Consternation la plus totale

Biarritz est-elle la ville la plus mal dirigée de France ? On peut se poser la question après le désolant conseil municipal du 19 décembre.

Du maire rural mal dégrossi, du conseiller municipal qui n’a toujours pas compris quel est son rôle, de l’arriviste prêt à tuer sa mère pour sa survie politique, ils ont dû en croiser lors de leurs respectives carrières politiques, mais parions que Didier Guillaume et Jean-Baptiste Lemoyne, lorsqu’ils se sont isolés chacun de leur côté pour suivre sur Internet le dernier conseil municipal biarrot, ont dû laisser échapper quelques soupirs de désolation et se demander pourquoi ils se sont embarqués dans une galère électorale qui ne s’annonce vraiment pas comme une croisière de rêve.

youtube.com/watch?v=CcKuUswE6rE&t=4347s

Récemment, un internaute, persuadé que j’allais abonder dans son sens, se plaignait du maire d’Anglet, Claude Olive, qui organisait son dernier conseil municipal mi-décembre, se demandant comment la Ville allait être gérée jusqu’aux élections. Ce citoyen de bonne foi ne voyait pas que ce dernier conseil, trois mois avant la fin du mandat, traduit une gestion saine et respectueuse des dossiers qui ont été ficelés à temps afin de laisser à l’équipe suivante la possibilité de prendre ses propres décisions.

Aucun risque qu’une telle situation n’arrive à Biarritz où le duo infernal composé d’un vieux maire de 73 ans, pitoyablement cramponné à la barre du pouvoir comme un mourant accroche la main du curé venu lui délivrer l’extrême onction, et d’un premier adjoint toujours aussi arrogant, misogyne et méprisant, de surcroît bien décidé à soutenir Didier Guillaume et à combattre son propre maire, nous a offert le spectacle le plus pitoyable et le plus indigne de tout ce mandat où ,les électeurs n’ont pourtant guère manqué d’occasions de huer et de conspuer.

Veunac n’a visiblement pas été visité par l’esprit de Noël

Quand les bons élèves font leur sac la veille, le cancre cherche ses affaires à l’heure où il devrait être déjà à l’école. Tenir trois mois avant les élections municipales un conseil municipal de presque cinq heures avec trente-trois délibérations à voter, dont des décisions lourdes de sens pour l’avenir, relève au mieux de la farce électorale et au pire du foutage de gueule absolu. Et pour que les Biarrots regrettent jusqu’au bout leur vote de 2014, un nouveau conseil est prévu en février, où, parions-le, les intérêts particuliers, les copains et les obligés ne seront pas oubliés dans la distribution.

Regrettons aussi l’attitude un peu frileuse d’actuels élus et futurs candidats qui estiment conserver leurs chances en se contentant de critiques modérées dans le but de ratisser large, quand une union de salut public contre les attentats démocratiques à répétition que nous infligent Veunac et Lafite devrait se constituer à chaque conseil. Maïder Arostéguy, Guillaume Barucq, Édouard Chazouillères ou Anne Pinatel n’ont pas dit des choses inintéressantes, mais sont toujours intervenus avec une volonté de modération dans leurs propos qui nous laisse sur notre faim face à la duplicité de la majorité municipale.

Nathalie Motsch a semblé parfois bien seule face à une majorité qui ose tout.

Il y avait pourtant de quoi hurler dans ce conseil municipal où la volonté de tromper les élus et les Biarrots, la désinformation systématique, les cachotteries, demi-vérités et autres manœuvres insupportables ont été de mise toute la soirée. À quand un fonctionnement normal et respectueux de la démocratie ? Et ce n’est pas la phrase malencontreuse de Veunac sur « l’esprit de Noël », ce qui lui a valu une bronca du public et la consternation de ses propres troupes, qui pouvait donner le sentiment d’une gouvernance apaisée et digne.  

Une fois de plus, seule Nathalie Motsch, technique mais aussi politique et tellement limpide dans ses démonstrations, a eu le courage de monter au front pour tenter d’arrêter l’irréparable, rejointe dans certaines de ces critiques par l’inoxydable Hervé Boissier et par… Jean-Benoît Saint-Cricq qui lui aussi s’est efforcé de mettre en garde le duo de prestidigitateurs Veunac-Lafite contre leur inconscience juridique.

