Max Brisson : « Biarritz est la risée du département »

Le sénateur a envisagé un moment d’être lui-même candidat. Mais il ne veut pas rajouter de la confusion à la confusion et estime que « plus le temps passe plus cette volonté s’émousse ».

Ironie de l’histoire ou sentiment que la page est définitivement tournée ?  C’est au « Café de Paris » que Max Brisson me propose de partager un verre, à l’endroit même où nous avions dîné six ans plus tôt, en compagnie de Jean-Philippe Ségot. Et à l’époque aucun de nous trois n’imaginait que Michel Veunac pouvait un jour devenir maire. Cette élection de 2014 est toujours étudiée à Sciences-Po, tant les résultats entre le premier et le deuxième tour ont été surprenants, et en particulier dans deux bureaux de vote, mais visiblement c’est de l’histoire ancienne pour Max Brisson, souriant et détendu en ce début de vacances parlementaires. Il fait comme si cette énorme blessure était définitivement guérie : « La République n’aura pas été mauvaise fille à mon égard », estime-t-il par allusion à son élection au conseil départemental en 2015 et à sa victoire de septembre 2017 aux élections sénatoriales.

« Ce mandat est totalement chaotique »

Brisson et Veunac, en 2014, dans l’attente des résultats. (Photo Sud Ouest)

« On me prête beaucoup d’intentions mais je suis sorti du jeu biarrot pour m’investir pleinement dans mon mandat de sénateur des Pyrénées-Atlantiques. Et dans mes fonctions au quotidien, je m’adresse plus aux maires du département qu’aux acteurs biarrots. Mais je reste un citoyen biarrot, un électeur biarrot et un élu biarrot. Je porte un regard très critique sur les six années qui viennent de s’écouler. En 2014, la mayonnaise a été suffisante pour permettre à Veunac de gagner mais pas pour gouverner. On a eu pendant six ans le résultat du bal des seconds, capables en 48 heures de s’entendre ”contre”, mais pas pour gérer dans la durée une ville comme Biarritz.   D’où l’éparpillement, l’émiettement, la fragmentation à répétition de la majorité issue des alliances contre nature de 2014. Ce qui aurait été naturel, c’est que Michel Veunac reconnaisse qu’il avait fini, avec 17%, deuxième du premier tour et me rejoigne puisque j’étais en tête. Des alliances avec des personnes de sensibilité différentes sont possibles, j’en ai d’ailleurs accompagné, ce qui m’a valu d’être exclu de mon parti quand je me suis rapproché de Didier Borotra, mais les projets étaient travaillés au cordeau et très en amont. Ce sont ces petits arrangements politiciens qui expliquent le mandat totalement chaotique dans lequel Michel Veunac semble se délecter puisqu’il en redemande. »

En ancien bon élève qu’il est, Max Brisson a visiblement préparé cet entretien. Il sort des feuilles manuscrites d’une chemise en carton avec des grands chiffres pour ne pas oublier tous les sujets qu’il veut aborder. Nous évoquons aussi brièvement les « divergences de vue » qui l’opposent parfois à Bisque, Bisque, Basque ! et le sentiment d’injustice qu’il ressent, en particulier quand on lui dit qu’il « fait de la politique à l’ancienne » : « On me reproche parfois de faire de la politique à l’ancienne, mais les conseillers municipaux, les adjoints qui tapent sur le maire, c’est aussi la vieille politique. On a perdu tout sens des règles de l’ancien monde qui fait que la démocratie fonctionne. Dans mon rôle de sénateur, les maires me parlent de Biarritz, c’est vrai, mais pour s’en moquer. On est devenu la risée du département. Ce qui me chagrine c’est que les mêmes causes vont produire les mêmes effets. Si le maire est le fruit de petits arrangements réglés en vingt-quatre heures au soir du premier tour, on obtiendra le même résultat qu’en 2014. »

 « J’attends un projet d’impulsion »

Conseiller départemental et sénateur apprécié de ses collègues pour sa grosse capacité de travail, Max Brisson va-t-il enfin dire qui il va soutenir lors des prochaines municipales, lui qu’on accuse d’être allé voir toutes les listes ? « Je dirai le moment venu le projet qui me convient le mieux. Pour le moment, je ne connais pas le plat, je ne connais pas la sauce. J’attends un projet d’impulsion. De savoir quelles sont les trois ou quatre idées fortes de la future mandature. J’attends le rassemblement de gens différents qui ont eu des engagements politiques mais qui sont prêts à se retrouver sur une feuille de route partagée. Il faut des figures et de la légitimité. Il faut un patron à la tête d’une mairie, il faut de l’incarnation car le maire dit plus souvent non que oui. » Un portrait en creux de lui-même, tel qu’il se perçoit ?

