« Quelqu’un de chez nous »

La candidature du ministre de l’Agriculture fait enrager tous ceux qui ne voient pas plus loin que leur chauvinisme.

La Une de Sud Ouest du 10 décembre.

Sauf à avoir vécu depuis le jour de sa naissance dans son village natal, on a tous pratiqué le parachutisme à un moment ou l’autre de son existence que ce soit pour des raisons scolaires, professionnelles ou électorales. Merci donc a tous ceux qui m’ont copieusement insulté après la publication de « Guillaume pose ses couilles sur la table » avec des attaques qui volaient parfois… en dessous de la ceinture. Je leur dois un délicieux dimanche, tellement leur colère et la faiblesse de leur argumentation m’ont fait rire et rappelé ces matches de rugby disputés en terre adverse où le public me sifflait pour quelques marrons distribués et sublimait complètement le joueur médiocre que j’étais.

Pour principal exemple, ce général local, bon copain de surcroît, qui s’est efforcé de faire coup double en un seul SMS, histoire d’économiser les cartouches, m’alignant et alignant le directeur de La Semaine en ayant visiblement complètement oublié comment doit fonctionner  la presse d’opinion. Mais peut-être a-t-il tout simplement peur que son épouse  ne soit pas réélue avec la nouvelle carte électorale qui se dessine ?

Non, Bisque, Bisque, Basque !, pas plus qu’il n’a été auparavant celui de Nathalie Motsch, n’est devenu le porte-parole de Didier Guillaume en affirmant que la candidature du ministre de l’Agriculture changeait complètement la donne et faisait bouger les lignes. Mais j’ai bien conscience qu’avec mon général favori, un mot de plus et c’était la corvée de bois. À quoi tient un destin !

Saga vendéenne

Et tout d’abord pour clôturer ce débat que je trouve totalement scandaleux sur les « purs Biarrots », les « à peu près Biarrots » et les « pas du tout Biarrots », discours que je récuserai toujours car on voit où il peut nous conduire au niveau national, quelques bribes de mon histoire familiale.

En 1954, ma famille labourait encore la terre avec des boeufs.

En 1932 mon grand-père,  alors âgé de vingt-cinq ans, n’arrivant plus à vivre de la minuscule ferme familiale héritée de ses parents qu’il cultivait avec son jeune frère en Vendée du côté de Bourg-sous-La-Roche, décide de tout vendre et de reprendre comme métayer une ferme abandonnée depuis trente ans, juste à côté de Saintes, à La Chapelle-des-Pots. Les deux frères, mais aussi ma grand-mère, ses parents et beaux-parents feront à pied les 140 kilomètres qui séparent les deux communes avec les six vaches qui étaient leur seule fortune. Dormant dans les fossés, laissant au bétail le temps de paître, ma famille mettra une semaine pour accomplir ce périple et arriver dans un village beaucoup plus riche que le sien où elle se fera traiter de « Ventrachoux », le surnom aimable que les Charentais donnaient aux Vendéens. Malgré cela ma famille fera petit à petit sa place au soleil, avec mon grand-père qui sera remobilisé pendant la guerre et obtiendra en tant que sergent-chef plusieurs citations pour faits de bravoure. Il me semble même qu’il était croix de guerre, mais les breloques ne nous intéressant guère dans la famille, j’ai trop peur de mon général favori pour l’affirmer.

Conseiller municipal à la Libération, il deviendra premier adjoint pendant deux mandats  et, au moment où le maire à qui il est resté fidèle jusqu’au bout  passera la main (Voilà qui nous change de Biarritz !), il postulera pour l’écharpe tricolore.

Élu en  1965 maire de sa commune sur un score étriqué, trente-deux ans après son arrivée dans ce village charentais, il racontera jusqu’à sa mort combien il avait été blessé par les propos de bons copains qui lui avaient affirmé pendant la campagne électorale : « Auguste, on ne peut pas voter pour toi. Tu es un migrant ».

Pour toutes ces raisons, et vous pouvez bien tempêter et tambouriner autant que vous voulez, je ne reprocherai jamais à Didier Guillaume ses origines, car la question qui m’importe est de savoir s’il est un bon maire potentiel pour Biarritz. Sachant que si j’estime qu’il est nul, je l’écrirai aussi sans le moindre état d’âme. Pour ma part, résidant depuis quinze ans à Biarritz, je me considère toujours comme un invité du Pays basque, ce qui ne m’empêche, comme la loi m’y autorise et comme doivent le faire les journalistes d’opinion, à donner haut et fort mon avis. Sachant qu’un non-parachuté qui n’a jamais rien vu, rien vécu et n’a jamais quitté son village ne me paraît pas plus attirant qu’un parachuté plein d’envie.

Voici donc, par « quelqu’un qui n’est pas de chez nous », mais qui professionnellement a vécu nombre d’élections, ma lecture de la partie électorale qui est en train de se jouer.

Le G7 a tout faussé

Se déclarer candidat avant ou après le G7 ? Seule Maïder Arostéguy s’est lancée dès juin et a eu un peu de temps pour ratisser la Ville. Pour tous les autres qui sont partis après le G7, il était difficile de prévoir qu’ils allaient se retrouver au centre d’une « drôle de guerre » ne leur laissant que peu de visibilité. En effet, avec le sens de la manoeuvre consommé qu’on lui connaît, Veunac a mobilisé l’attention de tous en faisant semblant d’hésiter (Certains dans ce blog m’ont parié jusqu’à 100 euros qu’il n’irait pas !), puis en multipliant les voyages à Paris pour tenter de négocier l’investiture tandis que Macron souhaitait le débrancher en douceur. Puis en exhibant comme une prise de guerre le pâlichon secrétaire d’État Jean-Baptiste Lemoyne, tandis que Didier Guillaume se tortillait de plus en plus sur son tracteur ministériel pour tenter de faire savoir que Biarritz l’intéressait. Et pendant ce temps, les candidats déclarés, à l’abri de la mitraille derrière les fortifications de la ligne Maginot, comptaient les semaines sans pouvoir se permettre la moindre sortie ni la moindre visibilité.

Les cigales locales se trouvent soudain fort démunies

Certains messages de candidats ou candidates déclarés,  très vindicatifs à mon égard, ne m’ont guère étonné. La politique est une discipline cruelle, une des activités humaines les plus injustes avec le sport, car ce n’est pas toujours le meilleur qui gagne. Max Brisson peut en parler. L’alignement des planètes fait que parfois l’échec sera au bout de la campagne électorale, même si on est excellent. Je comprends que, quand on travaille à longueur de journée pour l’emporter, que l’on engage des frais de campagne importants pour sa permanence et sa communication, on frémisse en voyant tous ses efforts mis à mal.

