Cette médecine de plus en plus virtuelle…

Médecin qui ne salue pas son patient, inutiles analyses de laboratoire, « seringueur » fou… Témoignage vécu, clinique Aguiléra.

Ancien gibier d’hôpital, me portant beaucoup mieux depuis que je fréquente nettement moins les médecins, j’ai une certaine connaissance des rituels des blouses blanches. C’est donc sans la moindre appréhension, même si je sais par expérience vécue que mon existence peut basculer sur un simple examen radiologique, que je me rends clinique d’Aguiléra pour passer un scanner. Depuis trente ans, mes veines « larges comme des autoroutes » sont un sujet de plaisanterie récurrent pour les infirmières chargées de me faire des injections, tellement elles n’ont aucun problème à me piquer, mais le jeune homme qui m’accueille (infirmier ? interne ?) ne semble pas du même avis.

Et une injection pour rien, une !

Perplexe, il fait rouler sous ses doigts les veines du bras gauche puis du bras droit, hésite beaucoup et semble aussi à l’aise qu’une poule avec un couteau. Finalement après un premier lancer de fléchette à côté de la cible (« Désolé, je ne suis pas dans la veine »), la deuxième tentative semble la bonne et il peut m’injecter le produit iodé prévu pour l’examen. À mi-injection, j’entends alors une conversation un peu lointaine, avant que le jeune homme ne revienne penaud. «  Finalement, le docteur dit que vous n’avez pas besoin de produit pour ce scanner ». Voilà qui rassure sur la compétence du service où je viens d’atterrir ! Et un grand merci pour la saloperie injectée dans mon corps, alors qu’elle était inutile, un grand merci pour la prise de sang deux jours avant qui n’avait aucune raison d’être et un grand merci de la part de l’assurance maladie pour les 37 euros gaspillés.

Bêtement, comme tous ceux qui ont connu une médecine à visage humain, je m’imagine que la radiologue va venir me saluer et s’enquérir de la raison de ce scanner. D’autant plus que l’examen m’a été prescrit début février, que j’ai eu droit à sept semaines d’attente avant de pouvoir trouver une date possible et que mon état de santé a évolué depuis. Mais c’est oublier que je suis dans une usine qui travaille à la chaîne où l’humain est la dernière des préoccupations. Un médecin qui dit bonjour à son patient avant l’examen, et puis quoi encore ?

Scanner ou jeu vidéo ?

Mon seringueur fou m’installe donc sur le scanner, court se mettre à l’abri des rayons et l’examen démarre. D’habitude une voix humaine prend le micro pour demander à l’examiné de cesser de respirer ou de se relâcher, mais, décidément, on n’arrête pas le progrès à Aguilera. Comme dans un jeu vidéo un peu dingue, c’est une voix préenregistrée qui donne les ordres au fur et à mesure de l’examen. Surtout pas d’échange entre humains !

Quand c’est fini, on me demande de me rhabiller et d’attendre dans le couloir. Dix minutes après cette expérience de médecine virtuelle, je suis appelé à la caisse pour payer (examen non conventionné, bien entendu), et on m’annonce que le compte-rendu va m’être remis dans les cinq minutes.

J’ose proférer un timide « Mais je ne vais pas voir la radiologue ? ».

Soupir entendu : « Ah bon, vous voulez la voir ? »

Oui, mon médecin m’a demandé de lui préciser un certain nombre de choses et je vous ai confié des radios faites antérieurement que j’aimerais récupérer.

Re-soupir :

Bon, je vais voir si elle peut vous recevoir, mais elle est très prise.

Et en plus, ils se plaignent !

Nouvelle attente de dix minutes, avant que la radiologue, que je découvre à ce moment seulement, n’apparaisse dans le vestibule de son bureau. Elle est pressée et ne me propose pas d’entrer. Ce qu’elle me dit ne regarde que moi mais me laisse perplexe, car les propos ne semblent pas en accord avec ce qui est mentionné dans le compte-rendu qui m’est remis. Craignant une confusion entre deux patients, je lui demande s’il y a une évolution par rapport aux clichés antérieurs que j’ai amenés.

Agacée, la blouse blanche, qui vient de m’accorder au bas mot une soixantaine de secondes et reste debout alors que je suis assis, a un temps d’hésitation avant de me reprendre des mains les radios qu’elle n’a visiblement pas regardées auparavant. Le tout dure trois secondes, en comptant la remise des clichés dans l’enveloppe : « Vous verrez cela avec votre médecin traitant ».

En sortant, impossible de louper dans les couloirs les affiches annonçant une grève des radiologues le 23 mars à cause de la baisse tarifaire décidée par l’État. Bien sûr, il ne s’agit surtout pas de mettre tous les médecins dans le même sac. La médecine est un art plutôt qu’une science, le dialogue avec le patient la base de tout et certains médecins, je dis bien certains,  méritent un respect absolu. Mais allez savoir pourquoi, ce jour-là, la cause des radiologues me motive à peu près autant que Serge Dassault faisant appel à la générosité publique pour financer une de ses campagnes électorales.

Arostéguy fait de l’accrobranche

Ils sont nombreux à avoir beaucoup à perdre en cas de défection de Fillon.

