Le clan Veunac a bien tort de plastronner

Le G7 s’est mieux passé que prévu. Mais de là à imaginer Veunac en maire réélu…

Pour sauver la Ville en 2020, Biarritz peut trouver mieux.

On a tous connu ce genre de week-end improbable où l’on se retrouve invité pour trois jours chez des gens qu’on connaît peu. La bouffe est médiocre, les hôtes stupides, le décor kitsch à souhait, mais au moment de prendre congé, avec une belle hypocrisie, on dit merci et on promet de se revoir. Bien entendu, on n’en pense pas un mot et c’est avec soulagement que l’on prend congé définitif. Lundi soir, les lampions du G7 étaient à peine éteints, que les fidèles de Veunac (Ils sont rares, mais il en existe), pavoisaient à qui mieux-mieux : « Avec un tel G7, plus rien ne s’oppose à ce que Michel soit réélu triomphalement en mars 2020 ». Ce sont les mêmes qui en 1994 ne voyaient pas comment Balladur pouvait perdre face à Chirac et en 2016 étaient certains que le futur président de la République se nommerait Alain Juppé avant de clamer leur confiance en François Fillon.

Grillé auprès de Macron

Ce n’est pas un hasard si durant tout le G7 on a vu Michel Veunac tendre le cou pour essayer d’être sur la photo. Pas un hasard non plus si le Président de la République s’est tenu à distance raisonnable de celui qui l’invitait. Et pas un hasard du tout si, en rupture totale avec la tradition républicaine, Emmanuel Macron lors de chacune de ses allocutions télévisées s’est bien gardé de prononcer le nom de Michel Veunac, alors qu’il remerciait le Pays basque pour l’accueil fait aux chefs d’état. Lundi 26 août, alors qu’Emmanuel Macron avait souhaité que les représentants d’association de commerçants assistent à la cérémonie de clôture à la mairie, le chef de l’État a finalement fait défection.

Macron avait largement le temps de s’arrêter à la mairie avant de retrouver Anne-Sophie Lapix au phare : il ne l’a pas fait.

Certes la conférence de presse commune avec Trump avait pris beaucoup de retard, mais de nombreux témoins oculaires ont vu Macron quitter le casino Bellevue à 18 h 55. Sachant qu’il avait besoin de quinze minutes pour mettre ses idées en place avant son interview sur France 2 avec Anne-Sophie Lapix, il pouvait largement passer une tête à la mairie, saluer Veunac et remercier tout le monde. Au lieu de cela, il a préféré envoyer Brigitte son épouse. Un choix qui n’est pas innocent.

Avec des émissaires présents depuis plusieurs mois afin de préparer le G7, le Président de la République cerne assez précisément la personnalité et la compétence de Notre-Mimi-rien-qu’à-nous-que-le-monde-nous-envie. Son mouvement politique, LaREM, a besoin de s’élargir au moment des municipales et Biarritz semble prenable. C’est pour cette raison que Michel Veunac, comme Nathalie Motsch, Guy Lafite ou Jacques-André Schneck (les deux derniers sont membres de LaREM depuis plusieurs mois) se sont démenés pour obtenir l’investiture qui fait figure de sésame à leurs yeux. Sans oublier un certain ministre de l’Agriculture qui pourrait mettre tout le monde d’accord. L’investiture LaREM ne sera accordée que très tardivement, mais une chose est sûre : quand il évoque un lien de proximité avec le président, Veunac prend ses désirs pour des réalités et devrait savoir qu’en politique, personne ne fait jamais de sentiment.

Grillé auprès des commerçants

De son métier de sociologue, Michel Veunac a gardé l’habitude de croire qu’une incantation peut ressembler à une action. On l’a vu avec sa phrase fétiche, répétée jusqu’à l’inanité : « Biarritz ne sera pas bunkérisé ». On connaît la suite. Autre mantra dit et redit : « Les commerçants seront indemnisés ». Et comme Veunac n’a vraiment pas honte, il essaie même de faire croire, selon Sud Ouest du 2 septembre, qu’il est soudain devenu un grand défenseur des Biarrots, empêchant les services de sécurité d’enlever les poubelles trop tôt ou l’État rapace de trop spolier les malheureux commerçants qui ont vu pratiquement quinze jours de leur chiffre d’affaires du mois d’août s’envoler.

