Le premier tour doit être sacralisé

Pour des raisons éthiques, financières et de bon sens, le vote du premier tour des élections municipales ne doit à aucun prix être annulé.

Je les entends déjà ces Cassandre anonymes des réseaux sociaux affirmer que Bisque, Bisque, Basque ! après avoir été le porte-parole de Nathalie Motsch, de Max Brisson ou de Guillaume Barucq – J’en oublie sûrement ! – est devenu celui de Maïder Arostéguy. Mais ce propos se veut plus vaste que les limites de Biarritz et n’a que faire de considérations électoralistes. Même si le Conseil d’État évoque la nécessité d’un « délai raisonnable » entre les deux tours et n’excédant pas trois mois, Emmanuel Macron et Édouard Philippe ont trois raisons majeures pour décider que le premier tour doit être sacralisé et que le deuxième tour, dans les 6 000 communes qui n’ont pas encore élu leur maire doit être organisé très vite après la fin du confinement.

http://www.senat.fr/leg/pjl19-376-avis-ce.pdf

Eh les gars, vous êtes morts pour rien !

La première raison est éthique. Les chiffres sont un peu flous, mais cinq maires et une dizaine d’assesseurs ayant tenu un bureau de vote sont décédés des suites du coronavirus. Et beaucoup de ces victimes avaient conscience du risque qu’ils prenaient le 15 mars en tenant un bureau de vote.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-cinq-maires-et-presidents-d-executifs-locaux-sont-decedes-6803429

De leur côté, nombre de citoyens attachés au suffrage universel ont pris eux aussi leurs responsabilités en allant voter. Et à tous ces gens, l’État s’apprêterait à dire : « C’était une blague ! Les abstentionnistes vous avez eu raison » ?  Par respect pour tous ceux qui ont fait passer l’intérêt national avant leur propre personne, comme Francis Gonzalez le maire de Boucau victime d’un coma de plusieurs jours, ce scrutin ne peut passer à la trappe. À la fin de l’article, vous découvrirez les réactions des candidats biarrots plutôt fatalistes ou qui se réfugient derrière des arguments juridiques comme les deux avocats Nathalie Motsch ou Jean-Benoît Saint-Cricq. Mais, à circonstances exceptionnelles, décisions exceptionnelles. D’autant plus que deux autres points plaident en faveur de la sacralisation du premier tour.

On se serre la ceinture… sauf pour la politique ?

La deuxième raison est économique. La crise économique qui s’annonce va être terrible avec nombre d’entreprises françaises en grande difficulté. La solidarité qui s’est organisée pendant le confinement, avec des initiatives locales qui ont montré que les Français avaient du cœur, va devoir s’organiser, évoluer vers une solidarité du… portefeuille et des impôts en hausse. Le gouvernement dépense sans compter pour tenter de maintenir à flot le navire France et, dans les mois qui viennent, il va sans doute falloir économiser dans beaucoup de domaines. On ferait des efforts dans tous les domaines et, royalement, on réorganiserait une élection à deux tours pour les municipales avec de nouveaux et importants budgets de campagne alloués à tous les candidats. Est-ce une dépense bien raisonnable ?

Autorisés à travailler mais pas à voter ?

La troisième raison relève du simple bon sens. Personne ne sait encore comment va se dérouler le déconfinement progressif prévu à partir du 11 mai, mais il est clair que pour le bien de tous, le gouvernement va essayer de remettre au travail le maximum de Français. Ces deux mois « d’hibernation » nous ont appris beaucoup de choses sur les « gestes barrière » et les comportements de « distanciation sociale ». Une fois déconfinés, on pourrait donc en prenant des précautions aller travailler, continuer à se rendre au supermarché pour ravitailler les siens, mais il serait impossible d’aller voter ? L’argument ne tient pas. On comprend donc mal ce qui s’oppose à une élection de deuxième tour en juin. Les Français vont avoir des tas de problèmes à régler au moment de leur déconfinement et il paraît donc sage de doter au plus vite les villes orphelines d’une équipe municipale qui pourra gouverner sur le long terme. Cette mesure de bon sens aura aussi le mérite d’éradiquer les rêves de « candidats du troisième tour » qui commencent à se dire qu’il serait peut-être judicieux de pointer le bout de sa frimousse électorale dans cette nouvelle compétition qui aurait lieu en octobre 2020 ou mars 2021. À Biarritz, ils sont déjà deux, absents de la joute électorale du 15 mars, à sonder sérieusement leurs amis pour savoir s’ils ne doivent pas y aller.