(Photo La Semaine du Pays basque)

Mercredi, François Fillon est décidé à renoncer avant sa conférence de presse où il annonce… qu’il continue ! C’est la conjuration de médiocres qui l’entoure, déterminée à se partager le futur gâteau même s’il est un peu faisandé, qui le pousse à se ridiculiser encore un peu plus et à discréditer notre vie politique. Baroin se verrait bien Premier ministre, et les Morano ou Pecresse ne dédaigneraient pas un petit maroquin. Et pendant ce temps, Juppé, qui serait sans doute plébiscité par la majorité des Français, attend qu’on lui fasse signe.

Même problématique au niveau local, où ce sont souvent ceux qui ont beaucoup à perdre qui crient à l’assassinat politique, en espérant que quelques gogos vont les suivre, tout en sachant parfaitement au fond d’eux-mêmes que Fillon est absolument indéfendable. En quittant L’UDI, il y a quelques mois, pour les Républicains, Maïder Arostéguy, a montré une capacité certaine à la voltige. En écoutant sa copine Corine Martineau, et en pariant, quasiment seule avec Claude Olive, sur François Fillon, notre sémillante conseillère départementale a gagné le gros lot de la loterie électorale : une investiture pour les législatives. On comprend qu’il soit difficile de renoncer à ses rêves, mais doit-on tout accepter sous prétexte d’ambition personnelle ?

Le communiqué de presse de Maïder Arostéguy diffusé hier est soit d’une mauvaise foi abyssale, soit d’une naïveté confondante. Au point que Bisque, Bisque, Basque !  s’est amusé à l’annoter. L’accrobranche c’est très bien, à condition toutefois de ne pas se prendre une grosse gamelle électorale à force de défendre l’indéfendable.

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Un fieffé menteur

Pour Michel Veunac, un nageur est un être décérébré qui laisse son cerveau au vestiaire quand il enfile son maillot de bain. 
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Sud Ouest, 25 février.

La construction d’un bassin olympique faisait partie de ses engagements électoraux. Et comme notre maire n’a pas peur de se mouiller, le 9 septembre 2015, lorsque l’équipe de France de natation était venue rendre visite aux jeunes nageurs de la Ville à la piscine municipale, Michel Veunac n’avait pas hésité à faire un selfie avec Florent Manaudou et à réitérer devant les enfants sa promesse d’un bassin olympique à hauteur de leurs rêves.

Et puis, dans Sud Ouest  du 25 février, une information qui n’a l’air de rien mais qui est tellement révélatrice du mode de fonctionnement du maire ! Après s’être ridiculisé tout seul comme un grand, lors du dernier conseil municipal, à propos de la piscine olympique, avoir prétendu que le club de sauvetage côtier ne comptait que 70 adhérents alors qu’il y en a 913, et s’être abrité derrière de discutables experts pour ne pas se lancer dans la construction de ce bassin olympique, notre Super Mimi a désormais le chlore qui lui sort des yeux dès qu’on lui parle lignes d’eau.

Les trois clubs de la Ville représentent plus de deux mille adhérents, mais Veunac ne veut plus en entendre parler. Sans doute parce que le secteur du rugby professionnel du BO, qui a ses petites et grandes entrées à la mairie, tient absolument à ce que le plateau Aguilera reste uniquement dévolu au rugby et accessoirement au tennis.

Or ne voilà-t-il pas que les facétieux (et efficaces !) garnements qui animent l’association Biarritz 2.0, présidée par Philippe Nalpas, ont lancé cette semaine une pétition demandant la construction de ce bassin olympique et recueilli 1300 signatures en moins de temps que notre magnifique édile municipal ne met pour faire un cent mètres brasse coulée, sa spécialité

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Même le Gros dégueulasse du regretté Reiser adore la piscine…

En lisant les commentaires plus souvent modérés qu’acerbes des pétitionnaires sur son manque de vision à long terme dans un département qui ne compte pas un seul bassin olympique, notre dictateur à écharpe tricolore a soudain eu le sentiment de boire la tasse et s’en est allé passer un soufflon mémorable aux dirigeants du club de sauvetage côtier, estimant qu’ils « n’ont pas à communiquer sur cette pétition ». Ce qui, traduit en langage non municipal, signifie que si les dirigeants ne réussissent pas à faire taire leurs grandes gueules d’adhérents, ils verront la subvention qui les concerne passer de la taille d’un bermuda de surfeur à celle d’un string brésilien. Le porte-flingue favori du maire, Peio Claverie, spécialiste des basses besognes municipales, est allé porter le même message aux deux autres associations de nageurs.

On avait déjà connu l’employé municipal Robert Rabagny viré pour avoir affirmé clairement ses idées politiques, voilà maintenant les membres d’un club municipal menacés parce qu’ils osent se mouiller et parler à voix haute. Et l’on aimerait savoir sur quelle loi s’appuie notre champion de nage en eaux troubles pour interdire à des citoyens membres d’une association de donner leurs points de vue.

Désormais, les enfants nageurs savent tous que leur maire est un fieffé menteur et les adultes ont compris qu’il se soucie de la démocratie comme de sa première bouée gonflable.

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La page Facebook de Biarritz Sauvetage Côtier.

