Guillaume pose ses couilles sur la table

En annonçant sa candidature, le ministre de l’Agriculture fait sacrément bouger les lignes de la future élection municipale.

Quand votre maison est en feu, vous ne vous préoccupez pas de savoir si votre sauveteur est basque, béarnais ou drômois d’origine. On reproche trop souvent aux politiques de gérer leur carrière comme des petits boutiquiers pour ne pas saluer le panache avec lequel le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume vient d’annoncer qu’il serait candidat aux prochaines élections municipales, précisant même qu’il ne demanderait pas l’investiture LRem, investiture probablement déjà attribuée à Michel Veunac.

La politique consiste à prendre des risques et Didier Guillaume en faisant fi de toutes les conventions et en s’opposant au duo Veunac-Lemoyne démontre un sens de l’analyse politique certain. Si Veunac avait simplement été un maire médiocre, la candidature de Guillaume n’aurait guère été judicieuse. Mais nous venons de vivre le mandat le plus calamiteux de l’histoire de Biarritz, avec un maire de 74 ans qui souhaite se représenter en compagnie de quelques invendus de la vie municipale façon Destizon ou Castaignède ou du bien fade sous-ministre Jean-Baptiste Lemoyne. Une rupture, un retour à un fonctionnement démocratique et à une transparence de la vie municipale s’imposent et pour toutes ces raisons, la candidature de Didier Guillaume est une bonne nouvelle.

Le moment opportun

Et tout d’abord ayons tous une pensée émue pour tous les professionnels de la gamelle, ceux dont le seul souci d’un mandat à l’autre est de conserver un poste et les indemnités afférentes. Ils ont bien conscience de miser sur une Rossinante en choisissant Veunac. Mais comme ils étaient persuadés que Didier Guillaume n’irait pas à l’affrontement faute d’avoir obtenu l’investiture, nombreux étaient ceux prêts à jouer Veunac pour satisfaire leurs ambitions personnelles. Or, ce n’est un secret pour personne, Veunac a beaucoup de mal à bâtir sa liste malgré ses tentatives de ratisser large, comme en témoigne la pauvreté de ses quinze soutiens lors de sa conférence de presse aux « Baigneuses », où il a paru en brasse coulée, pérorant sur sa santé et affirmant être en pleine forme comme jamais, ce qui saute aux yeux de tous.

Exemple drôle au possible et tellement révélateur, Michel Veunac a invité jeudi dernier à midi au Bar Jean Serge Istèque pour lui annoncer qu’il était prêt à l’accueillir sur sa liste. Il n’est vraiment pas rancunier, notre Mimi, ou sacrément démuni pour ratisser aussi large avec quelqu’un qui avait dit pis que pendre de lui. Ce n’est plus Biarritz années folles, mais Biarritz élections folles!

En annonçant sa candidature dès le 5 décembre, même s’il ne pourra être actif qu’à partir de janvier, Guillaume joue donc finement le coup et peut espérer coiffer sur le poteau son rival.

Attendre et voir avant de se pâmer

Sud Ouest web du 6 décembre

Qu’on ne se méprenne pas, Bisque, Bisque, Basque ! ne vient pas de tomber en soudaine pâmoison devant un ministre de l’Agriculture qu’il n’a jamais rencontré et à qui il n’a jamais parlé. Comme nombre d’électeurs biarrots, on va attendre les premières déclarations, les premières réunions publiques, l’annonce des premiers soutiens pour se faire une opinion plus précise et décider pour qui voter. Hommage involontaire à Bisque, Bisque, Basque ! ou plus probablement hasard complet, le candidat Guillaume, en réponse à ce blog qui annonçait que Veunac faisait du vieux avec du vieux, affirme dans Sud Ouest (7/12) : « Je ne ferai pas du neuf avec du vieux ».

On le souhaite vivement tant la nécessité d’une rupture avec les pratiques d’un Didier Borotra ou d’un Michel Veunac est vitale. On sait que Michel Poueyts est le grand copain de Didier Guillaume, que Guy Lafite qui a décidément l’âme d’un second fait les yeux de Chimène au nouveau candidat, que Ghis Haye va nous ressortir ses « valeurs de gauche » pour tenter de monter dans le char à bœufs du ministre de l’Agriculture.

Mais, malgré toutes ces réserves, il peut être intéressant d’avoir à la tête de Biarritz un homme d’envergure nationale qui est promis à jouer un rôle décisif aux côtés de Macron dans la future élection présidentielle de 2022 (Guillaume n’a pas de mérite, Macron n’a quasiment personne à gauche et ne peut s’appuyer ni sur Collomb ni sur Ferrand compte tenu de leurs casseroles judiciaires). À condition que les petites souris de la liste ne dansent pas quand il n’est pas là et ne reprennent pas leurs mauvaises habitudes de copinage et coquinage. Si on élit Didier Guillaume comme maire pour avoir Lafite et Poueyts aux commandes, vieux chevaux de retour aussi démonétisés que Destizon ou Castaignède, où est l’intérêt ?

