Déclaration de candidature pour Les Nuls

Vous pensez à la mairie de Biarritz tous les matins en vous rasant ou en vous épilant ? Bisque, Bisque, Basque ! va vous aider à vous déclarer.

Il est évident qu’avec sept candidats officiellement déclarés (Arosteguy, Barucq, Batiste, Menou, Motsch, Schneck, Veunac) et trois autres listes probables (une abertzale, une de gauche, une de Rassemblement National) le choix électoral est un peu restreint à Biarritz. Vous avez encore largement l’espace politique pour vous présenter. Le souci récurrent que vous rencontrez chaque matin dans votre salle de bains, quand vous vous contemplez dans la glace et vous imaginez revêtu de l’écharpe tricolore, est de savoir comment vous déclarer candidat et que dire face à ces fouineurs de journalistes. Par ailleurs votre cercle de réflexion autour de vous est tellement étroit que vous n’êtes même pas assez nombreux pour faire une belote. Ce n’est pas grave pour se lancer, il suffit d’un peu de culot et Bisque, Bisque, Basque ! va se faire un plaisir de vous donner quelques tuyaux.

Étape 1 : BILINGUISME DE RIGUEUR

Trouver un nom ronflant pour désigner sa liste est indispensable. Bien entendu, le nom de Biarritz doit figurer dans l’intitulé. « On t’aime ! », « Notre Biarritz », « Nouvelle vague », « Changer d’ère » et même « Le corbillard à Mimi » sont déjà pris. Voilà qui vous apprendra à lambiner ! Pensez ensuite à traduire le fruit de vos cogitations en basque… Comment cela, vous ne parlez pas basque ? Même si vos finances électorales sont à plat, votre premier souci doit être de recruter un traducteur basque. Imaginez un peu la honte si, lors de vos meetings dans une salle évidemment surpeuplée, un de vos interlocuteurs vous pose une question en basque et que vous êtes incapable de répondre.

Étape 2 : UN LIEU QUI VOUS SYMBOLISE

Là aussi, vous êtes très en retard et vos rivaux vous ont déjà piqué plein de lieux emblématiques de Biarritz comme Le Royalty, Le Maïtena café ou, pour la liste Menou-Nalpas Le café de la baleine, sans doute pour bien montrer leur distance avec Max Brisson. C’est le moment de prouver votre folle créativité et votre différence par rapport à vos rivaux. Organisez une chasse aux bigorneaux un soir de pleine lune au rocher de la Vierge ou un pique-nique dans les jardins de la villa Sion et profitez-en pour vous déclarer. Tout le monde sera agréablement surpris et ne doutera plus de votre biarrotitude.

Étape 3 : DES SOUTIENS « À VENIR » ET « TRÈS IMPORTANTS »

Vous n’avez que deux personnes autour de vous le jour de votre déclaration de candidature ? Ce n’est absolument pas grave. Bombardez l’un des deux, directeur de campagne et l’autre président de votre comité de soutien, et expliquez aux journalistes présents que vous êtes en train de constituer un large rassemblement de jeunes actifs qui n’ont pas pu être présents car « retenus par leurs obligations professionnelles ».  Vous vous demandez bien comment vous allez réussir à trouver trente-cinq noms sur votre liste ? Annoncez avec sérieux que des « soutiens de renom vont bientôt vous rejoindre, mais que le moment de se déclarer n’est pas encore venu pour eux ». Vous trouverez peut-être un ou deux cornichons prêts à distribuer des tracts dans les boîtes à lettres pour votre compte.

Étape 4 : LE PROGRAMME ? QUAND J’AURAI LE TEMPS !

Ces emmerdeurs de journalistes vont vous demander quel est votre programme, question qui vous pose un sacré problème car votre seule ambition consiste à être élu. Détail encore plus fâcheux, les deux personnes qui vous accompagnent dans votre aventure électorale ne sont absolument pas d’accord avec vous lorsqu’il vous arrive, par hasard, d’avoir une idée. Ayez de l’aplomb et prenez l’air grave : « Il est beaucoup trop tôt pour dévoiler notre programme sur lequel nous travaillons d’arrache-pied ». C’est le moment d’afficher un sourire complice avec les représentants de la presse : « Et puis, on se méfie beaucoup de nos concurrents et on n’a pas envie de se faire piquer nos idées ». Dernier détail indispensable : n’oubliez pas de préciser que votre programme sera vert du sol au plafond. C’est la couleur très tendance cette année.

