Le coup de pouce de Castex à Patxaran et Manzana

Le Premier ministre, en apprenant la sortie le 28 novembre du quatrième tome des aventures de Patxaran et Manzana, a décidé de rouvrir les libraires.

C’est un bon gars tout de même que ce Jean Castex ! Alors que la police est en plein divorce avec la population, il a compris que les aventures de Patxaran et Manzana étaient capables de réconcilier tous les Français. Découvrant que le quatrième tome devait paraître le 28 novembre, il a donc décidé de rouvrir les librairies le jour même. Merci, Monsieur le Premier ministre !

« Nouvelle vague à Bayonne », ne doit pas grand-chose à François Truffaut ou Jean-Luc Godard, mais beaucoup à Gaiztoa, le méchant récurrent qui a décidé de ruiner la Côte basque. Et l’on comprend mieux sa vindicte dans cet album où l’on découvre que sa mère a été autrefois séduite puis abandonnée par un tonton surfeur (Vilains curieux, on ne vous dira pas lequel !) Haro donc, sur l’activité surf avec des tentes qui brûlent, du matériel saboté et de méchants requins à l’horizon ! Heureusement, Manzana le policier biarrot et Patxaran le Bayonnais, même s’ils éprouvent une estime plus que limitée l’un pour l’autre, vont être chargés de l’enquête, aidés par leur grand copain, l’ancien international de rugby Jérôme Thion.

La situation presse et Patxaran va même devoir prendre des cours de surf, car une vague aussi puissante que mystérieuse se forme dans l’Adour faisant de « Bayonne nouvelle vague » La Mecque du surf pour la plus grande colère des maires d’Anglet et de Biarritz. Mais de là à imaginer affronter un jour la terrible vague de Belharra…

« Nouvelle vague à Bayonne », Pierre George et Jean-Yves Viollier, éditions Atlantica, – 56 pages, 16 euros.

Comment Veunac et Lafite viennent de perdre leur petit boulot à la Socomix

Encore un drame du chômage ! L’ancien duo, pas gêné par les dégâts commis pendant six ans, pensait pouvoir prendre l’air et éventuellement un peu de monnaie à L’Hôtel du Palais. Ils viennent de se faire retoquer.

Guy Lafite et Michel Veunac regardant de concert la porte de sortie.

Une chose est sûre : quand Veunac pouvait mettre un mois pour décider s’il est préférable de ranger les feuilles mortes côté face ou côté pile, Maïder Arostéguy se montre sacrément réactive et n’hésite pas à trancher dans le vif en quarante-huit heures. Reprenons donc la chronologie précise de cette nomination et dénomination comme censeurs de Michel Veunac et Guy Lafite à la Socomix, tandis que les imbéciles des réseaux sociaux se sont déchaînés en accusant « Bisque, Bisque, Basque ! » de colporter des fake news.

Mardi 17 novembre, à 14 h 49 : mail du service communication de la mairie à BBB : « Pour répondre à votre question, Michel Veunac est censeur auprès de la SOCOMIX, au titre d’ancien président de cette dernière et ancien Maire de la Ville. En tant que censeur, il peut apporter un éclairage au sein des débats mais ne participe pas au vote. Son rôle n’est que consultatif. »

Mercredi 18 novembre à 9 h 54 : BBB publie « Arostéguy ressort Veunac du formol » et les réactions sont immédiates. À son entourage proche, Maïder Arostéguy explique que Veunac lui a demandé et qu’elle n’a pas osé lui refuser, mais elle mesure vite la bronca que suscite sa décision et l’impopularité durable du maire sortant.