Aller chercher les talents où ils sont

Et l’on en vient à ces listes d’opposition à Veunac pour lesquelles Bisque, Bisque, Basque ! éprouve beaucoup de sympathie. Dans les quadras-quinquas qui se présentent actuellement, il y a incontestablement des talents et des qualités : on aime le sens du contact et la réelle empathie de Maïder Arsotéguy  pour les Biarrots. Malgré son côté Bisounours qui ne veut se fâcher avec personne, on apprécie le côté sympa et les idées de Guillaume Barucq. On a de la sympathie pour la culture politique de François Xavier Menou et pour l’implication de son équipe. On admire aussi l’intelligence, le sens politique et le courage de Nathalie Motsch et, même s’il n’est pas de la même génération que les autres, on apprécie aussi la haute idée que se fait Jacques-André Schneck du rôle de maire.

Bisque, Bisque, Basque !  n’a qu’un reproche à formuler à tous ces candidats qui pensent à juste titre que Biarritz va dans le mur en continuant avec Veunac et qu’il convient désormais de moraliser la vie publique. Il ne suffit pas d’être jeune pour faire de la politique autrement. Chacun affirme avoir tout tenté pour s’allier avec les autres, ce qui reste à vérifier. Mais ces « jeunes » candidats pratiquent un peu une politique à l’ancienne en estimant qu’ils doivent obligatoirement être têtes de liste et que les autres doivent s’allier à eux. Et compte tenu de la « prime au sortant » dont bénéficie tout maire qui sollicite un renouvellement de mandat, on pouvait redouter que la machine à perdre soit en marche, chacun affirmant que la pire catastrophe serait d’avoir Veunac à la tête de la Ville pour un deuxième mandat, mais ne faisant concrètement rien pour remédier à cette tuile prévisible.

Il n’est pas déshonorant de s’allier

La candidature de Didier Guillaume modifie profondément la donne, car elle laisse entrevoir une défaite possible de Veunac, ce qui constitue l’espoir suprême de tous ceux qui suivent de près la vie politique biarrote. Celui qui est encore ministre de l’Agriculture annonce qu’il va bâtir une liste élargie. Ce qui est absolument nécessaire compte tenu de la prévisible dispersion des voix. Il n’est pas déshonorant d’être le numéro deux d’un ministre, son relais biarrot quand ses fonctions le retiennent à Paris. Et c’est probablement là une occasion unique d’apprendre son métier de futur maire et de comprendre la complexité du mille-feuilles administratif français où seuls les plus malins décrochent des subventions.

En ce sens, les semaines qui s’annoncent vont être passionnantes, même si la vie pour les « petites » listes va désormais être difficile car les médias vont se focaliser sur le duel opposant un ministre à un secrétaire d’État planqué derrière un vieux maire. Biarritz a besoin d’un gouvernement de salut public pour mettre fin à toutes les dérives municipales et l’arrivée de Dider Guillaume devrait permettre de créer des alliances susceptibles de faire espérer la victoire.

Pour ma part, je ne sais pas encore pour qui je vais voter mais si au deuxième tour, on retrouvait face à face un Drômois parachuté vivant sur la Côte basque depuis trente ans face à un pur Biarrot septuagénaire et incompétent, le choix serait vite fait. Quand la maison est en feu, il ne faut surtout pas mégoter.

45 réflexions sur “Guillaume pose ses couilles sur la table

  1. Compte tenu de la sympathie que tu portes à la candidature Guillaume, un titre plus « classique » plus subtil s’imposait …
    Ce sera pour la prochaine fois je n’en doute pas…

  2. La corrida continue donc bel et bien à Biarritz : qui va récupérer les oreilles et la q…. de Veunac ?

    Je suis d’accord avec toi sur 99% mais désolé : « le sens du contact ou l’empathie, le coté sympa » etc ne sont pas ce que l’on attend d’un (bon) maire et cela encore moins dans une ville qui est à l’agonie financière, à bout de souffle, se dépeuple et a un besoin vital de projets de vie (économiques, sociaux, culturels, infrastructures, logements etc) dès aujourd’hui et pour demain.

    Quand tu écris : « Il n’est pas déshonorant d’être le numéro deux d’un ministre, son relais Biarrot quand ses fonctions le retiennent à Paris. « , c’est le 1% avec lequel je ne suis pas d’accord.

    Il faut à notre ville un maire à temps plein sinon ce ne sera qu’un simple cumul des mandats de plus. Soit Didier Guillaume est élu et devient Maire à temps plein auquel cas il consacre son intelligence, son savoir faire, ses réseaux chaque jour afin de redresser Biarritz, soit ce ne sera qu’une désillusion de plus.

    Enfin comme toujours j’attends en effet le programme et la liste pour pouvoir comparer.

  3. Votre billet a, à l’évidence, été rédigé avant la déclaration de retrait de la vie politique de M.Guillaume. Cette décision me semble remettre en cause votre analyse. Qu’en pensez-vous ?

