Un Didier Guillaume très convenu

Le ministre de l’Agriculture s’est livré à un prêchi-prêcha électoral fort prévisible avec la volonté affirmée de ne surtout fâcher personne.

Non, l’homme au chapeau Serge Istèque n’est pas là par hasard sur la photo, mais au terme d’une stratégie très élaborée.

La déclaration de candidature d’un homme politique est au journalisme ce que la leçon de mathématiques est au cancre. Un moment qui pourrait être d’un ennui mortel si le paysage derrière la fenêtre ne venait sauver le mauvais élève et la succulente comédie humaine qui se déroule dans ces occasions divertir le porteur de stylo. Foule des grands jours, samedi matin, dans le hall du jai-aläï d’Aguilera, à l’occasion de la conférence de presse donnée par Didier Guillaume. Les médias nationaux sont nombreux tandis que, côté supporters, nous assistons à un raccourci saisissant de tout ce qu’est devenue LaRem, cette lessiveuse idéologique apte à lyophiliser toutes les convictions les plus établies, qui permet aux Républicains bon teint, aux rares représentants de la gauche et aux Abertzale de se taper désormais sur le ventre sans complexe.

C’est une cohorte enamourée qui arrive dans le sillage de Didier Guillaume où l’on reconnaît Guy Lafite, Michel Poueyts, mais aussi Régine Daguerre, Frédéric Domège, Alain Pouyau ou la présidente de « Femmes de droite » Maria François.

Un câlin électoral pas très défenestrant

Et c’est là qu’il convient d’admirer, alors que la conférence de presse n’a pas encore démarré, la capacité à jouer placé de certains. Prenez par exemple le président de l’association des commerçants des halles, l’homme au chapeau gris de la photo, Serge Istèque. Négligemment, quinze minutes avant que Didier Guillaume ne prenne la parole, il va s’installer au pied du pupitre juste à côté du micro en devisant avec ceux qui passent. Et bien malin celui qui l’en délogera ! Philippe Nalpas fera une tentative pour que l’espace autour du candidat se dégage mais en vain. Andy Wahrol avait précisé que chaque individu connaitrait son « quart d’heure de célébrité » mais avait oublié de préciser à quelles contorsions il fallait se livrer pour y arriver.

Après des préliminaires aussi prévisibles, il était clair que le « câlin électoral » prodigué par le candidat ministre n’allait pas être du genre défenestrant. Quelques punchline bien troussées afin de donner un peu de picore aux médias « Je ne viens pas là par amour mais par raison ». Des critiques tellement diaphanes, tellement voilées, que seuls les connaisseurs, adeptes de l’entre-soi, peuvent les décoder. « Biarritz a besoin d’une nouvelle impulsion », façon en creux de dire qu’il est grand temps pour papy Veunac de s’occuper de ses petits-enfants. Enfin des promesses de « passer à la vitesse supérieure » pour « faire rayonner notre ville en France et à l’international ». Trop d’imagination tue l’imagination !

Ajoutez au passage un hommage appuyé au premier adjoint : « Je veux saluer le Premier adjoint qui a réussi à ce que les Finances soient très bonnes », ce qui montre bien que Didier Guillaume n’est pas souvent à Biarritz et n’a pas encore découvert les dettes planquées sous le tapis par « La Faillite nous voilà ! », avant de préciser dans un heureux mouvement de balancier « Aucun des adjoints de l’actuelle municipalité ne sera adjoint dans la prochaine ».  

Rajoutez la nécessité de « faire travailler ensemble des hommes et des femmes », la promesse d’une « ville citoyenne » et la belle réponse du présumé parachuté « Les racines les plus fortes sont celles que l’on se choisit ».  Comme vous le découvrez en lisant cet article, vous avez bien fait de rester aux halles à prendre un café plutôt que de monter jusqu’à Aguilera.