Étape 5 : L’INVESTITURE ? VRAIMENT PAS INDISPENSABLE !

Bien entendu vous travaillez à « un large rassemblement » de Biarrots de tous âges et de « toutes catégories sociales confondues ». Comme vous êtes modeste, vous ne voulez pas vous hasarder à un pronostic ni à un pronostoc, mais vous êtes vous-même surpris « par l’enthousiasme que suscite votre candidature » et vous vous félicitez d’avoir « cédé à la pression affectueuse de vos amis » qui n’imaginaient personne d’autre que vous comme futur maire. Dans votre liste, il y a des personnes de droite, du centre et de gauche et aucun pugilat grave ne s’est produit. Quant à l’investiture d’un parti, LaREM de préférence, vous n’en faites pas une obsession mais l’accepterez si on vous l’offre. Macron a besoin de vous et non l’inverse, « mais, Messieurs les journalistes, ne le répétez pas car vous mettez ma modestie à mal« .

 Étape 6 : ATTENDRE PATIEMMENT QUE CA MORDE

Vous voilà fin prêt à être candidat. Vous voyez que ce n’était pas aussi difficile que vous l’imaginiez ! Reste maintenant un vrai travail de fond à accomplir. Aller cajoler les gros contribuables de la Ville et, moyennant promesses (qui n’engagent que les imbéciles qui y croient !), caresses, génuflexions, tentez de les convaincre de financer votre campagne, car, bien entendu, vous n’avez pas un fifrelin. Quant à votre directeur de campagne, il doit être omniscient, et suffisamment suffisant pour être capable de dire aux architectes ou aux journalistes qu’ils sont « nases » et avoir réponse à tout en tous domaines. Idéalement il doit aussi être capable de créer trois ou quatre faux profils sur les réseaux sociaux afin d’entretenir en permanence des polémiques dans les camps adverses, tandis que vous passerez pour un être pacifique qui défend ses idées et refuse les vaines controverses.

Et maintenant que tout est en place, il ne vous reste plus, comme le pêcheur au bord de l’eau, qu’à attendre patiemment la touche.

Étape 7 : VENDRE SA BOUTIQUE ÉPHÉMÈRE AU PLUS OFFRANT

Encore quelques candidatures comme la vôtre et il n’y aura bientôt plus assez de citoyens disponibles pour figurer sur les listes, sachant qu’il faut comme disait Didier Borotra, trouver « trente-cinq couillons prêts à vous suivre ».  Si vous réussissez l’exploit de déposer en préfecture une liste complète et que vous obtenez un score honorable au soir du premier tour, votre fortune est faite. Les deux premiers vont se battre et tout vous promettre pour que vous vous ralliez à eux. Mais, même si vous n’avez personne autour de vous, vous pouvez continuer à jouer au poker-menteur au moins jusqu’à la fin de l’année, saison idéale pour revendre la boutique éphémère que vous avez créée. Il est de l’intérêt de tous les candidats sérieux de voir disparaître ces petites listes parasites qui n’ont pas de sens et qui faussent la compétition électorale.

Donc, si vous vous y êtes bien pris et avez bluffé tout le monde, alors que vous savez très bien que vous n’avez strictement personne autour de vous, les propositions ne vont pas tarder à arriver. Une place dans les cinq premiers d’une liste électorale « crédible » et c’est la garantie de vous retrouver élu au soir du deuxième avec à la clé, si vous avez bien négocié et misé sur le bon cheval électoral, un poste d’adjoint qui vous permettra de toucher dans les 1100 euros mensuels. Ce qui était votre but depuis le départ.

Quand on vous disait, que la politique pour Les Nuls, il n’y a rien de plus facile !

 

17 réflexions sur “Déclaration de candidature pour Les Nuls

  1. Merci pour cette méthode, si elle est aussi efficace que drôle, elle peut faire de gros dégâts. On imagine déjà le.la candidat.e rasé.e et épilé.e de près, surgir dans la campagne comme une boule de bowling dans un jeu de quilles. Et puis 6 ans de salaire, 1.000 euros par mois, c’est très tentant ! En tous les cas, ça a l’air plus simple qu’une demande de RSA. Et si en plus on peut devenir un lion de l’action publique, il est à prévoir une forte recrudescence de vocations désintéressées…

  2. 1100 euros par mois ce n’est quand même pas Byzance (n’oubliez jamais que de faibles émoluments sont une invitation à la corruption. Si vous voulez des élus cleans alors il faut les rémunérer dignement pour éviter la tentation).

