Didier Borotra, l’homme à qui on cachait tout

Didier Borotra a réussi à convaincre les juges bayonnais qu’il n’était pas au courant de l’engagement de sa fille au sein de La Cité de l’Océan qu’il présidait. Les juges de la Cour d’appel de Pau seront-ils du même avis, mardi prochain ?

(Photo Sud Ouest)

 Jean-Philippe Ségot m’a interviewé dans La Semaine du Pays basque datée du 7 décembre 2018. Voici l’intégralité de l’entretien.

– Dans quelques jours, à Pau, aura lieu le procès en appel de ce que l’on appelle « L’Affaire Borotra ». Qui est à l’initiative de cet appel devant le tribunal correctionnel ?

Il convient d’abord de rendre à Sud Ouest ce qui revient à Sud Ouest. C’est un article publié par Muriel Bonneville le 7 février 2015 et intitulé « Le flou règne sur l’étude de recherche d’économies » qui me décide à passer à l’action. J’avais eu vent d’un conseil d’administration de la société d’économie mixte de la Cité de l’Océan très houleux où un administrateur avait parlé de « folie qui pouvait envoyer tout le monde en prison ». Dix minutes après la lecture de l’article, j’ai le bon réflexe de téléphoner à la directrice de la Cité de l’Océan pour avoir communication des écrits rédigés par Sophie Borotra dans le cadre de son contrat. La réponse de la directrice, Madame Pautrizel, est journalistiquement inespérée : « Cette jeune femme n’a pas de bureau chez nous et n’a pas rédigé de rapport. Mais elle nous a fait des préconisations orales très pertinentes ».  A partir de cette réponse, qui ne permettait plus de produire devant la Justice des documents postdatés, j’étais quasiment sûr que ce contrat était suspect. Le réseau mis en place depuis la création de « Bisque, Bisque, Basque ! », en juillet 2013, a fonctionné et m’a donné des éléments supplémentaires. Ce qui m’a décidé à aller voir un avocat, maître Malherbe, et à porter plainte sur ses conseils pour prise illégale d’intérêt.

– En quoi consiste précisément cette affaire qui réunit Borotra père et fille, et l’ancienne directrice de Biarritz Océan, devant le tribunal ?

– En septembre 2013, alors que Sophie Borotra, fille de Didier, vient de rentrer en France pour mettre au monde un enfant, elle crée une société AGC et propose « spontanément » ses services à la Cité de l’Océan « sans en parler à son père ». Six jours plus tard, elle signe un contrat avec la Cité de l’Océan pour une étude de « recherche d’économie » (Alors qu’un contrat avec Suez existait déjà !) et son père, quand il l’apprendra, se déclarera « très contrarié », selon ses dires à la barre du tribunal correctionnel de Bayonne… Ce qui ne l’empêchera pas de laisser sa fille poursuivre le contrat. Tout cela est difficile à croire. D’autant plus que les investigations policières ont montré que Sophie Borotra touchait de la Cité de l’Océan une somme mensuelle qui correspondait exactement à ce que lui donnait sa famille, au titre de la « solidarité familiale » quand elle était au chômage.

– Où est la limite entre légalité et illégalité dans ce genre de comportement ?

C’est à la Justice et à personne d’autre de l’établir. Je suis donc allé voir maître Malherbe pour savoir si la prise illégale d’intérêt était « une vue de l’esprit ». Non seulement, il a abondé dans mon sens, mais a refusé de se faire payer puisque Bisque, Bisque, Basque ! est un blog gratuit et citoyen. Le 25 juin 2015, le procureur décide d’ouvrir une enquête. Le 8 décembre 2015, Didier Borotra, Sophie Borotra et Françoise Pautrizel sont interrogés par la police avant d’être convoqués au tribunal correctionnel le 31 janvier 2017, pour prise illégale d’intérêt et complicité de prise illégale d’intérêt.

– Quelles furent les motivations du tribunal correctionnel de Bayonne, en première instance, pour rendre un jugement disculpant les Borotra et Madame Pautrizel ?

Mystères de la Justice ! J’ai trouvé remarquable l’audience qui a duré plus de trois heures. Le président Gérard Denart comme le procureur Samuel Vuelta-Simon maitrisaient parfaitement leur dossier. Au passage, on en a appris des belles. Malmenée par les juges sur son maigre bagage professionnel, Sophie Borotra a lâché qu’elle avait été assistante parlementaire de son père, sénateur. Alors qu’elle vivait en Amérique du Sud ! À la fin de l’audience, tous les confrères sont venus me voir pour me dire à quel point ils étaient persuadés que le trio allait être lourdement condamné. Il faut croire que le tribunal a cru plausible cette version voulant que Françoise Pautrizel ait engagé la fille de son président sans lui en parler, puisque le trio a été relaxé. Heureusement, le procureur a immédiatement fait appel d’où ce nouveau procès en cour d’appel de Pau, le 11 décembre prochain. Pour ma part, je suis débouté comme partie civile, ce qui m’arrange car je retrouve ainsi ma liberté d’écrire sur le sujet.

 – Vous êtes à l’origine de la révélation de cette affaire. Comment en avez-vous eu vent et comment avez-vous pu enquêter ? Avez-vous subi des pressions au cours de votre enquête ? En subissez-vous parfois ? De quelles sortes ?

Je travaille avec des réseaux très solides et difficilement identifiables, ce qui agace bien l’actuelle mairie je crois. Pourvu qu’un jour je ne devienne pas gâteux et me mette à lâcher des noms d’informateur, car je crois que beaucoup tomberaient de leurs chaises ! Des pressions, des menaces de procès, j’en subis continuellement. Tout cela fait partie de la vie d’un journaliste et me laisse assez indifférent.

– Une affaire qui pour vous est révélatrice de la défiance des citoyens face à certains hommes politiques et à cette fameuse expression « Tous des voleurs » ?

