Ce ticket Arostéguy-Brisson qui change la donne

Tandis que LaRem cherche à débrancher Veunac, estimant qu’il n’a plus de soutiens crédibles, Max Brisson prend tout le monde à contre-pied avec un ralliement probable à Maïder.

Cet homme aime être là où on ne l’attend pas. Quand il annonce qu’il ne peut assister au conseil municipal, bloqué qu’il est par la neige du côté d’Albi, il est probable que vous le retrouverez à Bayonne en train de préparer une élection départementale. Comme vous adorez les histoires d’arroseur-arrosé, et ratez rarement Les Feux de l’Amour, BBB va se faire un plaisir de vous raconter comment Michel Veunac et Max Brisson se sont livrés à un sacré marivaudage tout l’été, qui semble sur le point de se terminer avec l’arrivée surprise du sénateur dans la liste de Maïder Arostéguy et le cocufiage de Michel par Max, ce qui, avouons-le, ne nous fait pas une peine immense.

(https://jeanyvesviollier.com/2015/02/08/labsenteisme-de-brisson/)

Début 2019 : Max fait le tour de tous les candidats qui pensent déjà à l’élection municipale, en tenant à chaque fois le même discours, que ce soit devant Nathalie Motsch, Jacques-André Schneck ou Michel Veunac : « Je suis ta candidature avec beaucoup d’intérêt. Dès que ta liste décolle, je viens en renfort ». Courageux mais pas téméraire, notre sénateur !

Mars-2019 : Quand il voit les soutiens s’agréger autour de Maïder, Max comprend qu’il n’est pas le bienvenu dans cette liste, même si la conseillère départementale parle toujours de « son binôme adoré ».

Juin 2019 : Les listes se multiplient avec Barucq, Motsch, Schneck. Conforté par un bon sondage, Veunac semble difficile à battre. Max laisse croire au maire de Biarritz qu’il est prêt à partir avec lui et à faire cause commune avec les Saint-Cricq, Pouyau ou Frédéric Domège.

Septembre 2019 : Contre toute attente, le G7 se passe très bien et Veunac est persuadé qu’il va obtenir sans difficulté l’investiture LaRem. Brisson est aux cent coups, car Veunac ne le prend plus au téléphone depuis juillet. Pour tenter de se rassurer, Max annonce partout que Veunac a décidé de ne pas se représenter. Quelques Biarrots vont le croire.

Début octobre 2019 : Michel Veunac annonce qu’il est candidat aux municipales de 2020, mais personne n’est dupe. Le maire sortant essaie désespérément de faire monter les enchères avec LaRem, mais Macron freine des quatre fers. Le long séjour de sa garde élyséenne à Biarritz pour préparer le G7 lui a permis de comprendre qu’il se passait parfois des choses curieuses dans cette ville. Ce n’est pas par hasard si Macron s’est gardé de citer Veunac dans tous ses discours pendant le G7. Veunac a beau essayer de mettre dans son jeu Jean-Baptiste Lemoyne en lui faisant miroiter qu’il lui laissera la place très vite, LaRem reste sceptique.

Mi-octobre 2019 : Max, qui n’oublie jamais Biarritz même quand il est au Sénat, n’est pas sans constater que Maïder fait une très bonne campagne. Son côté sympa et proche des gens plaît et ses réunions de café font toujours le plein. Claude Olive de son côté, en tant que président départemental des Républicains, se rend compte que dans une élection à dix ou onze listes (On ne sait plus, il en pousse une nouvelle tous les jours !), le maire sortant a toutes les chances de gagner. Dès le retour de Max du Japon, où il a milité pour un « tourisme sportif » au Pays basque, Claude Olive réunit Christian Jacob, Max et Maïder dans son bureau et incite Max et Maïder à travailler électoralement ensemble, ce qui avait donné d’excellents résultats aux élections départementales puisque les deux avaient été élus.

Une martingale qui pourrait être gagnante

Tout n’est pas encore joué puisque Max et Maïder ont déjeuné ensemble le jeudi 31 octobre et que des « ajustements » sont probablement encore à trouver. On connaît les défauts de Max Brisson, ce penchant frénétique pour toute élection qui passe, cette façon d’avoir toujours trente-six fers au feu. On connaît aussi ses qualités, dont le fait d’être un bon sénateur, cultivé, bosseur et compétent. On connaît les qualités de Maïder qui passe bien auprès des Biarrots et leur donne le sentiment de les comprendre et le reproche majeur qui lui est fait : être un peu inexpérimentée pour le poste. Avec Max, ce grief ne tient plus.

