Barucq tournicote et Arostéguy rigole

Pendant que Maïder Arostéguy repart avec sa liste du premier tour, Guillaume Barucq discute avec tout le monde et oublie le message des électeurs.

Guillaume Barucq a multiplié les appels du pied et semble désormais en grande difficulté pour présenter une liste cohérente et respectueuse des suffrages exprimés.

Le sport et la politique ont beaucoup de similitudes : quand Serge Blanco, unanimement reconnu comme le meilleur arrière du monde, jouait les phases qualificatives avec son cher Biarritz Olympique et perdait le match, il ne proposait pas ses services au Stade Toulousain pour jouer le dimanche suivant et restait à la maison pour suivre la fin de la compétition. Ce n’est pas faire injure à Éric Bonnamy ou Laurent Ortiz que d’affirmer que s’ils étaient les meilleurs élus du monde, quelqu’un s’en serait sans doute aperçu pendant cette mandature. Si rien ne change d’ici mardi, date limite de dépôt des listes de second tour, les voilà pourtant pressentis pour intégrer la liste recomposée de Guillaume Barucq, tandis que Patrick Destizon et Louis Vial, qui eux non plus n’ont pas grand-chose à voir avec l’aristocratie des adjoints en poste, tapent avec insistance à la porte du docteur à catogan. Les Biarrots sont sauvés !

À toutes les questions de Bisque, Bisque, Basque !  Guillaume Barucq se contente de répondre : « Pas de précipitation. Rien n’est encore acté. Soyez patient » avant de préciser dans un deuxième message : « Vous faites de la politique-fiction. Attendez mardi de découvrir notre liste de renouvellement+++ »

Pour aider les électeurs à s’y retrouver dans ce salmigondis si typiquement biarrot, nous allons donc partager avec vous les informations en notre possession, même si elles changent pratiquement d’heure en heure, et en profiter pour rappeler quelques principes républicains de respect du vote des électeurs.

Veunac essaie de fourguer son entreprise en faillite

Sévèrement fessé au soir du premier tour, Michel Veunac continue néanmoins à manoeuvrer. ( Photo Sud Ouest )

Et commençons par notre champion toutes catégories. Pas un maire sortant d’une ville de plus de vingt mille habitants ne s’est retrouvé cinquième avec 12,22% des voix, mais ce n’est pas ce genre de détail qui va arrêter notre maire-rien-qu’à-nous-que-le-monde-entier-nous-envie, qui essaie à tout prix de tirer encore quelques profits de son entreprise en faillite. La semaine dernière, une réunion houleuse a opposé l’actuel maire à ses colistiers, lui demandant quelle stratégie il compte adopter pour le second tour. Mimi-la-Malice s’est bien gardé de répondre, alors qu’il a fait le tour de toutes les listes pour tenter de négocier son soutien en échange de l’intégration de Claracq, Bonnamy et Ortiz et de l’obtention d’une SEM pour lui, histoire de prendre encore quelque menue monnaie.

Rapidement éconduit par Maïder Arostéguy qui le considère comme une machine à faire perdre des voix, ce qui démontre une lucidité certaine, notre brillant stratège a imaginé une alliance avec Saint-Cricq pour peser sur l’élection. Mais l’avocat biarrot qui a le sentiment de s’être bien fait rouler dans la farine en 2018 au moment du vote de l’Hôtel du Palais, s’est bien gardé de donner suite, décidant de maintenir sa liste pour le deuxième tour.

Veunac savait parfaitement qu’avec Nathalie Motsch, qu’il craint beaucoup, toute alliance était impossible. Sans aucune dignité, il a tout de même envoyé des émissaires qui ont affirmé à « Calamity Nathalie » que le maire sortant était prêt à la soutenir si elle renonçait à son recours contre lui au moment du vote de l’Hôtel du Palais. Tiens, tiens, on a peur ?