Jeudi 19 novembre 20 h 13 : Après s’être excusée pour sa journée chargée du mercredi, terminée par plusieurs heures de conseil municipal, Maïder Arostéguy répond à BBB et confirme ses informations avant d’annoncer une grande nouvelle : « L’habitude biarrotte voulait que le Président sortant de la Socomix devienne censeur, comme le Général Zeisser l’est aujourd’hui. À ce jour, Michel Veunac N’EST PAS censeur, contrairement à l’information communiquée. En effet c’est lors de la prochaine AG en fin d’année que pourrait s’offrir l’opportunité d’en nommer un. En concertation avec les administrateurs de ma majorité, nous ne donnerons pas suite à la nomination de Michel Veunac au rôle de censeur lors de cette prochaine Assemblée Générale. »

Vendredi 20 novembre, 7 h 40 :  Au lieu de s’apitoyer sur le sort d’un pauvre homme qui se retrouve soudain au chômage alors qu’il pouvait imaginer avoir réussi le « casse du siècle » en se retrouvant au conseil d’administration de la Socomix (Un peu comme si Albert Spaggiari avait intégré après son hold-up le conseil d’administration de la Société Générale), Bisque Bisque Basque ! pose une nouvelle question au maire : « Guy Lafite et Jean-Bernard Pinatel devaient aussi être nommés censeurs. Pouvez-vous me le confirmer ? » et raconte au passage l’étonnant conseil d’administration du 10 mai 2020 où l’ancien maire et son adjoint ont cru assurer leur avenir avec l’adoption d’une clause particulièrement astucieuse… pour eux !

Vendredi 20 novembre, 8 h 00 :  Décidément ultra-réactive, la première magistrate de Biarritz répond vingt minutes plus tard : « Je me suis engagée pendant la campagne auprès de Jean-Bernard Pinatel dont je soutiendrai la nomination en tant que censeur. Plusieurs autres noms avaient été envisagés dont celui de Guy Lafite. Ce dernier nous a mis en relation avec la région et le Président Rousset dont nous attendons une aide substantielle. Son nom n’a pas été retenu. Je n’étais pas au courant pour la clause que vous mentionnez. En aucune façon il ne sera question de rémunération car c’est une tradition de permettre à d’anciens membres de rester dans la place ».

Et en plus, ils ont tenté d’être rémunérés !

Avec ce refus d’Arostéguy de les nommer censeurs, c’est tout un plan minutieusement préparé par les deux acolytes qui tombe à l’eau. Tout commence le 10 mai 2020, alors que Maïder Arostéguy est arrivée en tête au premier tour et que Mimi-la-Malice et Lafaillite-nous-voilà  se disent qu’il serait temps qu’ils pensent à leur avenir. Vu de loin, le point 15 de l’ordre du jour semble bien anodin : « Création du statut de censeur et insertion d’une clause en ce sens dans les statuts ».

Visiblement, les administrateurs n’y verront que du feu et vont s’empresser de voter les deux clauses par lesquelles Veunac et Lafite ont cru assurer leur avenir. Tout d’abord le conseil d’administration entérine l’idée que l’on peut désormais monter jusqu’à six censeurs. Comme il y en a déjà trois, voilà trois nouvelles places gardées bien au chaud pour la future assemblée générale prévue en décembre 2020. Mais il y a un avenant bien plus délicieux qui sera aussi voté dans la foulée. Alors que la tradition veut que le censeur soit un sage qui amène gratuitement ses lumières au conseil d’administration, les « pauvres » Veunac et Lafite ont tout prévu et le conseil d’administration, sans doute persuadé que la Socomix est riche à millions, entérine l’idée que « l’assemblée générale ordinaire peut décider d’attribuer une rémunération aux censeurs ».

Pas de chance pour nos deux gros malins, l’émoi suscité par l’article de BBB, les réactions outrées de l’entourage proche de Maïder, et la découverte tardive de la vilaine entourloupe qui se préparait ont amené la nouvelle maire à réviser fort sagement sa copie et à éconduire les deux candidats au travail.

On l’a échappé belle !

À vos claviers, les agités !

Que c’est bon de recevoir des leçons de journalisme de planqués du clavier, aussi ignorants que péremptoires !

Seul point positif, ces invectiveurs déchaînés ne risquent visiblement pas d’attraper la Covid 19 en sortant pour aller vérifier ce qu’ils écrivent (… Si on peut appeler cela écrire !)

La proposition citoyenne de Bisque, Bisque, Basque !

