La Saint-Barthélémy continue à la mairie

Après avoir longuement hésité, Veunac s’est enfin décidé à couper la tête de Nathalie Motsch, le 8 février prochain. Pendant ce temps, la débandade continue…

Il va bientôt falloir dresser un monument aux morts dans le hall d’accueil de la mairie de Biarritz, en hommage à tous ceux qui sont tombés, épuisés par les errances, indécisions et colères du piètre manager Michel Veunac. Il est très rare qu’un directeur de cabinet ne finisse pas un mandat. En quatre ans de règne, Michel Veunac a déjà fait plus de victimes qu’il n’y a de noyés chaque saison sur la Côte basque. Après le très apprécié Guillaume Snollaert, parti en 2018, c’est la chef de cabinet depuis 13 ans Catherine Mériot qui jette son tablier. En arrêt maladie, elle a demandé à réintégrer Biarritz tourisme et ne veut plus être en première ligne avec le maire. Elle sera remplacée par Nathalie Mineo.

Michel Veunac semble d’ailleurs avoir du mal à travailler avec les femmes, ce qui n’est guère une surprise au vu des horreurs qu’il a parfois lâchées en plein conseil.

Laurence Minier, la directrice de la police municipale, est partie à Bordeaux pour retrouver un peu de sérénité.

Claire Ripert, directrice de la communication, a jeté l’éponge au bout de quinze ans pour partir en Australie.

Même débandade, côté élus, où les démissions de Virginie Lannevère du conseil municipal, d’Anne Pinatel de la Socomix, après celles de François Amigorena et Édouard Chazouillères. de leurs postes d’adjoints, montrent un maire incapable de fédérer et tout juste bon à faire sauter sur ses genoux l’opposition, quand il se retrouve en minorité dans sa majorité.

« Calamity Nathalie » ne cède pas

Reste le cas particulièrement embarrassant pour Veunac de sa turbulente adjointe Nathalie Motsch. Selon les informations de « Bisque, Bisque, Basque ! », l’ancienne adjointe à l’Urbanisme, devenue adjointe à rien du tout, aurait été l’objet de plusieurs réunions restreintes et de vifs échanges entre Lafite et Veunac. Ce dernier considère que la future candidate à la mairie est beaucoup plus dangereuse, une fois sa liberté retrouvée, car elle a démontré un beau tempérament au moment de l’affaire du Palais, tandis que Lafitte, sans doute moins politique, veut à tout prix la tête de « Calamity Nathalie », car elle a le tort de ne pas être bluffée par le grand homme qu’il pense être. Veunac, Lafite et Motsch refusent bien évidemment de le reconnaître, mais, selon plusieurs sources concordantes, le grand maladroit qui nous dirige aurait tenté plusieurs opérations de câlinothérapie en direction de Nathalie Motsch, en lui promettant à chaque fois monts et merveilles… à condition qu’elle retire ses recours devant le tribunal administratif.

Des recours qui semblent terriblement inquiéter le duo Veunac-Lafite. On aurait un peu trop joué avec les règles de la vie publique ?

Heureusement pour les Biarrots, la dame a du caractère et a annoncé à plusieurs reprises qu’elle ne démissionnerait pas et ne retirerait pas ses recours, puisqu’elle n’estime avoir commis aucune faute en dénonçant le curieux montage de L’Hôtel du Palais. À regret, Veunac a donc inscrit à l’ordre du jour du conseil municipal du 8 février prochain le retrait de délégation de Motsch. Les Biarrots sont vivement invités à venir assister à ce conseil où l’on entendra probablement encore, comme le 15 octobre dernier, des huées et des applaudissements, tant la gestion de cette ville, est extravagante.

Veunac aménage à sa guise le débat national

Vous pouvez retrouver tous les dessins d’Azo sur son blog : azo.centerblog.net

La réunion de majorité qui s’est tenue en début de semaine a déjà donné un avant-goût de l’avidité manifestée par certains élus. Motsch écartée, c’est un poste d’adjoint et l’indemnité mensuelle de 1100 euros qui va avec, dont il faut s’emparer toute affaire cessante ! Et tant pis si on n’a aucune aptitude pour ce poste. Depuis quelques semaines déjà, le très courtisan Destizon sévit à l’Urbanisme. Il fallait donc promouvoir un autre petit jeune méritant et c’est Laurent Ortiz, qui avait très bien voté pour le Palais, le 15 octobre dernier, après s’être montré un peu indiscipliné en juin dernier, qui a décroché la timbale. Au final, les cocus seront une fois de plus les Biarrots qui en perdant Amigorena, Chazouillères, Motsch, Lannevère et Pinatel à des postes décisionnaires voient s’éloigner les dernières chances de ramener à la raison l’équipage fou qui dirige le paquebot biarrot.

