« Grâce à mon action, des affaires ont été médiatisées »

Il n’y a que Jean-Philippe Ségot pour vous interroger sur vos tee-shirts improbables. Entretien publié dans La Semaine du Pays basque du 6 septembre 2019.

– On pourrait dire que cela a été une mauvaise saison pour vous. Dans l’été, il y a eu un G7 que vous annonciez calamiteux en matière de sécurité et qui s’est déroulé d’une façon assez remarquable, Didier Borotra a été relaxé en appel après un procès très médiatisé, et Michel Veunac semble avoir des chiffres relativement favorables, dans le sondage effectué en juillet, pour être réélu maire de Biarritz s’il se représente…

– Mauvaise saison si on veut… J’ai été effectivement assez agacé de voir que Didier Borotra n’a pas été condamné. Mais cela a été une excellente saison aussi parce que c’est toujours grâce à des événements comme cela que surgissent des vérités imprévues. Parlons du G7. Michel Veunac est définitivement grillé auprès de l’Agglo. Comment peut-on envisager d’être maire de Biarritz en 2020 quand on est haï et détesté du maire de Bayonne, du maire d’Anglet et de l’ensemble de l’Agglo ? Quant à Didier Borotra, OK il a gagné. Mais vous m’accorderez une victoire à la Pyrrhus. Grâce à mon action, ces histoires ont été médiatisées. Tout le monde sait maintenant de quoi il ressort, tout le monde a pris conscience de la qualité du boulot que faisait Sophie Borotra. Je suis content, j’ai gagné.

Justement, il pourrait y avoir des prolongements sur Sophie Borotra après ce que vous avez écrit avec certains de vos confrères ?

– Oui, ça a bougé beaucoup du côté de Pau. Je rappelle qu’elle a déclaré à la barre qu’elle est directrice des halles de Pau, en habitant à Biarritz et en étant vue souvent dans une salle de sport locale. C’est quand même un poste assez intéressant. Je ne sais pas si l’association des contribuables palois va aller jusqu’au bout de sa démarche qui était de saisir le procureur. Je n’en sais rien.

Revenons-en à Michel Veunac avec un chiffre que vous n’avez peut-être pas, parce que vous ne savez pas tout même si vous savez beaucoup de choses. Le sondage donne 62 % de bonnes opinions parmi les gens consultés. On raconte qu’il aurait dans les 27 % d’intentions de vote au premier tour…

Les sondages me font marrer. Au Canard enchaîné, j’en ai vu passer des sondages. En 1994, ce n’était même pas la peine de faire l’élection si on écoutait Le Monde. Balladur était élu. En 2016, c’était Juppé, il n’y avait aucun doute. Début 2017, c’était Fillon. La bataille n’est pas finie. J’ai joué au rugby, j’ai vécu plein de matchs qui paraissaient perdus et que j’ai gagnés. J’ai vécu des matchs que je pensais gagnés et qui ont été perdus.

Vous êtes un garçon intelligent et assez railleur pour se moquer de lui-même, je l’espère. Vous n’avez pas le sentiment d’être d’une mauvaise foi rare, et du coup de tourner un peu en rond ?

– Pas du tout. L’objectivité n’existe pas. Je le dis toujours à mes élèves en école de journalisme. Quand je faisais la rubrique « Couac », je recevais 600 courriers pour prendre trois histoires. Vous auriez pris trois histoires différentes et un autre en aurait encore pris trois autres. Je m’amuse comme jamais. Quand je tapais sur les politiques quand je travaillais au Canard enchaîné, c’était un peu abstrait. Là, j’ai l’impression de labourer mon sillon profondément, d’aller jusqu’au bout d’un combat intéressant. C’est ce qui fait que jusqu’au soir du deuxième tour, je ferai tout pour empêcher Veunac et Lafite d’être élus.

S’ils sont réélus, vous repartez pour un combat de six ans ?

– Oui c’est fort possible. La seule personne qui peut m’empêcher de le faire, c’est Françoise, mon épouse. Si elle me dit « arrête, tu es vieux, tu es con et tu te ridiculises, je l’écouterais. Mais sinon pourquoi pas ?