 

N’hésitez pas à lire (et signer !) la pétition lancée par Biarritz 2.0

https://www.change.org/p/mairie-de-biarritz-etes-vous-favorable-%C3%A0-la-cr%C3%A9ation-d-un-bassin-de-50m-et-de-10-couloirs-%C3%A0-biarritz?recruiter=682795193&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

« Palace, Palace ! »

Homme ? Femme ? J’ignore absolument qui est « Biarritz observateur », mais ce qui est sûr, c’est que l’auteur du texte qui suit, adressé ce jour à « Bisque, Bisque, Basque ! », connait parfaitement Biarritz. Analyse du naufrage inévitable qui nous attend avec le capitaine Veunac à la barre.
hotel-du-palaisContrairement à la célèbre série télévisée « Palace » qui avait le don de nous faire rire en se renouvelant d’épisode en épisode, ce conseil municipal a replongé le biarrot dans la désolation tant le déni de réalité est omniprésent. La logorrhée veunacienne fondée sur le recours aux « meilleurs experts de France » est une rhétorique éculée dans une majorité divisée et qui laisse béante les deux boulets financiers que constituent la Cité de l’Océan et l’hôtel du Palais. Tant que ces deux ces dossiers ne seront pas pertinemment traités, le développement de Biarritz restera empêché avec en filigrane une hausse de la fiscalité prévisible pour maintenir le bricolage actuel… auquel ont contribué la plupart des anciens du conseil actuel. Voilà qui explique aussi la bourbe dans laquelle Biarritz se trouve.

Avec des historiques fort différents, ces deux dossiers ont en commun d’être aujourd’hui des abymes financiers dans lesquels sont déversés des flots de subventions publiques diverses qui obèrent tout redressement efficace. En millions d’euros annuel pour le concept mort-né de la cité de l’océan, en pure perte alors qu’éclatent aux yeux de tous (en particuliers des prescripteurs de congrès) les besoins impérieux de remise à niveau de voirie et des outils de tourismes d’affaires, de requalification urbaine (quartier du Port-Vieux), et de rehaussement qualitatif de l’offre commerciale actuellement en décalage avec l’image de Biarritz. C’est l’emploi des jeunes Biarrots qui en est pénalisé. N’évoquons pas ici ce qui devrait idéalement être mené en termes de requalification architecturale afin de réparer des erreurs urbanistiques (requalification de certaines façades ; volontarisme auprès de propriétaires de certains hôtels problématiques).
Quant à l’hôtel du Palais, activité déficitaire financée à bout de bras par le contribuable biarrot (via un loyer dérisoire), comment croire un seul instant que ce qui est avancé procurera autre chose qu’un endettement déraisonnable ? Comment croire qu’un maigre contrat de distribution (et non de gestion) permettra, un contexte géopolitique très peu sûr, d’atteindre des objectifs de chiffres d’affaires et de résultat ultra optimistes nécessaires au remboursement d’un prêt gigantesque (mais somme toute peu important par rapport aux besoins d’entretien d’un vrai palace dans une course effrénée à la personnalisation et à l’innovation) ? Biarritz n’est pas sur la carte mondiale du luxe et de surcroit son offre commerciale est encore inadaptée à une telle clientèle. Les Biarrots n’ont plus vocation à financer avec leur impôt une activité hôtelière qui ne ressort en rien à l’intérêt public. Cela n’est pas sérieux et le conseiller Saint-Cricq a raison d’alerter sur le risque que fait courir un tel bricolage. Le logiciel du passé lui continue bien de tourner dans les têtes de l’exécutif municipal. Tout cela sent l’ignorance du monde réel, la gestion paternaliste d’antan, la jouissance pour un maire de maintenir un pouvoir exorbitant sur quelques centaines de familles biarrotes via l’emploi au Palais. Ces salariés qui resteraient salariés de la Socomix seront les premiers pénalisés : ils ne bénéficieront ni des avantages salariaux de FS, ni de la mobilité et de la formation FS. S’il est persévéré dans cette voie hasardeuse, il faudra tout revoir en 2020. En attendant, les parts de marché seront gagnées par les concurrents.

Biarritz, capitale du surf budgétaire

L’argument en défense et servi telle une antienne sur le « logiciel du passé » relève d’ailleurs de la tactique éculée de l’attribution à ses adversaires de ses propres tares. Grossière ficelle. Surtout, le faible taux de réalisation des engagements pourtant votés qui a été soulevé par le conseiller Brisson reste, en dépit d’un comique effet de manche chiffré par l’adjoint aux travaux, inexpliqué…sauf à comprendre que Biarritz est une capitale du surf budgétaire dans la figure de style classique du décalage des travaux sur les exercices ultérieurs. Et l’on connait la musique : à l’issue d’un premier mandat, on en demande un deuxième pour faire « tout ce qui reste à faire ». La politique à la Grand Papa, c’est fort innovant.

La réalité que les Biarrots vivent au quotidien est pourtant indépassable, irréductible. On se demande parfois si le binôme municipal vit, marche et regarde Biarritz. Le quartier Port-Vieux attend un plan d’urgence pour le sortir de son abandon. En outre, Biarritz promet une AVAP mais n’a toujours pas de charte qualité d’occupation du domaine public soit le minimum d’une station classée pour un urbanisme commercial de qualité. Pire, en 2017 (!) La Rochefoucauld risque de voir arriver un nouvelle folie bétonnière et affairiste sur le BAB, imaginée par « l’ami » du Maire de Biarritz (voir et lire Mairie d’Anglet), ce cher Claude Olive, qui va faire passer son prédécesseur pour un futur prix Pritzker. Niant les besoins d’un rond-point, le béton s’apprête à se déverser, la banalisation de la RN10 à s’étendre aux portes de Biarritz en plein quartier à l’identité remarquable. Quels promoteurs faut-il remercier en contrepartie d’arrangements occultes au prétexte du logement social ? La réaction des habitants promet d’être vive. Cohérence en déshérence.