Et comme s’il fallait poursuivre la farce jusqu’au bout, Michel Veunac s’est encore illustré lors de cette réunion de majorité quand un conseiller lui demande comment il envisage de contribuer au grand débat national voulu par son ami Macron. Pas question de donner une salle à une association qui souhaiterait débattre, a décrété le grand timonier. On va organiser deux grands débats, mais avec à chaque fois un modérateur et « interdiction absolue de poser des questions sur des sujets locaux »

Les Biarrots avaient déjà constaté que leur maire manifestait un sens un peu particulier de la démocratie, ils découvrent maintenant qu’il a peur des questions. Elles font pourtant bien moins mal aux finances des Biarrots que les décisions du maire.

 

 

Ce que je dirais à Macron s’il écoutait au lieu de parler

Sans surprise le grand bla-bla national tourne au show présidentiel.  Mais en ignorant les messages initiaux des gilets jaunes,  le Président de la République commet une lourde erreur.

Les forts en thème sont ainsi faits qu’après leur réponse vous ne comprenez même plus la question que vous avez posée. Dans le genre bête à concours, difficile de faire mieux qu’Emmanuel Macron, qui de show télévisé devant les petits maires, en plan communication où il arrive « à l’improviste » avant de s’asseoir « spontanément » à côté d’un gilet jaune, réussit petit à petit à détourner l’opinion publique des revendications initiales des gilets jaunes. Ces revendications qu’il ne veut à aucun prix satisfaire.

Puisque le grand bla-bla national se limite donc à la parole d’un seul, avec beaucoup de fumée et pas grand-chose derrière, Bisque, Bisque, Basque ! va se faire un plaisir de rappeler au prestidigitateur national les demandes fondamentales qu’il veut à tout prix faire disparaître sous le tapis.

La révolte des nouveaux pauvres

En pulvérisant le code du travail, Macron a précipité dans la précarité des milliers de Français supplémentaires. Désormais les femmes de ménage qui se lèvent à l’aube pour redonner un peu de lustre aux entreprises, ne sont plus des salariées classiques, mais -miracle de la linguistique ! – des « techniciennes de surface » ! -, dotées d’un statut d’auto-entrepreneur. Est-il normal, alors que la France est la cinquième puissance économique mondiale, que des salariés à plein temps ne puissent arriver à nourrir leurs enfants ? Est-il logique que quelqu’un qui travaille trente-cinq heures par semaine perde de l’argent, avec ses frais de garde d’enfants et d’essence, par rapport à quelqu’un qui reste tranquillement chez lui ? Comment en touchant le salaire minimal peut-on se loger dans une grande ville où le moindre studio se loue 600 euros ? Ce sont ces travailleurs pauvres, n’ayant jamais fait de politique pour la plupart, qui ont envahi les ronds-points.

En réponse à leur désespoir, Macron et Philipe ont rusé, finassé, bricolé des mesures dilatoires qui ne concernent que quelques-uns. Une hausse immédiate et importante du salaire minimal est la seule solution pour que « travailler » ait un sens. Les politiques, les économistes vont hurler à la folie… comme à chaque fois ! Augmenter chaque année des dirigeants, parfois exilés fiscaux, parfois auteurs de catastrophes industrielles, est une évidence pour ces politiques et économistes, mais augmenter le peuple, quelle horreur ! Pourtant à chaque fois de notre histoire où la rue a obtenu quelque chose, on nous a prédit les pires catastrophes et à chaque fois cet appel d’air dans les porte-monnaie les plus légers a relancé la consommation du pays.

La goinfrerie de l’État

Sans surprise, Édouard Philippe a joué la même partition que le Président.son maître,

Des produits de première nécessité comme l’eau, le pain, les œufs, les pâtes ne sont pratiquement pas taxés pour que chacun puisse y avoir accès, ce qui est parfaitement logique. Mais quand on organise la désertification des campagnes, quand on laisse les plus pauvres s’installer dans les périphéries lointaines sans aucun moyen de transport possible, comment l’État peut-il se goinfrer à un tel niveau de taxes sur l’essence ? Il faut être un homme politique avec chauffeur pour ne pas se rendre compte de la révolte que peuvent ressentir ces Français qui travaillent toujours plus pour toujours moins d’argent. Et malgré tous ces signaux, nos politiques continuent encore et encore à pressuriser les mêmes… comme l’entourage de Louis XVI l’a fait avant 1789.

Tous les Français ont compris que la rapacité fiscale de l’État peut être sans limite. Récemment le Canard enchaîné nous apprenait que l’électricité est désormais taxée à 54%, ce qui signifie que nombre de Français ne peuvent plus se chauffer tant la facture énergétique est lourde. Savent-ils ces élus godillots qui votent sans hésitation le matraquage fiscal, ce que cela signifie d’avoir froid, d’avoir faim et de ne pas pouvoir offrir des cadeaux à ses enfants en fin d’année ? Dans un pays qui est prospère comme le nôtre, il est indécent de voir l’écart entre les plus riches et les plus pauvres ne cesser de croître.