  4. Quel titre macho pour votre dernier papier. Si nous avions eu le retour de MAM ou l’arrivée d’une femme auriez vous écrit qu’elle posait ses ovaires sur la table ? J’en doute…

  5. Biarritz n’est-elle pas en capacité de s’appuyer sur des candidats de chez elle? Les Biarrots ne sont-ils pas capables de gérer leur ville par eux-mêmes sans avoir à aller chercher des personnalités qui débarquent de je ne sais où pour finir leur carrière? Quel désaveu ce serait que les Biarrots n’aient que pour seule solution viable de faire appel à des ministres qui ne s’inquiètent de ce qui se passe à Biarritz que depuis qu’ils ont pensé que la Ville serait une « formidable sortie de ministère » pour eux. La multiplicité des candidatures et des listes est révélatrice que nombreux sont les Biarrots à vouloir vraiment s’occuper de leur Ville. Aller chercher des ministres à Paris pour donner un éclat (?) à une candidature me semble révélateur d’un certain complexe de la part de leurs initiateurs, celui de se sentir incapable de gérer et gouverner Biarritz. Le pays compte pourtant de très nombreuses personnes engagées pour ce territoire. N’est-il pas temps de leur faire confiance ?

    • Bien sûr que la meilleure solution serait d’élire un candidat du cru. Mais quand on se retrouve à plus de dix listes, c’est qu’il y a un problème, c’est que les égos passent avant les convictions et la nécessité absolue, affirmée par chacun mais absolument pas mise en pratique, d’empêcher à tout prix Veunac d’être réélu. Je l’ai écrit clairement. Je ne connais pas Guillaume et je ne sais pas pour le moment pour qui je voterai. Mais la candidature de Didier Guillaume, amenant toutes les listes à réfléchir et éventuellement à se repositionner m’intéresse car elle fait bouger les lignes.
      La ligne éditoriale de Bisque, Bisque, Basque! a toujours été la même et elle est basée sur une observation attentive de la vie publique pendant six ans : tout sauf Veunac!

      • Pourquoi pas un petit portrait comme celui de Lemoyne…? Ce serait marrant…On ne sait pas lequel est le sosie de l’autre……….

    • définissez : « quelqu’un de chez nous » ? la Loi prévoit que chaque citoyenn.e disposant de ses droits civiques puisse se présenter au vote donc votre position n’est pas un argument.
      Le problème c’est le projet, l’équipe et de savoir si ce monsieur serait (s’il était élu) maire à plein temps ou un touriste.

      • Votre mépris n’est pas un argument non plus. Définissez ce que vous attendez d’une équipe et d’un projet, nous vous comprendrons mieux.

      • Je pose une question légitime à celui qui pense que « quelqu’un de chez nous » vs « un pas d’ici » serait la panacée, un concept qui m’est étranger et que je pense très dangereux sur le fond car illustratif d’une forme de repli sur soi (au mieux) voir de racisme larvé (au pire). Veunac et les précédents « locaux » ont en effet fait vraiment du grand travail non vous ne trouvez pas?

        Vous venez qualifier ma question de façon lapidaire ce qui n’est pas une manière très civile d’échanger.Vous n’êtes pas un maître d’école, ma question ne s’adresse pas à vous. Ce n’est pas à moi de définir un projet mon bon monsieur car je ne suis pas candidat. Vu l’absence de réflexion et de fond de la majorité des candidats déclarés (hormis Mme Motsch et Mr Schneck) je me garderai bien d’aller ici exposer des idées que ces nul.le.s au bilan inexistants (les fameux sympathiques et empathiques) s’empresseraient de recycler pour se faire élire avant de ne rien faire comme l’illustre édile que nous voudrions voir à présent jouir d’une retraite bien méritée.

  6. Merrci pour ces paroles « posées « (pas forcément sur la table!😂) et vlontiers aimables pour plusieurs des candidats.
    Nul qui me suive ne sera surpris que je me dise en accord avec ces propos sur les alliances.
    Oui, M. Arosteguy, G. Barucq, F-X Menou, N.Motsch, R.Tardits et ma miséable personne voulons tous, me semble-t-il, le bien de Biarritz et des Biarrots et avons sur le sujet des idées plus ou moins volontaristes.
    Leur mise en commun, une liste commune auraient baucoup d’allure, non? J’ai dit et redit que j’y serais prêt. « I have a dream »?…

    • j’avais appelé à une telle liste d’union locale il y a plusieurs mois sauf que, personne ne l’a voulue (sinon nous l’aurions à présent).

      Je crains qu’il ne soit trop tard pour que les noms cités se mettent d’accord entre eux car il y a trop d’individualisme.

      Je ne vois qu’une seule option encore crédible : rejoindre Didier Guillaume et la c’est plié pour Veunac et ses pieds-nickelés.

      Mais qui aura la modestie de le rejoindre le/la 1er.e ?

      • Et pourquoi n’a-t-il pas rejoint Nouvelle Ère où Marine Batiste ? C’est pas les anciens du PS qui manquent ici ?
        Ou bien sont-ils déjà sur les rangs ?
        Son ego vaut bien celui des autres réunis bien sûr.

