Sylvie Claracq ou l’inexistence faite élue

La benjamine du conseil municipal, qui s’est distinguée pendant six ans par son absence d’idées, multiplie les bourdes depuis qu’elle est numéro deux de la liste Veunac. Décidément, qui se ressemble s’assemble…

Voix inconnue au téléphone, lundi 11 mai vers midi : « Mais pourquoi vous me persécutez ainsi ? » On m’avait prévenu que Sylvie Claracq adorait jouer les victimes, mais je ne m’attendais pas à une telle réaction, après avoir écrit que Michel Veunac se démenait beaucoup pour recaser la numéro deux de sa liste, ce que nombre de témoins confirmeront. « Vous ne vous rendez pas compte du tort que vous me faites, alors que je suis en couple, en écrivant que je suis proche du fils de Michel Veunac ». Me demandant un moment si je ne suis pas victime d’un canular, j’essaie d’argumenter : « Mais, Madame, vous êtes journaliste comme moi et vous connaissez le sens du mot proche. Il n’y a aucune ambiguïté. Mais si ça peut vous apaiser, je suis prêt à publier un droit de réponse de votre part ».

À ce moment-là, l’adjointe en colère sort l’argument massue pour tenter de m’intimider : « Je vais voir si je vous réponds, mais je vais saisir mon association (Sylvie Claracq est référente pour le département du réseau Élues locales.fr et je l’avais félicitée en 2018 pour cette nomination) et dénoncer votre sexisme ».

J’avoue en être resté sans voix, Bisque, Bisque, Basque ! se voulant observateur de la vie publique et se fichant éperdument du sexe, de la race, de l’orientation sexuelle de celui qui est élu, comme peuvent en témoigner les écrits de ce blog.

La jérémiade de trop arrive : « Mais pourquoi vous m’attaquez ainsi, alors que vous ne m’aviez jamais attaqué auparavant ? » Je suis sidéré : « Mais, Madame, parce que vous êtes devenue numéro deux de la liste Veunac après un mandat où on ne vous a jamais entendue, où vous n’avez jamais exprimé une idée, où vous avez toujours approuvé ce que faisait le maire. En un mot, vous n’avez strictement rien apporté à la vie municipale ».

L’adjointe à la Jeunesse et à la vie scolaire se récrie : « Mais ce n’est pas vrai. J’ai dit parfois en réunion de majorité à Michel Veunac que je n’étais pas d’accord ». Je sais que c’est faux : « Vous trouvez que votre parcours depuis six ans, justifie une place de numéro deux ? Vous avez une idée de ce qu’implique la direction d’une ville quand le maire est absent ? Vous pensez sérieusement avoir les compétences pour cela ? » Sylvie Claracq se cabre : « Mais tout le monde dit que j’ai fait de très bonnes choses à l’Atabal » Je ne peux m’empêcher d’éclater de rire : « Non, tout le monde ne dit pas cela et si vous pensez que cela suffit à justifier votre place, permettez-moi de sourire ».

Sylvie Claracq ferraille encore : « À part vous, tout le monde m’apprécie ». J’éclate de rire en pensant à ces employés de mairie, très agacés par les grands airs de la dame.

Démocratie façon Claracq

L’échange en restera là. Et puisque la journaliste Sylvie Claracq réclame des faits, Bisque, Bisque, Basque !  va se faire un plaisir de raconter le dernier exploit de l’élue, qui vient de mettre une sacrée pagaille dans toutes les équipes en campagne. Lors de la préparation de la rentrée scolaire post-déconfinement, l’adjointe à la vie scolaire, au mépris de toutes les règles démocratiques en vigueur dans ce pays, va décider que certains représentants des parents d’élèves élus, ne peuvent pas participer au débat… car ils sont membres d’une liste adverse !

Voici donc ce qu’écrit aux autres élus Sylvie Claracq : « Parmi ces parents je lis déjà sur trois noms le nom d’un candidat aux élections (Sic !). Il me semble qu’il est naturel pour un travail sain et une collaboration constructive que les parents délégués soient neutres sur ce dossier, ce sujet étant déjà suffisamment complexe. Je demanderais donc que à ce que les têtes de liste à l’élection n’invitent pas la campagne électorale dans cette crise sanitaire autant que faire se peut et n’avancent pas un colistier dans ce travail complexe afin de pouvoir travailler en confiance dans l’intérêt général ». Mais depuis quand en France est-il interdit d’être à la fois délégué élu des parents d’élèves et candidat sur une liste ?