Alors  on finit au plus vite ce qu’on a commencé en votant dès le 21 juin ?

Biarritz : Arrêtons le massacre !

Sans le moindre scrupule, Michel Veunac, en engageant l’avenir, est en train d’obérer le mandat de celle ou celui qui va lui succéder.

Un maire sortant « normal », arrivé cinquième au premier tour de l’élection et n’ayant plus aucune chance d’endosser l’écharpe tricolore se contenterait d’expédier les affaires courantes afin de faciliter au maximum la tâche de celui qui lui succèdera. Veunac, lui, profite du sursis inespéré que lui offre la pandémie pour continuer à servir ses petits copains. Il va modifier le capital de L’Hôtel du Palais et, sans complexe, lance un concours d’architectes pour le futur centre de formation du BOPB. Alors que la moitié des entreprises biarrotes risque de mettre la clé sous la porte, est-il acceptable d’investir 12 millions d’euros dans un centre de formation ? La réponse appartiendra au prochain maire et sera suivie de très près par les Biarrots. En attendant notre impayable Veunac fait comme s’il avait un mandat devant lui. Sachant que chaque projet retenu sera rémunéré 48 000 euros, c’est entre 150 000 et 250 000 euros qui vont être engloutis par la Ville à un moment où les économies s’imposent plus que jamais.

Les réponses des candidats

Pensez-vous qu’il faut sacraliser le premier tour, même si le vote final pour les municipales se déroule en octobre 2020 ou mars 2021 ou refaire une nouvelle élection à deux tours ?

Maïder Arostéguy

Je me plierai bien évidemment aux décisions du conseil constitutionnel et aux recommandations du comité scientifique. Aucun risque ne doit être pris mettant en jeu la santé des Biarrots. Mais il devient urgent pour notre ville et pour l’agglomération que nous ayons des exécutifs en état optimal de fonctionnement.   Cet entre-deux ne permet pas de décisions fortes. On gère au mieux les affaires courantes.  J’en profite pour saluer le dévouement des services qui sont au travail, police municipale, services techniques, propreté…

Guillaume Barucq

Je me prépare à tout scénario et je m’y adapterai.
D’un côté, ce scrutin est légitime car il aura permis l’élection de milliers de maires en France. D’un autre, si le second tour est programmé au-delà du mois d’octobre, la déconnexion entre les deux tours posera un problème sur la sincérité du scrutin. Quoiqu’il en soit, que nous repartions sur un premier tour ou un second tour, notre objectif sera d’arriver en tête cette fois pour porter ce rassemblement et cet apaisement dont Biarritz a besoin après ce presque… septennat !

Nathalie Motsch

La tentation est grande, par égard pour ceux et celles qui se sont déplacés le 15 mars dernier, de préserver les résultats du 1er tour. Mais les règles électorales de notre pays s’affranchissent de considérations subjectives, à fortiori dans une période de crise où plus que jamais la loi et son application sont garantes des fondements mêmes de notre démocratie et de ses institutions. Le Conseil d’Etat estime ainsi « qu’une mesure de suspension et de report d’un deuxième tour de scrutin n’est admissible que dans des cas exceptionnels, pour des motifs d’intérêt général impérieux et à la condition que le report envisagé ne dépasse pas, eu égard aux circonstances qui le justifient, un délai raisonnable. » Le report envisagé est strictement encadré dans le temps, puisque le second tour doit se tenir dans un délai de trois mois.  Le Conseil d’Etat observe par ailleurs que si la crise persiste à cette échéance et rend impossible l’organisation du deuxième tour avant l’été, il appartiendra aux pouvoirs publics de reprendre l’ensemble des opérations électorales dans les communes où les conseils municipaux sont incomplets. » Vous comprendrez que seule la loi dicte ma réponse.

