Défense d’en rire !

Le maire de Ciboure et son adjoint à l’Urbanisme suscitent l’hilarité en portant plainte en diffamation contre le site parodique « La Gazette de la Nivelle ».

Heureusement que le ridicule ne tue pas, car dans le cas contraire les Cibouriens pleureraient depuis une semaine la disparition de leur bien-aimé maire Guy Poulou et de son sixième, mais ô combien importantissime, adjoint à l’Urbanisme Jean-Jacques Gouaillardet. Il faut dire aussi que l’affaire est d’une gravité totale, comme nous la révèle Sud Ouest du 26 novembre, puisqu’un manant du clavier, sans même avoir le moindre titre nobiliaire ni galon d’élu à faire valoir, a osé rédiger dans la très célèbre « Gazette de la Nivelle » une interview imaginaire du sieur Gouaillardet… qui manque singulièrement de gouaille et d’humour dans cette affaire.

La Gazette de la Nivelle annonce pourtant la couleur avec ce bandeau très visible en bas d’écran, « site d’informations parodiques. »

Jean-Jacques Gouaillardet, chef adjoint du service humoristique de Ciboure.

Mais le très candide Jean-Jacques Gouaillardet avait dû prendre pour argent comptant jusque-là tout ce qui était écrit dans La Gazette de La Nivelle, comme le décalage d’une heure supplémentaire par rapport au reste de la France pour que les Cibouriens aient le temps de célébrer l’apéritif, ou la manifestation de gilets jaunes refusant de consommer des feuilles de salade verte au restaurant.  Aussi, quand il a lu les propos qu’on lui prêtait, l’adjoint à L’Urbanisme, qui m’avait abordé un jour pour me féliciter de l’humour de Bisque, Bisque, Basque !,  s’est décidé à porter plainte pour diffamation en compagnie du maire de Ciboure Guy Poulou.

Il faut dire que l’auteur de l’interview, Daniel Arbisa, reprenant une technique comique utilisée par des générations d’humoristes depuis Hergé et son professeur Tournesol, s’est amusé à faire répondre systématiquement son interlocuteur dépourvu de sonotone à côté de la plaque à propos de l’autorisation de construire une villa à toit plat, située avenue d’Abbadie d’Arrast. Insolence suprême, il ose même affirmer que le propriétaire de la villa a offert à Poulou et Gouailladet « un magnifique plateau d’huîtres de Bouzigues » en remerciement de cette autorisation de construire.

https://www.lagazettedelanivelle.fr/2018/10/14/exclusif-interview-de-jean-jacques-gouaillardet/

Pas un Cibourien n’a pris une seconde l’affirmation au sérieux et n’importe quel politique doté d’un peu d’humour aurait immédiatement rétorqué en précisant qu’un tonneau de Jurançon sec accompagnait les huîtres, mais pas nos deux élus, qui ont visiblement une très haute idée de leurs fonctions.

Arbitre des élégances humoristiques

Guy Poulou, chef du service humoristique.

En fait, le vrai moment comique réside dans l’interview, à ne rater sous aucun prétexte, de Guy Poulou à « Sud Ouest ». On comprend mieux pourquoi un maire sur deux souhaite ne pas se représenter en 2020. Naïvement, l’électeur moyen s’imagine que le maire d’une commune a déjà fort à faire avec les routes, les collèges et le logement social. Grâce à Guy Poulou, maire adoré des Cibouriens et qui fait l’unanimité dans sa ville, (C’est uniquement pour le taquiner que nombre d’associations le contestent !) on mesure mieux l’énormité de sa tâche : « Pour être vraiment parodique et humoristique, il faut écrire dans ‘‘Le Canard enchaîné’’ et ce monsieur n’a pas le talent pour écrire dans ‘‘Le Canard enchaîné’’ ».

L’article de Sud Ouest du 26 novembre.

Ainsi donc, le Premier magistrat d’une ville, si l’on en croit Guy Poulou, est aussi l’arbitre des élégances humoristiques, le seul apte à savoir qui a le talent suffisant pour être admis en classe supérieure. On comprend mieux pourquoi Guy Poulou a l’air si souvent fatigué et dépassé par sa tâche, car la gestion de la commission décernant les brevets de drôlerie aux Cibouriens agréés ne doit pas être une mince affaire.

Donc, si l’on suit le raisonnement de Poulou, « Le Canard enchaîné » lorsqu’il publie un interview imaginaire de Kim Jong-Un ou de Poutine serait drôle, mais pas Daniel Arbisa quand il ironise sur Guy Poulou ou Jean-Jacques Gouailladet. Comme c’est bizarre ! Et depuis quand l’humour et la satire se décrètent par arrêté municipal ?