Réduits à la portion congrue dans « Biarritz Magazine », les élus d’opposition de Biarritz pourront s’exprimer chaque mois confortablement dans ce blog.

La situation actuelle telle que la voit le Docteur Oualam.

Bisque, Bisque, Basque ! adore les contre-pieds. Patrick Destizon a sans doute été surpris de recevoir un SMS lui proposant, comme à tous les membres de l’opposition d’être hébergé tous les premiers du mois dans « Bisque, Bisque, Basque ! ». Et la liberté d’expression ne saurant être restreinte, l’élu aura même le droit d’écrire que je suis un imbécile qui n’a écrit que des bêtises à son sujet, sans craindre la moindre censure. Et en plus il disposera chaque mois pour sa tribune de 4500 signes, (trois feuillets dans le jargon de la presse), soit quatre fois et demi la place qui lui est allouée dans « Biarritz magazine ».

« C’est royal ! », s’est exclamé par retour de SMS Guillaume Barucq.

Les autres opposants n’ont pas été encore contactés, mais la proposition de Bisque, Bisque, Basque ! est valable pour tous, sans faire de distinguo, contrairement au conseil municipal de mercredi soir, entre les membres et les non-membres d’un parti politique, les têtes de liste ou les dissidents, les possesseurs de page Facebook et les non-possesseurs. Et si un élu de la majorité, peu satisfait des 38 pages du magazine qui lui sont réservées, éprouve le besoin d’écrire, il sera lui aussi bien accueilli. La vie publique est passionnante et mérite d’être partagée avec le plus grand nombre, car elle est l’affaire de tous.

Arostéguy : « Bravo pour cette initiative »

En effet, on reproche trop souvent aux élus d’être simplistes, voire populistes, pour accepter comme seule possibilité d’expression de l’opposition un court billet de 1000 signes. Le politique a besoin d’exprimer ses idées, de les développer, de les nuancer et ne doit pas être réduit à deux ou trois « petites phrases ».

La proposition de Bisque, Bisque, Basque ! est très simple et peut prendre effet dès le 1er décembre pour ceux qui le souhaitent. Tout texte d’opposant qui me parviendra par mail (jeanyvesviollier@gmail.com) avant le 28 du mois en cours sera publié le 1er du mois suivant.

Comme indiqué précédemment, le texte ne devra pas excéder les 4500 signes, être accompagné d’un document d’illustration et si possible d’un ou deux intertitres pour amener une respiration dans le récit.

Contactée sur cette proposition par courtoisie républicaine, Maïder Arostéguy a répondu par mail : « Bravo pour cette initiative ! ».  Puisque tout le monde semble intéressé par cette initiative, il ne vous reste plus, Mesdames et Messieurs de l’opposition, qu’à sortir votre plus beau stylo. On attend avec impatience vos tribunes.

Barucq et Destizon manquent de caractères

Les droits de l’opposition ont été sérieusement malmenés lors du dernier conseil municipal.

Ce n’est pas parce qu’on s’est fait sérieusement talocher dans notre enfance que nous avons à notre tour taloché nos propres enfants. L’argumentation de Maïder Arostéguy, lors du conseil municipal du 18 novembre, répliquant à Guillaume Barucq et Patrick Destizon qu’ils n’auraient plus désormais que 1000 signes dans « Biarritz magazine » pour s’exprimer parce qu’il en avait toujours été ainsi à Biarritz, a créé un sérieux malaise parmi tous ceux qui avaient cru voir une volonté de renouveau et espéré un dialogue plus apaisé entre majorité et opposition, surtout de la part d’une élue qui avait prôné la rupture avec les anciennes pratiques pendant sa campagne électorale.

https://ville.biarritz.fr/ma-ville-nere-hiria/vie-municipale/conseils-municipaux-432.html

Pour 1000 signes, t’as plus rien !