Mais même si le temps de l’instrospective cruelle n’est pas encore venu pour ces candidats, j’estime pour ma part qu’ils ont une grande part de responsabilité dans la situation surréaliste que connaît Biarritz et je leur conseille d’urgence de relire la fable de La Fontaine « La cigale et la fourmi ».

En effet, à l’exception notable de Jacques-André Schneck qui depuis le premier jour prône la nécessité d’alliances pour vaincre Veunac, chacune des cigales locales a cru que la bataille allait être relativement facile avec un Veunac démonétisé et peinant à faire sa liste. Chacun s’est imaginé vainqueur et tout le monde a chanté tout l’automne en attendant de danser au printemps, proposant aux autres des alliances à la condition expresse d’être tête de liste et que les autres candidats intègrent le rang.

À se demander pour l’observateur extérieur si ces candidats, qui prônent tous une nouvelle façon de faire de la politique, qui affirment tous qu’un nouveau mandat de Veunac serait catastrophique et qui nous promettent tous moralisation de la vie publique à gogo, nouvelle gouvernance et respect des droits de l’opposition, ne s’aiment pas en définitive beaucoup plus qu’ils n’aiment les Biarrots et ne sont pas beaucoup plus préoccupés par le devenir de leurs fonds de commerce que par une gouvernance de salut public pour permettre à Biarritz de sortir de l’ornière.

La nature a horreur du vide et Guillaume s’engouffre

Ils ne l’avoueront jamais, car ce serait terrible pour eux, mais c’est leur incapacité à s’allier, à avancer ensemble et le risque majeur que Veunac soit réélu, avec leurs divergences à deux sous d’habitants d’un village gaulois, qui a provoqué la déclaration de candidature de Guillaume. En politique, le vide ne pardonne pas. Macron l’a compris en 2017 quand il a vu l’espace entre un parti socialiste exsangue et des Républicains à la ramasse. Didier Guillaume fait de même et comment lui donner tort ? Tous les supporters des écuries déclarées peuvent bien s’agiter désormais sur les évolutions politiques du ministre de l’Agriculture, sur son absence d’implantation locale ou sur les défaillances de ses soutiens, cette candidature fait considérablement bouger les lignes et oblige les candidats déclarés à un sacré examen de conscience.

Bisque, Bisque, Basque ! n’a pas de boule de cristal, ne connait pas le candidat Guillaume pour savoir s’il tient la route ou non. Mais quand une personnalité de niveau national, de surcroît vieux routier de la politique, décide de se lancer dans l’arène biarrote , difficile de ne pas s’intéresser à ce qu’il va dire et à ce qu’il propose. Et qu’on ne vienne pas nous sortir l’argument du parachuté dont on sait ce que je pense. Si Antoine Dupont ou Gaël Fickou décidaient de venir jouer pour le BO, est-ce qu’on les refuserait sous prétexte qu’ils ne sont pas Biarrots d’origine ?

Une joute électorale qui se bipolarise, qu’on le veuille ou non

Et l’on reste parfois confondu par la naïveté affichée de cetains candidats. Quand un ministre et un secrétaire d’État, issus du même parti, s’affrontent dans la ville qui a accueilli le G7, comment voulez-vous que les médias locaux mais aussi nationaux ne s’intéressent pas à la joute ? Guillaume Barucq a raison dans un tweet publié aujourd’hui de déplorer que le duel Lemoyne-Guillaume rende « les autres candidats invisibles », mais c’est un fait inéluctable et les imprécations n’y changeront rien. Il a tort quand il s’est imaginé, étant bien avec tout le monde, qu’il pouvait devenir un faiseur de roi au soir du premier tour.

Dans une ville qui compte 22 500 inscrits sur les listes électorales, dont beaucoup de résidents secondaires votant à Biarritz mais peu au fait de la vie politique locale, ce duel entre membres du gouvernement va « mécaniquement » affaiblir les autres listes. La tentation de voter « utile » dès le premier tour sera grande.

Je ne me réjouis nullement de cette situation mais c’est un fait. Et en dehors d’une alliance de dernière minute entre les Arostéguy, Motsch, Barucq, Schneck et éventuellement Tardits, alliance qui paraîtra sans doute suspecte aux électeurs car bien trop tardive, chacun en restant enfermé dans son pré carré me paraît en grand péril.

Même si dans une élection tout reste possible jusqu’au soir du deuxième tour, ce qui nous a valu un désastre absolu de six ans avec Veunac et Lafite. Franchement, vous avez envie qu’on recommence les mêmes erreurs ?

Guillaume pose ses couilles sur la table

En annonçant sa candidature, le ministre de l’Agriculture fait sacrément bouger les lignes de la future élection municipale.

Quand votre maison est en feu, vous ne vous préoccupez pas de savoir si votre sauveteur est basque, béarnais ou drômois d’origine. On reproche trop souvent aux politiques de gérer leur carrière comme des petits boutiquiers pour ne pas saluer le panache avec lequel le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume vient d’annoncer qu’il serait candidat aux prochaines élections municipales, précisant même qu’il ne demanderait pas l’investiture LRem, investiture probablement déjà attribuée à Michel Veunac.

La politique consiste à prendre des risques et Didier Guillaume en faisant fi de toutes les conventions et en s’opposant au duo Veunac-Lemoyne démontre un sens de l’analyse politique certain. Si Veunac avait simplement été un maire médiocre, la candidature de Guillaume n’aurait guère été judicieuse. Mais nous venons de vivre le mandat le plus calamiteux de l’histoire de Biarritz, avec un maire de 74 ans qui souhaite se représenter en compagnie de quelques invendus de la vie municipale façon Destizon ou Castaignède ou du bien fade sous-ministre Jean-Baptiste Lemoyne. Une rupture, un retour à un fonctionnement démocratique et à une transparence de la vie municipale s’imposent et pour toutes ces raisons, la candidature de Didier Guillaume est une bonne nouvelle.

Le moment opportun

Et tout d’abord ayons tous une pensée émue pour tous les professionnels de la gamelle, ceux dont le seul souci d’un mandat à l’autre est de conserver un poste et les indemnités afférentes. Ils ont bien conscience de miser sur une Rossinante en choisissant Veunac. Mais comme ils étaient persuadés que Didier Guillaume n’irait pas à l’affrontement faute d’avoir obtenu l’investiture, nombreux étaient ceux prêts à jouer Veunac pour satisfaire leurs ambitions personnelles. Or, ce n’est un secret pour personne, Veunac a beaucoup de mal à bâtir sa liste malgré ses tentatives de ratisser large, comme en témoigne la pauvreté de ses quinze soutiens lors de sa conférence de presse aux « Baigneuses », où il a paru en brasse coulée, pérorant sur sa santé et affirmant être en pleine forme comme jamais, ce qui saute aux yeux de tous.

