Il faut Aguileraison garder

Le projet d’aménagement d’Aguilera présenté par Aldigé est incontestablement séduisant. Aux politiques de nous dire maintenant s’il est juridiquement et économiquement faisable .

La villa rose deviendrait le siège des bureaux du BO.

Cet ancien joueur du BO, génération Bouclier de Brennus, n’a pas perdu la verdeur habituelle des propos de vestiaire : « J’ai un avis très arrêté sur ce projet, mais je me garderai bien de l’exprimer publiquement par crainte de déclencher les ventilateurs à merde dans tous les sens ». Bisque, Bisque, Basque ! qui n’a pas peur de grand-chose va donc enfiler ses bottes d’égoutier pour tenter de vous décrypter la formidable partie de poker qui est en train de se dérouler sous vos yeux.

Un projet global et intéressant

Si je rentre un soir chez moi, en annonçant à mon épouse ; « Chérie, je vais améliorer notre maison en faisant vingt millions de travaux », il y a quelques chances, si je ne suis pas trop branque, pour qu’effectivement la maison que nous occupons se bonifie. Mais tout va se compliquer quand, après avoir admiré les projets de l’architecte, ma tendre moitié va me demander : « Au fait, ces vingt millions, tu les trouves où ? » Le projet que Jean-Baptitste Aldigé a présenté à certains journalistes et à des élus qu’il a convoqués dans les bureaux du BO est incontestablement intelligent et a le mérite de lancer la réflexion sur un aménagement global du plateau d’Aguilera, là où un Veunac se contentait de petits grignotages de parcelles et de quelques constructions sans vision d’ensemble.

Lors de la soirée privée organisée dans les salons de la tribune Kampf, le président du BO a martelé deux phrases « Si vous savez comment on gagne de l’argent dans le rugby, expliquez-moi » et « La famille Gave n’a pas vocation à boucher les trous financiers chaque fin de saison ». L’amoureux du rugby, nostalgique de la splendeur passée du BO, a envie de souscrire à cette évolution de son sport favori et à la nécessité d’amener des recettes supplémentaires au club. Mais n’étant ni élu, ni urbaniste, ni juriste, reste à savoir si ce projet « tient la route » et est faisable, une fois le beau rêve évoqué.

Trois problèmes d’importance à régler

« Bisque, Bisque, Basque !  se gardera donc bien pour l’instant de détailler davantage le projet découvert pour la première fois le jeudi 14 février dans les locaux du BO. Lors de la réunion privée du 5 mars dans les salons Kampf, ce projet a été présenté aux Biarrots qui le souhaitaient, ce qui nous change agréablement des cachotteries vécues lors de la rénovation de L’Hôtel du Palais. Mais aucune image ne circule pour le moment des aménagements prévus par le groupe Pichet ce qui complique le travail des journalistes souhaitant expliquer ce qui se prépare.

1.- Ce projet semble difficilement réalisable légalement. La Ville mais aussi l’Agglo ont incontestablement leurs mots à dire dans la décision. Jean-Baptiste Aldigé estime que le groupe Pichet est le seul capable de lui façonner l’outil de travail dont il rêve. Si dans le privé on peut librement choisir son entrepreneur, dans le public on doit passer par des appels d’offres. Aux dernières nouvelles, les services de la Ville, mettraient en avant des difficultés juridiques dans la réalisation de ce projet. Ce qui ne veut pas dire pour autant que l’aménagement d’Aguilera ne doit pas se faire. Mais les politiques doivent reprendre la main sur le dossier et prendre leurs responsabilités en rendant « juridiquement correct » l’aménagement d’Aguilera.

2.- La Ville doit décider de ses priorités. Si ma fille passe le permis, je peux décider de lui offrir une Ferrari, mais le bon sens économique et la sollicitude de mon banquier font que je vais peut-être opter pour une Clio d’occasion. Le projet d’aménagement de la partie sportive d’Aguilera est intéressant mais mérite nombre d’éclaircissements, car tout le monde a en mémoire qu’il manquait 15 millions d’euros pour boucler le dossier Palais, ce qui a amené Decaux à entrer dans le capital. Encore une fois, Bisque, Bisque, Basque ! déplore que ce palace qui n’a pas à être géré par une Ville, n’ait pas été vendu en 2018, ce qui rendrait plus facile l’aménagement actuel d’Aguilera et aurait permis de remettre les finances de Biarritz d’équerre. Encore un somptueux ratage du mandat Veunac !