Non au parachute de secours

Même sentiment de malaise lors du pot qui suit la déclaration de candidature. De l’attaché de presse qui vient vous expliquer qu’il a beaucoup insisté pour que Bisque, Bisque, Basque ! soit convié, comme si le fait d’être ou non invité allait changer quoi que ce soit à l’esprit d’impertinence assumé par ce blog, à tous ces élus qui vous expliquent que depuis le premier jour ce mandat est un désastre (pourquoi diable ne se sont-ils pas manifestés bruyamment pour dénoncer l’incurie de Veunac aux côtés des Nathalie Motsch ou Maïder Arostéguy ?), on a le sentiment d’être dans le vieux monde des élites qui estiment que le citoyen ordinaire n’a pas à connaître la vérité. Sentiment renforcé par le discours de Didier Guillaume qui ne veut attaquer personne et surtout pas se risquer à faire le bilan de son prédécesseur alors que la population est totalement traumatisée par ce qui s’est passé pendant six ans.

L’honnêteté intellectuelle oblige à dire que l’exercice est difficile et que l’on a rarement vu un homme politique à son avantage dans cet exercice. On sent que Didier Guillaume en a sous la pédale et serait à la tête de la Ville d’une toute autre dimension que l’actuel maire. En tant qu’homme de gauche, j’ai envie de croire en lui et l’on va donc lui faire crédit au moins jusqu’à sa prochaine réunion publique, en espérant que le candidat va enfin fendre l’armure. Mais certains détails ne trompent pas. Il est des hommes amoureux qui quittent tout du jour au lendemain pour suivre la femme qu’ils aiment. Il en est d’autres qui naviguent de longs mois entre épouse légitime et maîtresse avant de voir comment les événements tourneront. Didier Guillaume a annoncé qu’il démissionnerait du ministère de l’Agriculture s’il était élu. Ce qui est une façon de dire qu’il va faire campagne à Biarritz en fin de semaine tout en occupant son poste de ministre le reste du temps. « Biarritz est la seule ville non capitale connue dans le monde entier » affirme l’intéressé.

Alors peut-être que la moindre des choses était de se consacrer à plein temps à Biarritz et de prouver aux Biarrots, en démissionnant de ses fonctions, qu’on est prêt à prendre tous les risques pour diriger la ville qu’on aime, au lieu de garder… un parachute de secours.

Être de gauche n’est pas une maladie honteuse

À plusieurs reprises, des Biarrots sont venus m’aborder avec la mine de conspirateurs désireux d’évoquer les turpitudes de Gabriel Matzneff avec les adolescents pré-pubères : « On voterait bien pour lui, mais Didier Guillaume est de gauche ». Comme si je n’avais pas l’information ! Je déplore justement que pas une fois lors de sa conférence de presse, le ministre de l’Agriculture n’ait cru bon d’évoquer son long cheminement à gauche ou ses « valeurs de gauche » avant de se rallier à Emmanuel Macron.

Plus que jamais, le communiqué de Mathieu Accoh, au nom des Insoumis biarrots, pose les bonnes questions : « Qui me représente en tant qu’électeur biarrot ? » C’est donc avec plaisir que nous le publions dans son intégralité.

Mathieu Accoh, porte-parole des Insoumis biarrots (Photo Sud Ouest)

« L’électorat de Biarritz soucieux de justice sociale, d’égalité, de transparence démocratique et d’indépendance par rapport aux intérêts économiques peut légitimement se poser cette question : qui me représente ? Qui aujourd’hui parmi les chômeurs, les ouvriers, les employés, les personnels précaires, les retraités aux petits revenus, l’ensemble des classes populaires pour résumer, est représenté au Sénat, à l’Assemblée nationale ou plus près de nous au conseil municipal ? Cette partie de la population est-elle vouée à ne même plus pouvoir se rendre aux urnes dans une ville comme Biarritz ? Des centaines de milliers de Français ont manifesté leur détresse et leur colère pendant des mois sur les ronds-points, ont battu le pavé depuis des semaines pour défendre notre système de retraite. Et pourtant la volonté et les intérêts de cette majorité sont systématiquement piétinés et humiliés. Pour l’instant huit listes semblent se rassembler dans le souci de ne pas paraître « à gauche » comme si l’idéal de services publics de qualité, d’égalité dans la redistribution des richesses, de démocratie, de préservation des biens communs et de nos écosystèmes n’était plus qu’un lointain souvenir et tout sauf un objectif. C’est face à ce trop-plein unicolore qui semble se satisfaire de la contagion de la pauvreté, de l’accumulation insensée et ostentatoire de richesse, de la destruction d’une nature que le capitalisme vert n’enrayera pas, que nous, insoumis biarrots, écologistes, citoyens investis dans la vie associative, décidons de nous engager dans cette campagne électorale. Nous avons le souci de représenter l’électorat de gauche et d’empêcher la division des listes partageant la même fibre écologique et sociale, c’est pourquoi nous allons œuvrer à l’unité dans les prochaines semaines en espérant que les Biarrots soucieux d’une vie plus juste et plus proche de la nature trouveront une réponse dans nos propositions. »