Barucq tombe dans le piège

Veunac s’étant fait claquer le museau presque partout, il ne restait plus qu’une porte à tenter d’entrebâiller. Mimi-la-Malice a alors entonné auprès de son adjoint à l’Environnement le grand couplet de « Biarritz ville centriste » qui n’est pas prête à tomber dans les bras d’une candidate de droite mais rêve d’un maire rassembleur comme Didier Borotra ou… lui-même. Une idée que partage visiblement Guillaume Barucq même s’il affirme que rien n’est fait. Lors d’une interview à France 3, le 26 mai, Docteur-surf laisse filtrer un peu sa stratégie : « Ma liste peut se maintenir en créant un grand rassemblement autour de l’écologie, de gauche à droite, avec une équipe de personnes complémentaires et compétentes. » Complexe de l’élève face au maître tacticien ? Visiblement Veunac préoccupe beaucoup Guillaume Barucq : « Va-t-il se maintenir ? Se retirer ? Et dans ce cas-là soutenir une liste ? J’attends de voir. J’ai été son adjoint pendant six ans : je l’ai aidé à gagner en 2014… ». Si ce n’est pas un appel du pied… Avant de laisser pointer le bout du catogan dans cette réflexion finale : « Je préfère un couple à deux qui fonctionne, qu’un ménage à trois qui dysfonctionne, ou à quatre, qui explose… »

Après l’avoir laissé poireauter une bonne semaine, Guillaume Barucq a rencontré Nathalie Motsch jeudi soir pour lui proposer une… sixième place sur sa liste, tandis que Lysiann Brao pourtant numéro deux de la liste EHVS et devancée de presque deux points par la liste Motsch se retrouve en quatrième position. De façon fort prévisible, Nathalie Motsch a refusé cet affront et a claqué la porte en décidant de maintenir sa liste.

Arostéguy, droite dans ses bottes

Peu de jours après le début du confinement, lors d’un échange téléphonique, Maïder Arostéguy avait confirmé son intention de repartir avec sa liste et de refuser les mains tendues de Michel Veunac et Jean-Benoît Saint-Cricq, estimant qu’ils incarnaient un passé et une façon de faire de la politique dont les Biarrots ne veulent plus. Deux mois plus tard, la candidate n’a pas dévié d’un pouce de la ligne tracée, déposant sa liste quatre jours avant la date limite et réaffirmant lors d’une conférence de presse vendredi sa conviction que les Biarrots n’en peuvent plus des « tripatouillages » permanents que leur a fait vivre Veunac. L’observateur local est bien obligé de reconnaître que la candidate LR a parfaitement saisi le message adressé par les Biarrots le 15 mars et manifeste beaucoup de sens politique. Et comme, pour être élu, il faut comme en sport avoir parfois un peu de chance, il semblerait que le dossier du BO, sujet sur lequel Maïder Arostéguy a parfois semblé mal à l’aise, ne refera pas surface avant le 28 juin, la DNACG, le gendarme financier du rugby, estimant qu’il faut laisser les clubs tranquilles avant de prendre des décisions.

Et si on respectait les électeurs biarrots ?

À mon sens, jamais dans l’histoire de Biarritz, résultat électoral n’a été aussi limpide que celui exprimé par les Biarrots le 15 mars dernier et Guillaume Barucq, en jouant le jeu des alliances improbables sauce Biarritz, commet une énorme erreur. Deux faits sont totalement incontestables. Michel Veunac a pris au premier tour une fessée comme jamais maire sortant n’en a pris. Ce n’est pas seulement sa personne que les Biarrots ont sanctionnée, mais aussi sa façon de faire de la politique.

Discuter, même si cela n’aboutit pas, avec les membres de cette liste, au vu du désastre que nous avons subi pendant six ans, constitue une faute majeure. Tous ceux qui ont soutenu Michel Veunac, tous les bénis oui-oui qui ont choisi de ne rien dire des abominations qui se passaient à la Ville pour sauver leur indemnité d’adjoints ou leurs délégations ne méritent pas d’être repêchés et ne peuvent figurer dans une liste Barucq qui affirme vouloir le renouvellement.

Le ticket-Barucq, Motsch, Morin séduisait les Biarrots. Pourquoi le refuser?

Par ailleurs, les Biarrots ont établi une hiérarchie avec leurs votes, Nathalie Motsch talonnant Guillaume Barucq et devançant la liste EHVS. Un vote très cohérent où tous les partisans de la fermeté républicaine face aux pressions de Jean-Baptiste Aldigé se sont retrouvés au coude-à-coude. Prendre en compte les votes des Biarrots, c’est présenter face à Maïder Arostéguy mardi, une liste où Guillaume Barucq est le numéro 1, suivi par Nathalie Motsch en deuxième position et Brice Morin en troisième position. Avec le soutien de Karim Guerdane, qui souhaitait voir cette liste de tous ses voeux et dont le talent politique doit être utilisé même s’il a fait un score modeste.