Il ne s’agit nullement de rejeter les propositions faites pour pérenniser le BO mais de demander à nos élus de réfléchir avant de prendre position. À eux de faire des propositions et de nous montrer qu’ils ont l’étoffe d’un ou d’une future maire. En ce sens, l’attitude d’un Guillaume Barucq laisse un peu rêveur : découvrir le projet à 10 heures le matin et faire un tweet enthousiaste à 14 heures ne me semble pas très politique, même si j’ai énormément de sympathie pour l’intéressé.  Prenez un peu de temps, Messieurs et Mesdames les élu(e)s, et donnez-nous des réponses précises, techniques et réfléchies.

3.- Des fatwas inacceptables. Reste enfin une stratégie très délibérée de Jean-Baptiste Aldigé qui complique singulièrement la donne. Au lieu d’accepter que la presse et le club local cohabitent même si l’esprit critique est parfois de rigueur, le président entretient une tension délibérée avec certains médias qui nuit complètement à une approche sereine du dossier. La composition d’une tribune de presse n’a jamais regardé le directeur d’un club et Aldigé n’avait strictement aucune raison d’expulser les journalistes de Sud Ouest en début de saison. Interdire l’accès aux médias sous prétexte de « réunion privée » est tout aussi surprenant. Dimanche dernier, lors de la défaite du BO face à Vannes une nouvelle étape a semble-t-il été franchie avec une distribution de casquettes demandant aux journalistes de redevenir honnêtes.  Une attitude que Bisque, Bisque, Basque ! condamne sans la moindre hésitation. Tous les politiques ne sont pas pourris, tous les journalistes malhonnêtes et tous les présidents de clubs allumés. Au diable donc, tous ces raccourcis à la Trump qui ne font que compliquer la donne !

Une partie de haute volée entre Aldigé et Veunac

On l’aura compris : Bisque, Bisque, Basque ! éprouve plutôt de la sympathie pour le dernier président du BO, pour son authentique passion pour le rugby, sa volonté de moderniser le spectacle proposé et de bousculer les codes. Un homme capable, il y a un peu plus d’un mois, de débouler dans le bureau du maire et, au bout de trente secondes de discussion de hurler sur lui, ne peut qu’être sympathique. Mais limiter Jean-Baptiste Aldigé à un président un peu trop cash dans ses relations serait faire une erreur tactique grossière.

L’homme est probablement un stratège remarquable et s’il bouscule ainsi les habitudes biarrotes, c’est avec une idée derrière la tête. Il sait que le temps lui est compté et que la famille Gave ne patientera pas éternellement. Le poste qu’il occupe lui plaît mais le temps de décision des politiques, où il est toujours urgent d’attendre, n’est pas le sien. Alors, comme Tapie en son temps lorsqu’il dirigeait l’Olympique de Marseille, il peut tour à tour se montrer d’une exquise urbanité ou d’une grossièreté achevée. Les attaques en piqué contre Jean-René Etchegaray ou Nathalie Motsch sont ainsi très calculées. Elles n’ont d’autre but que de terroriser les élus peureux qui se disent que c’est eux qui pourraient être ainsi montrés du doigt et de souder les Biarrots, toujours prêts à détester l’ennemi héréditaire bayonnais, autour de ce projet qui va incontestablement dans la bonne direction mais qui n’est peut-être pas la première priorité de la Ville.

Et n’oubliez surtout pas que Veunac et Brisson, alors que la bataille faisait rage entre les clans Ledoux-Gufflet et Les Gave père et fils, soutenus par les « historiques » Blanco et Brusque, n’ont pas hésité à prendre parti en pleine bataille de cour d’école en demandant aux premiers de partir. Du jamais vu ! Sauf que Veunac est aussi vice-président de l’Agglo et que l’aménagement de la Côte basque doit désormais être fait en concertation.  Veunac doit donc manœuvrer avec deux pistolets braqués sur la tempe, l’un par la famille Gave qui souhaite qu’il tienne ses promesses et l’autre par Jean-René Etchegaray qui souhaite que Veunac se montre solidaire avec l’Agglo.