Liste EHVS (Brice Morin, Lysiann Brao, Mathieu Accoh)

Vu le contexte actuel, il est envisageable et même souhaitable qu’une nouvelle élection soit organisée. Quelles que soient les incertitudes du calendrier électoral que personne ne peut décemment anticiper, les résultats du premier tour demeurent un bon indicateur. Cependant, nous sortirons de cette crise avec des données nouvelles que ce soit pour le second tour ou pour un nouveau scrutin à deux tours : celle de l’expérience d’une crise majeure et de l’absolue nécessité de repenser notre monde et notre économie. C’est pourquoi nous sommes ouverts à toutes les propositions des biarrot-e-s pour enrichir notre projet.

Michel Veunac

Surprise ! Le maire sortant a refusé de répondre à Bisque, Bisque, Basque !

Jean-Benoît Saint-Cricq

Pour ce qui est du maintien du premier tour, il me semble illusoire, car la loi électorale et le Conseil d’État s’y opposent. Normalement, la prochaine élection ne pourra avoir lieu avant l’année prochaine, ne serait-ce que pour des raisons de sécurité des personnes âgées et aussi de financement de la nouvelle campagne car en octobre l’État n’aura pas remboursé les candidats du premier tour annulé.

Karim Guerdane

Ce premier tour doit être annulé : tout a changé, le deuxième tour est complètement déconnecté dans le temps calendaire mais aussi dans le temps moral. Les priorités proposées par mes concurrents ne sont plus acceptables du tout. Je me laisse le droit de porter mon recours pour rupture d’égalité entre candidats à son terme. (Absence par dizaines de mes documents électoraux dans les circulaires). La communication a été le maître mot de cette campagne, et j’en tire les enseignements pour le futur : j’ai joué l’honnêteté et les valeurs, et je les défendrais encore. Je n’ai pas, ni l’envie, ni le besoin de travestir ma liste pour exister ou être « citoyen » : beaucoup sont prêts à s’asseoir sur leurs principes pour des postes : pas moi. 

La majeure partie de mes adversaires ont atteint leurs plafonds de verre, avec des moyens et une logistique optimale, avec des résultats que je juge faibles. Pour nous, les bases sont jetées, avec 2 mois de campagne et 2 500 euros de budget (10 fois moins à minima que toutes les listes) : cela nous laisse une marge gigantesque quand on apprécie les pourcentages assez faibles réalisés par l’ensemble de listes. Contrairement à ce que pensent beaucoup, c’est notre électorat cible qui s’est le moins déplacé.

Le besoin d’une présence d’une alternative humaniste, solidaire et moderne est d’autant plus criante en ce jour.  Mon message allait déjà dans ce sens, et je n’aurai pas à adapter beaucoup de mesures si ce vote se jouait aujourd’hui ; les programmes de mes concurrents, eux, devraient être totalement chamboulés. Mes premières phrases dans cette campagne ont été : «  Il n’existe pas d’autres alternatives crédibles, donner du sens à notre quotidien…Nous faisons le pari de l’Humain, le seul qui mérite d’être tenté « . C’est d’autant plus vrai trois mois après. 

20 réflexions sur “Le premier tour doit être sacralisé

  1. A part l’ordre du conseil constitutionnel… Rien n oblige de refaire le premier tour… Ah si, ceux qui sont arrivés loin derrière les premiers!

  2. Je pense comme la plupart des interviewés que l’élection doit être réorganisée pour ses deux tours car les conditions d’organisation du 1er tour n’étaient pas optimales : c’est un fait que nombre de votants sont restés chez eux, avec raison, par peur de contracter le virus. L’injonction jupitérienne de « faire son devoir » par temps d’épidémie était aussi stupide que les militaires gradés qui envoyaient leurs troufions sous-équipés se faire dézinguer « pour la mère Patrie » sous le feu de l’artillerie allemande en 14-18.

    La déconnexion temporelle entre les 2 tours est à présent bien trop longue pour que les résultats du 1er tour dans les conditions que l’on sait soient conservés.

    Notons que ceux parmi les candidats du 1er tour de mars dernier qui ont voté pour les 12 millions HT du projet Veunac pour le BO, M. Arostéguy, J.B. St-Cricq, auront contribué par leur vote irresponsable à la chute de Biarritz.

    A présent l’argent va manquer pour soutenir les artisans, les commerçants qui sont dépendants d’une mono industrie dont l’activité risque d’être divisée par deux mais pas pour un club de rugby?
    La ville n’est pas même foutue d’organiser une distribution de masque à chacun de ses habitants en période de crise mais pour le BO des millions disponibles?