Exemple drôle au possible et tellement révélateur, Michel Veunac a invité jeudi dernier à midi au Bar Jean Serge Istèque pour lui annoncer qu’il était prêt à l’accueillir sur sa liste. Il n’est vraiment pas rancunier, notre Mimi, ou sacrément démuni pour ratisser aussi large avec quelqu’un qui avait dit pis que pendre de lui. Ce n’est plus Biarritz années folles, mais Biarritz élections folles!

En annonçant sa candidature dès le 5 décembre, même s’il ne pourra être actif qu’à partir de janvier, Guillaume joue donc finement le coup et peut espérer coiffer sur le poteau son rival.

Attendre et voir avant de se pâmer

Sud Ouest web du 6 décembre

Qu’on ne se méprenne pas, Bisque, Bisque, Basque ! ne vient pas de tomber en soudaine pâmoison devant un ministre de l’Agriculture qu’il n’a jamais rencontré et à qui il n’a jamais parlé. Comme nombre d’électeurs biarrots, on va attendre les premières déclarations, les premières réunions publiques, l’annonce des premiers soutiens pour se faire une opinion plus précise et décider pour qui voter. Hommage involontaire à Bisque, Bisque, Basque ! ou plus probablement hasard complet, le candidat Guillaume, en réponse à ce blog qui annonçait que Veunac faisait du vieux avec du vieux, affirme dans Sud Ouest (7/12) : « Je ne ferai pas du neuf avec du vieux ».

On le souhaite vivement tant la nécessité d’une rupture avec les pratiques d’un Didier Borotra ou d’un Michel Veunac est vitale. On sait que Michel Poueyts est le grand copain de Didier Guillaume, que Guy Lafite qui a décidément l’âme d’un second fait les yeux de Chimène au nouveau candidat, que Ghis Haye va nous ressortir ses « valeurs de gauche » pour tenter de monter dans le char à bœufs du ministre de l’Agriculture.

Mais, malgré toutes ces réserves, il peut être intéressant d’avoir à la tête de Biarritz un homme d’envergure nationale qui est promis à jouer un rôle décisif aux côtés de Macron dans la future élection présidentielle de 2022 (Guillaume n’a pas de mérite, Macron n’a quasiment personne à gauche et ne peut s’appuyer ni sur Collomb ni sur Ferrand compte tenu de leurs casseroles judiciaires). À condition que les petites souris de la liste ne dansent pas quand il n’est pas là et ne reprennent pas leurs mauvaises habitudes de copinage et coquinage. Si on élit Didier Guillaume comme maire pour avoir Lafite et Poueyts aux commandes, vieux chevaux de retour aussi démonétisés que Destizon ou Castaignède, où est l’intérêt ?

Aller chercher les talents où ils sont

Et l’on en vient à ces listes d’opposition à Veunac pour lesquelles Bisque, Bisque, Basque ! éprouve beaucoup de sympathie. Dans les quadras-quinquas qui se présentent actuellement, il y a incontestablement des talents et des qualités : on aime le sens du contact et la réelle empathie de Maïder Arsotéguy  pour les Biarrots. Malgré son côté Bisounours qui ne veut se fâcher avec personne, on apprécie le côté sympa et les idées de Guillaume Barucq. On a de la sympathie pour la culture politique de François Xavier Menou et pour l’implication de son équipe. On admire aussi l’intelligence, le sens politique et le courage de Nathalie Motsch et, même s’il n’est pas de la même génération que les autres, on apprécie aussi la haute idée que se fait Jacques-André Schneck du rôle de maire.

Bisque, Bisque, Basque !  n’a qu’un reproche à formuler à tous ces candidats qui pensent à juste titre que Biarritz va dans le mur en continuant avec Veunac et qu’il convient désormais de moraliser la vie publique. Il ne suffit pas d’être jeune pour faire de la politique autrement. Chacun affirme avoir tout tenté pour s’allier avec les autres, ce qui reste à vérifier. Mais ces « jeunes » candidats pratiquent un peu une politique à l’ancienne en estimant qu’ils doivent obligatoirement être têtes de liste et que les autres doivent s’allier à eux. Et compte tenu de la « prime au sortant » dont bénéficie tout maire qui sollicite un renouvellement de mandat, on pouvait redouter que la machine à perdre soit en marche, chacun affirmant que la pire catastrophe serait d’avoir Veunac à la tête de la Ville pour un deuxième mandat, mais ne faisant concrètement rien pour remédier à cette tuile prévisible.

Il n’est pas déshonorant de s’allier

La candidature de Didier Guillaume modifie profondément la donne, car elle laisse entrevoir une défaite possible de Veunac, ce qui constitue l’espoir suprême de tous ceux qui suivent de près la vie politique biarrote. Celui qui est encore ministre de l’Agriculture annonce qu’il va bâtir une liste élargie. Ce qui est absolument nécessaire compte tenu de la prévisible dispersion des voix. Il n’est pas déshonorant d’être le numéro deux d’un ministre, son relais biarrot quand ses fonctions le retiennent à Paris. Et c’est probablement là une occasion unique d’apprendre son métier de futur maire et de comprendre la complexité du mille-feuilles administratif français où seuls les plus malins décrochent des subventions.

En ce sens, les semaines qui s’annoncent vont être passionnantes, même si la vie pour les « petites » listes va désormais être difficile car les médias vont se focaliser sur le duel opposant un ministre à un secrétaire d’État planqué derrière un vieux maire. Biarritz a besoin d’un gouvernement de salut public pour mettre fin à toutes les dérives municipales et l’arrivée de Dider Guillaume devrait permettre de créer des alliances susceptibles de faire espérer la victoire.

Pour ma part, je ne sais pas encore pour qui je vais voter mais si au deuxième tour, on retrouvait face à face un Drômois parachuté vivant sur la Côte basque depuis trente ans face à un pur Biarrot septuagénaire et incompétent, le choix serait vite fait. Quand la maison est en feu, il ne faut surtout pas mégoter.

Veunac fait du vieux avec du vieux

Malgré la présence de Jean-Baptiste Lemoyne, bien planqué derrière Veunac, la liste du maire sortant est consternante et montre à quel point le vide s’est fait autour de lui.

Avec cette ébauche de liste, digne de Pif-Gadget, Veunac nous prend vraiment pour des jambons.