Max Brisson soupire. Visiblement le destin de Biarritz lui tient toujours à cœur.  « Pour l’instant, je n’ai pris aucune position. Je ne me suis jamais caché de voir souvent Michel Veunac, Maïder Arostéguy ou Didier Guillaume. Je vois, je regarde et je l’assume. Contrairement à une légende tenace, j’ai souvent fait des choix courageux dans ma carrière politique. Je me méfie des solutions restrictives, des idéologies totalement arrêtées. »

« Oui, j’ai envisagé d’être candidat, mais cette volonté s’émousse »

Difficile de résister à la tentation de lui demander s’il a envisagé ou s’il envisage toujours de se porter candidat : « Oui, je l’ai envisagé. Mais plus le temps passe et plus cette volonté s’émousse, car je n’ai pas envie de rajouter à la cacophonie ambiante. Désormais, je suis plus dans l’idée d’un soutien que d’une participation. Mais si un candidat se retirait début janvier, ce qui me paraît fort peu probable, j’envisagerais une éventuelle candidature. » Voilà qui est précis.

La politique est parfois difficile à comprendre pour le novice. Comment se fait-il qu’un sénateur membre des Républicains ne soutienne pas la candidate investie par son parti. ? « Je rappelle tout d’abord que j’étais proche d’Alain Juppé et que je suis proche de Valérie Pécresse qui vient de quitter le parti auquel j’appartiens ».

« La base actuelle de Veunac est étroite »

Maïder Arostéguy, Max Brisson et Philippe Nalpas, lorsqu’ils faisaient liste commune au moment des élections départementales de 2015.

Alors qu’on s’attend à voir Max Brisson un peu en difficulté sur le sujet, il va au contraire passer en revue (presque) tous les candidats déclarés. « J’ai de la sympathie pour la personne et pour la femme politique qu’est Maïder Arostéguy, mais je rappelle qu’elle était à l’UDI il y a peu encore. Je considère que Maïder est de ma famille politique mais que gravitent dans son entourage des personnes représentant la droite que je ne supporte pas. Je la soutiendrai peut-être mais je n’ai pas encore pris de décision et je ne suis pas disposé à recevoir de leçons de fidélité de ma famille politique alors que c’est la mienne depuis que j’ai une conscience politique ».

« Je n’ai aucun problème pour parler librement et publiquement de chacun des candidats. Je suis surpris de l’autosatisfaction de Michel Veunac sur son bilan et sa méthode de gouvernement. Le ressenti majoritaire est celui d’un mandat manqué. Il gagnerait à l’accepter. À sa décharge, l’hallali permanent qu’il subit m’a conduit parfois à voler à son secours. La base de Veunac est à l’heure actuelle étroite et il est devenu clivant. Biarritz n’aime pas les clivages, je sais de quoi je parle. »

« J’ai eu plusieurs rencontres avec Jean-Baptiste Lemoyne et estimé que ça pouvait être quelqu’un capable de réussir à Biarritz. Je l’aurais bien vu incarner une alternative. Il en a décidé autrement ».

« Je regrette que Nathalie Motsch ne jure que par Didier Borotra et oublie que j’ai été son premier mentor en politique. »

« Je vois Didier Guillaume, je ne m’en cache pas, aussi bien à Biarritz qu’à Paris. Sa candidature n’est pas encore en place et je ne sais pas pour le moment s’il est capable de sortir du marigot, de s’adresser à tous les Biarrots, de montrer son attachement pour notre ville et la plus-value qu’il pourrait apporter. »

« Quant à Philippe Nalpas, qui a décidé de rejoindre Didier Guillaume, personne ne m’engage, personne n’est mon poisson-pilote, pas même mon collaborateur. Philippe Nalpas a droit à son autonomie politique, à son autonomie d’action mais ça ne préjuge pas de ma position future. »

« Je ne suis pas un superhéros de la politique »