Comme Veunac est un pragmatique prêt à tout pour sa survie politique, il a entrevu le bénéfice qu’il pouvait tirer de la situation en constatant que des élus de tous bords (Arosteguy, Tardits…) semblaient favorables au projet. Résumé de ses discussions avec son entourage proche : Si le G7 se passe bien, j’annoncerai ma candidature pour 2020 dans la semaine qui suit avec une liste recentrée et composée de gens expérimentés (NDLR : probablement Domège, Puyau, Darrigade et Saint-Cricq). En attendant, après le fiasco du Palais, Veunac a décidé de réunir les élus en commission générale le 28 pour guetter leurs réactions. Et d’envisager dans la foulée d’organiser un referendum pour se faire adouber par la population. Quitte à expliquer ensuite que c’est le méchant Etchegaray, flanqué de la méchante Motsch, qui empêchent les Biarrots de mener à bien ce projet.

Seul hic à ce beau scénario destiné à permettre à Veunac d’être réélu en 2020, les services techniques dirigés par Christophe Landrain jugent difficilement réalisable cet aménagement, tandis que certains élus se demandent s’ils ne sont pas allés un peu vite en besogne.

Cris et engueulades lors de la réunion de majorité

Une fois de plus la réunion de majorité qui s’est tenue lundi 18 mars a tourné à la bataille rangée. Signe d’une déliquescence absolue, ils n’étaient plus que 13 élus à être présents à ce qui ressemble de plus en plus à une mascarade permanente. Et comme la vie municipale ne cesse de se bonifier, cette fois ce sont Veunac et Lafite qui se sont empaillés gravement, Veunac affirmant que cet aménagement était « juridiquement impossible » tandis que « Lafaillite-nous-voilà ! », le roi des montages acrobatiques qui ruinent les Biarrots, levait les yeux au ciel en ayant l’air de penser qu’il fallait être vieux et dépassé comme Veunac pour ne pas foncer. Notre si sympathique énarque ne serait-il pas en train de se dire qu’un petit cavalier seul en 2020 au cas où le G7 se passerait mal et où Veunac ne tenterait pas sa chance, mérite d’être essayé ?

Autre grosse prise de bec du duo infernal, toujours le même soir, à propos de « GL events » qui devrait gérer la nouvelle salle de spectacle attenante à la tribune Blanco. Veunac redoute que cette société vampirise « Biarritz Tourisme » tandis que Lafite est là aussi favorable à l’arrivée de l’entreprise. Même malaise du côté des troupes, Anne Pinatel se montrant très emballée par le projet, tandis que Brigitte Pradier et la supportrice de cœur du BO Jeannine Blanco l’estiment totalement irréaliste.

Comme les lecteurs pourront le constater, le calme, la paix et l’harmonie la plus absolue règnent donc sur Biarritz, où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil et où personne ne pense à 2020.

Une raison supplémentaire pour aborder avec beaucoup de soin et de minutie ce dossier d’aménagement du plateau d’Aguilera tandis qu’un calendrier difficile attend le BO dans les prochaines semaines. C’est peu probable et personne ne le souhaite, mais vous imaginez la saison prochaine l’ambiance si se tenait un derby BO-Anglet à Aguilera ?

 

29 réflexions sur “Il faut Aguileraison garder

  1. Je suis impressionné par ton enthousiasme pour le sport Jean-Yves, ceci dans une période ou l’argent manque pour les vrais dossiers qui concernent 95 % de la population et ses besoins essentiels. Bien sur je respecte ton choix éditorial et de coeur, mais je ne le partage en rien (une fois n’est pas coutume ;o)

    Ce projet est totalement surdimensionné pour le club de rugby de Biarritz (qui faute d’un milliardaire prêt à perdre son argent, ne remontera jamais plus sur le haut du podium, LET’S FACE IT).

    Et que l’on ne vienne pas me dire que ce projet va attirer une nouvelle clientèle, ceci dans une période où les classes moyennes sont broyées (et cela ne fait que commencer, le meilleur reste à venir dans les années proches) et où les priorités des ménages seront de préserver l’essentiel (toit, éducation, nourriture, soins, mobilité).

    Alors que les petits personnels de la clinique Aguiléra, des Ephad etc sont sous-payés et en sous effectif, alors qu’il y a de vraies nécessités (par ex. un énorme manque de logements abordables pour attirer des résidents à l’année à Biarritz qui se dépeuple, voirie, etc), que d’efforts et que de temps et que d’argent pour un projet autour d’un stade vide …

    Les anglais ont coutume de dire: « when it’s too good to be true, well it probably is… »

    A bon entendeur Jean-Yves !

