C’est le festival Onda Cariocaisse !

Incapable de présenter à temps un budget prévisionnel pour l’édition 2019, le producteur de Vincent Cassel demande 200 000 euros à la Ville pour 2020 en évoquant «des frais d’annulation». Par ici, la monnaie !

La page de garde du document remis aux élus par Vincent Cassel et son producteur. On s’y croirait, même si ça fait cher le palmier.

Avec l’abnégation d’un voyageur de commerce cherchant à fourguer une encyclopédie en cinquante volumes à un illettré, notre pauvre maire débordé, quand il se fait mettre dehors par la porte, revient par la fenêtre et si elle est close, n’hésite pas à forcer un vélux ou à passer par le soupirail de la cave. En l’absence du moindre document écrit, les élus avaient réussi à faire annuler une subvention de 100 000 euros attribuées au festival « Onda Carioca » souhaité par Vincent Cassel, mais il en faudrait beaucoup plus que cela pour freiner les ardeurs people de notre Mimi-la-Malice. Mardi 15 juillet, il a donc remis le couvert en commission générale (une réunion à huis clos des élus) en présence de Vincent Cassel et de son producteur, un homme dont personne n’a retenu le nom mais qui, a laissé pour le moins perplexe ceux qui assistaient à cette commission générale.

Mise doublée pour 2020

Si Vincent Cassel éprouve une authentique passion pour le Brésil, il a sans doute dû roupiller sévère pendant les cours d’instruction civique pour s’être imaginé qu’un simple accord oral avec Michel Veunac lui permettait de lancer son festival sans que les élus ne valident sa demande de subvention. Retoqué faute d’avoir monté un dossier digne de ce nom, Cassel et son producteur sont donc revenus à la charge et, comme des joueurs malheureux au casino, ont doublé la mise en toute simplicité.

Avec Photoshop, rien de plus facile que de remplir de foule enthousiaste le Port vieux. Et pour la marée, on fait comment?

Pour réussir cet exploit peu commun, ils ont fait vibrer les petits cœurs de midinettes des élus en les abreuvant de noms ronflants, en les faisant rêver d’un Port-vieux noir de monde et en leur promettant d’innombrables émissions de télévisées sur le festival. Qui peut un an à l’avance être certain de sa couverture télé, même quand on s’appelle Cassel ? Mais l’esprit critique était assez peu de mise mardi soir, Cassel et son producteur remettant aux élus présents (plusieurs comme Nathalie Motsch ou Hervé Boissier étaient retenus par leurs obligations personnelles ou professionnelles) un dossier propre à séduire tout le monde. Ou presque !

Et puis, comme Cassel et son producteur sont de grands pudiques, c’est en regardant la pointe de leurs chaussures qu’ils ont demandé 200 000 euros de subvention, alors que la Ville ne leur en avait accordé que 100 000 il y a quelques mois avant de se rétracter.

Pas de chance pour eux, parmi les présents, se trouvait un chef d’entreprise François Amigorena, qui sait lire les budgets prévisionnels et qui s’est intéressé à une petite ligne fort discrète, rédigée en noir sur fond bleu pour qu’elle soit encore moins lisible :

Intitulée « Report à nouveau, suite à l’annulation de l’édition 2019 », cette ligne affiche tout de même un montant de 125 152 euros. Autrement dit, le producteur de Vincent Cassel, qui a été infoutu de présenter un dossier digne de ce nom pour obtenir une subvention, demande à la Ville de lui rembourser les frais qu’il a engagés pour 2019, alors qu’il n’avait pas le moindre lien contractuel avec Biarritz !

Seuls trois élus s’opposent

Une décontraction qui n’a semble-t-il pas ému plus que cela l’assistance puisqu’en dehors de François Amigorena, seuls trois élus se sont étonnés : Françoise Mimiague, Brigitte Pradier et Ghis Haye.

Le budget prévisionnel de l’événement : une petite plaisanterie à plus d’un million d’euros.

Et pour que le vaudeville soit complet, Veunac a profité d’une pause-pipi de son ennemi préféré, François Amigorena, pour faire voter vite fait les élus afin de savoir si on devait ou non continuer à travailler avec Cassel. En dehors des trois noms précédemment cités, personne n’a rien trouvé à y redire, Guillaume Barucq se fendant même d’un discours enthousiaste en faveur de ce projet.

Seul petit détail qui n’a visiblement ému personne, les commissions générales sont faites pour informer à huis clos les élus de dossiers où des informations commerciales ne peuvent être rendues publiques (il en avait été de même pour Aguilera et Pichet) mais les décisions et a fortiori les votes doivent être effectués en conseil municipal.

Deux conclusions s’imposent donc sur ce dossier « Onda Carioca » qui va encore faire couler beaucoup d’encre à l’avenir. Soit Veunac et Lafite, au bout de cinq ans de mandat, ne maîtrisent toujours pas les règles de la vie publique et dans ce cas-là il est urgent de ne pas les réélire, soit ils sont capables de toutes les fourberies et dans ce cas-là aussi il est indispensable de ne pas les réélire.

Ce qui leur laissera un peu de temps pour méditer le vieil adage : « Tout ce qui brille n’est pas d’or ! »

C’est celui qui le dit qui l’est

Veunac adore l’ambiance cour d’école pendant les conseils municipaux. Jeudi soir, l’homme qui a la réputation d’avoir toujours un temps de retard lorsqu’on lui explique quelque chose, s’est permis une réflexion totalement saugrenue à l’égard d’Édouard Chazouillères, cherchant à comprendre l’imbroglio autour de la villa Sion. Sans rire le moins du monde, celui qui déshonore le rôle de maire par des propos d’un tel niveau, a répondu aux questions totalement pertinentes de Chazouillères par un méprisant : « On ne peut pas faire coïncider nos projets avec le temps que vous mettez à les comprendre ».  Ce à quoi, Édouard Chazouillères, toujours aussi pince sans rire, a répondu : « C’est depuis que je vous ai quitté, Monsieur le maire ! ».

