Un aveu qui plombe encore plus Veunac et Lafite

Les révélations continuent : c’est plus de deux millions d’euros que Michel Veunac a avancés avant même que le conseil municipal n’entérine le dossier Hôtel du Palais.

L’article de Mediabask où Veunac annonce que l’addition est encore plus salée que prévue.

Ce n’est pas le média le plus tapageur de la Côte basque, mais il fait un sacré bon travail sur le dossier de L’Hôtel du Palais. L’article de Goizeder Taberna paru dans Mediabask le 13 novembre dernier est passé un peu inaperçu des Biarrots, ce qui est fort dommage. Il contient en effet son lot de révélations savoureuses. De lin blanc vêtu, notre Mimi-la-Malice municipal nous annonce que les avances consenties aux fournisseurs, avant même que les travaux ne soient votés par le conseil municipal ne s’élèvent pas à 656 000 euros, comme tout un chacun le croyait, mais au total à près de deux millions d’euros.

Cette nouvelle somme de 1,2 million d’euros, jusque-là jamais évoquée, serait destinée à payer le bois des huisseries du palace.

 

Et comme Michel Veunac est un grand spécialiste de l’enfumage, il nous sort une version qui relève du conte de fées pour citoyens trop crédules. « Les administrateurs de la Socomix étaient parfaitement au courant ». La réalité est toute autre. En dehors des zélateurs forcenés du maire, qui répéteront à l’envi qu’on leur a tout dit, les autres membres du conseil d’administration, comme Virginie Lannevère, François Amigorena ou Anne Pinatel, déplorent l’opacité dans laquelle on les a maintenus.

C’est par hasard qu’ils ont découvert pendant l’été que les commerciaux de L’Hôtel du Palais avaient ordre depuis janvier 2018 de cesser la commercialisation du palace à partir du 18 octobre. Et ils s’étonnent que ces factures qui ont été payées rubis sur l’ongle n’aient jamais été présentées aux administrateurs. Virginie Lannevère estime d’ailleurs que 2,6 millions d’euros ont été engagés.

Allez, Michel, encore un effort et la mémoire va te revenir ! En attendant, le roi de la phrase creuse se contente pour sa défense d’une de ces formules à l’emporte-pièces dont il a le secret : « Depuis le début, nous travaillons avec un certain nombre de prestataires de service, de maîtres d’œuvre, qui nous aident. Il faut bien les payer. »

Il ne viendrait à l’idée de personne de reprocher au maire sa vertu. Mais se souvient-il que quand on est premier magistrat d’une Ville, on n’a pas le droit d’engager des dépenses sans les avoir faites approuver par son conseil municipal ? Tout décidément, dans ce dossier de l’Hôtel du Palais, relève au minimum de l’attentat démocratique. Voire beaucoup plus, si la Justice s’en mêle.

(Pour les retardataires : https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20181109/michel-veunac-assume-les-avances-faites-pour-lhotel-du-palais )

L’ANALYSE DE BISQUE, BISQUE, BASQUE !

Une communication soigneusement réfléchie

Michel Veunac n’est pas du genre à dévoiler spontanément ses agissements. Les écuries de Bigueyrie, la villa Sion ou le confortement de la Côte des Basques ont démontré qu’il ne reconnaissait les faits que contraint et forcé. Cette interview donnée à Mediabask où il augmente spontanément l’addition des sommes versées avant le vote des élus est donc en apparence très surprenante.

En apparence, seulement.

En effet, un secret de polichinelle agite actuellement la communauté politique de la Côte basque. Les méthodes du duo Veunac-Lafite dans ce dossier dépassent largement le cadre du tribunal administratif et pourraient finir au pénal.

