de toutes tendances politiques, Saint-Cricq est hué dès qu’il prend le micro et perd ses nerfs très vite lundi soir avant de s’enliser dans une longue explication sur la Cité de l’Océan qu’il a été pratiquement seul à combattre. Ce qui est vrai, même si les abertzale et les socialistes de l’époque étaient aussi de la partie, mais ne justifie pas cet enthousiasme soudain pour le Palais. Jusqu’à cette expression malheureuse qui a un peu glacé l’assistance : « Je ne suis pas un vendu », ce que personne n’avait dit. 

… Que c’est triste, une carrière politique qui se termine ainsi.

Merci à vous quinze

Il n’y a plus de majorité, plus d’opposition à Biarritz. Juste des politiques à l’ancienne qui essaient de sauvegarder leurs places pour 2020 face à une génération plus jeune et plus soucieuse des Biarrots. Lundi soir, le calme, le sens pratique, le respect de la démocratie étaient clairement du côté des opposants. Merci à François Amigorena, Maider Arosteguy, Guillaume Barucq, Frédéric de Bailliencourt, Hervé Boissier, Édouard Chazouillères, Maialen Etcheverry, Marie Hontas Virginie Lannevère, Françoise Mimiague, Nathalie Motsch, Anne Pinatel, Brigitte Pradier, Nathalie Sauzeau et Richard Tardits pour l’opposition.

Vous avez été l’honneur de Biarritz et nous n’oublierons pas.

Veunac citant Einstein, c’est un peu comme Nabilla évoquant Marguerite Duras…

 

 

 

23 réflexions sur “Trois renégats socialistes parmi tant d’autres

  1. Les arguments du camp du oui étaient pathétiques de niaiserie et de mauvaise foi. Ces élus se foutent comme d’une guigne de Biarritz et des Biarrot(e)s, seuls comptent leurs intérêts persos et cela transpirait de façon évidente (ils étaient toutes et tous mal à l’aise lors de leurs prises de parole, comme si ils devaient se justifier de quelque chose…).

    Non seulement le futur de Biarritz va être obéré par ce projet fou mais de fait, avec le climat malsain qui règne (depuis Bigueyrie, la villa Sion et à présent le Palais) l’air va être irrespirable pour les 2 ans qui restent au sein du Conseil Municipal ce qui ne sert pas l’intérêt PUBLIC.

    Triste situation.

    PROPOSITION (stupide peut-être mais je ne veux pas m’auto-censurer) : que les 15 qui ont fait preuve d’intelligence, de courage et de dignité s’allient pour former une liste pour Biarritz en vue de 2020. Nous aurions là une superbe équipe avec profils et compétences variés ET complémentaires, une équipe qui ferait surement un excellent travail. Afin de dépasser les clivages politiques une seule solution (pas forcément simple mais possible pourvu qu’on le veuille): travailler sur un programme concret.

    Sans quoi ce sera saison 2 de la (mauvaise) série « Biarritz Ô désespoir » (avec Veunac, Lafite et les autres chèvres).

  2. euh question idiote ,,, pourquoi ceux qui sont dans la majorité , enfin dite la majorité municipale , n ont pas démissionner séance tenante de leur fonctions d adjoint ?? euh enfin je dis ca je dis rien ,,,

    • Bonne question. les adjoints qui étaient contre le projet y ont pensé, mais ils ont trouvé qu’ils facilitaient trop la vie de Veunac. En effet, c’est au maire de retirer leurs délégations aux adjoints et de faire approuver cette décision par un vote. mais Veunac est tellement en perdition au sein de sa propre majorité qu’il n’est pas sûr de l’emporter. Résultat : statu quo, ce qui laissera le mérite aux adjoints en poste de tenter de limiter la casse. De toutes façons, il n’y a plus, dans ce conseil municipal pulvérisé, ni majorité ni opposition. Si Motsch, Mimiague et Barucq doivent démissionner pour laisser leurs places à Saint-Cricq, Domège et Darrigade, à quoi bon?

  3. « Journaliste
    Personne dont l’activité consiste à recueillir, vérifier, ou commenter des faits «  J’ai beaucoup de respect pour le journal dans lequel vous avez travaillé de nombreuses années je n’ai aucun respect pour votre nouvelle façon de concevoir le journalisme ; nous ne nous sommes jamais rencontrés, vous n’avez jamais daigné prendre ma position et vous prenez pour argent comptant tout ce qui vous est dit par d’autres … bravo !!
    Ghis haye socialiste femme de gauche respectueuse de tous et surtout du debat …

    • Ghislaine,
      Qu’auraient apporté aux lecteurs de nouvelles explications embarrassées de votre part alors qu’ils vous ont déjà entendu patauger par deux fois au conseil? Les faits sont simples et limpides : vous vous lancez dans une aventure perso, sans respecter ni votre parti, ni votre mandat d’élue. Et que ce soit au « Canard enchaîné » ou dans « Bisque, Bisque, Basque! » le qualificatif aurait été le même : consternant!