Je déteste l’expression « Tous des voleurs ! » ou « Tous pourris ! », car il y a une majorité d’élus qui font bien leur travail. En revanche, existait un « système » qui se poursuit encore aujourd’hui, de passe-droits et de copinages, tout à fait inadmissible. Lorsque Steven Holl, qui était l’architecte le plus cher, s’est vu confier la conception de la Cité de l’Océan, il s’est immédiatement fait assister par un cabinet d’architectes bayonnais où travaillait… Laurent Borotra, ce qui est plus que limite. Et des histoires comme cela, j’en ai encore et encore !

– Cette affaire, votre rôle de lanceur d’alerte, a-t-elle été à l’origine de votre envie de fonder avec quelques citoyens votre association « RamDam » ? Ou en est cette association quelques mois après sa naissance ?

– Effectivement, c’est grâce à Didier Borotra que s’est créé RamDam 64-40. Peut-être devrions-nous en faire notre président d’honneur ? Dans le procès Borotra, j’ai sollicité Anticor, dont j’étais membre, pour être partie civile. Et là, courage fuyons ! Mais j’avais repéré dans l’association des citoyens remarquables, des gens de terrain qui menaient dans leurs villes, que ce soit à Ciboure, Saint-Jean-de-Luz, Urrugne, Lahonce ou Ondres, des combats édifiants. Comme nous étions d’accord sur la « nécessaire moralisation de la vie publique » mais totalement opposés politiquement, nous nous sommes laissés un an pour voir si nous arrivions à fonctionner. La réponse est clairement oui. RamDam 64-40, c’est comme une équipe de rugby, il y a des grands et des petits, des impulsifs et des réfléchis, des gens de droite et d’autres de gauche. Lors de notre première réunion publique en septembre 2018, à la maison des Associations de Biarritz, nous nous sommes retrouvés avec une vingtaine de personnes debout tant la salle était bondée. Et dans la foulée, une cinquantaine de personnes ont signé un chèque pour devenir sympathisants de l’association, ce qui montre bien qu’il y a un problème de confiance entre les citoyens et les élus. Comme je le répète à nos nouveaux adhérents : « Soyez économes de votre vindicte, il y a tellement de politiques nécessiteux ! »

– Finalement, un ancien journaliste du Canard Enchainé est incorrigible, non ? Jamais à la retraite…

Tout le monde sait ce que je pense de Veunac et Lafite. Je rêve de m’arrêter, mais tant qu’ils seront aux manettes, je les combattrai, car ils incarnent tout ce que je déteste en politique.

Le « NathalieGate » panique totalement la mairie

Veunac et Lafite sont en train de tout faire pour que Nathalie Motsch retire son recours. Bisque, Bisque, Basque ! vous aide à comprendre pourquoi.

L’article de Sud Ouest du 6 décembre.

Découvrir Guy Lafite hissant le drapeau blanc avec Nathalie Motsch dans « Sud Ouest » du 6 décembre, c’est comme imaginer, le 18 décembre prochain, Emmanuel Macron avec un gilet jaune devant le péage de la Négresse en train de protester contre le coût de la vie. Le Premier adjoint semble totalement oublier que Bisque, Bisque, Basque ! a recueilli plusieurs témoignages d’une réunion de majorité le 12 novembre où « La Faillite nous voilà ! », comme le surnomment les Biarrots, avait totalement perdu ses nerfs et hurlé : « Je ne veux plus travailler avec elle. Michel, tu prends tes responsabilités ! »

Plus malin, plus politique, Michel Veunac a pris ses responsabilités… en courtisant assidûment Nathalie Motsch et en s’enfermant régulièrement avec elle dans son bureau. Teneur du discours : « Nathalie, tu dois démissionner et tu dois retirer ton recours » Pas de chance pour lui, « Calamity Nathalie », comme la surnomment ses ennemis, a la tête dure et les idées claires. Non, elle ne retirera pas son recours, car il est légitime. Non, elle ne démissionnera pas, préférant être virée, car L’Hôtel du Palais n’a jamais fait partie du pacte de majorité et, en défendant son point de vue et les Biarrots, elle ne s’est pas montrée déloyale.

Bisque, Bisque, Basque ! va donc se faire un plaisir de vous raconter le dessous des cartes depuis le 15 octobre dernier et vous expliquer pourquoi le « NathalieGate » actuel panique totalement la mairie. Au point que le maire, qui a pourtant adressé une lettre à Nathalie Motsch pour lui annoncer qu’il lui retirait sa délégation, s’est bien gardé de mettre ce retrait de délégation, obligatoirement soumis à un vote des élus, à l’ordre du jour du conseil municipal du 12 décembre. L’incohérence absolue !

L’opposition qui a « bien » voté réclame son dû

Au sortir du conseil municipal du 15 octobre, Veunac est rayonnant… et bien décidé à régler ses comptes avec ceux qui se sont opposés à lui. Il sait qu’il a pris des risques insensés en laissant les conseillers dans l’ignorance du dossier Palais jusqu’au 6 octobre et en faisant valider le 15 des travaux décidés et partiellement payés depuis des mois, mais tout s’est bien passé. Entre les conseillers qu’il a su amadouer en échange d’une écoute améliorée sur Marbella, les socialistes désireux de conserver leurs avantages, l’opposition décidée à se rallier à lui et les flagorneurs de sa garde rapprochée, il a réussi à l’emporter assez facilement. Mais les huées et les sifflets du public, lors du dernier conseil municipal, ont malmené des egos et Veunac sait qu’il doit avoir un geste. Il annonce donc un grand ménage. Exit Barucq, Motsch, Mimiague, Pinatel et Boissier, ce qui permettrait de promouvoir les opposants qui ont voté pour lui et d’annoncer une « recomposition de sa majorité ».