Bon courage aux deux plaignants !

Bisque, Bisque, Basque ! attend donc avec beaucoup d’impatience le rendez-vous prévu devant le tribunal, et souhaite bon courage aux deux élus plaignants quand ils vont essayer de détailler devant des juges qui souvent ne manquent pas d’humour, eux, leur conception bien singulière et fort géographique de la satire, tout à fait acceptable du moment qu’elle s’arrête aux portes de Ciboure.

À moins que des Cibouriens, excédés par ce nouveau gaspillage d’argent public que va représenter ce procès (C’est facile d’aller en Justice quand on est défendus gratuitement !) ne campent devant la mairie avec une grande banderole : « Poulou, Gouaillardet ! Et si vous arrêtiez vos conneries ? »

Car c’est bien tout ce que vaut cette histoire de cornecul.

 

Un droit de réponse de Christophe Landrin

Christophe Landrin, directeur général des services à la mairie de Biarritz, estime que Bisque, Bisque, Basque ! s’est montré imprécis dans l’article « Veunac en pleine panade majoritaire ». Nous publions bien volontiers le message reçu.

Au travers de l’un de vos derniers articles vous mentionnez que Monsieur Tourret gère seul les dossiers sensibles de l’urbanisme à la place de Madame Nathalie Motsch.

Comme Directeur Général des Services, je souhaite qu’un rectificatif soit apporté car :
– l’administration instruit et porte à la connaissance des élus son expertise, en aucune manière elle ne prend une décision qui engage la ville,
– réduire cette instruction à la personne du directeur de service est restrictif et inexact car il s’agit d’un travail permanent et collégial d’une équipe de 10 personnes,
– les dossiers une fois instruits sont présentés pour arbitrage et décision finale des élus,
– les décisions importantes en matière d’urbanisme, et notamment celles concernant des dossiers dits sensibles sont arbitrées et validées, comme il se doit, par M le Maire.

Ni le DGS, ni le directeur en question, ni les agents du service ne vont au-delà de leur rôle de conseil aux élus. Merci de lever cette confusion, car les fonctionnaires qui servent cette ville n’ont pas être exposés dans des débats politiques et dans les commentaires légitimes qu’ils suscitent. En vous remerciant par avance.

Cordialement,
Christophe LANDRIN, Directeur Général des Services

Le commentaire de Bisque, Bisque, Basque !

Christophe Landrin défend ses services et c’est à son honneur. La phrase qui l’amène à réagir peut effectivement prêter à confusion sur la forme : « Veunac souhaitait maintenir Nathalie Motsch dans ses fonctions d’adjointe à l’Urbanisme tout en lui ôtant l’accès à tous les dossiers « sensibles » de la Ville, gérés par le seul Touret. » Et Bisque, Bisque, Basque ! est parfaitement d’accord avec Christophe Landrin pour dire que les fonctionnaires de la Ville font du bon travail et n’ont pas à être « exposés dans des débats politiques ».

En revanche sur le fond, Bisque, Bisque, Basque ! se montre absolument catégorique. Nathalie Motsch, adjointe à l’Urbanisme, n’a plus accès aux dossiers sensibles de la Ville, gérés par Michel Veunac lui-même, aidé par le directeur du service. Christophe Landrin ne dit d’ailleurs pas autre chose lorsqu’il écrit : « les décisions importantes en matière d’urbanisme, et notamment celles concernant des dossiers dits sensibles sont arbitrées et validées, comme il se doit, par M le Maire. »

Les Biarrots s’en doutaient depuis longtemps. Merci pour cette confirmation.

 

 

 

Veunac en pleine panade majoritaire

Poussé par Lafite, Veunac souhaite retirer sa délégation à Motsch le 12 décembre prochain, mais est bien conscient qu’il lui ouvre un boulevard politique.

Voilà l’homme qui promettait de rassembler Biarritz en 2014. C’est réussi ! Et l’on admirera au passage la « sincérité » de l’image. Ce n’est plus un logiciel de retouche qui a été utilisé, mais une truelle !

Jeudi dernier, les conseillers présents à la réunion de majorité se sont demandés un instant si Michel Veunac, n’avait pas avalé un flacon entier de ginko biloba, cet extrait d’un abricotier chinois qui stimule les fonctions cérébrales et fait voir la vie en rose, tant le premier magistrat semblait euphorique. L’explication est toute simple : mieux qu’une pilule magique, Veunac s’est fait… dorer la pilule en beauté par Emmanuel Macron qui l’a invité à faire partie des 2 000 maires autorisés à lui poser des questions (Avec Veunac, il ne risquait pas grand-chose…) et, comble de félicité, l’a retenu à dîner à l’Élysée en compagnie de neuf autres élus.