Quelques minutes plus tard, vexé d’avoir un temps de retard sur son seigneur et maître, le premier adjoint « La Faillite nous voilà ! », s’est donc senti obligé de surenchérir après une question de François Amigorena sur le commanditaire du sondage que subissent les Biarrots actuellement. Croyant les micros coupés et alors que tout le monde se levait, on a pu entendre alors un distinct : « Quel connard celui-là ! »

Comme disent les enfants de l’école primaire, « C’est celui qui le dit qui l’est ! »

Sur le sujet, voir les deux excellents articles de Mediabask :

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20190718/insultes-au-conseil-municipal-de-biarritz

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20190719/les-elus-de-biarritz-reagissent-aux-propos-insultants-de-guy-lafite

Et aussi un très bon décortiquage du budget prévisionnel par Jacques Saury dans « Biarritzmania » :

Onda Carioca

 

À Biarritz, le curieux licenciement de deux des trois salariés Streeteo

Considérés comme d’excellents éléments en avril, Fabien et William viennent d’être virés en juillet. Parce qu’ils refusaient de verbaliser à tout va ?

William Salles et Fabien Levassor ne remettront plus l’uniforme Streeteo.

Quadragénaire débonnaire, fort de huit ans d’expérience dans la sécurité, William Salles n’est pas près d’oublier son recrutement chez Streeteo Biarritz, début 2019. « Tout de suite, on m’a mis en garde contre Fabien, en me disant : « Méfie-toi de lui, il est membre de la France Insoumise, naturiste et bisexuel ». Ou comment habiller pour l’hiver un collègue… Le propos avait un tel relent d’homophobie que William, le nouveau-venu, s’en est immédiatement ouvert à Fabien Levassor qui a préféré en sourire, « Je n’ai jamais caché mes orientations », conscient qu’il vaut mieux parfois ne pas relever les allusions blessantes des collègues quand on travaille dans une petite équipe.

Streeteo Biarritz, en effet, c’est un chef de service, Éric Crayssac, et, en dehors de Fabien et William, une jeune recrue de 19 ans, chrétien militant dont le papa et la maman travaillent chez Indigo, plus deux vacataires pour l’été. À raison d’un chiffre moyen de soixante prunes quotidiennes infligées aux automobilistes par chaque salarié, vous arrivez à un total annuel situé entre 35 et 40 000 Forfaits post stationnement (FPS), selon les estimations des deux salariés. Comme dit notre énarque favori, surnommé « La Faillite nous voilà ! », avec une indécente gourmandise lors d’un conseil municipal : « L’argent rentre bien ! ».

De l’intelligence dans le métier

Au début tout se passe bien pour William. Il comprend vite qu’il a le même sens du dialogue que Fabien et s’efforce de faire de la pédagogie auprès des touristes venant à Biarritz pour la première fois et un peu déconcertés par ces horodateurs plutôt complexes. Une politique, soulignons-le, encouragée par Jean-Claude Soria, le responsable réglementation et cadre de vie à la mairie, qui les incite à faire preuve de discernement dans la verbalisation.

Une période dont William et Fabien se souviennent avec nostalgie tant ils ont le sentiment d’avoir travaillé avec intelligence. Arrivé fin 2017 chez Streeteo, Fabien se rend à son entretien annuel en avril 2019 avec son supérieur hiérarchique, entretien s’étant déroulé, selon Éric Crayssac « dans un contexte de franchise, de liberté et d’ouverture », ce qui n’est guère étonnant quand on connaît la passion pour son métier de Fabien. Fort logiquement, les notes de ce dernier sont donc excellentes, 4/4 étant le maximum que puisse obtenir un salarié.

Excellent élément en avril 2019. Indésirable en juillet 2019. Comprenne qui pourra !

Un premier incident va doucher l’enthousiasme des deux Streeteomen. Contrairement à ce que Veunac, Lafite et Claverie ont raconté aux foules crédules, lors d’un conseil municipal en mai 2018, les verbalisateurs de Streeteo touchent bien une prime de rendement.

https://jeanyvesviollier.com/2018/05/13/des-elus-menteurs-comme-des-arracheurs-de-parcmetres/

Mauvaise surprise, alors qu’on leur octroyait cette prime quand ils réussissaient à effectuer soixante contrôles de véhicules à l’heure, elle n’est plus versée qu’à partir de quatre-vingts véhicules vérifiés toutes les soixante minutes. Faire de la pédagogie, pour un salarié de Streeteo, c’est l’assurance de perdre désormais sa prime !

« On nous fait payer le fait d’être honnêtes »

On ne rigole pas avec les tirelires municipales.

La nomination d’un nouveau responsable régional, apparemment issu de la grande distribution, change la donne. Alors que le contrat de Streeteo avec la ville de Biarritz arrive sous peu à échéance, faire du chiffre devient la priorité des priorités. William qui est accusé de distribuer moins de FPS que ses collègues, une affirmation apparemment fausse car basée sur quelques jours choisis au hasard, et Fabien qui conteste cette évolution, deviennent les ennemis tandis que l’on encense les vacataires qui distribuent de la prune à tout va.

