Maïder Arosteguy veut empêcher un nouveau « mandat de désolation »

La conseillère départementale est persuadée que son bon sens et sa proximité avec les Biarrots vont faire d’elle la favorite de 2020 après le catastrophique intérim de Veunac.

Image extraite de la page Facebook de Maïder Arosteguy.

La conversation qui se déroule au Royalty, le jour de la prise de fonctions de Pascal Ondarts, démarre par un énorme fou-rire : « Sérieusement, vous connaissez un seul Biarrot qui ne vous imagine pas candidate en 2020 ? ». Maïder Arosteguy ne peut s’empêcher de sourire. Elle sait bien qu’elle fait tout actuellement pour préparer la campagne des municipales de 2020 dans les meilleures conditions. « Malgré les apparences, ma décision n’est pas encore totalement prise. Dans l’hypothèse où je serais candidate et dans l’hypothèse où je serais élue maire, contrairement à d’autres, je ne m’imagine pas autrement qu’en maire à plein temps, Et je serai bien évidemment présente à l’Agglo car c’est là que se prennent les décisions qui engagent l’avenir du territoire. »

C’est promis, on saura au plus tard à l’automne si Maïder et son groupe de réflexion se lancent dans la bataille, après onze ans de présence dans l’opposition municipale. « Pour le moment, je ne suis ni en campagne ni candidate. J’ai juste créé « Mon Biarritz » pour établir une ligne directe avec les Biarrots, et avoir une remontée de terrain déconnectée de toute pollution politique ».

« Plus audible depuis le départ de Brisson »

À propos du mandat de Michel Veunac, l’opposante se montre particulièrement féroce : « C’est un mandat de désolation. La fin du cycle Borotra. On a voulu copier les recettes du borotrisme sans en avoir le talent. » Les implosions successives de la majorité ne l’ont guère étonnée : « Ma seule surprise vient du temps que ça a mis à exploser. Cette addition d’egos ne pouvait pas fonctionner » Maïder Arosteguy, avec Richard Tardits est une des rares opposantes à ne pas avoir trahi son mandat. Si elle refuse de commenter l’attitude des Saint-Cricq, Domège ou Darrigade, elle se montre assez nuancée sur son propre bilan : « J’ai le respect du chef et faire entendre ma voix au début a été assez compliqué. Depuis le départ de Max Brisson pour le Sénat, je peux enfin être plus audible ».

Difficile en effet de ne pas parler de Max Brisson. Énorme soupir : « Mon binôme !». Maïder Arosteguy avoue sa perplexité face au sénateur : « Max se dit très heureux au Palais du Luxembourg mais Biarritz bruisse de ses rendez-vous avec des candidats potentiels, c’est assez étonnant ». La presque candidate Maïder Arosteguy affirme qu’elle n’est pas assurée d’avoir l’investiture de son Parti, Les Républicains : « C’est une commission départementale qui se prononcera en septembre, lors d’un vote. Ensuite, une investiture et un logo n’ont jamais été l’alpha et l’oméga pour gagner une élection municipale où les enjeux sont purement locaux. Quant à Max Brisson, il lui appartient désormais de faire un choix… »

« Il est temps pour Veunac de passer à autre chose »

Reste une embarrassante question à un an des élections municipales. Si Maïder arrivait seconde ou troisième avec un maire sortant en tête, serait-elle prête à s’allier avec lui au second tour en échange d’un poste de Première adjointe ? Réponse catégorique : « Michel Veunac, ce n’est tout juste pas possible ; En 2020 j’aurai combattu, mais toujours avec dignité je crois, Michel Veunac. Ce n’est pas pour me retrouver à ses côtés le jour des élections. De plus quelle vision a-t-il de Biarritz et du Pays basque ? Qu’a-t-il fait pour une ville qui se dégrade lentement, je pense notamment à ses quartiers, sauf à proposer des coups médiatiques onéreux ou des chèques en blanc que les prochaines générations devront assumer pour Le Palais ? Il est temps pour lui désormais de passer à autre chose plutôt que de tenter une nouvelle fois de mal gouverner ».