Autrement dit, Sylvie Claracq est favorable à un échange démocratique mais uniquement avec ceux qui lui plaisent. On comprend mieux pourquoi Michel Veunac l’a choisie entre tous et toutes !

Frédéric Domège, sans doute par pure détestation des femmes et non par passion de la vie publique, estimant « qu’il y en a marre de l’amateurisme », va être le premier à dégainer, jugeant que les méthodes de Claracq ont cours en Corée du Nord mais pas en France.

Maïder Arostéguy, que l’on n’accusera pas de sexisme, va à son tour exprimer son indignation :

Nombre d’autres conseillers vont faire de même, dont Brigitte Pradier et la vigie républicaine de ce conseil municipal, Hervé Boissier : « Être adjointe, ce n’est pas seulement un titre et des indemnités, c’est aussi un job que l’on doit assurer, avec difficulté parfois, mais avec compétence et surtout pas en excluant ceux qui ne sont pas d’accord » Il est bien évident que ce phallocrate de Boissier n’aurait pas dit la même chose si le coupable avait été un homme.

Heureusement pour elle, Sylvie Claracq qui fêtait cette semaine son anniversaire et approche désormais sérieusement de la quarantaine, adore toujours jouer à la petite dernière que les grands protègent. Elle a donc reçu deux soutiens inattendus.

Guillaume Barucq, retrouvant ses réflexes « Tout le monde il est gentil », n’a visiblement pas été très offensé par l’attentat démocratique que voulait commettre Claracq et a volé à son secours :

 Et, surprise, pour quelqu’un qui avait érigé la citoyenneté en cheval de bataille, Nathalie Motsch a fait de même :

Même si ce « réflexe gentil » pour leur collègue est à l’honneur de Guillaume et Nathalie, on ne peut pas d’un côté râler quand Aldigé fausse le jeu démocratique en faisant pression sur les élus et d’un autre cautionner un déni de démocratie comme celui que voulait commettre Claracq. D’où un joli bazar dans les listes, quelques grincements de dents et même des engueulades mémorables !

Qu’on se rassure, tout sexisme mis à part, la vie politique de Sylvie Claracq va bientôt se terminer comme celle de Veunac, et ça c’est une excellente nouvelle pour la Ville.

7 réflexions sur “Sylvie Claracq ou l’inexistence faite élue

  1. Je prends toujours beaucoup de plaisir à vous lire. Mais cette fois, vous atteignez des sommets, par l’argumentation, le sens de la répartie et la rédaction. Toute mes félicitations ! Je précise que je n’avais pas d’animosité contre Michel Veunac, j’avais plutôt de la sympathie. Pas simple de succéder à Didier Borotra. Mais je n’ai pas apprécié (euphémisme) son habileté à faire avaler au Conseil municipal, certaines de ses décisions qui méritaient (euphémisme) un débat, précédé d’une réflexion sur la base des documents essentiels. Cordialement Daniel Peltier

    >

  2. Sylvie qui ? Ah oui j’y suis je crois avoir vu passer un article sur elle dans le Washington Post de la semaine dernier qui vantait sont travail à l’Atabal.

    Comme le disait Audiard, les c…. ça ose tout c’est même à cela qu’on les reconnait

  3. Merci encore une fois Mr Viollier de mettre en lumière certaines vérités sur les sujets qui animent notre commune. Et merci surtout de nous rappeler aussi que la démocratie manque bien souvent dans notre ville.

    Aujourd’hui, étant papa de 2 enfants à l’école Jules Ferry, école en pleine tourmente en ce moment à cause de la demande d’avril du rectorat de nous fermer une classe à la rentrée prochaine, je ne peux pas rester insensible à ce post.
    Je me bats depuis septembre pour rendre nos écoles biarrotes plus attractives. Je me bats aussi depuis septembre pour rassembler les parents d’élève de toutes les écoles pour agir collectivement et tenter d’influencer positivement tous les candidats aux municipales pour qu’ils fassent des écoles une priorité dans leur programme. Je ne doute pas un instant que chaque candidat veuille le meilleur pour nos écoles mais je me bats effectivement pour que l’école, au meme titre que l’écologie, devienne LA priorité numéro 1 avec un vrai budget ambitieux.