Il semble acté que Maïder serait tête de liste et que Max ne revendiquerait qu’un poste de « simple » conseiller municipal assorti d’un poste de conseiller communautaire, histoire de pouvoir postuler à la présidence de l’Agglo (La règle des deux mandats, l’obligerait alors à renoncer à son poste au conseil départemental). Politiquement, ce choix semble judicieux car il devient très « lisible » pour tous ceux qui suivent de loin la politique. Ce sera un duel LaRemLes Républicains et sans doute une très mauvaise nouvelle pour les autres listes à qui il faudra sacrément de talent pour exister face aux deux poids lourds. L’arrivée de Max est aussi contrariante pour quelques très proches de Maïder qui prônaient un résolu « Tout sauf Max ! ». Mais la politique est une école de pragmatisme et ce ticket que personne n’avait envisagé est sans doute capable de mettre fin aux ambitions de Veunac de faire un deuxième mandat. Comme me l’écrit, un peu désabusé, un proche de Maïder qui n’est pas un grand fan du sénateur : « Il est libre, Max ! »

Veunac en plein doute

Le roi est nu et il n’a plus qu’une écharpe tricolore sérieusement mitée en guise de cache-sexe. Michel Veunac est un trop fin politicien pour ne pas avoir compris que sa stratégie d’annonce électorale a fait long feu. Il pensait s’en tirer en confiant à un cercle restreint de journalistes amis qu’il allait briguer un deuxième mandat, mais tout le monde a vu qu’il était bien incapable d’annoncer le moindre soutien, en dehors des habituels courtisans pour qui il est impensable de ne pas bénéficier d’une nouvelle prébende électorale lors des six prochaines années. Alors, comme il l’avait fait lors des périodes difficiles, Mimi-La-Malice bougonne et annonce un peu partout que finalement il ne va pas se représenter. C’est évidemment une façon de tester son entourage et de voir ceux qui ne se récrient pas assez fort en estimant qu’il est absolument irremplaçable pour Biarritz. Mais Michel Veunac a bien conscience que le nom de Jean-Baptiste Lemoyne qui était pour lui une sorte de Graal électoral ne produit pas l’effet escompté. Même s’il est le compagnon de la sénatrice Frédérique Espagnac et possède depuis peu un logement à Biarritz, le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe reste un total inconnu et aux yeux des Biarrots un parachuté absolu.

Mimi-La-Malice avait aussi prévu de proposer à Guy Lafite un poste complètement indigne de ses compétences, genre onzième ou treizième de liste, pour que « La Faillite-nous-voilà » renonce de lui-même. Veunac aurait alors joué la proximité dans ses futurs meetings électoraux en disant que son mandat a été raté à cause de l’énarque qu’il avait nommé à ses côtés mais qu’entre 2020 et 2026 on allait voir ce qu’on allait voir. On ne sait jamais, mais avec quelques mémés amoureuses du beau Michel, sur un malentendu ça pouvait marcher.

Et si Lafite y allait avec Didier Guillaume ?

Même Veunac semble aujourd’hui avoir du mal à croire en cette stratégie et, les jours où il est de mauvaise humeur, il bougonne qu’il ne va pas se représenter et « laisser la place à Lafite qui va sans doute se faire un plaisir de rappeler Didier Guillaume ».

Info ? Intox ? Bien malin, celui qui peut dire si le ticket Brisson-Arostéguy affrontera Veunac-Lemoyne ou Lafite-Guillaume. Mais il est sûr que certains prétendants prennent leurs dispositions en conséquence.

François-Xavier Menou porte-parole de la liste « Changer d’ère » se veut positif : « On continuera quoiqu’il arrive. On est conforté dans notre position. On ne veut pas rentrer dans ce marigot-là ». Et quand on évoque les hypothèses électorales possibles, le suppléant de Vincent Bru se montre catégorique : « On ne s’alliera jamais à Maïder Arostéguy ou à Michel Veunac » Un nom n’a pas été évoqué par le sémillant quadragénaire, mais ça doit être un oubli.

Richard Tardits, pour sa part, se déclare « remonté comme en 14 » et annonce qu’il se lance dans la joute électorale. Enfin, l’opposant à la très sinusoïdale trajectoire, Jean-Benoît Saint-Cricq, qui voit tous ses rêves s’effondrer si Veunac ne repart pas, affirme lui aussi qu’il va monter une liste si Lafite est candidat. Au vu du mandat improbable qu’il vient de faire, il serait vraiment surprenant que les Biarrots s’enflamment pour lui !