Donc quand on fait de la politique, il faut envoyer des fleurs à Madame Viollier pour espérer être dans vos bons petits papiers ?

– C’est la seule personne que j’écoute et ça me va très bien.

Votre métier, même localement, est parfois un peu dangereux. J’ai regardé ce qui se passait ces derniers temps. Il semble que le président du Biarritz Olympique avait envie de vous mettre une claque si vous passiez par là. Et puis il y a un autre personnage dont vous allez nous parler aussi qui est président d’une association commerciale à Iraty…

– Il est peut-être aussi vice-président de son conseil syndical dans son immeuble…

Et qui ferait une enquête sur votre patrimoine. Sur vos avoirs en Suisse, j’imagine ?

– On parle de Christian Brocas. Il enquête sérieusement sur mes avoirs en Suisse. Cela m’amuse donc je lui ai répondu que moi aussi j’allais enquêter sérieusement sur ses avoirs. On verra qui gagnera la partie. C’est là aussi tout à fait intéressant.

C’est un peu le sel de la vie ? Vous avez eu un incident de santé important mais pas trop grave il y a quelque temps. C’est vrai que – comme le disent vos amis – continuer le combat est votre meilleur médicament ?

Sans doute. J’ai eu deux accidents graves de santé dans ma vie. Un premier à 30 ans quand j’ai rencontré Françoise. J’ai vraiment pensé que j’allais mourir d’une tumeur de l’oreille interne.

– J’ai craint un moment que ça soit la rencontre avec Françoise qui ait été le premier accident grave !

– Le deuxième accident est l’AVC que j’ai fait. Sincèrement, je ne me faisais aucune illusion parce que mon père avait fait un AVC et il était mort d’une hémorragie massive quelques jours après. Pendant presqu’une semaine j’étais en soin intensif, surveillé toutes les deux heures. Cela laisse le temps de réfléchir. Finalement, cela clarifie les choses. Tout d’abord et pas du tout avec forfanterie, j’étais serein. Je me disais que pour un mec un peu pauvre, j’ai eu une belle vie. Deuxièmement, je me suis dit que j’aimais écrire dans la vie. Et troisièmement, que j’aimais combattre ! Je savais que si je guérissais, je persévérerai dans la direction que j’avais prise. Oui, je vis dangereusement. Oui, Aldigé veut me mettre une claque parce que j’ai travaillé sur une rumeur qui semble-t-il est injustifiée. Brocas me menace avec ses petits muscles et ça me fait rigoler. Mais plus que jamais je continuerai à me battre pour mes idées et mes convictions. En plus, vous m’accorderez que je me bats gratuitement, bénévolement et même, ça me coûte de l’argent. Je ne demande rien et personne ne peut dire que j’ai demandé quoi que ce soit. Je ne vends rien, je n’ai rien. Je le fais par conviction citoyenne. Ramdam rentre dans la même démarche de conviction citoyenne.

RamDam 64-40, c’est une association de défense des citoyens. Viollier, c’est aussi un succès en librairie avec une bande dessinée. Il y a eu trois tomes de Patxaran et Manzana et beaucoup de gens que je rencontre me disent « À quand la suite ? »

– Ma femme ne m’a pas quitté, c’est l’essentiel. Mon dessinateur m’a quitté, il faut faire avec. Je ne sais pas où il est. Cela me fait très drôle parce que quand j’arrive aux urgences de l’hôpital de Bayonne, l’infirmière me dit « ah c’est vous Patxaran et Manzana ! » Alors oui, je regrette parce que j’adorais ce moyen d’expression qu’est la bande dessinée. Le dessinateur, Pierre Georges – qui est aussi passé brièvement par La Semaine – est-il dans l’Est ? Est-il avec son épouse ? Je ne sais pas, je n’ai plus de nouvelles. Sans conflit avec lui, je tiens à le préciser.

– Il y a aussi votre façon d’agresser quasiment quotidiennement le bon goût des Biarrots en portant des T-shirts improbables. Où trouvez-vous des choses pareilles ? Et est-ce que vous allez continuer cette agression permanente, peut-être même l’hiver avec des pulls ?