    La crise sans précédent du tourisme va mettre la ville a terre car à la situtation sanitaire va s’agréger la crise financière et sociale donc fini le tourisme de masse des années récentes et vu que rien n’a été fait ces dernières années pour proposer un modèle de développement économique résilient s’appuyant sur plusieurs axes à Biarritz (la dépendance conduit toujours à la faiblesse des systèmes), si le tourisme baisse tout va baisser a commencer par les ressources de la ville qui logiquement va perdre encore plus vite de sa population faute d’emplois en nombre suffisant.

    Par leur vote clientéliste Mme Arostéguy et Mr. St-Cricq ont montré le soutien qu’ils apportaient à Mr Veunac bien qu’ils tentent de nous faire croire qu’ils sont différents de lui mais aussi, qu’ils ne comprenaient pas leur époque et ne tenaient aucun compte de risques d’engager de telles sommes pour une ville déjà sur-endettée, ceci à une époque ou nombre alertaient sur les risques de crises diverses et variées.

    Mais vu qu’ils n’ont aucune vergogne ils vont bien sûr se représenter. Biarritz est vraiment mal barrée.

  3. La question n’est pas tant de savoir si le premier tour doit être « sacralisé », mais s’il peut être organisé dans le délai raisonnable invoqué par le Conseil d’Etat sans risque sanitaire pour la population. Sur ce dernier point, moi qui ne suis pas médecin, je n’en sais rien ; mais si, après consultation des autorités scientifiques, le gouvernement estime imprudent d’organiser le second tour avant l’expiration du délai prévu par la loi, cela supposera nécessairement de reprendre l’ensemble du processus électoral. Sur ce point, le modeste juriste que j’ai été et reste encore un peu n’y voit que le respect de l’état de droit sur lequel repose notre démocratie. Je ne crois pas, M. Viollier, qu’il soit juste de reprocher aux deux avocats que vous citer de « se réfugier » derrière des arguments juridiques ; ce sont des éléments objectifs qui dictent la conduite à tenir et qui par conséquent s’imposent à tous, quels que soient les inconvénients qu’à tort ou à raison on peut y voir. Vous imaginez à votre guise les conditions dans lesquelles se déroulera le déconfinement, en estimant qu’aller voter ne poserait pas plus de difficulté que d’aller travailler ou se ravitailler. Je suis moins optimiste. D’abord, rien n’indique pour l’instant que ces gestes simples de la vie quotidienne « d’avant » vont reprendre par miracle sans aucune contrainte. Ensuite, c’est une chose de voter dans un village de quelques centaines, voire de quelques milliers d’habitants, c’en est une autre dans les grandes villes. Je souhaite évidemment que les conditions sanitaires permettent d’organiser le second tour sans danger. Mais s’il y a le moindre risque, qu’encore une fois je ne suis pas, moi, en mesure d’évaluer, alors c’est notre santé, notre vie, qui doivent l’emporter.

    • Vous êtes la voix de la sagesse. Mais je redoute, si une élection à deux tours se déroule, une désaffection totale des électeurs qui auront d’autres chats à fouetter et seront agacés par les – inévitables! – manoeuvres qui vont s’ensuivre.

      • Je ne suis pas la voix de la sagesse mais, à la rigueur, celle de la raison pragmatique ; c’est sans doute moins romantique que la défense à tout prix d’une sacralisation d’un tour de scrutin mais je pense, cher M. Viollier, que c’est vous qui vous trompez. Je le dis, vous pouvez me croire, sans la moindre acrimonie, animé seulement par la conviction profonde qu’aucun argument moral, politique, éthique ou philosophique pèse plus lourd que la vie d’un vieillard, d’une mère, d’un médecin, d’un enfant, d’une infirmière. Quant à la défense de l’état de droit, elle est en totale adéquation avec ce qui précède et ne doit pas être prise comme la manifestation d’un frileux calcul . Au fait, une étourderie dans mon commentaire : « citer » au lieu de « citez ». Impardonnable ! Pour rejoindre la recommandation de Paul Bismuth, faites attention et portez-vous bien.