Villa Sion : c’est le moins-disant qui l’a

Et commençons par une question simple pour vérifier vos futures aptitudes d’élus. En effet, il n’y a qu’une dizaine de listes à Biarritz et vous avez encore largement le temps de monter la vôtre. Si deux acquéreurs se manifestent pour le studio que vous vendez, l’un vous proposant 200 000 euros et l’autre 170 000 euros, avec qui signez-vous ? Vous avez répondu avec celui qui offre 200 000 euros ? Passez votre chemin, vous n’êtes pas fait pour la politique !

En ce qui concerne la fameuse villa Sion, que la Ville voulait vendre au prix des Domaines, soit 980 000 euros avec le parc puis 1,1, million d’euros sans le parc (Comprenne qui pourra !) avant qu’Édouard Chazouillères n’obtienne le report de la délibération, deux offres sont parvenues, l’une à 2 millions d’euros et l’autre à 1,7 millions émanant de la société Alaéna Cosmétiques, avec à la clé la promesse d’une trentaine d’emplois crées. Que cette deuxième offre retienne l’attention de politiques responsables ne pose pas de problème, à condition que tout soit transparent. Or, une fois de plus, les conseillers municipaux n’ont pas eu la moindre information sur la société concurrente ni le détail de l’appel d’offres. Et voilà comment on s’assoit sur 300 000 euros qui pouvaient entrer dans l’escarcelle municipale sans avoir le moindre élément d’information !

https://jeanyvesviollier.com/2018/09/30/la-villa-sion-un-nouveau-bigueyrie/

Successivement proposée à 980 000 euros puis à 1,1 million d’euros, la villa SIon va sans doute partir pour 1,7 million d’euros alors qu’un acquéreur en proposait 2 millions d’euros. Pourquoi ce choix surprenant? La mairie n’a daigné donner aucune réponse.

… Mais s’il n’y avait que cela. Si vous êtes un citoyen ordinaire vendant votre studio, vous allez faire en sorte que tous les contentieux juridiques possibles avec vos voisins soient réglés avant de vendre. Démonstration, une fois de plus, que vous n’êtes pas fait pour la politique. Pierre Delalonde, le propriétaire du Château-Boulart, l’ancien « ami personnel » du maire qui fait percer des sorties sans accord sur le parc municipal, a déposé deux recours juridiques contre cette vente. Mais Veunac et Lafite balaient tout cela d’un revers de main en disant que « les juristes de la Ville sont confiants et qu’il n’y a aucune raison de s’inquiéter ».

Un point de vue qui va faire sursauter les deux avocats présents dans la salle. Nathalie Motsch conseille à la Ville de surseoir à sa décision, avis partagé par Jean-Benoît Saint-Cricq. Les deux soulignent aussi qu’une quarantaine de voitures vont être autorisées chaque jour à stationner dans le parc appartenant à la Ville, alors que les règlements municipaux imposent une place de parking pour 60 mètres carrés. « Cet avantage a été négocié dans le prix » balaie d’un revers de main Mimi-Imperator qui va se faire des copains avec toutes les victimes des pruneurs fous de Streeteo.

Et la farce continue, la majorité municipale mentant avec un aplomb sidérant : « Ce bien n’est pas utilisé depuis deux ans et est une charge pour la Ville » affirme Veunac. Effectivement, on a viré dare-dare les associations qui fréquentaient la villa Sion et tenté de le vendre en douce à un propriétaire-ami, qui désormais fait des recours contre la Ville. Sentant son maître en difficulté, Peio Claverie en fait dix louches : « On a sorti les associations du bâtiment pour raison de sécurité ! ». Rappelons donc à notre cireur de pompes municipales qu’à l’époque le directeur de cabinet de Michel Veunac, Guillaume Snollaerts, résidait villa Sion et qu’il  ne s’est jamais plaint d’occuper un galetas.  

«  Quand c’est pas clair, c’est qu’il y a un loup ! »  aime à répéter Martine Aubry. Dans le cas de Biarritz, ce n’est pas un loup solitaire mais une meute entière qui sévit à chaque délibération municipale.