L’âge du capitaine toujours en débat

Ce prof de français, retrouvé avec plaisir dans la cour de récréation de son lycée, m’avait marqué par sa réflexion, alors que je m’étonnais du tintamarre fait par les élèves : « Ce sont les élèves de sixième qui font le plus de bruit, car ce sont eux qui ont le plus besoin de faire savoir qu’ils existent ! » Frank Charriaut, le directeur de campagne de Marine Batiste, a un avis sur tout et c’est même à cela qu’on le reconnaît. S’il rencontre un des pilotes de la patrouille de France, il va sans nul doute lui expliquer les bases de la voltige aérienne. Dans le même registre, l’architecte d’Ocean-Start est nul, et je suis « nase » quand je décris les difficultés qu’éprouve Michel Veunac à descendre de sa voiture. Je vais donc expliquer ma position à ce nouveau donneur de leçons.

Je souhaite une excellente santé à Michel Veunac et j’espère qu’il pourra profiter longuement de ses petits-enfants. Mais poser la question de la capacité physique d’un dirigeant à exercer son mandat relève de la démocratie la plus élémentaire et non de l’intrusion. Le spectacle qu’offre Michel Veunac aux Biarrots – je pense par exemple au jour de l’inauguration de la place Saint-Charles où Guy Lafite a dû l’aider – interroge. Face à une fonction exigeante comme celle de maire de Biarritz, Michel Veunac qui aura 80 ans en 2026 sera-t-il capable de tenir? Le doute est permis.

Et si Frank Charriaut avait lu quelques journaux au lieu de se contenter des œuvres complètes de The Blond Biarrote, il saurait que le débat sur l’âge du capitaine a été récurrent dans la démocratie française. La question s’est posée au moment de la réélection de de Gaulle, comme pour celle de Jacques Chirac. C’est même pour cette raison qu’en 2002, le président de la République de l’époque a ramené le mandat présidentiel à cinq ans. Une idée que notre Monsieur-Je-Sais-Tout a sans doute jugé « nase ».

 

 

17 réflexions sur “Ce ticket Arostéguy-Brisson qui change la donne

  1. C’est toujours du journalisme ? On croirait à vous lire, sur la fin de l’article. En tous les cas, merci de cet éclairage. Cela devient de plus en plus compliqué à suivre. Et toujours pas de programme. J’espère que les noms d’oiseaux seront un peu plus recherchés. L’insulte peut être un art, si elle éleve le débat.
    Sinon dans votre chronologie, je me permets d’ajouter les dimanches de votes. On verra à ce moment là ce que valent les alliances et ruses de 10ème niveau. Les citoyens ont le droit de s’amuser aussi un peu, et de mettre une claque à ce mini-milieu politique (et oserais-je médiatique) totalement déconnecté des réalités de la majorité des biarrot.e.s. Ça serait très drôle aussi.

  2. Sincèrement si le futur de Biarritz repose sur 2 apparatchiks de la droite la plus corrompue qui soit (voyez le nombre de procédures judiciaires en cours concernant des élus LR), deux personnes dont les états de service et les bilans sont médiocres et/ou inexistants, alors nul doute que la prochaine mandature sera aussi nulle que sous Veunac.

    C’est effrayant.

    • Brisson est incontestablement un apparatchik, mais je reste convaincu qu’il aurait fait un bien meilleur maire que Veunac. La ligne éditoriale de Bisque, Bisque, Basque! est claire : convaincre tous ceux qui lisent ce blog qu’un nouveau mandat de Veunac serait une catastrophe pour la Ville. À partir de là, tous ceux qui sont susceptibles de le faire tomber m’intéressent.

      • Ceux qui le feront tomber sont dans l’isoloir… Enfin, espérons-le..

  3. Je ne vois pas en quoi Maider Arostéguy fait une bonne campagne si ce n’est en prenant grand soin de n’avoir aucun programme (je ne parle pas même de convictions ou d’éthique vu son parcours). Ce faisant elle dit à chacun.e ce qu’il/elle veut entendre et donc fait du clientélisme de base tel ce qu’on pratiquait au siècle dernier. Quelle fraîcheur, quelle nouveauté !

    Et le sieur Brisson, vieux briscard de la politique à la papa qui brigue tous les mandats à 360° depuis des lustres : est-ce lui qui incarne le renouveau, le futur de Biarritz ?