La fin des privilèges

Avec un art consommé de prestidigitateur qui sait détourner le regard du public de l’essentiel, Macron, à chaque fois qu’il est interrogé sur la suppression de l’ISF ou sur le statut des hommes politiques, botte en touche en affirmant que ce sont des mesures qui ne rapporteront pratiquement rien à l’État. Le Président de la République est pourtant suffisamment érudit pour savoir que les symboles font parfois l’histoire. Louis XVI aurait pu garder la tête haute, plutôt que de finir dans le panier de son, s’il avait compris que le tiers-état n’en pouvait plus de crouler sous des taxes dont étaient exemptées la noblesse de robe ou d’épée. L’impôt sur la fortune est peut-être une mesure symbolique, mais elle est nécessaire pour donner un sentiment de justice fiscale et doit être rétablie d’urgence si Macron veut se débarrasser de l’étiquette « Président des riches ».

De la même façon, vous avez tous admiré la suavité avec laquelle les politiques estiment que ce n’est pas la question quand on évoque leur statut si particulier.

Quand un salarié a plusieurs activités, il paie des impôts sur l’ensemble de ses revenus. Pourquoi un élu, lorsqu’il a plusieurs mandats, paie-t-il un prélèvement à la source sur chaque indemnité séparément, ce qui l’amène à verser la moitié, voire beaucoup moins, que le contribuable ordinaire tout en bénéficiant d’un régime de retraite on ne peut plus favorable ? Si les élus contribuaient à même hauteur que les autres contribuables, sans doute seraient-ils plus attentifs aux taxes qu’ils votent.

De la même façon, alors que le salarié lambda va devoir justifier le moindre kilomètre parcouru s’il veut être remboursé par son entreprise, on ne voit vraiment pas pourquoi les indemnités de fonction des parlementaires sont octroyées sans contrôle. Quand le sénateur Didier Borotra n’allait pratiquement jamais au Sénat, au point de ne pas savoir dix-huit ans après son élection où était son bureau comme l’a démontré un reportage de M6, il n’avait aucun problème à salarier sa fille comme assistante parlementaire alors qu’elle vivait en Amérique du Sud (pratique fort heureusement interdite depuis) et à encaisser des indemnités de fonction, non imposables, alors qu’il n’avait quasiment aucun frais.

La candidature d’Ingrid Levavasseur aux Européennes sème la zizanie parmi les gilets jaunes, ce que souhaitait Macron.

Emmanuel Macron nous a fait croire en 2017 que la moralisation de la vie publique était sa préoccupation principale, avant de faire voter une réforme cosmétique qui ne s’applique même pas, contrairement à ses promesses de campagne, aux élus locaux. Ce détestable coup de marketing, il le renouvelle avec le grand débat national où il confisque la parole devant des petits maires apeurés – les seuls élus présentables qu’on ait pu trouver ! – sans chercher le moins du monde à changer quoi que ce soit aux privilèges de sa caste. Et il se frotte sans doute les mains en voyant Ingrid Levavasseur des gilets jaunes tenter de monter une liste aux Européennes, le plus sûr moyen de rendre ce mouvement inaudible. Mais que Macron ne s’y trompe pas. S’il continue à soliloquer sans prendre en compte les revendications exprimées, s’il continue à jouer les monsieur-réponse-à-tout sans chercher à réparer les injustices criantes, c’est une victoire à la Pyrhhus qui l’attend. Grand bla-bla national ou pas.

 

Le BO lui aussi impacté par le G7

Un, voire deux matches sont menacés par le sommet mondial de fin août. Une perte sèche pour le club de rugby qui lorgne du côté d’Anoeta.

En août, les tribunes sont toujours pleines.

À l’image des seigneurs féodaux qui saccageaient sans le moindre état d’âme les récoltes des manants lorsqu’ils chassaient à courre, les grands de ce monde ont décidé de venir distraire leur spleen pré-automnal sur le petit bout de rocher qui est le nôtre et tant pis pour les gueux qui y habitent ordinairement. Nous n’oublierons pas à quel point le premier magistrat de la ville ne s’est soucié que de sa future investiture dans cette affaire, en ne défendant absolument pas les intérêts des Biarrots et en ne faisant pas preuve du minimum de bon sens nécessaire pour empêcher un G7 en plein mois d’août. Quarante-cinq sommets du G7 se sont déroulés sur la planète, mais pas une fois, pas une seule, au mois d’août. Une fois de plus, le prix de la bêtise en barre aura donc un candidat sérieux avec Michel Veunac.