Guillaume Barucq et Patrick Destizon, les deux esseulés de l’opposition se sont donc fort logiquement insurgés contre le nouveau règlement intérieur du conseil municipal qui veut qu’un groupe politique ne soit reconnu que s’il se compose de deux membres au minimum. 1000 signes et c’est tout à Guillaume Barucq qui totalisait 26,30% des voix le 28 juin au soir et à Patrick Destizon (8,74% avec la liste Saint-Cricq). Même si l’explosion de sa liste était prévisible dès le premier jour tant l’attelage politique créé pour la circonstance était improbable, Guillaume Barucq fait preuve de bon sens quand il suggère, au vu de l’émiettement de l’opposition, que « chaque groupe ait le même espace ».

Destizon a totalement raison

Et, une fois n’est pas coutume, Patrick Destizon a totalement raison quand il proteste contre cette mauvaise manière et ressort un jugement de la Cour administrative de Versailles, datant du 8 mai 2007, où les juges avaient estimé que dans un magazine municipal de trente pages, un opposant devait au minimum bénéficier de 1600 signes. L’élu Destizon remarque au passage qu’il n’a jamais reçu la moindre convocation pour la commission des Finances dont il est membre, un détail qui n’a visiblement soucié personne. Il conclut en affirmant qu’il envisage d’engager un référé liberté si ses droits continuent à être bafoués et Bisque, Bisque, Basque ! ne peut que l’approuver.

Car vous ne réalisez peut-être pas ce que peut représenter 1000 signes, espaces compris. Au moment où vous lisez cet article, 2459 signes ont déjà été couchés sur le papier, soit deux fois et demi ce à quoi ont droit Barucq ou Destizon.

1000 signes, c’est possible pour raconter « une blagounette » pour reprendre une expression utilisée par Lysiann Brao hier soir, mais certainement pas pour exprimer une pensée politique détaillée.

Dans la presse écrite traditionnelle, vous ne trouverez jamais un éditorialiste politique qui exprimera son opinion en moins de 3 000 signes. Et pour tout dire cet argument paraît totalement ridicule. On se réfugie derrière la règle et on ne veut pas voir l’esprit de la règle. Pourquoi ne pas imposer à l’opposition tant qu’on y est l’obligation d’utiliser un certain nombre de i et de l, lettres étroites, et de limiter le nombre de m ou de w, lettres gloutonnes qui occupent beaucoup trop d’espace ?

Va-t-on bientôt imposer à l’opposition le nombre de i à utiliser, car cette lettre prend moins d’espace qu’un m ?

Le vilain signal envoyé par Arostéguy et Boudousse

Anecdote très révélatrice hier soir juste après le conseil, une sympathisante de RamDam 64-40 qui nous avait adressé une proposition pour qu’une harpe soit décernée à Maïder Arostéguy pour ses bons débuts municipaux, nous a demandé d’annuler sa proposition, tellement elle avait le sentiment que toutes les belles paroles prononcées par la nouvelle élue sur « les droits de l’opposition » ne reposaient plus sur rien. Car des arguties, on en a entendu et des belles de la part du maire et de son adjoint : il en a toujours été ainsi, on n’a pas de place dans le magazine, Jean-Benoît Saint-Cricq en 2008 s’est bien plié à la règle. On ne peut pas prôner la rupture quand ça arrange et la tradition à d’autres moments. !

Si l’équipe municipale en place veut vraiment respecter la démocratie, pourquoi ne balaie-t-elle pas tous ces arguments spécieux d’un revers de manche en laissant quatre pages à son opposition au lieu de deux et en accordant à chacun 3 000 signes pour qu’il puisse préciser sa pensée. Quelles sont donc les pages de « Biarritz Magazine » si indispensables aux Biarrots qui peuvent justifier que l’opposition municipale n’ait pas de place pour s’exprimer ?

Quant à la question du coût engendré par deux pages supplémentaires, là aussi quelle blague ! Si la presse écrite était gérée comme le sont les magazines municipaux, il y a longtemps qu’elle aurait fait faillite. Piles de magazines posées sur les boîtes à lettres dans certains immeubles et partant directement à la poubelle, tirage surabondant, appel à des studios graphiques au lieu de tout faire en interne, rendent un peu risibles cet argument. Quand on se pique d’écologie, au moins le temps de la campagne électorale, la première chose à faire est de recenser tous les Biarrots qui souhaitent télécharger le magazine en PDF pour ne plus distribuer la version papier, beaucoup plus onéreuse, qu’aux personnes qui le souhaitent soit parce qu’elles sont âgées ou qu’elles ne maîtrisent pas Internet.