Mathieu Accoh, pour les Insoumis biarrots

28 réflexions sur “Un Didier Guillaume très convenu

  1. Bonjour
    Je sus un lecteur addict de cette bouffée d’oxygène prise ici avec délectation…. aussi critique, j’espère ne pas être une groupie ecervellee.
    Concernant les parachutages, c’est pour moi une des nombreuses façons de confisquer la démocratie ici locale. Il ne suffit pas d’avoir des affinités locales ou des racines. Si on ne vit pas à Biarritz on n’est pas pour moi légitime pour comprendre et s’approprier les enjeux locaux des plus petits aux plus stratégiques et ambitieux
    Même bien sûr il vaut mieux comme vous dites un parachuté efficace qu’un mauvais local… Suivez mon regard. Un quart d’heure avant sa mort Lapalisse était encore vivant . Dans l’intervalle il doit y avoir un peu de marge non?

    J’aimerai combien savoir ce qu’il y a sous la pédale de Monsieur Guillaume comme vous dites puisque vous semblez être très informé……à moins que ce soit incantatoire …je vous taquine.
    Cordialement
    Jean-Pascal Toujas

    • Étant taquin de nature, j’adore être taquiné. Je ne peux pas tout vous raconter, mais je vais lever un peu le coin du voile. Quand je jouais au rugby, j’étais souvent très agacé par les commentaires des spectateurs derrière la main courante qui racontaient un match qui n’avait pas grand chose à voir avec celui auquel j’avais participé. Je suis parfaitement conscient que ma position d’observateur de la vie publique est beaucoup plus confortable que celle d’acteur de cette même vie publique. Par exemple, je suis totalement ambivalent avec les candidats. J’ai envie de panache, de généraux capables de pourfendre le dernier mandat de Veunac et de prendre d’assaut la mairie comme Napoléon au pont d’Arcole et, en même temps, je sais parfaitement que ce n’est pas ainsi que se gagne une élection.
      J’ai clairement été déçu par le discours entendu hier, mais je sais aussi que Didier Guillaume souhaite plutôt démissionner de son poste de ministre, ce que ne veut pas Édouard Philippe, avec une menace qui en ferait réfléchir plus d’un. C’est pour cette raison que j’attends encore un peu avant de trancher sur ce candidat.

      • Moi je préfère faire semblant de rester un idealiste sans concession, même si je ne me fais pas d’illusions sur la nature humaine. Cela me permet de garder intacte mes capacités d’indignation et de révolte.
        Merci pour votre réponse

  2. Du très grand JYV, je bois du petit lait, bravo! De la sérénité, de l’objectivité, de la réflexion sincère et comme dab un sens politique d’une grande modernité. J’adore et j’espère seulement qu’avec Nathalie Motsch nous serons capables de ne pas mériter des commentaires aussi acidulés de BBB. J’insiste: « capables », je veux dire que la balle est chez nous. J’ai confiance, tout en sachant et assumant qu’aucune erreur ne nous sera pardonnée.…
    Point d’accord avec M. Guillaume: Biarritz a besoin d’une nouvelle impulsion: On verra la crédibilité…
    Et sans amour particulier pour LFI, c’est une litote, je trouve aussi que M. Accoh ne dit pas que des choses insensées. Il faut en finir avec une gestion de type « ghetto doré » de Biarritz et s’occuper sérieusement des moins favorisés. Par exemple, c’est capital, en politique du logement. Pour les jeunes Biarrots. Pour que nous ayons plus d’enfants. Pour que nous ne fermions pas des classes d’écoles. Pour que Biarritz soit VIVANTE.