    Alors à chaque fois que quelqu’un nous met un baton dans les roues, on tombe en espérant se relever. Mais c’est lassant quand les batons se multiplient tous les jours. Et parfois on a envie d’abandonner.
    Un coup, c’est le tollé provoqué notre maire en remettant son programme électoral sur les écoles 2 jours après tous les autres candidats et surtout après la diffusion publique des programmes de tous les autres sans exception.
    Un autre coup, c’est le vote en conseil municipal du 12 février d’une fusion des écoles maternelles et élémentaires sensée éviter des fermetures de classe, espoir qui ne durera pas plus de 2 mois avec l’annonce du rectorat en avril. Le pire étant notre maire qui baisse les bras et se contente de dire à sud ouest « c’est comme ça, on ne peut plus rien faire ».
    Et maintenant, nouveau coup de massue :
    Diviser pour mieux régner, telle est la triste vérité qui s’est encore une fois abattue ce WE sur notre petit groupe des parents élus suite cette demande anti-démocratique d’écarter les parents élus qui seraient présents sur des listes électorales. Car oui, en effet, cela a provoqué une telle chamaille ce WE que le collectif des représentants des parents d’élèves du public à Biarritz s’est disloqué net. Pendant un instant, l’intérêt des enfants, base de tout, est passé à la trappe.

    Et pour autant, je reste convaincu que Sylvie Claracq n’a pas cherché à nuire, se sentant sur la défensive car très attaquée et sollicitée en ce moment avec l’organisation de la reprise des écoles. Mais elle a fait une erreur, c’est indéniable tout comme moi j’en fais régulièrement. C’est chiant mais c’est humain.

    Donc je le dis publiquement : ce qui est fait est fait, je ne souhaite plus perdre du temps encore à vouloir expliquer. C’est une période difficile et nous devons tous nous unir et non l’inverse.
    Alors, s’il vous plait Sylvie, recentrons nous sur l’après et faisons en sorte que l’intérêt des enfants redevienne notre seul et unique objectif commun. Préparons au mieux la reprise des écoles début juin. Commençons à réfléchir aussi sur septembre, car le virus sera encore là et la perte cumulée pour tous ces enfants déjà absents depuis le 16 mars va être terrible. Aidons aussi le plus possible nos enseignants qui ont besoin plus que jamais de soutien, aussi bien moral que matériel avec les produits d’hygiène nécessaires mais aussi en matériel informatique pour pouvoir assurer les cours à distance. Quant on sait, à l’heure de la fibre optique, que les écoles biarrotes (sauf thermes salins) sont encore raccordées en SDSL, c’est à dire avec un système encore plus ancien que l’ADSL de base d’un particulier, on soulève les yeux au ciel.
    Bref, Sylvie, ne lachez rien, ce n’est pas le moment de nous abandonner.
    Et pour finir, sachez Sylvie que je ne vous en voudrai pas si vous osez signer notre pétition adressée au rectorat pour demander l’annulation de la fermeture de classe de l’école jules ferry.
    http://chng.it/45mQJLhB

    Message aux lecteurs aussi : aidez nous à défendre nos écoles de quartier avec cette pétition.
    C’est gratuit et rapide, moins d’une minute, il suffit de signer et d’ignorer tout en bas de la page du site les demandes de partage ou de dons pour pouvoir directement valider son soutien.
    Merci à tous

  4. Concernant G Barrucq, après  » son combat  » pour l ouverture des plages réservé aux seigneurs des vagues, le voilà qu il enchaine pour un autre nouveau combat tout autant indécent… celui du skate park….Et oui vous ne révez pas , chacun ses priorités !!!Donc son soutien à S Claracq va dans son bon sens . L école, les personnes agées, les saisonniers sans emploi en situation plus que précaire feront certainement l objet des combats 64, 65 et 66 !!!

  5. Absence d’idées est bien le mot……comme la démolition de la maternelle de La Rochefoucauld pour construire un immeuble dans lequel il y aura ….des enfants J’en ai pleuré devant un tel ramassis de conneries

  6. Les femmes dans la politique vernaculaire c’est comme l’asparagus dans les bouquets de fleurs , ce sont les ornements qui permettent de mettre en valeur l’essentiel , les mâles dominants et responsables …

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