C’est le partage des tâches, ou plutôt le marché de dupes façon Président de la République : les Biarrots paieront l’addition du G7, en échange de quelques flatteries adressées à un maire déjà ivre de lui-même.

Malheureusement, chez les cyclothymiques la félicité ne dure guère et au bout de quelques minutes, Mimi-impérator avec ses colères, ses invectives et ses menaces est déjà de retour, ce jeudi soir face à sa majorité. Naïvement, les élus qui ont fait le déplacement – il en manque une dizaine ! – s’attendent à ce que soit évoqué l’ordre du jour du prochain conseil municipal, finalement reporté au 12 décembre. Comme si la conduite de la Ville intéresse encore le maire ! En fait, le seul sujet évoqué est Nathalie Motsch et son refus d’obtempérer. Pour Veunac, le marché est simple : soit l’adjointe à l’Urbanisme retire son recours devant le tribunal administratif et il passe l’éponge sur sa récente incartade, soit elle démissionne.

Jeannine Blanco prend rarement la parole, mais aurait pu s’abstenir cette fois encore.

Et comme à Biarritz, les comiques troupiers ne reculent devant rien, plusieurs flagorneurs de service se croient obligés de faire de la surenchère. Le plus drôle étant le sermon de Jeannine Blanco sur la nécessaire discipline de majorité. Quand on vient comme elle, comme Ghis Haye et Alain Robert, de s’asseoir sur les consignes du parti socialiste et de voter en faveur de l’Hôtel du Palais, on est tout à fait bien placée pour faire la morale aux autres.

Nathalie Motsch demande à parler en dernier et se montre très claire dans sa position. Non, elle ne retirera pas son recours car il est légitime, non elle ne démissionnera pas, car le dossier Hôtel du Palais ne fait pas partie du pacte de majorité et elle ne s’est donc pas montrée déloyale en exprimant son indignation sur ce dossier.

Veunac pris en tenaille

L’affaire Motsch illustre à merveille les actuelles dissensions entre Veunac et Lafite. Dans la foulée du conseil municipal du 15 octobre, Mimi-la-malice avait évoqué un instant avec ses proches l’idée de faire une charrette massive avec tous les adjoints et les élus s’étant opposés à lui dans le dossier Hôtel du Palais. Exit Barucq, Motsch, Mimiague, Boissier, avant d’annoncer une recomposition de la majorité, dans laquelle Domège, Puyau, Darrigade et Saint-Cricq trouveraient toute leur place.

Nathalie Motsch, droite dans ses bottes de sept lieues. Depuis le dossier du Palais, elle a l’impression qu’un boulevard politique s’offre à elle.

Mais Veunac est trop fin politique pour ne pas percevoir les inconvénients de cette idée. Les opposants de pacotille qui lui servent la soupe depuis deux conseils sont beaucoup plus utiles à la porte de la majorité jusqu’en 2020 plutôt qu’en alliés officiels. Et le cas Barucq reste délicat, compte tenu de son poids politique et de ses soutiens. Quant à « Calamity Motsch », comme la surnomment ses ennemis, puisqu’elle est désormais prête à défourailler sur tous les dossiers, Veunac ne peut s’empêcher d’affirmer en privé une certaine admiration pour le caractère et le talent oratoire qu’elle manifeste. L’idée est donc de l’admonester tout en lui pardonnant. Veunac se montre grand seigneur et en même temps, en la maintenant dans ses fonctions d’adjointe à l’Urbanisme tout en lui ôtant l’accès à tous les dossiers « sensibles » de la Ville, gérés par le seul Touret, il la contrôle un peu mieux.

La crise de nerfs de « La Faillite nous voilà ! »

C’est sans compter sur le manque de nerfs du Premier adjoint aux Finances qui fiche par terre ce beau projet. Dans le dossier du Palais, Veunac et Lafite sont parfaitement conscients qu’ils ont au minimum roulé sur la ligne jaune et contrevenu aux us et coutumes de la vie publique. Quand leurs opposants parlent d’aller au pénal, ils savent parfaitement que ce n’est pas une simple vue de l’esprit. Pour mémoire, les élus hostiles au projet du Palais, malgré leurs demandes répétées, n’ont toujours pas vu les nouveaux contrats signés avec les banques, ce qui est pour le moins surprenant. On aurait quelque chose à cacher ?