Très vite le plan fait pschitt. En effet pour retirer une délégation à un adjoint, il faut obtenir l’approbation du conseil municipal. Il est évident que le joli projet concocté par Mimi-la-malice et La Faillite nous voilà, ne fonctionnera jamais. Barucq n’aura jamais une majorité contre lui et il en va sans doute de même des autres. Comme Nathalie Motsch est la plus virulente et annonce avoir déposé un recours contre le vote, décision est alors prise de faire un exemple avec elle seule. Veunac et Lafite estiment que le fait qu’elle soit candidate déclarée la rend impopulaire et qu’ils devraient pouvoir l’éliminer sans trop de peine… Ils vont s’en mordre les doigts.

Une perquisition qui vise Lafite et Veunac tout autant que Borotra

Veunac et Lafite ne s’étaient pas vantés de cette perquisition à la mairie. Alors, on a honte?

Oh les vilains petits cachottiers ! Tout le monde avait trouvé, peu après le conseil, une mine défaite à Veunac et Lafite, sans trop savoir pourquoi. Sud Ouest du 6 décembre, nous apprend qu’une perquisition a eu lieu mi-octobre à la mairie, suite au rapport de la Chambre Régionale des Comptes, relevant de nombreuses irrégularités dans la gestion de la Cité de l’Océan de 2009 à 2016. Habile, Veunac a tout de suite affirmé au quotidien régional que les problèmes dataient surtout de la mandature Borotra. Ce n’est pas tout à fait exact. Sans doute ne s’en souvient-il plus, mais « l’opposant » Jean-Benoît Saint-Cricq avait toujours soutenu que les chiffres de La Cité de l’Océan étaient artificiellement gonflés avec une distribution de billets gratuits aux clients de L’Hôtel du Palais.

Autre problème qui fait désordre : Sophie Borotra, après avoir créé la société AGC, avait été miraculeusement engagée par la Cité de l’Océan quelques jours plus tard, « sans que son père ne soit au courant », une version que les juges bayonnais ont accepté en correctionnelle, mais qui ne convaincra peut-être pas les juges palois de la Cour d’appel mardi 11 décembre. Lors de son interrogatoire, la directrice d’alors de La Cité de l’Océan, Françoise Pautrizel, s’était montrée catégorique : « Didier Borotra n’avait appris que bien après l’engagement de sa fille et s’en était montré fort contrarié. En revanche le jour de l’élection de Michel Veunac, elle l’avait immédiatement informé de la situation » Allez donc savoir si les policiers perquisitionneurs n’ont pas vu dans cette prolongation de contrat de 17 mois une complicité de prise illégale d’intérêt. D’autant plus que Michel Veunac, qui aurait fort bien pu se porter partie civile pour défendre les intérêts de la Ville et obtenir le remboursement des sommes indûment versées, s’est au contraire empressé de faire assumer par Les contribuables biarrots les frais financiers liés à la défense de Didier Borotra. On le voit, les policiers avaient vraiment de nombreuses raisons de mener cette perquisition.

https://jeanyvesviollier.com/2018/03/14/borotra-et-veunac-fesses-par-la-chambre-regionale-des-comptes/ )

Faire sauter à tout prix le verrou Motsch

Après cet épisode imprévu, Veunac et Lafite comprennent très vite que Nathalie Motsch est en train de leur poser un sacré problème, en refusant de se laisser amadouer. Alors que le duo est déjà dans les radars de la Justice, sur la Cité de l’Océan, ils n’ont pas envie que des juges s’intéressent au curieux montage qui a été réalisé sur l’Hôtel du Palais. D’autant plus que beaucoup de citoyens éclairés semblent penser que les faits relèvent du pénal. D’où ces cajoleries, ces flatteries, ces promesses qui n’engagent que ceux qui les croient. « Calamity Nathalie » se montre inflexible et refuse de changer de position.

Elle voit bien que les Biarrots, qui l’arrêtent désormais dans la rue pour la féliciter, approuvent son combat. Veunac et Lafite font le tour des élus pour avoir la certitude que Nathalie Motsch perdra sa délégation lors du prochain conseil. Mais l’opposition qui s’est ralliée au maire et n’a strictement obtenu rien d’autre que de belles paroles commence à comprendre qu’elle a été roulée dans la farine par Veunac.

Sur sa page Facebook, Nathalie Motsch publie la lettre qu’elle a reçue du maire.

Bénédicte Darrigade annonce qu’elle s’abstiendra à l’occasion de ce scrutin. Le maire n’est guère plus rassuré avec sa majorité où les avis sont plus que partagés. Ne doutant de rien et misant sur son charisme, il se décide tout de même à envoyer le 26 novembre dernier une lettre officielle à Nathalie Motsch pour lui annoncer qu’il lui retire sa délégation. Mais les réactions sont telles que Mimi-imperator est obligé de retirer de l’ordre du jour du conseil municipal du 15 décembre, cette délibération par peur de subir un camouflet public. Nathalie Motsch est désormais « adjointe à rien du tout », mais le duo de téméraires Veunac-Lafite n’est même pas capable d’aller au bout de la démarche et de faire ratifier sa décision. Et quand on évoque cette indécision ahurissante, les deux affirment que le problème se règlera « en janvier », lors du prochain conseil. En matière de vie municipale, on croyait avoir tout vu avec Michel Veunac, mais l’homme à l’écharpe tricolore est décidément d’une créativité sans limite.