    Ce tandem pathétique pour une ville magnifique très affaiblie depuis des années est juste navrant. Si les gens élisent ces clowns alors qu’ils ne viennent pas chouiner après car au mieux ils seront au même niveau que Veunac-Lafite ou au pire, nous les ferons regretter.

    Enfin je te trouve assez dur avec Frank Charriaut qui à mon avis à le mérite de produire sur les réseaux sociaux du contenu invitant à réfléchir. Je ne le trouve pas professoral: il défend ses convictions toujours de façon courtoise et raisonnée. Après son choix de s’impliquer avec Marine Batiste le regarde et tu es bien sur libre de ne pas l’approuver, mais il a le mérite de prendre des positions à découvert contrairement à tous ceux qui se présentent à l’élection mais n’écrivent (et ne pensent rien), de peur qu’on puisse leur reprocher leurs positions, niveau sub-zéro du courage politique.

    • Je suis partiellement d’accord avec toi, Paul : Frank Charriaut ne dit pas que des choses inintéressantes mais je lui trouve une arrogance parfois fort pénible. Je suis arrivé à Biarritz en 2003, mais je n’ai commencé à écrire sur la Ville qu’en 2013. Avec Marine Batiste, je pense qu’ils pouvaient mettre leurs idées et leurs savoirs au service d’une liste et qu’il y a une certaine arrogance (une certaine inconscience?) à vouloir se présenter quand on est aussi inconnus. Tout cela sent la piteuse retraite en rase campagne et la négociation avec une autre liste pour tenter d’obtenir une place garantissant un poste. La politique, telle que je la déteste.

      • Avec la description que vous nous faites des autres listes et candidats, celle de Batiste / Charriaut n’est pas la moins interessante, elle occupe un espace où il n’y a pas foule à Biarritz , social ecolo participatif, face à des listes majoritairement de droite, déclinée dans toute ses nuances, un (ex) ecolo par ci, un (exs) socialo par là, un ex RN ailleurs.
        Avec autant de listes, toutes les combinaisons de 2ème tour sont possibles. La liste Batiste / Charriaut est la seule à avoir une ligne politique aussi claire face à Veunac et à l’extrême droite. Le courage de ses convictions est une qualité en politique. Au moins le débat est possible ! Ils seront également la garantie qu’il n’y a pas de combinaisons de coulisses, notamment au 2eme tour. J’espère sincèrement qu’ils sauront fédérer autour d’eux, ils ont les qualités morales pour exercer leurs mandats.

      • Et je vous laisse aussi à vos illusions.. Seulement je ne pare pas les miennes de vertus tout autant illusoires, par l’exemple l’éthique… dont les manifestations ne sont pas très encourageantes pour l’instant..

      • Je ne connais pas suffisamment tous les détails du marigot local mais quand tu écris « tout cela sent la piteuse retraite en rase campagne et la négociation avec une autre liste pour tenter d’obtenir une place garantissant un poste. La politique, telle que je la déteste. » je suis d’accord avec toi quant au fond du propos – si tel devait être le cas ce qui n’est pas établi factuellement – (tu exprimes simplement ton opinion).

        Que les électeurs se fassent une opinion sur les programmes, listes, et profils de ceux qui les portent et votent en leur âme et conscience.

        Mais, si je pense é Brisson et Arostéguy qui s’allieraient : que ne font ils pas si ce n’est précisément une action visant à « tenter d’obtenir une place garantissant un poste » ? et là tu n’as pas la main aussi lourde.

        2 poids 2 mesures: d’un côté ce serait ok pour les « walking dead » (Brisson/Arostéguy) mais pas pour les nouveaux entrants ?

        Quant à Brisson : personne ne peut savoir s’il aurait fait un meilleur maire que Veunac (peut-être, peut-être que non). Une chose est sûre : Brisson mange à tous les râteliers pour être élu à tout prix, tout le temps peu importe le lieu et le mandat. Rien que cela est déjà un très mauvais signe dès le départ. Arostéguy a soutenu Fillon un homme plein de morgue, aux idées ultra libérales et réacs (il mobilisait massivement ses soutiens de la « la manif pour tous « à ses derniers meetings à la présidentielle qu’il a perdu par son épouse, refusant de céder la place alors qu’il savait qu’il avait fait ce qu’on lui a reproché d’avoir fait (j’attends toujours sa fameuse plainte contre le Canard enchaîné qui aurait du révéler le complot à son endroit?). Donc on devrait faire confiance à cette personne qui a soutenu un type qui tape dans la caisse pour engraisser sa femme et ses enfants (via l’argent du peuple) ?