« Calamity Motsch », sortant les colts, a parlé de « casse du siècle » dans cette affaire. Ce qui est sûr c’est que le duo mis en cause dans ce dossier n’affiche plus désormais une très grande solidarité. Lors de la réunion du 12 novembre, Lafite avait surpris tout le monde en apostrophant en public Veunac à propos de l’adjointe à l’Urbanisme. « Je ne veux plus travailler avec elle. Michel, tu prends tes responsabilités ! »  Voilà pourquoi Michel Veunac s’est résigné à retirer sa délégation à son adjointe, tout en déplorant le manque de sens politique de celui que les Biarrots surnomment désormais « La Faillite, nous voilà ! »

Le maire est bien conscient que la nouvelle passionaria de Biarritz est déterminée à aller jusqu’au bout en 2020 et qu’elle va constituer une adversaire redoutable. En privé, il déplore la nervosité de Lafite et estime qu’en lui retirant sa délégation, il lui ouvre un boulevard politique. Pour une fois Motsch et Veunac semblent parfaitement d’accord et, en refusant de retirer son recours ou de démissionner, force est de constater que Nathalie Motsch a fait preuve de beaucoup de sens tactique.

Jusqu’où ira l’opposition ?

Veunac affirme avoir l’accord tacite de Saint-Cricq pour voter en faveur de l’éviction de Nathalie Motsch. Impossible de savoir si c’est de l’info ou de l’intox. Mais tout paraît désormais possible de la part de celui qui a été le meilleur opposant de la Ville pendant quatorze ans.

Heureusement Veunac garde plus d’un tour dans son sac à malices. Il n’a pas oublié qu’il a été mis en minorité au sein de ses propres troupes le 30 juillet dernier et que le retrait de délégation de Motsch pourrait être problématique lors du prochain conseil municipal qu’il a repoussé au 12 décembre pour respecter les formes légales. Info ou intox, Veunac s’est vanté auprès de sa garde rapprochée d’avoir contacté Saint-Cricq et d’avoir obtenu de lui l’assurance qu’il voterait ainsi que les autres membres de l’opposition favorables au dossier du Palais en faveur du retrait de délégation de Motsch. Quand on est ridicules, pourquoi s’arrêter à mi-chemin !

Depuis plus de trois mois, Bisque, Bisque, Basque ! sollicite ses confrères pour trouver un exemple d’une ville de moyenne importance où l’opposition a rallié le maire le jour où il se retrouvait en difficulté avec sa propre majorité. L’imagination des politiques étant sans limite, il doit certainement exister un endroit autre que Biarritz où des élus se sont livrés à de telles acrobaties éhontées. Mais, malgré la promesse d’offrir au confrère qui me trouverait la réponse les œuvres complètes de Michel Veunac en papier vergé Vélin avec reliure plein cuir doré à l’or fin, personne n’a pu dénicher l’équivalent de ce qui vient de se passer à Biarritz.

L’opposition peut rejoindre momentanément un maire dans un projet. Mais la morale républicaine veut, si le maire est en difficulté dans son propre camp, que l’on s’abstienne. Dans le cas du retrait de délégation d’une adjointe, il en est de même. On laisse la majorité se débrouiller entre elle.

Souhaitons donc un vote à main levée pour que l’on puisse mesurer une fois de plus à quel point une bonne moitié de nos élus n’a plus le moindre respect pour son mandat et pour ses électeurs.

Si Veunac va bien avoir besoin dans les jours qui viennent de ses petites pilules de ginko biloba, les Biarrots, eux, n’ont visiblement pas fini d’avaler des kilos d’anxiolytiques !

Un grand moment comique

La vidéo dure presque une heure et trente minutes mais elle vaut tous les sketches irrésistibles que vous avez déjà pu voir. Piètre orateur un peu bredouillant, Michel Veunac, ce jeudi 27 mars 2014 au casino Bellevue, joue les rassembleurs face à l’ogre Brisson et encense à tout va. « François Amigorena, ce chef d’entreprise qui parcourt le monde entier.  Nous avons la chance à Biarritz d’avoir des personnalités exceptionnelles comme celle-là ». C’est le temps où tout le monde s’aime, tout le monde y croit, derrière le vieux sage Veunac. Barucq, Motsch, Claverie, tressent des couronnes de laurier à l’homme qui va rassembler Biarritz. À vous dégoûter à tout jamais des politiques.

https://www.youtube.com/watch?v=RpiyI9xMW8A

 

 

 

 

 

 

Schneck prêt à aller au pénal contre Veunac et Lafite

Le candidat à la mairie de Biarritz Jacques-André Schneck souhaite monter un financement participatif pour porter plainte contre les responsables du dossier du Palais.

Le post Facebook, daté du 21 novembre, où Jacques-André Schneck dévoile ses intentions.

Alors qu’un voile d’opacité continue à envelopper le dossier « Hôtel du Palais » et que la réunion de majorité prévue jeudi prochain risque d’être houleuse, les élus attendant toujours la communication des derniers éléments chiffrés du dossier, Jacques-André Schneck, candidat à la mairie de Biarritz pour 2020, propose une toute autre démarche. Il entend au quotidien l’indignation des Biarrots sur ce dossier et estime sur sa page Facebook que la seule solution consiste à se porter partie civile.