Ne leur achetez pas une voiture d’occasion !

Et l’on en vient à L’Hôtel du Palais, dossier traité délibérément à plus de 22 heures, en misant sur la légitime fatigue des conseillers municipaux. En 2018, tout était clair. Veunac et Lafite nous détaillaient leur mirifique opération pour éviter un prêt bancaire alors que L’Hôtel du Palais devait être rénové : confier un bail emphytéotique de 75 ans à la Socomix pour la rendre sexy et qu’elle puisse emprunter l’argent nécessaire. Autrement dit, une façon éhontée de planquer la dette municipale sous le tapis, en perdant le contrôle du palace et en laissant entrer JC Decaux dans le montage financier, le puissant homme d’affaires guettant le moment où la Ville ne pourra plus suivre financièrement pour s’emparer du palace à bon compte.

Mais le savant ravaudage imaginé par l’énarque qui ne se trompe jamais mais n’arrive pas à duper grand monde avec ses invraisemblables raccommodages n’aura même pas tenu jusqu’au prochain mandat électoral. La Compagnie Financière du Louvre a décidé de quitter le navire et pour ne pas perdre le contrôle de l’entreprise, il faut racheter ses actions à hauteur de 1,7 millions d’euros, somme que notre génie financier qui aime Veunac, Didier Guillaume et les Biarrots, souhaite emprunter, tout en nous annonçant que la Caisse des Dépôts et Consignations désire entrer dans la capital et racheter les actions. Vous avez suivi ? Ce n’est pas grave car ce qu’on nous explique n’est probablement pas la vérité ! Nathalie Motsch, dénonce à juste titre « L’Arlésienne » que constitue cette Caisse des Dépôts et Consignations, toujours annoncée et jamais présente, comme si Veunac et Lafite étaient capables de nous baratiner quelque peu…

Quant au citoyen vendeur de studio qui ne comprend pas pourquoi, lorsqu’on est sûr de toucher 1,700 million d’euros avec la vente de la villa Sion, (dixit Veunac) on emprunte 1,750 million d’euros à la banque pour racheter des actions de l’Hôtel du Palais, actions qui, de surcroît, doivent être rachetées immédiatement par un autre établissement, nous avons la démonstration qu’il n’est décidément pas fait pour la politique.

Bisque, Bisque, Basque ! pour sa part a trop de respect pour la lucidité, l’abnégation et le sens de l’argent public de nos actuels dirigeants pour s’imaginer que la vérité puisse être autre que celle exprimée dans l’enceinte du conseil municipal.

Avec tout de même une certitude : si Lafite ou Veunac me proposent de racheter une voiture d’occasion, je crois que je vais passer mon chemin, tant est grande la conviction que le compteur sera trafiqué et les révisions négligées.

 

 

 

 

 

 

 

 

28 réflexions sur “Consternation la plus totale

  1. La ville sombre et va continuer de sombrer si il n’y a pas d’alliances fissa, afin de réduire la dispersion des voix résultant du nombre de listes qui vont faire (avec l’abstention) le jeu de Veunac et/ou Guillaume.

    C’est bien connu: quand les bornes sont franchies…

  2. Je vends ma voiture si vous êtes intéressé. Toutes les révisions ont été faites, et je la brique régulièrement. Elle a de la route, mais j’ai l’impression qu’elle n’est qu’en rodage tellement elle en a sous le capot avec son mode sport très appréciable en cas de fuite. Peut-être Lafitte serait intéressé, notre petit argentier les poches pleines (ou trouées, va savoir)…
    Car la lecture de cet article est effrayante, ces montages financiers croquignolesques sont la plaie de la ville. Tout est organisé pour saigner les biarrot.e.s jusqu’au dernier sous. Faire des montages, tout le monde l’apprend au monopoly. Faire des montages qui tiennent le vent Atlantique, ça a l’air un peu plus compliqué pour notre énarque qui risque la case prison à jouer l’avenir de Biarritz aux dés.
    C’est au casino que ça se passe ce genre de pirouettes juridico-fumeuses, et non à la mairie. Il est temps de partir à la retraite, mais pas chapeau, et en nous rendant le grizbi avant évidemment. Ou bien en nous disant sous quels tapis il a été planqué. Ça fera gagner du temps à celles et ceux qui auront bientôt la charge du passif de ces lascars, en plus de l’avenir des biarrot.e.s.. J’ai bien peur qu’ils soient obligés de se prendre en main eux-mêmes s’ils ne veulent pas sombrer définitivement avec ces boulets méprisables