Jacques-André Schneck sur sa page Facebook écrit : « On peut sérieusement se demander aujourd’hui si Michel Veunac et Guy Lafite ne sont pas susceptibles d’être poursuivis pour détournement de fonds publics ou pour abus de biens sociaux ou les deux. »

https://www.facebook.com/jacquesandre.schneck/posts/10213636490412819

Colette Capdevielle s’interroge pour sa part. Les faits ne relèvent-ils pas « d’une plainte avec constitution de partie civile devant le Doyen des juges d’instruction du TGI de Bayonne ? »

Interrogé par le préfet et la Chambre Régionale des Comptes, Michel Veunac doit avoir conscience qu’il est allé trop loin et qu’il joue gros. Alors, en bon animal politique, il en avoue un peu plus pour pouvoir dire s’il se retrouve un jour à la barre du tribunal : « Mais je n’ai jamais rien caché et je peux vous en donner la preuve avec cette interview à Mediabask »  Et l’élu ne manquera pas alors de sortir le couplet sur la difficulté de sa tâche et sur le fait, lui le pauvre sociologue, qu’il ne savait pas qu’il devait d’abord faire approuver cette décision par ces élus ou par les membres du conseil d’administration de la Socomix.

Une défense astucieuse mais qui pourrait mettre à mal son brillant adjoint aux Finances, toujours prêt à faire mousser sa carrière. Si celui-ci se retrouvait à la barre en compagnie de son « ami » Michel Veunac, « La Faillite nous voilà », comme le surnomment les Biarrots, aurait du mal à plaider l’incompétence en tant qu’ancien secrétaire-général adjoint des mairies de Marseille et Paris et à expliquer pourquoi les procédures normales de passation des marchés, où on informe les élus avant de prendre une décision et de signer des chèques, n’ont pas été respectées.

Lundi dernier, lors de la réunion de majorité, les élus ont été surpris par l’inhabituelle nervosité de Guy Lafite qui s’est mis à hurler sur Nathalie Motsch à l’origine après François Amigorena d’une deuxième procédure contre le dossier Palais, affirmant même que Michel Veunac « devait prendre ses responsabilités » et qu’il « refusait de travailler avec elle ».

Alors, Guy, on commence à envisager des lendemains qui déchantent ?

 

 

 

20 réflexions sur “Un aveu qui plombe encore plus Veunac et Lafite

  1. M’enfin Jean-Yves, ce ne sont que des erreurs de débutants, c’est normal il apprend MiMi, c’est son premier mandat. Il fera mieux lors du 2ème nul doute !

    Les positions de Jaques-André Schneck et de Mme Capdvieille sont pertinentes : il faut à présent s’assurer de la légalité des actions engagées par cette équipe en roue libre et pour cela rien de mieux qu’une procédure devant les tribunaux pour établir si le Droit a été respecté.

  2. Des visionnaires et pis c’est tout 🤣🤣🤣
    Je souhaite vraiment qu’ils ne se fassent pas prendre pour abus de biens sociaux sur les travaux à venir de leurs villas …. à bon entendeurs !

  3. Si on veut envoyer devant, ou même dans, tant qu’on y est, le tribunal de Bayonne Monsieur Veunac Michel- Monsieur Lafite aussi, éventuellement, mais autant respecter une vieille maxime qui défend le principe de la concentration des forces- c’est simple . Il suffit que les conseillères et les conseillers municipaux de Biarritz contraignent leur maire à respecter le loi française qui lui commande de nous laisser consulter les contrats conclus à la SEM ( Cité de l’Océan). Or depuis plus de deux mois, Monsieur Michel Veunac viole la loi française qui nous autorise à consulter les contrats conclus à la SEM, comme nous l’avons fait en septembre dernier pour les contrats conclus à la mairie de Biarritz (1), en barricadant la porte du musée de la mer .Sur Facebook, nous n’arrêtons pas d’appeler les membres du conseil municipal de Biarritz à réagir face à cette violation flagrante de la loi par le maire. En vain. Nous en avons même appelé à l’élu le plus important de Biarritz, Monsieur Max Brisson. Mais celui-ci, comme nous nous en doutions – n’a-t- il pas participé, en ami, à la petite mondanité organisée par Monsieur Michel Veunac, aux frais des contribuables en 2017, à l’occasion de la publication du livre de Monsieur Didier Borotra ! – préfère maintenir son amitié aux deux maires- l’ancien, Monsieur Didier Borotra, condamné par la justice française et qui a un autre rendez-vous avec la justice française dans quelques jours à Pau et l’actuel, Monsieur Michel Veunac qui devrait l’être après toutes les entorses à la loi qu’il a perpétrées (2)- plutôt que de rétablir à la mairie de Biarritz la morale publique. Qui se ressemblent, s’assemblent. La clé de la campagne municipale à Biarritz de 2020 se trouve dans les bureaux de la SEM ( Cité de l’Océan) qui renferme des contrats conclus qui sont illégaux- de source sure, puisqu’émise par une conseillère municipale de Biarritz- Si nous découvrons des contrats conclus illégalement- comme le fut celui que Monsieur Didier Borotra attribua à sa fille en 2013- j’ assignerai Monsieur Michel Veunac en justice. Et ce sera un candidat de moins en lice pour 2020. Et la candidature de son ami Max Brisson sera fragilisée, fatalement. Les élus corrompus sont bien responsables, par leurs abus, des violences qu’ils peuvent subir.