– Je n’ai pas encore trouvé la solution pour faire des pulls à slogan. Les T-shirts, je me les fais moi-même. J’ai trouvé un site sur internet. Je prends des idées, je prends des morceaux et je les compose. Je préfère cela nettement à porter des marques. Oui, oui, je suis mal sapé et je le revendique. Cela m’amuse par rapport aux Biarrots tellement tirés à quatre épingles. C’est ma façon d’être et de m’exprimer.

Nous allons terminer par une question un peu plus sérieuse. Quand on vous écoute, avec votre ton de poil à gratter permanent, est-ce que vous respectez les décisions de justice et puis celles des urnes ? Dans l’affaire Borotra, autant il a été condamné dans l’affaire des PV deux fois – il est en Cassation aujourd’hui – autant dans l’histoire de l’emploi de sa fille, il a été relaxé deux fois. Et puis Michel Veunac ou d’autres ont été élus et ont eu une majorité. Est-ce qu’il n’y a pas un moment où pour bien occuper sa place dans la société, on ne doit pas respecter les décisions de justice et celles des électeurs ?

– Je n’ai aucun problème avec cela. Il n’est pas interdit de commenter une décision de justice. Il est interdit d’outrager les magistrats. Ce que je constate dans l’affaire Borotra, c’est que cette prise illégale d’intérêt, n’est pas une « vue de l’esprit de Viollier ». Il y a un procureur à Bayonne qui a estimé ma demande légitime et qui a décidé d’envoyer le trio en correctionnelle. Quand il a été relaxé à Bayonne, le même procureur a décidé de faire appel à Pau. Et à Pau, le procureur a été très sévère avec la famille Borotra. Après, les magistrats ont estimé que l’histoire présentée par Didier Borotra était crédible. Dont acte. C’est terminé. Quant au suffrage des urnes, je le respecte mais je crois que pendant trop de décennies, et surtout au Pays Basque, un maire était élu, on lui foutait la paix pendant six ans et on attendait qu’il soit réélu. Non ! La citoyenneté, c’est d’exercer le contre-pouvoir. Quand il y a quelque chose au hasard, une écurie annoncée inconstructible qui devient constructible, une villa qui semble être promise à un copain et tout… C’est mon rôle de poil à gratter de le dire. Je suis d’autant plus à l’aise que je n’ai aucune ambition politique, que je ne sais absolument pas pour qui je voterai et je respecte profondément le suffrage des urnes.

Les amis qui vous connaissent bien disent que rien n’exclurait dans un second tour que vous votiez pour Michel Veunac selon qui serait en face de lui…

Prêt à voter Veunac, si Lafite se trouvait au deuxième tour face à lui. C’est dire!

Oui. Il n’y a qu’un cas de figure où je peux voter Veunac. Il y en a un que je déteste encore plus que Veunac, c’est Guy Lafite. Veunac a un côté sympa, Lafite a un côté odieux. Imaginons – cataclysme absolu – un deuxième tour Lafite face à Veunac, je vote Veunac. C’est acquis. Sinon, oui, je voterai pour son opposant. Je pense que la ville doit revenir à un fonctionnement normal. Anglet et Bayonne ont des fonctionnements normaux, Biarritz a un fonctionnement anormal. Donc, toute personne susceptible de battre Michel Veunac m’apparaît hyper intéressante et ce sera la ligne éditoriale de Bisque, Bisque, Basque !

C’est subjectif de détester Guy Lafite… même si cela amuse beaucoup la Marquise.

C’est une antipathie innée, viscérale et personnelle.

Et vous le revendiquez ?

– Je le revendique totalement. Il y a son mépris permanent, son côté hautain et tout. C’est un personnage que je déteste. Je demande l’asile politique à Anglet ou Bayonne s’il est élu.