Mais n’est-il pas surprenant, à moins de trois mois des élections qu’un élu expérimenté soit incapable de dire pour qui il va voter ? Max Brisson s’amuse de la question : « Je ne suis pas un super héros de la politique. Je serais Angloy ou Bayonnais, je ne me poserais pas de question. Je serais Hendayais, je sais pour qui je ne voterais pas, même si j’ai de l’estime pour le maire sortant. Mais à Biarritz, la situation est d’une complexité totale et comme tout le monde j’ai vraiment besoin de réfléchir. »

Pressé et légèrement en retard, Max Brisson repart vers un autre rendez-vous. Visiblement, même en vacances, la vie publique n’est jamais loin. L’homme paraît plus détendu, plus apaisé qu’il y a six ans. Sa mémoire, sa culture politique sont fascinantes. La complexité de sa pensée, qui donne le sentiment qu’il est toujours à la manœuvre, tout autant. Malgré ses qualités et ses défauts, on se dit que les Biarrots ont vraiment fait le mauvais choix il y a six ans. Avec Brisson maire, nous aurions sans doute eu un mandat d’une toute autre tenue. L’urgence maintenant étant de ne pas refaire les mêmes erreurs et de ne pas renouveler la catastrophe de 2014. 

26 réflexions sur “Max Brisson : « Biarritz est la risée du département »

  1. Le regret exprimé au sujet de Nathalie Motsch a un caractère personnel, peut-être compréhensible, mais en aucun cas un jugement de valeur sur la personne, ses capacités, son engagement ni son entourage qui n’est pas, lui, de ceux que monsieur Brisson « ne supporte pas », bien au contraire.
    Gageons que le projet de madame Motsch et de son équipe, contiendra les « trois ou quatre idées fortes », portées par un rassemblement cohérent de personnes propre à satisfaire son attente. La sienne et une majorité de biarrots.

  2. Lucide et posé, pas de « scoop », mais un regard sage et surtout expérimenté et peu contestable sur le vie politique biarrote dont je partage nombre d’aspects dpuis longtemps. Belle itw, qui ne résout rien, mais mérite pour beaucoup lecture attentive et réflexion.

  3. Peut-être faudrait-il rappeler que l’arrivée à la mairie du parvenu Veunac est le fruit d’une forte mobilisation Tout Sauf Brisson ?
    Un petit accroc que la brosse à reluire de Schneck ne saurait masquer, même avec autant de cirage.

  4. J’avais loupé un épisode … D Guillaume intégrerait P. Nalpas dans sa liste !!
    Il n’y a plus rien de socialisme chez notre ministre de l’agriculture. Je comprends que monter une liste n’est jamais simple, de là à franchir le rubicon …

  5. La bonne blague: l’homme candidat à tous les postes qui « ne fait pas de la politique à l’ancienne ». Il nous prend vraiment pour des jambons ce qui dans le coin est une habitude. Ils ne se sont préoccupés que de leur poire et non des gens puis ils viennent nous chanter des sérénades à l’approche des élections. Sa génération de professionnels de la politique, par leurs comportements clientélistes ont fait le nid de l’abstention et du F-Haine (et bien sur qu’il s’alliera avec Arostéguy peu importe le parfum d’extrême droite qui flotte autour, puisqu’il en veut visiblement à Motsch de ne pas le courtiser).

    Combien d’années qu’il occupe le terrain? Qu’il prenne sa retraite lui aussi et laisse la place à d’autres !

  6. Biarritz risée  » ce serait pas un peu blessant ? J’aurais bien aimé que Max nous fasse une prévision du second tour vers différentes hypothèses…Une dizaine de listes nous sommes plusieurs a aimé.
    Juste critique du mandat de M VEUNAC soit disant maire de tous , j’attends depuis trois ans qu’il est la correction de répondre à ma lettre,doublée d’une demande du conseil de quartie.J’attends le nouveau Maire Maider !

    • Maider c’est comme Casimir : il y a quelqu’un dedans ! sans parler de sa proximité avec le F-Haine…. je sens que nous allons regretter Veunac

  7. Ils sont tous pour le rassemblement des cadavres du P.S. et L.R. Sauf à tous être sur la même liste.
    Ce serait la liste du Rassemblement des têtes de liste conduite par Didier non pas Guillaume mais Borotra. Quant à À.Schneck,je crois qu’il va porter la poisse à Nathalie Motsch.