  4. A période exceptionnelle, pourquoi tout simplement ne pas entériner ce premier tour, et nommer un conseil municipal à la proportionnelle ? A période exceptionnelle , adoptons cette mesure, après bien sur consultations des partis, du parlement et validation du conseil d état . L

    • Je pense vraiment qu’un deuxième tour peut se dérouler en juin et que ceux qui se réfugient derrière la loi se trompent. La constitution prévoit le droit de chacun à aller et venir. Mais, pandémie oblige, il a bien fallu obliger les Français à rester chez eux. de la même façon, un deuxième tour après un premier tour « sacralisé » me paraît tout à fait cohérent au vu de ce que traverse notre pays.

      • après les attaques et menaces de  » mise en danger », dont a fait l objet le gouvernement, si la situation sanitaire n evolue pas rapidement, ils ne prendront pas le risque !

      • il est à craindre au vu de ton commentaire que tu n’aies pas pleinement saisi la portée mortelle du virus et donc à ce stade en juin (car tu imagines bien que le 12 mai le virus ne va disparaitre par magie), il n’y aurait rien de pire que de rassembler du monde pour allez voter puis de leur dire après « restez chez vous car l’épidémie est repartie ». au pire tu aurais de nombreux morts, au mieux, une abstention monstre, voir personne pour être assez fou et faire assesseur dans de telles conditions. Oublie 2020 et si on a de la chance mars 2021 cela signifie que le virus serait maitrisé via l’immunité de groupe (mais en contre-partie que nous avons eu des dizaines de milliers voir centaines de milliers de morts en plus des chiffres actuels). Sincèrement les élections municipales pour le moment ce n’est pas la priorité mais des masques, des respirateurs et surtout l’état de nos personnels soignants qui sont épuisés, éreintés et qui en l’absence de vaccin vont devoir faire face sur le pont sous tension maximale pour encore des mois voir plusieurs années. Prends soin de toi

  5. Bonjour,
    Je m’interroge sur la validité de la signature de Mr Veunac, ainsi que sur les décisions qu’il prend actuellement, alors que potentiellement, il ne devrait plus être maire ?
    Lui, sûrement qu’i ne se pose m^me pas la question !

  6. Triste article.
    Une fois n’est pas coutume, cher Jean-Yves, total désaccord et parfaite adhésion à la position de ma tête de liste, et ce n’est pas opportuniste.
    De nombreux constitutionnalistes renommés estiment que la loi d’urgence est inconstitutionnelle. J’en suis convaincu.
    Mais elle n’a pas été déférée au Conseil constitutionnel.
    Selon mes infos, le président du CC aurait fait savoir au PR qu’il n’accepterait pas un second tour seul au delà du 30 juin. Ce qui semble réalisable si on déconfine à partir du 11 mai.
    Tes arguments sont subjectifs, ils font fi de la Constitution. Ce me choque beaucoup.

    • Cher Jacques-André,
      La constitution donne le droit à chaque citoyen d’aller et venir à sa guise. Ce qui n’a pas empêché le gouvernement – et il a eu totalement raison ! – de décréter le confinement et de restreindre provisoirement la liberté de circulation. Lorsque Michel Debré a rédigé la Constitution, il ne pouvait absolument pas prévoir le coronavirus et nul ne saurait lui reprocher. Mais être un chef d’État, c’est savoir prendre des décisions exceptionnelles face à des situations exceptionnelles, ce que Macron a jusque-là plutôt bien fait. Tu imagines des municipales à deux tours, avec toutes les magouilles que cela pourrait entraîner de la part de politiques qui pourraient se déclarer candidats alors qu’ils ne participaient pas au scrutin initial. Et la colère de la population en apprenant qu’un nouveau budget de campagne est alloué à tous ces candidats, au moment où il convient de se serrer la ceinture. Je persiste et signe. Il faut finir au plus vite ce qui a été commencé et, puisque déconfinement partiel il y aura à partir du 11 mai, organiser un scrutin de deuxième tour en juin par respect pour ceux qui ont voté, tenu des bureaux de vote le 15 mars, ou pire sont morts de leur civisme. Aucune autre solution ne me paraît acceptable.