25 réflexions sur “ « Grâce à mon action, des affaires ont été médiatisées »

  1. Sans information factuelle pas de démocratie.

    Ton site est la preuve de ce que Sud-Ouest ne fait pas son travail car ce devrait être sa mission que d’informer et défendre les citoyens-lecteurs mais aucun risque que cela n’arrive: ils protégeront toujours les puissants et les pouvoirs en place. Ce n’est pas du journalisme mais du publi-reportage du début à la fin de chaque numéro.

    Merci donc pour ce travail de fond Jean-Yves. Je me répète mais c’est toujours un grand plaisir de te lire pour qui aime la politique, l’éthique, la défense du bien public.

    PS: n’oublie pas ma proposition de débat panel avec tous les candidats en lice AVANT le 1er tour. RamDam 64-40 pourrait organiser un tel évènement (il y a de belles grandes salles dans Biarritz qui ne demandent qu’à être utilisées)

    PPS : il faudrait que tu formes la relève pour que le jour lointain je l’espère ou tu raccrocheras les crampons, ton travail continue.

    • Tiens, puisqu’il est question d’amour pour la politique,d’éthique et de la défense du bien public, je me dois de porter à votre connaissance ce qui se passe à notre agglo, gérée de main de maitre par le seigneur Etchegaray!
      Etchegaray en sa qualité de président de l’agglomération,à fait annuler les contrats de traitement des eaux des communes de Hendaye et St Jean de Luz, jusqu’alors avec la lyonnaise des eaux pour les transférer vers le groupe Etchart. En échange,le groupe Etchart viens de souscrire un contrat de partenariat de 4 ans avec l’aviron baonnais pour 1 million par an! C’est un scandale! Que fait notre mairie? Défendent ils les intérêts des biarrots en acceptant cela? Pendant que des Motsch, Viollier agitent et tirent sur leur propre camp, d’autres ne prennent pas position et attendent que ça passe!
      Nous n’oublieront pas, nous n’oublieront rien, autant ceux qui agissent contre le BO, que ceux qui en font rien!

  2. Tiens, puisqu’il est question d’amour pour la politique,d’éthique et de la défense du bien public, je me dois de porter à votre connaissance ce qui se passe à notre agglo, gérée de main de maitre par le seigneur Etchegaray!
    Etchegaray en sa qualité de président de l’agglomération,à fait annuler les contrats de traitement des eaux des communes de Hendaye et St Jean de Luz, jusqu’alors avec la lyonnaise des eaux pour les transférer vers le groupe Etchart. En échange,le groupe Etchart viens de souscrire un contrat de partenariat de 4 ans avec l’aviron baonnais pour 1 million par an! C’est un scandale! Que fait notre mairie? Défendent ils les intérêts des biarrots en acceptant cela? Pendant que des Motsch, Viollier agitent et tirent sur leur propre camp, d’autres ne prennent pas position et attendent que ça passe!
    Nous n’oublieront pas, nous n’oublieront rien, autant ceux qui agissent contre le BO, que ceux qui en font rien!

    • Bonjour cher petit commissionnaire,
      Votre message ne me surprend nullement car il a été diffusé dans tous les milieux proches du BO. (Même les fautes d’orthographe, d’une variante à l’autre, restent les mêmes). Mais puisque vous aimez le panurgisme et répéter en choeur ce qu’on vous demande de répéter, allons-y!
      – Je n’écris que sur ce que je connais et contrairement au président du BO, je ne suis pas omniscient. j’ai peu de réseaux à Bayonne et beaucoup de difficultés à vérifier les informations donc pour le moment, je me cantonne dans ce blog à l’actualité nationale ou à ce qui concerne Biarritz.
      – Je refuse de me faire embarquer dans un monde tout blanc ou tout noir. Pour vous on est pour ou on est contre le BO. Ce n’est pas mon cas. J’aime le rugby, j’aime le BO, mais je ne perdrais pas toute lucidité et si les décisions prises par la Ville me semblent aller à l’encontre des règles de la vie publique, je le dirais.
      – J’ai plutôt vu arriver Jean-Baptiste Aldigé avec sympathie, ayant le sentiment qu’il n’avais pas les « codes » locaux, mais qu’il était créatif et avait envie d’apporter au club. Mais je désapprouve son goût du conflit permanent, ses insultes aux élus, sa façon de menacer tout le monde, moi y compris. Il est impossible avec lui d’être journaliste, c’est à dire d’avoir la liberté de regarder et de commenter ce qui se passe. Soit on est son sujet, soit on est son ennemi. L’affaire des casquettes qui me heurte totalement en est la preuve.
      – Enfin, vous utilisez une technique bien connue en politique : salissez, salissez, il en restera toujours quelque chose. Je n’aspire à rien d’autre que de donner mon point de vue de citoyen et de contribuable biarrot. Je ne suis inféodé ni à Motsch ni à Etchegaray, même si j’apprécie les deux. Je suis juste convaincu que le premier mandat de Veunac a été une catastrophe et qu’un deuxième mandat serait encore pire. Tous, je dis bien TOUS les candidats susceptibles d’empêcher Veunac d’être réélu m’intéressent.
      Quant au BO, je lui souhaite le meilleur, mais bien entendu, vous n’allez pas me croire.