Tout le reste, c’est de la petite tambouille électorale, une tentation de « biarrotiser » l’élection avec des alliances improbables et des petits arrangements entre amis que les Biarrots ne supportent plus, c’est enclencher irréversiblement la machine à perdre. C’est bien connu, en sport comme en politique « la peur de gagner » fait commettre parfois des erreurs colossales. Barucq a encore trois jours pour se ressaisir et jouer sa balle de match. 

Tohu-bohu à la mairie

Jusqu’à la dernière minute, il nuira à sa ville ! Sans le moindre scrupule, Michel Veunac continue à prendre des décisions qui engagent l’avenir de Biarritz. Ainsi, avant la date du 28 juin il a prévu de tenir un ultime conseil municipal, où l’adjointe aux Sports Stéphanie Ricord présentera sa démission, car il l’a fait nommer entre temps Directrice des Ressources Humaines de la Ville. Une nomination qui est loin de faire l’unanimité en interne, où l’élue est peu appréciée et qui agace les candidats au poste de maire qui ont l’impression qu’on leur force la main. Dans la rubrique, « C’est un bonheur de travailler à la mairie », notons aussi la démission de la directrice de la communication qui a adressé à tous les chefs de service une lettre où elle détaille ce qu’elle a enduré. En attendant une nouvelle nomination, c’est l’inusable Claire Ripert qui va assurer l’intérim, tandis que la liste des employés tombés au front s’allonge sur le monument aux morts de la mairie.

32 réflexions sur “Barucq tournicote et Arostéguy rigole

  1. Maïder vient de faire la démonstration qu’elle était une femme de caractère que Ségolène Royal aurait à coup sûr apprécié si elles étaient du même bord et elle l’aurait soutenue si elle se trouvait à BiarritzParole d’un ancien du courant Ségolène.
    Quant aux intrigues de construction de châteaux d’Espagne de Don Quichotte Barucq ,de la Rachida Dati de la politique biarrote et du supplétif qui fait honte à EELVils perdent leur temps à se battre contre les moulins. L’électeur biarrot s’est exprimé au premier tour , il confirmera après le spectacle pitoyable qu’il voit autour de tous ces charognards.
    Rien ne va plus, faites vos jeux.Il est temps de retrouver le bon clivage démocratique droite/gauche pour remettre l’espoir au cœur des français..

    • Après avoir vu l’exposition Alternances à la Crypte Saint-Eugénie, I have a dream. Sortons tous les sortants, si on ne sait pas totalement pourquoi, eux le sauront !

  2. Après avoir lu tout ce qui circule sur la toile , y compris ici , j’ai hésité entre deux envies : 1/ celle de vomir comme si j’avais assisté à la renaissance des « politiciens » de la 4ème République , ceux qui m’ont envoyé faire le petit soldat en Algérie pour défendre des intérêts pourris , 2/ celle de fuir quelque part dans la montagne ou dans une lointaine campagne encore pas trop phytosanitizée avec une valise de bons bouquins et de disques planants en attendant la fin de cette mascarade qu’on appelle second tour …
    Il y a des circonstances dans lesquelles le choix est limité et où la fidélité sentimentale à des idéologies salvatrices n’est qu’une éjaculation précoce et stérile .
    Après deux mandats catastrophiques autour de Borotra-Lafite et Veunac-Lafite , après les erreurs monumentales qui ont poussé Biarritz au bord du gouffre , il ne s’agit certainement pas de faire le pas en avant des désespérés … Deux dangers principaux nous menacent :

    l’élection annoncée et possible , sinon probable si plus de deux listes se maintiennent , d’Arosteguy , baudruche charmante mais dangereuse par son incompétence criante et ses soumissions à des pressions venant soit des affidés d’un BO mercenarisé et mercantilisé ,
    soit des promoteurs-amis dont un Directeur des Relations Institutionnelles chez AFC Promotion… « Partenaire officiel du club Biarritz Olympique Pays Basque, AFC Promotion est engagée pour promouvoir la dimension culturelle et sportive de Biarritz. » ,
    le deuxième danger étant l’alliance « Canossienne » souhaitée par certains avec les éléments les plus serviles et les moins fiables de l’ancienne équipe Veunac , je cite au hasard et sans exclusive : Claracq , Haye , Castaignède , Destizon pour les pires , sachant que les autres ne sont pas les meilleurs mais seulement « les moins pires » …. alliance qui ne serait que le cautionnement des errements passés et la poursuite inévitable d’actions préjudiciables à notre patrimoine local et à nos valeurs (sic) …

    Il semble donc que le choix restant soit celui d’un pragmatisme sans enthousiasme et d’alliances sans amour fou avec pour seul but d’éviter un enkystement (au mieux) ou une aggravation d’une situation dont une grande partie de la population biarrotte souffre dans son quotidien , que ce soit l’envolée incontrôlée des prix des loyers et des acquisitions immobilières , de la rareté des emplois pérennes et de la cherté de la vie entretenue par une politique touristique aberrante et destinée à attirer une clientèle aisée (et de plus en plus aisée pour suivre l’inflation locale) sur des placements spéculatifs .