  2. Sauf si j’ai manqué un épisode, le projet n’a pas été présenté « au Biarrots qui le souhaitaient ». Mais à une liste d’invités? Choisie slon quels critères?
    N’ayant pas visionné « la chose », je n’ai pas d’opinion sur sa faisabilité.
    « Impossibilité juridique »? Je serais curieux de savoit pourquoi. Ma vie d’entreprise surtout et en partie d’administration publique m’a appris que les (bons) juristes (comme les bons financiers) « étaient payés pour apporter des solutions.
    Biarritz et sa municipalité (future) feront très exactement ce qu’ils voudront de ces terrains sous réserve de pertinence économique (et politique?).
    Il ne s’agira en aucun cas d’un projet purement privé, mais d’un vrai partenariat public-privé au sens urbanistique (ZAC probable). Laréserve foncière détenue par la Ville en est un élément.
    Quel qu’il soit, il n’y a a priori aucune raison de penser que le projet dont on parle soit le meilleur.
    En pareil cas, un maire de Biarritz s’honorerait à lancer un grand concours d’idées parmi les urbanistes et architectes, à choisir trois projets bien différenciés parmi ceux proposés et alors seulement à consulter la population.

    • Entièrement d’accord avec vous Mr Scheck !

      Sauf que les bonnes pratiques que vous évoquez (concours public, sélection parmi plusieurs projets etc) n’ont pas cours à Biarritz.

      Je ne vois que décisions opaques, douteuses, peut-être même illégales (les tribunaux devront se prononcer sur les procédures en cours) cette ville est non seulement très mal administrée sur le plan des choix qui sont engagés mais aussi quant à la forme conduisant à ces choix.

      L’équipe actuelle est totalement déconnectée des citoyens (hormis l’aréopage de cire-pompes qui gravitent autour et qui n’est bien sur pas représentatif des Biarrot.e.s). La municipalité actuelle se fiche de voir la ville s’enfoncer pourvu que pour elle tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes.

      Aguiléra risque donc, comme tout ce qui est entrepris par l’équipe actuelle, de se terminer en un nouveau fiasco pour les Biarrot.e.s (mais nul doute que ce projet sera surement profitable pour quelque uns).

  3. Il faudrait déjà avoir une équipe de rugby professionnelle en devenir or les résultats très décevants depuis 2014 ne plaident pas en faveur d’un grand projet voire d’une grande Arena. Il ne faut pas oublier puisque vous parlez d’argent et de millions d’euros que ce club professionnel en dépit d’apports de nombreux partenaires et non des moindres à l’époque ( Kampf) a eu besoin de grosses subventions pour boucher des trous … Rappelez-vous des rallonges de Monsieur Borotra et son équipe de 300.000€ puis 400.000€ les Biarrots apprécieront ! C’était en 2014. Depuis ? Actuellement 11eme sur 16 autant dire une équipe très moyenne en seconde division où est passée la belle vitrine de Biarritz des années 2002 à 2009 du temps de Monsieur Martin un grand monsieur un vrai chef d’entreprise ? Alors Messieurs réfléchissez bien avant de valider un tel projet .

  4. On ne peut qu’être sidéré de voir un certain nombre de gens dont certains candidats à la mairie totalement subjugués par le projet Gave sans penser une seconde que :
    – Vu le peu de cas que ses dirigeants font de l’aspect sportif le BO n’est pas près de remonter en Top 14 probablement même pas près de se maintenir en pro D2
    – Qu’ils ne sont venus à Biarritz que dans la perspective d’une juteuse opération immobilière et en repartiront aussitôt celle-ci réalisée en se contrefichant du sort du BO
    – Que leur idéologie clairement affichée infuse dangereusement ; voir un candidat à la mairie se pavaner avec la casquette de Trump et le slogan de Trump est consternant
    – Que les questions pertinentes qui se sont posées avec le Palais sont balayées dès lors qu’il s’agit du BO et qu’on a été invité à déguster 3 petits fours
    On peut considérer que manier l’invective et la flatterie est habile de la part d’Aldigé. On peut aussi considérer que personne n’a de cuillère assez longue pour manger avec le diable.
    Et que prétendre le contraire c’est créer les conditions de l’enfer.