«  La politique est l’art d’arriver par n’importe quel moyen  à une fin dont on ne se vante pas » disait Jules Romain. Pendant tout leur mandat, vous ne les avez jamais entendus, au mieux juste vus opiner du bonnet quand leur seigneur et maître  à écharpe tricolore énonçait une de ses platitudes dont il a le secret. Il est donc normal qu’ils se représentent pour obtenir une nouvelle chance au suffrage. Michel Veunac nous avait annoncé une liste où l’on allait voir ce qu’on allait voir. On voit et on est édifié. Pour faire nombre et arriver à trente-cinq, Michel Veunac, qui n’en est pour le moment qu’à une quinzaine de ralliés, a donc récupéré tous ceux qui n’ont jamais soufflé mot pendant six ans, tous ceux qui n’ont jamais exprimé une idée et se sont contentés d’encaisser leurs indemnités d’adjoints en marchant docilement au pas. En avant donc pour le grand renouvellement avec Jocelyne Castaignède, Sylvie Claracq, Patrick Destizon, Laurent Ortiz ou Louis Vial ! Et c’est avec ça qu’il compte gouverner ? Mais où sont les compétences ?

Pour donner un petit air de nouveauté à ce qui se fait de plus ranci dans la majorité municipale, Veunac a donc été obligé d’aller chercher parmi ses obligés comme Josette Cazaux, la présidente du musée historique ou Olivier Cami-Sarti, l’actuel directeur du centre équestre au terme d’un appel d’offres qui avait fait grincer bien des dents à l’époque. Là aussi, il n’y a vraiment pas de quoi être ébloui.

Reste enfin la présence du secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur et du Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne qui a accepté de figurer en troisième position sur la liste, ce qui n’est pas faire montre d’un grand caractère que d’accepter de servir de caution à un Michel Veunac. En effet, tous ceux qui ont un vrai tempérament de patron, vous diront que « la règle numéro un est de ne jamais accepter d’être numéro deux », surtout quand on se sent intellectuellement supérieur à celui qui vous devance. Il faut donc croire que ce n’est pas le cas et que notre néo-parachuté, inconnu du grand public, mais bien connu de ses pairs pour ses traîtrises successives ( Lire ci-dessous) a gobé la promesse de Veunac de lui laisser son poste en cours de mandat.

« La politique, c’est comme l’andouillette, ça doit sentir la merde mais pas trop ». se plaisait à dire Édouard Herriot.  Après l’annonce d’une liste aussi pitoyable, les opposants à Veunac peuvent rigoler et se frotter les mains.

JB Lemoyne, alias Mister Nobody

C’est l’un des plus diaphanes parmi les membres du gouvernement et il n’est guère étonnant que vous ne le connaissiez pas. Après une longue carrière dans l’Yonne, marqué par des incessants changements d’écurie, celui qui a commencé en flirtant avec la droite dure, éprouve soudainement un amour immodéré pour le Pays basque depuis qu’il vit avec la sénatrice Frédérique Espagnac. Un petit tour sur le web vous en apprend beaucoup sur la stature morale et la fidélité politique de l’intéressé. Et surprise, ce sont les journaux de droite comme « Les Échos » ou « Valeurs actuelles » qui se montrent les plus sévères :

 

Jean-Baptiste Lemoyne, le “traître” de Marrakech

Aussi ambitieux que discret, Jean-Baptiste Lemoyne a beaucoup trahi avant de devenir cet “obscur secrétaire d’Etat”.

Publié par Raphaël Stainville de « Valeurs actuelles » le 14 décembre 2018 (Extrait)

C’est comme s’ils s’étaient tous passé le mot. Aux Républicains, pas question de faire de la publicité à Jean-Baptiste Lemoyne. Au mieux, lorsqu’ils évoquent le signataire du pacte de Marrakech, dépêché au débotté par Emmanuel Macron pour le représenter au Maroc le 10 décembre, alors que le chef de l’État recevait à tour de bras à l’Elysée pour tenter d’apporter une réponse forte à la colère des gilets jaunes, les députés LR parlent de lui, lors de leurs questions au gouvernement, comme d’« un obscur secrétaire d’État » (Éric Ciotti), « ce je ne sais quel secrétaire d’État » (Constance Le Grip), comme pour mieux le renvoyer à son anonymat. Pas une seule fois, au sein de l’hémicycle, les parlementaires de droite ne s’aventurent à prononcer son nom. Ce serait faire trop d’honneur à celui que beaucoup considèrent encore comme un « traître professionnel ».

Un portrait de Jean-Baptiste Lemoyne ? « Vous perdez votre temps. Il ne mérite même pas qu’on s’intéresse à lui », prévient d’emblée l’un de nos interlocuteurs. Christian Jacob, le président du groupe LR au parlement, qui a peu goûté la réponse politicienne que le secrétaire d’État a faite à Claude Goasguen mardi dernier alors que le député demandait au premier ministre qu’un vrai débat sur l’immigration ait lieu et rappelait les conséquences que ne manqueraient pas d’avoir « ce pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières », est cependant sorti de son silence pour railler celui qui fut pendant quelques années, le secrétaire adjoint du groupe UMP à l’Assemblée nationale. « Il ajoute l’incompétence à la médiocrité », lâche Christian Jacob. 
Guillaume Larrivé, qui n’a pas oublié que l’ancien sénateur de l’Yonne a soutenu un ancien socialiste recyclé LREM aux dernières législatives dans l’Yonne pour tenter de le faire battre, n’est guère plus amène et se fait un malin plaisir de l’habiller pour l’hiver : « Il correspond parfaitement à ce que de Gaulle appelait “les politichiens” : ne pensant rien sur rien, il va à la gamelle. » Non sans un certain cynisme.
D’abord membre du parti Démocratie libérale, il fait ses premières armes dans le Ve arrondissement de Paris auprès de Jean Tibéri, avant de se mettre dans la roue de Jean-François Copé dont il a longtemps épousé la trajectoire. Son CV est impeccable à défaut d’être impressionnant. Classes prépas littéraires, Sciences PO Strasbourg, Essec. Un petit passé militant dans un syndicat classé plus à droite que l’UNI. Il intègre le cabinet de Copé en 2002 quand le maire de Meaux devient ministre de Jacques Chirac et le suit à l’Assemblée nationale, après la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007. Jean-François Copé veut faire de l’Assemblée nationale un contre-pouvoir, le marchepied de ses ambitions élyséennes. Secrétaire général adjoint du groupe UMP, Jean-Baptiste Lemoyne joue volontiers les porte-flingues de son patron et fait la paire avec Jérôme Lavrilleux. Il s’affiche plus à droite que son patron et ne craint pas à l’occasion de jouer les anciens combattants dans les concerts de Jean-Pax Mefret. Il reprend à tue-tête ses chansons « nostAlgériques ». En 2012, après la défaite de Nicolas Sarkozy, il soutient Copé partisan d’une « droite décomplexée » contre François Fillon dans la campagne mortelle pour la présidence de l’UMP (…)

Puis il lâche Copé au profit de Fillon, avant de lâcher Fillon au profit de Macron et termine dans les bras de Veunac… Quand on vous parlait de dégringolade!