      • Cher Paul Bismth, cher Auxarbrescitoyens,
        Je n’aime guère les pseudos et autres anonymats sur le net. Il se trouve que je sais qui vous êtes et c’est pourquoi je vous parle.
        Évitons arrogance et agressivité. Paul, vous n’en êtes pas totalement exempt. Auxrbres, ne parlons pas de mépris, nous sommes dans le débat d’idées, non de personnes.
        Paul, je ne comprends pas votre plaidoyer pour Guillaume.
        Je le comprends d’autant moins que vous êtes volontiers très critique à l’égard du président de la République et que nous savons tous ce qu’il veut: un maire LREM à Biarritz. Il y tient. Quitte à laisser se jouer cette pantalonnade de duel entre ses deux ministres pour avoir deux fers au feu. Le but (que je partage comme beaucoup) étant évidemment aussi d’écarter Veunac. Ce n’est pas son rôle et c’est bien triste de voir un président s’occuper de cela.
        Je ne crois pas qu’il faille faire le moindre geste pour tenter de politiser outre mesure l’élection c’est ce que vous faites, peut-être san le vouloir;
        Guillaume est d’abord un ex-PS drômois devenu LREM. Il n’a strictement aucune légitimité à Biarritz.
        J’ajoute que quand je vois les pièges dans lesquels il tombe comme un bleu et les erreurs magistrales de communication qu’il fait, je suis effrayé par ce désir de parachutage.
        Biarritz n’a nul besoin d’un parachuté élyséen. Parmi les candidats «  de chez nous » existants, j’en vois surtout deux qui ont l’étoffe pour être maire de Biarritz. Et plusieurs autres qui feraient d‘excellents adjoints.
        Il faudrait une belle alliance qui propose aux Biarrots une vraie alternative à la bipolarisation Veunc-Lemoyne vs Guillaume ave Lafite à la Socomix? Quelle horreur!).
        Une troisième voie BIARROTE.
        Il n’est PAS trop tard. Je continuerai de pousser en ce sens.

      • Cher Jacques-André,
        Nul plaidoyer pour Mr Guillaume mais SVP : ne tirons pas sur le baudet, surtout au vu des profils (et de l’absence de capacité prouvée de certains des candidat.e.s déclarés et sus nommés dont le bilan est juste = zéro).
        Je pense que Mme Motsch et vous êtes les deux seuls qui disposaient des compétences pour faire un bon maire de Biarritz mais je crains qu’une liste d’union à ce stade soit tout simplement irréaliste puisque les candidatures sont annoncées (peut-être ai-je tort, le futur le dira).
        En tous les cas ne tirons pas sur Guillaume avant que de connaitre son projet et son équipe, critiques actuelles sur la base du seul « argument » (qui n’en n’est pas un) qu’il « n’est pas d’ici ».
        La question plus importante serait plutôt de savoir s’il abandonnera son mandat de ministre pour être maire à temps plein le cas échéant. Après je pense qu’un poids lourd (et un ministre de l’Agriculture est un poids lourd dans un gouvernement en France) pourrait être une bonne chose pour propulser la ville à un autre niveau que celui misérable ou elle végète du fait du maire actuel et d’un conseil municipal navrant (à l’exception de quelques un.e.s qui n’ont pas démérité loin s’en faut).
        Après n’attendant pas l’homme ou la femme providentiel.le je ne « crois » pas que X ou Y marchera sur l’eau donc revenons aux fondamentaux : comparer les projets et les équipes.

        PS: quant aux propos de aux Arbres Citoyens je lui laisse le droit de critiquer les questions que je pose à d’autres que lui (qui ne répondent pas) et de penser ce qu’il veut. Je l’ai lu d’un derrière distrait comme disait qui vous savez.

    • Cher Jacques-André,

      Je reconnais bien là ta hauteur de vues, ton élégance et ta lucidité. Avec ce papier, je me prends une volée de bois vert de tous les côtés, ce qui me laisse indifférent car j’ai l’habitude. J’ai pourtant le même propos que tous les candidats, alors que je ne le suis pas. Un nouveau mandat de Veunac serait un désastre pour Biarritz. À partir de là, si on est animé par des convictions et non par son simple égo, il n’y a pas d’autre solution que des alliances pour rendre impossible une victoire du maire sortant. TU l’as compris et je regrette que tout le monde ne se rallie pas à cet avis.

  7. Je confirme. Pour l’avoir croisé à Moka fina dimanche dernier en présence de Guy. Il n’a pas la grosse tête , tout à fait abordable et sympathique. Je pense que ce serait salutaire pour Biarritz d’avoir un élu comme Didier Guillaume. La gauche avec des nouvelles têtes a tout intérêt à le soutenir car il a la fibre sociale d’ancien élu socialiste, la volonté de rassembler et le bon sens paysan.Mais il n’est pas exclu en fonction des résultats des uns et des autres qu’il y ait fusion entre les 2 listes REM/Modem avec comme tête de liste celui qui aura récolté le plus de voix au 1er tour.C’est le bon sens.
    Dans ce cas de figure nous aurons les incontournables de ces 2 listes. Quant au P.S. il sera représenté par des nouvelles têtes jeunes encadrées par des gens mûrs d’âge et d’expérience.

  8. Un peu déçu (c’est inhabituel) par l’article. Il est vrai que la course à la Mairie prend des allures à la fois burlesques et tout de même inquiétantes. Du moins pour l’intérêt des citoyens. Mais se réjouir de cette enième candidature d’un Ministre qui pourrait garder des responsabilités nationales au lieu de se consacrer à 100 % à son mandat, cela me parait aller contre les idées généreuses véhiculées dans ce blog. Et à contre courant de ce que les citoyens attendent de leurs élus. Que ce Monsieur « en ait », c’est possible, il est capable de beaucoup de choses, comme de demander aux scientifiques des preuves de la nocivité des pesticides, alors que ce sont aux industriels de prouver que leurs produits n’ont pas d’effet néfaste sur la santé. Entre autres appréciations de ce partisan de l’agriculture à la sauce FNSEA. Enfin, espérons qu’il ne soit pas « social » à la mode Valls, ce qui ferait peut être plaisir aux retraités nombreux à Biarritz mais ne répondrait pas forcément aux besoins de la cité.
    Lou Begnat