        Quel beau tandem qui vraiment me donne un espoir fou pour un nouveau départ à Biarritz!

        C’est cette politique et ce type de comportements qui ont mis la France à genoux avec de vieux cyniques lettrés qui pipeautent les gens tout en ne faisant une fois élus que ce qui est dans leur intérêt personnel et celui de leurs obligés/proches. Ce sont ces systèmes clientélistes corrompus qui ont amené les le Pen, les Macron et l’abstention. Tout ceci est délétère, Jean-Yves, on en crève.

        Au final les électeurs trancheront. S’ils veulent de l’inconsistance et de l’opportunisme à un niveau inégalé alors je pense que Brisson, Arostéguy et Chazouillères forment la bonne liste.

        Enfin tu veux « tout sauf Veunac », souviens toi quand même de l’histoire récente aux USA : qui aurait pensé 5 minutes possible que l’on puisse regretter G.W. Bush (cf Trump) ?

        Le pire est toujours possible

    • En réponse à Daniel Laloi,
      Vous devez avoir quelque chose coincé dans la narine pour sentir de telles odeurs… À la lecture de son post, je sens tout autre chose. Mes narines sont propres.

  4. Et bravo pour les dessins également. Le couple Max/Maider sera-t-il aussi célèbre que Laurel/Hardy ?

  5. L avenir de Max Brisson se jouera à….Bayonne semble t il..
    En visant la présidence de l interco, notre futur ex-sénateur joue gros sur cette campagne, où son avenir politique dépendra de la reélection du maire de Bayonne. Il dépendra également de Maider, qui en refusant cette alliance peut mettre fin à la carrière politique de notre cher sénateur.En effet, la refonte de l assiette départementale pour les élections sénatoriales lui laisse peu de chance de réelection.
    M Brisson n est pas du tout en position de force. Ses hésitations pour se décider avec qui il se ralliera en sont une preuve. Pas du tout sûr que cette alliance bénéficie à Maïder, malgré ce que le sénateur a dû lui promettre. Je comprends certains colistiers, à qui cette arrivée ne doit pas du tout plaire. La légitimité revient à ceux qui ont fait le job de l opposition à Veunac, pendant ce mandat, pas à ceux qui tirent égoïstement les ficelles.

    • Question de fond ?

      Le fond on ne l’a pas encore atteint cher Ferragus et j’ai bien peur que l’on soit (et pour longtemps) en train de creuser

  6. Soyons enfin clairs – Henri Michaux
    Les Ouménés de Bonada ont pour désagréables voisins les Nippos de Pommédé. Les Nibbonis de Bonnaris s’entendent soit avec les Nippos de Pommédé, soit avec les Rijabons de Carabule pour amorcer une menace contre les Ouménés de Bonnada après naturellement s’être alliés avec les Bitules de Rotrarque ou après avoir momentanément, par engagements secrets, neutralisé les Rijobettes de Billiguettes qui sont situés sur le flanc des Kolvites de Beulet qui couvrent le pays des Ouménés de Bonnada et la partie nord-ouest du turitaire des Nippos de Pommédé au-delà des Prochus d’Osteboule.
    La situation naturellement ne se présente pas toujours d’une façon aussi simple: car les Ouménés de Bonnada sont traversés eux-même par quatre courants, ceux des Dohommédés de Bonnada, des Odobommédés de Bonnada, des Orodommédés de Bonnada et enfin des Dovoboddémonédés de Bonnada.
    Ces courants d’opinion ne sont pas en fait des bases et se contrecarrent et se subdivisent comme on pense bien, suivant les circonstances, si bien que l’opinion des Dovoboddémonédés de Bonnada n’est qu’une opinion moyenne et l’on ne trouverait sûrement pas dix Dovoboddémonédés qui la partagent, et peut-être pas trois, quoiqu’ils acceptent de s’y tenir pour quelques instants pour la facilité, non certes du gouvernement, mais du recensement des opinions qui se fait trois fois par jour, quoique selon certains ce soit trop peu même pour une simple indication, tandis que, selon d’autres, peut-être utopistes, le recensement de l’opinion du matin et de celle du soir serait pratiquement suffisant.
    Il y a aussi des opinions franchement d’opposition, en dehors des Odobommédés. Ce sont celles des Rodobodébommédés, avec lesquels aucun accord n’a jamais pu se faire, sauf naturellement sur le droit à la discussion, dont ils usent plus abondamment que n’importe quelle autre fraction des Ouménés de Bonnada, dont ils usent intarissablement.

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