Le « Wipe out » final

La plongée en abyme fût pour la fin avec un entêtement inepte, servi par un esprit de clocher. Le bon sens, pratique et financier, impose à tout esprit responsable de ne s’engager dans l’onéreuse construction-maintenance d’une piscine de 50 m qu’à la seule échelle de l’agglomération voire de l’EPCI. On le voit, le projet n’est certainement pas mûr à ce stade et on ne comprend vraiment pas en quoi la construction précipitée d’un bassin de 25 m à la seule charge de Biarritz servant -logiquement d’ailleurs- une fréquentation d’habitants de l’agglo contribuerait à l’équilibre (financier) d’Aguiléra. Ici l’on trouverait soudainement 5 ou 6 millions d’euros quand l’urgence est ailleurs.

Un bon point pour l’adjoint à l’environnement qui, demandant du volontarisme dans l’exécution du Plan vélo (tout à fait bienvenu), laisse percevoir son opposition au tracé envisagé rue de l’Impératrice. Pour « ne pas pénaliser le stationnement des résidents», le flux sortant de voitures serait redirigé..vers les rues parallèles (Russie, Lavigerie/Alphonse XIII), voies résidentielles et encore plus étroites ! Une ineptie totale tant en termes de sécurité, de pollution et d’attractivité économique des grands hôtels de la zone. Comment peut-on ignorer à ce point les réalités de déplacement ? Oui au vélo mais avec un partage de bon sens. Faire de la place au vélo doit ici faire reculer le stationnement dans la rue, pas créer une nouvelle congestion.

Au résultat, les images des visages des conseillers municipaux montrent souvent de l’abattement, de la consternation presque une sidération et des colères rentrées. Jusqu’à quand ?

Biarritz Observateur

Bidart : Un « fléau », les résidences secondaires ?

Emmanuel Alzuri, maire de la ville, s’est livré devant les caméras de France 3 à un excès verbal qu’il regrette quelque peu.
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Trop de volets fermés, toute l’année, dans les stations balnéaires ? Le problème n’est pas si simple.

Si un acquéreur potentiel d’un appartement sur la Côte basque s’est trouvé devant l’édition France 3 Pays basque du 10 mars, il a dû tomber de sa chaise en découvrant à quel point il n’est pas le bienvenu. Le sujet évoque la possibilité désormais offerte aux maires de surtaxer les propriétaires de résidences secondaires jusqu’à + 60%, ce qu’Anne Hidalgo, qui n’en rate décidément jamais une, vient de s’empresser de faire. Interrogé par la télévision locale, Emmanuel Alzuri, maire de Bidart mais aussi directeur de l’Office de Tourisme d’Anglet, semble sur la même longueur d’ondes, malgré quelques précautions oratoires : « Ce sont des mesures qui paraissent attentatoires aux libertés et en ce sens elles sont très gênantes, mais, en même temps, on s’aperçoit que si on n’utilise pas les outils qui sont à notre disposition pour se battre contre le fléau des résidences secondaires, on est, me semble-t-il à côté de la plaque. » Vérification faite dans le Larousse, le fléau est bien cette « calamité naturelle dont un pays a du mal à se défaire », définition totalement blessante et discriminante pour ceux qui arrivent d’une région moins favorisée que le Pays basque. Interrogé par « Bisque, Bisque, Basque ! », l’élu de Bidart est conscient que les mots ont dépassé sa pensée, comme il l’explique ci-dessous. Reste tout un catalogue d’idées reçues sur les résidents secondaires qu’il convient de dénoncer. Revue de détail.

COMPENSER LA BAISSE DES DOTATIONS DE L’ÉTAT

L’État, depuis 2012, réduit fortement les sommes qu’il versait aux communes. Quand les villes veulent garder le même train de vie, elles décident donc d’augmenter de 20 % ou plus les impôts locaux des propriétaires de résidences secondaires. Une taxation totalement inique puisque l’impôt devrait être le même pour tous, mais qui a l’avantage de ne pas faire grogner les autochtones.

FAIRE OUBLIER SES CARENCES EN MATIERE DE LOGEMENT SOCIAL

La loi impose 20 % de logements sociaux dans une ville. Biarritz piétine péniblement à 9%, Bidart à 14 %. Mais quand les jeunes se plaignent de ne pouvoir se loger dans leur ville natale, il est tentant pour un maire, même si c’est malhonnête intellectuellement, de leur dire que c’est la faute des résidents secondaires qui accaparent tous les logements.

DES « SECONDAIRES » QUI RAPPORTENT PLUS QU’ILS NE COÛTENT

Bien sûr la demande est plus forte sur la Côte Basque qu’au centre de la Creuse. Mais les droits de mutation qu’encaisse chaque ville sur les transactions immobilières sont proportionnels au prix payé et peuvent constituer une manne pour les stations balnéaires. Par ailleurs, un résident secondaire qui n’a pas passé son enfance dans une ville n’a rien coûté à la commune en matière de garderie ou de scolarité. S’il n’occupe son appartement qu’une partie de l’année, il cause moins de frais qu’un résident à plein temps au niveau du ramassement des ordures ménagères, par exemple. Enfin bien souvent, il s’installe à un moment de sa vie de relative aisance financière et rapportera donc beaucoup plus qu’il ne coûtera à la ville de son choix. Enfin, très souvent, le résident secondaire d’aujourd’hui va devenir le résident principal de demain. Et se souviendra des propos peu amènes tenus sur son compte.