  9. S’il est, à vous lire, le mieux disant du lot présenté (ils ne sont pas tous nommés, et certains ne méritent pas vos qualificatifs), Biarritz est mal barrée. Je suis surpris de cette liste de soutien, qui ressemble à une procession de curistes à Lourdes attendant d’être touchés par la grâce. Bien peu de fierté dans tout cela, beaucoup de petites manœuvres. La politique est affaire d’affects, et de situations, et cette ville serait donc prête à se donner comme une pauvresse en détresse qui n’a d’autres choix que de changer de mac pour s’assurer un avenir moins pire, et donc finalement ne ferait que changer de trottoir ? Ça en dit beaucoup de ceux qui l’attendaient et qui l’acclament. Au point d’en oublier que les ouvriers de l’ombre de cette mascarade sont aussi une des causes du désastre de la Ville. Comment sommes-nous tombés si bas pour acclamer ce spectacle désolant ( jusqu’à ce titre d’article…), qui nous ferait prendre une grossière entourloupe pour un geste héroïque ? On est loin de la Grande politique. Et Biarritz servirait de tremplin à un des affidés de Macron, en vue de sa réélection ? Et les Biarrot.e.s seraient prêt.e.s à se donner à un tel homme ? Heureusement, et malheureusement pour lui, je ne crois pas à son élection, pour de nombreuses raisons, et je suis prêt à prendre le pari d’un échec conjoint de Larem et Modem, trop liés pour faire illusion quant à leur différences politiques, et même de personnalités, car en dehors de sa personne, et du seul fait d’être un « étranger » (avec des attaches, il est vrai), il n’y rien de neuf dans sa candidature. Et je le soupçonne même d’être capable de faire du vieux avec du neuf, comme son patron Macron.

    Un autre argument de votre article est que cela oblige les autres candidats à bouger, mais pourquoi donc ? Vous leur reprochez leur ego, et face au super ego du torero vous leur demandez d’en rabattre. J’y vois une contradiction. Vous ne savez pas pour qui vous voterez, votre choix semble cependant se rétrécir comme une laine qui vient de prendre un bain chaud.

    Veunac ne passera pas, c’est certain. Comme c’était certain qu’il se représenterait. Et Guillaume ne passera pas non plus. Biarritz se souviendra qu’il lui reste encore un peu d’éducation, et qu’elle ne saurait répondre à de si grossières avances. Fini les lourdauds à grosses paluches. Il est donc demandé à ce ministre de retirer ses uniques attributs de la table, d’arrêter ses fanfaronnades, et de commencer à penser à sa défaite… car ce sera le message de Biarritz la ville du macaron, à Macron : Guillaume Go Home !

  10. Je ne sais pas si il en a pour les poser sur la table…Ce que je me rends compte c’est que certaines ou certains sont capable de se les couper (façon de parler) pour avoir un fauteuil dans un des orchestre municipal en casting , sans pour autant avoir de mélodies justes et constructives pour Biarritz à jouer …A force de jouer faux cul , et de nous chanter des chansons, de prendre des musiciens qui jouent faux, les spectateurs dénigreront d’applaudir un mélomane même s’il est quelque-peu inspiré. La musique locale devrait se faire entendre, elle en a les moyens et le talent et en accordant leurs notes elle pourrait écrire une belle symphonie.

  11. Ce n’est pas qu’ils soient « étrangers » au pays basque et cherchent à profiter d’un cadre accueillant pour une retraite paisible qui est rédhibitoire à nos yeux mais le fait qu’ils aient fait toute leur « carrière » à Paris et qu’ils arrivent comme des nouveaux riches en pays conquis, avides de nous imposer leurs « compétences » autoproclamées et persuadés de pouvoir nous apporter les bienfaits d’une « civilisation » qui ne peut être qu’extérieure au Pays Basque . Ce néo-colonialisme d’une « technocratie » qui fonctionne sur un monde clanique est un danger d’autant plus pervers qu’il nous propose comme modèles des individus dont la « carrière » présumée avait largement atteint ses limites dans la capitale et dont la survie artificielle ne pouvait être assurée que par une population rustique et provinciale composant un électorat complaisant .

    • pas d’accord avec vous!

      Juppé (que je n’apprécie pas par ailleurs ni l’homme ni les idées nationales qu’il a défendues ni le parti) aurait fait selon beaucoup de Bordelais du très bon travail dans cette ville dont il n’était pas issu.

      Donc disqualifier Guillaume sur ce seul critère peut s’avérer une énorme erreur (surtout au vu des profils absolument dramatiques qui se présentent actuellement et qui sont « du cru », Mme Motsch et Mr Schneck mis à part car je les pense compétents, capables, volontaires).

      Vous savez quel est l’état de Biarritz et vous voulez sérieusement en confier les clefs à des Barucq, Arostéguy peut être même à un Veunac bis ?