Le 18 juin, en pleine canicule, William se met subitement à saigner du nez et fait un malaise qui est dûment enregistré par la médecine du travail. William et Fabien demandent à ce qu’on leur fournisse des bouteilles d’eau, ce qui sera fait après quelques réticences.

Et puis le 25 juin, à 16 heures, les deux salariés de Streeteo reçoivent un coup de fil de leur direction, leur signifiant qu’ils sont mis à pied à titre conservatoire et invités à rendre leur matériel et uniforme immédiatement en attendant d’être convoqués pour un entretien préalable de licenciement.

Les deux sont abasourdis, Fabien frôlant même la dépression nerveuse dans les jours qui suivent.

« On nous a fait payer le fait d’être honnêtes » affirme William, tandis que Fabien renchérit : « On était en empathie avec les gens. Ce qui n’était pas le cas des autres »

Des affirmations que je peux corroborer pour avoir vu au travail les deux intéressés à de nombreuses reprises et leur patience à toute épreuve alors que les automobilistes se montraient parfois chagrins.

Un dossier de licenciement ou un guet-apens ?

Quand Streeteo testait son scooter, avant de réaliser qu’il n’est pas fait pour une ville pentue comme Biarritz.

Si William prend les choses avec une certaine philosophie, même s’il est outré des attaques injustifiées portées contre lui, Fabien sort de ses gonds et commet alors l’erreur de menacer par écrit ses collègues en apprenant qu’ils ont fait des témoignages, qui semblent très télécommandés, contre les deux futurs licenciés. Le plus jeune salarié, en particulier, le bon chrétien dénonciateur qu’ils surnomment « Poussin » tant ils ont dû souvent le protéger de la vindicte d’automobilistes en colère, va recevoir de Fabien des messages très violents du genre : « Je suis un petit pédé naturiste qui met du monoï » qui témoignent bien de la souffrance et de l’état de détresse psychologique de Fabien qui se sent injustement exclu.

Des insultes que l’intéressé regrette même s’il estime qu’il n’a fait que répondre aux délations de ses collègues, mais qui sont probablement ce que souhaitait la direction de Streeteo pour couper la tête des deux salariés, dans ce qui ressemble à une provocation grossière.

Le 5 juillet, la Directrice des ressources humaines descend en personne de Paris, avec une liste d’accusation contre les deux malheureux, plus longue que la liste des courses d’une mère de famille de six enfants. On leur reproche de s’être laissé corrompre par les commerçants, ce que les deux salariés démentiront avec aisance, en faisant la liste des passe-droits imposés par leur direction pour ménager les intérêts de tel ou tel. Terrain miné, donc on oublie !

Alors on se rabattra sur le dézonage, c’est-à-dire sur le fait que William et Fabien n’effectuaient pas toujours leurs contrôles dans la zone prévue, une affirmation un peu risible puisqu’ils n’arrivaient pratiquement jamais à joindre leur direction et qu’avec le GPS intégré à leur machine, ils étaient toujours localisables par leur chef de service qui pouvait à tout moment les réorienter sur tel ou tel secteur.

Bien entendu, les insultes de Fabien proférées à l’égard de ses collègues, qui ont porté plainte au commissariat pour injures non publiques, une procédure extrêmement rare compte-tenu du nombre d’accrochages qu’il peut y avoir entre salariés dans une entreprise, deviennent le cœur des reproches formulés contre l’intéressé. Mais alors pourquoi William qui ne semble pas avoir grand-chose à se reprocher en dehors de sa sympathie pour Fabien et d’une altercation avec un automobiliste, subit-il le même sort, si ce n’est par volonté d’éradiquer les deux contestataires de l’entreprise ?

Leur chef de service, Éric Crayssac ayant botté en touche : « Je vous invite à voir ce problème avec la direction » et la direction, contactée par Bisque, Bisque, Basque ! n’ayant pas jugé bon de répondre à mes questions envoyées par mail, il faut donc laisser le temps à la Justice de faire son travail.

Mais que cette affaire sent le délit de sale gueule !

Mail envoyé le 16 juillet à la direction de Streeteo.

La ville de Biarritz indirectement pénalisée

Disons-le tout net, la ville de Biarritz ne semble pas avoir une grande responsabilité dans cette affaire interne à Streeteo. Elle préconise la modération et le bon sens, même si parfois, cela tourne aux « passe-droit » aux dires des deux salariés licenciés. Michel Veunac se fera sans doute un plaisir de détailler la liste de ceux qu’il convient de ne pas de verbaliser.

En revanche, toutes les objections qui avaient été soulevées par les opposants, lorsque Veunac-Lafite et Claverie vantaient les mérites de leur nouvelle politique de stationnement avec Streeteo, s’avèrent totalement exactes.

Tout d’abord, Claude Olive, le maire d’Anglet, se frotte les mains. Il vient de redire à Sud Ouest qu’il n’y aura « jamais un horodateur à Anglet. » Il suffisait de se promener cet hiver et de voir les rues désertes de Biarritz pendant que la Chambre d’amour affichait complet pour comprendre combien ce matraquage financier des automobilistes, voulu par notre trio de penseur, est mortifère pour le commerce. Et, plus drôle encore, Anglet, par le biais de L’Agglomération, se voit ristourner une partie des amendes payées par les malheureux automobilistes qui se sont faits verbaliser à Biarritz. Elle n’est pas belle la vie ?

Mais le problème de fond est encore plus préoccupant. Tandis que Streeteo connaissait beaucoup de difficultés et de contestation au moment de son implantation dans Paris, un certain bon sens semblait prévaloir à Biarritz, grâce notamment à l’intelligence des salariés. Visiblement, le renouvellement du contrat de deux ans approche, et il faut faire du chiffre, remplir encore un peu plus les caisses de la ville en rançonnant les automobilistes. Une politique qui arrondit les fins de mois municipales à court terme mais qui va s’avérer désastreuse à long terme.