Pas un jour ne se passe en effet sans que les Biarrots ne découvrent une nouvelle atteinte annoncée à leur liberté de vivre et de circuler. Périmètre sécurisé, périmètre ultra-sécurisé, badges, contrôles, fouilles, on en passe et des meilleures, avec une seule certitude : pendant quelques jours, le déconnomètre va marcher à fond !

Cette fois, c’est le Biarritz Olympique qui découvre que le mois d’août pourrait être difficile pour ses finances. Le stade d’Aguilera ne figure pourtant pas dans le périmètre doré à l’or fin où les maîtres du monde auront l’illusion de s’ébattre devant un peuple qui les acclame. Mais il y a une petite annonce qui est un peu passée inaperçue. « Pas le moindre rassemblement ne sera autorisé à partir du 18 août ».

Pour les clubs de rugby des villes côtières où les vacanciers sont nombreux, le mois d’août est l’équivalent des fêtes de Noël pour les commerçants. Les supporters habituels reprennent avec plaisir le chemin du stade après une longue coupure et les vacanciers sont ravis de venir découvrir un club aussi titré que le Biarritz Olympique. Comble de bonheur, les grandes métropoles souvent à demi désertes en août, sont heureuses de joueur leurs premiers matches à l’extérieur en attendant que les citadins reviennent.

C’est donc une à deux recettes du BO qui pourraient être impactées par ce G7.

Aldigé : « Je ne veux pas que ça coûte un sou au BO ! »

Contacté par téléphone, alors qu’il s’apprêtait à aller assister à la rencontre Union Bordeaux-Bègles-SU Agen, le président du Biarritz Olympique, Jean-Baptiste Aldigé, confirme totalement l’information : « Nous venons d’apprendre cela. La fédération n’a pas encore publié le calendrier de la saison prochaine, mais il est sûr que nous allons avoir au minimum un match d’impacté. »  Le président poursuit : « Nous ne savons même pas si nous serons autorisés à nous entraîner à Aguilera… Qu’est-ce que ça veut dire un rassemblement… Trente-cinq joueurs qui s’entraînent ensemble, c’est un rassemblement ? »  C’est sûr que si les joueurs doivent s’entraîner à deux maximum sur le terrain, ça ne va pas être simple de préparer l’équipe !

Aldigé se veut souriant mais a du mal à cacher son agacement : « Au mois d’août, nous faisons des recettes à 200 000 euros. Vous vous rendez compte de la perte sèche ! »

Quand on lui demande si le BO a un plan B, le président se montre cash comme à son habitude. « J’ai demandé à l’adjointe aux Sports, Stéphanie Ricord, de négocier de ville à ville avec Saint-Sébastien pour voir si nous pouvons utiliser Anoeta à cette période. Mais je ne veux pas que ça coûte un sou au BO ».

Si la mairie s’en occupe, le BO n’a vraiment plus rien à craindre !

 

Gilets jaunes : les artistes s’en mêlent

Revisitant les événements qui agitent notre pays, Victor La Licorne met à disposition du public textiles et affiches pour manifester sa colère.

Le meilleur slogan du monde n’aura jamais la force d’une image. L’artiste biarrot Victor La Licorne que nous apprécions particulièrement à Bisque, Bisque, Basque ! l’a parfaitement compris et a transformé son actuelle indignation en images fortes. Ses illustrations politiques et revendiquées comme telles, étaient exposées sous le titre « La beauté dans la rue », vendredi 18 janvier au Newquay Pub à Biarritz, mêlant textiles et affiches de tous formats.

Dans l’univers de Victor La Licorne, que l’on peut suivre sur Facebook (https://facebook.com/VictorLaLicorne) et Instagram (www.instagram.com/victorlalicorne/), vous trouverez par exemple un Président de la République qui révèle son vrai visage dénué d’empathie, rappelant Jack Nicholson dans Shining, au dos d’un gilet jaune qui fera de vous le plus beau pour aller manifester.

À moins que vous ne préfériez cette image d’un ancien proche conseiller de Macron, se laissant aller à des violences policières dignes d’un CRS de mai 1968, alors que les forces de l’ordre nous expliquent encore ce matin fort benoîtement qu’elles ne peuvent se passer de flashball (Qu’en pense Lola, victime d’un tir tendu et d’une triple fracture de la mâchoire ?), cette « Benallisation des violences policières », visiblement assumée par le gouvernement mérite d’être dénoncée.

Heureusement, pour Victor La Licorne, l’amour a aussi sa place avec cette image revisitée d’un manifestant en fauteuil roulant embrassant une Marianne assise sur ses genoux et croyant à l’avenir même si les forces de l’ordre obscurcissent l’horizon.

Pour l’artiste biarrot, il ne fait pas de doute que « L’amour vaincra ». Ce point de vue sera-t-il partagé par tous ceux qui seront dans la rue encore aujourd’hui, qu’ils soient en gilets jaunes ou en casques noirs et matraques ?