UN FISC QUI SE GARDE BIEN DE FAIRE LE TRI

La notion même de résidence secondaire recouvre des réalités totalement différentes, mais le fisc, et derrière lui le législateur, se gardent bien de faire le tri. Pour le profiteur qui retape à la va-vite un gourbi pour faire du AirBnb pendant l’été, pour le quinquagénaire qui prépare sa retraite et pour le couple contraint à deux logements pour raisons professionnelles, même punition et même surtaxation ! Les lois Macron et la Loi sur le Travail prônent de nouvelles mobilités professionnelles, ce qui correspond à la réalité du marché du travail. Nombre de couples sont donc devenus au fil du temps des couples TGV qui se retrouvent les week-ends et travaillent l’un et l’autre dans des lieux fort éloignés. Mais il demeure une aberration de taille. Si, pour son travail, un couple marié a besoin de deux logements, l’un des deux sera considéré comme résidence secondaire et taxé comme tel. Absurdité totale, car à part divorcer, le couple n’a aucune solution face à ce qui constitue une injustice manifeste. Mais l’État et les communes ont tellement besoin d’argent qu’ils préfèrent ne pas se montrer trop regardants.

Alors oui, que nous soyons originaires du Pays Basque ou fraîchement installés, nous sommes malheureux pour tous ces jeunes qui n’arrivent pas à se loger dans la ville où ils sont nés et souhaitons que des solutions d’aide à ces familles soient mises en place. Quand une ville comme Biarritz passe en dix ans de 30 000 à 25 000 habitants, ce cataclysme démographique est bien la démonstration que le système ne tourne pas rond. Mais est-ce la faute des résidents secondaires ou est-ce l’incurie de certains maires qui ont laissé faire en se défaussant confortablement sur des victimes toutes désignées ? À vous de juger, avec les deux points de vue, diamétralement opposés d’Emmanuel Alzuri et Michel Lamarque.

 

Emmanuel Alzuri, maire de Bidart : « Les promoteurs nous prennent pour des fous »

 

alzuri-01Est-ce que le directeur de l’Office du tourisme d’Anglet que vous êtes, est très à l’aise avec le propos « ségrégationniste » tenu par le maire de Bidart, samedi soir ? N’avez-vous pas le sentiment que les résidents secondaires, qui ne coûtent pas de frais de scolarité à une ville, et ont moins de frais d’enlèvement des ordures ménagères, puisqu’ils ne sont pas là à l’année, sont aussi une chance pour une ville ?

Le mot « fléau » dans ce contexte n’est évidemment pas approprié : il est très exagéré. Et comme tout ce qui est excessif, il en devient insignifiant. Ce ne sont pas les résidences secondaires (ou bien évidemment les « résidents « secondaires) qui sont un fléau, mais la conséquence de leur multiplication sur la capacité des gens à se loger, due à la pression exercée sur les prix. Car il est un fait acquis : plus la zone géographique est dite « tendue » (appréciation portée par les Services de l’Etat sur la commune de Bidart), plus la simple « loi du marché » tend à exclure une forte partie de la population de toute possibilité d’accession immobilière.

Par ailleurs, d’un point de vue technique, la résidence secondaire n’est pas un modèle pour un développement touristique réussi : des volets clos pendant dans les périodes de faible activité n’apportent rien à la commune. Sur ce point, le Directeur de l’Office de tourisme d’Anglet et l’élu Bidartar partagent absolument la même vision. Attention à la vision cynique des choses qui consiste à dire que « ceux qui ne sont pas là paient pour ceux qui vivent là à l’année » car il ne faudrait pas occulter la réalité.

Par exemple, en haute saison, la commune doit mettre en place un certain nombre de moyens afin de dimensionner les services publics à la hauteur de la population réelle démultipliée par le remplissage des résidences secondaires. Ces moyens, ce sont en réalité, pour ne prendre que quelques exemples, des investissements coûteux à la dimension du pic de fréquentation (traitement des ordures ménagères-station d’épurations-système de transport). Ceux-ci ne sont pas optimisés puisqu’ils ne sont pas utilisés toute l’année. Et aussi, des emplois précaires de saisonniers, ce qui ne peut nous réjouir.

– À combien s’élèvent les droits de mutation dans une ville comme Bidart ? Estimez-vous que ces droits sont liés pour une grande part à l’achat et à la revente de résidences secondaires ?
Les droits de mutation à Bidart s’élevaient à 809 774 € en 2016. (« Une sorte de record du monde », précise le maire) Nous n’avons pas les moyens techniques de savoir précisément à quel phénomène est lié le montant de ces droits. Le marché est, il est vrai, très dynamique, tant quantitativement que qualitativement. Ceci exclut de fait, mécaniquement, une grande partie de la population (il est courant  à Bidart de voir des biens vendus au-delà du million d’euros et ne sont pas rares les transactions à 2, 3 ou 4 millions). Arrive alors une population extérieure au territoire avec des moyens souvent sans limite. Le problème bien connu qui découle de ces transactions est le phénomène des « prix de référence » qu’elles installent dans la commune. Ces références s’auto-alimentent et se diffusent, elles « sont le marché » et  transforment l’écosystème local en une véritable machine à exclusion.