    • Wouahhhh ! Bravo Philippe Labarrère, qu’est ce que j’aime lire des commentaires comme le vôtre. Pas d’anonymat, pas de langue de bois, direct, nature… c’est juste parfait.
      Il faudrait des personnes comme vous au sein d’un conseil municipal.
      Eskerrik asko

  3. Eric Bonnamy , conseiller délégué à la mobilité urbaine qui s’est opposé pendant 6 ans a ce qu’une Navette desserve la Polyclinique Aguilera et …..surfeur Que le Spectacle commence!

  4. On sait votre sympathie appuyée pour Motsch, mais sa liste ressemble plus à la foirfouille et son projet ne tient pas la route. À ce jeu là, elle a tout à perdre, donc elle bluffé. Barucq préfère la cohérence plutôt que le désordre avec une Motsch qui sera sa première opposante. À sa place, je la laisserais finit sa course vers le fossé, les électeurs sauront faire la différence.
    Quant à Guerdane, il rêve de cette alliance, c’est son droit. Mais fait-elle autant rêver les biarrots ?

  5. Je ne commenterai pas les tambouilles politiques. Par contre en temps que représentant syndical ayant eu affaire à l’équipe sortante je trouve scandaleux et ignoble pour la chose publique de voir une ancienne adjointe devenir DRH. Veunac aura sombré jusqu’au bout.

  6. Allez je me lance également dans un petit exercice de politique fiction car je ne partage pas votre analyse concernant la cohérence du vote. C’est une analyse un peu simpliste si vous évoquez uniquement la « fermeté républicaine » face au pdt du BO. Et si les électeurs de ces 3 listes ont ce refus en commun, il ne me semble pas que ce soit le moteur principal du vote. Les listes BNV et ehvbz ont l’écologie en commun également, mais pas la même que celle de Motsch ou de tous les autres candidats. Leurs 2 projets s’articulent et se complètent autour d’une ambition de transformation et de revitalisation de la ville qui n’apparaît pas chez Motsch. De plus, sa personnalité clivante et son équipe hétérogène ne plaident pas pour une symbiose efficace. Elle se retrouve à poil, coincée entre 2 listes plus proches qu’elle ne l’imaginait. Et les électeurs qui veulent une écologie sociale et entreprenante, un front anti Pdt du BO et un front républicain anti extrême droite de Arosteguy préféreront voter pour une alliance cohérente. Je trouve au contraire de vous que le msg de Barucq est clair. Motsch prendra-t’elle les risques d’être sortie du Conseil Municipal, de faire gagner sa grande copine Arosteguy. Sauf à une une alliance de circonstance et improbable avec St Cricq ou Veunac, elle est foutue. Elle n’est donc pas en position d’imposer ses choix à qui que ce soit. Et si j’ai un conseil à lui donner, c’est d’accepter la main tendue du bon Dr Barucq.
    Concernant les contacts avec LaREM et Veunac, c’est de bonne guerre, mais effectivement ce serait une erreur de les recycler et c’est une ligne rouge pour eelv, qui pèse certainement dans ce petit jeu. Quant à K. Guerdane, il me semble qu’il fait fausse route à pousser cette alliance à trois, car il a eu le soutien du PS qui n’est certainement pas fan de Motsch, et que son score maigrichon et ses prises de parole parfois étranges ne lui permettent pas de jouer ce rôle auquel il aspire tant. Arosteguy a beau jeu d’évoquer du « tripatouillage », puisqu’elle est arrivée en tête. Mais son programme est indigent, pas à la hauteur des enjeux, et sa proximité avec l’extrême droite commence à se savoir. Je suis prêt à parier que son score diminuera. Quant à St Cricq, son maintien ne vise qu’à avoir sa place au conseil, l’homme de conviction apparaît dans toute sa splendeur. Bon courage pour les négociations en cours 😉

    • C’est totalement votre droit de ne pas partager mes analyses. C’est même le charme de ce blog. En revanche, je vous trouve un peu décontracté avec une notion qui n’intéresse plus grand monde : la parole donnée. Pour avoir suivi de près toutes les listes, un accord de désistement mutuel avait été conclu avant le premier tour entre Madame Motsch et Monsieur Barucq. Ce qui était cohérent politiquement.
      La façon désinvolte dont Guillaume Barucq se délie de ses engagements, me gêne profondément. Mais je dois être vieux jeu.