Connaissant le réseau de l’ancien énarque, on se doute qu’il a dû longuement consulter avant de lancer cet appel. En effet, malgré les deux recours déjà déposés par François Amigorena et Nathalie Motsch devant le tribunal administratif, Jacques-André Schneck estime que les faits commis par Michel Veunac et Guy Lafite relèvent aussi du pénal. Il propose donc aux Biarrots indignés par ce qui vient de se passer de le soutenir financièrement pour pouvoir engager « un ténor du barreau ».

Affaire à suivre sur les réseaux sociaux pour voir si cette proposition connait un succès mérité.

https://www.facebook.com/jacquesandre.schneck

 

 

Un aveu qui plombe encore plus Veunac et Lafite

Les révélations continuent : c’est plus de deux millions d’euros que Michel Veunac a avancés avant même que le conseil municipal n’entérine le dossier Hôtel du Palais.

L’article de Mediabask où Veunac annonce que l’addition est encore plus salée que prévue.

Ce n’est pas le média le plus tapageur de la Côte basque, mais il fait un sacré bon travail sur le dossier de L’Hôtel du Palais. L’article de Goizeder Taberna paru dans Mediabask le 13 novembre dernier est passé un peu inaperçu des Biarrots, ce qui est fort dommage. Il contient en effet son lot de révélations savoureuses. De lin blanc vêtu, notre Mimi-la-Malice municipal nous annonce que les avances consenties aux fournisseurs, avant même que les travaux ne soient votés par le conseil municipal ne s’élèvent pas à 656 000 euros, comme tout un chacun le croyait, mais au total à près de deux millions d’euros.

Cette nouvelle somme de 1,2 million d’euros, jusque-là jamais évoquée, serait destinée à payer le bois des huisseries du palace.

 

Et comme Michel Veunac est un grand spécialiste de l’enfumage, il nous sort une version qui relève du conte de fées pour citoyens trop crédules. « Les administrateurs de la Socomix étaient parfaitement au courant ». La réalité est toute autre. En dehors des zélateurs forcenés du maire, qui répéteront à l’envi qu’on leur a tout dit, les autres membres du conseil d’administration, comme Virginie Lannevère, François Amigorena ou Anne Pinatel, déplorent l’opacité dans laquelle on les a maintenus.

C’est par hasard qu’ils ont découvert pendant l’été que les commerciaux de L’Hôtel du Palais avaient ordre depuis janvier 2018 de cesser la commercialisation du palace à partir du 18 octobre. Et ils s’étonnent que ces factures qui ont été payées rubis sur l’ongle n’aient jamais été présentées aux administrateurs. Virginie Lannevère estime d’ailleurs que 2,6 millions d’euros ont été engagés.

Allez, Michel, encore un effort et la mémoire va te revenir ! En attendant, le roi de la phrase creuse se contente pour sa défense d’une de ces formules à l’emporte-pièces dont il a le secret : « Depuis le début, nous travaillons avec un certain nombre de prestataires de service, de maîtres d’œuvre, qui nous aident. Il faut bien les payer. »

Il ne viendrait à l’idée de personne de reprocher au maire sa vertu. Mais se souvient-il que quand on est premier magistrat d’une Ville, on n’a pas le droit d’engager des dépenses sans les avoir faites approuver par son conseil municipal ? Tout décidément, dans ce dossier de l’Hôtel du Palais, relève au minimum de l’attentat démocratique. Voire beaucoup plus, si la Justice s’en mêle.

(Pour les retardataires : https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20181109/michel-veunac-assume-les-avances-faites-pour-lhotel-du-palais )

L’ANALYSE DE BISQUE, BISQUE, BASQUE !

Une communication soigneusement réfléchie

Michel Veunac n’est pas du genre à dévoiler spontanément ses agissements. Les écuries de Bigueyrie, la villa Sion ou le confortement de la Côte des Basques ont démontré qu’il ne reconnaissait les faits que contraint et forcé. Cette interview donnée à Mediabask où il augmente spontanément l’addition des sommes versées avant le vote des élus est donc en apparence très surprenante.

En apparence, seulement.

En effet, un secret de polichinelle agite actuellement la communauté politique de la Côte basque. Les méthodes du duo Veunac-Lafite dans ce dossier dépassent largement le cadre du tribunal administratif et pourraient finir au pénal.