      • Bonjour Monsieur le professeur. Votre remarque sur l’ortaugrafe me fais bien rigoler, car votre blog en est truffé sans que vous le fassiez remarquer à leurs auteurs et à vous même! Et oui, quand un grand journaliste comme vous écris « qu’il n’avais pas les « codes » je plussoie, je jubile! Vous n’aimez ni le rugby, ni le BO, ni Monsieur Aldigé, et c’est votre droit mais ce que je note, c’est que la majorité des anonymes(petit nombre quand même) qui postent sur votre blog ont ces mêmes caractéristiques!
        Puisque vous avez daigné me répondre, je suis toujours en attente de votre réponse, concernant les « journalistes » de SO et de leur mise à pied pour certains motifs! Sur ce sujet c’est « motus et bouche cousue » vous regardez et commentez ce que vous voulez et non ce qui se passe!

      • À ma connaissance, il n’y a pas eu de mise à pied des journalistes de Sud Ouest. Mais puisque vous êtes Monsieur-je-sais-tout, demandez-leur, ce sera plus simple.

    • les résultats du BO sont bien trop nuls en rugby pour que l’on vous subventionne.

      A ce stade essayez plutôt le basket ou la pétanque et déposez un dossier à la mairie pour une subvention en reconversion.

    • Il y a une grande confusion au BO entre le business, le foncier, le sportif, le politique et les socios. Ce mélange comme dans une piperade trop cuite ne produit pas grand chose d’encourageant pour l’avenir.
      La première chose à faire serait de clarifier la situation en definissant prioritairement un projet sportif qui a le droit d’être ambitieux, mais qui doit rester réaliste et s’inscrire sur le temps long. Le business doit venir en support du sport, et non l’inverse. Ça n’empêche pas les synergies, mais si les subsides publics sont sollicités, alors les citoyens et les élus doivent orienter le projet pour qu’il soit profitable dans tous les sens du terme, et à tous.
      Cela signifie de renouer une relation de confiance entre le club et sa ville, une relation basée sur la clarté des fins et des moyens.

  3. En regard des enjeux sérieux de votre démarche, les questions légères de ce journaliste me laissent eberlué. Il n’a pas l’air d’avoir saisi l’importance du sujet de la démocratie et de son fonctionnement…
    Relisant un grand philosophe ces derniers jours, j’y ai trouvé cette phrase « Une seule phrase suffit à condamner un homme à mort », écrite alors que sa pensée était très mal comprise et violemment attaquée à son époque. Et découvrant ici votre passion pour les T-shirts à message, j’ose vous suggérer :  » 1 phrase peut condamner un journaliste, 1001 frasques ne condamneront jamais un(e) politique ».

  4. Êtes vous obligés de publier la photo de tous nos élus ? Leur présence peut parfois gêner la lecture, et pour certains laisser un arrière goût désagréable dont l’effet perdure même après la fin de l’article.