Grosse surprise, alors que la rumeur publique veut que ses relations avec Nathalie Motsch soient exécrables, Maïder se montre très consciente qu’une multiplication des listes pourrait permettre à Veunac de l’emporter et n’est pas hostile à un regroupement des forces en présence : « Il y a des points à discuter avec les autres candidats décidés à faire de la politique autrement. Si Guillaume Barucq, par exemple, me dit que Biarritz doit devenir une ville réservée aux seuls vélos et piétons, nous ferons campagne séparée. Mais j’ai affaire à des gens intelligents et rien ne dit qu’il n’y aura pas de solutions pour empêcher Michel Veunac d’obtenir un deuxième mandat ».

« Pour la vente du fonds et des murs du Palais »

Les grands dossiers de la mandature, comme Le Palais, sont ensuite évoqués.  « Si j’avais été maire, j’aurais organisé un referendum et consulté les Biarrots. Je reconnais avoir évolué sur le sujet. Je pense qu’un palace n’a pas à être géré par une ville et qu’il aurait fallu vendre les murs et le fonds permettant à la Ville de se désendetter massivement et investir pour le quotidien des Biarrots ».

Quant à Aguilera, le nouveau dossier brûlant, Maïder Arosteguy se montre claire : « J’ai pu voir en détail, en répondant à l’invitation de Jean-Baptiste Aldigé, le projet d’aménagement de la zone d’Aguilera. Il est intéressant et mérite considération. Notre rôle d’élu, désormais, consiste à vérifier qu’on peut élaborer ce projet dans le cadre d’un strict respect de la loi ».

N’était-ce pas gênant pour des élus, de se retrouver un à un dans le bureau du président du Biarritz Olympique ? Maïder ne le pense pas : « Quand on est 35 élus réunis, ce sont un peu toujours les mêmes qui monopolisent la parole. En tête à tête, on s’autorise plus à poser des questions. Et j’en ai posé beaucoup ! ». Le fait que les élus vont se retrouver en commission générale à huis clos pour débattre du projet la rassure, même si elle estime que la population doit être étroitement associée au débat.

Pour la première fois de l’entretien, Maïder estime que Michel Veunac a pris une bonne décision. Ce qui ne change rien à sa détermination : « Franchement, une Biarrote maire de Biarritz, ce ne serait pas mal, non ? »

 

4 réflexions sur “Maïder Arosteguy veut empêcher un nouveau « mandat de désolation »

  1. « Si Guillaume Barucq, par exemple, me dit que Biarritz doit devenir une ville réservée aux seuls vélos et piétons, nous ferons campagne séparée. »

    Chère Mme Arosteguy par pitié comprenez le 21ème siècle ! Oui il est temps que l’hyper centre de Biarritz soit totalement piétonnisé en gros la zone rouge du G7 ainsi que la verte en partie (et seulement accessible aux résidents + véhicules prioritaires par ex. livraisons commerces, médecins, police, pompiers, infirmiers etc) .

    Ceci permettrait d’améliorer la qualité de vie au quotidien pour les résidents à l’année comme pour les touristes (SVP allez voir Zermatt en CH et vous verrez que cela marche dans une vraie station haut de gamme (pas comme BTZ qui se croit toujours au temps de sa splendeur passée mais avec des infrastructures bas de gamme par rapport aux vrais spots de luxe internationaux) où l’on vient du monde entier précisément pour l’exclusivité que ce cadre particulier confère). Supprimez les trottoirs, transports en commun plus vélos électriques en partage en nombre suffisant, créer des terrasses partout ainsi que des espaces conviviaux que les gens vont s’approprier et vous verrez que l’activité économique fleurira, sans bruits, sans odeurs de diesel, sans accidents de la circulation. Les citoyens se réapproprient toujours les espaces à leur disposition (pourvu qu’il y en ait).