Sud Ouest, 30 août.

Patrick Darrigade, le très pondéré libraire et marchand de journaux du centre-ville estime avoir perdu « 28 000 euros de chiffre d’affaires pendant le G7 ». Quand la secrétaire d’État à l’Économie et aux Finances, Agnès Pannier-Runacher, annonce une enveloppe globale de 350 000 euros pour les commerçants biarrots, tout le monde commence à comprendre qu’une petite aumône sera accordée à chacun, mais que les pertes réelles ne seront jamais compensées. Et que dire du reste de la Côte basque, elle aussi sévèrement impactée par le G7 ?

Veunac n’en a cure. Jeudi, alors qu’Agnès Pannier-Runacher écoutait les commerçants qui exprimaient leurs craintes, Mimi-la-suffisance ne cessait de les interrompre en évoquant l’image de Biarritz grâce au G7 et les mirifiques retombées à venir. On a connu plus adroit, même si le mandat presque écoulé nous a prouvé que le maire ne savait pas très bien compter.

Grillé auprès de l’Agglo

Jean-René Etchegaray et Claude Olive n’ont guère apprécié la désinvolture de Veunac à l’égard de Bayonne et Anglet.

De Didier Guillaume à Max Brisson, Michel Veunac a leurré tout le monde cet été en annonçant qu’il ne se représenterait pas. Pour lui, après ce G7 qui s’est bien déroulé, les planètes sont alignées et rien ne pourra désormais empêcher sa réélection. Logiquement, il va donc annoncer fin septembre qu’il va être à nouveau candidat. Mais si, par un hasard extraordinaire, il se trouvait un Biarrot envisageant de voter pour lui, il devra tout de même se poser une question avant de glisser son bulletin dans l’urne. Comment Biarritz peut fonctionner avec l’hostilité de toute l’Agglo ? Aucun des élus du Pays basque ne pardonne à Veunac d’avoir ainsi fait cavalier seul alors qu’il est vice-président de l’Agglo. Lundi dernier à la mairie, il suffisait d’écouter les remarques acides de Claude Olive et Jean-René Etchegaray, maires pondérés et responsables s’il en est, pour comprendre que la rancune ne partira pas avec l’eau du G7.

Veunac ne s’est soucié que de lui-même et de sa réélection quand Macron lui a demandé si un G7 était jouable en août à Biarritz. Il n’a échangé avec aucun des autres élus et ne s’est nullement préoccupé des dommages collatéraux que sa décision pouvait entraîner. Il est clair que si, par un hasard extraordinaire, il attaquait un deuxième mandat après la brillantissime démonstration qu’il nous a faite depuis 2014, il n’obtiendra jamais rien à chaque fois qu’il devra solliciter l’Agglo. C’est d’autant plus ballot que le plan local d’urbanisme, l’aménagement d’un stade ou l’attribution d’une piscine relèvent désormais de l’Agglo où Veunac ne compte que des ennemis. Le choix est donc clair : si l’on ne veut rien pour BIarritz de 2020 à 2026, date à laquelle notre pimpant élu aura 80 ans, il faut voter Veunac.

Croisée en centre-ville, une conseillère municipale qui espère probablement repartir avec Veunac l’an prochain, joue la voix de la sagesse : « On sait ce qu’on perd, on ne sait pas ce que l’on aura », ce qui est tout de même une curieuse façon de défendre le bilan du maire. Il existe pourtant une autre variante, bien plus intéressante de cet adage : « On sait ce qu’on perd mais on est sûr que ça ne peut pas être pire ».

Bien seule Arosteguy

Au lendemain du G7, Maïder Arosteguy, craignant que les commerçants de Biarritz ne soient mal indemnisés, a le réflexe de demander à Michel Veunac la création d’une commission de suivi des procédures d’indemnisation. Un réflexe plutôt logique pour une élue. Maïder ne devait pas s’attendre à la volée de bois vert que lui a valu son initiative.