  5. Monsieur Léon, je sais qui vous êtes puisque vous avez ce courage de nous parler sans vous cacher. Et le seul Léon que je connaisse est bayonnais et il est un roi. Moi je préfère rester un anonyme, mais si j’étais un personnage public comme vous, un personnage important dont la voix compte tant, hé bien je ne changerais pas un mot. .. . Vous parlez donc ici en votre nom, c’est tout à votre honneur. Bienvenu dans l’un des derniers espaces de débat démocratique de Biarritz. Vous nous avez donc interpellé, les anonymes peu nombreux c’est vrai , et vous nous prêtez des sentiments de haine,ou de rumination à l’encontre de symboles puissants de la ville : le rugby, le BO, et son gugusse président. L’accusation est lourde. Si je vous suis bien finalement, les Anonymes ne sont pas courageux, ils ne représentent pas grand monde sinon quelques aigris éloignés des valeurs du Rugby. C’est ça ? Pourquoi voulez-vous nos vrais noms ? À notre tour de nous Interroger sur le sens de votre démarche. J’espère que nous aurons l’occasion d’en discuter dans un autre espace démocratique et public que ce blog, j’écris ici ce que je vous dirai alors : Oui j’aime le rugby, vraiment. Et ici peu de gens ne l’aiment pas. Le BO est un club qui doit prendre ses responsabilités et sa juste part dans la vie de la cité, clarifier son projet sportif et citoyen. Et Aldigé est un personnage public dont les actes sont forcément observés et exposés à la critique. On ne peut pas dire qu’il se soit montré digne des espoirs placés en lui. Son comportement interroge. Et nous remercions le président du Bisque Olympique, bénévole soutenu par sa femme et ses lecteurs, de nous rapporter régulièrement les dérapages publics du président du Biarritz Olympique, correctement financé par des fonds publics et peu soutenu par ceux qui aiment vraiment le rugby et leur ville.

    • Monsieur l’anonyme.
      Si je ne le suis pas, c’est que j’assume ce que j’écris et donc ce que je pense! Je ne vais pas pleurer dans les jupes de mon épouse ou de ma mère et je n’a pas besoin de faire appel aux copains pour me défendre! Restez anonyme cela vous va très bien, ainsi qu’a vos acolytes !
      Personne n’est complètement noir ou complètement blanc et à vous lire, Monsieur Aldigé est complètement noir. C’est votre tête de « turc » alors, sous le drap de l’anonymat ,vous pouvez poursuivre votre œuvre de destruction !

      • D’accord on se tait. Et on laisse Aldigé continuer son œuvre de destruction de l’intérieur du BO et entraîner à sa suite la réputation et les finances de la ville.
        Quel esprit de responsabilité !
        Les co-responsables de ce désastre doivent vite construire une alternative acceptable pour la ville, et s’ils en sont incapables, d’autres plus capables doivent se signaler et prendre leurs responsabilités.

      • Cher Léon, nous sommes beaucoup sur ce site à aimer le rugby et à en connaître un petit peu le fonctionnement. Je ne vais pas vous faire l histoire du BO, que vous connaissez certainement mieux que moi, mais la réussite sportive de ce club est principalement due à l arrivée de Monsieur Kampf et un leader S Blanco. Pendant cette période, une gestion assez  » rock and roll », qui se résumait en gros à l apport de Cap Gemini pour combler les comptes en fin de saison. L inconvénient de ce système c est que contrairement à d autres clubs sans mécène, le BO ne s est jamais structuré pour anticiper le départ de S K. Sur un territoire d environ 80000 h , la présence de 2 grands clubs impliquent d être imaginatif, créatif pour monter un budget de TOP 6 ( mission quasi impossible ). Ce virage les dirigeants successifs du BO n ont pas su le négocier.
        Pour en venir aux dirigeants actuels, le président Aldigé n est pas la bonne personne, car je le compare à beaucoup de parents qui n ont pas eu la carrière souhaitée et qui répercutent cela sur leur enfants . Certainement comme une revanche sur le joueur pro qu il n a pu être , la présidence que lui a offert la famille Gave lui permet enfin d exister dans le monde de l ovalie. Très mauvais pour le moment dans son role de président, car au lieu de regarder ailleurs voir ce qui marche et l appliquer ( sérénité, stabilité, professionnalisme ) il n apporte que conflits permanents . Des personnes compétentes ont été découragées ou virées ( Quessada – Issaac ). Aldigé veut tout faire, et c est toujours la grande erreur des mauvais. Déléguer à des gens compétents est un signe d intelligence et de réussite. Si l ambition de la famille GAVE est vraiment d installer le BO EN Top 14, ils vont vite voir que ce gugus n est pas la bonne personne .
        Cher Léon, un vrai supporter doit savoir faire la différence entre ce qui est bon ou pas pour son club et ne pas suivre aveuglément les gens en place. Alors oui pour une grande Tribune Serge Kampf , largement méritée pour tout ce qu il a fait pour ce club , et non à livrer Aguilléra à PICHET – GAVE !!