    • Madame Haye

      Quand on a l’indécence de justifier son vote par une minauderie finale « j’espère que les 900 000 euros de loyer serviront à faire du social » on évite de donner des leçons. Mais apparemment vous n’évitez pas grand-chose.

  4. Après le conseil, la quasi-totalité des 15 se retrouva au Royalty, avec quelques-uns de leurs soutiens (dont un membre de RamDam 64-40, bravo!).
    Le Palais aura cristallisé, et c’est compréhensible, après Bigueyrie, après Sion,et bien d’autres affaires, une recomposition politique locale que Veunac appelait de ses voeux, mais qui tourne à la mort politique de lui et de ses improbables soutiens.
    Quoi qu’il arrive, ils seront balayés.

    Le discours affligeant des Darrigade, Puyau, Domège, téléphoné par Max Brisson, et démontrant à l’envi leur totale et désolante incompréhension du dossier, m’a fait mal. Ce sont mes anciens compagnons de route de 2014… Je ne les comprends pas.
    Que croient-ils pouvoir y gagner? N’ont-ils voté que par une forme de « fidélité » à un leader qui se cache et les manipule?
    Au moins Maïder Arosteguy et Richard Tardits ne sont-ils pas tombés dans le panneau, bravo à eux.

    Lundi soir, une bataille a été perdue, en aucun cas la guerre.

    Il sera encore largement temps de remettre en cause ce montage scélérat en mars 2020.
    Pour ma part, je m’y engage.

  5. En 2008 j’étais dernier de liste sur une liste dénommée « BiarritzAcoeur » qui regroupait les forces « unies » de la gauche (PS, PC et divers gauche) . GGH (Galéry GOURRET-HOUSSEIN en était le leader et Françoise Viollier la numéro 2 . Ghislaine Haye figurait sur cette liste et sa conviction semblait déjà limitée à la recherche d’une activité sinon d’une reconnaissance sociale et sa foi dans la gauche révolutionnaire ou même réformiste n’avait sauté aux yeux de personne . L’OPA de Lafite sur le PS Biarrot provoqua l’effondrement du PS biarrot , au moins dans ce qui lui restait de militants « de gauche » ; Françoise Viollier , élue au conseil municipal démissionna, Joël Brèque , notre candidat aux cantonales de Biarritz Est , se retira , suivi rapidement par plusieurs d’entre nous que l’arrivée d’un improbable gauchiste nommé Lafite n’avait pas convaincue , ce qui permit à Ghislaine Haye de se retrouver dans une position « intéressante » au milieu des débris de cette petite section … Il a suffi que GGH (alors seul élu au conseil municipal) se retire lui aussi , lors de l’élection de la tête de liste pour les municipales de 2014 , pour qu’effectivement , et par défaut, la section se retrouve avec deux candidates à sa direction : Ghislaine Haye et Jeanine Blanco autant dire bonnet blanc et blanc bonnet puisqu’aucune des deux ne semblait désireuse d’adopter le bonnet rouge ou même rose clair de l’ex gauche biarrotte … C’est peut être ce singulier « parcours » et ce hasard ironique et cruel qui explique pourquoi une conseillère municipale élue sur une liste « de gauche » , et porteuse d’un mandat des adhérents de sa section pour refuser un « plan » indigne de nos valeurs et des intérêts de notre ville , s’est vendue aussi facilement au plus offrant pensant ainsi garantir son avenir et récupérer , en son temps, le strapontin qu’elle occupe si mal …

  6. Madame HAYE, les lendemains de victoire donnent mal à la tête ? Dans cette soirée du 15/10, désolé je n ai pas vu de femmes de gauche. J ai vu des femmes courageuses, très courageuses mais de gauche non !!! J ai vu des surfeurs égoïstes , très égoïstes mais également un doc-surfeur très courageux !!! En réalité Madame je n ai pas vu de politique dans cette soirée, j ai tout simplement vu deux blocs: L un très égoïste, attaché à ces petits privilèges que leur accorde leur différentes fonction, ou le MOI ou plutôt  » ma gueule avant tout  » prédomine à faire vomir ; L autre des personnes courageuses, intègres qui rassure sur l avenir de Biarritz. Désolé Ghislaine , vous n êtes pas dans le deuxième bloc ! Votre intervention sur ce blog pour vous en prendre à l information , à Mr VIOLLIER en particulier et au journalisme en général prouve que le deuxième Doliprane n a pas fait tout son effet et que le mal est plus profond .