« Biarritz Magazine » est une publication de qualité, mais museler l’opposition semble beaucoup plus urgent que réaliser des économies dans ce domaine !

Triste journée en vérité pour la démocratie locale que celle où l’on apprend que Veunac revient dans le jeu à la Socomix, ce qui est mépriser le vote des Biarrots, et où le soir même on voit un maire qui a donné des espérances utiliser des vieilles ficelles politiciennes pour ne pas laisser son opposition s’exprimer.  

Et pour vous raconter tout cela, et alors que je n’ai pas parlé de la vente de la villa Sion et de la très percutante intervention de Nathalie Motsch face à ce déni de bon sens, il m’a tout de même fallu 5704 caractères, espaces compris, soit près de six fois ce que l’on autorisera désormais une fois par mois à Barucq ou Destizon. De qui se moque-t-on ?

Arostéguy ressort Veunac du formol

La logique de rupture, c’était uniquement pour la campagne électorale. La nouvelle maire vient d’offrir à l’ancien un poste de censeur à la Socomix, ce qui n’est peut-être pas l’idée du siècle.

M’imaginez-vous bras dessus bras dessous avec Jean-Baptiste Aldigé pour aller voir un match de l’Aviron bayonnais ? Seriez-vous surpris si Jean-Benoît Saint-Cricq décidait d’offrir le gîte et le couvert à la SDF qui a tenté par trois fois d’incendier son domicile  Me croiriez-vous si je vous dis que Veunac va bientôt se retrouver sur les genoux d’Arostéguy ?

Quand Veunac paradait, peu avant le G7 (Photo Paris Match)

Biarritz est décidément une ville totalement imprévisible puisque la mairie vient de confirmer dans un mail en réponse à une question de Bisque, Bisque, Basque ! que « Michel Veunac est censeur auprès de la SOCOMIX, au titre d’ancien président de cette dernière et ancien Maire de la Ville. En tant que censeur, il peut apporter un éclairage au sein des débats mais ne participe pas au vote. Son rôle n’est que consultatif. » Eh, la mairie, pas la peine de faire la fine bouche et de prendre des précautions oratoires, le fait est là : vous avez tendu la main à celui qui est considéré par beaucoup de Biarrots comme le « fossoyeur » de l’Hôtel du Palais, et si vous estimez que la lumière peut venir de lui, c’est que vous avez sacrément de l’imagination !

C’est bien pourtant grâce à une stratégie de rupture totale avec l’ancienne équipe municipale que Maïder Arostéguy l’a emporté aussi largement. Seule candidate à avoir parfaitement analysé le scrutin biarrot et la défaite historique de Veunac (1088 suffrages en sa faveur, 12,22% des voix, plus mauvais score de France pour un maire sortant d’une ville de plus de 20 000 habitants), Maïder Arostéguy avait fait au soir du premier tour un choix très habile, contrairement aux hasardeuses stratégies politiques du docteur Barucq, en refusant toute alliance et en repartant avec sa liste. Mais il faut décidément penser que les postures martiales de campagne, ne résistent guère au temps, une fois que l’on a endossé l’écharpe tricolore.