Tout commence avec Richard Tardits, pourtant à ses côtés dans les rangs de l’opposition. Pour lui, les « retombées commerciales sont incommensurables et personne ne dira jamais merci » et il est donc urgent de ne rien faire. Richard va donc se faire un plaisir d’accompagner les commerçants en difficulté chez leur banquier pour expliquer que leurs pertes ne sont pas « incommensurables ».

Louis Vial, devenu pro-Veunac inconditionnel depuis que ce dernier a eu la bonne idée de le nommer adjoint, y va à son tour de son petit couplet. On se demande ce que vient faire le « Biarritz bashing » quand on parle des pertes des commerçants, mais l’évocation des « esprits chagrins » va enchanter Veunac :

Et puis, Patrick Destizon n’est jamais très loin quand se déroule un bal des flagorneurs. Il attaque très fort avec un « Je souscrit » du plus bel effet universitaire, avant de se laver les mains du sort des commerçants : « La présence d’élus n’est ni utile ni souhaitable » :

Biarrots, voilà ce qu’écrivent les élus qui sont censés veiller sur vos intérêts. Souvenez-vous d’eux lorsqu’ils viendront faire la danse du ventre devant vous en mars prochain !

25 réflexions sur “Le clan Veunac a bien tort de plastronner

  1. Jean Yves, il n’y a rien de plus simple que de faire un point en fin d’année avec les bilans des commerçants qui s’estiment lésés par ce G7. Je pense, comme je l’ai vu chez certains commerçants, que l’augmentation de CA au printemps a permis de compenser les 5 jours de disette du mois d’Août. Seuls les chiffres parleront!

  2. Je vous livre quelques remarques venant d’un citoyen lambda en dehors de tout parti-pris ou antagonisme.
    « Tendre le cou pour être sur la photo » est le propre de tout politique toutes tendances et opinions confondues, tout comme chaque personne veut figurer sur le cliché avec le people de passage éclair.
    Que le président de la République remercie les habitants pour eux-mêmes et non par le filtre du maire me paraît à la fois sain et correct. Déléguer son épouse auprès de la municipalité relève des remerciements que l’on adresse au nom de tous les invités et invitées et pas seulement en celui de la France.
    Sur les dédommagements des commerçants, il est naïf de croire que l’indemnisation sera à la hauteur d’un manque-à-gagner calculé seulement par comparaison avec l’année précédente. Cet exercice s’apparente à celui que font les assureurs en cas de sinistre en termes de perte d’exploitation (référence aux trois années antérieures).
    En ce qui concerne les futures relations avec MM. Etchegaray et Olive, et j’élargis ma réflexion à tous les politiques, vous savez bien que l’intérêt personnel et les besoins immédiats de chacun détermineront leur position quoiqu’il arrive. Le copain d’hier n’est plus celui d’aujourd’hui mais pourra être celui de demain.
    Vous dites que MM. Etchegaray et Olive sont des personnes pondérées et responsables et j’adhère à cet avis. Et c’est bien pour cela que nous attendons d’eux des prises de position et des décisions qui iront dans le sens du bien-être collectif et qui ne seront pas marquées du sceau de la rancune individuelle.
    Sur la forme, je soulignerai le mauvais usage du verbe impacter dans votre phrase : « Et que dire du reste de la Côte basque, elle aussi sévèrement impactée par le G7 ? ». Un impact est un choc violent et ponctuel. Et le verbe qui en découle ne peut donc être utilisé pour une action qui dure pendant plusieurs jours. Voici quelques synonymes utiles : affecter, toucher, influer sur, frapper.
    Dernière remarque : la citation de M. Destizon comporte l’énorme faute : « je souscrit ». Puisque vous la reprenez dans un corps de phrase, vous auriez pu corriger par « je souscris ».

    Nota bene : ce lundi 2 septembre à midi, on ne trouvait plus un seul Paris-Match dans toute la ville. J’’espère que M. Darrigade, en bon gestionnaire et visionnaire, se sera suffisamment approvisionné pour faire face aux demandes supplémentaires.