Les malices élyséennes de La Semaine

Ce n’est pas par hasard si un dithyrambe de deux pages vient de paraître dans La Semaine. Le soldat Veunac avait rendez-vous jeudi à Paris et il fallait faire croire qu’il comptait encore quelques soutiens.

Ce n’est pas à un vieux chef d’orchestre comme Michel Veunac qu’on va apprendre à jouer de la musique ! Si Mimi-la-Malice se représente aux prochaines élections municipales, vous êtes priés de croire que c’est uniquement parce qu’il n’a pas fini sa tâche et que ses amis le poussent à poursuivre. Ce n’est évidemment pas par goût du pouvoir, des honneurs et des subsides qui vont avec, qu’un homme comme lui enchaînerait un deuxième mandat à 74 ans bien sonnés. Juste l’occasion une fois de plus de se sacrifier et de montrer son sens public et son altruisme.

Il ne s’est pas tué tout seul, Veunac ?

On connaît tous la soudaine et inextinguible passion pour Michel Veunac qu’affiche La Semaine du Pays basque, depuis le premier jour de son élection.  Ce qui n’a pas empêché le lecteur passionné que je suis de sursauter en lisant l’enquête des pages 2 et 3 de l’hebdomadaire, intitulée «  Mais qui veut tuer Veunac ? » signée par Jean-Philippe Ségot. Naïvement, pour avoir bien suivi pendant six ans ce calamiteux mandat comme jamais Biarritz n’en avait connu, j’avais tendance à croire que Veunac s’était tué tout seul avec son goût du pouvoir solitaire, ses hésitations, son incapacité à fédérer son équipe, ses copinages permanents et ses cachotteries systématiques.

Heureusement, La Semaine  est là pour remettre les petits bolcheviks dans le droit chemin et leur apprendre que les démissions successives d’Amigorena, Chazouillères, Motsch, Lannevère et autres relèvent d’une « tempête dans un bidet », que Max Brisson affiche « l’élégance de l’hippopotame », que le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume serait en fait un « ministre sous-marinier »  et que le « débranché »  Veunac va se rebrancher avant de gagner les doigts dans la prise la prochaine élection.

Une vérification du calendrier s’impose. Le chef d’orchestre Veunac sait donner le la à ses musiciens, mais quel est l’intérêt de ce dithyrambe sans recul à plus de trois mois des élections, alors qu’il aurait eu une toute autre efficacité vers mi-février ?

Un article qui arrive à point…

C’est du côté de Veunac et non de La Semaine qu’il faut chercher. Bisque, Bisque, Basque ! persiste et signe : la garde rapprochée de Macron cherche bien à « débrancher » Veunac et à mettre fin à ses souffrances, ce qui dans le cas présent relève de la plus totale humanité. Mais Mimi-la-Malice, soit pour continuer à faire monter les enchères, soit parce qu’il ne peut désormais plus envisager son existence sans une écharpe tricolore autour de la poitrine, est bien décidé à aller jusqu’au bout et à mener campagne, même s’il ne sait pas trop avec qui faire route.

Jeudi dernier, notre sémillant-maire-que-le-monde-entier-nous-envie était à nouveau reçu à Paris pour un entretien qui s’annonçait compliqué pour lui. Et miracle, quelques heures avant la rencontre prévue, un PDF de cet article pouvant faire croire aux instances parisiennes que Veunac avait encore des soutiens à Biarritz atterrissait sur le bureau. Entre amis, c’est bien la moindre des choses de se rendre des petits services de ce genre.

Un bidet ou une piscine olympique ?

Reste que la ficelle est un peu grosse et que la « tempête dans un bidet » a fait un peu tousser en haut lieu. En effet, la situation autour de Veunac relève du jamais vu pour un maire normal d’une ville normale. Outre les démissions des trois adjoints déjà cités Amigorena, Chazouillères, Motsch, il faut maintenant rajouter le premier adjoint Guy Lafite qui annonce sur France Bleu Pays basque qu’il ne repartira pas aux côtés de Veunac et qu’il soutiendra Didier Guillaume et les abertzale Poueyts et Daguerre qui viennent à leur tour de lâcher Veunac.

https://www.francebleu.fr/infos/politique/biarritz-guy-lafite-lache-veunac-et-rejoint-guillaume-1575037703

Pour caser tout ce beau monde dans un bidet, ça va être un peu compliqué. Désormais compte tenu de la débandade générale, on est beaucoup plus près de… la piscine olympique que du bidet, cette fameuse piscine olympique que Veunac avait promise aux Biarrots et qu’ils n’ont jamais vue. Manquerait plus que « l’hippopotame » Brisson décide à son tour de se jeter dans le grand bain !

Un appel du pied?

La nouvelle permanence électorale choisie par Guillaume Barucq interpelle. L’homme qui revendique la « place aux jeunes » a choisi un ancien magasin d’antiquités pour faire campagne. Ses détracteurs vont encore dire que c’est pour pouvoir s’allier le cas échéant à Michel Veunac au soir du premier tour. 

Décidément, tout le monde en pince pour Didier Guillaume

Un mail « secret » de Serge Istèque nous apprend que ce sont maintenant les élus abertzale Poueyts et Daguerre qui se désolidarisent de Veunac pour faire du gringue au ministre de l’Agriculture.

Ourdir des plans secrets et se faire gauler comme un débutant à cause d’une simple erreur d’adressage mail ! C’est la mésaventure qui vient d’arriver à notre sémillant Serge Istèque. Le président de l’association des commerçants Biarritz les Halles, mais aussi président de l’Office de commerce et de l’artisanat de Biarritz et président de l’association Biarritz années folles, devrait observer une stricte neutralité politique compte tenu de ses fonctions. On va voir que ce n’est pas tout à fait le cas et qu’il peut légitimement postuler à la présidence des sous-mariniers lanceurs de torpilles.

 En effet, l’homme qui souhaite que la villa Fal devienne une école de mode a visiblement une très haute opinion de Michel Veunac et l’exprime dans un mail signé aussi par Michel Poueyts et Régine Daguerre, Peio Abeberry et Maguy Mirande.