      • Au contraire, j’accorde la plus grande importance à la parole donnée. C’est pourquoi je reste à distance de la politique municipale telle qu’elle se pratique ici. Seulement, je n’étais pas au courant de cet accord. Donc ma décontraction n’est pas liée. Peut-on d’ailleurs en connaître le contenu ? Vous n’êtes pas vieux jeu, vous êtes peut-être seulement idéaliste, un peu comme moi. En politique comme dans beaucoup dautres domaines, la parole ne vaut pas tripette. Mais peut-être plus particulièrement en politique. Et qui nous dit que Motsch l’aurait tenu, cette parole ? Je maintiens cependant ma lecture-fiction de notre situation biarrote, car sur le fond, le programme BNV est plus solide et s’articule bien avec celui de eelv. Après, les H/F face au pouvoir, nous révèlent aussi beaucoup des personnalités et de la profondeur des convictions. C’est ce qui rend la politique si passionnante d’ailleurs, un « théâtre d’ombres » a dit je ne sais plus qui. Et enfin, à vrai dire nous ne savons rien de la réalité des discussions. Même vous, qui n’entendez que ce que l’on veut bien vous dire. Plus que 2 jours à patienter, c’est long quand on a ce goût de la politique…

      • Petit addendum. Désistement ne signifie pas forcément la 2ème place sur une liste de rassemblement. Et donc c’est à Motsch de se désister, ce qu’elle ne semble pas vouloir faire. Ainsi, vous critiquez la parole de Barucq et vous parlez « d’affront » fait à Motsch. Votre lecture purement arithmétique n’est pas politique et fait fi des projets. Car le message des électeurs de BNV et eelv n’est pas forcément de retrouver Motsch en 2ème place. En 4ème ou 6ème place, elle est éligible, alors je ne vois pas où est le problème.Son intelligence supposée (par beaucoup) est bridée par son ego, et peut être contre-productive pour un renouvellement que nous sommes nombreux à attendre. Sur ce coup, il me semble que Guillaume Barucq a une meilleure lecture du message des électeurs biarrots. Si Motsch le refuse, alors c’est elle-même qui nous aura apporté la preuve de sa légèreté…

      • Désolé, je ne suis absolument pas d’accord avec vous. Barucq et Motsch avaient fait le constat bien avant le premier tour que leurs positions étaient proches. Ils avaient décidé que le moins bien classé des deux deviendrait le numéro 2 d’une liste remodelée en vue du deuxième tour et que ce numéro 2 irait porter la bonne parole de Biarritz à l’Agglo. Barucq ne respecte absolument pas ses engagements. Peut-être estimez-vous qu’il apprend enfin à faire de la politique.

    • Peut être a t’il évolué, suite au vote, dans son analyse de la situation, des intentions réelles des Biarrots, des rapports de force, des sensibilités au sein de son équipe, etc… Qu’en sais-je ? Pas grand chose.
      Ma lecture de ce jeu local dépend uniquement de ce qui est public, et je n’ai pas d’informations de coulisses comme vous pouvez en avoir. Sur le plan des personnalités, je fonctionne au ressenti et à l’intuition. Sur cette base, j’ai constaté une évolution de Barucq. Pourquoi cherchez vous à m’attribuer cette pensée que faire de la politique serait de ne pas tenir ses engagements, puisque je ne connais pas cet accord. Motsch à viré Schneck et vous êtes bien silencieux sur ce point. Que se sont-ils dit ? Qui n’a pas tenu ses engagements ?
      Pour revenir au rassemblement souhaité par G. Barucq, il est possible que EhbtzVS ait amené à revoir son analyse et donc son engagement en le nuançant, ce qui expliquerait votre interrogation. J’ai lu que EhbtzVS est prêt à partir seul et préfère une opposition active à une alliance bancale. Leur forte sensibilité ecolo et sociale pèse. Et je pense que G. Barucq, qui a espéré un temps leur soutien, n’y est pas insensible. Étant de cette sensibilité, je ne m’en cache pas, si je devais choisir à 2 plutôt qu’à 3, je n’hésiterais pas. Ils ont pris le temps de discuter et c’est tant mieux. La tambouille, c’est quand on va vite. Une bonne piperade prend du temps, et on ne met pas tous les ingrédients en même temps, même si la tomate fulmine de ne pas être rissolée avant le poivron, il faut laisser au chef cuistot le temps à chacun de dégager toute sa saveur. Et ici, le chef cuistot c’est G.Barucq arrivé en tête, et je préfère manger moins et mieux, que beaucoup et fade. C’est aussi cela l’écologie, une affaire de goût et de composition. Les biarrots aimant les bonnes choses le comprennent.