Les dirigeants du B.O. trop pressés et trop bavards

Ce nouveau sursis accordé à Motsch s’explique par deux raisons. D’abord, la peur de conséquences judiciaires pour les actes commis : un recours devant le tribunal administratif de François Amigorena, ça fait désordre, mais deux ça fait pagaille totale ! Ensuite, par le poste ultra-sensible qu’occupait Nathalie Motsch à l’Urbanisme. Ainsi, le site Rugbyrama nous apprend que le BO souhaite procéder à une augmentation de capital de 5 millions, la saison prochaine, mais aussi et surtout fermer totalement le stade, pourtant à moitié vide cette saison, (un vieux projet longtemps caressé par Blanco et Borotra), et bâtir un complexe hôtelier et un centre commercial sur neuf hectares jouxtant le stade d’Aguilera et appartenant à la Ville dès « janvier prochain ». Et connaissant Michel Veunac, il ne fait guère de doute que le prix devrait être d’ami, un peu comme pour la villa Sion qui semblait promise à Pierre Delalonde, les dirigeants du BO répétant avec une maladresse confondante à qui veut l’entendre que s’ils n’obtiennent pas ce projet immobilier, ils repartiront à Hong Kong.

https://www.rugbyrama.fr/rugby/pro-d2/2017-2018/pro-d2-augmentation-de-capital-de-5-millions-d-euros-et-de-nouvelles-recrues-au-bopb_sto7039798/story.shtml

Phomontage publié sur Twitter.

On le voit avec ce projet où l’intérêt des Biarrots ne semble pas être la préoccupation première, les sujets de friction à l’avenir avec l’ancienne adjointe à l’Urbanisme ne vont pas manquer. D’autant qu’à la mairie, plusieurs avouent sous le manteau que d’autres projets immobiliers du même acabit devraient être présentés avant l’échéance de 2020. Mais voir Nathalie Motsch renoncer à son combat est à peu près aussi plausible que d’imaginer Emmanuel et Brigitte Macron parader dans les rues De Biarritz en gilets jaunes signés Louis Vuitton, comme de facétieux internautes se sont amusés à le faire.

Il n’y a donc pas de sortie de crise en vue et lanterner ne sert plus à grand-chose. Les apprentis pyromanes Veunac et Lafite sont désormais totalement dépassés par le « NathalieGate » qu’ils ont créé. Ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes et, connaissant le caractère de l’intéressée, Bisque, Bisque, Basque ! leur souhaite bien du plaisir à l’avenir.

 

Aldigé agacé par Rugbyrama

Très sportif coup de téléphone de Jean-Baptiste Aldigé à Bisque, Bisque, Basque !   peu avant le coup d’envoi de Biarritz-Olympique-Béziers : « J’avais déjà remarqué que les journalistes n’étaient pas des grands spécialistes de la finance. Votre confrère de Rugbyrama a voulu bien faire mais a un peu tout mélangé. Nous procédons effectivement à une augmentation de capital de 5 millions d’euros, mais elle est surtout destinée à boucher les déficits antérieurs. Plutôt que de mettre 500 000 euros par ci, 500 000 euros par là et de devoir à chaque fois convoquer une assemblée générale, nous préférons lisser la situation le plus vite possible. Quant à ce qui est annoncé pour janvier prochain, on est en pleine fiction. Nous ne l’avons jamais caché : nous voulons faire d’Aguilera un lieu où les gens viennent déjeuner et s’amuser. Mais nous n’en sommes qu’au stade de la réflexion. Nous avons lancé un appel à projet que nous présenterons en janvier 2019. Ensuite, nous discuterons avec toutes les personnes impliquées. Rien n’est arrêté, rien n’est signé. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le BO est devenu apolitique et entend bien le rester ».

Intéressante précision du patron du BO, car ce n’est pas tout à fait le discours que l’on entend dans les couloirs de la mairie.

Défense d’en rire !

Le maire de Ciboure et son adjoint à l’Urbanisme suscitent l’hilarité en portant plainte en diffamation contre le site parodique « La Gazette de la Nivelle ».

Heureusement que le ridicule ne tue pas, car dans le cas contraire les Cibouriens pleureraient depuis une semaine la disparition de leur bien-aimé maire Guy Poulou et de son sixième, mais ô combien importantissime, adjoint à l’Urbanisme Jean-Jacques Gouaillardet. Il faut dire aussi que l’affaire est d’une gravité totale, comme nous la révèle Sud Ouest du 26 novembre, puisqu’un manant du clavier, sans même avoir le moindre titre nobiliaire ni galon d’élu à faire valoir, a osé rédiger dans la très célèbre « Gazette de la Nivelle » une interview imaginaire du sieur Gouaillardet… qui manque singulièrement de gouaille et d’humour dans cette affaire.

La Gazette de la Nivelle annonce pourtant la couleur avec ce bandeau très visible en bas d’écran, « site d’informations parodiques. »

Jean-Jacques Gouaillardet, chef adjoint du service humoristique de Ciboure.

Mais le très candide Jean-Jacques Gouaillardet avait dû prendre pour argent comptant jusque-là tout ce qui était écrit dans La Gazette de La Nivelle, comme le décalage d’une heure supplémentaire par rapport au reste de la France pour que les Cibouriens aient le temps de célébrer l’apéritif, ou la manifestation de gilets jaunes refusant de consommer des feuilles de salade verte au restaurant.  Aussi, quand il a lu les propos qu’on lui prêtait, l’adjoint à L’Urbanisme, qui m’avait abordé un jour pour me féliciter de l’humour de Bisque, Bisque, Basque !,  s’est décidé à porter plainte pour diffamation en compagnie du maire de Ciboure Guy Poulou.