Jacques-André Schneck sur sa page Facebook écrit : « On peut sérieusement se demander aujourd’hui si Michel Veunac et Guy Lafite ne sont pas susceptibles d’être poursuivis pour détournement de fonds publics ou pour abus de biens sociaux ou les deux. »

https://www.facebook.com/jacquesandre.schneck/posts/10213636490412819

Colette Capdevielle s’interroge pour sa part. Les faits ne relèvent-ils pas « d’une plainte avec constitution de partie civile devant le Doyen des juges d’instruction du TGI de Bayonne ? »

Interrogé par le préfet et la Chambre Régionale des Comptes, Michel Veunac doit avoir conscience qu’il est allé trop loin et qu’il joue gros. Alors, en bon animal politique, il en avoue un peu plus pour pouvoir dire s’il se retrouve un jour à la barre du tribunal : « Mais je n’ai jamais rien caché et je peux vous en donner la preuve avec cette interview à Mediabask »  Et l’élu ne manquera pas alors de sortir le couplet sur la difficulté de sa tâche et sur le fait, lui le pauvre sociologue, qu’il ne savait pas qu’il devait d’abord faire approuver cette décision par ces élus ou par les membres du conseil d’administration de la Socomix.

Une défense astucieuse mais qui pourrait mettre à mal son brillant adjoint aux Finances, toujours prêt à faire mousser sa carrière. Si celui-ci se retrouvait à la barre en compagnie de son « ami » Michel Veunac, « La Faillite nous voilà », comme le surnomment les Biarrots, aurait du mal à plaider l’incompétence en tant qu’ancien secrétaire-général adjoint des mairies de Marseille et Paris et à expliquer pourquoi les procédures normales de passation des marchés, où on informe les élus avant de prendre une décision et de signer des chèques, n’ont pas été respectées.

Lundi dernier, lors de la réunion de majorité, les élus ont été surpris par l’inhabituelle nervosité de Guy Lafite qui s’est mis à hurler sur Nathalie Motsch à l’origine après François Amigorena d’une deuxième procédure contre le dossier Palais, affirmant même que Michel Veunac « devait prendre ses responsabilités » et qu’il « refusait de travailler avec elle ».

Alors, Guy, on commence à envisager des lendemains qui déchantent ?

 

 

 

Journalisme de combat plutôt que de constat

En voulant mettre à mal Edwy Plenel, le journaliste Laurent Huberson rate son coup et réussit à nous faire apprécier encore plus le patron de Mediapart.

Rien ne me met de meilleure humeur que le sournois qui laisse délibérément traîner un râteau dans son jardin, en espérant qu’un distrait marchera dessus, et qui, l’oubliant, finit par se le prendre dans les dents. Sous couvert d’objectivité, celle qui permet au journaliste conformiste de cautionner toutes les décisions gouvernementales ou municipales et de s’assurer une existence tranquille, cette deuxième enquête consacrée à Edwy Plenel, par le journaliste de Public Sénat Laurent Huberson, est d’une grande fourberie.

Passé l’inévitable paragraphe sur le père anticolonialiste et les débuts d’Edwy Plenel à Rouge sous la signature de Joseph Krasny, ce qui permet à l’auteur de s’interroger sur ce qui reste de trotskiste chez le Edwy Plenel d’aujourd’hui, Laurent Huberson, ignorant qu’un miroir a toujours deux faces, s’acharne à ne scruter que le côté qui l’arrange. Si Plenel est passé par Le Matin de Paris avant d’entrer au Monde en 1980, c’est parce qu’un arrivisme forcené l’anime. C’est pour cette raison qu’il se précipite sur la rubrique « police », alors disponible, afin de publier ses premières enquêtes. Bien entendu, l’idée que la passion du journalisme ait aussi pu animer Plenel, ne semble même pas lui traverser l’esprit. Ce n’est qu’à regret que l’auteur consent à reconnaître que c’est sous le duumvirat Colombani, Plenel que Le Monde a réussi ses meilleures ventes.

Un scoop, comme un diamant, a besoin d’être poli

Laurent Huberson détaille ensuite les scoops de Plenel, en pointant du doigt avec une maniaquerie d’instituteur les imperfections, révisions et approximations. Des centaines de confrères se satisferaient d’avoir réussi le dixième de ce qu’a publié Plenel, mais le journaliste de « Public Sénat » détaille toutes les « erreurs » du patron de Mediapart et les moments où il n’avait pas toutes les cartes en main en publiant. Comme si un diamant sortait parfaitement poli d’une mine d’Afrique du Sud ! Comme si le scoop devait être parfait et irréprochable dès sa première parution et non peaufiné et amélioré par les apports successifs des enquêteurs. Mais il est vrai qu’à Public Sénat, le dernier qui a vu un scoop de près ne doit pas être très jeune.

