L’INTERVIEW (PRESQUE) IMAGINAIRE DE DIDIER BOROTRA : « Nathalie qui ? »

Didier Borotra, mais qu’est-ce que vous faites là à déambuler un 1er janvier dans les rues de Biarritz ? Et sans masque en plus !

– Hier soir, à la maison de retraite d’Arbonne, à l’occasion du réveillon de 18 heures, j’ai fait exprès d’embrasser toutes les pensionnaires les plus décaties, en espérant qu’il y en aurait bien une pour me refiler le Covid. Pour ma part, je sais que je ne risque rien car je suis increvable, mais si je pouvais refiler cette saloperie à tous les Biarrots que je déteste, dont vous, ça illuminerait ma nouvelle année.

Ce n’est pas très sympa. Vous haïssez donc les Biarrots à ce point ?

– Encore plus que vous ne l’imaginez ! Et je sais de quoi je parle pour les avoir dirigés pendant vingt-trois ans. Alors que je n’ai jamais été qu’altruisme et désintéressement toute ma vie, j’ai même failli me retrouver en prison à cause de ces jobards, c’est dire !

Vous ne seriez pas plutôt un peu fâché de la défaite électorale de votre petite protégée, Nathalie Motsch ?

– Nathalie qui ? Ah oui, celle qui ne sait pas qu’en politique, il faut bosser pour exister. Personne n’imagine tout ce que j’ai dû endurer de la part de Bernard Marie avant de réussir à le dégommer. Vous aussi, mon pauvre garçon, vous ne comprenez décidément rien à la politique. Si je suis monté sur scène au Colisée, juste avant le deuxième tour, c’était pour la faire perdre. Et j’ai réussi au-delà de toute espérance. Elle avait bonne mine à parler de renouveau de la vie politique en m’exhibant sur scène…

– Vous continuez à la voir ou à lui téléphoner de temps en temps ?

– Mais pas du tout ! Je lui ai juste passé un coup de téléphone au lendemain du dernier conseil municipal du 18 décembre pour lui conseiller de mettre fin à ses souffrances… et aux nôtres. Elle devrait laisser sa place à la suivante sur sa liste, car elle fait plus fort que Brisson en 2014 : trois absences et deux présences écourtées en cinq conseils municipaux. C’est un record difficile à battre. C’est un peu comme l’autre gredin de la météo…

Vous voulez parler de Louis Bodin ?

À peu près aussi présent que Nathalie Motsch. On se demande bien pourquoi il s’est fait élire, à part pour faire le beau sur l’affiche.  Il doit se la péter à TF1 en jouant à l’élu biarrot.

– Finalement, vous continuez à vous intéresser à la politique biarrote ?

(Un soupir) À la maison de retraite d’Arbonne, soit j’écoute le conseil municipal de Biarritz, soit c’est atelier macramé avec les mémés…

– Que pensez-vous de l’actuelle opposition ?

– Barucq ? Il ne s’est toujours pas remis d’avoir nagé au Port-vieux aux côtés d’Adriana Karembeu et maintenant, dès qu’il voit une caméra, il frétille. Mais de là à affirmer en public que Maïder a été réélue de justesse… Destizon ? Il est comme les attractions ludo-scientifiques de ma si belle Cité de l’Océan : un peu dépassé avec sa façon de toujours remettre le couvert sur son si beau bilan aux côtés de son Michel Veunac adoré. Quant aux Abertzale, depuis le premier conseil, ils répètent en boucle qu’il faut surtaxer les résidents secondaires et qu’on pourrait ainsi trouver 1,8 million d’euros de recettes supplémentaires. Maintenant, s’ils étaient en mesure d’exprimer une deuxième idée, six mois plus tard, ce serait pas mal…

– L’élection de Maïder Arostéguy vous désespère donc totalement ?