    • Voilà ce que l’infatigable Paul Bismuth a trouvé sur la page Facebook « Biarritz notre ville » et qu’il juge « très pertinent ». Je vous copie donc le contenu de ce poste qui correspond parfaitement à mon appréciation de l’action de ces tristes personnages:

      « En repensant à ce désolant conseil municipal d’hier soir, en fait nous avons eu droit à une sorte de Cérémonie des Césars à la Biarrote et il manque les prix. Afin de réparer cet oubli, un palmarès peut à présent être décerné aux meilleurs acteurs de la pièce pathétique à laquelle nous avons assisté hier soir à la Mairie:

      – Dans la catégorie « retournement de veste » : le Iago d’or 2018 est décerné ex-aequo

      à la socialiste (HAHAHA) Ghislaine Haye qui nous « explique l’inexplicable »…. Trop forte Ghislaine : Einstein fais gaffe Ghislaine is in da house !!!!

      ainsi qu’à

      Jean Benoit Saint Cricq, qui nous a montré – par sa nervosité et son ton inutilement agressif – qu’il est parfaitement conscient que nous savons qu’il a trahi et qui, pour tenter de cacher l’indignité de sa position, surjoue en montrant ses crocs.

      – Dans la catégorie « Puis-je faire briller vos mocassins à glands Mr Veunac? », le Fayot d’or 2018 est décerné

      à Eric Bonnamy pour sa gentille intervention inspirée des Bisounours, véritable déclaration d’amour à « son papa » Veunac.

      – Dans la catégorie « moi aussi je joue du pipeau », le Fayot d’argent 2018 est décernée

      à Mme Bénédicte Darrigade qui nous a exposé les raisons (grandioses) pour lesquelles elle va voter pour le projet Veunac: « j’ai moi aussi des connaissances expertes en hôtellerie de luxe et en poste sur les plus beaux ruezorts… » (comprendre resorts…). Encore un effort Béné, repeat after me : My Mayor is Rich !

      – Dans la catégorie « j’ai mis un beau costard et je m’écoute parler même quand je n’ai rien à dire », le Fayot de bronze 2018 est décerné

      à Alain Puyau. Lui (contrairement aux autres) a eu accès à toute l’information et il a tout compris !!!! Malheureusement nous, pas grand chose à son sabir.

      – Dans la catégorie « je n’ai pas préparé mon intervention mais je fais du bruit avec ma bouche », le Fayot de bois 2018 va

      à Frédéric Domège pour son discours incohérent et totalement vide de sens. SVP Fred la prochaine fois, ne dis rien c’est mieux pour ton image.

      Plus sérieusement, ma gratitude va à toutes celles et ceux qui hier soir – quels que soient leurs opinions politiques – ont su dépasser les clivages et ont eu le courage et la dignité de s’élever contre ce triste projet. »

  7. Ainsi donc, le verdict est tombé.
    Le sort du Palais parait scellé.
    Nos deux élus de tête ont concocté depuis de nombreux mois, et dans le plus grand secret, une feuille de route, sans que, a priori, ni les autres élus, ni le Conseil d’administration, ni les biarrots n’aient été informés, traduisant par là l’engagement électoral de transparence et de nouvelle gouvernance annoncés en début de mandature.
    Sans aucune assurance de réalisation un calendrier a été établi.
    Victoire sans appel à 2 contre 25.800.

    La suite est moins grandiose, elle est pleine d’incertitudes, d’interrogations et de doutes sérieux.

    Comment des élus dignes de ce nom peuvent-ils, entre autres, adouber un projet :
    – dont ils ne connaissaient pas le détail quelques jours auparavant
    – décidé à leur insu
    – pour lequel l’ordre de cessation de la commercialisation a été donné depuis plusieurs mois.
    – pour lequel la directrice de l’hôtel n’a pas toujours dit la vérité sur l’état des finances.
    – dont le coût a été estimé par des entreprises spécialisées et qualifiées sur ce type d’intervention
    sur la base sans doute d’APS (avant projet sommaire) donc comportant obligatoirement une
    marge d’erreur parfois importante.
    – dont le « plan d’affaires » est jugé irréaliste par les spécialistes.
    – pour lequel aucun contrat n’est censé être signé le 15 octobre puisque le vote n’est pas acquis
    – qui nécessite des entreprises qui, par miracle, seront opérationnelles 5 jours plus tard.
    – …

    Sur le seul plan d’affaires non réalisé le risque est sérieux et ce n’est pas comme l’a souligné notre grand argentier le congé signifié à cet opérateur ou à un autre qui modifiera en quoi que ce soit une situation financière dégradée.
    Sur le coût total des travaux, il faudra sans doute aller chercher du côté de Lourdes le strict respect des prix annoncés, prix qui se sont déjà passablement alourdis le jour du vote.
    Une seule des causes suffit à faire capoter le projet, l’addition des deux multiplie le risque.
    Objectivement, et sans vouloir jouer les Cassandre, l’avenir parait bien sombre.
    En cas d’échec le prix à payer pour la ville et les biarrots, s’il n’aura pas les conséquences directes de la cité de l’océan, sera bien plus important, peut-être plusieurs dizaines de millions par l’amputation du patrimoine historique.