Il faut dire que l’auteur de l’interview, Daniel Arbisa, reprenant une technique comique utilisée par des générations d’humoristes depuis Hergé et son professeur Tournesol, s’est amusé à faire répondre systématiquement son interlocuteur dépourvu de sonotone à côté de la plaque à propos de l’autorisation de construire une villa à toit plat, située avenue d’Abbadie d’Arrast. Insolence suprême, il ose même affirmer que le propriétaire de la villa a offert à Poulou et Gouailladet « un magnifique plateau d’huîtres de Bouzigues » en remerciement de cette autorisation de construire.

https://www.lagazettedelanivelle.fr/2018/10/14/exclusif-interview-de-jean-jacques-gouaillardet/

Pas un Cibourien n’a pris une seconde l’affirmation au sérieux et n’importe quel politique doté d’un peu d’humour aurait immédiatement rétorqué en précisant qu’un tonneau de Jurançon sec accompagnait les huîtres, mais pas nos deux élus, qui ont visiblement une très haute idée de leurs fonctions.

Arbitre des élégances humoristiques

Guy Poulou, chef du service humoristique.

En fait, le vrai moment comique réside dans l’interview, à ne rater sous aucun prétexte, de Guy Poulou à « Sud Ouest ». On comprend mieux pourquoi un maire sur deux souhaite ne pas se représenter en 2020. Naïvement, l’électeur moyen s’imagine que le maire d’une commune a déjà fort à faire avec les routes, les collèges et le logement social. Grâce à Guy Poulou, maire adoré des Cibouriens et qui fait l’unanimité dans sa ville, (C’est uniquement pour le taquiner que nombre d’associations le contestent !) on mesure mieux l’énormité de sa tâche : « Pour être vraiment parodique et humoristique, il faut écrire dans ‘‘Le Canard enchaîné’’ et ce monsieur n’a pas le talent pour écrire dans ‘‘Le Canard enchaîné’’ ».

L’article de Sud Ouest du 26 novembre.

Ainsi donc, le Premier magistrat d’une ville, si l’on en croit Guy Poulou, est aussi l’arbitre des élégances humoristiques, le seul apte à savoir qui a le talent suffisant pour être admis en classe supérieure. On comprend mieux pourquoi Guy Poulou a l’air si souvent fatigué et dépassé par sa tâche, car la gestion de la commission décernant les brevets de drôlerie aux Cibouriens agréés ne doit pas être une mince affaire.

Donc, si l’on suit le raisonnement de Poulou, « Le Canard enchaîné » lorsqu’il publie un interview imaginaire de Kim Jong-Un ou de Poutine serait drôle, mais pas Daniel Arbisa quand il ironise sur Guy Poulou ou Jean-Jacques Gouailladet. Comme c’est bizarre ! Et depuis quand l’humour et la satire se décrètent par arrêté municipal ?

Bon courage aux deux plaignants !

Bisque, Bisque, Basque ! attend donc avec beaucoup d’impatience le rendez-vous prévu devant le tribunal, et souhaite bon courage aux deux élus plaignants quand ils vont essayer de détailler devant des juges qui souvent ne manquent pas d’humour, eux, leur conception bien singulière et fort géographique de la satire, tout à fait acceptable du moment qu’elle s’arrête aux portes de Ciboure.

À moins que des Cibouriens, excédés par ce nouveau gaspillage d’argent public que va représenter ce procès (C’est facile d’aller en Justice quand on est défendus gratuitement !) ne campent devant la mairie avec une grande banderole : « Poulou, Gouaillardet ! Et si vous arrêtiez vos conneries ? »

Car c’est bien tout ce que vaut cette histoire de cornecul.

 

Un droit de réponse de Christophe Landrin

Christophe Landrin, directeur général des services à la mairie de Biarritz, estime que Bisque, Bisque, Basque ! s’est montré imprécis dans l’article « Veunac en pleine panade majoritaire ». Nous publions bien volontiers le message reçu.

Au travers de l’un de vos derniers articles vous mentionnez que Monsieur Tourret gère seul les dossiers sensibles de l’urbanisme à la place de Madame Nathalie Motsch.

Comme Directeur Général des Services, je souhaite qu’un rectificatif soit apporté car :
– l’administration instruit et porte à la connaissance des élus son expertise, en aucune manière elle ne prend une décision qui engage la ville,
– réduire cette instruction à la personne du directeur de service est restrictif et inexact car il s’agit d’un travail permanent et collégial d’une équipe de 10 personnes,
– les dossiers une fois instruits sont présentés pour arbitrage et décision finale des élus,
– les décisions importantes en matière d’urbanisme, et notamment celles concernant des dossiers dits sensibles sont arbitrées et validées, comme il se doit, par M le Maire.

Ni le DGS, ni le directeur en question, ni les agents du service ne vont au-delà de leur rôle de conseil aux élus. Merci de lever cette confusion, car les fonctionnaires qui servent cette ville n’ont pas être exposés dans des débats politiques et dans les commentaires légitimes qu’ils suscitent. En vous remerciant par avance.

Cordialement,
Christophe LANDRIN, Directeur Général des Services

Le commentaire de Bisque, Bisque, Basque !

Christophe Landrin défend ses services et c’est à son honneur. La phrase qui l’amène à réagir peut effectivement prêter à confusion sur la forme : « Veunac souhaitait maintenir Nathalie Motsch dans ses fonctions d’adjointe à l’Urbanisme tout en lui ôtant l’accès à tous les dossiers « sensibles » de la Ville, gérés par le seul Touret. » Et Bisque, Bisque, Basque ! est parfaitement d’accord avec Christophe Landrin pour dire que les fonctionnaires de la Ville font du bon travail et n’ont pas à être « exposés dans des débats politiques ».

En revanche sur le fond, Bisque, Bisque, Basque ! se montre absolument catégorique. Nathalie Motsch, adjointe à l’Urbanisme, n’a plus accès aux dossiers sensibles de la Ville, gérés par Michel Veunac lui-même, aidé par le directeur du service. Christophe Landrin ne dit d’ailleurs pas autre chose lorsqu’il écrit : « les décisions importantes en matière d’urbanisme, et notamment celles concernant des dossiers dits sensibles sont arbitrées et validées, comme il se doit, par M le Maire. »

Les Biarrots s’en doutaient depuis longtemps. Merci pour cette confirmation.