Veunac croit toujours avoir fait un bon mandat

Cette main tendue à l’ancien maire est d’autant plus détestable que nombre de Biarrots estiment que Mimi-la-Malice et son acolyte Lafaillite-nous-voilà sont les auteurs du pire mandat jamais vécu par la ville, en particulier en ce qui concerne la gestion de l’Hôtel du Palais. Alors qu’un referendum s’imposait pour savoir ce que les Biarrots voulaient faire de leur ruineux palace, l’ex-maire a soigneusement dissimulé aux Biarrots et même à son conseil municipal les informations en sa possession. Comme le soulignait Nathalie Motsch lors du dernier conseil municipal, pourquoi le maire de l’époque n’a-t-il pas parlé de la proposition d’achat du fonds et des murs qu’il a reçue pendant son mandat ? Et que dire de ce montage particulièrement scandaleux et acrobatique qui risque de livrer le Palais aux mains de Decaux si Maïder Arostéguy ne réussit pas à trouver les 20 millions d’euros manquants pour finaliser les travaux ? Que penser de ces travaux fastueux lancés pour épater Macron et la galerie du G7 et que nous allons maintenant payer pendant des années puisque l’État ne nous a pas accordé un sou de subvention ?

Pour toutes ces raisons, la nomination en douce de Michel Veunac au sein de la Socomix est totalement scandaleuse et relève de cet « entre-soi » si prisé des politiques.

Si l’homme avait d’ailleurs un tant soit peu de dignité, au vu de la fessée que lui a infligée la population biarrote, il se serait retiré de toute activité officielle, même si son rôle va être plus que limité au sein de la Socomix, à l’image de son mandat, phrases creuses à foison et absence totale d’idées.

Mais visiblement, comme Hollande rosissant de plaisir quand on lui dit dans les médias qu’il est susceptible d’incarner l’avenir de la gauche, Michel Veunac n’a toujours pas réalisé à quel point son mandat a été calamiteux. Récit d’un bon copain adepte des marches quotidiennes autour du lac Marion : « Je connais Michel Veunac depuis des décennies, mais il ne m’a pas adressé la parole une seule fois de tout son mandat. J’ai donc été très surpris de le croiser l’autre jour au lac Marion et qu’il s’arrête pour me demander des nouvelles. En fait, très vite il a parlé de lui, surtout pour se plaindre de l’ingratitude des Biarrots à son égard. J’étais stupéfait des propos qu’il me tenait ».

Et oui, il y a des anciens maires qui osent tout et c’est même à ça qu’on les reconnaît.  Mais quel vilain signal nous envoie là Maïder Arostéguy !

. Le censeur n’est pas comme on pourrait le penser uniquement l’adjoint du proviseur dans les lycées. C’est aussi une ancienne personnalité à qui l’on demande son avis, un sage en quelque sorte. Pourquoi vous venez d’éclater de rire ?

Un Castex totalement Cressonisé

Inventeur de l’Absurdie totalitaire, le Premier ministre émarge à la catégorie des très vite oubliables, façon Édith Cresson ou Jean-Pierre Raffarin.

Que celui qui est capable d’écouter l’actuel Premier ministre plus de trente minutes sans ciller lève la main ! « Croque-mémés » comme le surnomment les habitants de Prades pour sa propension à embrasser tout ce qui bouge est certainement un brave homme, mais, avec sa façon de rouler des mirettes, de hocher la tête et d’articuler comme s’il avait abusé de l’eau ferrugineuse, très vite le téléspectateur n’en peut plus de cette autoparodie de Premier ministre et n’a plus qu’une envie, hurler « Bourvil, sors de ce corps ! ».

Il y a à l’évidence un mélange de Woody Allen et de Bourvil en la personne de ce Premier ministre que personne ne comprend…

Le propos n’est pas de contester cette deuxième vague de contamination, beaucoup plus grave que la première au Pays basque et qui mérite un surcroît de précautions. Mais en ces temps de confinement difficile et d’indispensable privation de libertés élémentaires, on peut se demander si Emmanuel Macron, après l’austère mais compréhensible Édouard Phillipe, n’a pas nommé Jean Castex pour dérider les Français et les aider à mieux vivre cette période délicate. Bourvil-Castex à Matignon, c’est à peu près aussi probable que si on avait proposé à l’époque à Louis de Funès d’incarner le général de Gaulle !

Le « brave homme », en voulant faire plaisir à tout le monde et en étant incapable d’imposer son autorité, fait virer notre pays en Absurdie totalitaire, avec un mélange de laxisme et de règlements stupides qui entraînent des palabres risibles et des querelles interminables, à un moment où le personnel médical a mieux à faire.