– Par ailleurs, quel est le pourcentage de logements sociaux dans votre ville et ne croyez-vous pas que, avant de fustiger, des gens désireux de venir s’établir dans une belle région, il convient de respecter la loi ?

Nous ne fustigeons personne et tout le monde est bienvenu à Bidart, mais passer  ponctuellement ses vacances dans sa résidence secondaire (et la louer sur « AirBnB » le reste du temps)  et s’installer durablement dans une région pour y vivre à l’année sont des démarches diamétralement différentes. Respectables l’une comme l’autre, mais différentes.

Bien évidemment, dès lors qu’on «s’établit dans une belle région » pour y vivre l’essentiel de son temps, on n’est plus considéré comme un résident secondaire. Donc, pas concerné par aucune des mesures fiscales proposées par le Gouvernement.

En 2016, Bidart comptait 13.2% de logements sociaux. Nous travaillons d’arrache-pied au respect de la loi en matière de production de logements sociaux, bien que ce soit une course sans fin.  Depuis l’adoption du PLU fin 2011, la commune impose 50% de logement social dans tout programme immobilier à partir de seulement 4 logements. Ces règles sont uniques : Bidart est la seule commune de tout le Pays Basque à le faire, et ce, sur l’ensemble de ses secteurs urbanisés, qu’ils soient face à la mer ou à l’intérieur des terres et quand nous expliquons ces règles à des promoteurs, ils nous prennent pour des fous.

Si ce règlement de mixité sociale volontariste a déjà produit des effets positifs pour les Bidartars, de nombreuses demandes de logement dont encore en attente. C’est pourquoi, dans quelques semaines, ces 50% s’appliqueront jusqu’à 10 logements, puis 60% jusqu’à 30 logements et enfin 70% au-delà de 30 logements. Et ceci, en combinant locatif social et accession sociale, pour un parcours résidentiel complet.

Pour en terminer, je vous rappelle notre intention : éviter de bétonner l’ensemble du territoire au prétexte qu’il faut construire des logements, alors même qu’un grand nombre d’entre eux est vide la plupart du temps ou exclusivement dédié à la location touristique.

Nous recherchons l’équilibre pour notre commune.

Pouvoir offrir aux jeunes générations la possibilité de vivre un parcours résidentiel dans la commune dans laquelle ils ont grandi.

 

Michel Lamarque : « Je déteste qu’on désigne un bouc émissaire »

michel-lamarqueDirecteur de TVPI et principal opposant à Emmanuel Alzuri, Michel Lamarque a été plutôt consterné par les propos tenus sur France 3 :

« Que penser des résidences secondaires ? D’abord je déteste qu’on désigne quelque bouc émissaire que ce soit. Les résidences secondaires font partie de l’histoire et de l’économie du Pays basque, qui a toujours été une terre d’accueil, pour les gens les plus simples ou les plus fortunés. Il y a trente ans, il n’y avait pas de problème de logement au Pays basque, parce que les jeunes partaient ailleurs. 

Aujourd’hui le solde migratoire s’est inversé, et c’est ça qui crée des tensions sur les prix de l’immobilier, pas une invasion de migrants à carte Platinium. Un problème de riche en quelque sorte, puisque le Pays basque ne voit plus partir ses enfants, et doit juste les loger !

J’ai donc toujours été réservé sur la « punition » fiscale des résidences secondaires, déjà pénalisées, en toute discrétion, par l’absence « d’abattement à la base ». En prélevant un impôt sur le manque d’anticipation de certains élus, ou la démagogie de certains autres, les communes gagneraient beaucoup plus d’argent ! »

Le désorienté budgétaire

Catalogue d’incantations non chiffrées, le document d’orientation budgétaire fourni par Veunac a suscité l’ironie mordante de l’opposition.

L’affaire de la piscine olympique le démontre : Michel Veunac a tendance à se noyer dans un verre d’eau.

Un vieux cheval de retour comme Michel Veunac devrait savoir que l’homme politique, c’est celui qui voit et décide avant tout le monde, anticipant sur l’opinion publique, comme a pu le faire en son temps François Mitterrand au sujet de la peine de mort. Mais notre roi de la phrase creuse, adepte des énoncés ronflants, adore jouer à l’homme simple qui se réfugie derrière les spécialistes. Comme s’il ne savait pas que les experts se font grassement rétribuer par les municipalités pour dire ce qu’elles ont envie d’entendre !

Platitudes en papier de soie

Témoin, ce débat surréaliste, lors du dernier conseil municipal, sur l’éventuelle construction d’un bassin olympique à Biarritz ou dans l’agglomération : « Monsieur Saint-Cricq, vous êtes expert en tout (Comme si utiliser ses neurones relevait de l’expertise et non du simple bon sens !). Moi, je ne suis pas expert en piscine. J’ai écouté les experts. » Et notre bon maire, après avoir fustigé « le nomadisme des usagers de piscine », de s’embarquer dans une explication désopilante sur le nombre de mètres carrés de surface d’eau possible par habitant. Visiblement les experts convoqués n’ont pas tenu compte de la pluviométrie de la Côte basque et des baignoires, douches à l’italienne et autres jacuzzis appartenant à des Biarrots, mais ILS SAVENT ! Selon ces formidables experts, Biarritz dispose actuellement de 437 mètres carrés de « surface d’eau », alors qu’il en faudrait 560 pour être confortable et qu’on passerait à 1687 en cas de construction d’un bassin olympique. Le calcul a-t-il été fait en tenant compte de la population hivernale ou estivale de la Ville, personne n’en sait rien. Est-ce cela qu’on appelle une expertise au doigt mouillé ?