 

 

 

Veunac en pleine panade majoritaire

Poussé par Lafite, Veunac souhaite retirer sa délégation à Motsch le 12 décembre prochain, mais est bien conscient qu’il lui ouvre un boulevard politique.

Voilà l’homme qui promettait de rassembler Biarritz en 2014. C’est réussi ! Et l’on admirera au passage la « sincérité » de l’image. Ce n’est plus un logiciel de retouche qui a été utilisé, mais une truelle !

Jeudi dernier, les conseillers présents à la réunion de majorité se sont demandés un instant si Michel Veunac, n’avait pas avalé un flacon entier de ginko biloba, cet extrait d’un abricotier chinois qui stimule les fonctions cérébrales et fait voir la vie en rose, tant le premier magistrat semblait euphorique. L’explication est toute simple : mieux qu’une pilule magique, Veunac s’est fait… dorer la pilule en beauté par Emmanuel Macron qui l’a invité à faire partie des 2 000 maires autorisés à lui poser des questions (Avec Veunac, il ne risquait pas grand-chose…) et, comble de félicité, l’a retenu à dîner à l’Élysée en compagnie de neuf autres élus.

C’est le partage des tâches, ou plutôt le marché de dupes façon Président de la République : les Biarrots paieront l’addition du G7, en échange de quelques flatteries adressées à un maire déjà ivre de lui-même.

Malheureusement, chez les cyclothymiques la félicité ne dure guère et au bout de quelques minutes, Mimi-impérator avec ses colères, ses invectives et ses menaces est déjà de retour, ce jeudi soir face à sa majorité. Naïvement, les élus qui ont fait le déplacement – il en manque une dizaine ! – s’attendent à ce que soit évoqué l’ordre du jour du prochain conseil municipal, finalement reporté au 12 décembre. Comme si la conduite de la Ville intéresse encore le maire ! En fait, le seul sujet évoqué est Nathalie Motsch et son refus d’obtempérer. Pour Veunac, le marché est simple : soit l’adjointe à l’Urbanisme retire son recours devant le tribunal administratif et il passe l’éponge sur sa récente incartade, soit elle démissionne.

Jeannine Blanco prend rarement la parole, mais aurait pu s’abstenir cette fois encore.

Et comme à Biarritz, les comiques troupiers ne reculent devant rien, plusieurs flagorneurs de service se croient obligés de faire de la surenchère. Le plus drôle étant le sermon de Jeannine Blanco sur la nécessaire discipline de majorité. Quand on vient comme elle, comme Ghis Haye et Alain Robert, de s’asseoir sur les consignes du parti socialiste et de voter en faveur de l’Hôtel du Palais, on est tout à fait bien placée pour faire la morale aux autres.

Nathalie Motsch demande à parler en dernier et se montre très claire dans sa position. Non, elle ne retirera pas son recours car il est légitime, non elle ne démissionnera pas, car le dossier Hôtel du Palais ne fait pas partie du pacte de majorité et elle ne s’est donc pas montrée déloyale en exprimant son indignation sur ce dossier.

Veunac pris en tenaille

L’affaire Motsch illustre à merveille les actuelles dissensions entre Veunac et Lafite. Dans la foulée du conseil municipal du 15 octobre, Mimi-la-malice avait évoqué un instant avec ses proches l’idée de faire une charrette massive avec tous les adjoints et les élus s’étant opposés à lui dans le dossier Hôtel du Palais. Exit Barucq, Motsch, Mimiague, Boissier, avant d’annoncer une recomposition de la majorité, dans laquelle Domège, Puyau, Darrigade et Saint-Cricq trouveraient toute leur place.

Nathalie Motsch, droite dans ses bottes de sept lieues. Depuis le dossier du Palais, elle a l’impression qu’un boulevard politique s’offre à elle.

Mais Veunac est trop fin politique pour ne pas percevoir les inconvénients de cette idée. Les opposants de pacotille qui lui servent la soupe depuis deux conseils sont beaucoup plus utiles à la porte de la majorité jusqu’en 2020 plutôt qu’en alliés officiels. Et le cas Barucq reste délicat, compte tenu de son poids politique et de ses soutiens. Quant à « Calamity Motsch », comme la surnomment ses ennemis, puisqu’elle est désormais prête à défourailler sur tous les dossiers, Veunac ne peut s’empêcher d’affirmer en privé une certaine admiration pour le caractère et le talent oratoire qu’elle manifeste. L’idée est donc de l’admonester tout en lui pardonnant. Veunac se montre grand seigneur et en même temps, en la maintenant dans ses fonctions d’adjointe à l’Urbanisme tout en lui ôtant l’accès à tous les dossiers « sensibles » de la Ville, gérés par le seul Touret, il la contrôle un peu mieux.

La crise de nerfs de « La Faillite nous voilà ! »

C’est sans compter sur le manque de nerfs du Premier adjoint aux Finances qui fiche par terre ce beau projet. Dans le dossier du Palais, Veunac et Lafite sont parfaitement conscients qu’ils ont au minimum roulé sur la ligne jaune et contrevenu aux us et coutumes de la vie publique. Quand leurs opposants parlent d’aller au pénal, ils savent parfaitement que ce n’est pas une simple vue de l’esprit. Pour mémoire, les élus hostiles au projet du Palais, malgré leurs demandes répétées, n’ont toujours pas vu les nouveaux contrats signés avec les banques, ce qui est pour le moins surprenant. On aurait quelque chose à cacher ?