  5. Avant de valider un tel projet , il serait bon que les dirigeants du BO confirment leur volonté sportive d installer le BO dans le TOP 14 par un budget plus élevé que celui actuel. Il semblerait que la volonté première soit de faire la part belle au groupe PICHET . Une fois ce projet immobilier abouti , quelles sont les assurances qu ont les BIARROTS que la famille GAVE ne reparte ? Aucune…. Qu ils démontrent leur volonté d assoir financièrement ET SPORTIVEMENT le club en TOP, il sera grand temps ensuite de leur offrir AGUILERA . Le recrutement actuel ne correspond pas du tout à cet objectif….. Le chantage à peine voilé, du «  » la mairie accepte le projet ou bon s en va, devrait faire réfléchir les plus acharnés du BO !

  6. si ca se fait pas entre la salle de spectacle voulu par chacune des villes du bab c’est à ne rien y comprendre (bayonne voulait un zénith en lieu et place des vins duprat) surtout payés par du privé.En ce qui concerne les logements sociaux ,chaque ville est soumis à devoir en fournir.La ville ne les fournit pas.Ce serait donc des habitants qui ne pourrait pas se loger à moindre frais mais des frais pour le contribuable biarrot évitable et non évité si ça ne se faisait pas.Une honte pour la ville .Espérons que la logique l’emporte avec le feu vert

  7. J’étais en quête d’une description du projet en question, n’ayant pas accédé à la réunion du 5 mars. Je me sens un peu ridicule, tout le monde a l’air au courant.
    J’avais pourtant adressé un sms à M. Aldigé, lui faisant part de mon souhait de le connaître. Il n’a pas jugé utile de me répondre.
    J’ai trouvé cette description, précise, du projet sur le blog « The blond biarrote ». Que son auteure soit remerciée pour mettre ainsi à disposition des informations « réelles »;
    Au vu de cela, oui, ce projet est très séduisant.
    Et très ambitieux.
    Peut-être faisable en termes économiques, puisqu’ausi bien des acteurs privés proposent des engagements précis. Favorables au BO, voire très favorables.
    Je ne retire rien à ce que jai dit par ailleurs. Un tel projet mérite d’être mis en concurence avec d’autres, différents. La Ville dispose de la réserve foncière, elle est en partie maître du jeu, et il y a la Loi, à respecter.
    Mais ne soyons pas malthusiens.
    Ne jouons pas « petit bras ».
    Ne partons pas battus!
    C’est de BIARRITZ qu’il s’agit, nom d’une pipe!
    Ce qu’on peut reconnaître à Aldigé et aux Gave, c’est d’avoir de la vision et de l’ambition. Et d’aimer le rugby, certainement.
    On va voir comment Veunac gère le sujet, avec Lafite dans son dos et face à lui (mais oui, c’est un énarque, il sait tout faire à la fois!).
    Et puis tous les autres candidats – dont j’ai l’outrecuidance d’être – déclarés ou potentiels, mais qui en général ne brillent pas par la clarté de leurs positions; Voire regardent ce dossier comme la poule face au couteau. Ma misérable,personne, nourrie de ses petites compétnces sur l’urbanisme, l’aménagement des territoires, le BTP, tente d’être claire, réussit-elle?…

    • il me semble que le plus difficile pour un décideur est de ne pas concevoir le futur comme la simple continuation linéaire du passé et donc de risquer de concevoir des projets non adaptés aux temps/défis qui vont se poser à court et moyen terme (un investissement immobilier de se type est conçu pour plusieurs dizaines d’années. Donc si c’est un mauvais choix, il faut l’assumer pendant ces dizaines d’années et nous savons très bien que nous vivons dans une société ou l’on privatise les bénéfices mais mutualise les pertes (comme évoqué plus haut des subventions substantielles furent par le passé attribuées par la mairie au BO soit avec nos impôts).

      Sur le volet sportif encore une fois entretenir une équipe de haut niveau (quelque soit la discipline) requiert des fonds substantiels qu’aucun des sponsors actuels ne peut concéder. il faut donc trouver LA perle rare (Kampf 2 so to speak) et good luck pour cela Jacques-André (faute de quoi l’équipe évoluera à un niveau faible qui ne mobilisera aucune activité mirobolante dans son sillon).