Alors oui, si vous voulez comprendre véritablement la méthode Veunac, sa façon d’emballer de papier de soie la moindre platitude et de masquer par des phrases ronflantes une pathétique absence d’idées, oubliez pour une fois les niaiseries de votre téléviseur et offrez-vous l’écoute du dernier conseil en admirant la façon dont l’opposition, pour une fois pugnace et unanime, a transformé Veunac en roi nu.

http://ville.biarritz.fr/mairie-pratique/le-conseil-municipal/videos-deliberations/

Après les préliminaires d’usage, le coup d’envoi des hostilités est donné à 2 h 42. Max Brisson, étonnamment offensif avait déjà envoyé un coup de griffe à propos d’une délibération sur l’aménagement de la Côte basque, très semblable à ce qui avait déjà voté il y a un an. Mais il nous garde le meilleur pour ce débat d’orientation budgétaire. Avec la technicité incontestable qui le caractérise et ce ton de gros matou qui envoie des coups de patte sans avoir l’air d’y toucher, il va très vite dégonfler l’oeuvre d’imagination rédigée par Veunac et Lafite, estimant que dans ce document, on trouve plutôt « une juxtaposition disparate d’actions parfois très détaillées, parfois à peine décrites, que la description d’une politique cohérente au travers des différentes facettes de l’action municipale ».

Brisson et Saint-Cricq excellents

La cohérence, c’est bien là le problème majeur de ce maire qui est persuadé qu’incantation vaut action. Et Max, qui a dû doubler sa dose de Banania matinal tellement il se montre pugnace, de continuer en dénonçant « une propension à lister ce qu’il faudrait faire, ce qu’il serait souhaitable de mettre en œuvre (…) plutôt que de dire ce qui sera finalement réalisé en 2017 ou 2018. »  Et l’ancien premier adjoint, vraiment excellent, de reprendre les propos du maire qui liste ce que l’on « POURRAIT » faire au lieu de dire ce qu’on va faire, avant de conclure, dédaigneux comme un chat lassé de jouer avec une insignifiante souris ceinte d’une écharpe tricolore, « Votre document embrasse très large avec de très nombreux effets d’annonce ».

Après le professeur, place à l’orateur Jean-Benoît Saint-Cricq (2 h 58). L’habitué des prétoires en reprenant des extraits de ce rapport d’orientation budgétaire, va démontrer de façon totalement désopilante à quel point le maire actuel se réfugie dans des phrases vides de sens pour masquer son inaction et ses incapacités. Parlant d’un « rapport d’orientation budgétaire qui ne mérite pas tout à fait son nom », le talentueux avocat s’amuse à soulever le rideau du décor pour montrer le vide abyssal qui se trouve derrière. « À propos du commerce, vous voulez mettre en place de nouveaux outils de veille et d’observation de l’activité commerciale. Lesquels ? (…) Vous voulez faciliter l’offre marchande en participant au projet d’aménagement urbain pour développer les polarités commerciales des quartiers. Quel budget ? Quels moyens ? (…) À propos de L’Hôtel du Palais, quel montant de travaux ? quels partenaires ?»

Veunac fessé comme un garnement

Veunac pérore et tout le monde dort…

Et l’avocat biarrot d’ironiser aussi sur les chiffres annoncés par la Cité de l’Océan et de fustiger « les gens dépensiers qui ont fait n’importe quoi avec l’argent des Biarrots » avant de conclure : « Un cadrage budgétaire ? Non, de la poudre aux yeux ! »

Bisque, Bisque, Basque ! sait parfaitement que les châtiments corporels infligés aux enfants sont illégaux, mais si vous voulez voir Veunac fessé comme un vilain garnement, ne ratez pas la séance. D’autant plus que Frédéric Domège va se charger des finitions, en déplorant un « catalogue » d’annonces et une absence totale de réflexion sur le stationnement.

Face à cela notre Super Mimi n’a pas grand-chose à rétorquer. Comme un élève dissipé qui remettrait un devoir d’espagnol à son professeur d’anglais, il affirme avoir voulu faire un document d’orientation budgétaire différent des pensums réalisés par Didier Borotra et s’agace qu’on l’accuse de lenteur et d’indécision, avant d’énoncer cette docte remarque qu’il a dû afficher au-dessus de son bureau : « L’action est lente parce qu’elle est soumise à des contraintes et des difficultés à prendre en compte ».

Et dire qu’on a encore trois ans à devoir entendre des perles de cet acabit !