    • Pour faire plus d’enfants, il faut plus d’amour. Et si c’est vous et votre adjointe qui tenez la chandelle, je crains une débandade massive…

  3. Très bon texte des Insoumis en effet.

    tu écris : « En tant qu’homme de gauche, j’ai envie de croire en lui et l’on va donc lui faire crédit au moins jusqu’à sa prochaine réunion publique, en espérant que le candidat va enfin fendre l’armure.  »

    Jean-Yves comment quelqu’un qui s’entoure de « Guy Lafite, Michel Poueyts, mais aussi Régine Daguerre, Frédéric Domège, Alain Pouyau » peut-il incarner le renouveau dont Biarritz à besoin au vue du bilan de ces élus durant la mandature qui s’achève ?

    Guillaume t’aurait-il envouté ?

    • Cher Paul Bismuth,
      Je crois que mon texte montre que je ne suis nullement envoûté. Je suis un grand amoureux de la vie publique avec parfois des comportement de midinette. Après ce qu’a vécu Biarritz, j’ai envie d’une gouvernance apaisée et normale, comme elles peuvent l’être à Bayonne ou Anglet. Et puis, même si le mélange des genres est très à la mode, pour moi être de gauche ou de droite ne veut pas dire la même chose.
      J’attends encore de voir car je sais que l’exercice de la déclaration de candidature n’est pas simple. Mais quand je vois qui se pressait autour de lui, hier, j’ai de sérieux doutes.

      • entièrement d’accord avec toi, gauche et droite sont deux hémisphères bien distincts n’empêche que dans les pays civilisés en 2020, on arrive aussi a former des coalitions car on dépasse les simples clivages partisans pour travailler sur le fond des dossiers (maturité qu’il nous manque en France ou tout se joue au niveau des émotions).

        Il faut bien sûr attendre la liste et le programme de Guillaume mais j’ai de très gros doutes sur le loustic (au vue de son parcours sinueux) en particulier si Lafite et les autres charlots rôdent autour (ce qui veut dire qu’il ne sait pas s’entourer et c’est un très mauvais signe dès le début de sa campagne qui n’augure rien de bon pour la suite).

        A l’heure actuelle je ne vois que Madame Motsch qui représente une vraie alternative, une organisation structurée, solide, de l’intelligence et des compétences mais bon attendons de voir la suite.

  4. De sérieux doutes ? Tu m’étonnes Simone… Ce type est juste un usurpateur qui a navigué de la gauche (meilleur ami de Valls) vers la droite pour atterrir à la république en Marche.
    Ses soutiens en sont la preuve d’ailleurs (des pseudos basques, une fan de Sarko, etc…).
    Ses phrases ou punchlines comme il a dû vouloir faire sont pathétiques :
    –  » Je ne viens pas là par amour mais par raison » : quelle est sa raison ?
    –  » faire rayonner notre ville en France et à l’international » : sa ville ?
    Je suis abasourdi par autant de gens mielleux et doucereux autour de cette candidature ubuesque et j’espères fortement que les biarrots ne seront pas dupes au moment de voter.
    PS : Je rappelles que c’est cet homme politique qui a osé affirmer et soutenir sur un plateau de TV/radio que le vin n’est pas de l’alcool. (psychiatres addictologues, infirmiers en centres de soins, travailleurs sociaux, anciens alcooliques et toutes personnes sensées sont outrées).

    • Attention patricio « Ce type est juste un usurpateur qui a navigué de la gauche (meilleur ami de Valls) vers la droite pour atterrir à la république en Marche. »

      Gauche et Valls dans la même phrase, cherchez l’erreur

  5. Il me semble, au vu de l’article que l’éléphant a accouché de petites souris. Souris à l’égo surdimensionné .. qui a du mal à se cacher sous une barbe ou un chapeau.
    Espérons que l’envie de faire du bien pour Biarritz soit plus forte que l’envie de se faire du bien.