  8. Avec tout mon respect pour M.Brisson, rien de clair ne ressort de cet interview. Pourquoi ne soutient il pas Maïder Arosteguy avec laquelle il s’affiche depuis des années? L’art de parler pour ne rien dire dans son excellence. Quelles sont ses idées innovantes pour la ville? Je préfère le concept de quelqu’un qui travaille moins, qui fait plus avec moins, qui protège et comprend, mais qui est plus efficace, tout simplement parce que c’est une tendance sociale saine et inévitable. Pour une fois je ne suis pas d’accord avec vous, il y a pire que Veunac et c’est Brisson. Aucun regret. Passons à autre chose. Nathalie Motsch est de loin la plus apte a mon humble avis, il n’y a qu’a visionner le dernier CM, c’est la seule qui comprend tout, les autres sont totalement à la rue. Mais bon, cette ville va passer beaucoup de cycle avant de se redresser, C’est certainement l’un des plus beaux gâchis de France et de Navarre.

  9. Ce monsieur prend la grosse tête… On avait espère le laisser loin de Biarritz en faisant de lui un sénateur… Peine perdue… Non monsieur Brisson comme beaucoup d autres vous n êtes pas indispensable à Biarritz… Laissez dknc la place aux jeunes… À ceux aussi qui n’ont jamais fait de politique… Et si on essayeait de diriger autrement cette ville que par des sous-entendus politiques, du clientélisme, du copinage… Quitte à demander à des bureaucrates de rattraper le temps perdu et de rependre en main le budget… L immobilier… Tout ce qui appartient aux Biarrots

  10. J’ai LU et pas tout approuvé … surtout dans certains commentaires !!!
    Je n’ai pas HONTE d’écrire que j’avais voté pour Max BRISSON aux dernières Municipales et que la VILLE aurait été autrement gérée s’IL avait été élu !
    Maintenant qu’IL est SENATEUR, je doute qu’IL se présente aux prochaines Municipales mais s’IL le faisait, c’est pour LUI que je voterais encore !
    Ensuite … tout ce que VOUS pouvez DIRE et CRITIQUER dans vos réponses … je n’en n’ai CURE … car je connais les Candidats et je doute que ce soit une BONNE AFFAIRE que de succéder à VEUNAC (avec l’ESPOIR ancré au cœur qu’il ne sera pas réélu sinon je vends ce que j’ai à BIARRITZ et je vais VIVRE à ANGLET !)
    Cela dit (pas pour le plaisir ;-((() je Vous souhaite à TOUTES et TOUS une BONNE FIN D’année et à Veunac une bonne fin d’Ânée !!)
    Je dis un GRAND MERCI à Jean-Yves pour NOUS tenir au courant de la VIE réelle de Notre Cité Balnéaire et, par ma foi jurée, à l’Année prochaine … ne serait-ce que pour VOIR ce qui nous pend au nez !
    En toute amitié avec CHACUN(E) d’entre VOUS … bien évidemment :-)))

  11. Pardon, M. Viollier, mais cet entretien me semble plutôt illustrer la personnalité d’un politicien à l’ancienne, avec ses contradictions, ses esquives, ses rancoeurs personnelles. Votre interlocuteur affirme tour à tour qu’il est « sorti du jeu biarrot », qu’il n’a pas envie de « rajouter à la cacophonie ambiante », qu’il est « plus dans l’idée d’un soutien que d’une participation », mais ajoute que si un candidat se retirait, il envisagerait « une éventuelle candidature ». Remplacer un candidat défaillant alors qu’ils sont déjà pléthoriques, ça n’est pas ajouter à la confusion ? Quant au refus de se prononcer sur la liste ayant sa préférence, peut-on croire un seul instant qu’un homme d’une telle expérience -ce que vous soulignez d’ailleurs- est incapable de percevoir qui pourrait constituer une alternative au désastre actuel. Il est vrai qu’il lui est arrivé de voler au secours du principal responsable de ce désastre… Bref, M. Brisson , que je ne connais pas, est sans doute un homme intelligent et compétent ; mais il est habile, n’oublie pas de ménager l’avenir, surtout le sien. Je ne sais pas quel aurait été son mandat s’il avait été élu en 2014 ; comme on dit « si ma tante en avait… ». Je crois que nous sommes nombreux à en avoir assez d’un monde et de mœurs politiques d’un autre temps : il fait rajeunir et renouveler nos élus sans tarder.