      Guillaume a un vrai parcours local et national a haut niveau, un vrai réseau qui peut servir la ville. Au risque de me répéter mais il faut le juger sur son projet et son équipe, et exiger qu’il soit maire à temps plein (car il n’est pas sérieux au vu de l’état de la ville qu’il reste à Paris et ne vienne que les week-ends pour couper des rubans s’il devait être élu).

      • Ai-je le droit de lire votre commentaire, même s’il ne m’est pas destiné ?

      • provocation inutile de votre part.

        à partir de ce jour je ne vous répondrai plus car c’est parfaitement inutile: vous avez raison sur tous sur tout. votre réponse à Mr Schneck est également tout a fait discourtoise. c’est dommage de ne pas savoir vous arrêter à temps.

  12. Quelle ville attirante….pas de biarrot compétent si je comprends bien…Guillaume, quel parcours style ancien monde, opportuniste et juste un brin démago…encore un qui va réconcilier les citoyens avec la politique…ll n’a pas assez de travail dans son ministére ou veut-il simplement se faire payer un petit séjour de six ans en Pays Basque ? Biarrots à vous de jouer…

  13. Gardez vos idées pour vous dans ce cas, elles doivent certainement péter le feu.
    Et avant de donner des leçons d’antiracisme, essayer de vous intégrer au Pays Basque, car c’est ce dont on parle ici. Je vous vois bien au PS effectivement, cad doctrinaire et hors sol.

    • Monsieur je ne comprends pas pourquoi vous m’invectivez: si mes positions, que j’exprime en premier vers l’auteur de ce blog ou envers un autre contributeur que vous en l’occurence, ne vous plaisent pas alors vous savez quoi: ne vous sentez pas obligé d’y répondre!

      je ne suis pas pro Guillaume j’observe juste que son profil est d’un autre calibre que les sortants sans bilans mais « sympathiques ». Je ne suis pas en recherche d’une maman sympathique ou d’un copain surfeur, mais d’un édile qui rétablit cette ville en déclin et mal administrée.

      Libre à vous de soutenir qui vous voulez mais SVP la prochaine fois évitez d’intervenir sur des échanges qui ne vous concernent pas.

      • Comme vous y allez. Mr Schneck qui sait quel est mon nom, et non qui je suis (c’est bien, vous avez bien suivi les petits cailloux blanc, ou bien vous avez été tuyauté), et Mr Bismuth qui fait la leçon en me traitant d’instituteur, et qui veut me punir en m’empêchant de participer aux débats sur Biarritz…
        J’ai seulement réagi à une interpellation, qui ne m’était pas destinée ? Appliquez vous vos recommandations, et ne répondez donc pas à ma réponse tout simplement. Voilà que vous me traitez de je ne sais pas quoi, plutôt que de s’interroger sur le sens de vos propres paroles. Mr Schneck, vous voulez être au dessus moralement ou éthiquement. Vous connaissez l’adage, « d’aussi Haut que l’on parle, on n’est assis que sur son… » (qq chose comme ça). Et vous parlez d’arrogance, comme à un petit garçon… Avec une tête aussi gonflée, je comprends maintenant comment vous faites pour être si haut…
        Je vous précise que vous ne connaîtrez jamais le nom de ceux qui peut être voteront pour vous. Cela en fait il des petits garçons à sermonner ? Soyez sérieux, et revenez parmi nous.

  14. Basque ou pas, Biarrot ou pas, peu importe, j espère que le débat ne volera pas à ce niveau.
    Par contre , comment peut on vouloir diriger une ville, sans y avoir jamais vécu, sans connaitre ses habitants, son fonctionnement, ses structures économiques, associatives, savoir ce que ceux qui n ont pas la parole ont besoin…C est pour moi un manque de respect, un manque d humilité et en règle générale de savoir vivre.
    Quand je regarde le parcours de D GUILLAUME, on y retrouve de troublantes ressemblances avec son collègue du tourisme à courir après la gamelle !!
    Bien sur , M Veunac doit être battu et suis complètement d accord avec beaucoup, un second mandat serait calamiteux, c est pour cela et comme beaucoup nous en appelons à plus de sérénité et moins d égo. Monsieur SCNECK, montrez l exemple, abandonnez donc votre candidature, et rejoignez M Arrosteguy, N Motsch ou BARRUCQ. Un poste d adjoint à l urbanisme vous ira à merveille. Espérant que les autres réagiront et vous emboîteront le pas.
    Il n est pas encore trop tard !!!

  15. Bonjour,
    Municipales à Biarritz : soutiens à Didier Guillaume, des Biarrots figuraient sur la liste sans avoir signé
    A La Une Pyrénées Atlantiques Biarritz
    Publié le 09/12/2019 à 15h30. Mis à jour à 15h47 par V. F..
    sudouest.fr.

    La liste de soutiens à la candidature de Didier Guillaume pour les municipales, à Biarritz, en mars 2020, publiée dimanche 8 décembre 2019, en a surpris plus d’un. En premier lieu, ceux qui y figurent sans avoir signé…

    Des noms non-inscrits sur les listes électorales à Biarritz.

    Autres problèmes : des noms de parents ou enfants un peu précipitamment listés par leur famille ou des rugbymen qui ne sont ni résidents ni inscrits sur les listes électorales de Biarritz……

    • Le sauveur de Biarritz ne serait-il qu’un fake ?
      Il ferait bien de vite remballer les coucougnettes avant de se les faire ôter à vif, comme pour ces petits cochons mignons élevés par ses amis de l’agrobusiness.