Lundi 25 novembre, Serge Istèque ouvre donc son ordinateur pour envoyer « aux amis politiques susceptibles de nous soutenir dès maintenant » son projet d’appel à la candidature de Didier Guillaume. Mais quand on veut éviter de l’adresser « aux personnes dont les idées sont déjà arrêtées », mieux vaut ne pas s’emmêler la souris dans les adresses mails, ce qui n’a pas été le cas. Après Michel Poueyts qui ne lâche pas d’une semelle Didier Guillaume lors de ses visites à Biarritz, ce nouvel épisode, révélateur de l’amateurisme qui règne actuellement dans la vie politique biarrote nous montre l’état totalement délétère de la majorité municipale.

Mais ça, les lecteurs de Bisque, Bisque, Basque ! le savent depuis longtemps. Si Michel Veunac réussit à se faire réélire en mars 2020, ce sera le plus grand hold-up de la Côte basque.

Le texte de Serge Istèque signé par Poueyts et Daguerre

L’orthographe, même si elle peut surprendre (Lemoine au lieu de Lemoyne) a été laissée telle quelle.

Serge Istèque avec Michel Poueyts et Régine Daguerre. (Photo Sud Ouest)

Adixkide Maiteak,

Nous souhaitons vous informer personnellement, avant la presse, que nous sommes signataires de l’appel que vous découvrirez en pièce attachée. Nous vous invitons (voir liste des destinataires) à nous accompagner dans cette démarche et à signer cet appel avec nous !

Pourquoi ?

La manière d’aborder les municipales à Biarritz n’est pas actuellement compatible avec celle de Bayonne, St Jean de Luz ou St Jean Pied de Port.

Chaque ville à son histoire et sa manière singulière, plurielle ou particulière, de gérer, d’administrer et d’organiser la vie d’une commune. Biarritz Autrement, Elkartu, chacun à sa manière avec ses différences, ont prouvé, en son temps, qu’à chaque élection municipale, il y a une nouvelle vague à prendre à Biarritz.

Le principe d’une liste abertzale ouverte avait été adopté en novembre 2018 à l’unanimité des personnes présentes ou représentées à la maison des associations de Biarritz.

Cette démarche n’a pas été suivie par la majorité des 29 personnes présentes à cette réunion. La raison essentielle fait suite à l’annonce, au printemps 2019, dans la presse, sans concertation avec la base, d’un communiqué des responsables politiques de la section locale EH BAI, de la création d’une liste EH BAI abertzale de gauche à Biarritz. Ainsi la liste ouverte désirée par les uns et les autres était morte née ; car annoncer une démarche électorale à Biarritz, apparentée à une organisation politique abertzale degauche devient dans la foulée de la déclaration, un repoussoir pour tous ceux qui ne veulent pas être encartés politiquement. Ne nous trompons pas d’élection ! Nous savons de quoi nous parlons puisque aux départementales de 2015, Régine Daguerre et Serge Isteque étaient les candidats EH BAI BIARRITZ. Si tous les autres RDV électoraux sont politisés, les municipales sont des élections de proximité où le vivre ensemble demeure la première valeur de tout électeur.

Repartir comme en 14 avec Michel Veunac, n’ést plus, aujourd’hui sérieusement et politiquement opportun. Très honnêtement vis-à-vis des électeurs, celui qui veut rester coute que coute 1er magistrat de la ville, 6 ans de plus, n’est plus en capacité de le l’être. Il le dit lui-même puisqu’il a décidé tout seul, de faire appel à Monsieur Lemoine, secrètaire d’Etat, inconnu au Pays Basque, mais reconnu pour ses positions de la droite dure traditionnelle LR. Actif représentant LR aux manifestations pour tous, avec pour leitmotivs : l’IVG le droit de la famille et le respect de l’enfant, la PMA, l’homoparentalité, le mariage pour tous etc.  Michel Veunac lui laisserait sa place au bout de deux ans. Aussi, la démarche dans laquelle nous étions associé à MV en 2014 « Mon parti c’est Biarritz » devient pour 2020 « Mon parti c’est Veunac » pour devenir dans 2 ans « Mon parti c’est Lemoine »

À moins de quatre mois des élections municipales, la ville de Biarritz est plongée dans une grande incertitude politique.

Les Biarrots observent incrédules la multiplication des listes.

Ils constatent qu’elles ne reposent que sur des ambitions personnelles et ne recherchent dès à présent, par de petits arrangements futurs, qu’un accord de second tour pour pouvoir se placer. Tout cela interpelle les Biarrots et donne une image dégradée de notre ville au Pays Basque.

Biarritz a besoin d’autre chose que d’une telle inconséquence et d’un tel émiettement. Aucune des candidatures actuellement déclarée n’est en effet à même de créer le rassemblement nécessaire à Biarritz et attendu par les Biarrots. Leur seul point commun est de faire battre le maire sortant pour prendre sa place.

Les Biarrots exigent que l’on regroupe nos forces pour réfléchir à ce qui fonde la fierté d’être Biarrot, à ce qui constitue l’identité de notre ville, à ce qui lui donne des atouts pour affirmer la place de notre ville au Pays Basque et à l’international. Toutes les politiques sectorielles découleront de cette réflexion préalable et indispensable: la politique du logement et celle des solidarités, la quête d’une réelle exemplarité dans notre rapport à l’océan et à la transition écologique, l’exploration des voies innovantes du tourisme durable, la recherche de nouvelles dynamiques culturelles et sportives afin de renforcer le sentiment de faire cité tout en assurant le rayonnement de notre ville.

C’est dans ce cadre politique précis, que nous, (par ordre alphabétique) Peio Abeberry, Régine Daguerre, Serge Isteque, Maguy Mirande, Michel Poueyts, de sensibilités aberzale ouvertes et d’horizons professionnels différents. Nous sommes rassemblés par la seule volonté de mener des politiques publiques avec du lien permanent Biarritz-Pays Basque dans notre ville et à l’agglomération. Et en même temps faire que l’Euskara soit le ciment de ce lien naturel.

Pour gagner les élections avec une majorité absolue, nous nous rassemblons dés le 1er tour des prochaines élections municipales du 22 mars 2020.

Didier Guillaume vit au Pays le Pays Basque depuis 30 ans. Son épouse a fait une carrière d’enseignante en Soule, à Chéraute. Aujourd’hui, elle la poursuit sur le BAB à Anglet où elle parle le basque.

DG maitrise parfaitement bien tous les tenants et les aboutissants des dossiers biarrots.

Nous voulons d’une gouvernance plus transparente, plus efficace et plus participative. Nous avons besoin d’un maire qui sache gérer en pratiquant une gouvernance éclairée et diriger avec doigté et fermeté une majorité soudée.

Didier GUILLAUME est l’homme de la situation.

Merci de signer l’appel en pièce attachée en nous adressant, par retour de ce courriel, votre accord.