    • Cher monsieur sans parti-pris
      Sur la forme
      – Le verbe impacter est un anglicisme, il n’existe pas en français. Partant de là il est faux de dire qu’il ne peut s’appliquer qu’à une action violente. Ou on admet l’anglicisme ou on bannit ce verbe.
      – En reprenant le ”je souscrit” de M. Destizon, M. Viollier a ajouté ”du plus bel effet universitaire” ce qui indique que M.Viollier avait pris le parti de se moquer de cette orthographe pas de la corriger discrètement.
      – Par ailleurs ne lisant pas Paris-Match je n’ai jamais cherché à figurer sur aucun cliché avec aucun people (le terme célébrité eut été plus approprié pour le défenseur du français que vous êtes) ; la formulation ”chaque personne veut figurer …” est donc abusive.
      – vous espèrez ”que M. Darrigade se sera suffisamment approvisionné“ vous auriez dû dire ”aura suffisamment approvisionné son magasin/ses rayons“ ; de plus le terme ”visionnaire” n’est pas approprié concernant la gestion de trois jours de stock d’un magazine.
      Sur le fond
      – vous trouvez normal que le président de la République ait délégué son épouse pour remercier les Biarrots. Il se trouve qu’en droit français le conjoint du président de la République n’a aucun statut. M. Macron a fait rédiger une charte à cet égard ”pour mettre un terme à l’hypocrisie”. Cette charte indique ”Le conjoint du Président de la République assure la représentation de la France, aux côtés du Président de la République, lors des sommets et réunions internationales. Madame Macron accompagne son époux. Elle dispose d’un programme officiel propre aux conjoints”
      Il n’est nulle part écrit -et ce serait impossible qu’il le soit- que le conjoint peut se substituer au PR. De ce fait il est choquant et anormal que le PR ait délégué un discours à son épouse d’autant qu’il ne s’agissait aucunement d’un événement privé, bien au contraire !

  3. En vieux coq déplumé Veunac pousse ses derniers cocoricos. La belle affaire ! Quelques opportunistes qui n’ont rien compris au film continuent à le soutenir. La belle affaire !
    Il donne de vibrantes interviews à Sud-Ouest assorties d’un photo où sa ringardise brille de mille feux. La belle affaire !
    La messe est dite. On peut ergoter (coq, ergot….) tant qu’on veut. Il ne sera pas candidat, il ne pourra pas l’être sans le soutien de Macron, soutien qu’il a perdu depuis longtemps.
    La photo ci-dessous montrant Jocelyne Castaignède, celle qui n’a jamais failli pour soutenir Veunac dans ses pires turpitudes municipales, dans une extase que doit lui envier Thérèse d’Avila, sous le regard de Veunac qui se dit « mais…je suis cocu ! » en dit plus long qu’un long discours

    Concernant l’indemnisation des commerçants il y a 350 000 euros pour 800 commerçants biarrots. Sachant que certains dans le quartier des Halles ont perdu gros et ont surtout une grande bouche, on voit ce qui sera donné à une douzaine de chanceux et ce qui restera pour les autres.

    • Merci d’avoir repris certaines des erreurs de ce commentaire, et la forme ici dit beaucoup du fond.
      La mesure et la pondération des 2 gugusses de Bayonne et Anglet est toute relative, mais en regard de notre incommensurable Bouffon et ses clochettes, nous distinguons en effet quelques différences.

    • Les gens qui veulent paraître sont des idiots .
      Biarritz n a pas besoin de politiques qui veulent apparaître sur des clichés.
      Paris Match…..mon dieu…est ce qu on existe davantage lorsque on se trouve sur un cliché avec le président ou sa femme????quand on en est à ce stade je pense qu on n est pas taillé pour servir sa ville..
      La simplicité,le cœur la morale la droiture l’humilité et la discrétion….combien de politiques pour illustrer ces quelques mots..

  4. Très bon papier une fois de plus Jean-Yves. Les retombées incommensurables : well Biarritz est connue depuis des décennies (comme Cannes, Nice, Deauville, St Tropez). Pas certain qu’un G7 soit de nature à augmenter quoi que ce soit en terme de notoriété (au mieux c’est de la répétition) mais surtout, les infrastructures étant limitées et toujours quasiment utilisées à 100 % durant la saison estivale, à supposer qu’en effet le G7 déclenche une Biarritzmania du plus bel effet, où allons nous loger les touristes additionnels une fois que tous les hôtels, locations saisonnières, restaurants sont pleins ? Allons nous leur demander de venir en novembre/décembre ou janvier/février ?