  3. Question hypothétique à la communauté Bisque Bisque Basque : quelqu’un peut il me dire si Mr Veunac perdait l’élection et si il devait faire face à des poursuites judiciaires une fois battu, qu’en est il de l’obligation du futur maire de prendre en charge ses frais de justice pour des actes délictuels ou de mauvaise gestion ?

      • Et par exemple, lorsque que j’ai porté plainte pour prise illégale d’intérêt contre Didier Borotra et sa fille qui venait d’être recrutée par la Cité de l’Oc »an, la majorité du conseil municipal a voté la protection juridique pour l’ancien maire. Ce qui laisse un peu rêveur.

      • Prenons un exemple concret : 2 avocats actuellement élus au sein du Conseil Municipal donneraient un avis négatif sur un dossier avant le vote du CM sur ce même dossier. Si le maire lors d’un prochain CM demandait un vote sur ce dossier passant ainsi outre l’avis des 2 professionnels du droit, on pourrait alors considérer qu’il a délibérément ignoré un avis qualifié, qu’il a délibérément fait mauvaise gestion des deniers publics. En conséquence, sa responsabilité personnelle pourrait être engagée sans que l’aide juridictionnelle ne soit justifiée si une procédure juridique venait à être intentée sur contre la décision prise sur ce dossier.

        Est-ce là une interprétation correcte ?

    • Sous le contrôle de mieux documentés que moi, le problème que vous soulevez, Michel Platini, est fixé par le code général des collectivités territoriales. La commune est a priori tenue d’accorder sa protection au maire lorsque celui-ci fait l’objet de poursuites pénales, sous réserve que les faits ne revêtent pas le caractère d’une faute personnelle « détachable de l’exercice de ses fonctions ». A ce propos, il me semble que la notion de « mauvaise gestion » est extrêmement subjective et se prête difficilement à une analyse juridique, sauf évidemment si ladite gestion a donné lieu à des comportements punis par la loi.
      Saisie d’une demande de protection, la commune ne peut refuser celle-ci que si elle estime que les faits reprochés, dès lors qu’ils sont matériellement établis, constituent une faute personnelle. Elle n’est donc pas tenue d’attendre l’aboutissement de la procédure judiciaire pour refuser la protection et, partant, le remboursement des frais. La protection dont il s’agit comprend la prise en charge des frais de déplacement engendrés par la procédure, les frais d’avocat et les condamnations pécuniaires. C’est au juge administratif qu’il appartient, in fine, de déterminer ce qui relève de la faute de service (donc frais remboursables) de la faute personnelle (frais à la charge de l’élu). Le Conseil d’Etat a toutefois précisé en 2014 qu’il « n’appartient pas aux collectivités de prendre en charge systématiquement l’intégralité des frais de justice réclamés par l’avocat de l’élu ou du fonctionnaire auquel la protection fonctionnelle a été accordée. A cet égard les délibérations des collectivités octroyant la protection fonctionnelle peuvent utilement s’inspirer d’un décret du 19 août 2014 relatif à la protection fonctionnelle des militaires, lequel autorise le ministère de la défense à n’accorder qu’un remboursement partiel des frais engagés « lorsque le montant des honoraires facturés ou déjà réglés est manifestement excessif au regard des pratiques tarifaires habituelles dans la profession, de la nature des prestations effectivement accomplies ou du niveau des difficultés présentées par le dossier ».
      Ainsi, le régime de la protection fonctionnelle peut parfaitement se concilier avec une bonne gestion des deniers publics. Il n’en demeure pas moins, à mon avis, que la question est d’abord de savoir -et surtout de démontrer- si les turpitudes dénoncées ont été commises à titre personnel et de façon malveillante par l’élu et non pas accomplies dans le cadre légitime du fonctionnement de la collectivité. Du boulot en perspective pour les avocats !