Motsch se fait toute petite

Nathalie Motsch, qui avait donné procuration à Patrick Destizon, n’était peut-être pas tout à fait absente par hasard. Cette pauvre Nathalie, qui affirme une ambition qui ne correspond pas toujours à ce qu’elle a démontré jusque-là, vient en effet de se prendre une série de portes en pleine poire. Lors de la première séance de l’agglomération Pays basque, qui s’est tenue dans les locaux de l’université de Bayonne, Nathalie Motsch a déposé sa candidature contre Guillaume Barucq pour siéger au bureau. Amusé par la situation, Jean-René Etchegaray l’a laissé développer ses arguments de candidate avant de lui révéler qu’elle avait été placée en quarantième position par Michel Veunac. Ce dernier avait juste oublié de la prévenir. Une traîtrise pour rien en quelque sorte et un grand moment de solitude pour l’ambitieuse Nathalie, qui s’est par ailleurs beaucoup agitée auprès du bureau national des Républicains, en affirmant que Maïder Arostéguy ne soutenait pas suffisamment François Fillon. Tentative de dégommage ratée et fin de non-recevoir totale pour cette manigance tout en élégance. On comprend mieux pourquoi Nathalie n’avait pas envie de croiser certaines personnes, hier soir.

C’est le trambus ou le tram motus ?

L’association Biarritz 2.0 s’étonne du silence de la mairie biarrote sur le sujet.

Voilà à quoi devrait ressembler l’avenue de la reine Victoria, à partir d’août prochain, si l’on se fie aux informations données par l’Agglo.

C’est un joli bébé de dix-huit mètres de long, soit trois de plus que les bus actuels, qui devrait, à partir d’août 2017, contribuer à saturer encore un peu plus Biarritz. Un trambus, c’est un tramway avec des pneus. La majorité du temps, il circule dans des couloirs réservés, mais peut aussi s’insérer dans le trafic. Mais, alors que les Bayonnais ont pu participer à plusieurs réunions publiques pour qu’on leur explique le projet, alors que les Angloys disposent d’une maquette et d’un plan d’aménagement très détaillé, les Biarrots sont à la traîne et personne, à six mois des premiers coups de pelle n’est capable de dire quel impact va avoir ce trambus sur le stationnement, le plan de circulation ou les embouteillages de Biarritz

L’association citoyenne Biarritz 2.0, qui a déjà fait parler d’elle à propos des cantines scolaires ou de l’aménagement d’Aguilera, a donc eu un très bon réflexe en proposant aux Biarrots intéressés de participer à une réunion au Tonic Hôtel, le 1er février dernier. Et le succès était au rendez-vous, puisque soixante participants se sont réunis dans la salle.

Un brontosaure à roulettes ?

François-Xavier Menou, Philippe Nalpas, et Fabrice Bach.

Tour à tour, Philippe Nalpas, François-Xavier Menou et Fabrice Bach ont partagé avec l’assistance les maigres informations dont ils disposent et distribué à tous ceux qui le souhaitent un dossier de presse préparé par leurs soins pour aider chacun à prendre conscience de l’enjeu et lancer le débat sur la place publique.

Constatant que les bus actuels sont souvent vides, et que dénicher une place de stationnement inoccupée devient presque aussi difficile que de rencontrer un visiteur heureux à sa sortie du Musée de l’Océan, l’assistance se lâche et déplore la tactique d’évitement de la mairie. Ce n’est une découverte que pour les nouveaux venus.

Un auditoire très intéressé par le sujet.

Le débat est parfois imprécis, mais il est bon enfant et chacun fait l’effort d’écouter l’autre et de comprendre comment va fonctionner ce futur brontosaure à roulettes. On note même avec amusement un Monsieur, nouvellement installé avenue de la Marne, et qui parle des « Biarrotains ». Max Brisson rappelle qu’en 2014, il avait proposé que le trambus s’arrête au rond-point de l’Europe et à Iraty et que les voyageurs finissent avec des navettes, ce qui semble relever du bon sens.

Une réunion simple et efficace, bouclée en une heure chrono, avec une association qui ne se contente pas de faire de la politique trois mois avant les élections municipales et qui donne le sentiment d’un grand bol d’air en pleine affaire Fillon.

 

Philippe Nalpas pense évidemment à 2020

portrait-nalpasOn va encore me reprocher de n’écrire des articles que sur Les républicains ! Ce n’est pas faux, mais il faut dire qu’ils sont à Biarritz nettement plus nombreux que les membres du Front de gauche ou du Parti communiste. Et puis, même si nos idées ne sont pas les mêmes, il est difficile de ne pas éprouver de la sympathie pour Philippe Nalpas, toujours souriant et affable et pour l’association qu’il a montée, car il n’y a jamais trop d’associations citoyennes dans une ville. Cet ancien étudiant en droit, devenu spécialiste des placements financiers, ne louvoie pas. Passionné de politique, il a l’honnêteté de reconnaître qu’il « rêve de 2020 ». Conscient de tout ce qu’il doit à Max Brisson, il se dit « fier d’être un de ses derniers fidèles ». Cet ancien conseiller municipal de l’ère Borotra qui considère que dans une ville comme Biarritz « la partie travaux est intéressante » porte un jugement assez sévère sur l’opposition et la majorité actuelles : « Biarritz 2.0 se positionne sur des sujets sur lesquels l’opposition nous laisse la place ». Quant à la majorité, « on sent que la machine n’arrive pas à se mettre en marche ».

L’association qu’il préside, Biarritz 2.0, affiche la moitié des chiffres de 2020. Mais de là à dire que Philippe Nalpas est en bon chemin…

 Si le travail de l’association Biarritz 2.0 vous intéresse, vous pouvez joindre Philippe Nalaps au  06 64 77 88 52 ou sur Facebook

https://www.facebook.com/Biarritz-20-1005036626213780/