      • Monsieur l’anonyme, surtout ne parlez pas des supporters dont vous ne faites pas partie et surtout de l’effort financier que cela implique! Vous n’imaginez même pas les très bonnes décisions prises par Monsieur Aldigé concernant la gabegie des réceptions des présidents précédents, plutôt que de favoriser le principe des bénévoles, comme l’a mis en place Monsieur Aldigé! La cantine des joueurs également plutôt que le BO Café avec ses repas bien lourds à digérer! Je pourrais vous en faire des pages, mais cela ne sert à rien vu le venin qui dégouline de vos écrits! Vous parlez de Quesada et de Isaac sans connaître les vraies raisons de leurs départs mais qui pour le premier est dû aux promesses non tenues de Nicolas Brusque, et pour le second à la divulgation au torchon de Sud Ouest d’infos sur les salaires du staf et des joueurs du BO! Arrêtez de balancer sans rien connaître ! Vous devez faire partie de cette caste de conseillers municipaux qui ne vont à Aguiléra que munis d’invitations et qui ne s’abonnent jamais tout en parlant de mon club! Moi je peux le dire, contrairement à tous les anonymes de ce blog ainsi qu’a son directeur général !

      • et dire qu’on nous bassine depuis l’enfance avec le fameux « esprit rugby », « fairplay », belle démonstration que le sport peut rendre con !

      • Cher Léon,
        J ai essayé….et j ai pas pu !! comme on dit de l autre côté  » cosa perdida « .
        ps: espérant que vous voterez anonymement pour moi, bonne saison !!

  6. Au cas où au final je m’avérerais la seule femme non candidate de cette ville je tiens à déclarer solennellement que ma liste de non candidature s’intitule Chocolatine et Écologie. C’est également mon programme.

    • Nom et non-Programme alléchants. Si votre non-liste n’est pas fermée, je serais ravi de vous accompagner, lorsque mes craintes seront levées, celle d’une manœuvre visant à préparer la victoire de ce contre quoi je me bats, cad un gros déni de la réalité des difficultés présentes et celles plus rudes qui s’annoncent déjà, pour la majorité des Biarrot.e.s. Le fond n’est pas vraiment abordé pour l’instant, sauf ici sur ce qui concerne la calamiteuse pratique de la démocratie par des élus que l’on souhaite voir ensevelis par les premières déferlantes du prochain printemps.
      C’est pas Macron qui fera l’élection, ce sont au final, excusez ma naïveté, les citoyen.ne.s qui décideront. Nous avons des places et des kiosques à Biarritz, qui peuvent être utilisés comme espaces de débats, des mini agoras. Retrouvons-nous y lors de la campagne. C’est encore une idée naïve.