    • Ce peut être un engagement de campagne pour les candidat.e.s : ne pas dépenser un centime de plus pour ce joueur de bonneteau et sa bande. Et transmission à la justice de l’ensemble des éléments juridiques et financiers des 6 dernières années qui concernent les opérations sur lesquelles il y a des doutes…. Certains devraient commencer à mettre de l’ordre dans leurs « actifs stratégiques » personnels, car ceux de la ville ont fondu comme les glaciers Pyrénéens en ce moment. Et il faudra bien éclairer les citoyens sur la manière alambiquée avec laquelle ils ont été traitées…

  4. Moi, plus tôt pour la voiture je leurs demande de me la vendre à ces marchants de tapis…Après on entend les roquets aboyer fortement ,mais quand il faut mordre on s’échappe dans l’abstention .Ou est leur logique ??? Si ce n’est les prochaines élections…

    • Ils sont complices. Ne rien dire, ou dire de cette façon bonne éducation, c’est dire beaucoup d’eux-mêmes.

    • Tous comptent les voix !! Ne parlons pas du scandale du BO ou personne n ose l ouvrir. Seule N MOTSH ose dire certaines choses, on lui envoie les sbires à l entrée de la mairie !!!

  5. Je n’en reviens pas … de TOUT ce que je viens de LIRE là … autant venant de Jean-Yves (MERCI pour l’INFO !) que des commentateurs !!!
    Nous en sommes donc là … dans la Cité balnéaire ? Comment a-t-on pu laisser les choses se passer ainsi ? QUI a droit de regard sur les manœuvres du maire et de son énarque favori ? N’Y a-t-il pas UN Préfet qui suit tout cela de près ?
    BREF … j’en reste GAGA … à la veille d’UN NOËL qu’on se souhaite pourtant « joyeux » dans l’ensemble ;-((((
    VOTER pour QUI va être mon problème aux prochaines municipales … !
    QUI peut et veut NOUS SORTIR de ce PANIER de CRABES aux pinces lourdes et bien agrippées ?
    QUEL SAUVETEUR va se faire connaître pour rétablir le BIARRITZ que l’on aime ?
    Devrons-NOUS VOTER BLANC … pour blanchir tout ce NOIR FUMEUX ?
    Je vais Y réfléchir longuement …
    Mais, n’ayant pas de solution et N’en voyant AUCUNE à l’Horizon …
    Je compte comme d’habitude sur Jean-Yves pour NOUS éclairer, encore et toujours comme IL LE fait si bien :-)))
    A Toutes et Tous, je souhaite un JOYEUX NOËL avec un « patch » de réflexion dans le sabot déposé devant le SAPIN !

  6. Biarritz est un charmant bronze cul qui , parfois , a comme un besoin de s’offrir à grands frais une image un peu différente en se jetant sur tout ce qui est « main stream » , en s’inventant une vocation pseudo scientifique ou archéo – mondaine (voir le Palais et les références incessantes à la ville « impériale » où Napoléon III et son Eugénie mettaient parfois les pieds pour s’y reposer lorsqu’ils étaient fatigués des mondanités de Compiègne , ou les références aux Années Folles qui sont mortes , oubliées de tous et se sont terminées lamentablement , après prolongation poussive après guerre , avec l’échec de la candidature à un Festival qui est devenu Cannes alors qu’il risquait , chez nous , de se cantonner à une manifestation de patronage …. Ces années « frimeuses » ont été remplacées par les années « nouveaux riches » ou « nouveau russes » où fleure bon tout ce qui touche à l’épicerie de luxe ….) …. Entre son équipe de rugby composée de mercenaires cosmopolites , ses plages polluées , son urbanisme au rabais … et au profit de spéculateurs improbables , le nouveau Biarritz ressemble plus à un Clochemerle de l’époque de Monsieur Thiers qu’à une station balnéaire « de luxe » …. Mais certains veulent y croire ou font semblant ….

    • excellente analyse: une ville « möchte gerne », qui se pense importante alors qu’elle n’est qu’une station secondaire du fait du manque d’investissements et de cap pour en faire la perle qu’elle pourrait être. Il faut un reality check fissa sans quoi les 2 décennies qui viennent seront celles du déclin et vu les contractions qui viennent alors le retard ne sera plus rattrapable.

