Richard Tardits joue très fin

Quelle bonne nouvelle de savoir Richard Tardits remobilisé. Nouvel adhérent de l’UDI, il se positionne clairement pour 2020.

Seuls ceux qui ne s’intéressent pas au Super Bowl s’imaginent que le joueur qui va réussir à tromper la vigilance des bloqueurs et à désintégrer le quaterback adverse, est un pur bourrin qui préfèrera toujours traverser les murs plutôt que de passer par la porte. Si Richard Tardits a été le recordman de sacks de l’université de Georgia, avec 29 réalisations, avant d’intégrer l’équipe professionnelle des New England Patriots, c’est parce qu’il sait surgir quand on ne l’attend pas, et qu’il reste doté, encore actuellement, d’un fort joli contre-pied.

Alors que de semaine en semaine, nous constatons un manque cruel de talents à la tête de la Ville, la décision qu’il vient de prendre va faire causer le landernau politique. En rejoignant les rangs de l’UDI, Richard Tardits, fait preuve du sang-froid et de la lucidité qui le caractérisaient quand il était joueur.

Auteur d’une très belle campagne électorale en 2014, avec l’appui du très subtil directeur de campagne Antoine Doury, obtenant 10,68% des voix en se présentant sans étiquette, ce qui est une sacrée performance dans ces conditions, Richard a compris que dans une ville comme Biarritz où nombre d’électeurs ne connaissent pas les candidats, il est indispensable, pour avoir une chance d’exister politiquement, de s’adosser à un parti.

Homme modéré et consensuel, mais surtout remarquable boîte à idées pour la ville de son cœur, même s’il est un peu trop libéral à mon goût, Richard Tardits va probablement se sentir très à l’aise dans un parti centriste. Et en plus, il va bénéficier de l’appui de Philippe Morel, militant comme on n’en fait plus, qui a toujours fait passer l’intérêt de son parti avant le sien et qui a eu le cran de demander et d’obtenir sa réintégration à l’UDI après avoir été exclu en septembre 2015 pour avoir soutenu aux Régionales Barthélémy Aguerre. On a connu plus rancunier !

Richard refuse de commenter sa récente adhésion pour l’instant, mais on peut se demander si le passage de Maïder Arostéguy de l’UDI aux rangs des Républicains est tout à fait étranger à cette décision. (Maïder a promis qu’elle commenterait cette évolution un peu surprenante, en septembre, pour les lecteurs de « Bisque, bisque, basque ! »). Même s’il s’est montré beaucoup moins présent dans les bagarres de conseil qu’un Jean-Benoît Saint-Cricq, car il est le premier à reconnaître qu’il ne se sent « pas fait pour l’opposition » (lire à ce sujet https://jeanyvesviollier.com/2016/06/30/le-conseil-de-classe-des-elus-biarrots/), voilà une très bonne nouvelle pour Biarritz et la promesse d’une future campagne électorale animée et intéressante. Car il est clair qu’ils sont nombreux à penser très fortement à 2020.

Futur maire ? Futur premier adjoint ? Il est beaucoup trop tôt pour le dire, car dans cette ville morcelée, celui qui remporte l’écharpe tricolore a toujours bricolé une alliance improbable du genre Michel Veunac et Peio Claverie. Mais il ne fait nul doute que Richard Tardits ferait un magnifique ambassadeur de Biarritz et qu’avec des Saint-Cricq, Barucq, Arostéguy ou Amigorena candidats, les citoyens pourraient enfin rêver à des jours moins noirs que ceux qu’ils connaissent actuellement

Car après deux années où l’on a pu mesurer « l’étendue » du talent de l’actuel duo dirigeant, le cauchemar pour les Biarrots serait d’imaginer que la prochaine échéance se limiterait à un duel Veunac-Lafite… Et pourquoi pas Destizon comme troisième larron, pendant qu’on y est ?

Veunac bashing

Le bashing, la curée en français, consiste à s’acharner sur une personnalité publique, tout en racontant des histoires vraies, ce qui est la base du journalisme. Au « Canard enchaîné », on appelait cette décision journalistique, toujours prise en concertation avec le rédacteur en chef, « attendrir la bête ». Quand Michel Veunac, me déniant toute qualité de journaliste, refuse de répondre aux questions simplissimes que je pose au service de presse, comme le coût des fêtes d’Halloween ou la raison de la présence de sa voiture sur le trottoir, j’estime qu’il trahit ses devoirs d’élu et de transparence vis-à-vis des électeurs et je prends un malin plaisir, ne craignant strictement aucune mesure de rétorsion ou perte d’espaces publicitaires pour Bisque, bisque, Basque !, à taper sur lui comme le sourd que je suis. Je regrette d’ailleurs que les confrères en activité ne me soutiennent pas dans ce combat pour l’information.