Vous l’avez compris, ce « Edwy Plenel. Coups, intrigues, réseaux : enquête sur un journaliste controversé » est un livre plus que contestable. Mais paradoxalement, comme le fourbe qui va faire rire tout le monde en se prenant son râteau en pleine poire, chacun peut y trouver son bonheur. Ceux qui détestent Plenel y dénicheront de nouveaux arguments. Quant à ceux qui estiment que Mediapart est actuellement le meilleur support d’information en France, ils en sortiront vivifiés.

Je suis loin, très loin, d’être d’accord avec tout ce qu’écrit Plenel, mais comment ne pas partager sa vision du journalisme, si loin des ennuyeux robinets d’eau tiède qui nous sont servis chaque jour : « Il pratique un journalisme de soupçon. Celui de considérer que la vérité n’est pas dans ce qui est montré, dans l’observation des faits. Mais qu’elle est cachée, le plus souvent volontairement, et se niche derrière les apparences. »

Et Laurent Huberson, inconscient de l’involontaire couronne de lauriers qu’il tresse au patron de Mediapart, de poursuivre : « Il est dans le rapport de force, dans l’idée que l’information ne sort pas d’elle -même. Il faut aller la débusquer, quitte à bousculer ce qui est établi, installé. Il faut déranger, « porter la plume dans la plaie ». C’est un journalisme de divulgation, voire de dénonciation qui privilégie l’information trouvée à l’information donnée. »

C’est la définition même du journalisme quand il ne se contente pas de relayer les communiqués officiels.  Voilà pourquoi Plenel et Mediapart méritent un grand coup de chapeau.

« Edwy Plenel. Coups, intrigues, réseaux : enquête sur un journaliste controversé », Laurent Huberson, éditions Plon, 432 pages, 19,90 €.

 

 

 

 

La Faillite, nous voilà !

Le Premier adjoint se surpasse dans La Semaine du Pays basque : contrevérités, omissions et approximations, avec toujours cette humilité qui le caractérise.

Guy Lafite pérore et ne se remet pas en cause dans cette interview. Il est aussi loin des préoccupations des Biarrots que Macron de celles des Français.

C’est l’histoire d’un énarque qui se promène en montagne. Il croise un berger qui garde son troupeau et tout de suite se sent obligé de faire étalage de sa supériorité : « Je suis capable de vous dire en cinq secondes, combien vous gardez de moutons, mon brave homme ». Le berger rigole : « Si vous me donnez le chiffre exact, vous pouvez emporter le mouton que vous voulez ». Deux secondes après, l’énarque triomphe : « Vous avez 543 moutons ! » Beau joueur, le berger basque lui demande de choisir un mouton, ce que l’énarque fait. Le berger lui dit alors : « Je parie que vous avez fait l’ENA ». Stupéfait, l’énarque qui a déjà un animal dans les bras sursaute : « Comment le savez-vous ? » Le berger rigole : « Parce que seul un énarque peut confondre mon chien avec un mouton ».

Nul ne sait si Guy Lafite, le suffisant énarque qui nous tient lieu de Premier adjoint, est capable de distinguer un manech à tête noire d’un border collie, mais à l’évidence, dans cette longue interview à La Semaine où il s’exprime en toute liberté, celui que les Biarrots surnomment désormais « La Faillite, nous voilà ! » démontre une absence totale de sens pratique et cherche à nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Bisque, Bisque, Basque ! va donc se faire un plaisir de vous décoder les propos tenus.

Le mépris des électeurs

En 2014, Guy Lafite se présentait en homme de gauche. Mais comme le dit son épouse Anne dans les dîners mondains : « Mon mari est beaucoup trop à gauche pour les Biarrots ». Personne à vrai dire ne s’en était aperçu. Lafite, l’air de rien, mange le morceau sur cette gauche caviar qui ne l’intéresse plus : il est membre de La République en Marche depuis 2016. Le souci, c’est qu’il n’a pas jugé bon d’informer les électeurs de cette nouvelle volte-face. Quel mépris pour ceux qui ont voté pour lui ! Comme le disait l’ancien ministre Edgar Faure, « Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent ».

Les zones d’ombre d’une carrière

Guy Lafite espère sans doute en mettre plein la vue au bon peuple avec sa carrière. Mais il oublie de dire qu’il est parti précipitamment du cabinet de Bertrand Delanoë où il était secrétaire général adjoint. « Une rivalité avec le secrétaire général » affirme l’énarque, même si une autre version, moins à l’avantage de l’élu biarrot, circule. De la même façon, Lafite se montre bien discret sur Dexia, la banque qui a multiplié les emprunts toxiques auprès des municipalités et ruiné un certain nombre d’elles. Déjà à l’époque, le jeune Lafite avait une grande affection pour les emprunts à taux variable comme celui qu’il vient de souscrire pour le Palais. On peut parler d’une certaine cohérence dans sa carrière. N’est pas « La Faillite, nous voilà ! » qui veut.

https://www.publicsenat.fr/article/debat/emprunts-toxiques-aux-collectivites-locales-a-qui-la-faute-81264

Où sont les « fake news » ?