D’autant plus que les deux salariés mis à pied actuellement ne sont pas remplacés et que les contrôles sont souvent effectués par un véhicule automobile avec toutes les imprécisions que cela peut amener, comme la non-prise en compte des cartes d’invalidité. Au final, avec cette décision de Streeteo de licencier deux de ses salariés, c’est la Ville qui perd de l’argent.

Bisque, Bisque, Basque ! le répète : il ne faut pas renouveler le contrat de Streeteo et reprendre la main sur le stationnement par le biais de policiers municipaux plus à même de juger de chaque situation. Pour remettre enfin un peu de bon sens dans ce monde de brutes.

 

 

Biarritz s’agite tous azimuts

Manif anti-G7, Veunac, Brisson, Lafite, Saint-Cricq, Arosteguy, la partie de billard à douze bandes est lancée dans la cité balnéaire.

Quelques gilets jaunes avaient pris place dans cette manifestation anti G7 qui a réuni plus de 500 personnes.

Comme un homard géant négligé par des convives de l’hôtel de Lassay et livré en pâture au petit personnel, la préfecture avait fait l’aumône aux organisateurs d’une seule et unique manifestation anti-G7, samedi dernier, dans les rues de Biarritz. Première très bonne surprise, ce rassemblement organisé à une date difficile pour les mobilisations par G7 Ez ! et Alternatives G7 a regroupé un demi-millier de personnes. Une estimation qui n’émane ni de la CGT ni de source policière, mais basée sur l’observation d’une place Sainte-Eugénie remplie à ras bord, tandis que la tête de cortège se trouvait déjà sous les fenêtres de l’Hôtel d’Angleterre.

Un cortège sympa et bon enfant où l’on croisait aussi bien des membres de Bizi, que du parti communiste, ainsi que des altermondialistes d’Attac, des écologistes, quelques anarchistes et trois black blocks, vêtus de noir des rangers à la cagoule, s’efforçant d’allumer des fumigènes dans le kiosque à musique de Saint-Eugénie sans susciter la moindre réaction.

Deuxième bonne surprise, les commentaires plutôt amusés et favorables des locaux comme des vacanciers à cette répétition générale de ce qui nous attend dans six semaines, nombre de maillots de bain-huile solaire engageant la conversation avec les manifestants pour déplorer la stupidité d’un tel sommet à une telle date dans une cité balnéaire.

Enfin, et c’est sans surprise, pas un élu biarrot n’avait daigné venir dialoguer avec les manifestants. Il faut dire aussi que nos élus ont tant à faire actuellement pour assurer leur avenir qu’on a presque envie de leur rédiger un mot d’excuse.

Sondage : Veunac avoue à demi-mot

Sud Ouest, 13 juillet.

Et l’on commence par celui qui la joue vieux-usé-fatigué, mais qui continue à tirer toutes les ficelles, notre Mimi-la-Malice que la terre entière nous envie. Si on vous interroge à propos d’un sondage dont vous n’êtes pas à l’origine, vous allez tout de suite dire au journaliste que vous n’êtes pas le commanditaire, ce qui n’est pas exactement ce qu’a répondu le maire de Biarritz à Sud Ouest : « Qui a fait ce sondage ? Je n’ai pas à répondre à ça. Mais je sais que pas un centime de la Ville n’est ou ne sera utilisé pour une quelconque enquête d’opinion. Le commanditaire paie ». Si ce n’est pas un aveu, ça y ressemble. Les messages laissés sur répondeur prouvent que le sondage est réalisé par « Acticall-Opinionway » deux sociétés bien connues dans le monde du sondage politique. D’après plusieurs recoupements, l’ardoise minimale dans ce genre de prestation s’élève à 15 000 euros. Et un sondage « aux frais des contribuables » était bien prévu par la mairie. Grâce à Sud Ouest et à Bisque, Bisque, Basque ! Veunac pourrait se retrouver à faire le chèque final et devenir, contraint et forcé, vertueux avec l’argent public. Mais le connaissant, un arrangement avec la société de sondage pourrait aussi intervenir. En attendant, nul doute que notre cher maire se fera un plaisir de nous détailler tout cela et de nous communiquer les résultats du sondage lors du prochain conseil municipal.

Saint-Cricq s’enflamme en vain

Avec un opposant comme celui-là, le maire n’a plus besoin de majorité. Dans le dernier « Biarritz-Magazine », Jean-Benoît Saint-Cricq, l’homme qui a incarné pendant quatorze ans une opposition de fer à Borotra puis à Veunac avant de succomber aux délices du compromis, s’enflamme totalement.

« Biarritz Magazine », juillet-août 2019.

En planquant les dettes sous le tapis, comme pour le Palais, il est facile d’avoir une « embellie des comptes », mais l’avocat biarrot n’en a cure et ne se souvient plus des fondamentaux de l’opposition. Enthousiaste, il nous promet un futur mandat de prospérité à partir de 2020 où l’on va enfin « s’attaquer aux vrais problèmes des Biarrots ». Avec lui dans la liste Veunac ? On se demande vraiment ce qu’a fait Veunac de 2014 à 2020 pour qu’il se décide enfin à se mettre au travail, mais l’ex-opposant devenu manieur de brosse à reluire se moque de ces détails triviaux.