  7. J’ai bien peur, Michel Platini, que cette hypothèse ne puisse être envisagée. Il n’y a autour de la table des délibérations que des conseillers municipaux, indépendamment des spécificités professionnelles de chacun. Tous, avocats ou non, ont vocation à donner leur avis sur le dossier examiné ; chaque avis a la même valeur et aucun ne s’impose impérativement. Quant au maire, il est dans son rôle de faire procéder au vote des projets inscrits à l’ordre du jour ; il ne se met pas en faute du seul fait d’avoir ignoré un avis ou d’en avoir contesté la pertinence. Sauf avis contraire de juristes plus compétents, il me semble qu’à elles seules ces circonstances ne permettent pas une qualification de « mauvaise gestion » des deniers publics. Bien entendu, ce qui précède ne peut en aucun cas s’apparenter à l’approbation d’une politique calamiteuse que je dénonce comme beaucoup d’autres.

    • Tout ceci est désespérant car si un homme sans aucune compétence juridique, décide de ne pas considérer les avis de deux membres du conseil municipal avocats de formation/profession, et maintient un point à l’ordre du jour pour vote, il engage clairement sa responsabilité de ne pas considérer ces positions (donc de passer outre), générant un vote dont la validité à de fortes chances d’être contestée devant un tribunal (avec succès) auquel cas il ne devrait pas bénéficier alors de la couverture juridique le cas échéant.

      • Le fait de ne pas prendre en compte l avis de deux membres avocats de son conseil n aura aucune répercussion sur un hypothétique procès. Le maire plaidera le fait qu il s est lui même entouré de juristes neutres avant de proposer cette délibération, et que les deux conseillers de surcroît dans l opposition, jouait un rôle politique de début de campagne électorale. A mon avis , aucune chance d aboutir de ce côté là !

      • notre droit est bancal, mal ficelé et la justice n’est pas neutre (voyez le récent jugement france telecom et comparez les peines avec celles infligées aux voleurs de mobylettes): selon que vous soyez….. Si un édile qui s’assoit sur des recommandations formulées par des professionnels du Droit peut s’en sortir, alors pourquoi s’étonner ensuite qu’il fasse que ce qu’il veut et agisse contre l’intérêt général? Notre système juridique est perverti, et favorise ce type de comportements déviants. On a beau jeu de se croire une grande nation nous sommes au fond un pays assez minable et avons ce que nous générons, méritons.

      • « Droit bancal, mal ficelé », « la justice n’est pas neutre », « système juridique perverti », « pays assez minable » ; et bien dites-donc ! Etes-vous sûr, cher M. Platini, que le ressentiment que vous éprouvez à l’égard du maire et de son équipe ne vous égare pas ? Je ne suis pas mieux disposé à leur égard, mais je vous confirme que la réalité ne vous donne pas raison. Plutôt qu’un pays minable, nous sommes un Etat de droit et on doit s’en accommoder, et même s’en féliciter. J’ajoute que les dirigeants de France Telecom ont été condamnés à un an de prison, dont huit mois avec sursis et à 15 000 euros d’amende. France Telecom, en qualité de personne morale, a été condamnée à 75 000 euros d’amende et à 5 millions de réparation aux victimes. Si vous trouver un seul voleur de mobylettes qui a pris plus cher, je vous paye un plateau de fruits de mers chez Albert. A propos, bonnes fêtes de fin d’année !

      • Oui, Cincinnatus : un voleur de mobylette prend de la prison ferme. Aucun de ces bandits n’en fera et nos maires se succèdent en plombant les finances de la ville (je serai curieux de savoir quel était leur patrimoine en début de mandat et leur patrimoine en fin de mandat) et nous, nous sommes les dindons de la farce, ceux qui payons pour leur décisions bidons. Donc je maintiens ce que j’ai écrit (par ailleurs un pays de droit dans lequel on meurt dans les commissariats, les forces de l’ordre éborgnent des dizaines de citoyens, des mains sont arrachées lors de manifestations … On doit pouvoir faire mieux comme Etat de droit »).