  6. J’espère, M. Viollier, que le dithyrambe que vous adresse M. Schneck ne fait pas léviter la midinette que vous prétendez être à dix centimètres au-dessus du sol ! Il est d’ailleurs coutumier du fait, que ça en devient un tantinet agaçant , quel que soit le respect que mérite M. Schneck d’avoir renoncé à sa candidature au profit d’une mieux placée. Mais peut-être faudrait-il, M. Schneck, et je le dis sans acrimonie, que vous perdiez l’habitude d’être en surplomb, distribuant à la ronde formules sentencieuses, éloges, compliments, bons et mauvais points. Si votre candidate est élue et qu’elle vous confie une fonction dans son équipe municipale, gardez présent à l’esprit que les Biarrots en ont assez de la condescendance ; alors s’il vous plaît, restez parmi nous, redescendez sur terre !

      • Je suis vraiment désolé; alors bon vol et, si vous croisez là haut M. Schneck, faites-lui un petit coucou ! Et surtout, qu’il ne vous fasse plus de compliments car vous allez vous retrouver en orbite autour de notre belle planète pour une durée indéterminée, ce qui nous priverait de votre agréable présence.

  7. Écoutez pour ma part, les partis de gauche comme de droite créent eux-mêmes des dépenses. Alors pourquoi pas se pencher plus, en approfondissant point par point et faire un tout nouveau parti. Mais bla bla bla les affaires resteront aux mêmes. Alors c’est une suite sans fin.

  8. Certains candidats ont sali et salissent encore en les prononçant ces beaux mots de « participatif », « citoyen », « vivre ensemble », « solidarité » etc.. jusqu’à en épuiser le sens, pour n’en laisser plus qu’une peau sans corps. Cela s’appelle en bon français du cynisme, car il ne reste plus ensuite qu’à s’y glisser comme dans une vulgaire chaussette, et nous faire passer l’enfilade pour une opération du saint esprit, allant jusqu’à l’appeler une incarnation ! Et pourquoi pas une réincarnation tant que nous y sommes ?! Après tout, rappelons nous que Jupiter s’est essuyé les pieds sur le paillasson biarrot, et que c’est dans ce mouvement qu’ont déchu de sa cuisse ces deux créatures sans investiture car trop proches, la raison et la passion, le paisible bon sens terrien du paysan face au stratège en marketing touristique. Cette petite histoire de duel au sommet véhiculée par les médias nationaux a pourtant plutôt l’allure d’une entourloupe qui se ferait sur le dos des biarrot.e.s, entre un usurpateur qui cherche à se faire passer pour Che Guevara et un imposteur qui se prend pour Steve Jobs. Cette double incarnation sonne creux autant pour l’un que pour l’autre, et il est donc plus que temps d’agiter les battants de Sainte Eugénie, Saint Martin et les autres, pour faire entendre aux biarrots, où qu’ils soient nés, un autre son de cloches. Car certains devraient présenter des excuses plutôt que présenter leur candidature, et éviter d’afficher leur présence honteuse sur ces listes siamoises. Les motifs de mécontentement ne manquent pas, et quelques piqûres de rappel seront utiles pour éclairer les citoyens. Il est en effet plus sain de voter avec les insoumis que de soumettre Biarritz à cette nouvelle mascarade qui n’a qu’un seul but : nous enfumer !

    • Je partage votre constat et votre analyse, « Aux arbres citoyens », mais pas votre conclusion invitant à voter avec les insoumis : ce n’est pas nécessairement la solution qui s’impose exclusivement. Elle est certes légitime, mais c’est d’abord une question d’opinion, de conviction, d’idéologie pourquoi pas ; mais c’est aussi, et d’abord, une question d’efficacité. Vous savez comme moi que les insoumis n’ont aucune chance de l’emporter et que le but de tout citoyen sensé de cette ville est de mettre un terme à la calamiteuse gestion de l’équipe actuelle. Nous ne pouvons que rejeter également la mascarade illustrée par deux ministres qui se moquent de nous. Alors la seule solution réside dans l’alliance la plus large pour empêcher la perpétuation d’un système inacceptable. Peut-être, pour atteindre cet objectif, faut-il sacrifier, au moins en partie, nos sensibilités particulières, et je comprends que cela puisse être douloureux. Ce peut-être à la rigueur un compromis, mais je n’y vois pas une compromission. On peut, selon moi, rester intègre en étant réaliste. La question aujourd’hui est simple : qui est le mieux placé ? Nous commençons à en avoir une petite idée. Si cette perspective se confirme, je ne crois pas qu’il faille la rejeter par principe dès lors que des engagements clairs et précis nous garantirons le rétablissement d’une vraie participation des habitants à la gestion de leur cité.