  7. Je suis cette élection avec attention. N’étant pas originaire de Biarritz, je n’ai pas en main l’historique des relations entre les candidats mais je ne comprends pas la haine immense qui semble se dresser contre Nathalie Motsch et le refus de Guillaume Barucq de discuter avec Maïder Arostéguy. Ces trois-là dans une même équipe ça aurait eu de la gueule, ils sont jeunes et compétents et amoureux de Biarritz. Quel dommage! Après avoir viré l’infâme et cynique Veunac l’heure aurait pu être au rassemblement des talents pour sauver Biarritz.

    • Parce que Arosteguy n’est pas si compétente qu’elle veut nous le faire croire, et surtout elle n’a pas de divergences de fond avec l’extrême droite. Et ça gène 65% des électeurs, même à Biarritz.

  8. Comment peut on penser que Biarritz peut se passer des envolées verbales d’un Bonnamy, des idées lumineuses d’un Ortiz ou des explications limpides d’originalité d un Destizon qui nous ont régalé pendant ces six années passées. Merci à Guillaume Barucq de nous rappeler sa définition du  » renouvellement politique » .
    Dernière petite question, quelqu’un sait-il si l indemnité d adjoint sera augmentée au lendemain du 28/6 ?

  9. Pourquoi ce bashing contre Nathalie Mostch ? Elle doit gêner car à mon sens (je ne suis pas électeur biarrot) elle est plus compétente pour le rôle que n’importe quel candidat. Un ticket Barucq/Mostch a beaucoup de gueule et ils peuvent facilement se compléter, sachant que Guillaume ne parle que de mer, surf, écologie mais jamais du reste qui est aussi important pour la vie des citoyens. Mais, voilà, on oublie les engagements pris, ne pensant certainement pas être second. Ah pouvoir, pouvoir !

    • Je ne pense pas que la compétence de Nathalie Motsch soit mise en cause, loin de là… mais certainement une assise ou reconnaissance locale qui ne touche pas encore le grand public. Quand à G Barrucq, son écologie bobo- surf électoraliste, elle me fait plus penser à celle d un enfant gâté, qui ambitionne la présidence d un club de surf qu à celle d un futur maire !!!

      • Pourquoi dit-on le surfer au catogan pour parler de Barucq, et ne dit-on pas la golfeuse au sac Vuitton pour evoquer Motsch ? Ou la pongiste à lunettes Dior pour Arosteguy ?
        En ce qui concerne la compétence de Motsch, je ne pense pas être le seul à penser qu’elle est surcôtée. La politique municipale requiert une vision cohérente, et une ligne claire. Sur ce point, une simple lecture de son programme nous dit beaucoup. Sa communication est affligeante, même si graphiquement c’est pas mal. Quant à son équipe, c’est un patchwork hétérogène dont on se demande comment il peut fonctionner. Qu’elle soit compétente dans son métier, je ne suis pas en mesure de porter un jugement. Par contre, en tant que citoyens dont les attentes sont claires, ses réponses sont très insuffisantes et sentent l’esbrouffe à plein nez.

      • Si justement Nathalie Motsch est bien connue des Biarrots et c’est pour cela qu’elle a fait ce petit résultat.
        Elle est adjointe depuis de nombreuses années. Elle communique à tout vent,que l’on ne dise pas qu’elle est n’est pas connnue! Elle est impopulaire suite a ces actions, à ce qu’elle est.
        L’heure du bilan est venu pour elle.
        Biarritz est resté dans l’âme le village de pécheurs qu’il était, les gens se connaissent, se parlent.
        Et puis comment espérer être Maire de Biarritz en se revendiquant la fille spirituelle de Borotra, l’ancien maire repris de justice. La politique à la papa,des copains coquins ,on en à ras le bol,
        Espérons que le temps de la Baronnie Borotra sera bien fini le 28 juin.