Berriz Milesker, Agur bero eta zintzoena deneri !

Hautagaiak : Régine, Maguy, Serge, Michel eta Peio.

La gauche si gauche de Haye. La droite si maladroite de Brisson

C’est bien connu, en période électorale, les bonnes paroles n’engagent que les imbéciles qui y croient.

Sud Ouest du 18 novembre.

L’époque étant à la grandiloquence et aux contre-vérités absolues prononcées avec le culot qui convient aux périodes préélectorales, nous ne saurions trop conseiller à tous les passionnés de la vie publique biarrote d’équiper jusqu’en mars leurs sièges de ceintures de sécurité afn d’éviter de choir par surprise en lisant leurs journaux favoris.

Prenez par exemple Jean-Baptiste Lemoyne, ce secrétaire d’État au Tourisme qui n’est connu que de sa concierge et de la sénatrice Frédérique Espagnac mais qui se découvre une passion soudaine pour Biarritz. Est-on vraiment crédible en sortant des bêtises comme « Michel Veunac n’est pas un diseur, c’est un faiseur. Il a réalisé de grandes choses pour Biarritz : l’aéroport, l’hôtel du Palais… Il laisse le « tout à l’égo » aux autres car il a plus d’ambition pour sa ville que pour lui  » ? Tous ceux qui ont pu suivre de près les dossiers évoqués auront du mal à ne pas sourire de cette couronne de lauriers adressée à un homme qui n’aurait aucune ambition personnelle. Si Macron crée un ministère de la Flagornerie lors du prochain remaniement, il va avoir un prétendant de classe mondiale avec Jean-Baptiste Lemoyne.

Que pense le PS de « la gauche loyale » de Ghis Haye ?

Et il ne se passe désormais pas une journée à Biarritz sans son lot de candidats plus ou moins déclarés qui sont visiblement persuadés que c’est en racontant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui. Ghislaine Haye, cette élue qui met en avant ses valeurs de gauche les rares fois où elle prend la parole au conseil municipal, en est un magnifique exemple. Dégoûtée par l’ambiance qui règne au sein de la majorité, elle avait annoncé qu’elle se retirait de la vie politique.

Grand revirement dans Sud Ouest du 18 novembre. Notre brave Ghis’ va finalement donner son corps à la science électorale : « Il est inacceptable pour moi que cette gauche loyale, qui travaille efficacement ne soit pas présente ». On reste confondu devant tant d’abnégation et de dévouement et on savoure particulièrement l’évocation de « la gauche loyale » faite par celle qui, avec Alain Robert et Jeanine Blanco, n’a absolument pas respecté le vote interne des militants socialistes au moment du débat sur L’Hôtel du Palais et s’est ralliée au maire pour sauver son indemnité d’adjointe. On sortirait presque les mouchoirs quand la même geint sur l’attitude du ministre de l’Agriculture Didier Guillaume qui « ne l’a jamais contactée » bien qu’elle soit « la seule élue socialiste de l’exécutif… Et pourtant, il sollicite tout le monde à Biarritz ! ». Seule explication pour la pathétique adjointe socialiste : « Son mépris pour les petits élus et les femmes ». Et si, tout simplement, Didier Guillaume manifestait du bon sens en fuyant ce genre d’élue et en ne l’estimant pas digne de représenter la Ville ?

Brisson ne se souvient plus qu’il est élu des Républicains

Mediabask du 18 novembre.

À droite, cela ne va pas mieux si l’on se fie à l’interview un peu surréaliste donné par Max Brisson à Mediabask (18/11). Le sénateur biarrot fait une fois de plus de la politique à sa façon, c’est-à-dire détestable, en affirmant que « Les Biarrots attendent une impulsion nouvelle », ce qui ne mange pas de pain, avant d’affirmer que « L’offre actuelle me déçoit, elle ne me convient pas, donc je ne procède pour l’instant à aucune élimination. ». Rappelons tout de même que Max Brisson a été élu sénateur sous l’étiquette Les Républicains, qu’une des candidates, Maïder Arostéguy, a obtenu l’investiture LR et que la moindre des choses dans ce cas-là, quand on respecte le maillot que l’on porte, est de s’abstenir de tout commentaire contre la candidate de son camp, même si l’on n’est pas capable d’imaginer quelqu’un d’autre que soi à la mairie.

Mais il y a plus fort encore. Si l’on en croit La Semaine du Pays basque (22/11) Max Brisson, en compagnie de Michel Poueyts, aurait signé une lettre destinée à Macron pour que Didier Guillaume reçoive l’investiture LARem. Et plus fort encore, des signataires se sont retrouvés à l’insu de leur plein gré mentionnés dans la lettre, comme Laurent Borotra qui avait refusé catégoriquement l’idée. Un sénateur républicain qui vole au secours d’un socialiste repeint aux couleurs En Marche, ça doit être ça l’ouverture façon Biarritz.

Heureusement que Christian Jacob ne doit plus avoir grand monde sur qui compter car on a connu des élus exclus de leur parti pour beaucoup moins que ça.

Papy manœuvre comme un chef

Bisque, Bisque, Basque ! l’a souvent écrit : prenez tout ce petit monde qui s’agite actuellement pour décrocher l’écharpe tricolore et expédiez-le dans un des îlots où s’est tourné Koh Lanta. À la dizaine de candidats affamés qui vont concourir en mars prochain, ne laissez à manger qu’une seule noix de coco. Vous pouvez être certains que c’est Veunac qui s’en emparera.

Difficile de décrire avec précision, une situation particulièrement mouvante même si beaucoup d’informations filtrent de Paris. G7 oblige, Macron souhaite « débrancher » Veunac en douceur, ce qu’a bien compris notre Mimi-La-Malice local. Le week-end dernier il était encore à Paris pour négocier son cas et tenter d’obtenir l’investiture LaREM. Et il clame partout qu’il se présentera quoi qu’il arrive. Info ou intox ? Les deux probablement et une très belle manière de faire monter les enchères.

Comme en témoigne sa déclaration de patrimoine déposée en 2014 au moment de son élection, Veunac était loin de rouler sur l’or en 2014. Quand on a pris l’habitude d’être invité partout et de gagner 8 000 euros par mois, il doit être assez difficile de renoncer à ce genre de facilité. Il suffit alors de dire qu’on est uniquement préoccupé par « l’intérêt supérieur des Biarrots »  pour se représenter en se drapant dans la vertu. La République regorge de fromages qui offrent beaucoup d’argent pour peu de travail et Macron a probablement réfléchi à cette hypothèse, seule capable de faire renoncer ce maire décrié de 74 ans qui semble incapable de mener à bien un second mandat.