    (1) Cette consultation nous a permis de découvrir que Monsieur Michel Veunac en qualité de maire accorde en 2016 un contrat de plus de 75 000 euros au fils de Monsieur Didier Borotra; l’avenant est signé par Monsieur Destizon le 31 juillet 2017. Nous avons les documents.

    (2) En dépit du contrat que Monsieur Veunac accorde par favoritisme en 2016 au fils de Monsieur Didier Borotra, malgré les tentatives avortées- avortées grâce à l’intervention de plusieurs conseillers municipaux de Biarritz- perpétrées par Monsieur Michel Veunac en sa qualité de maire de Biarritz de vendre à vils prix des biens publics afin d’empocher ou de faire empocher à terme des plus values, nonobstant sa violation flagrante de la loi française dont nous sommes victimes, face à la porte barricadée du musée de la mer, n’en déplaise à toutes ces entorses à la loi et à la morale publique, on me dit de toutes parts que toutes ces charges ne sont pas suffisantes pour envoyer Monsieur Michel Veunac au tribunal de Bayonne. D’où notre insistance à vouloir consulter les contrats conclus à la SEM et d’où l’acharnement du maire à nous interdire l’accès à ces dits contrats! Si on ne peut pas recevoir l’aide de la justice, ni celle des élus, pour combattre la corruption- comme nous l’avons réussi à faire à deux reprises, et avec sucçès -que reste-t-il comme moyens aux citoyennes et aux citoyens? Les élus corrompus sont bien responsables, par leurs abus, des violences qu’ils peuvent subir.

  4. Ce sont des faux en écriture publiques passibles des Assises. Il ne faut rien banaliser et le maire de ma commune a été jugé pour un faux alors que j’étais conseiller municipal pour moins que cela;
    Tous les contribuables lésés par cette décision ont vocation a engager une action judiciaire peut être seront-ils un jour responsables de leurs votes et des conséquences de ce dernier.

  5. Que faut il de plus aux Biarrots, pour comprendre qu il est temps d en finir avec cette génération de politiques corrompus et malhonnêtes. Certains commentaires sur les réseaux sociaux me rendent pessimiste sur l avenir. Il va falloir que l opposition municipale qui s est dégagée passe la vitesse supérieure. La compétence est là, l honnêteté aussi je pense, maintenant il est temps de de ne rien lâcher, de n accepter aucun compromis douteux. Et surtout imaginer un projet ambitieux pour le  » bien vivre  » à BIARRITZ. Des thèmes tels que la circulation, le stationnement dans leur globalité doivent être revus, de cela en découleront une plus value pour le centre ville, les commerces. Pas de politique de l autruche à la Veunac pour la qualité des eaux de baignade, c est une priorité. Le logement accessible aux jeunes couples pour éviter la fermeture de groupes scolaires mais aussi favoriser la diversité sociale. Enfin arrêter avec ces projets mégalos, nous voulons des pistes cyclables, des trottoirs confortables, tout ce qui rend bon pour continuer à y vivre !

  6. Bonjour,
    A Biarritz, Eiffage rénovera l’hôtel du Palais – Le Moniteur
    https://www.lemoniteur.fr › Architecture › Projets
    Il y a 5 jours – Après l’ancienne Samaritaine de Luxe à Paris et la construction … de Versailles, Eiffage construction a remporté un troisième marché … Cette fois, le contrat de 33 millions d’euros porte sur la rénovation de l’hôtel du Palais, à Biarritz. … La Socomix (dont les actionnaires principaux sont la mairie de Biarritz …

    • C’est la société de parking préférée de Biarritz les parcmètres que penser de tout cela je vous laisse juge

      • Il ne faut pas confondre Eiffage et Vinci. Seulement Vinci, sous la marque INDIGO, possède de nombreux parkings sur le BAB et dans le reste de la France. Eiffage, c’est surtout le viaduc de Millau et l’autoroute Pau/Bordeaux.