« Calamity Motsch », sortant les colts, a parlé de « casse du siècle » dans cette affaire. Ce qui est sûr c’est que le duo mis en cause dans ce dossier n’affiche plus désormais une très grande solidarité. Lors de la réunion du 12 novembre, Lafite avait surpris tout le monde en apostrophant en public Veunac à propos de l’adjointe à l’Urbanisme. « Je ne veux plus travailler avec elle. Michel, tu prends tes responsabilités ! »  Voilà pourquoi Michel Veunac s’est résigné à retirer sa délégation à son adjointe, tout en déplorant le manque de sens politique de celui que les Biarrots surnomment désormais « La Faillite, nous voilà ! »

Le maire est bien conscient que la nouvelle passionaria de Biarritz est déterminée à aller jusqu’au bout en 2020 et qu’elle va constituer une adversaire redoutable. En privé, il déplore la nervosité de Lafite et estime qu’en lui retirant sa délégation, il lui ouvre un boulevard politique. Pour une fois Motsch et Veunac semblent parfaitement d’accord et, en refusant de retirer son recours ou de démissionner, force est de constater que Nathalie Motsch a fait preuve de beaucoup de sens tactique.

Jusqu’où ira l’opposition ?

Veunac affirme avoir l’accord tacite de Saint-Cricq pour voter en faveur de l’éviction de Nathalie Motsch. Impossible de savoir si c’est de l’info ou de l’intox. Mais tout paraît désormais possible de la part de celui qui a été le meilleur opposant de la Ville pendant quatorze ans.

Heureusement Veunac garde plus d’un tour dans son sac à malices. Il n’a pas oublié qu’il a été mis en minorité au sein de ses propres troupes le 30 juillet dernier et que le retrait de délégation de Motsch pourrait être problématique lors du prochain conseil municipal qu’il a repoussé au 12 décembre pour respecter les formes légales. Info ou intox, Veunac s’est vanté auprès de sa garde rapprochée d’avoir contacté Saint-Cricq et d’avoir obtenu de lui l’assurance qu’il voterait ainsi que les autres membres de l’opposition favorables au dossier du Palais en faveur du retrait de délégation de Motsch. Quand on est ridicules, pourquoi s’arrêter à mi-chemin !

Depuis plus de trois mois, Bisque, Bisque, Basque ! sollicite ses confrères pour trouver un exemple d’une ville de moyenne importance où l’opposition a rallié le maire le jour où il se retrouvait en difficulté avec sa propre majorité. L’imagination des politiques étant sans limite, il doit certainement exister un endroit autre que Biarritz où des élus se sont livrés à de telles acrobaties éhontées. Mais, malgré la promesse d’offrir au confrère qui me trouverait la réponse les œuvres complètes de Michel Veunac en papier vergé Vélin avec reliure plein cuir doré à l’or fin, personne n’a pu dénicher l’équivalent de ce qui vient de se passer à Biarritz.

L’opposition peut rejoindre momentanément un maire dans un projet. Mais la morale républicaine veut, si le maire est en difficulté dans son propre camp, que l’on s’abstienne. Dans le cas du retrait de délégation d’une adjointe, il en est de même. On laisse la majorité se débrouiller entre elle.

Souhaitons donc un vote à main levée pour que l’on puisse mesurer une fois de plus à quel point une bonne moitié de nos élus n’a plus le moindre respect pour son mandat et pour ses électeurs.

Si Veunac va bien avoir besoin dans les jours qui viennent de ses petites pilules de ginko biloba, les Biarrots, eux, n’ont visiblement pas fini d’avaler des kilos d’anxiolytiques !

Un grand moment comique

La vidéo dure presque une heure et trente minutes mais elle vaut tous les sketches irrésistibles que vous avez déjà pu voir. Piètre orateur un peu bredouillant, Michel Veunac, ce jeudi 27 mars 2014 au casino Bellevue, joue les rassembleurs face à l’ogre Brisson et encense à tout va. « François Amigorena, ce chef d’entreprise qui parcourt le monde entier.  Nous avons la chance à Biarritz d’avoir des personnalités exceptionnelles comme celle-là ». C’est le temps où tout le monde s’aime, tout le monde y croit, derrière le vieux sage Veunac. Barucq, Motsch, Claverie, tressent des couronnes de laurier à l’homme qui va rassembler Biarritz. À vous dégoûter à tout jamais des politiques.

https://www.youtube.com/watch?v=RpiyI9xMW8A

 

 

 

 

 

 

Schneck prêt à aller au pénal contre Veunac et Lafite

Le candidat à la mairie de Biarritz Jacques-André Schneck souhaite monter un financement participatif pour porter plainte contre les responsables du dossier du Palais.

Le post Facebook, daté du 21 novembre, où Jacques-André Schneck dévoile ses intentions.

Alors qu’un voile d’opacité continue à envelopper le dossier « Hôtel du Palais » et que la réunion de majorité prévue jeudi prochain risque d’être houleuse, les élus attendant toujours la communication des derniers éléments chiffrés du dossier, Jacques-André Schneck, candidat à la mairie de Biarritz pour 2020, propose une toute autre démarche. Il entend au quotidien l’indignation des Biarrots sur ce dossier et estime sur sa page Facebook que la seule solution consiste à se porter partie civile.

Connaissant le réseau de l’ancien énarque, on se doute qu’il a dû longuement consulter avant de lancer cet appel. En effet, malgré les deux recours déjà déposés par François Amigorena et Nathalie Motsch devant le tribunal administratif, Jacques-André Schneck estime que les faits commis par Michel Veunac et Guy Lafite relèvent aussi du pénal. Il propose donc aux Biarrots indignés par ce qui vient de se passer de le soutenir financièrement pour pouvoir engager « un ténor du barreau ».

Affaire à suivre sur les réseaux sociaux pour voir si cette proposition connait un succès mérité.

https://www.facebook.com/jacquesandre.schneck

 

 

Un aveu qui plombe encore plus Veunac et Lafite

Les révélations continuent : c’est plus de deux millions d’euros que Michel Veunac a avancés avant même que le conseil municipal n’entérine le dossier Hôtel du Palais.