  10. Barucq met en permanence son  » statut  » de surfeur, partout toujours et n importe où, et surtout pour faire de la politique. Voilà la différence avec les deux autres dont vous faites référence. ( Dior , Vuitton tant mieux pour elles et on s en fout ).
    Laissez tomber un peu la  » communication  » que l on met à toutes les sauces et revenons à un discours plus authentique et pragmatique, et là dessus sur les différents dossiers que N Motsch a traités dans son rôle d opposante à Veunac et Lafite , je l’ai trouvée compétente et brillante.
    De toutes manières, on se dirige vers un mandat avec Maïder Arostéguy, à qui je souhaite de se libérer rapidement de l’emprise d’un général en retraite et de ses sbires en manque de commandement.

    • Sarkozy se montrait à vélo, Macron se montre dans les stades de foot. Qu’un élu, candidat à la mairie d’une ville où la pratique du surf attire de nombreux touristes, soit lui même pratiquant, ne me gêne pas. Je trouve sain d’avoir une activité sportive, de surcroît dans l’océan. Notre région attire de nombreux pratiquants de la nature montagne et océan. Et le sport est aussi un marqueur social, et écologique qui nous dit beaucoup de notre relation avec la nature. Critiquer son programme est plus « pragmatique » que critiquer une pratique sportive. Et Arosteguy trop proche de l’extrême droite et du petit business local, elle ne fera que nuire aux Biarrots.

      • Que Barucq fasse du surf, du vélo ou du patin à roulette, vous avez très bien compris que là n est pas le débat.
        Son « combat » ( je le cite en vous rappelant qu il est médecin ) à demander l ouverture du domaine public en pleine pandémie pour ses petits copains et uniquement pour eux, était des plus indécentes. Au diable les gueux de Bayonne confinés dans des appartement qui auraient pu prendre également l air pour eux et leurs enfants ! L entre soi bobo – chic surfer était de rigueur avec la méthode dynamique !
        Surf sport écolo ?? arrêtons avec ce leurre , 4×4 pour transporter le matériel et se déplacer au plus vite sur le prochain spot. Avion pour certains privilégiés qui surfent le week end sur la cote et bossent la semaine à Paris, et ne manquent pas de vous faire la morale si vous laissez échapper un papier ou un mégot! . Le surf est une industrie lourde qui sait très bien communiquer ( on y revient ) sur l écologie et na pas attendu Barucq pour s installer sur la Cote Basque. Plus que son programme, son bilan en tant qu adjoint de Veunac me laisse plus que perplexe, ah oui, il a tout de même réussi à créer la piste cyclable la plus dangereuse du département. Enfin l homme sait rebondir, puisque son nouveau combat est la création d un skate park outdoor !! Voyez à quel point il se sent proche des problèmes de nombreux Biarrots.
        Je ne referai pas la 2eme mi temps du match que vous avez eu avec P Bismuth. J arrêterai donc là sur ce sujet avec vous .

      • C’est quand même vous qui lancez le débat pour ensuite le clore. Vous êtes un peu de mauvaise foi car vos arguments sont tirés par les cheveux. Remplacez Surf par Golf, cela revient au même. Ensuite, puisque vous dites parler de politique, n’oubliez pas que le rassemblement autour de GB porte un projet global écologique et social, alors votre fixette sur les surfers bobos ne tient pas la route et ne sert qu’à dénigrer une personne que nous ne portez pas dans votre cœur, c’est votre droit. Mais de grâce, n’oubliez pas à qui s’adresse ce projet, s’il vous intéresse bien sûr. J’ai fait l’effort de lire tous les programmes, les annoter et y revenir pour en comprendre les ressorts. Les personnalités réunies sur ce programme de BNV (Vert et Solidaire je le rappelle) ne sont pas des bobos surfers. Et que critiquez vous en parlant des « bobos »? Ce terme ne désigne pas grand chose, et on le retrouve surtout dans la bouche de cette droite identitaire qui n’a jamais rien fait d’autres que prospérer sur les dégâts sociaux et écologiques de 20 ans de complaisance avec un système économique (neoliberal pour le nommer) inégalitaire et destructeur. Il y a du beau monde dans ces listes de droites, et l’argent ne semble pas être un problème pour eux, et ce système leur convient parfaitement. Ceux qui voteront pour BNV n’ont pas que des 4×4, et peut être aimeraient ils prendre l’avion. Malheureusement, ils ne partent pas en vacances, doivent payer l’assurance de leur carlingue, nourrir leurs gosses avec des aliments si possible de bonne qualité, payer le loyer car peu sont propriétaires, chercher un emploi qui ne soit pas précaire ou payé au lance pierres, et ont en plus une claire conscience que leur avenir et celui de leurs enfants est obstrué et anti-écologique. Que ce que vouliez pour vous soit différent de ces espoirs ne vous autorise pas à dénigrer ces personnes. Biarritz mérite mieux, ses habitants aussi.
        Quant à Bismuth, il me prête des propos que je ne tiens pas, et s’emballe tout seul dans l’invective stérile. Si vous ne déformez pas mes propos, nous pouvons débattre sans problèmes, et quelle que soit votre position. Tout du moins essayer. C’est l’esprit de ce blog et de son « tenancier » :)