      • Je suis solidaire des arguments de Mr Viollier pour maintenir le second tour d’ici fin Juin 2020.
        Puisque la rècrè sera sonnè au 11 mai,effectivement je ne vois ce qui l’empêcherait.
        Ceux qui ont votè le 15 mars,dont je fait partie et ma famille, donc 5 personnes,nous avons pris des risques en conscience,et avons respecté devoir citoyen.
        Les règles sanitaires demandèes au 1er tour ont tout à fait ètè respectées et peuvent être renforcèes avec le port du masque par exemple.
        On voit bien la manoeuvre de ceux qui auraient intèrêt à l’annulation du premier tour, dont cette tète de liste dont j’ai oubliè le nom,dont ont nous a rabattu les oreilles sur ce blog,qu’elle ètait la plus compètente,la plus courageuse,la plus plus….et malgrè son battage mèdiatique sur tous les mèdias,a fait spchitt au 1er tour.
        Alors nous mettre la loi en avant pour abroger le premier tour ,c’est comme vouloir cacher la baleine sous le rocher!

  7. Pour un ancien journaliste, vous êtes bien tendre avec notre Pdt sur la gestion de cette crise. Mais l’essentiel de votre propos est ailleurs, qui est de conserver le 1er tour avec plusieurs arguments qui sont tous discutables et d’ailleurs discutés par la majorité des candidats, rien n’empêche de donner son avis puisque la décision ne nous appartient pas.
    Cependant, le problème particulier à Biarritz et le plus inquiètant, est de devoir nous en remettre dans cette situation exceptionnelle à l’homme le plus calamiteux de France, qui déjà en temps normal était incapable avec son équipe de gérer correctement notre ville, un minable autocrate à côté duquel la démence d’Ubu passerait pour de la pure sagesse ( Il a d’ailleurs le soutien politique du parti Pdtiel…)
    Par ailleurs , pourriez-vous nous en dire plus sur ces deux autres qui se sentent pousser des ailes et qui consultent ? Un sénateur ? Un futur ancien ministre de l’agriculture ? D’autres dont on sait déjà la nature de leurs motivations ?
    Pour ma part, avec un argument qui vaut ce qu’il vaut, je serais favorable à une nouvelle partie, avec de nouveaux joueurs, car nous sommes tout simplement et définitivement entré dans un nouveau monde, incertain et potentiellement très dangereux, et Biarritz n’est pas en dehors de ce monde…

    • S’agissant de l’Ubu au petit pied qui sévit toujours, nous sommes bien d’accord. Une nouvelle partie, c’est pour l’instant l’hypothèse la plus probable ; avec « de nouveaux joueurs », comme vous y allez ! Je n’ose penser que vous voulez interdire (et comment?) celles et ceux qui ont déjà concouru et qui souhaitent continuer. Mais je suppose que j’ai mal compris. Chacun est libre, les candidats comme les électeurs, et c’est à nous citoyens, le moment venu, de faire notre choix.

      • Bien entendu, je trouve parfaitement normal que les candidats du premier tour à plus de 10% de suffrages exprimés continuent à concourir. mais mon petit doigt me dit que si on recommençait à zéro, avec une élection à deux tours, un ou deux nouveaux candidats se glisseraient pas dans le jeu.

      • « nouveau » ne signifie pas dans mon esprit (ni dans le dictionnaire j’ai vérifié car vous m’avez fait douter qq instants) de remplacer ou d’interdire qui que ce soit. Au contraire. En cas d’une nouvelle élection, et sauf à figer les listes déjà en lice, il est très probable que les cartes soient rebattues, avec peut-être des alliances et peut être de nouveaux candidats. Le contexte est totalement chamboulé, et certains projets ne tiennent pas la route, et ne feront plus illusion. Ça peut créer de la confusion tout autant que d’apporter de la clarté, selon l’évolution des candidats déjà présents.

  8. Votre petit doigt, M. Viollier, a certainement raison ; d’ailleurs il pense comme le mien ; à ceci près que si on recommence à zéro, ce sera une nouvelle élection et tout un chacun, quel que soit son score précédent, ou pas de score du tout, aura le droit de concourir. Là encore c’est la stricte application de la loi (et oui, je sais !) et il faudra faire avec. Cela ne me satisfera sans doute pas plus que vous, mais c’est ainsi. Décidément, je n’en démordrai jamais : comme disait Churchill, « la démocratie est le pire des régimes, à l’exclusion de tous les autres ».

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