Les affiches sont à retrouver chez Blackbird Biarritz, avenue de Verdun, ou directement sur le Facebook et Instagram de l’artiste. N’hésitez pas à le suivre, il paraît qu’une mise aux enchères du fameux gilet jaune « macronisé » aura bientôt lieu et que l’argent servira aux victimes du mouvement ! Bravo !

 

 

 

Des vœux mais surtout un aveu

Pendant que les vieilles canailles de RamDam 64-40 distribuaient klaxons et harpes, le maire de Biarritz sortait quelques énormités au casino Bellevue. Une moitié seulement des conseillers municipaux s’était déplacée.

C’est l’histoire du chirurgien qui s’apprête à vous amputer d’un bras et d’une jambe, mais qui vous annonce en salle d’opération qu’à votre réveil votre vie sera comme avant. Ceux qui n’étaient pas venus au casino Bellevue pour les fish and chips ou les verrines de homard (Michel Veunac, rappelons-le est vice-président de l’Agglo en charge de l’attractivité touristique du Pays basque et n’offre donc que des produits typiquement basques comme les sacs Hermès ou les spécialités culinaires anglaises), pour ceux donc qui avaient décidé de venir s’ennuyer aux voeux du maire, une surprise de taille les attendait.

Bien obligé d’évoquer le G7 à l’orée de cette année 2019, Michel Veunac, avec la désinvolture du chirurgien prêt à tronçonner un bras qui n’est pas le sien, n’y est pas allé par quatre chemins pour annoncer aux Biarrots la saignée qui les attendait.

Sud Ouest, 16 janvier 2019

Le docteur Diafoirus, doté de son écharpe tricolore, est formel : Biarritz ne sera pas « bunkérisée » pendant le G7, vous devrez juste en tant que Biarrots être enregistrés, fichés, répertoriés, avoir l’haleine fraîche et les cheveux bien peignés et présenter des coffres de voitures vides et des sacs à main rangés au cordeau, et – Merci monsieur le maire ! – « jusqu’au 18 août les activités se dérouleront normalement ». Autrement dit les commerçants et tous ceux qui vivent du tourisme à Biarritz vont perdre quinze jours de chiffre d’affaires en haute saison et risquent de devoir mettre la clé sous la porte. Mais visiblement, Veunac s’en fiche, puisque sa photo dans le journal en compagnie des grands de ce monde est assurée. Et que les Biarrots en soient de leurs poches avec les travaux précipités de L’Hôtel du Palais ou la non indemnisation de l’État l’indiffère totalement puisque, lui, va conserver ses indemnités ô combien méritées de maire soucieux de l’intérêt de tous.

Fort malicieusement, Sud Ouest du 17 janvier qui évoque les précédents G7 rappelle que les commerçant lésés au Canada sont indemnisés tandis que rien n’est prévu à cet effet dans notre beau pays, même pas les mouchoirs pour pleurer. Les contribuables biarrots pour leur part ignorent toujours quelle sera la part de l’État et celle de la Ville dans l’addition finale du G7 qui, généralement, tourne autour de 30 millions d’euros. Vous comprenez mieux pourquoi on ne peut guère offrir plus de vingt euros par mois à ces gueux de gilets jaunes, alors que la France est la cinquième puissance économique mondiale.

Bisque, Bisque, Basque ! qui est pour la paix dans le monde et qui sait à quel point Michel Veunac exerce son mandat par pure passion citoyenne et avec un désintérêt total pour les questions matérielles propose donc à notre Premier magistrat de faire don de ses indemnités à la caisse des commerçants pour minimiser le préjudice qu’il leur fait subir. Les pertes ne seront pas totalement compensées, mais le geste sera apprécié.

Sud Ouest, 16 janvier 2019

Enfin dernier détail qui ne trompe pas sur l’ambiance fin de règne qui présidait à ces vœux 2019, seuls 19 conseillers municipaux sur 33, ceux qui tremblent pour leurs indemnités et n’arrivent pas à imaginer après 2020 une existence sans mandat, avaient réussi à trouver le fort difficile chemin d’accès au casino Bellevue.

Une joyeuse remise de klaxons et de harpes

Béatrice Chevé décernant la harpe d’or à Virginie Lannevère.

Cinq conseillers municipaux sont même allés plus loin et ont boycotté les verrines de homard préférant se marrer à la maison des associations plutôt que s’ennuyer ferme au casino Bellevue. Avec les vieilles canailles de RamDam 64-40, accompagnés de jeunes impertinents et impertinentes chargés de les raccompagner le soir jusqu’à la maison de retraite, les quatre-vingts spectateurs présents ont pu vérifier que l’imagination des politiques pouvait être sans limite. D’où ces vigoureux coups de klaxons. Heureusement d’autres élus, par leur implication, leur transparence, leur volonté de respecter le mandat confié par les électeurs ont démontré que notre pays peut aussi espérer des jours meilleurs. Par un hasard curieux, les récipiendaires de harpes étaient presque tous présents quand les bénéficiaires de klaxons se sont montrés plus discrets. La soirée s’est donc terminée avec beaucoup d’émotion et d’applaudissements nourris pour féliciter Hervé Boissier et Virginie Lannevère à Biarritz, Peio Etcheverry-Ainchart et Pierre-Laurent Vanderplancke à Saint-Jean-de-Luz qui repartent avec un magnifique objet d’art et se sont promis de prendre des cours de harpe.