      De surcroit, afin de comprendre la situation dans laquelle se trouve la France aujourd’hui (et dont on ne parle pas sur France 2 ou BFMTV), et en particulier la ligne de crête sur laquelle nous dansons je vous invite Jacques-André à écouter l’excellente interview d’hier d’un esprit brillant : Gael Giraud (https://fr.wikipedia.org/wiki/Ga%C3%ABl_Giraud)

      Pas sur que ce soit le moment de jouer à la loterie mais comme le veut la maxime, « pendant ce temps, l’orchestre jouait sur le pont du Titanic »… Au final après le fiasco à venir du Palais, vous me direz un fiasco de plus ou de moins… ce seront les Biarrot.e.s qui paieront

    • Jacques-André, le projet a était présenté à qui voulait.On était plus de 600 personnes. Les seuls critères pour être présent à la présentation étaient de s’inscrire, car salle pas immense. J’y étais, je n’ai rien de plus que vous .J’aime la ville et une des assos de la ville qui est le Bopb. Nous n’avons pas à craindre de payer contrairement à Pau ,Agen ou Bayonne Là,les contribuables, sportifs ou pas, paient.A Biarritz dans 10 ans comme dans 100 ans le stade sera toujours à Biarritz et les habitants des logements sociaux ne seront pas mis dehors.

      • Génial Milerou votre boule de cristal marche à cent ans !

        Sauf qu’elle ne marche pas pour le passé récent: comme le rappelle Perrin ci-dessus la ville de BTZ a dans le passé contribué bien des fois via d’importantes subventions.

        Pas sûr que subventionner le Titanic soit une bonne idée mais si vous souhaitez donner votre héritage, ou une part de votre revenu mensuel pour le BO (comme le font certain pour soutenir leur église) n’hésitez pas à le faire, c’est votre droit le plus souverain.

        Cela ne change rien au fait qu’un projet surdimensionné réalisé à la mauvaise période (fin de la croissance et début des vraies emmerdes) dans un contexte ou déjà aujourd’hui la fréquentation du stade a considérablement baissé et dont la taille engage sur plusieurs décennies, va obligatoirement conduire à un flop financier qu’il faudra renflouer.

        Et qui croyez vous seront les cocus de la farce: les Gave ou vous et moi ?

        PS: quand au principe du loto, Millerou, qui semble vous faire rêver : il est de faire perdre la vaste majorité des joueurs (souvent d’origine modeste) pour engraisser l’Etat, ceci via une promesse de gains faramineuse. Si la logique du projet Gave (nos bienfaiteurs qui marchent sur l’eau et multiplie les pains) est le même, posez-vous la question de savoir qui gagne et qui perd.

  8. Bizarrement ni ici ,ni ailleurs on n’entend pas parler de l’élue biarrote qui a pris part de suite à un refus de projet sans l’avoir analysé ni peut-être même écouté Est ce responsable politiquement?
    Par contre à la personne qui a écrit cet article comme à,ceux qui vont le lire je ne sais pas,ce que,vous,feriez si on vous annonce que vous avez gagné au loto ou qu’on vous donne une grosse somme d’argent? Par contre moi si on m’annonçait cette super bonne nouvelle à 10 h je n’attendrai pas 14 h pour en avertir ma famille ou autres,mais à 11 h ce serait déjà fait.Quand à,ma,fille,je ne lui achèterait pas une Clio mais,une Ferrari.

    • Dans toutes choses, si on veut que quelque chose ne se fasse pas, on essaiera de chercher la petite bête. C’est pas comme ça qu’on avance. Politique et passion sportive c’est pas pareil de toutes façons. Le fils Gave est un joueur de rugby il joue pilier et adore le rugby. Les enfants ou petits enfants de Charles font du rugby aussi. Pour info sur son site d’économie la famille Gave met dans une brève datant de juillet ou août 2018 les raisons de leur venue à Biarritz.

      • c’est beau de rêver Millerou !

        Quelqu’un qui subventionne un parti politique et donc la fille se retrouve (miracle) en position éligible est nul doute quelqu’un de totalement désintéressé, comme vous le dites sûrement un « amoureux de la politique »

        Les promesses n’engagent que ceux y croient.