  16. Re,
    Elections municipales 2020 : tous les articles d’actualité
    https://www.lagazettedescommunes.com › themes › elections-municipales-…
    Il y a 3 jours – Ces maires qui collectionnent les mandats … des maires profitent à plein des largesses de la législation sur le cumul des mandats locaux.

    ….Refuge des professionnels de la politique

    Le cumul constitue une assurance-chômage pour les élus battus à une élection. Les professionnels de la politique le savent mieux que quiconque. A Grasse, l’ancien directeur adjoint de cabinet du maire, Jérôme Viaud (LR) s’est taillé un véritable fief depuis 2014.
    Maire, président de sa communauté d’agglomération et vice-président du conseil départemental des Alpes-Maritimes, il a de quoi voir venir. Son collègue David Lisnard (LR) aussi. Egalement ancien collaborateur d’élu, le maire de Cannes cumule exactement les mêmes fonctions que Jérôme Viaud à Grasse.

    Un cumul des mandats qui s’accompagne d’un cumul des indemnités… sous réserve de ne pas dépasser le plafond.

    La somme maximale est aujourd’hui fixée à 8 434,85 euros. Un montant qui ne sera pas revalorisé à l’occasion du projet de loi Engagement et proximité, le Gouvernement et le Parlement préférant rehausser les émoluments des« petits » maires…..

    …………………………..

    La démocratie attendra
    https://www.lagazettedescommunes.com › la-democratie-attendra
    29 nov. 2019 – [EDITO] Elections municipales. La démocratie attendra … quand la France était encore « le pays des 36 000 communes » (36 553 précisément) …

    Les municipales de 2020 approchent et malgré quelques nouveautés institutionnelles, il subsiste deux « manques ». La parité des listes semble désormais enterrée. Et, les élus communautaires, dont les collectivités engagent pourtant des investissements qui construisent les territoires de demain, ne seront pas élus au suffrage universel direct. Sujets qui auraient cependant mérité de sérieuses évolutions. …..

  17. Quand commence-ton à réellement parler de l’avenir de Biarritz ?
    Biarritz est en train de donner à voir le pire de la vie politique de notre pays. Cette mise en scène de ce que la politique a de plus politicien, d’arrivisme et de copinage ne peut que détourner les électeurs des urnes. Il est grand temps de parler de l’avenir de notre ville, du fond et des propositions pour Biarritz !
    Or, entre l’écologie bleue des uns, le green-washing libéral des autres, « l’apolitisme » des troisièmes et le droitisme assumé des derniers, cette campagne électorale tendrait à confirmer le surnom de Neuilly-sur-océan ou de Monaco basque de notre ville. Si l’alternative est entre un maire sortant de centre droit (Modem) dont on connaît la vision et un ministre de l’Agriculture et de l’alimentation qui ne voit même pas l’incongruité d’assister à une corrida à Bayonne ou qui s’oppose à l’instauration de zones sans pesticides dans un rayon de 150 mètres autour de toute habitation, alors même que des maires courageux en France, entrent en résistance contre la loi elle-même et protègent leurs concitoyens de ces poisons d’un autre temps ainsi que des lobbys qui les distribuent, si telle est l’alternative donc, alors l’avenir de Biarritz est bien sombre.
    Si tel est le choix, alors de nombreux Biarrots se sentiront à bon droit peu concernés par cette bataille de chefs se sentant pousser des ailes (mais surtout des griffes) pour faire main basse sur notre ville. D’autres résument fort justement la situation par l’expression « bonnet blanc et blanc bonnet ».
    C’est en réalité un effondrement de la démocratie représentative auquel nous assistons, ici comme dans beaucoup de villes de France.
    Nous avons eu droit à la confiscation de l’élection à deux tours par l’extrême droite qui conduit de nombreux électeurs à ne plus prendre le risque de leurs conviction au premier tour afin d’assurer la victoire d’un candidat « humaniste et républicain », autrement dit le dernier cache-sexe de la droite libérale prédatrice et destructrice de notre environnement, des acquis sociaux qui ont fondé les trente glorieuses, et tout simplement des valeurs de la République :liberté, égalité et fraternité.
    Nous avons eu droit à la confiscation de la démocratie en 2005 alors que la volonté du peuple français (quoi qu’on en pense) s’était exprimée contre une Europe gravant dans le marbre constitutionnelle des options anti-sociales, livrant ainsi aux appétits du capital et à sa logique de rentabilité à courts termes ce qui fait notre patrimoine commun, nos services publics, nos transports, notre énergie, notre système de santé de scolarité, de sécurité, le TCE ne nous protégeant de rien (le temps l’a confirmé) et livrant chacun, au contraire, à une concurrence sans limite contre tout impératif écologique ou social.
    Il nous faudrait maintenant accepter aussi au niveau local qu’il n’y ait plus aucune alternative, une mascarade de vie démocratique. Derrière le faux-nez des listes quasi exclusivement sans étiquette c’est le bal des prétendants qui font partie de la même caste, ont voté les mêmes délibérations (l’opposition soutenant la majorité lorsque les égos cherchaient à parader), faisant de Biarritz ce que nous en connaissons, loin des urgences de notre temps, contraignant les plus démunis au silence et à la honte. Ces listes « écolo-solidaire et démocratiques » (c’est devenu un argument qui permet de mesurer à quel point nous en sommes rendu!..alors même que les Biarrots savent quoi penser de la démocratie participative telle que la pense ces gens, ce que je ne peux que confirmer en tant qu’ancien président de conseil de quartier) doivent être démasquées.
    Les électeurs doivent prendre conscience qu’une élection locale n’est pas isolée des problématiques nationales. Non seulement parce que Biarritz a une aura nationale, comme le confirment les appétits des membres du gouvernement, au sens où en venant à Biarritz les touristes prennent le pouls de la « modernité », du savoir-vivre français, de sa capacité à allier innovation et tradition, qualité de vie et réalisme économique. En cela certaines villes ont assumé leur responsabilité et prennent leur part dans la transition écologique qui s’impose (Grenoble, Langouët en Bretagne, Ungersheim en Alsace pour ne parler que de la France) alors que d’autres, comme Biarritz vivent manifestement encore dans l’ancien monde. Si « gouverner c’est prévoir » alors toute personne un tant soit peu informée des périls qui nous attendent conclurait que nous sommes très mal gouvernés. Mais si l’élection locale constitue évidemment un enjeu national, si elle est totalement politique, si ce n’est pas une affaire de vieux contre les jeunes, des parachutés contre les candidats du cru, c’est que la ville de Biarritz pèse dans l’agglomération et aussi, par le biais de ses grands électeurs, au Sénat. Celui-là même qui vote pour le report de l’interdiction du glyphosate, pour la suppression de l’ISF ou pour les privatisations de nos biens publics. Tout se tient.
    La question n’est donc pas veut-on encore de Michel Veunac ou pas ? La question est veut-on mettre en œuvre à Biarritz une transition écologique, lutter contre la disparition des logements au profit des plate-formes de location de courte durée, veut-on que les familles y restent ou s’y s’installent, que les habitants y trouvent des emplois autres que précaires ou saisonniers ?