  8. Il y a quelques jours,j’ai lancé la question ,compte tenu de la montée des eaux ,de l’avenir du bâtiment du casino municipal . Aucuns retours des commentateurs. Hier, j’ai été surpris de voir au journal de 20 h de tf1 ,un reportage sur le sujet ,à Biarritz et Bidart. Intervenants: notre Maire ,le chef des services techniques, et le Maire de Bidart.
    Pour la grande plage,il y a des capteurs qui permettent d’anticiper en cas de tempêtes? Comment? Probablement en mettant des sacs de sable ou pas. Il me semble qu’a terme ce système va être très vite dépassé avec une avancé de 50 cm annuel du littoral(info journal). 16 millions d’euro vont être investi pour les falaises de l’avenue de l’impératrice.
    A Bidart, le Maire joue la carte de l’écologie en rendant sa place à la nature, il y a quelques maisons qui ont du souci à se faire.
    A voir en replay,minute 8.
    Pardon d’avoir été hors sujet par rapport à l’article du conseil municipal.

    • ce sujet est éminemment complexe, technique, scientifique et politique (choix Btz vs. Bidart), raison pour laquelle il est difficile de commenter avec un avis qualifié (moi y compris bien sûr).

      Il est impossible de savoir de combien en hauteur l’océan va progresser et à quel rythme, mais la menace existe réellement, vous avez raison.

      Après en ce qui concerne le choix politique: personnellement je trouve l’option Bidart parfaitement légitime: ce n’est pas à la Mairie de payer pour le renforcement de falaises pour sauver les maisons de quelque-uns avec l’argent de tous. Qu’on les indemnise une fois pour toutes et ils déménagent mais on n’investit pas des dizaines de millions dans un combat perdu d’avance (renforcement des falaises).

      Mais ce sujet c’est comme les subventions à fonds perdus pour le BO ou d’autres fadaises lancées par des associations et qui n’ont aucun intérêt général (la Mairie devrait dans toutes ses décisions privilégier l’intérêt général sur les intérêts de petits groupes diffus et aux objectifs peu clairs) : ce sont des tabous.

      Aucun candidat.e n’a le courage de donner le fond de sa pensée (ce que certains font pourtant en privé semble-t-il) et on continue de dépenser les impôts (dans une ville aux finances mal en point) pour soutenir des projets sans intérêt général alors qu’ il conviendrait de faire des investissements dans les infrastructures voiries pour le futur par ex (par ex. piétonisation du centre, suppression des trottoirs etc etc), de construire les logements sociaux manquants (au lieu de gâche 600.000 euros par an en amende pour ne pas respecter la loi).

      • Entièrement d’accord avec vous Mr Bismuth,sur les subventions pour le BO,c’est un puits sans fin,et comme vous le dites justement,SANS AUCUN INTERET GENERAL!!!
        A Bayonne, les Bayonnais ont la même question avec les corrridas.

  9. Si le mot critique par définition est d’émettre un avis, la critique peut être soit positive ou négative. Que d’avis négatifs ici et là ! Certes la vocation de BBB n’est pas de faire la promo de la municipalité actuelle,surtout à 3 mois des élections ,mais tout de même.
    Noir,c’est noir comme nous le chanté Johnny !!
    Nous allons vers les fêtes, après ,ils faut se remettre des fêtes, donc au mieux le débat des municipales va démarrer vers le 8 janvier, ce qui laisse 2 mois, c’est court. Puissions nous commentateurs lancer de vrais questions d’avenir afin de enfin débattre.
    N’en doutons pas, BBB est suivi par les candidats ,et sans flagornerie, je remercie à nouveau Mr Viollier , de nous offrir cet espace d’expression démocratique. Par son courage,son travail journalistique assidu, il a su se construire une place politique.
    ‘ le premier pouvoir en France,sont les médias’
    Giscard d’Estaing
    Très bonnes fêtes de fin d’années Mr Viollier

    • Je ne me suis pas construit une place politique, qui ne m’intéresse absolument pas, mais une place médiatique en profitant de l’immense avantage de n’avoir aucune contrainte économique, ce qui me permet de raconter sans entrave. Un grand merci pour ce commentaire fort aimable et bonnes fpetes à tous.

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