  9. Tout détail est bon à ne pas faire avancer un dossier quel qu’il soit concernant la ville ou pas. Ici ou ailleurs. Arrêtons de stagne. La famille Gave a l’amour du ballon ovale Charles est pilier dans un club de rugby ,ses enfants aussi. Quant au grand-père, je ne sais pas s’il faisait du rugby mais c’est un grand économiste.Je le répète pour la ville c’est une très bonne nouvelle pour les points culturels, animations festives et sportives.Sur le plan économique de la ville une association qui est pérennisée donne plus d’argent pour autre chose.Sur le plan éducation nationale avec de jeunes foyers arrivant, ça évite des fermetures de classe. Je précise mais vous le savez dans une ville plus il y a d’habitants, plus il y a de dotations de l’état et inversement ce qu’on constate à Biarritz depuis plusieurs années.Les lois en matière hlm sont les mêmes qu’on habite Bayonne, Anglet ou Biarritz donc ça fait pour les logements sociaux des familles heureuses si ça se faisait.Dans le cas contraire savoir qu’il y aurait pu y avoir des logements sociaux si ça ne se faisait pas quelle tristesse et dégoût pour les familles.

    • Paul, je n’ai jamais dit qu’ils étaient intéressés ou désintéressés et contrairement à vous je ne le dirai pas car c’est me politiser et je suis pas un homme politique mais un homme qui aime sa ville. Je dis,simplement que ce projet avec les avantages que j’ai cités auparavant est bon pour la ville .Et il le sera,pour toujours car dans 100 ans les logements seront toujours là comme toutes les infrastructures. À moins que vous ne démontriez qu’avec une brouette ou autres on puisse amener ça ailleurs.

      • cher Millerou, pas de bol je n’ai pas de page Facebook donc le bayonnais ce n’est pas moi, mais je réside bien à Biarritz (où je ne fais pas de politique au sens électif du terme). Je note que si vous considérez nos amis/frères bayonnais comme des « étrangers » c’est assez inquiétant pour la suite….

        Vous pouvez rêver avec la présentation de ce projet c’est votre bon droit mais acceptez que nombre parmi nous soient sceptiques car personne ne met autant d’argent sur la table (encore moins des financiers pro, prédateurs de profession, dont le père « achète » un travail pour sa fille au parlement européen en finançant un parti politique rance avec des millions d’euros… mais bien sur ils adooooooreeee le rugby et biarriiiiitzzzz n’est qu’un don de soi, une offrande à la communauté ;o))

        Donc oui je doute quant au profil des acteurs impliqués et quant à leurs intentions réelles. Encore une fois les promesses n’engageant que ceux qui les croient (donc c’est vous qui risquez d’être déçu pas moi) et vous avez le droit de penser qu’ils marchent sur l’eau ou multiplie les gâteaux basques.

        C’est un projet pharaonique (rapporté à la taille de BTZ et vu l’état actuel de ses finances et après le projet du Palais qui va nous enfoncer un peu plus); Ce projet est d’un autre siècle (ou l’on s’imagine que dans 30 ans la société aura continué son développement linéaire comme celui des 70 dernières années…you bet it will) sauf que au rythme où les problèmes d’approvisionnement énergétiques sont en train d’impacter nos sociétés économiquement/socialement/écologiquement (mais cette perspective n’est que très peu présente dans les médias mainstream – je vous recommande une très bonne prise de parole de Jean-Marc Jancovici cette semaine : https://www.youtube.com/watch?v=9FCyQcPXFvs&feature=em-uploademail)), il est clair que ces infrastructures dans 100 ans seront fort dégradées (car mal conçues dès le départ par ex. ne tenant aucunement compte des challenges climatiques/énergétiques/financiers annoncés en terme d’appro énergétique pour les faire tourner et entretenir, et alors faute de moyens (financier et énergétiques) ces infrastructures pourriront sur place.

        Voyez aujourd’hui en France, 7ème puissance mondiale, l’état des trains, des rails, des routes, des ponts, des hôpitaux, des commissariats de notre pays: alors si vous pensez que quelqu’un à BTZ ce souciera d’entretenir le plateau d’Aguiléra dans 30 ou 50 ou 100 ans good luck. Les problèmes dans 30 ans concerneront la survie de l’espèce pas de jouer à la balle en cuir.

        SAUF QUE… l’argent qui aura été dilapidé, gaspillé pour ces projets futiles, inutiles, manquera bien sur pour les projets prioritaires vitaux à ceux qui seront encore la dans 30, 50, 100 ans (ni vous ni moi). Les générations suivantes seront surement fière d’avoir eu des aïeux qui se souciaient plus d’investir dans le sport que de préserver la vie de la cité ou la vie tout court…

        A mon sens un politique doit non pas porter des projets qui satisfont une toute partie de la population à très court terme (clientélisme), mais aujourd’hui en 2019 avec la connaissance scientifique disponible sur la catastrophe annoncée dans laquelle nous avançons à plein ballon et en klaxonnant, au contraire il/elle doit défendre et porter ceux d’intérêt général et stratégique pour la population.