    Le problème n’est pas tant la rémunération que l’absence de travail, d’honnêteté ou d’éthique de la majorité de ceux cités dans l’article qui, malgré l’absence flagrante de travail et de résultats durant la mandature qui s’achève, osent se présenter et viser le poste de maire pour lequel ils/elles n’ont aucune compétence.

    Au final les Biarrot.e.s auront ce qu’il mérite : si ils votent pour des chèvres et bien ils auront des chèvres.

    • Les plus corrompus sont souvent ceux qui gagnent le plus !
      Souvenez-vous du haut fonctionnaire du Sénat reconnu coupable (ou soupçonné ?) d’espionnage pour la Corée du Nord.
      Ces énarques sont payés entre 15 et 30 000 €/mois, parfois plus, et ces salaires sont justifiés par le fait que c’est censé les mettre à l’abri des tentations de corruption…

      En ce qui concerne les « Élus », ce terme même est galvaudé !
      Ces gens ont été « choisis » par (une partie de) la population, et par conséquent, certains se sentent investis d’une mission et de pouvoirs qu’ils exagèrent et outrepassent.

      L’indemnité d’un élu ne devrait pas être autre chose que sa définition : elle indemnise une personne qui passe du temps à faire autre chose que travailler. Ce ne doit pas être considéré comme un salaire ou un complément de salaire !
      Un retraité ne devrait pas percevoir d’indemnité (ou bien la plafonner), à partir du moment où il reçoit déjà une pension de retraite.

      Œuvrer pour ses concitoyens et la Collectivité est une charge, pas un job que l’on essaie de garder le plus longtemps possible.
      La Loi sur le non cumul des mandats est une bonne chose, mais elle ne va pas assez loin ! On continue de voir les élus se battre et faire des calculs d’apothicaires pendant des semaines après les élections pour savoir quelles structures présider pour avoir plus d’indemnités, etc. Je rappelle que le nombre de mandats est limité (Conseil municipal, départemental, régional, Assemblée Nationale, Sénat), mais pas les fonctions (Présidence des Syndicats, et autres structures publiques). Il y en a qui cumulent trop…

      Certains vont penser que si on ne paie pas assez, on ne va pas attirer les meilleurs éléments…
      Quand on voit ce qui se passe à Biarritz, depuis des années, et ailleurs, on se rend bien compte que cet argument ne vaut pas grand chose.
      N’importe quel individu lambda ne fera peut-être pas mieux, mais certainement pas pire non plus !

      Je n’ai pas de solution miracle, mais la proposition actuelle n’est pas du tout satisfaisante.

      • Je suis d’accord avec vous sur la question du non-cumul : à mon sens un mandat unique (avec une reconduction pour 2 mandats max). devrait occuper son homme/femme à temps plein point barre.

        Toutefois je ne partage pas du tout votre point de vue quant à la rémunération des élus: tout travail mérite salaire (y compris pour un retraité qui serait actif; l’amputer sous prétexte qu’il perçoit une retraite serait injuste car il a travaillé et cotisé pour sa retraite donc ce n’est pas un cadeau).

        Vous semblez confondre caritatif et travail. Le don de soit via la participation à une oeuvre associative ou caritative se fait souvent à des moments de la vie ou les revenus ne sont plus un problème (perception d’une retraite donc situation matérielle assurée) et pour des activités qui ne génèrent pas de flux financiers permettant de rémunérer ceux qui les exercent. Si on suit votre raisonnement alors seuls les retraités pourraient occuper des fonctions politiques non rémunérées puisqu’ils percevraient une pension leur permettant de vivre. Sans émoluments pas de vie politique possible pour les jeunes ce qui serait dangereux (les retraités pourraient avoir à coeur de conduire des politiques qui privilégient leurs seuls intérêts et non ceux de la société).

        Il faut donc permettre à tout un chacun de se présenter et d’exercer une fonction élective tout en vivant dignement et je doute qu’avec 1100 euros ont puisse mener grand train donc je maintien que si vous avez des élus qui exercent leur mandat à 100% il doivent être rémunérés correctement.