      • S’il vous plaît, vous ne pouvez pas exprimer votre point de vue en une fois, et arrêter les querelles qui n’intéressent personne avec les autre commentateurs ?

      • En une fois ? Qui n’intéresse personne ? Vous voilà bien gonflé. S’il y a un nombre limité de caractères et de posts dans votre nouvelle « ligne » éditoriale, faites-le nous savoir au lieu de vous montrer désobligeant. Sont-ce les résultats et choix de Barucq et Motsch qui vous aigrissent ? Ou bien que vos analyses soient discutées, et même parfois contredite ? Les lecteurs que n’intéressent pas mes commentaires ne sont pas obligés de les lire, même si je lis les leurs. Et vous êtes libre de me virer de votre forum pluraliste. Vous êtes maître chez vous, et je n’ai pas pour habitude de m’imposer, même dans un espace ouvert à tous. Bien à vous Mr Viollier.

  11. Je lis ici et là que Maider Arosteguy aurait des rapprochements avec l’extrème droite,sans aucuns arguments pour ètayer cette annonce.
    Je suis de très près la campagne et je ne vois ce qui permet de dire cela.
    Il semblerait que cela soit une grosse ficelle pour scier son assise de leader.

    • Si vous voyez en elle un leader, on peut comprendre que ces détails vous échappent.
      Vous pouvez déjà vous demander qui parmi ses soutiens proches sont des partisans du RN, et aussi de ce que l’on appelle la droite identitaire, dont le représentant le plus connu à Biarritz est M. Gave, actionnaire principal du Club BOPB. Ensuite, vous pouvez vous interroger pour qui votent les partisans de ce courant politique à Biarritz. Pour celle qui leur fait dans sa communication de réguliers clins d’œil, en particulier sur Facebook. Enfin, elle refuse toute discussion sur les réseaux sociaux en bloquant les commentaires et commentateurs gênants. Des 3 listes de droite de Biarritz (Arosteguy, St Cricq et Motsch), celle de votre leader semble avoir la préférence du RN. Mais peut-être le saviez-vous déjà. Bien sûr elle ne s’en vante pas, car sur ce point, elle est aussi maline qu’un Pangolin chassant la fourmi

  12. « Aux arbres citoyens »,votre réponse à mon commentaire est comme à l’habitude « clair comme du jus de prune », votre style littéraire « baroque  » est plutôt indigeste et inaudible.
    D’abord si j’emploie le mot « leader » ,c’est que Maïder Arostéguy ne vous en déplaise,est arrivée en tète des résultats. En cela, ce n’est en rien MON leader comme vous le prétendez (l’art de se faire les questions et les réponses).
    Donc en résumé, car pour une fois j’ai pris la peine de vous lire, vous m’invitez à me poser des questions sur l’entourage de cette candidate, vous sous-entendez des choses,
    rien de clair et de précis, le propre de ceux qui n’ont pas d’arguments.
    Pour terminer, essayer d’évacuer votre agressivité ailleurs que sur ce blog, vous savez vous avez droit à plus d’une heure de sortie par jour,le confinement,c’est fini !

  13. Savoureux que Mme Stéphanie Ricord soit maintenant obligée ( aux deux sens du terme ) quand on se rappelle que dans Sud Ouest du 1/04/2016, alors 13ème adjointe de Veunac, elle déclarait :  » La seule frustration que l’on peut avoir, c’est que le maire reste décisionnaire. »

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