En politique comme en sport, la victoire n’est jamais acquise

La Semaine du Pays Basque, l’hebdomadaire de la Veunacie omnipotente, n’a pas le triomphe modeste dans son dernier numéro.

Si nous n’avez pas autant le sens des affaires que JC Decaux Holding, pour dénicher des placements rémunérés à 7,5%, achetez vite La Semaine du Pays basque, car ce numéro va vite devenir collector et vaudra très cher dans quelques années. Dès la Une, où une guillotine montre à quel point Veunac a échappé de fort peu aux dangereux révolutionnaires qui voulaient voir sa tête rouler dans le panier de son, le ton est donné : « Comment il a préservé le Palais, le G7 et les municipales de 2020 » … Et pourquoi pas la présidentielle de 2022, tant qu’on y est ?

Et le festival d’approximations de continuer en page 2, sous la plume de Jean-Philippe Ségot, qui, tout comme moi, ne risque pas d’être tondu à la Libération de la Ville, faute de matière première.

On commence par un coup d’encensoir adressé à Jean-Benoît Saint-Cricq, l’avocat de La Semaine, ex-opposant qui a rejoint les rangs de la majorité : « un homme clairvoyant, juriste hors pair, d’une intégrité exemplaire » C’est donc pour manifester leur enthousiasme que les Biarrots le sifflaient lundi soir ? Le nouveau duo Veunac-Saint-Cricq ? « Deux hommes qui méritent probablement plus la confiance des Biarrots (…) que l’armée mexicaine dirigée par les Arostéguy, Motsch, Amigorena, Chazouillères qui a logiquement mordu la poussière en ce lundi soir ».

Surtout ne pas s’arrêter en si bon chemin et bien finir le lustrage des chaussures en affirmant « Michel Veunac n’a guère de soucis à se faire désormais pour sa réélection », avant de réécrire l’histoire pour les Nuls de Biarritz : « En ce lundi soir, on a vu s’effondrer des destins. » après « cette tentative de coup d’État magnifiquement avorté ».

À force de se pencher sur le dossier, Saint-Cricq est tombé dans les bras de Veunac

Interview de Veunac en page 3 avec son consternant et habituel catalogue de phrases creuses et en page 4, un article remarquable de simplicité de l’ex-opposant Saint-Cricq intitulé « Lumière, sur les faux arguments des opposants » dans le style « Moi je comprends tout et eux rien ». Et le fait qu’il se soit totalement contredit entre 2017 et 2018, on n’en parle pas ? Selon un professeur de sciences physiques, correspondant de Bisque, Bisque, Basque!, c’est juste un problème de gravité : le Saint-Cricq nouvellement barbu de 2018 aurait été déséquilibré par sa surcharge pileuse et, en se penchant sur le dossier, serait tombé dans les bras de Veunac… À quoi tient un destin politique!

Et puis, pour finir un article de Stéphane Micoud intitulé : « En route pour le G7 : ce qui attend le Palais » qui est un chef d’œuvre de désinformation. Comme d’habitude avec le méticuleux Micoud, tout est vérifié et les chiffres sont précis. Un taux de +13,5% d’occupation par rapport à l’année précédente et des « retombées économiques » conséquentes. C’est ballot, mais l’auteur a juste oublié de préciser que le G7 de Deauville s’est tenu le 26 et 27 mai 2011, une date creuse qui ne poserait aucun problème à Biarritz, contrairement à la fin août 2019.

On le sait, « L’histoire est toujours écrite par les vainqueurs » et elle a toujours trouvé des plumes complaisantes pour enjoliver le tout de quelques arabesques. Mais notre trio infernal Veunac-Lafite-Saint-Cricq aurait bien tort de parader et devrait se rafraîchir la mémoire. En 1994, ce n’était même pas la peine d’organiser l’élection présidentielle, tant tout le monde annonçait Balladur devant Chirac. Même rengaine en 2016 où Juppé allait naturellement succéder à Hollande. Puis les primaires ayant mis quelque désordre, c’est Fillon évidemment, qui allait en 2017 devenir Président de la République. Bisque, Bisque, Basque! rigole en voyant que Veunac est annoncé favori pour 2020.

La presse d’opinion m’amuse beaucoup plus que la presse traditionnelle. Dans La Semaine, il y a énormément de choses que j’adore comme l’irrévérencieuse Marquise (un peu gâteuse tout de même puisqu’elle s’imagine que Bisque, Bisque, Basque ! était à la manœuvre avec… Borotra !), les papiers locaux des correspondants souvent fort intéressants et surtout, surtout le dessinateur Olivier Ruiz. Comment ne pas tout pardonner à quelqu’un capable de réussir aussi bien Maïder Arostéguy ou Nathalie Motsch ?

Mais de là à entonner avec Veunac et sa sinistre bande « Je me voyais déjà ! » sous prétexte qu’Aznavour vient de mourir, il y a un pas de trop qui ressemble à un pas de clerc.