Et que croyez-vous qu’il advint de tant de courtisanerie ? Veunac considère désormais tellement Saint-Cricq comme « sa chose » qu’il n’a même pas eu l’idée de le mentionner dans le sondage d’opinion qu’il a commandité. Pourtant, aux dernières nouvelles, Saint-Cricq fait toujours partie de l’opposition. Un « oubli » risible à dégoûter définitivement de la flagornerie.

Brisson et Lafite en alerte

Le look énarque prétendument à gauche, face au look luxembourgeois en vacances.

Le jour où se tenait la manif anti-G7, un lecteur au smartphone véloce a surpris cette longue discussion entre Brisson et Lafite, côte des Basques. Les deux en effet doivent consulter frénétiquement toutes les voyantes de la Côte basque pour savoir ce que Veunac leur réserve. Et c’est sans doute en application de la méthode Coué qu’ils annoncent à tout va que Veunac ne se représentera pas. « La Faillite-nous-voilà ! », on le sait, rêve d’être calife à la place du calife, même si comme l’avoue ingénument son épouse, « il a peu de chance d’être élu car il est trop à gauche pour les Biarrots ». Un état de fait qui n’avait pas sauté aux yeux des observateurs de la vie locale, contrairement à l’agacement que ses haussements de sourcils, ses mimiques méprisantes et ses grimaces à la De Funès suscitent.

Lafite est donc sous la gouttière en attendant la décision de son seigneur et maître. Pour donner un peu de lustre à la future liste, il promène avec lui le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume, qui a une maison à Biarritz et est le grand copain de Michel Poueyts. Encore un qui se demande à quelle branche il va pouvoir se raccrocher pour poursuivre sa brillante carrière municipale maintenant que les abertzale ne souhaitent plus le voir se représenter !

 Le sénateur Max Brisson de son côté après avoir fait le tour de toutes les listes potentielles en se déclarant « prêt à rendre service », semblait s’être décidé à rallier Veunac et partir en 2020 comme simple conseiller municipal ce que la loi sur le cumul des mandats lui permet. Pour preuve, les communications avec Maïder Arosteguy, avec qui il avait un moment envisagé de faire équipe, brutalement interrompues à son initiative. Pas de chance pour lui, Veunac depuis quelque temps ne le prend plus au téléphone, officiellement « trop occupé » par le G7. En fait, Veunac cherche à recomposer sa liste avec des figures de La République En Marche, histoire de donner un peu de lustre au ramassis de vieux politiques qui usent leurs fonds de culotte sur les bancs municipaux depuis des décennies avec qui il est prêt à partir. Didier Guillaume pourrait en être, mais aussi Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’état au Tourisme, très proche de la sénatrice Frédérique Espagnac. Et dans ce cas-là, la présence du sénateur Brisson, menacé par une réforme constitutionnelle qui verrait les Pyrénées-Atlantiques se contenter de deux sénateurs, n’a plus beaucoup d’utilité. D’autant plus que Veunac, malin, annonce qu’il n’ira pas au bout de son mandat et est prêt à céder sa place en 2022. Une date susceptible de faire frétiller d’aise les deux membres du gouvernement, jamais à l’abri d’un remaniement ministériel après l’élection présidentielle.

Quand on vous disait qu’on ne s’ennuie pas à Biarritz !

Et pendant ce temps Arosteguy pique-nique !

Tandis que Guillaume Barucq rame à Bidart pour une planète plus propre en compagnie de ses troupes de la « Nouvelle vague », tandis que Nathalie Motsch se fait on ne peut plus discrète pour l’instant, se contentant d’une communication institutionnelle un peu surprenante, Maïder Arosteguy, seule candidate officiellement déclarée, laboure inlassablement le terrain. Dernier événement en date, un pique-nique au lac Marion où chacun était invité à venir avec sa bouteille et un plat à partager. Plus de soixante personnes étaient présentes, samedi à 18 heures, ce qui est plutôt une belle réussite en cette période estivale.

Bisque, Bisque, Basque ! a bien cherché mais n’a vu ni Brisson ni Veunac, ni Lafite. Un empoisonnement est si vite arrivé !

Amis lecteurs, merci !

Interrogés par téléphone, des Biarrots ont eu le bon réflexe de noter les questions posées. S’agit-il d’une enquête d’opinion à visée électorale payée par les contribuables ?

Est-ce parce qu’elle ne s’est pas encore déclarée candidate que Nathalie Motsch est absente de ce sondage ?

Les lecteurs de Bisque, Bisque, Basque ! sont décidément formidables. L’article « Les salades d’été de Mimi-la-Malice » était à peine publié que les messages affluaient. Si je n’ai pas eu la chance d’être interviewé pour dire tout le bien que je pense du duo Veunac-Lafite, de nombreux Biarrots ont été interrogés par téléphone et l’un d’entre eux a même eu le bon goût de prendre des notes pendant qu’on le démarchait téléphoniquement. C’est donc un questionnaire sans doute très proche de la réalité que vous avez entre les mains. Comme on le constatera, c’est uniquement l’avenir de Biarritz et nullement une médiocre préoccupation électorale qui anime le commanditaire de ce sondage. On connait des mairies qui ont été condamnées pour moins que cela (Saint-Cyr-l’École, par exemple, pour enquête d’opinion à caractère électoral payée par la commune) mais il ne fait pas de doute que notre grand argentier « La Faillite nous voilà ! », si soucieux des deniers publics, va nous rassurer et apporter tous les éclaircissements dès le prochain conseil municipal.

 

 

Les salades d’été de Mimi-la-malice

L’été, avec l’arrivée des touristes, est l’époque idéale pour des plats du jour un peu approximatifs. Visite dans les arrière-cuisines municipales. 

La spécialité culinaire favorite de Veunac : le fondant vanille-fraise.

