La ringardise de Peio Claverie

Les réseaux sociaux, cette démocratie du XXIe siècle, agacent profondément le 5e adjoint. Ce dictateur au petit pied tordrait bien volontiers le cou à cette information libre et citoyenne.

Le grand comique de la majorité a encore frappé.

L’abus de compliments, pouvant nuire gravement à la santé, Bisque, Bisque, Basque !, de constitution encore fragile, se gardera bien de se gargariser de tous les éloges entendus à son sujet, qu’ils viennent de l’opposition ou même de la majorité, lors du conseil municipal du 20 décembre. C’est un fait, l’auteur de ce blog, qualifié il y a eu encore de « journaliste de merde faisant les poubelles », est devenu « l’exemple même de la démocratie participative ».

Or donc, si vous êtes lassés des niaiseries télévisuelles et autres bêtisiers de Noël proposés par une petite lucarne sans imagination, offrez-vous un moment d’intense rigolade familiale en écoutant ce dernier conseil municipal de l’année où l’esprit de Noël et la fraternité s’en sont donnés à cœur joie.

http://ville.biarritz.fr/mairie-pratique/le-conseil-municipal/videos-deliberations/

L’évocation du fiasco de la vente ratée des écuries de la Bigueyrie va durer 57 minutes (58e à 115e) et nous offrir un festival de bons mots digne des meilleurs vaudevilles, qui nous ferait rire à gorge déployée, s’il ne s’agissait de notre ville et de notre argent.

Domège, Saint-Cricq, mais aussi Pouyau, Darrigade et Arosteguy se montrent étincelants et la majorité n’hésite pas à reconnaître ses bévues, Veunac la jouant profil bas : « Des erreurs ont été commises. Je m’en suis expliqué en assumant la responsabilité de ces erreurs. »

Difficile pour Veunac de faire autrement, tant il a été mis sous haute surveillance, par les services de la mairie et par sa majorité, après ses mensonges en série. L’affaire est donc entendue. « La délibération est entachée d’illégalité ». Et pour analyser ce qui s’est passé, nous aurons même une enquête d’un auditeur indépendant ou de la chambre régionale des Comptes pour comprendre ces dysfonctionnements.

Bisque, Bisque, Basque !  tient juste à dire que ce n’est pas l’examen des courriers échangés ou autres papiers officiels qui conduira à la vérité et que, pour connaître le fin mot de l’histoire, la seule solution consistera à interroger longuement les deux « maillons faibles » de cette embrouille, Bertrand Testard et Jimmy Malige.

S’ensuit alors un grand numéro sur « la majorité resserrée qui s’engueule mais s’entend bien et ira jusqu’en 2020 », à peu près aussi convaincant que la conception de l’enfant Jésus par la vierge Marie, tandis que Guillaume Barucq, déguisé en roi mage, demande à ce que se répande sur tous « l’esprit de bienveillance ». Défense de rire !

Le réveil du dinosaure biarrot

Heureusement pour les journalistes et satiristes que nous sommes, désespérés par ce faux unanimisme de circonstance, qu’il existe des villages d’irréductibles gaulois dans la Gaule occupée, et d’authentiques dinosaures au sein du conseil municipal ! À deux reprises, (45e et 105e), le brillant penseur des Abertzale biarrots, Peio Claverie, va se distinguer par des propos sidérants qui montrent bien le grand démocrate qu’il est. À propos des conseils de quartier tout d’abord, alors qu’Hervé Boissier a fait un travail qui semble remarquable sur lequel Bisque, Bisque, Basque ! reviendra en 2018,  Peio Claverie se sent obligé de déverser ses excès de bile, déplorant « notre incapacité à gérer les outils high tech dont vous parlez avec véhémence », avant de conclure, dépité : « Les réseaux sociaux, on n’arrive pas à les maîtriser » Pas calmé pour autant, le même recommence une heure plus tard : « Ce qui perturbe les débats, ce sont les réseaux sociaux. La politique ne doit pas se faire dans les réseaux sociaux et les journalistes ne pas suivre les réseaux sociaux ».

Effectivement, sans une information libre et citoyenne, le petit coup-fourré des écuries de Bigueyrie serait passé comme une lettre à la poste et les élus de la majorité pourraient tranquillement faire leurs petites manipulations en douce sans que personne ne s’en émeuve, aménager comme ils le souhaitent la côte sans que les citoyens n’aient voix au chapitre et festoyer au Palais sans que personne n’y trouve à redire. Est-ce que les Biarrots ont le sentiment d’être informés en lisant Biarritz-Magazine ? On peut en douter.

Et l’on savourera au passage le « On n’arrive pas à les MAÎTRISER », tellement révélateur. Mais heureusement que quelques voix libres et indépendantes peuvent encore se faire entendre et mobiliser les citoyens !

Pas très aimé chez les Abertzale

Un débat qui a visiblement passionné Patrick Destizon.

Et puisque Peio Claverie aime tant les réseaux sociaux, Bisque, Bisque, Basque ! va se faire un plaisir de raconter quelques anecdotes et de poser quelques questions. Est-ce en raison d’une lointaine ascendance italienne, que les copains Abertzale du roi de Bibi Beaurivage le surnomment « L’Abertzalo » (orthographe non garantie) ou est-ce pour sa propension à ne voir que son intérêt du moment sous couvert d’idéologie ? Et c’est sans doute pour sa gentillesse, son écoute, son sens du dialogue et sa disponibilité que les services le surnomment « Beria », le ministre de Staline, responsable des basses œuvres.

Dans l’opposition, Claverie n’avait pas de mots assez durs pour la clique Brisson-Veunac. Ce qui ne l’a pas empêché, malgré toutes les preuves de désinvolture en matière de morale publique publiées par Bisque, Bisque, Basque ! pendant la campagne municipale de 2014, de sauter au cou de Michel Veunac entre les deux tours. Et de devenir, aux dires de tous les observateurs présents à la mairie, celui qui terrorise les services et le maire. Pourquoi est-ce un cinquième adjoint qui fait la pluie et le beau temps à la mairie ? Aurait-il quelques moyens de pression sur l’actuel maire ? Voilà des réponses que l’on aimerait entendre de la bouche de Peio Claverie au lieu de ses récriminations d’un autre âge contre les citoyens qui s’intéressent à la vie publique.

Une chose est sûre : Si par un hasard peu probable, Peio Claverie devenait maire de Biarritz, ce qui ne paraît guère plausible, les Biarrots manifestant de plus en plus de lucidité sur l’actuelle majorité municipale, Bisque, Bisque, Basque ! n’hésitera pas.

Il demandera l’asile politique à Bayonne.

Perles de conseil

Dans le feu du débat verbal, nos chers élus lâchent parfois des propos remarquables :

Pour Michel Veunac, au sujet des écuries de la Bigueyrie, « Il n’y a pas anguille sous roche ». Juste un promoteur sous prête-nom ?

Le même : « Je ne suis pas un maire caporaliste » Non, juste un maire qui traite des dossiers tout seul sans en parler à ses adjoints ou son administration.

Guy Lafite « Voilà huit ans qu’on essaie de vendre ». ֤Évidemment, si on refuse les offres à 650 000 euros, ça devient compliqué.

Frédéric Domège : « Monsieur le maire, vous n’allez pas nous faire croire que vous allez bien » C’est l’infirmier qui parle ?

Michel Veunac : « L’Hôtel du Palais apporte tellement à cette ville » Et surtout à ses élus qui se font rincer gratis et peuvent côtoyer les grands noms de la politique.

Peio Claverie : « Dans l’opposition, j’avais une déontologie » C’était vivement que je sois calife à la place du calife ?