L’article de Mediabask où Veunac annonce que l’addition est encore plus salée que prévue.

Ce n’est pas le média le plus tapageur de la Côte basque, mais il fait un sacré bon travail sur le dossier de L’Hôtel du Palais. L’article de Goizeder Taberna paru dans Mediabask le 13 novembre dernier est passé un peu inaperçu des Biarrots, ce qui est fort dommage. Il contient en effet son lot de révélations savoureuses. De lin blanc vêtu, notre Mimi-la-Malice municipal nous annonce que les avances consenties aux fournisseurs, avant même que les travaux ne soient votés par le conseil municipal ne s’élèvent pas à 656 000 euros, comme tout un chacun le croyait, mais au total à près de deux millions d’euros.

Cette nouvelle somme de 1,2 million d’euros, jusque-là jamais évoquée, serait destinée à payer le bois des huisseries du palace.

 

Et comme Michel Veunac est un grand spécialiste de l’enfumage, il nous sort une version qui relève du conte de fées pour citoyens trop crédules. « Les administrateurs de la Socomix étaient parfaitement au courant ». La réalité est toute autre. En dehors des zélateurs forcenés du maire, qui répéteront à l’envi qu’on leur a tout dit, les autres membres du conseil d’administration, comme Virginie Lannevère, François Amigorena ou Anne Pinatel, déplorent l’opacité dans laquelle on les a maintenus.

C’est par hasard qu’ils ont découvert pendant l’été que les commerciaux de L’Hôtel du Palais avaient ordre depuis janvier 2018 de cesser la commercialisation du palace à partir du 18 octobre. Et ils s’étonnent que ces factures qui ont été payées rubis sur l’ongle n’aient jamais été présentées aux administrateurs. Virginie Lannevère estime d’ailleurs que 2,6 millions d’euros ont été engagés.

Allez, Michel, encore un effort et la mémoire va te revenir ! En attendant, le roi de la phrase creuse se contente pour sa défense d’une de ces formules à l’emporte-pièces dont il a le secret : « Depuis le début, nous travaillons avec un certain nombre de prestataires de service, de maîtres d’œuvre, qui nous aident. Il faut bien les payer. »

Il ne viendrait à l’idée de personne de reprocher au maire sa vertu. Mais se souvient-il que quand on est premier magistrat d’une Ville, on n’a pas le droit d’engager des dépenses sans les avoir faites approuver par son conseil municipal ? Tout décidément, dans ce dossier de l’Hôtel du Palais, relève au minimum de l’attentat démocratique. Voire beaucoup plus, si la Justice s’en mêle.

(Pour les retardataires : https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20181109/michel-veunac-assume-les-avances-faites-pour-lhotel-du-palais )

L’ANALYSE DE BISQUE, BISQUE, BASQUE !

Une communication soigneusement réfléchie

Michel Veunac n’est pas du genre à dévoiler spontanément ses agissements. Les écuries de Bigueyrie, la villa Sion ou le confortement de la Côte des Basques ont démontré qu’il ne reconnaissait les faits que contraint et forcé. Cette interview donnée à Mediabask où il augmente spontanément l’addition des sommes versées avant le vote des élus est donc en apparence très surprenante.

En apparence, seulement.

En effet, un secret de polichinelle agite actuellement la communauté politique de la Côte basque. Les méthodes du duo Veunac-Lafite dans ce dossier dépassent largement le cadre du tribunal administratif et pourraient finir au pénal.

Jacques-André Schneck sur sa page Facebook écrit : « On peut sérieusement se demander aujourd’hui si Michel Veunac et Guy Lafite ne sont pas susceptibles d’être poursuivis pour détournement de fonds publics ou pour abus de biens sociaux ou les deux. »

https://www.facebook.com/jacquesandre.schneck/posts/10213636490412819

Colette Capdevielle s’interroge pour sa part. Les faits ne relèvent-ils pas « d’une plainte avec constitution de partie civile devant le Doyen des juges d’instruction du TGI de Bayonne ? »

Interrogé par le préfet et la Chambre Régionale des Comptes, Michel Veunac doit avoir conscience qu’il est allé trop loin et qu’il joue gros. Alors, en bon animal politique, il en avoue un peu plus pour pouvoir dire s’il se retrouve un jour à la barre du tribunal : « Mais je n’ai jamais rien caché et je peux vous en donner la preuve avec cette interview à Mediabask »  Et l’élu ne manquera pas alors de sortir le couplet sur la difficulté de sa tâche et sur le fait, lui le pauvre sociologue, qu’il ne savait pas qu’il devait d’abord faire approuver cette décision par ces élus ou par les membres du conseil d’administration de la Socomix.

Une défense astucieuse mais qui pourrait mettre à mal son brillant adjoint aux Finances, toujours prêt à faire mousser sa carrière. Si celui-ci se retrouvait à la barre en compagnie de son « ami » Michel Veunac, « La Faillite nous voilà », comme le surnomment les Biarrots, aurait du mal à plaider l’incompétence en tant qu’ancien secrétaire-général adjoint des mairies de Marseille et Paris et à expliquer pourquoi les procédures normales de passation des marchés, où on informe les élus avant de prendre une décision et de signer des chèques, n’ont pas été respectées.

Lundi dernier, lors de la réunion de majorité, les élus ont été surpris par l’inhabituelle nervosité de Guy Lafite qui s’est mis à hurler sur Nathalie Motsch à l’origine après François Amigorena d’une deuxième procédure contre le dossier Palais, affirmant même que Michel Veunac « devait prendre ses responsabilités » et qu’il « refusait de travailler avec elle ».

Alors, Guy, on commence à envisager des lendemains qui déchantent ?