    • Grand merci pour ce rappel parfaitement résumé, et bienvenu comme une brise océane sur l’air lourd d’une arène bayonnaise, une après-midi d’été. Je vous suis sur toute la ligne jusqu’au point d’interrogation et je réponds oui oui oui à vos questions. Posons-les à nos candidat.e.s, ce sont des questions fermées, qui n’attendent que oui ou non comme réponse, facile ! Il ne leur est pas demandé de révéler leurs solutions puisqu’ils n’en ont pas, ou quand ils en ont, ils les cachent de crainte de se faire piquer l’idée, empêtrés dans des calculs tactiques et des ruses de niveau 9, et maintenant spectateurs effrayés par le duel qui s’installe entre la Brute et le Truand. Car les deux lascars et leur bande vont ferrailler dur et ça sent déjà la grosse baston à plein nez. Les boutiquiers de la rue principale vont devoir s’organiser, car la casse sur Biarritz risque d’être plus durable que quelques blackbocks de fin de manif. Les arbres et les citoyen.ne.s de Biarritz ont encore plus à perdre d’un tel désordre en centre ville, et ne semblent absolument pas disposés à accepter ce qui s’annonce comme la plus grande partie de bourre-pifs jamais vue ici dans nos pourtant rudes contrées. En comparaison, un derby AB/BO ressemblera plutôt à une création de Malandain. L’ issue ? Vite courir chercher la réponse à ces questions simples, et pour les aider car il le faut, si jamais nous sommes interrogés, nous pouvons leur crier « oui oui oui ». Et encore « oui oui oui », autant que nécessaire. Ce serait un vrai premier pas pour la ville que d’être entendue. En plus c’est facile.

  18. Je suis souvent en accord avec vos fines observations de la vie locale. Cette fois-ci non. Le passé de Lemoyne avec Tibéri, Copé, contre le Mariage pour tous est impitoyable – certes il y en a d’autres dans cette majorité et même à Biarritz. Mais celui de Guillaume est loin d’être plus attractif. Préférer la peste au choléra commence à devenir une habitude malsaine dans ce pays. Nous sommes nombreux à avoir envie de voter pour quelqu’un et non plus contre. Guillaume est élu pour la 1ère fois en 1983. Il y a donc 36 ans. Il a fait tout son parcours dans la Drôme et chez les Socialistes. Donc trahison d’une région et d’une couleur politique, mais chez les soutiens de Macron c’est une habitude. Macron présentait en 2017 son nouveau parti comme le renouveau de la politique. On a vu depuis avec les ministres et les députés qu’il n’en était rien et que le recyclage et la duperie étaient les marques de fabrique du macronisme. Que de renoncements et de trahisons. Et que penser de votre soudaine amabilité avec Menou. Les déjeuners et les verres pris bien en vue dans les restaurants et les bars du coin en disent long sur les velléités de l’individu de se vendre aux plus offrants. Ses nouveaux « amis » comprendront trop tard quand ils auront un couteau bien planté dans le dos. Bien heureusement la campagne ne fait que commencer et il y a quelques raisons d’espérer. Si pour changer des égos surdimensionnés des mâles Veunac, Lafite, Guillaume ou Lemoyne, cette ville regardait du côté des filles. Il y a des convictions, des ancrages locaux bien réels. Et si c’était cela la vraie rupture.

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