        Enfin la vaste majorité des élus n’est pas corrompue et il ne faut pas jeter l’opprobre à 360° (tout en étant ferme sur ceux qui méritent d’être sanctionnés).

        Ce qui me choque n’est pas tant la rémunération que l’incompétence ou le manque de travail de certains qui une fois élus ne peuvent être révoqués (le problème est plutôt ici à mon avis, l’absence de révocation). On pourrait tirer au sort (des études semblent indiquer que pour certaines structures des gens tirés au sort ne performent pas plus mal que des « experts » recrutés sur la base de leur soit disant compétence).

      • Vous avez peut-être juste lu trop vite ce que j’ai écrit !
        Je ne suis pas contre l’indemnité pour les « actifs ». Je suis pour un peu plus de « justice » sociale et d’équité.
        Être adjoint, je ne pense pas que cela soit une activité à temps plein. Et à Biarritz, il y en a qui ont la réputation d’être invisibles et insaisissables (pour les administrés comme pour leurs services).
        Mais je répète ce que j’ai écrit avant : une indemnité compense un manque à gagner dû aux absences fréquentes et répétées du poste de travail.
        Le statut juridique d’élu cadre bien cela pour des salariés en entreprise.
        On pourrait imaginer une indemnité au prorata du travail effectué (temps passé en Mairie, permanences pour les administrés)…

        Ensuite, on peut ouvrir le débat sur « Tout travail mérite salaire ».
        Je suis bien d’accord, mais qu’entendre par « travail » ? Le temps qui y est consacré, ses résultats, le contentement des Biarrots ?
        Être présent à tous les vernissages d’expositions, inaugurations et cérémonies publiques compte comme du temps de travail ?
        Je veux bien remercier quelqu’un qui fait du bon boulot, mais pas un affairiste qui fait n’importe quoi !
        On peut me dire : « Si vous n’êtes pas content, vous savez pour qui ne pas voter aux prochaines élections ».
        Mais un mandat peut paraître bien long et on se rend compte que la situation actuelle peut facilement voir le Maire sortant être réélu confortablement. Et il aura alors tout loisir de continuer ses bêtises.

        Dans la « vraie vie normale des gens qui travaillent », si on ne fait pas l’affaire, on se fait virer…

        Enfin, pour la dernière idée, sur le tirage au sort des gens, sur les listes électorales, comme pour être juré au tribunal, j’en ai déjà entendu parler et ça me plait bien.
        Cela rejoint l’idée de « charge » que j’évoquais dans mon précédent commentaire.
        « Vous avez été tiré au sort pour participer à l’administration de la Ville pendant X mois. Vous ne pouvez pas refuser et votre employeur non plus. Votre salaire sera pris en charge par la Collectivité », etc…
        Une sorte de Service Civique obligatoire, un vrai Conseil Municipal, avec un échantillon représentatif de la population de la Ville. Et surtout, pas de Maire ! Un porte parole, tout au plus.
        Toutes les voix comptent, et personne n’est obligé de se ranger derrière un chef.

        Ça sera peut-être le bordel, mais pourquoi serait-ce pire qu’aujourd’hui ?

      • il n’existe nulle part sur cette terre de système parfait, seulement des sociétés plus ou moins exigeantes. En général en EU les pays anglo-saxons (protestants) sont plus rigoureux quant à ceux qui ne font rien ou font mal (ils font un tour de piste et puis s’en vont); les autres pays (pays catholiques) tolèrent les escrocs voir les trouvent séduisants….

        Je pense qu’une obligation de résultat me parait difficile à exiger d’un élu par contre une obligation de moyen (travail) cela devrait aller de soi.

        En ce qui nous concerne (BTZ): nous avons des sortants au bilan nul (par ex. Veunac, Arosteguy, Barucq entre autres). Si les gens votent pour eux alors qu’ils ne viennent pas se plaindre après de ce qu’ils sont nuls (on le sait dès à présent).

        Sur les nouveaux prétendants il me semble que certain.e.s soient intéressants mais comme je l’ai écrit à plusieurs reprises j’attends de voir les programmes concrets et les équipes pour avoir une opinion tranchée.