Tous les maîtres-queux (regardez dans le dictionnaire avant de faire des interprétations hâtives !) vous le diront : quand un plat a du succès auprès du public, il ne faut surtout pas le supprimer de la carte. Il y a deux ans, Veunac avait tarabusté sa majorité pour la convaincre de s’offrir un petit sondage, histoire de mesurer la popularité de tel ou tel. Bien entendu, ce sondage « AB-SO-LU-MENT IN-DIS-PEN-SA-BLE ! » offert par les contribuables biarrots, n’était pas réalisé dans la perspective des élections municipales (Quelle vulgarité de croire cela !) mais pour mesurer l’efficacité des services. Les écuries de Bigueyrie, la villa Sion, l’hôtel du Palais et autres spécialités du chef Mimi ayant provisoirement relégué ce sondage au fond du congélateur, notre Veunac-rien-qu’à-nous-et-qu’on-mesure-la-chance-que-l’on-a, vient de le ressortir à l’improviste à quelques mois des élections municipales, si l’on en croit le journal Sud Ouest du 29 juin et les témoignages de nombreux Biarrots, surpris qu’on leur demande par téléphone ce qu’ils pensaient de tel ou tel élu.

Sud Ouest du 29 juin.

Évidemment, seuls les esprits chagrins, les rétifs à toute poésie culinaire qui préfèrent voir écrit sur la carte « Salade verte du jour » à « Délice de la limace » vont s’imaginer que ce sondage a une quelconque visée électorale alors qu’il est évident qu’il n’a été commandé que pour parachever la pluie de bienfaits qui s’abat sur les Biarrots depuis 2014. Et pour le prouver, notre marmiton à écharpe tricolore va s’empresser, lors du prochain conseil municipal prévu le 18 juillet prochain, de rendre public le coût de cette opération si ce sondage n’a pas été payé sur ses propres deniers (François Amigorena lui a déjà demandé par mail). Et en prime, puisque les contribuables biarrots ont probablement financé ce sondage, il pourra nous communiquer les cotes de popularité de chacun, histoire de nous faire passer un bon moment.  

Allo, L’Agglo, il y a quelqu’un ?

On le sait, le cuisinier municipal en chef adore le mois de juillet pour mitonner une de ces spécialités dont il a le secret. En 2018, il avait attendu le 30 juillet pour sortir du four, avec l’appui de cinq élus de l’opposition, le calamiteux projet de l’Hôtel du Palais et l’emporter par 18 voix contre 17. Cette année, les Biarrots trouveront à la carte du menu du 18 juillet « Désaffection et déclassement du domaine public de la villa Sion » et une « décision modificative de crédits n 2 : budget annexe Zone Aguilera ». Il aurait été plus simple de mettre à la carte « L’entrée du jour » et « La spécialité du chef » car nous en saurions tout autant ! Méfiance donc pour les quelques élus encore d’opposition qui devront arriver au conseil municipal en ayant en tête ce vieux proverbe « En juillet, toujours tu te feras rouler dans la farine par le chef cuisinier ».  Ce qui s’est déjà produit le 5 juin dernier.

Veunac a en effet servi aux élus une magnifique préparation de son cru à propos de l’aménagement d’Aguilera. C’est l’Agglo qui lui aurait conseillé de faire une procédure Mecdu unique pour la construction des logements et l’aménagement de l’enceinte sportive. Seul bémol à cette belle histoire, selon des sources bien informées, Michel Veunac dont les rapports avec l’Agglo sont exécrables (il était encore absent lors du dernier conseil communautaire du 6 juillet) n’aurait jamais pris conseil auprès de personne. Quoi de plus simple dans ces cas-là pour un journaliste que de poser la question à cette communauté publique ? Ce qu’a fait Bisque, Bisque Basque ! dès le 7 juin, avec des demandes à ne pas effaroucher un enfant de 7 ans.

Mais il faut croire décidément que rien n’est simple dans cette Agglo qui se refuse à toute publicité des débats et qui maîtrise à l’évidence l’art de botter en touche. Après de multiples relances, j’ai fini par obtenir le 28 juin un mail laconique de l’attachée de presse m’indiquant « Sur le dossier d’Aguilera, il appartient au Maire de Biarritz de s’exprimer et non aux services de l’Agglomération ».

Une réponse inadmissible qui montre bien que l’Agglo est pour le moment l’Agglo des élites et non l’Agglo de tous et que les élus, même s’ils se détestent entre eux, se tiennent encore et toujours par la barbichette. Mais nul doute que Veunac, s’il a véritablement demandé conseil à l’Agglo, se fera un plaisir de fournir les preuves écrites de ses démarches.

Brisson ferait bien de se méfier

(Photo Sud Ouest

Et l’on en arrive au sujet qui passionne actuellement tous les Biarrots : Veunac va-t-il annoncer qu’il se représente en septembre après son calamiteux premier mandat qui a vu presque tous ses adjoints partir dans l’opposition ? Max Brisson, qui suit de très près les affaires biarrotes, affirme à tout va que Veunac est « épuisé » et ne se représentera pas en septembre. Les photos d’un Veunac, 73 ans tout de même, livide aux côtés de Christophe Castaner pourraient donner quelque consistance à cette thèse. D’autant plus qu’un autre Biarrot célèbre, exilé à Arbonne, s’agite beaucoup pour compliquer la vie de son successeur. Didier Borotra appelle régulièrement son grand ami François Bayrou, celui même qui a engagé à l’insu de son plein gré Sophie Borotra comme directrice des halles de Pau, pour le convaincre que le MoDem ne doit pas donner l’investiture à ce maire catastrophique. Mais malgré ce défavorable alignement de planètes, Max Brisson, qui s’est déjà fait avoir en 2014 en n’imaginant pas que Veunac puisse le battre, ferait bien de se méfier.