Les spectateurs ont apprécié la soirée. le chien aussi.

 

Le palmarès des klaxons et harpes 2018

Proclamation des Klaxons pour les Landes

5.- Christian PLANTIER

4.- ÉRIC GUILLOTEAU

3.- Lionel CAUSSE klaxon de bronze

2.- Élisabeth BONJEAN klaxon d’argent

1.- Xavier GAUDIO et Patrick LACLEDÈRE klaxon d’or

 

Proclamation des Klaxons pour les Pyrénées-Atlantiques

8.- Ghis HAYE

7.- Odile DE CORAL

6.- François BAYROU

5.- Jacques VEUNAC

 4.-Guy POULOU et Jean-Jacques GOUAILLARDET

3.- Hervé LUCBEREILH klaxon de bronze

2.- Jean-Louis FOURNIER et Anita LACARRA klaxon d’argent

1.- Guy LAFITE klaxon d’or

Michel VEUNAC, Grand prix spécial du jury

 

Proclamation des harpes

3.- Hervé BOISSIER harpe de bronze

2.- Peio Etcheverry-AINCHART et Pierre-Laurent VANDERPLANCKE harpes d’argent

1.- Virginie LANNEVÈRE harpe d’or

RamDam 64-40 ne craint pas la concurrence déloyale

Le maire de Biarritz organise ses vœux au même moment que la remise des klaxons et des harpes. Mais vous vous amuserez sans doute beaucoup mieux à la maison des Associations qu’au casino Bellevue.

Ils sont dix-sept élus des Landes et Pyrénées-Atlantiques à mal dormir en ce moment en redoutant le coup de klaxon de RamDam 64-40 qui les propulserait dans le trio de tête des politiques les plus « inventifs ». Ils sont quatre à fort bien dormir en se disant qu’une petite mélodie à la harpe ne saurait nuire à leur carrière et qu’il est toujours agréable quand on est un personnage public de voir son action reconnue.

Détail amusant, nous avons réservé la salle de la maison des Associations de Biarritz, il y a deux mois, en adressant un suave courrier au maire de Biarritz qui figure dans notre liste des « nominés » et s’annonce comme un redoutable concurrent. Mais Michel Veunac ne doit visiblement pas croire en ses chances de décrocher une récompense suprême, après avoir obtenu le klaxon de béton il y a un an, puisqu’il organise à la même heure au casino Bellevue ses vœux aux Biarrots. Au vu de la façon dont il a mené le dossier de « L’hôtel du Palais », il ne pourra souhaiter à ses administrés qu’une « Bonne santé, bonne opacité ! ».

Alors à vos agendas, rayez immédiatement la séance de piscine du petit ou la confection du dentier de la grand-mère prévues à la même heure et on veut vous voir tous à la maison des associations de Biarritz, mardi 15 janvier à 18h30 précises (fin à 20h).

Voilà trois semaines que nous peaufinons l’ironie de nos textes, travaillons nos photos, découpons soigneusement nos vidéos et nous serions déçus de ne pas partager tout cela avec vous.

Quelques rappels

Le palmarès 2017 : Vincent Bru, klaxon d’or. Odile de Coral, klaxon d’argent, Michel Veunac, klaxon de béton.

Les présélectionnés 2018 pour les klaxons :

LANDES
Élisabeth BONJEAN (Dax), Lionel CAUSSE (Député des Landes), Xavier GAUDIO et Patrick LACLEDÈRE (Hossegor et Capbreton), Éric GUILLOTEAU (Ondres), Christian PLANTIER (Mimizan).
PYRÉNÉES-ATLANTIQUES
François BAYROU (Pau), Odile De CORAL (Urrugne), Jean-Louis FOURNIER et Anita LACARRA (Ascain), Ghislaine HAYE (Biarritz), Guy LAFITE (Biarritz), Hervé LUCBEREILH (Oloron), Guy POULOU et Jean-Jacques GOUAILLARDET (Ciboure), Jacques VEUNAC (Anglet), Michel VEUNAC (Biarritz)
 Les présélectionnés 2018 pour les harpes, récompensant les élus particulièrement soucieux de l’intérêt général :

Hervé BOISSIER (Biarritz), Peio ETCHEVERRY-AINCHART (Saint-Jean-de-Luz), Virginie LANNEVÈRE (Biarritz) et Pierre-Laurent VANDERPLANCKE (Saint-Jean-de-Luz).