    Il est indéniable que le G7 a permis une mise de projecteur (avec de très belles images par un temps parfait) sur une station connue et tant mieux nous n’allons pas le déplorer sauf qu’en termes de retombées CONCRETES, les seules que je vois bien pour le moment sont les pertes réelles sur 2 semaines (la précédente au G7 et la suivante du fait des dates choisies qui ont bouleversé l’organisation des vacances pour des milliers de touristes qui sont partis soit dans les Landes, ne venant se promener sur la Côte que durant la journée au mieux, soit ailleurs).

    Ces pertes ne seront jamais compensées (ce qui est perdu est perdu), et la remarque de Mr Tardits sur « l’augmentation du CA au printemps » montre qu’il n’entrave que dalle à la gestion et donc qu’il ferait un très mauvais maire (en plus d’être un fervent défenseur de Trump et de sa politique abjecte ce qui témoigne de qualités humaines/morales pour le moins douteuses). Que fait-il Tardits pour « sa » ville s’il n’est pas même en mesure de défendre ceux qui créent des richesses (de la TVA) et des emplois?

    Pour ce qui est de Veunac je serai moins catégorique que NathB sur sa non participation au scrutin qui vient. Ne sous-estimez pas la capacité de destruction des hommes : si Veunac ne peut pas gagner, il peut tout de même constituer une force de destruction pour un certain nombre de candidats. Après lui le déluge…

    La suite en 2020 dans la saison finale de « Biarritz ton univers impitoyable ».

    • Je suggère à ceux qui prétendent que le G7 va apporter une renommée extraordinaire à Biarritz et donc une manne touristique de folie, de faire le test suivant :
      Sortez dans la rue demandez aux 20 premiers passants que vous croisez de vous dire où ont eu lieu les G7 de 2018 2017 et 2016. Vous devriez assez vite voir que vous avez à tout casser 3 réponses valides. Alors imaginer que des populations émerveillées vont retenir que dans un an il faut courir à Biarritz mouais …. Pour des raisons personnelles je sais que le G7 2017 s’est tenu à Taormina qui n’est pas franchement l’endroit le plus moche de la Terre. Vous connaissez beaucoup de Français qui sont allés à Taormina l’annee suivante ?
      Ça fera strictement pareil pour Biarritz : les Allemands et Italiens viendront peut-être un peu plus et encore je ne parierais pas. Les Japonais ou Canadiens n’y viendront pas plus parce que lorsqu’ils viennent en Europe c’est pour visiter Londres Paris Venise Florence Vienne…

      Quant à Veunac il va se présenter tout seul alors qu’en face il aura 1) plusieurs des bras cassés actuellement membres du conseil municipal 2) Didier Guillaume qui n’est pas un poussin sorti de l’œuf et qui aura l’investiture LREM et le soutien clair de Macron et de quelques autres dans la région ? Et il fera quel score avec tout ça Veunac ? Et il aura qui sur sa liste Veunac ? Qu’il tente jusqu’au bout de sauver sa peau ou de négocier quelque chose oui, qu’il s’agite en coulisses pour dégommer oui sans doute mais qu’il se présente pour se faire défoncer non.

      • Je suis entièrement d’accord avec vous quant aux retombées fumeuses NathB.

        Sur Don Veunac je suis plus réservé car l’ego du vieux mâle blanc, encore plus si il est blessé car se sent lâché mais bien sur je ne pense pas qu’il obtienne l’investiture tant convoitée car Macron se contre-fout de ce tartuffe de province et imposera le (la) candidat(e) qui lui plaira.

        Changement de sujet : la sangria c’est pour quand ? j’ai soif moi

  5. Excellent cette photo de notre sauveteur Biarrot en chef, le même qui croit sauver nos joyaux en perdition comme le BO ou le palais, pour en réalité mieux les offrir sur un plateau d’argent à Aldigé ou JC Decaux.