Picoler plutôt que lire

Au pays de la gastronomie, et c’est bien le moins, l’ancien élu de Prades s’était déjà montré très créatif en inventant, en même temps que le couvre-feu, « le café-andouillette ». Les bistrots étant fermés mais les restaurants ouverts, le malheureux qui souhaitait prendre un petit noir à 9 heures du matin était obligé de commander en même temps un plat, accompagné de la recommandation du serveur : « Mangez-le le plus lentement possible, car je serai obligé de vous mettre dehors quand vous aurez terminé ».

En France, entre lire et picoler le choix est vite fait.

Même pagaille et mêmes incohérences en ce qui concerne les commerces depuis le confinement. On aurait pu imaginer que tous les commerces soient fermés comme en mars, à l’exception des commerces de bouche, ou qu’on autorise un nombre limité de clients, proportionnellement au nombre de mètres carrés de l’enseigne. Au lieu de cela, les marchands de vins sont ouverts, ce qui me réjouit pour les deux adorables cavistes de la place Clemenceau, et les libraires fermés, ce qui me consterne. Tandis que dans un premier temps les grandes surfaces continuaient à vendre du papier imprimé, avant que le gouvernement ne révise sa copie, Amazon se frotte les mains, voit son chiffre d’affaires exploser et pousse même l’hypocrisie jusqu’à proposer son aide aux petits commerces, un peu comme le bourreau s’enquiert de la santé du futur décapité.

Un exemple parmi d’autres de la confusion ambiante créée par Bourvil-Castex : samedi dernier, la FNAC refusait de vendre à ses clients une liseuse, produit interdit par décret énarchique comme les livres, tandis qu’à deux pas de là DARTY n’avait pas le moindre état d’âme pour délivrer le même objet à un acquéreur qui en demandait. Ces deux enseignes font pourtant partie du même groupe !

Dans ses attrayants rayons, la FNAC proposait de « choisir les yeux fermés ». Souhait exaucé !

Et que dire de tous ces surfeurs que l’on retrouve chaque jour à l’eau, Côte des Basques ou sur la grande plage, prêts à présenter leur certificat médical en cas de contrôle de la police ? Nous vivions depuis des lustres à Biarritz et ignorions qu’il y avait dans cette ville autant de dépressifs prêts à se jeter à l’eau !

Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que notre cher et dépassé Premier ministre dans un spasme incontrôlé, dimanche dernier sur TF1, trouve le moyen d’adresser à tous les Français un magnifique et involontaire doigt d’honneur qui a fait se tordre la planète entière. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas !

De Gaulle disait « Vous m’avez compris », Castex pour sa part préfère le langage des signes.

L’énorme responsabilité de Macron

Plutôt que d’accabler Jean Castex qui est déjà totalement Cressonisé (ce n’est pas une recette inédite de « Top Chef », mais un adjectif utilisé en politique pour parler d’un élu qui a atteint son seuil d’incompétence), la véritable question à se poser, toujours sans réponse claire à ce jour, est de se demander pourquoi Emmanuel Macron s’est séparé d’Édouard Philippe, Premier ministre, apprécié et pédagogue qui parlait aux Français comme à des adultes. Parce que sa popularité faisait de l’ombre à Jupiter ? C’est l’explication la plus probable et sans doute la raison pour laquelle mi-avril, Le Président de la République, avait repris la main à la télévision. Pour nous parler de ce déconfinement qui aurait dû s’accompagner de mille précautions ? Jupiter est bien au-dessus de toutes ces contingences bassement matérielles et le seul sujet qui l’intéressait ce soir-là, à la grande surprise des Français encore confinés, était « la nouvelle voie » que semblait seul percevoir le président, et qui lui permettrait d’être triomphalement réélu en 2022.

Si les Français ont dansé tout l’été, sans trop écouter les Cassandre de la deuxième vague inévitable, c’est par un besoin logique de liberté mais aussi et surtout parce que le Président de la république lui-même, par ses propos et ses préoccupations purement électoralistes, traitait le virus avec beaucoup de désinvolture comme une vieille affaire du passé et ne semblait préoccupé que par son avenir politique.