Mais tout ce que j’écris sur Michel Veunac ne relève pas d’une animosité particulière. Je reste persuadé que l’homme est sympa, même si le maire est totalement dépassé par sa fonction et aligne les mauvaises décisions comme perles dans un collier. Lors du papier publié sur le conseil de classe des élus, où Bisque, bisque, Basque ! s’est permis de singer les appréciations scolaires et de noter le travail des élus, il ne s’est pas trouvé un élu, un seul élu, pour estimer que le Premier magistrat de la Ville avait du talent, ce qui est très révélateur… Et il n’y a pas le moindre bashing dans ce fait !

Par Toutatis, Astérix vit à Biarritz!

Revdem 02

Antoine Doury, qui pose pour une fois sans son casque, son épée et son chien Idéfix, veut réussir à réveiller la démocratie avec son site Internet, même s’il a remarqué que « les politiques se remettent très peu en question ».

Antoine Doury est tombé tout petit dans la marmite de la politique, ce qui n’est guère étonnant quand on vit dans une maison où le chef de famille est à la fois maire de son village et conseiller général. « Mon père était sans étiquette, c’est à dire plutôt à droite « , s’amuse le fils qui s’est lancé à son tour en politique, peu après le décès de son père.  Et il faut croire que la potion magique concoctée par sa famille, originaire de la Vienne, était bonne pour cet Astérix, malin et virevoltant, installé à Biarritz depuis 2004! Un Astérix qui a trouvé son Obélix, en 2014, en la personne du colosse Richard Tardits, l’ancien joueur professionnel de football américain, au moment des élections municipales. Antoine, qui avait envisagé un moment d’être lui-même candidat pour se hisser sur le grand pavois, devient directeur de campagne de Richard Tardits et démontre toutes ses qualités et sa finesse politique. Ce qui n’est guère étonnant quand on ausculte son bagage universitaire. Un an à Saint-Cyr, des études de droit à Poitiers, une école de commerce à Paris, puis un séjour de deux ans en Angleterre, avant de créer une société de chasseurs de têtes spécialisée dans le domaine médical.

Une réussite incontestable, mais toujours le souvenir de cette marmite politique qui le fascinait tellement quand il était enfant! « J’avais envie de faire quelque chose et je n’ai peur de rien », répète notre Astérix biarrot, muni de sa souris d’ordinateur et de sa gourde de potion magique. Il ne supporte pas cette montée des extrêmes et les « Tous pourris! » de citoyens qui se contentent de répéter ce que dit la barde d’extrême-droite, Marine FausseAssurancetourix.

« Avec ce site Internet, je veux changer la façon de vivre et de faire de la politique, sourit le presque quadragénaire.  Quand tu es un citoyen lambda, ce n’est pas avec les pages facebook ou les messages twitter des candidats, que tu peux comprendre les enjeux actuels. Le nom de RevDem (Réveiller la Démocratie) est sans doute un peu subversif, mais il correspond exactement à ce que je souhaite faire« .

RevdemNon seulement, Antoine Doury a l’intention de regrouper sur son site tous les élus du pays (« Ils sont 360.000 et occupent environ 900.000 postes, cherchez l’erreur!« ), mais son idée fixe est de les solliciter sur des sujets d’actualité comme la déchéance de nationalité. Tout en mettant gratuitement des fiches pratiques comme le décryptage de la loi Macron,  ou l’évolution de la parité en politique, à disposition de tous.

« Je suis le site anti Twitter, précise le jeune père de famille, qui vit avec Falbala-Mathilde. Je souhaite que les politiques prennent le temps d’expliquer leurs points de vue, au lieu de se contenter de messages de 140 signes. Et je suis persuadé que pour les passionnés de vie publique, retrouver dans un site spécialisé les point de vue de tous, au lieu de partir à la chasse des pages personnelles de chaque candidat, présente un intérêt réel« .

Antoine annonce qu’il a investi 30.000 € dans ce projet et qu’il ne laissera jamais la publicité envahir ses pages. Alors que le site s’étoffe chaque jour, et qu’il est agréablement surpris par le nombre de visiteurs, il pense déjà pour 2017 à une version Premium, où les politiques disposeraient d’outils performants pour mettre en ligne leurs points de vue, tandis que l’accès resterait gratuit pour les lecteurs passionnés de vie publique.

Tout en étant parfaitement conscient que, dans un pays qui compte 36.000 communes peuplées d’irréductibles Gaulois, regrouper tout le monde autour du même banquet RevDem, ne se fera pas du jour au lendemain. Si déjà, on arrive à bâillonner la barde bretonne, ce sera un premier pas…

http://www.revdem.com : Ne ratez pas la visite du site. Le distributeur de cervoise tiède n’est pas encore installé, mais ça ne saurait tarder! Acteurs de la vie locale ou nationale, élus d’aujourd’hui et de demain, profitez de ce site pour  mieux vous faire connaître, défendre vos idées, évoquer vos initiatives. Lecteurs, faites passer le mot à vos élus!

Astérix-Doury est un garçon charmant. N’hésitez pas à le joindre pour toute demande d’information ou suggestion sur le fonctionnement de la plateforme. antoine.doury@me.com ou 06 43 35 48 86