Des élus qui ont bon goût

RamDam 64-40 oblige les élus à un choix cornélien, mais certains n’hésitent pas. Non content de publier sur la page Facebook « Biarritz notre ville » l’annonce de la cérémonie, François Amigorena ne barguigne pas quand on l’interroge.

 

Voilà un homme de goût !

Gouvernement pyromane et médias aux ordres

Pourquoi les médias, concernant Christophe Dettinger et Didier Andrieux, utilisent des vidéos tronquées alors que d’autres sont beaucoup plus édifiantes ? Pourquoi le gouvernement attise les haines et fait deux poids deux mesures ?

Devinette : Trouvez celui qui est le vrai boxeur et celui qui pose pour la photo.

En 2014, celui qui n’était alors que maire du Havre, s’était laissé filmer par son condisciple Laurent Cibien dans une salle de boxe en compagnie du champion de kick-boxing Jérôme Le Banner. Disons-le tout net, avec ses petits bras en allumettes et sa silhouette maigrelette, le « guerrier » Édouard Philippe prêtait un peu à sourire. Même sentiment hier soir sur TF1, en voyant celui qui est devenu Premier ministre faire un prévisible numéro de fermeté et annoncer que le gouvernement allait se montrer impitoyable avec les casseurs. La parole du « boxeur » Édouard Philippe serait crédible si le gouvernement décidait de traiter avec équité tous les fauteurs de troubles, ce qui n’est pas le cas. Pour parodier La Fontaine : « Selon que vous serez gilet jaune ou commandant de police »…

Un boxeur qui défend une femme avant de se rebeller

Prenons le cas de Christophe Dettinger, cet ancien boxeur professionnel filmé en train de frapper un CRS. Tous les médias chez qui les syndicats policiers ont table ouverte (BFM, TF1, Le Figaro…) se sont contentés de deux brèves séquences. L’une où l’on voit ce grand gaillard manifestant à visage découvert frapper un policier au sol et l’autre où il affronte avec un certain courage – et beaucoup plus de style qu’Édouard Philippe ! – un CRS casqué et armé d’une matraque. Les torts de l’homme semblent accablants. Ce qui est ennuyeux, c’est que d’autres vidéos, disponibles sur Youtube en un clic et quelques secondes de recherche, montrent la véritable histoire, celle que les médias aux ordres se gardent bien d’utiliser.

https://www.youtube.com/watch?v=-NTwurUqUwo

Acte 1.- Christophe Dettinger manifeste tranquillement sur la passerelle Léopold Senghor, en compagnie de sa femme et d’un ami. Avec sa haute silhouette et son bonnet noir, on le voit au sixième ou septième rang, lorsque la situation se durcit. Un mouvement de foule et il se retrouve gazé en plein visage par un CRS, alors qu’il n’a strictement rien fait.

Acte 2.- Une femme est projetée à terre juste à côté de lui. Alors qu’elle tente de se protéger la tête, un CRS la frappe. C’est ce même CRS, mis à terre par un autre manifestant, qui se fait frapper par le boxeur. Cette vidéo a été visible quelques heures sur le site du Parisien. Curieux hasard, elle n’est plus accessible.

Acte 3.- Fou de colère, Dettinger saute de la passerelle supérieure pour rejoindre la partie inférieure qui mène aux berges de la Seine et frappe un policier. Comme le dira celui qui est devenu fonctionnaire territorial à Massy et qui manifestait à visage découvert, « J’ai vu la répression, la police nous gazer, j’ai vu la police faire mal à des gens avec des flashballs, j’ai vu des retraités se faire gazer, j’ai vu plein de trucs ». Puis de marteler, en conclusion, qu’il est un citoyen « lambda »« Je travaille, j’arrive à finir mes fins de mois mais c’est compliqué. Je manifeste pour tous les retraités, pour le futur de mes enfants, pour les mères célibataires (…) J’ai la colère du peuple qui est en moi. Les présidents, les ministres, l’État, se gavent sur notre dos. C’est toujours nous, les petits qui payons. Moi quand j’entends « les gueux », les « sans dents », je me sens concerné ». Voilà l’homme que les médias ont présenté comme un dangereux délinquant, en se gardant bien de raconter l’incident dans sa totalité !

Benalla, Andrieux même combat

Passons maintenant à Toulon et au délicieux commandant Didier Andrieux, décoré de la Légion d’honneur. Peu avant la remise de sa médaille, il avait cassé le nez d’un major de sa compagnie mais avait toujours affirmé qu’il « visait une armoire » (Celle-là, il fallait oser !). Et que voit-on sur la vidéo ? Un homme noir qui a été interpellé et qui attend calmement qu’on l’embarque se faire frapper à trois reprises sans sommation par le colérique commandant. Ce dernier, n’ayant visiblement pas épongé sa bile, s’en prend ensuite à d’autres manifestants avec la même violence. Comme dirait Coluche, c’est terrible la police, au bout de cinquante réprimandes, on risque un blâme.

https://www.youtube.com/watch?v=CnUR-mqMNYo

Un chef d’entreprise, dans le Var, s’est offert quelques ironiques panneaux de publicité.