Il était donc logique de se débarrasser d’un Premier ministre remarquable et qui faisait bien le boulot, au profit d’un « apparatchik » de bonne volonté mais sans la moindre envergure.
Cruellement, Le Parisien, mardi 3 novembre faisait semblant de constater que les messages de Jean Castex ne passent pas et titrait : « Y-a-t-il un problème Castex ? ».
Poser la question, c’est déjà y répondre.

Barucq si seul en ce conseil

Les lendemains qui déchantent, en politique, succèdent presque toujours aux alliances improbables. Pour avoir voulu faire du Borotra, « Docteur surf » en fait l’amère expérience.

Au soir du deuxième tour le 28 juin dernier, Guillaume Barucq, avec un réalisme certain quoique partiel, reconnaissait devant ses troupes avoir pris « une belle taule », mais donnait rendez-vous en 2026 à sa « formidable équipe » qui sera « prête et déterminée » pour la prochaine échéance électorale. On a connu plus visionnaire…

(Photo Fabienne DUHART)

Sans surprise en effet, Corine Martineau et Jean-Baptiste Dussausois, après les défections en septembre de Lysiann Brao et Brice Morin, viennent de décider à leur tour de reprendre leur liberté et de former leur propre groupe au sein du conseil municipal.

Voilà donc l’homme qui aurait pu, avec un peu plus de jugeotte et un peu moins d’alliances improbables, sérieusement talonner Maïder Arostéguy, désormais aussi seul que Patrick Destizon.

Le communiqué de presse publié hier par Corine Martineau et Jean-Baptiste Dussaussois Larralde.

« Guillaume Barucq est quelqu’un de gentil, affirme au téléphone Corine Martineau, mais il n’écoute personne et est têtu comme une mule. ». Effectivement pour ne pas avoir voulu incarner l’alliance souhaitée par les électeurs avec Nathalie Motsch en deuxième position et Brice Morin en trois, alliance que lui conseillait vivement l’expérimenté Jakes Abeberry, pour avoir cru que l’on pouvait faire son marché parmi les listes électorales comme on achète ses salades en allant d’un maraîcher à l’autre aux halles de Biarritz, une dose d’abertzale par ci, un peu de jeunes et vieux fossiles veunaciens par-là, une grosse pincée de droite traditionnelle saupoudrée d’écologie, Guillaume Barucq a créé une liste improbable qui ne pouvait que se disloquer au premier virage. N’est pas Borotra qui veut, et le temps des alliances insolites et qui fonctionnent semble heureusement révolu à Biarritz.

Seule consolation pour Guillaume Barucq : il a maîtrisé son attelage improbable beaucoup moins longtemps que Ben-Hur mais tout de même un peu plus que Jean-Benoît Saint Cricq en 2008. L’avocat biarrot perdait Patrick Destizon, Maïder Arostéguy et trois autres de ses colistiers dès le premier conseil, le médecin surfeur se retrouve à poil au troisième conseil. Il y a d’ailleurs un parallélisme étonnant entre ces deux personnages : même intelligence vive, même envie de servir leur ville et même absence totale de sens politique qui les conduit au désastre, alors qu’ils méritaient beaucoup mieux au vu de leurs capacités personnelles.

Lors d’un entretien en février 2019, Guillaume Barucq avait balayé l’idée de ne pas être tête de liste, déclarant qu’il voulait voir « combien il pèse ». Désormais, la réponse est connue de tous : pas grand-chose.

De la pêche aux voix à… Mamie Betty

Le Facebook de Guillaume Barucq, qui ne fait jamais mystère de ses convictions, est une mine d’or pour un observateur.

Il y a un an, il était parti avec son épuisette nettoyer l’océan ou au moins pêcher les voix. Hier, au Port-vieux, il se baignait avec « l’ourse blanche » Mamie Betty, 91 ans, pour démontrer les vertus des bains de mer. Faute de Lysiann ou de Corine, Guillaume nous montre qu’il sait s’adapter…