      • La question pour moi n’est pas qui est le mieux placé ou qui a le plus beau discours. Mais puis-je lui donner la voix ? Je lis le communiqué des insoumis comme une invitation à se rassembler et porter jusqu’à la mairie un message qui me parle en tant que citoyen exigeant. Peut-être ma lecture est faussée par mes sentiments, mes valeurs, mes expériences de vie ou encore par les images que m’inspirent les Starsky et Hutch de la Macronie, mais ces biais sont connus et assumés ne vous inquiétez pas. Par contre, je ne sais pas de quelle liste vous parlez, aussi je ne saisis pas tout le sens de votre message et j’aurais donc du mal à vous répondre.

      • « La question aujourd’hui est simple : qui est le mieux placé ? Nous commençons à en avoir une petite idée »

        Cher Cincinnatus, pourriez vous préciser à qui vous pensez sur ce coup ?

  9. Aux arbres citoyens et Michel Platini: je ne suis pas un politologue averti, ni un fin connaisseur de la vie politique locale, mais j’ai conclu des observations faites par d’autres que la liste conduite par Madame Motsch, à laquelle s’est rallié Monsieur Schneck, lui-même ancien candidat, paraissait pour l’instant la mieux placée, sauf à imaginer que celle conduite par le sortant pourrait l’emporter, ce que je me refuse à croire. Mais si ce que j’appelle ma « petite idée » est fausse, vous pouvez me détromper, je ne m’en formaliserai pas. J’ajoute que ce qui précède ne préjuge pas de ce que sont mes sentiments sur le plan , disons idéologique, mais que le réalisme me conduit à ne pas rejeter l’hypothèse que j’évoque; et puis quoi, la candidate dont il s’agit mérite respect et considération que je sache, c’est en tout cas ma conception de la démocratie.

    • Merci pour votre clarification. Si tel était le cas et la liste de Mme Motsch placée en tête, ce serait plutôt un bonne nouvelle car je la pense la plus capable de tous les candidat.e.s déclarés (même si elle n’appartient pas à la gauche qui est mon port d’attache).

    • Ha ! Mais comme vous avez parlé d’engagements clairs et précis, je n’ai pas pensé à vos champions. Allez-vous nous les faire connaître bientôt ? J’ai entendu parler d’une coulée verte, de haies d’hortensias, et d’éthique, mais là c’est surtout Schneck qu’on entendait beaucoup. Avez-vous d’autres idées ou propositions de cette ambition ?

      • D’abord, je n’ai pas de « champions », ensuite je ne suis le porte-parole ni le soutien de personne. Je désigne seulement l’équipe qui, pour l’instant et à mon avis, me paraît la mieux placée pour barrer la route à qui nous savons. Quand je parle d’engagement clairs et précis, je veux dire ceux que nous, citoyens, devons exiger des candidats pour nous permettre de nous prononcer en toute connaissance de cause. Dans cette perspective, il appartient à chacun de cibler ses propres préoccupations. J’ai les miennes, que je compte exposer aux candidats que j’aurai l’occasion de rencontrer. C’est à ce moment-là seulement que je saurai qui soutenir, pour qui voter (peut-être personne), et cela ne regarde que moi. Comme je ne suis pas agent électoral, je n’ai pas « d’autres idées ou propositions » à formuler publiquement, même pour compléter harmonieusement la coulée verte ou les haies d’hortensias que vous évoquez. Quant à l’éthique, les grands mots me laissent de marbre tant qu’ils ne sont pas illustrés par des réalités et des actes.