Veunac, un chef qui goûte sa propre cuisine.

Quelqu’un pouvait-il imaginer Paul Bocuse renoncer à cuisiner avant que la mort ne l’emporte ? Le pouvoir est une drogue dure et, même si Veunac se laisse parfois aller à dire qu’il ne va pas se représenter histoire que ses proches courtisans lui affirment qu’il est indispensable, il est bien évident que l’animal politique qui dirige la Ville, pour peu que le G7 se déroule sans trop de casse, va se requinquer et annoncer qu’il repart de plus belle. En effet, Veunac affirme à ses proches n’avoir aucun doute sur sa réélection face à une opposition totalement morcelée.

Tous les propriétaires de gargotes à touristes le savent : la rédaction de la carte est bien plus importante pour décider le visiteur à franchir la porte de l’établissement que ce qui est servi dans l’assiette. Avec le marmiton Veunac et ses pas très appétissants brouets présentés à chaque conseil on peut donc craindre le pire. Franchement, vous avez envie d’en reprendre pour six ans ?

« L’idée de repartir six ans avec Veunac est terrifiante »

Inéligible pour trois ans, François Amigorena a retrouvé une parole (encore plus) libre.  Attention, ça décoiffe !

François Amigorena n’est pas près d’oublier le 7 septembre 2018. Levé tôt comme à son habitude, le chef d’entreprise consulte ses mails et se réjouit de voir qu’il a enfin la réponse qu’il attendait du conseil constitutionnel. Quelques mois auparavant, alors que nous nous étions croisés dans la rue, il avait évoqué la jeune association de moralisation de la vie publique RamDam 64-40 et « une anecdote susceptible de l’intéresser ». Après quatre jours de campagne aux législatives avant de retirer sa candidature, François Amigorena avait été agréablement surpris de voir qu’on lui demande ses comptes de campagne : « Comme quoi l’État veille plus qu’on ne l’imagine sur l’argent versé aux candidats ». C’est dire si l’homme était serein et s’il a été stupéfait en se découvrant soudain devenu inéligible pendant trois ans. « J’ai pris un sacré coup de massue derrière les oreilles ! » Quand on s’étonne d’une condamnation plus sévère pour un simple carnet à souches non rempli et donc jeté à la poubelle que celle d’Alain Juppé pour des emplois fictifs, François Amigorena interrompt immédiatement la tirade, « ça ne sert à rien de se révolter contre la réalité ».  Il estime pourtant avoir eu « une vraie opportunité de gagner en 2020. Honnêtement, je crois que j’avais mes chances ».

« Le G7 peut faire tomber Veunac »

Difficile, alors qu’il vient de publier sur son blog un article très documenté sur les « aberrations du G7 » de ne pas évoquer cet événement de fin août : « Je pense que le G7 peut aider à faire tomber Veunac, dans la mesure où les Biarrots sauront que c’est lui qui a accepté l’organisation de ce sommet au pire moment de l’année, au mépris des acteurs économiques et des habitants de notre ville ».

https://www.amigorena.fr/actualites/g7-a-biarritz-4-aberrations-au-sommet/

François Amigorena a bien noté que Veunac a affirmé qu’il se déclarerait candidat en septembre, c’est-à-dire juste après cet événement majeur.  Et s’il décidait qu’à 74 ans, il est plus que temps de s’occuper de ses petits-enfants ? « Si Veunac n’y va pas, l’hypothèse Lafite devient plausible. » Énorme soupir de l’intéressé qui a visiblement beaucoup à dire sur le grand argentier de la ville : « Lafite n’a aucune chance. Il est discrédité dans son propre camp et n’a pas de réservoir de voix » Les souvenirs ressurgissent : « Son attitude au moment du choix de Four Seasons a été lamentable. Contrairement à Veunac, il avait les compétences qui lui permettent de comprendre mais il s’est abstenu car il n’avait pas le cran de s’opposer au maire » ; Amigorena et Lafite se connaissent depuis 2007 : « J’ai eu une première existence politique de 1995 à 2001 puisque j’étais conseiller municipal délégué au numérique, à Strasbourg, ville gérée alors par Catherine Trautmann. Mais le Pays basque où j’avais passé toute mon enfance me manquait et j’ai acheté une maison ici en 1999, avant de m’installer définitivement à partir de 2001. Pour moi la page politique était tournée, Mais Jean Jaccachoury, un copain d’enfance, m’a convaincu de faire un mandat de 2008 à 2014 à Bidart comme conseiller municipal délégué au budget. C’est ainsi que j’ai rencontré Guy Lafite dans le cadre de discussions sur l’agglo. Je ne le connaissais pas et je me suis senti en phase avec lui… J’ai vite changé d’avis ».

« Débarrasser Biarritz de cette clique »

Allô? Allô, Michel… Tu m’entends?

François Amigorena tient à souligner qu’il ne s’est pas livré à une opposition pour l’opposition. C’est parce qu’il était effaré par ce qu’il voyait qu’il a tenté de sauver les meubles municipaux. « Contrairement à d’autres élus locaux, j’ai des points de comparaison avec Strasbourg et Bidart. Je n’ai jamais vu ce que j’ai vu ici ».