Ce gradé colérique n’est visiblement pas fait pour diriger des opérations de maintien de l’ordre, mais Édouard Philippe n’a pas semblé très ému par la situation, hier sur TF1. Tandis que le boxeur, actuellement en garde-à-vue risque une lourde peine de prison, ce galonné puncheur se contentera d’être entendu par la police des polices.

Comment s’étonner ensuite que les gilets jaunes soient exaspérés ?

Une violence inégalée en France

Il aura fallu attendre l’acte VIII, samedi dernier, pour que les gilets jaunes manifestent enfin avec un service d’ordre délimitant le périmètre et empêchant les autonomes ou les pilleurs de s’infiltrer dans le cortège avant de se livrer à d’inadmissibles exactions. La CGT pratique ainsi depuis des lustres assurant la sécurité de ceux qui viennent manifester et… l’ordre public.

Les grenades de désencerclement doivent être lancées au sol pour minimiser les risques. Samedi, à deux reprises, les CRS les ont lancées dans la foule. Un miracle qu’il n’y ait pas eu de blessés graves.

Le gouvernement a délibérément joué le pourrissement et la décrédibilisation du mouvement. Les dégâts faits à des magasins, les coups assénés à des fonctionnaires sont inacceptables mais les journalistes auraient dû faire preuve d’un peu plus de curiosité lors des manifestations. Les imbéciles en gilets jaunes posant devant des voitures brûlées et embarqués par fournées pour être conduits au tribunal étaient à l’évidence des « puceaux » des manifestations ayant mal jugé de la situation et ayant suivi des casseurs aguerris qui ont su se replier à temps et ne pas se faire prendre. Comment les journalistes n’ont-ils pas dénoncé ce que n’importe quel spectateur pouvait voir devant sa télévision ? Des CRS multipliant les tirs tendus de flashball, souvent destinés à des passants étrangers à la manifestation. C’est ainsi que Lola à Biarritz a subi une triple fracture de la mâchoire alors qu’elle était en train de filmer la manifestation. Mais aussi, des policiers en civil quittant les rangs des manifestants après les avoir bien « chauffés » avant de rejoindre la police pour tirer sur ceux qu’ils côtoyaient peu auparavant. Il n’est pas scandaleux que des policiers s’infiltrent dans des manifestations pour repérer les casseurs. Mais le bon goût voudrait dans ce cas-là de s’abstenir d’agir ensuite avec les forces de l’ordre. Et surtout, beaucoup plus grave, un usage absolument interdit des grenades de désencerclement, cette arme de guerre que dénonce Amnesty International. Cette grenade a tué Rémi Fraisse et ne doit être utilisée qu’au sol et dans des conditions d’urgence absolue. Lors de la séquence sur la passerelle Léopold Senghor, on voit très nettement à deux reprises les CRS lancer ce type de grenades au-dessus de la foule. Avec le risque de faire un carnage. Les fonctionnaires fautifs doivent être sanctionnés de la même manière que les casseurs. On prend les paris qu’il n’en sera rien ?

Les incidents multiples, la verbalisation des gilets jaunes installés sur des ronds-points pour « entrave à la circulation » montrent cette volonté de fermeté du gouvernement. Mais la fermeté ne peut aller sans la justice. Les vœux de nouvel an totalement hors sol de Macron ont démontré que ce gouvernement ne maîtrise plus rien. Le ridicule saupoudrage à l’égard des plus démunis face à des injustices de plus en plus répétitives, la volonté de ne pas aller chercher l’argent là où il est, c’est-à-dire chez les plus riches, le prélèvement à la source pour les salariés mais pas pour les entreprises et ce sentiment que ce gouvernement de pompiers pyromanes fait tout pour attiser la colère populaire, vont finir par nous conduire au désastre.

Les médias, avec des airs de douairière compassée, ont déploré qu’un boxeur puisse utiliser son « savoir », en l’occurrence ses poings face à un fonctionnaire de police. Reproche-t-on à Macron d’utiliser ses neurones à mauvais escient face à des interlocuteurs qui en ont beaucoup moins que lui ? C’est pourtant ce qu’il fait avec ses petites phrases méprisantes et discriminatoires à l’égard des plus démunis.

Vite une VIe République un peu plus présentable, où la « noblesse électorale » ne s’accaparera pas tous les pouvoirs et tous les privilèges en méprisant les revendications légitimes des plus démunis.