    Sinon, l’actu se passe ailleurs, en ce jour de rentrée scolaire :
    C’est très amusant de lire les commentaires de nos élues se crêper le chignon pour défendre ou non le maintien de nos classes d’écoles biarrotes.
    Ça se passe sur facebook :

    D’un coté nous avons Maider Arosteguy qui essaie de défendre les intérêts de l’école Victor DURUY en demandant l’ouverture d’une classe supplémentaire pour améliorer les conditions d’enseignement.
    De l’autre, nous avons Sylvie Claracq, laissant faire le dictât de l’académie, qui accuse Maider de faire du zèle en cette période préélectorale.
    Je précise cependant que les enfants de 2 ans en TPS (toute petite section de maternelle) ne sont pas comptabilisés par l’académie. Ils ne permettent donc pas en théorie de justifier des ouvertures de classe.
    Mais il est vrai que quand un maire le veut vraiment, cela peut changer la donne.
    Alors je trouve amusant de voir comment sylvie claracq se résigne aussi facilement chaque année depuis 2014 des classes qui ferment inexorablement.
    Rappelons juste que la seule fois où elle avait pris la peine de contacter l’inspection académique avait été pour demander de faire exclure de l’école maternelle un enfant qui avait maltraité son propre enfant. Je vous rassure, l’inspectrice académique l’avait bien remise à sa place en lui expliquant qu’il était mal venu de profiter de son pouvoir d’élu pour des problèmes personnels…..

    • Et encore V Duruy en terme d effectif n est pas le bon établissement pour montrer la bonne ou mauvaise santé en terme d effectif des groupes scolaire Biarrots. Beaucoup d enfants d Arcangues y sont scolarisés.

  6. Pour en revenir au sujet de l’indemnité des commerçants. :
    350.000 euros pour 800 commerçants sur 4 jours, ça fait à peine plus de 100 euros par jour d’indemnité par commerçant…………………Interdit de rigoler !!!!
    Mais le vrai problème qu’on oublie de rappeler, c’est qu’un commerçant ça fait du Black.
    Et c’est là surtout que le commerçant y perd. Très belle opération donc pour le fisc qui va recevoir les réclamations et qui n’attend que ça que de voir des résultats anormalement gonflés !!!
    Et moi je dis même que si notre pauvre guillaume barucq s’avise de nouveau à renvoyer un courrier au président pour demander plus de sous, comme il l’avait fait pour l’hôtel du palais, la réponse culottée de l’Élysée sera :
    Mais c’est vous qui avez accepté de recevoir notre G7 en plein mois d’Août !!
    Bref, débrouillez vous !!!

  7. Pour en terminer définitivement avec la non candidature Veunac, juste ceci « attention ! trop regarder un coq déplumé peut empêcher de voir une baleine arriver. »

    • Les paris sont ouverts, mais je parie également une sangria à 100,00€ pour la candidature de MV. juste ceci  » attention ! coq déplumé n en est pas moins obstiné « 

  8. Très bon billet, très bons commentaires…
    Je me régale, comme d’habitude !
    Et je partage les doutes de certains sur la « rancœur » des Maires de Bayonne et Anglet, ainsi que du reste du Pays Basque.
    Dans leurs jeux permanents de petits arrangements entre amis, c’est toujours « un prêté pour un rendu ». Rien ne changera sur la gouvernance de l’Agglo’ Pays Basque !

    Les 7-8 prochains mois promettent d’être passionnants, en tout cas !