D’autant plus que mon petit doigt me dit que le dossier du Palais est loin d’être clos et pourrait bien rebondir. Rendez-vous lundi matin 8 heures sur ce blog pour une information des plus croustillantes.

 

9 réflexions sur “En politique comme en sport, la victoire n’est jamais acquise

  1. Ah enfin du vrai journalisme ! de l’investigation ! de l’éthique ! de l’indépendance !

    Prenez en de la graine Môssieur Viollier !

    Les lire d’un derrière distrait comme disait Jeanson

  2. Le propre d un avocat est de défendre tout et son contraire…celui d un politique de dire ce qui l arrange…..que voulez vous attendre d un avocat polititien !!!! L ambition ne pose aucune limite…..

  3. Quand on a lu il y a quelques semaines les deux pages d’interview d’Yves Dugalde on ne s’étonne plus de rien dans la SPB. En effet cette interview de l’adjoint à la culture était consacrée pour une page à demi à « les Fêtes de Bayonne devaient-elles être payantes ? » Il restait ensuite la place pour deux questions : « alors le BO vous en pensez quoi ? » puis « vous êtes content de Macron ? ». Le sort de l’Atalante ? rien. Le sort du musée Bonnat-Helleu ? rien.
    Quelques semaines plus tard, on a pu lire « La vérité sur l’Hotel du Palais » avec la nouvelle vérité de l’éminent JB Saint-Cricq qui en 6 mois était devenu le promoteur acharné de la solution qu’il contestait auparavant.
    Et maintenant cette ode au duo Veunac-Saint Cricq. On parie quoi que Segot ambitionne le poste d’adjoint à la culture-aux medias-et-à-la-presse-qui-dit-la-vérité ? Peut-être même qu’on le lui a promis. Au pays des travaux qui commencent dès le lendemain d’un vote tout est possible.
    La SPB n’est qu’un ramassis de mauvais papiers de vieux schnocks (la parité il ne connait pas le sieur Segot, il ne doit même pas connaître le mot d’ailleurs) qui prennent leurs rêves de gloire pour la future réalité. A propos M. Segot allez donc interviewer Bernard Marie sur la superbe marina qu’il va construire à la Cote des Basques tant que vous y êtes.

    • « *allez donc interviewer Bernard Marie sur la superbe marina qu’il va construire à la Cote des Basques tant que vous y êtes* »
      Grossière erreur. Monsieur Marie n’a JAMAIS envisagé une telle chose. Il n’était même pas alors prétendant à la mairie de Btz.

  4. Nous qui attendions tant de la reprise de cet hebdomadaire. Décidément, devenir « très facilement «  propriétaire d’un prometteur hebdo ne guérit pas d’une certaine connerie.

  5. il y a longtemps que je n achète plus ce pseudo journal inintéressant et fortement dirigé dans une seule direction!!!

  6. Comme tout est une fois de plus pertinent, cher Jean-Yves, et je me régale de la lecture de Bisque Bisque Basque.

    Sans intention de récupération politique exagérée, j’espère, qu’il me soit permis de rappeler que NON, SUR LE PALAIS, LA MESSE N’EST PAS DITE.
    En mars 2020, il ne sera nullement trop tard pour remettre en cause le montage scélérat de Veunac et Lafite.
    Si je devais devenir maire de Biarritz, je me suis engagé à le faire.
    Je m’engage ici de surcroît à ne jamais m’associer sous quelque forme que ce soit à quelqu’un qui ne serait pas décidé à le faire.

  7. Je lis beaucoup de choses sur 2020, et suis moins optimiste que certains à penser qu il faut compter les mois pour Veunac. La liste en France où de nombreuses communes dirigées par des corrompus réélus est longue malheureusement.
    Les différentes personnalités qui ont émergées du dossier du Palais, devront assez rapidement se retrouver et décider « de qui fait quoi » et désigner leur leader.

    Ensuite, sortir de la douceur de vivre de BIARRITZ et de ces agréables terrasses pour faire le job. A savoir , aller taper à TOUTES LES PORTES, des plus modestes aux belles demeures, parler, expliquer, rabâcher…! Se faire connaitre !!!

    Beaucoup de BIARROTS ne font que survoler la politique locale ou s en désintéressent complètement. Il sera facile à VEUNAC d envoyer des CLAVERIE, POUEYT, DOMEGE ,porter la bonne parole dans leur quartier respectif. Quelques photos avec ALDIGE à Aguiléra qui remerciera la commune pour son soutien indéfectible au BO, Un communiqué des amis de MARBELLA pour remercier Veunac pour son écoute sur ce dossier, un peu de BRISSON et de BOROTRA et on ne sera pas loin du compte. Tout cela, Veunac saura le faire et même très bien

    Pour moi la partie est très loin d être jouée, le rassemblement d opposition doit se construire et agir, les personnalités et leaders ont émergé…

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