    • Au contraire, les gens honnêtes étant majoritairement parmi les chômeurs et les plus pauvres, cet émolument peut les attirer, et au final se révéler bénéfique pour les habitants de Biarritz. Ce qui est indigne, c’est de devoir vivre avec moins, surtout ici.

      L’éthique est une question personnelle, mais aussi une question de vigilance collective. Sur ce point, tous les élus actuels sont moralement disqualifiés, en raison de leur trop longue et crasse passivité, et parce qu’ils ne proposent rien pour éviter à nouveau de telles pratiques dont ils ont été parfois les acteurs.

      Les autres candidat.e.s sont moins connu.e.s, ce qui n’est pas vraiment un handicap face à un tel bilan collectif. Quant à savoir si ce sont des « chèvres », les biarrot.e.s devront se faire une opinion au fil de la campagne. En espérant des débats, car le plus à craindre, c’est une campagne plan-plan, mollassonne, sans trop de vagues, sans espaces ni occasions de paroles pour les citoyen.ne.s., sans écoute ni intérêt pour leur inquiétudes. C’est aussi cette absence de perspectives claires qui peut nous laisser une impression de flottement et d’abandon politique, c’est aussi cela qui nous rend chèvres, d’être pris pour des chèvres.

      • « les gens honnêtes étant majoritairement parmi les chômeurs et les plus pauvres », une telle allégation est par nature impossible à démontrer donc difficilement recevable.

        Il existe certainement des gens malhonnêtes parmi les pauvres et les chômeurs et vu qu’ils sont plus nombreux que les riches, il est donc statistiquement probable qu’il y en ait plus parmi eux au final.

        D’accord avec vous sur l’éthique et la disqualification de nombre des sortants qui osent se représenter après leur mandat nul (toutefois je ne trouve pas que Mme Motsch ait fait un mandat nul parmi celles et ceux sortants déclarés contrairement aux Veunac, Arostéguy et Barucq).

        Enfin je n’ai pas dit que les nouveaux candidat.e.s étaient des chèvres mais que SI les Biarrots votaient pour une chèvre, ils auraient une chèvre. Au final on a toujours ce qu’on mérite.

  3. Bonjour,

    Samba samba…..le revoilou!

    Festival Onda Carioca de Biarritz : Vincent Cassel se dit « piégé »
    A La Une Pyrénées Atlantiques Bayonne
    Publié le 23/10/2019 à 12h25. Mis à jour à 16h40 par Thomas Villepreux.
    sud-ouest.

    Cinq mois après l’annulation de son festival brésilien à Biarritz, l’acteur est revenu sur le sujet dans « Vanity Fair », sans mâcher ses mots. L’élu François Amigorena n’a pas apprécié.

    L’expression « mairie de province » ne passe pas.

    …L’élu biarrot François Amigorena a immédiatement réagi sur les réseaux sociaux : « J’appelle ça du foutage de gueule ». Au-delà de la vexation provoquée par l’expression « mairie de province », il pointe la demande de subvention de 200 000 euros formulée par Vincent Cassel. Contradictoire, pense-t-il, avec le principe de gratuité. Précisons, ici, que ladite gratuité était prévue pour les Biarrots. Et que les 200 000 euros demandés auraient abondé un budget prévisionnel d’un peu plus d’un million d’euros…..

    • Le Pays Basque a plus de liens avec la culture arabo andalouse qu’avec le Brésil. On peut aimer le Brésil et sa culture (pas son folklore capoeira samba bikinis), et il serait préférable de créer une exposition sur les ravages de la politique brésilienne et ses effets sur le monde. En plus c’est raccord avec le thème du G7 de protection de la planète (sic). Et donc la culture arabo andalouse, car elle imprègne encore notre ville, elle nous est proche, elle fait partie de notre patrimoine et mérite d’être redecouverte, pour meux la connaître et l’apprécier peut être. Notre argent public doit servir à tisser des liens immédiatement plus proches, et favoriser les rencontres tout autant que la fête.