  9. Pincez nous, pincez nous encore, dites nous que tout cela n’est qu’un mauvais rêve !
    Avons nous réellement vécu dans une zone retranchée au milieu d’un territoire déserté, et quadrillé par les pandores à pied en vélo en moto en voitures en car en tank en mirador en hélicoptère, en sous marin, en satellite, sans oublier les chiens renifleurs de sacs et d’entre-jambes, les barrages filtrants le doigt sur la gâchette, etc.etc. ?
    « Incommensurable » , le mot dit tout de nos pauvres élus, totalement dépassés par la démesure de l’événement, des esprits n’ayant jamais démontré dans cette affaire ni sens critique, ni sens de l’anticipation, ni sens des responsabilités, et aujourd’hui une gigantesque incompétence dans la gestion publique de ce gâchis monumental du G7.
    Avec qui cet élu a-t-il fumé les moquettes du palais pour débiter cette immense absurdité ? Et débiner des commerçants traités comme de fourbes menteurs ? Des épiciers qui osent réclamer quelques piécettes à celui qui annonce, après s’y être saoulé, la fontaine d’or ?
    La G7 aura été la première grosse vague qui met tout le monde à poils, un bouillon dont on ressort en titubant et le slip rempli de sable…
    La prochaine vague sera submersive et degagiste, un gros bouillon salé que tous les sortants boiront, et les sauveteurs de Biarritz seront en effet bien précieux ce printemps prochain. En attendant, pour éviter la noyade à nos piètres nageurs, et peut-être sortir de la plage la tête haute, la moindre des choses serait de prendre son courage à 2 mains, se déplacer et rencontrer tous les commerçants un par un, leur expliquer la démarche en cours, et désigner un élu qui suivra directement ce sujet, au nom de tous les Biarrot.e.s. Leur éviter l’humiliation d’avoir à mendier. Et Leur faire confiance, tout simplement.

  10. Le 1er ministre vient d annoncer qu il était hors de question de revenir sur la règle du cumul d un ministre, même pour une petite commune. Didier Guillaume s eloigne…de Biarritz ou de Paris !! ( j ai ma petite idée )

    • Au contraire cette règle favorise son élection ici.
      Il sera interdit de cumuler une fois élu mais on peut rester ministre pendant la campagne. Donc D. Guillaume va terminer les negos de la PAC en 2019, pendant ce temps d’autres (sénateurs et/ou opportunistes) feront campagne pour lui (ils ont commencé). En janvier il déboule, en mars il est élu et comme après les municipales Macron remaniera il changera de ministre de l’agriculture. Voilà.

      • Analyse effrayante. Voilà que grandit la probabilité de devoir supporter le Vil Guillaume. Au point de devoir en appeler au bouclier Veunac ? Gröss Kataztroff
        Pour éviter le naufrage définitif, un sursaut de fierté des Biarrot.e.s sera le bienvenu…

      • Meuh non vous avez d’excellents candidat.e.s Maider A., Guillaume B. Ils feront d’aussi bons maires que Veunac n’ayez crainte

  11. « un sursaut de fierté des Biarrot.e.s sera le bienvenu… »
    Lafite Lafite Lafite Lafite…

    Trêve de balivernes, au moment des Européennes Macron était en mauvaise posture because gilets jaunes et tête de liste calamiteuse. Au niveau national il a fait 22,42 % au niveau départemental 25,17% sur Biarritz 33,07%. Il me semble donc assez clair que le candidat soutenu par Macron sera élu facilement. Après la question qui se pose c’est « avec qui sur sa liste » et « avec qui au final comme adjoints ». Et c’est là où je sens que ça va être bien fâcheux. Ca aurait été d’autant plus fâcheux si le maire était à Paris les 9/10e du temps. Si finalement il est vraiment maire c’est plutôt une bonne nouvelle; Sauf si au dernier moment il opte pour rester ministre ….mais je pense que si Macron l’envoie ici c’est pour quelques bonnes raisons donc pas pour le garder à l’Agriculture.

    • Madame NathB, je n’ai pas saisi le sens de votre remarque, ni l’allusion à Lafite.
      Je parle de la fierté de chacun en tant que citoyen éclairé et soucieux des affaires publiques. Et également des Basques, et apparentés. Le parachutage peut ne pas être apprécié. Je comprends votre soutien à larem, mais votre analyse par les chiffres est un peu courte. Et puis vous partez du principe que les électeurs.trices sont des idiot.e.s, et votent bêtement. Ce n’est pas mon cas.
      Les Biarrot.e.s se réveilleront, croyez-le, ou pas. Tout n’est pas que politique ;)

  12. Quelles pourraient être les bonnes raisons….?
    -Un vote des grands électeurs pour les sénatoriales ? Il l a déjà avec Veunac ou Lafite..
    -Présenter une  » personnalité » locale LREM face à M Brisson (Laquelle ?)
    Nathalie Motsch 1ere adjointe à la mairie ?
    Qu en pense le clan des Nath ??

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