    Confrontés à cette table des matières, probablement non exhaustive, un peu de bon sens aurait suffi à la plupart des acteurs de l’approbation.
    Le regard posé sur les attitudes et les visages au cours du Conseil a été très instructif.
    Tous les votes, pour, contre ou abstention sont acceptables s’ils sont étayés.
    Quand il y a doute une bonne conscience commande de se tenir à l’écart.
    Ce ne sont pas les justifications avancées, quelquefois hors du sujet, empreintes de niaiserie, parfois de mauvaise foi, alambiquées, pitoyables ou irrecevables qui ont convaincu les biarrots.

    Compte tenu du calendrier, de la démission de deux membres du CA, et du mode opératoire proposé, il est probable que plus rien ne filtrera jusqu’aux prochaines élections.
    Les partisans du projet se sont, me semble-t-il suicidés politiquement et peuvent, pour gagner du temps, commencer à feuilleter le chasseur Français pour le choix du matériel à acquérir pour l’ouverture de la truite à Baigorry au printemps 2020.

  8. Quelqu un peut il m éclairer, comment se fait t il que les travaux vont démarrer dans qques jours avec Effage, sans appel d offre ?

      • JP un appel d’offre….. c’est ancien monde ça non ? il faut évoluer : dans la start-up nation on avance

  9. Plusieurs axes de réflexion
    – imaginons que le duo Veunac Lafite aient raison sur le fond, aient fait un choix parfaitement judicieux, il resterait alors le problème de la méthode.
    Parce que le moins qu’on puisse dire est que ce choix parfaitement judicieux aurait été tellement mal expliqué, tellement mal partagé, qu’il aurait quand même réussi à fracturer durablement et douloureusement la majorité municipale. Et que l’année et demie à venir ne va pas être un chemin de roses.
    – pour que le Palais soit mis entre les mains d’Hyatt et de JCDH il ne suffisait pas que Veunac et Lafite le veuillent. Il fallait que les élus biarrots votent en ce sens. Ils étaient 18 en juillet, ils étaient 20 en octobre. 20 qui portent la même responsabilité. Parmi ces 20 certains se sont exprimés, d’autres surtout pas, même si certains ont levé les deux bras pour voter pour. Et il faut que tout le monde soit conscient que parmi ces 20 il y a la plus grande partie l’opposition (!) et des élus abertzale.
    – Saint-Cricq a ressorti pour la millionième fois son numéro de « moi le sauveur de Biarritz, moi le seul qui me sois opposé à la Cite de l’Océan » ses collègues ont été bien gentils de ne pas lui opposer que justement Cite de l’Océan + Bigueyrie + Villa Sion ça fait au moins trois bonnes raisons de ne pas croire aveuglément ceux qui affirment que leur solution pour le Palais, est la seule la bonne l’intelligente.
    – beaucoup se sont déclarés experts ou copains d’experts ou copains de copains d’experts, mais la moindre expérience dans le monde des affaires, voire le moindre bon sens, suffit pour dire qu’un groupe comme Jean-Claude Decaux Holding n’investit ni pour donner aux pauvres ni pour faire plaisir à quelque connaissance. Il investit pour que ça lui rapporte. Or même Lafite en fin de conseil admettait que le plan d’affaires de Hyatt était effectivement « un sujet ». Faire fructifier son investissement ça passe par reprendre la main quand le gestionnaire n’est pas bon. Et c’est juste une évidence économique de considérer que c’est ce que fera JCDH si Hyatt n’arrivait pas aux résultats annoncés.
    – et pour finir, mais qui voilà ? Max Brisson qui tweete « Conseil municipal de #Biarritz. #HotelduPalais. J’apprends que le public hurle, siffle, hue. Inacceptable.Un recul démocratique. Nous ne sommes plus en 1793. (ndlr : on admirera la subtilité de la référence). Mon soutien aux élus sifflés. Il faudra demain apaiser. Certains n’auront plus la légitimité pour le faire. » (ndlr : Qui donc pourrait l’avoir alors ? un sénateur élu ric-rac qui a préféré rester conseiller départemental plutôt qu’élu biarrot ?).

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