  7. Re…

    Soc D’economie Mixte Pour L’exploitation Socomix (Biarritz, 64200 …
    entreprises.lefigaro.fr/de-l-hotel-du-palais-de…socomix-64/entreprise-622720159
    13 nov. 2018 – JURIS CONSULTANT Jean-Christophe ROUGÉ & Associés 10, allée Véga, Centre d’Affaires Erdian 64600 ANGLET SO.CO.MIX. SOCIETE …

    soc d’economie mixte pour l’exploitation – Verif
    https://www.verif.com/…/SOC-D-ECONOMIE-MIXTE-POUR-L-EXPLOITATION-62…
    Président du conseil d’administration, M VEUNAC Michel. Directeur financier, Mme PASCOUAU Cécile. Directeur des ressources humaines, Mme PASCOUAU …

  8. Quelle modération c’est le droit rien que droit et tout le droit . C’est un faux en écriture publique. Engager des fonds de la mairie sans vote du conseil municipal? Que penser de cette irrégularité de droit? Avocat pendant plus de 10 ans et magistrat depuis plus de 30 ans élu municipal je n’accepte pas que dans ma ville de telles irrégularités soient commises je suis très contrarié par ce que je lis et je vais peut être engager une action si je dispose de pièces justifiant ces situations. Merci de votre aide.

      • Le fait de faire voter le conseil municipal sur un projet alors que des dépenses publiques ont été engagées constitue un faux. Jamais le conseil municipal n’a été informé que la suspensions des réservations avait été prises et par qui? Que de l’argent avait été engagé sans délibération. Que la société effilage avait reçu des fonds publics . Que les travaux avaient commencés. Que le vote était biaisé car l’information n’avait pas été donnée aux élus et qu’ils ont en conséquence été trompés. Ces faits au regard des textes semblent pouvoir recevoir une qualification pénale crime ou correctionnalisation il appartiendra au parquet de qualifier ces faits en tous cas inadmissibles

    • Bonjour Monsieur. Je souhaiterais vous faire part de ma réflexion concernant les différents commentaires que vous avez publiés sur ce blog. Je pense que ce n’est pas le maire qui doit être visé car le conseil municipal n’intervient pas du tout dans la gestion de la Socomix qui est une société d’économie mixte indépendante. Mais c’est plus de la responsabilité du président, la Socomix et de son CA qui est impliqué dans cette affaire. Il faut surtout connaître, mais est-ce public, les comptes rendus des CA et savoir si ce dernier à donné autorisation à son président pour lancer les ordres de service et de travaux par anticipation.

      • C’est possible mais les fonds ont été fournis par la mairie à moins d’une erreur d’interprétation de ma part j’attends vos observations sur cette question et je vais étudier cette question avec attention.

      • La mairie ne donne pas directement de fonds aux entreprises pour les travaux du palais. Seule la socomix, dont le président est effectivement Veunac, signe les ordres de services et vire les fonds, depuis le compte courant de la socomix. Mais attention, ordre de service ne signifie pas paiement, ce qui veut dire que le paiement intervient seulement après l’ordre de service, selon des règles établies entre l’entreprise et le donneur d’ordre. Il peut y avoir seulement et éventuellement un acompte, avec versement du solde à la fin des travaux, avec généralement des paiements intermédiaires mensuels à l’avancement.

  9. 1,2 millions d’euros pour approvisionner entre autres des fenêtres en bois de PIN, lamellé collé. Aussi surprenant que de supprimer l’arrosage automatique des pelouses d’un palace en front de mer. Alors est ce que ces huisseries seront aussi durables que le crédit bancaire ? That is the question ?

  10. Pingback: Un financement participatif pour attaquer Veunac et Lafite en justice ? - Blog de Jacques-André Schneck

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