    En continuant de promouvoir le tout bagnole au coeur de la cité (tous les quartiers de BTZ ne peuvent ni ne doivent être traités de la même façon bien sûr mais la place de la voiture individuelle doit être repensée ainsi que les transports multi-modaux, vélos et voitures en partage etc) vous risquez d’être en décalage non seulement avec notre époque mais avec les années qui viennent (gouverner c’est aussi prendre des décisions pour le futur à court terme).

    Enfin j’espère sincèrement qu’il vous sera possible de travailler à former une liste d’union forte des compétences et profils complémentaires de ses membres DÈS le 1er tour sans quoi Veunac a de bonnes chances de se retrouver au 2ème tour (avec un risque d’abstention élevée du au découragement d’un grand nombre de votants).

    Bon vent !

  2. Je n’arrive toujours pas à comprendre que l’on puisse penser que le maire malhonnête actuel, Michel Veunac, puisse se représenter une nouvelle fois alors que sa malhonnêteté, sans parler de ses autres défauts, est prouvée et dénoncée. J’ai demandé à Monsieur le Procureur de la République d’intervenir afin que Monsieur Veunac – Michel de Biarritz, pas l’autre Jacques, tout aussi affairiste, d’Anglet- cesse de violer la loi française. Celle-ci m’autorise à consulter les contrats conclus à la SEM ( cité de l’Océan), comme j’ai consulté les contrats conclus à la mairie de Biarritz, en septembre 2018- ce qui m’a permis de découvrir que Michel Veunac était fidèle à la tradition instaurée par son prédécesseur Didier Borotra, qui consiste à accorder des contrats publics à ses enfants: en 2016, Monsieur Michel Veunac accorde un contrat public de plus de 75 000 euros au fils de Monsieur Didier Borotra !- Or depuis 2018, Monsieur Michel Veunac me ferme la porte de la Cité de l’Océan où dorment- une conseillère municipale m’en a fait l’aveu- d’autres contrats conclus en toute illégalité. Par ailleurs, tout le monde doit comprendre, que à Biarritz, comme ailleurs, depuis le 17 novembre 2018, les choses ont changé: les gens ne sont plus d’accord pour accepter n’importe quoi de la part des élus et ils n’attendent plus les élections pour exprimer leur colère et leurs désaccords Et ce serait vraiment n’importe quoi que Monsieur Michel Veunac, ait l’audace, avec toutes ses casseroles, de se représenter. Quant à Monsieur Max Brisson, dussè-je me répéter, cet ami des deux maires malhonnêtes Didier Borotra et Michel Veunac n’est pas du tout l’élu qui remettra en place la morale publique à la mairie de Biarritz. J’ai eu l’occasion de le lui dire sur un réseau social ; il m’a répondu, avant de me fermer sa porte au nez, que ma remarque pourtant frappée au coin du bon sens- un élu qui a pour ami deux maires dont la malhonnêteté est prouvée et condamnée pour l’un par la justice française ( Didier Borotra) ne peut pas se présenter comme un chevalier blanc de la politique !-était nourrie  » par le ressentiment » ( je suis un homme libre et je ne demande rien à personne, je demande simplement que les élus servent l’intérêt général et non leurs enfants comme à Biarritz)? Sans être dans le secret des Dieux, il ne fait aucun doute pour moi, qui suit la politique française au plus près, que LR ne choisira pas Max Brisson pour porter ses couleurs à la prochaine élection municipale à Biarritz. Monsieur Max Brisson, qui a perdu pied au sein du LR départemental, très marqué par sa proximité et avec Monsieur Juppé – condamné naguère au pénal: Monsieur Max Brisson adore les élus condamnés par la Justice française !- dont la fuite vers le Conseil constitutionnel ne l’a pas grandi, et sa proximité, pour ne pas dire plus, avec Monsieur Bayrou qui a dû, mis en examen, démissionner – président du MoDem, auquel appartiennent tout un tas d’élus qui ont maille à partir avec la Justice ( Didier Borotra, de Sarnez, Goulard, Mercier, Rochefort etc) . Et contrairement aux déclarations de Monsieur Bayrou, grand admirateur de Didier Borotra, sa mise en examen pour cette magouille d’ attachés parlementaires au Parlement européen. ne va pas se terminer en non lieu ; il suffit de lire Madame Corinne Lepage, qui s’est fourvoyée un certain temps au MoDem, pour s’en convaincre) et d’autres qui devraient en toute justice, être convoqués dans un prétoire ( tel Michel Veunac) , s’il se présente aux municipales, ce sera avec l’appui du Modem, de En Marche ou de sa diététicienne favorite. Monsieur Max Brisson ne peut pas se présenter devant les électrices et les électeurs, comme il est. Donc , LR a tout intérêt à vêtir de pied en cap, de ses couleurs, Madame Maïder Arrostéguy Concernant les projets pour Biarritz, il faut au maximum libérer le centre ville de la voiture qui doit stationner en périphérie et concomitamment créer des liaisons gratuites, souples et rapides entre ces parkings périphériques afin d’alimenter en chalands les commerces du centre ville qui en ont bien besoin.