  12. Totalement en accord avec Cincinnatus: à la lecture de cet article je me dis : encore lui ! Depuis combien de temps est-il présent, se présente-t-il à toute sorte de mandat ? Et puis faire semblant de ne pas y toucher mais loucher sur le gros gâteau à la crème dans la vitrine de la pâtisserie.

    Je ne le connais pas non plus mais c’est évident qu’il rôde, qu’il est en approche car Paris c’est sympa mais c’est quand même bien loin du marigot local.

    Non assez de ces professionnels de la politique qui ont conduit la France dans l’état pitoyable ou elle se trouve, quelque bord que ce soit (et bien sûr je ne pense pas que l’extrême droite serait la solution à moins de vouloir pour le coup vraiment défoncer notre pays) : place à une autre génération.

    j’en profite pour remercier Jean-Yves pour son travail au long cours et tellement salutaire et lui présenter ainsi qu’à tous les lecteurs/lectrices de Bisque Bisque Basque un belle année 2020

  13. Tout le monde , à Biarritz…) sait qui est Max Brisson , l’homme qui a été et reste candidat à tout ce qui peut rapporter quelque strapontin en échange d’un peu de présence, le sénateur inattendu et l’opposant institutionnel à géométrie variable et négociable actuellement en attente de savoir quelle sera la liste la plus porteuse pour avoir quelques chances de récupérer des voix de grands électeurs en vue des prochaines échéances sénatoriales… La vraie question est : à quoi sert Max Brisson ???

    • Et la seule réponse est : à pas grand chose sinon empêcher, comme tant d’autres, le renouvellement nécessaire.

      Bonne année à tou.te.s, et gardons les yeux bien ouverts car le printemps prochain déterminera notre avenir, et sera plus que toute autre élection, un rendez-vous crucial pour l’avenir de Biarritz.

      Je nous souhaite donc, sincèrement, une bonne décennie !

  14.  » BTZ la risée du département  » Max Brisson n a pas l impression d y être également pour quelque chose ?
    On attend autre chose de ce Monsieur, et non pas , se proposer au dernier moment au meilleur client…
    Notamment qu il propose un projet avec des priorités pour BTZ ,candidat ou pas, plutôt que de rechercher la meilleure crèmerie ! Personne n est dupe !!!
    Franchement c est fatigant ces candidats qui ne pensent qu à leur g….!!

  15. « Dans un conte libertin intitulé « Comment l’esprit vient aux filles » Jean de La Fontaine suggère que ce ne peut être que hors du cercle familial étouffant et loin de l’époux trop présent que l’esprit des jeunes femmes peut s’épanouir en toute liberté et non conformité . On pourrait extrapoler cette démonstration en l’appliquant aux politiciens engoncés dans leur catéchisme partisan et encadrés par l’assemblée monochrome de leurs amitiés obligatoires . Ce cher Max depuis qu’un bienheureux hasard fit de lui un inespéré sénateur nous fait au quotidien (électoral) la démonstration de ce qu’une liberté subite (mais non désirée) peut provoquer comme séisme dans un comportement auparavant très lisse : après avoir, pendant plus de 20 ans, accepté, validé, encouragé toutes les initiatives mêmes malencontreuses d’un maire charismatique, après ne s’être jamais posé la question de mettre en minorité une majorité égarée dans de fastueuses et injustifiées dépenses , ni d’avoir publiquement critiquer ces décisions , voici que quelques mois après avoir recouvré sa liberté de parole, de pensée et d’action, Max découvre aussi qu’il était capable de juger de ce qui se faisait en son nom et avec son consentement et d’avoir un point de vue totalement opposé à celui qu’il affichait avec fidélité et révérence au groupe dominant . Il est libre Max et nous allons pouvoir l’écouter, le lire, voire l’entendre , à saturation , dans sa nouvelle fonction de postulant (ou de Cincinnatus vernaculaire) voire d’opposant (à qui , à quoi … il verra , c’est selon …) qu’il exercera avec la même rigueur que celle qui donna de lui l’image d’un thuriféraire de la majorité d’hier… » Bonne année électorale à tous et à chacun …. selon ses besoins …!

  16. Mon dieu donne moi la grâce d’accepter avec sérénité ce que je ne peux changer , le courage d’accéder à celles que je dois changer et la sagesse de distinguer l’une de l’autre. Un cœur intelligent pour me défaire de mes préjugés.
    Bonne année à tous.

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