        Je doute fort que ce type de projet pour une ville de petite taille (BTZ) hyper endentée dans un contexte de crise de la croissance, financière et sociale comme celle que nous connaissons (et qui va perdurer, tous TOUS les scientifiques, mathématiciens vous diront qu’une croissance infinie dans un monde fini est impossible, qu’au vue des multiples bulles immobilières, financières une nouvelle crise systémique globale nous pend au nez) aie du sens mais je peux bien sur me tromper et vous avoir raison.

        Après tout le Colisé à Rome est bien debout (en partie du moins ;o)

        Au moins cela fera des ruines à visiter à Biarritz pour les générations qui n’auront que la survie comme seul horizon quotidien (le tourisme aérien que nous connaissons par ex low cost aura bien sur disparu d’ici là car on gardera le pétrole restant pour les vrais priorités (armée/police) pas pour envoyer des hordes de clowns visiter la cote basque avec des billets à 20 euros…).

    • Je vous cite :
      Les lois en matière hlm sont les mêmes qu’on habite Bayonne, Anglet ou Biarritz
      C’est faux mon cher Millerou. Lisez le PLU de ces 3 villes et vous apprendrez que le besoin en logements sociaux n’est pas du tout le même entre bayonne et biarritz.
      Biarritz paye une amende en raison de son retard en logements sociaux, contrairement à bayonne. Du coup le PLU n’impose pas du tout les mêmes quota de logements sociaux à biarritz ou bayonne.
      Et c’est bien là la vrai question piège:
      1. Faut il laisser Pichet immobilier refaire aguilera et se contenter de 50% de logements sociaux, mais donner toutes les chances au BO avec ce projet autofinancé ?
      2. Faut il faire une majorité de social comme à Kleber pour pouvoir réduire l’amende des biarrots, sans penser au devenir du BO?
      3. Ou faut il ne rien faire et tout bloquer …………ou encore attendre, ce qui revient au même ?

      • Il vaut mieux en termes de logements sociaux. 50/100 de quelque chose qui se fait que 100/100 de rien.

  10. Je ne suis pas dans la politique contrairement à vous Paul.Toujours contrairement à vous j’en ai marre que dans notre ville rien n’avance. Je n’ai jamais dit que les Gave était intéressés ou désintéressés et je ne rêve pas non plus. Le projet a tous ces bienfaits cités auparavant.Je ne pense pas que les logements comme les infrastructures sportives du bopb qui appartienne à la ville (asso appartient à la ville).Je suis à fond pour le projet. Un élu pour moi qui n’est pas pour le projet dans 1 an comme dans 10 ans c’est pas la peine pour moi qu’il se présente.Et si je dis que je ne fais pas de politique il n’est pas exclu que je n’en fasse pas en me présentant en 2020 car marre de l’immobilisme dans notre ville.

  11. Les infrastructures sportives comme les logements resteront toujours à Biarritz. Si quelqu’un sait comment les transporter ailleurs qu’ils se taise. Ne donnez pas à la famille Gave l’idée de prendre une brouette géante et qui vole pour le transport on sait jamais.

  12. Tiens quand on va sur le profil Facebook de Mr Paul Bismuth on s’aperçoit qu’il habite Bayonne. Mettrait-t’il certaines choses en avant pour cette raison? Pas du tout impossible pour moi,c’est même le cas je dirai.

    • Millerou, pas de désinformation, s’il vous plaît! Je connais personnellement Paul Bismuth qui écrit sous pseudo dans Bisque, Bisque, Basque! pour raisons professionnelles et je peux vous certifier qu’il est tout ce qu’il y a de plus Biarrot.

  13. Si j’ai écrit ça, c’est qu’il y a bien quelqu’un qui a le même prénom et nom sur Facebook. Donc merci de me comprendre aussi. Si on est Biarrot on est en droit de se poser des questions c’est légitime.Par contre si on a les vraies réponses et qu’on est contre un tel projet c’est ahurissant

  14. J’oubliais, je ne considère pas les Bayonnais comme des étrangers. Mon meilleur ami y habite ainsi que ma mère.Par contre les Bayonnais qui suivent l’Aviron mettent ou essayent de mettre le bordel sur les réseaux sociaux pour empêcher le projet

Répondre à flash6440 Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s