  7. Puisque M. Segot est toujours aussi épris de M. Veunac, et que j’ai quelques notions de statistiques j’ose quelques remarques sur les résultats du sondage financé par un Mystérieux Vexé, sondage qui crédite M. V. de 62% d’opinions favorables et lui donnerait 27% d’intentions de vote au premier tour. Ce qui le mettrait en tête d’une élection dont le Vengeur Masqué a choisi les candidats.
    Choisir des candidats sans tenir compte de la réalité des candidats est déjà un biais qu’on peut qualifier de gigantesque … Ensuite, autre biais, on mélange gaillardement personnes et partis …
    Normalement un sondage digne de ce nom est assorti d’informations sur l’échantillon, ce qui là aussi n’est pas le cas.
    Il me semble avoir compris que l’échantillon se compose de gens ayant une ligne téléphonique et inscrits dans l’annuaire ce qui représente une portion de plus en plus congrue de la population …
    Ce que le Vieillard Manipulateur semble ignorer c’est que les sondés n’ont pas du tout apprécié la question relative à leur vote lors de la présidentielle. Et là globalement parlant (moi aussi j’ai mes sondages) et avec le mauvais esprit qui caractérise les Biarrots ils se sont dit « non mais pis quoi encore ? » et ont commencé à raconter toutes les balivernes possibles.
    Quoiqu’il en soit ce serait sympathique que Macron fasse savoir sa décision sur Biarritz et que la campagne commence avec les vrais candidats (je parle des sérieux pas des desperate housewives cherchant à se faire recruter) parce que ça devient franchement pénible tout ça.

  8. Ah tiens je n’avais pas vu ça « C’est subjectif de détester Guy Lafite »
    Eh bien non M. Segot c’est même parfaitement objectif. Guy Lafite fils de l’épicier du Gaz (je dis cela sans aucun mépris j’ai même beaucoup d’estime pour les gens qui bossent dans le concret) sorti à un rang médiocre de l’ENA, a fait une carrière entre public et privé (opérant ainsi ce qu’on appelle du pantouflage) en restant peu de temps en poste à chaque fois, s’est engagé en politique sous l’étiquette PS en étant de gauche comme moi je suis Mgr Aillet, est revenu à Biarritz comme adjoint de Borotra, poste bien humble par rapport à une carrière qui se voulait brillante, a trahi la ville en pré-bradant au privé tout ce qu’il pouvait, se congratule de son excellent bilan à chaque conseil municipal, ne parle qu’avec morgue et mépris, singulièrement aux femmes. Alors personnellement je n’ai pas d’antipathie innée, viscérale et personnelle pour cet individu. Mais une observation la plus objective possible de son attitude et de ses résultats me font dire que Guyznogoud le résume parfaitement.

    • Mais…Guy Lafite est entré à l’ENA (promotion Fernand Braudel) en 1985. Il avait donc 36 ans. Mais qu’est-ce qu’il a fabriqué entre son bac et 36 ans ? Une maîtrise Sc Eco et une licence d’ethnologie (bien nécessaire pour Biarritz nous en conviendrons) ça fait normalement 7 ans sans se fouler + un an de service militaire. Et les dix autres années il faisait quoi ?

  9. Bonjour,
    Borotra relaxé….à priori il ne sera pas le seul(????)

    La prise illégale d’intérêt ne s’applique pas à Richard Ferrand…donc il sera relaxé!

    Par contre en temps que directeur général exécutif au moment des faits,les griefs reprochés concerneraient plutôt l’abus de bien sociaux ,infraction et recel au moins pour une partie des membres du CA et bien sur la bénéficiaire sa compagne!

    Code de commerce.
    Article L242-6.

    Est puni d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 375 000 euros le fait pour :

    3° Le président, les administrateurs ou les directeurs généraux d’une société anonyme de faire, de mauvaise foi, des biens ou du crédit de la société, un usage qu’ils savent contraire à l’intérêt de celle-ci, à des fins personnelles ou pour favoriser une autre société ou entreprise dans laquelle ils sont intéressés directement ou indirectement ;

    4° Le président, les administrateurs ou les directeurs généraux d’une société anonyme de faire, de mauvaise foi, des pouvoirs qu’ils possèdent ou des voix dont ils disposent, en cette qualité, un usage qu’ils savent contraire aux intérêts de la société, à des fins personnelles ou pour favoriser une autre société ou entreprise dans laquelle ils sont intéressés directement ou indirectement.

    Outre les peines complémentaires prévues à l’article L. 249-1, le tribunal peut également prononcer à titre de peine complémentaire, dans les cas prévus au présent article, l’interdiction des droits civiques, civils et de famille prévue à l’article 131-26 du code pénal.

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