Mais le pouvoir est une drogue dure et Michel Veunac savoure certainement la revanche qu’il prend sur tous ceux qui l’ont méprisé de Borotra à Brisson. Et il est fort possible que rien ne puisse le convaincre de renoncer à l’élection. D’autant plus qu’il va intégrer Jean-Baptiste Lemoyne, et probablement l’ex-patron de la SNCF et néoretraité biarrot, Guillaume Pepy dans sa liste. Et force est de constater que ce maire au bilan catastrophique aura une fois de plus manœuvré comme un chef.

Didier Guillaume de son côté est totalement coincé. Il est prêt, sa candidature intéresse les Biarrots même si certains crient au parachutage, et l’actuel ministre de l’Agriculture se déclare persuadé de gagner la Ville. On espère seulement s’il l’emporte qu’il n’invitera pas dans sa liste des candidats de l’ancien monde comme Guy Lafite ou Michel Poueyts, tant ces deux-là incarnent tout ce que détestent les Biarrots.

Mais Didier Guillaume, qui va jouer un rôle majeur dans la future campagne présidentielle de Macron (ses soutiens à gauche sont plutôt rares) ne peut pas se permettre le luxe d’un affrontement avec Veunac et Lemoyne. Il se présentera, comme le souhaite Macron, uniquement si Veunac accepte un poste honorifique et se laisse débrancher en douceur.

Ce qui est loin d’être fait.

Et comme Max Brisson, qui rêve d’un poste de conseiller communautaire pour s’emparer à terme de l’Agglo, a bien compris que Veunac, avec Lemoyne et Pepy, n’a pas vraiment besoin de lui, il pose des jalons dans toutes les listes pour tenter de faire partie de l’équipée gagnante.

Vous l’avez compris, en politique, la seule chose qui compte ce sont les convictions.

Saint-Cricq, toute honte bue…

Inconscience totale ou billard à douze bandes, l’avocat biarrot, malgré le mandat controversé qu’il vient d’accomplir, se déclare candidat.

Les livres d’histoire sont formels : quand Jésus, suite aux ennuis que vous connaissez, a dû abandonner la présidence du parti démocrate chrétien, son copain Judas s’est contenté de raser les murs et ne s’est pas porté candidat pour lui succéder.

Vingt et un siècles plus tard, les hommes restent toujours autant pétris de contradictions. Prenez par exemple l’avocat Saint-Cricq. Une décennie d’opposition admirable à Borotra puis à Veunac, un combat dantesque contre la Cité de l’Océan, un solide bon sens dans la lecture des budgets, une façon plus que respectable d’être le porte-parole des citoyens. Et puis soudain, à partir de juillet 2018, alors que Michel Veunac va être mis en minorité dans sa propre majorité à propos de L’Hôtel du Palais, le grand pourfendeur des dérives municipales saute sur les genoux du maire, trouve étonnament que « tout va dans le bon sens » et se met à louer les finances rétablies et à applaudir la cité de l’Océan enfin sauvée.

L’élu explique qu’il est un homme de conviction qui dit ce qu’il pense.

La population, avec son mauvais esprit habituel, perçoit comme une totale traîtrise l’attitude de celui qui était le meilleur opposant et lui en garde une rancune certaine. Jamais, de mémoire de Biarrot, un élu n’avait été hué comme cela en plein conseil municipal.

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, notre homme, après une tentative d’incendie début 2019 de sa maison dans la nuit suivant un conseil municipal où il avait brillé par son inexistence, avait cru bon d’affirmer qu’il s’agissait probablement d’une vengeance politique. La police ne tardera pas à découvrir la coupable, une SDF allemande n’ayant jamais entendu parler des exploits politiques du conseiller municipal Saint-Cricq. La vie est cruelle, parfois !

Après un tel palmarès, à la place de Jean-Benoît Saint-Cricq, on aurait rasé les murs, en visant au mieux une place au chaud dans la liste conduite par Veunac, l’homme  à qui il trouve désormais toutes les qualités. Mais Jean-Benoît Saint-Cricq est persuadé qu’un grand destin l’attend et il se lance donc lui aussi dans cette course électorale qui, à Biarritz, ressemble de plus en plus à une guignolade permanente avec chaque semaine un nouveau candidat.

« Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent  » (Edgar Faure)

Trois lectures sont possibles pour expliquer cette décision :

– Veunac a toujours adoré les petites listes qui « pompent » des voix à ses rivaux. Avec l’amabilité qui le caractérise, pour nuire à Brisson, il avait aidé en 2014 Frank Perrin à boucler sa liste du Front National de l’époque en envoyant quelques épouses de ses propres candidats qui s’étaient présentées sous leurs noms de jeunes filles et leurs deuxièmes prénoms. On imagine très bien Veunac flatter Saint-Cricq et lui dire qu’ils se rallieront au soir du deuxième tour. Toutes les voix qu’il prendra à Arostéguy ou Motsch seront les bienvenues dans cette course à l’écharpe tricolore.

– Saint-Cricq a compris que Veunac n’allait pas se présenter malgré ses déclarations et se contenter du hochet présidentiel que LaRem cherche à lui donner pour prix de son effacement. Difficile pour l’avocat biarrot de partir sur une liste Didier Guillaume-Lafite-Poueyts. Saint-Cricq va donc chercher à faire prospérer sa petite boutique en espérant pouvoir bien la vendre au soir du premier tour et hériter enfin de ce poste d’adjoint à la Culture dont il rêve tant.

– Enfin, de la même façon que Judas répétait à qui voulait l’entendre, « Je suis un mec bien ! », contre toute évidence, et en dépit de tout ce qu’il a fait lors du dernier mandat, l’avocat biarrot croit réellement en ses chances électorales. « Je ne suis pas là pour faire de la figuration. Je veux emporter l’adhésion des Biarrots », confie-t-il à Sud Ouest, tandis qu’il avoue à sa garde rapprochée « Je veux mesurer mon poids !».

L’avocat semble juste oublier que le vent souffle souvent beaucoup plus fort à Biarritz qu’à Jérusalem et qu’à la première bourrasque le poids plume politique qu’il est devenu pourrait bien être emporté à tout jamais.

 

Repères : Vous mesurerez les changements de ton entre 2017, 2018 et 2019

https://jeanyvesviollier.com/2017/07/14/hotel-du-palais-saint-cricq-a-les-idees-claires/

https://jeanyvesviollier.com/2019/02/25/mauvaise-foi-desinformation-et-ligne-jaune/

https://jeanyvesviollier.com/2019/03/28/les-jeux-de-lamour-et-du-bazar/

https://jeanyvesviollier.com/2019/09/27/les-sous-doues-sont-de-sortie/