      • Ce commentaire était une petite taquinette, d’un citoyen exigeant envers un autre citoyen tout autant exigeant. Je ne sais pas si la liste que vous évoquez est bien armée pour aller coller une branlée électorale aux tenanciers de ce cirque insupportable, d’autant que sa tête y a fait autrefois quelques numéros de claquettes. Si Edwards Snowden a d’abord manigancé avec la NSA, on ne peut plus désormais le soupçonner de collusion, car il a eu le courage de dénoncer publiquement un système dont beaucoup s’accommodent. Dans notre situation, si Motsch conserve encore des liens forts avec les saltimbanques du Biarritz Circus, et surtout ses pratiques de l’ancien monde en affichant notamment Schneck dans son comité d’éthique et puis c’est tout , alors elle n’est pas crédible pour rassembler contre ses anciens employeurs et collègues. À sa place, un autre candidat soucieux du bien vivre à Biarritz les 20 prochaines années, aurait certainement réagi autrement en dénonçant vigoureusement ce triste spectacle. Mais se soucie-t’elle vraiment des biarrot.e.s ? Devant son silence, le doute est permis.
        Si le rassemblement se fait comme vous le souhaitez, ce sera d’abord autour d’une table bien ronde, avec certainement une chaise pour les insoumis, aussi confortable que celle des autres chevaliers et de celui ou celle qu’ils se seront choisis comme roi ou reine. La quête du Graal est une affaire bien trop sérieuse pour n’être l’affaire que d’un.e. seul.e de ces chevaliers aussi vaillant soient-ils. Car de nombreux bandits rôdent dans ces bois obscurs, menaçant sournoisement les citoyens promeneurs et les villages alentours. Un siège se prépare, les herses grincent, les pas s’accélèrent, et au loin sur la plage, de nombreux hésitants encore… Rejoindre la ville et participer à sa défense ? Suivre ce panache tournant sur lui même, hésitant entre plusieurs blasons ? Que faire ? Le ciel s’obscurcit et les derniers rayons de soleil font scintiller les lames qui sortent du bois…. Une seule chose à faire, rejoindre la table ronde, en un acte chevaleresque, et non pas une jonglerie de saltimbanque aussi habile soit-elle. Il ne fait pas bon d’hésiter en ces temps de confusion, surtout lorsqu’on reste planté au milieu de la clairière…

  10. Pour l’heure Édouard Philippe demande la démission de la candidature de Didier Guillaume.
    En politique, il y a toujours un dindon de la farce!

  11. Ce qui est plus que regrettable,c’est qu’à deux mois des élections ,les listes ne soit pas bouclées. Il me semble qu’une date butoir de clôture,plus tôt, des listes seraient souhaitable.
    En attendant,le débat de vrais sujets,de vrais questions nous est occulté.
    Je vote pour celui qui :
    1) vend le Palais et redistribue les fonds pour que tous les Biarrots en profitent. Ras le bol des fonds publics pour un seul tourisme de luxe,ce n’est pas la vocation d’une mairie.
    2) Améliorer encore et encore la qualité de l’eau de baignade. Il n’est pas normal qu’après chaque orage,les bains soit fermés.Le site de Biarritz et la qualité de l’eau de baignade sont notre première richesse,il serait temps que nos èlus le comprennent.
    3) Créations de logements sociaux,ce qui économiserait à la ville de payer 600 000€ annuel d’amende.
    4) Fin des subventions municipales au BO,ce club est géré par des fonds privés,non? ou alors j’ai rien compris.
    5) Revalorisation des quartiers, trottoirs, luminaires, espaces verts, enfouissement des réseaux.
    6)Quel avenir pour la cité de l’océan? J’ai lu qu’il y a eu 90 000 entrées en 2019?
    Ces chiffres peuvent ils-être pérennisés ? Autrement je suis pour la conversion d’exposition de collection nationales d’oeuvres d’art.
    7) Reprise des travaux de la promenade allant de la Côte des basques à Marbella. D’importants travaux avaient commencé sous Borotra puis stoppés net,sans explications??
    8) Valorisation paysagère de l’esplanade/parking de la cote des basques ,les rambardes en béton sont horribles !! c’est tout de même le plus beau point de vue de toute la cote basque!
    9) La traversée du tunnel du rocher est sinistre ,des travaux d’urgence sont à réaliser:
    Peinture, éclairage, sécurisation du trottoir et surtout,surtout installation d’un système de ventilation,par les pots d’échappement,l’air est irrespirable !!
    A valoriser également le passage du palais vers Miramar.
    10] Enfin,la plupart des chiottes publiques sont dègueulasses et à classer monument historique

    …..liste non exhaustive

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