  3. Maider…. Maider est maline, tournant au sens du vent sur les divers dossiers, Palais, Aguilera, écologie…on imagine sans peine l’absence de caractère et du courage politique d’un mandat de l’intéressée, prête à vendre chemise et pantalon tant qu’elle y trouve son intérêt… Des commerçants de Biarritz, qui avaient fait promettre à celle ci de ne pas faire de récupération politique en ont eu pour leur grade avec le site « Mon biarritz » qui à n’en pas douter, n’est là que pour servir et préparer sa candidature. Sans doute que dans sa défense du projet Aguilera, elle y trouve son intérêt et peut être un financement de campagne ou la promesse de quelques votes, mais attention, le Biarritz olympique n’est pas Biarritz, nombre d’habitants ne font pas de leur première priorité un club qui vit aux crochets de la ville et ne sont pas enclin à céder leurs richesses patrimoniales si facilement. Les rencontres en tête à tête ne sont pas garant de confiance comme elle s’en persuade, mais que de d’avantage de suspicion dans une mairie où les affaires s’accumulent depuis des années et où l’on a bien souvent fait à l’envers aux habitants…

    • entièrement d’accord quant au projet Aguiléra : c’est un projet leurre, dont le but est de faire oublier les fiascos du Palais, des écuries, de la villa Sion et plus généralement de la gestion calamiteuse de Biarritz.

      Ce projet est totalement inadapté à notre époque et aux immenses défis stratégiques qui vont se poser dans les 2 décennies qui viennent (c’est le prototype caricatural du projet de la fin du 20ème siècle, comme si le BO était le Bayern Munich ou le Barça, bref du grand n’importe quoi).
      Fini l’époque Kampf il faut passer à autre chose.

      Le BO n’est pas l’avenir d’une ville dont les infrastructures vitales (réseau eau, gaz, électricité, recyclage, voirie, communication etc) sont vieilles et non préparées pour faire face aux restrictions énergétiques dont nombre de scientifiques nous informent aujourd’hui qu’elles nous pendent au nez dans un futur proche (Aguiléra nous fera une belle jambe quand il faudra rationner l’eau potable, ou qu’il n’y aura pas suffisamment d’alimentation ou plus de collecte des déchets ou des problèmes de santé publique…).

      Si l’argent est dépensé sur des âneries totalement secondaires de ce type alors il manquera pour l’essentiel et les citoyen.nes seront affectés dans leurs besoins vitaux.

      Notre pays est pathétique quant à la compréhension par les politiques des questions complexes et/ou scientifiques. Cela conduit à de mauvaises décisions et au final aux gens dans la rue.

      Je suis assez surpris (euphémisme pour extrêmement déçu) de ne voir aucun courage politique pour l’instant parmi les conseillers municipaux qui ont des prétentions pour 2020, de dire haut et fort que ce projet n’est pas une priorité pour la ville et qu’il y a d’autres dossiers avant celui-ci.

      Comme d’habitude Sud Ouest donne à la masse (du pain et) des jeux…et les politiques veulent plaire à tout le monde et à la fin mécontentent tout le monde.

      Tout cela est pathétique

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