L’ancien adjoint chargé du tourisme et du numérique concède qu’il y avait des talents dans la liste présentée par Veunac au soir du second tour, « mais il n’y avait aucune marge de manœuvre pour que les talents puissent s’exprimer. On a pu le vérifier à plusieurs reprises, les délégations n’en avaient que le nom. Dès ma nomination, j’ai été surpris par le niveau des questions que posait Veunac. Et j’ai vite découvert ses méthodes. Pendant l’été 2014, il avait créé un groupe de travail chargé de réfléchir au devenir de l’Hôtel du Palais et, alors que j’avais en charge le tourisme, l’économie et le numérique, il n’avait pas prévu que je participe aux discussions … »

Mais la question qui intéresse tous les Biarrots est de savoir s’il va aider un des candidats lors des élections municipales de 2020. « J’observe et je réfléchis car je veux rester crédible. Je ne vais pas soutenir tel ou telle sans connaître dans le détail leurs équipes et leurs projets. On verra le moment venu ». Il a parfois le sentiment d’un certain « carnaval » de l’opposition mais espère que tout le monde va finir par comprendre qu’il est nécessaire de s’unir face à Veunac. C’est par Barucq qu’il est actuellement le plus gêné : « Guillaume aurait dû quitter la majorité il y a longtemps. Son attitude est encore plus incohérente maintenant qu’il est candidat ».

François Amigorena est convaincu qu’il y a urgence à mobiliser les électeurs après ce mandat catastrophique : « Le plus important, c’est de débarrasser Biarritz de cette clique ».  Et, pour le cas où l’on ne l’aurait pas bien suivi, il précise sa pensée : « Si une majorité de Biarrots était correctement informée de ce qui se passe vraiment à la mairie, Veunac devrait être battu, même si on le voit à la télé serrer la main de Macron. L’idée que l’on puisse repartir six ans avec ce mec-là est terrifiante. »

Et comme François Amigorena n’est jamais avare d’un bon mot, il conclut : « Tu connais la devise de Biarritz ? « J’ai pour moi les vents, les astres et la mer ». Depuis 2014, la nouvelle devise de la Ville est : « Avec Veunac, nous avons le décevant, le désastre et l’amer ».

Pas de doute, si François Amigorena est un jour élu maire de la ville, nous n’aurons plus droit à ces phrases creuses qui sont les fondations de la pensée veunacienne. Vous croyez qu’on va les regretter ?

 

Recours contre le Palais : affaire à suivre

Très déconcerté par le jugement rendu par le tribunal administratif de Pau, François Amigorena a décidé de faire appel. Ci-dessous, le communiqué envoyé à la presse. 

Et la fin de l’histoire ?

Face à un journalisme de plus en plus désinvolte, le lecteur doit pousser un coup de gueule. (Chronique publiée dans Mediabask, le 27 juin)

Il faut croire que désormais les écoles de journalistes n’envoient plus leurs étudiants en stages d’été dans des quotidiens régionaux mais en estive auprès de bergers pyrénéens qui leur inculquent le comportement moutonnier.

Nous avons tous été émus par la noyade aux Sables-d’Olonne de trois sauveteurs en mer partis en pleine tempête à la recherche d’un marin pêcheur, Tony Guilbert, et de son chalutier « Le Carrera ». La coque retournée du « Jack Morisseau », le bateau des sauveteurs, la détresse des quatre rescapés, le numéro compassionnel de Macron, nous avons l’impression de n’avoir rien raté.

Les plus audacieux comme BFM ou France Info se sont même aventurés à interviewer la femme du disparu qui a estimé que son mari était toujours « très prudent en mer » ou deux apprentis formés par le marin-pêcheur qui gardaient un « très bon souvenir » de leur ancien patron.

Et tous les moutons-journalistes de rentrer dans leur bergerie-rédaction avec le sentiment du devoir accompli. Mais qui va leur expliquer qu’une histoire, ça a une fin ?

Autant le financement libyen de la campagne électorale de Sarkozy en 2007 n’est pas à la portée du premier journaliste-stagiaire venu, autant il n’était pas très compliqué de poser quelques questions à Saint-Georges d’Oléron où vivait le marin présumé imprudent.

Trois lectures de la même histoire sont en effet possibles. Soit, nous avons affaire à un drame de la misère, l’homme n’arrivant pas à joindre les deux bouts avec sa pension de retraite famélique et se retrouvant obligé de prendre tous les risques pour survivre. Soit, le responsable de cette catastrophe est un mordu de pêche qui ne peut se passer de sa dose d’adrénaline et qui ne rêve de crevettes que les jours de tempête. Soit, nous sommes en présence d’un Harpagon du chalut qui thésaurise son argent, malgré son âge avancé, en se moquant des risques qu’il fait courir aux autres. Vous pouvez chercher, vous ne trouverez nulle part les réponses à ces interrogations simples, que ce soit sur Internet ou dans la presse locale. Mes aimables confrères ont plié les gaules, si l’on peut dire, sans démêler les filets autour de ce drame et sans chercher à appâter quelques voisins avides de se confier.

Même désinvolture avec la légion d’honneur initialement décernée aux trois sauveteurs noyés, avant que l’Élysée ne se ravise et ne pousse la générosité jusqu’à médailler aussi les quatre survivants. Qui a eu l’intelligence de souffler à l’oreille d’Emmanuel Macron qu’il était le président des vivants tout autant que des morts ? Nous n’en saurons rien non plus dans ce qui devient un exercice de désinformation chronique.

Et c’est là qu’on constate qu’on perd décidément beaucoup d’esprit critique avec l’âge. Amusez-vous à lire le début de Cendrillon à vos enfants sans leur raconter si à la fin le carrosse va redevenir citrouille à minuit et vous m’en direz des nouvelles !

Pas comme ces journalistes qui nous prennent de plus en plus pour des courges…