– (Il sursaute !) Moi ? Mais pas du tout ! J’ai toujours été un soutien inconditionnel de Maïder Arostéguy. Une fille que j’ai vu débuter dans mon conseil en 2008 et qui a montré qu’elle avait du goût en quittant immédiatement Saint-Cricq et Destizon et en me soutenant au moment du vote de ma très onéreuse, oh pardon très chère, Cité de l’Océan. Dès le départ, j’étais un fan inconditionnel, quoique caché, de Maïder Arostéguy. (Constatant qu’il peine à convaincre) … Et d’abord, elle me promet depuis juillet que l’avenue Edouard VII va devenir l’avenue Didier Borotra !

– Vous plaisantez ?

– Mais pas du tout ! (Soudain dubitatif) Vous croyez qu’après avoir entubé tant de monde durant ma carrière, je me serais fait avoir à mon tour et que les promesses n’engagent que les imbéciles qui y croient ?

(Propos presque recueillis par Jean-Yves Viollier)

2 réflexions sur “L’INTERVIEW (PRESQUE) IMAGINAIRE DE DIDIER BOROTRA : « Nathalie qui ? »

  1. Bravo! Drôle, fin, réjouissant, comme d’habitude. Jolie distraction de nouvel an, après une « annus horribilis » marquée notamment par des élections surréalistes. Une interview « presque » imaginaire? Nul doute que nombre des pensées humoristiquement prêtées ici à ce personnage biarroi, emblématique quoiqu’on en pense, et qui ne pourra que rester dans l’histoire de la ville, ne sont pas totalement improbables. Et sont tout à fait susceptibles d’être partagées par certains de ceux qui, au delà de « s’intéresser », ont eu l’occasion de vivre ces évènements au plus près de certains protagonistes.…
    Mais on peut aussi avoir envie de dépasser un peu et un instant le stade humoristique.…
    Biarritz est vraiment « un cas ». Une ville de contrastes saisissants et de paradoxes qui ne le sont pas moins.
    2014 a été une bascule: Borotra se retire – après 23 ans et « un mandat de trop », a-t-on beaucoup entendu dire -, et fait tout pour éviter l’élection de son premier adjoint Max Brisson, qui aurait très probablement été un bon maire de Biarritz. Il fait élire Veunac, dont il n’imaginait peut-être pas à quel point il serait mauvais, bien aidé en cela par cet intelligent traitre à Biarritz et aux Biarrots qu’aura été Lafite, âme damnée et corruptrice d’âmes faibles. Et le désordre absolu de ce mandat prépare le désordre absolu, sidérant, sans précédent ni équivalent, de l’élection qui suit, sur fond de G7, de scandale d’hôtel du Palais, de BOPB en crise, de convoitises de « ministricules », de pas de clers élyséens, de vide sidéral ou d’effets de paillettes et de « coups de comm » ne dupant que peu des candidatures de conseillers municipaux sortants, – en n’oubliant pas que, pour les stupides raisons qu’on sait, il en manquait un, qui lui aussi aurait été sans l’ombre d’un doute un très bon maire de Biarritz, l’alternative dont l’absence fait se navrer, François Amigorena -, et de bien d’autres choses encore dont évidemment en bout de parcoursb la Covid.
    Ainsi les Biarrots, habitant une ville merveilleuse, mais belle princesse endormie hors de son temps, au coeur d’une époque de fortes transformations, – l’enjeu environnemental n’étant pas le moindre, ici plus encore – n’auront-ils finalement eu le choix qu’entre médiocrité et médiocrité. Sans vision. Quoi qu’ils choisissent, ils ne pouvaienf dànc que l’élire. J’en suis profondément désolé pour cette ville au potentiel magnifique. Elle n’a certes pas évolué dans un bon sens entre 2014 et 2020. Sauf improbable surprise, elle n’aura pas beaucoup progressé entre 2020 et 2026.
    Qu’on ne s’y trompe pas, Borotra est et reste durablement le principal responsable de cette chienlit.

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