De Veunac à Claverie en passant par Lafite, tous répondent « fake news !» quand est évoquée la renégociation des banques avec la Ville. Le Premier adjoint n’hésite pas à se contredire puisqu’il a reconnu devant les journalistes une « renégociation aux marges ». Si l’on en croit la page Facebook de Jacques-André Schneck, un autre énarque lui aussi détenteur d’un solide réseau mais plus sympathique et crédible que le premier nommé, la renégociation avec les banques aurait été importante. Un propos fort proche de ce que dit Nathalie Motsch.

Quoiqu’il en soit, il est inadmissible, alors que le prêt a été renégocié que les élus du conseil municipal – et les Biarrots ! – n’aient toujours pas connaissance des modifications que le contrat a subies. Nathalie Motsch a demandé par voie légale communication de toutes les pièces du dossier. Elle a raison, même si pour Lafite « on ne lui a pas communiqué les pièces car elle ne les aurait pas comprises ». Les électrices apprécieront.

Planquer les dettes sous le tapis n’est pas gérer

Toujours aussi content de lui, l’élu se pâme ensuite sur la situation financière de la Ville « grandement améliorée », ce qui montre un toupet d’airain. Effectivement en laissant le soin d’emprunter à La Socomix pour ce qui est le plus gros emprunt jamais souscrit par Biarritz, on peut présenter des finances saines, en planquant la dette sous le tapis. En jargon d’énarque, ça devient une « stabilisation de la dette malgré un plan d’investissement ambitieux. » Défense de rire.

La démocratie façon Lafite

Le donneur de leçons Lafite ne s’interroge pas sur la méthode, ne se demande pas si le Palais n’aurait pas mérité un referendum, ne remet pas en cause les cachotteries faits aux élus, mais se plaint simplement que deux élus aient introduit un recours devant le tribunal administratif. Le discours de l’élu montre pourtant à quel point, ces recours sont justifiés. Et le matois Lafite a tellement conscience que ces recours risquent d’aboutir qu’il tente par avance de discréditer ses adversaires. Nous avons monté un dossier catastrophique, commis des attentats répétés contre la démocratie, mais, à cause de ces recours, le dossier va coûter encore plus cher… Mais quelle blague ! Si le dossier avait été monté en respectant la démocratie, on n’en serait pas là.

Le G7 excuse tout… Oh, le bel aveu !

Et le grand mot est enfin lâché : Toute cette hâte, ces surcoûts inévitables, cet argent versé à Eiffage avant même que les conseillers municipaux n’aient voté les travaux n’ont qu’une raison. Permettre aux grands ce monde de péter dans la plus belle soie possible, le 27 août prochain, dans un Hôtel du Palais totalement rénové. Désolé, mais l’addition finale de cette récréation pour grands de ce monde est un peu trop chère au goût des Biarrots qui, une fois de plus, auraient mérité d’être consultés. Guillaume Barucq a bien raison quand il demande une aide de l’État pour un événement qui va être particulièrement pénible à vivre et douloureux pour le portefeuille des Biarrots. Mais de ces petites considérations matérielles, l’énarque et futur président de la Socomix, ne se soucie point.

2020 : Et en plus, il nous prend pour des cons…

Modeste, avec son petit pull cachemire et son auréole immaculée, Lafite nous affirme que 2020 « n’est pas sa préoccupation ». Bisque, Bisque, Basque ! va donc se faire un plaisir de rapporter les conversations de l’énarque dans les dîners en ville, qui annonce qu’il ira quoiqu’il arrive, « avec ou sans Veunac ». Et notre homme si près des préoccupations des Biarrots, de rajouter qu’il se voit faire liste commune avec Saint-Cricq et probablement Brisson. En voilà une martingale gagnante, novatrice et ambitieuse pour la Ville ! Et pour faire bonne mesure, Lafite se croit obligé d’en rajouter : « le dossier du Palais m’aura déjà montré avec qui je ne partirai pas ». Voilà qui tombe bien, car personne parmi les opposants au dossier du Palais ne veut de lui.

Heureusement, avec le mépris des électeurs et l’absence de capacité à se remettre en cause que manifeste Lafite dans cette interview, incarnation même de tout ce que je déteste en politique, notre énarque semble avoir plus de chance de décrocher la queue du Mickey aux manèges de la fête foraine de l’hippodrome qu’une belle écharpe tricolore en 2020. Un souci de moins pour les Biarrots !