  4. Stigmatiser nos élus , régulièrement élus, ou nos candidats , régulièrement déclarés au lieu de se pencher sur leur électorat , c’est comme regarder le doigt qui vous montre le ciel et qui vous le cache . Depuis des années notre ville se complait dans ses errements électoraux (Guy Petit, Bernard Marie ….etc..) et ses conséquences sur notre environnement et sur l’emballement des prix de l’immobilier réservé à une étroite catégorie d’individus … de préférence âgés et aisés …
    Biarritz ne change pas qui vit au rythme lent et hésitant de sa population de retraités craintifs . C’est sur ce terreau que la méconnaissance de l’autre se transforme en peur et se retourne contre la population la plus démunie et la plus vulnérable : les immigrés, les chômeurs et les pauvres … qui sont toujours suspectés d’être des délinquants en puissance …
    Même la jeunesse locale, privilégiée , sur-protégée et nourrie au lait du conformisme béat, répugne à l’aventure du changement et se laisse facilement convaincre qu’une France forte est une France crispée, dure avec les faibles et souple avec les puissants .
    Cet électorat biarrot relève d’une solution « brechtienne » qui seule pourra faire évoluer notre ville : il faut dissoudre ce peuple qui vote si mal et si bêtement ….

  5. Mr Bismuth, que vous ne receviez pas cette allégation indemontrable ne la rend pas fausse. C’est un fait de société.
    Les mathématiques servent à coder les algorithmes hautes fréquences de nos bourses, on peut donc leur faire dire ce qu’on veut. Vous retombez sur vos pieds avec un petit calcul statistique… Mais je vous parle de la société et de son égoïsme, ses inégalités au cœur du système économique et social . Nous ne parlons pas du même endroit. Outsider / insider, ça change beaucoup le point de vue. Non ?!
    Motsch est cynique comme ses mentors et entourée de quelques spécimens douteux. Et puis elle n’a pas les épaules. Peut être dans 6 ans, qui sait, sur un malentendu… Vos autres arguments sont autant discutables, et reflètent des considérations morales contestables. Vous approuvez, vous contestez, parfois la même chose, vous participez de la confusion tout autant que les élus que vous défendez.

    • Votre évocation de la bourse, inégalités, insider etc est assez éloignée et confuse par rapport à mon propos de départ et je vois pas vraiment l’intérêt de le commenter.

      votre passage sur Mme Motsch : ai-je dit que je la soutenais ? Jamais. Donc SVP, question d’honnêteté intellectuelle, ne m’attribuez pas des propos que je n’ai pas (j’observe simplement, ni plus ni moins, que Mme Motsch a pris des positions intelligentes (quand de nombreux autres au CM se taisaient) à propos de sujets importants et scandaleux (par ex Palais, Aguilera).

      Enfin on peut en effet approuver certains aspects d’un sujet et en réprouver d’autres (2 faces d’une même pièce). Je ne vois donc pas en quoi cela peut poser problème (si ce n’est à quelqu’un qui voudrait juste critiquer pour le plaisir mais en ratant sa cible ;o)

  6. Ce qui laisse dubitatif (euphémisme) dans la candidature de Madame Motsch c’est son positionnement et son bilan dans l’équipe municipale , à l’époque où elle était Adjointe à l’Urbanisme. Bien sûr elle a repris tardivement,mais avec brio, l’opposition argumentée au projet du Palais qu’avait initiée Benoit Saint Cricq avant sa conversion subite à la religion majoritaire , mais je n’y vois qu’un effet d’aubaine et qu’une réaction de frustration . Plus grave , au regard des engagements de la majorité qu’elle représentait et des usagers qu’elle devait défendre , qu’est devenu l’engagement d’ « Identifier sur la Ville les possibilités foncières afin de créer du logement notamment pour les jeunes ménages actifs » lorsqu’elle à laissé vendre la quasi totalité du foncier disponible appartenant à la Ville (de l’Ecole Larochefoucault à l’Ecole d’Alsace en passant par la parcelle du 8 Mai 1945 et autres …) à des promoteurs privés sans avoir même évoqué la possibilité de prendre en charge le moindre projet municipal au titre d’un OFS (Office Foncier Solidaire) par exemple comme cela s’est pratiqué avec Succès à Lille et Rennes entre autres et va certainement être un projet porté par la ville d’Anglet (Association HLM COL) …? L’urbanisme social ne semble pas avoir intéressé Madame Motsch et j’y verrais , comme l’écrit Madame Marine Batiste , la marque d’un certain « vent d’imposture » soufflant sur sa candidature …

    • Sans compter l’usage cynique du vocabulaire et de thèmes écologiques, ce qui est une bonne chose à priori, mais enrobée dans un discours managerial, une ecologie vidée de sa substance, superficielle. Elle triangule, grossièrement.

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