Le « NathalieGate » panique totalement la mairie

Veunac et Lafite sont en train de tout faire pour que Nathalie Motsch retire son recours. Bisque, Bisque, Basque ! vous aide à comprendre pourquoi.

L’article de Sud Ouest du 6 décembre.

Découvrir Guy Lafite hissant le drapeau blanc avec Nathalie Motsch dans « Sud Ouest » du 6 décembre, c’est comme imaginer, le 18 décembre prochain, Emmanuel Macron avec un gilet jaune devant le péage de la Négresse en train de protester contre le coût de la vie. Le Premier adjoint semble totalement oublier que Bisque, Bisque, Basque ! a recueilli plusieurs témoignages d’une réunion de majorité le 12 novembre où « La Faillite nous voilà ! », comme le surnomment les Biarrots, avait totalement perdu ses nerfs et hurlé : « Je ne veux plus travailler avec elle. Michel, tu prends tes responsabilités ! »

Plus malin, plus politique, Michel Veunac a pris ses responsabilités… en courtisant assidûment Nathalie Motsch et en s’enfermant régulièrement avec elle dans son bureau. Teneur du discours : « Nathalie, tu dois démissionner et tu dois retirer ton recours » Pas de chance pour lui, « Calamity Nathalie », comme la surnomment ses ennemis, a la tête dure et les idées claires. Non, elle ne retirera pas son recours, car il est légitime. Non, elle ne démissionnera pas, préférant être virée, car L’Hôtel du Palais n’a jamais fait partie du pacte de majorité et, en défendant son point de vue et les Biarrots, elle ne s’est pas montrée déloyale.

Bisque, Bisque, Basque ! va donc se faire un plaisir de vous raconter le dessous des cartes depuis le 15 octobre dernier et vous expliquer pourquoi le « NathalieGate » actuel panique totalement la mairie. Au point que le maire, qui a pourtant adressé une lettre à Nathalie Motsch pour lui annoncer qu’il lui retirait sa délégation, s’est bien gardé de mettre ce retrait de délégation, obligatoirement soumis à un vote des élus, à l’ordre du jour du conseil municipal du 12 décembre. L’incohérence absolue !

L’opposition qui a « bien » voté réclame son dû

Au sortir du conseil municipal du 15 octobre, Veunac est rayonnant… et bien décidé à régler ses comptes avec ceux qui se sont opposés à lui. Il sait qu’il a pris des risques insensés en laissant les conseillers dans l’ignorance du dossier Palais jusqu’au 6 octobre et en faisant valider le 15 des travaux décidés et partiellement payés depuis des mois, mais tout s’est bien passé. Entre les conseillers qu’il a su amadouer en échange d’une écoute améliorée sur Marbella, les socialistes désireux de conserver leurs avantages, l’opposition décidée à se rallier à lui et les flagorneurs de sa garde rapprochée, il a réussi à l’emporter assez facilement. Mais les huées et les sifflets du public, lors du dernier conseil municipal, ont malmené des egos et Veunac sait qu’il doit avoir un geste. Il annonce donc un grand ménage. Exit Barucq, Motsch, Mimiague, Pinatel et Boissier, ce qui permettrait de promouvoir les opposants qui ont voté pour lui et d’annoncer une « recomposition de sa majorité ».

Très vite le plan fait pschitt. En effet pour retirer une délégation à un adjoint, il faut obtenir l’approbation du conseil municipal. Il est évident que le joli projet concocté par Mimi-la-malice et La Faillite nous voilà, ne fonctionnera jamais. Barucq n’aura jamais une majorité contre lui et il en va sans doute de même des autres. Comme Nathalie Motsch est la plus virulente et annonce avoir déposé un recours contre le vote, décision est alors prise de faire un exemple avec elle seule. Veunac et Lafite estiment que le fait qu’elle soit candidate déclarée la rend impopulaire et qu’ils devraient pouvoir l’éliminer sans trop de peine… Ils vont s’en mordre les doigts.

Une perquisition qui vise Lafite et Veunac tout autant que Borotra

Veunac et Lafite ne s’étaient pas vantés de cette perquisition à la mairie. Alors, on a honte?

Oh les vilains petits cachottiers ! Tout le monde avait trouvé, peu après le conseil, une mine défaite à Veunac et Lafite, sans trop savoir pourquoi. Sud Ouest du 6 décembre, nous apprend qu’une perquisition a eu lieu mi-octobre à la mairie, suite au rapport de la Chambre Régionale des Comptes, relevant de nombreuses irrégularités dans la gestion de la Cité de l’Océan de 2009 à 2016. Habile, Veunac a tout de suite affirmé au quotidien régional que les problèmes dataient surtout de la mandature Borotra. Ce n’est pas tout à fait exact. Sans doute ne s’en souvient-il plus, mais « l’opposant » Jean-Benoît Saint-Cricq avait toujours soutenu que les chiffres de La Cité de l’Océan étaient artificiellement gonflés avec une distribution de billets gratuits aux clients de L’Hôtel du Palais.

Autre problème qui fait désordre : Sophie Borotra, après avoir créé la société AGC, avait été miraculeusement engagée par la Cité de l’Océan quelques jours plus tard, « sans que son père ne soit au courant », une version que les juges bayonnais ont accepté en correctionnelle, mais qui ne convaincra peut-être pas les juges palois de la Cour d’appel mardi 11 décembre. Lors de son interrogatoire, la directrice d’alors de La Cité de l’Océan, Françoise Pautrizel, s’était montrée catégorique : « Didier Borotra n’avait appris que bien après l’engagement de sa fille et s’en était montré fort contrarié. En revanche le jour de l’élection de Michel Veunac, elle l’avait immédiatement informé de la situation » Allez donc savoir si les policiers perquisitionneurs n’ont pas vu dans cette prolongation de contrat de 17 mois une complicité de prise illégale d’intérêt. D’autant plus que Michel Veunac, qui aurait fort bien pu se porter partie civile pour défendre les intérêts de la Ville et obtenir le remboursement des sommes indûment versées, s’est au contraire empressé de faire assumer par Les contribuables biarrots les frais financiers liés à la défense de Didier Borotra. On le voit, les policiers avaient vraiment de nombreuses raisons de mener cette perquisition.

https://jeanyvesviollier.com/2018/03/14/borotra-et-veunac-fesses-par-la-chambre-regionale-des-comptes/ )

Faire sauter à tout prix le verrou Motsch

Après cet épisode imprévu, Veunac et Lafite comprennent très vite que Nathalie Motsch est en train de leur poser un sacré problème, en refusant de se laisser amadouer. Alors que le duo est déjà dans les radars de la Justice, sur la Cité de l’Océan, ils n’ont pas envie que des juges s’intéressent au curieux montage qui a été réalisé sur l’Hôtel du Palais. D’autant plus que beaucoup de citoyens éclairés semblent penser que les faits relèvent du pénal. D’où ces cajoleries, ces flatteries, ces promesses qui n’engagent que ceux qui les croient. « Calamity Nathalie » se montre inflexible et refuse de changer de position.

Elle voit bien que les Biarrots, qui l’arrêtent désormais dans la rue pour la féliciter, approuvent son combat. Veunac et Lafite font le tour des élus pour avoir la certitude que Nathalie Motsch perdra sa délégation lors du prochain conseil. Mais l’opposition qui s’est ralliée au maire et n’a strictement obtenu rien d’autre que de belles paroles commence à comprendre qu’elle a été roulée dans la farine par Veunac.

Sur sa page Facebook, Nathalie Motsch publie la lettre qu’elle a reçue du maire.

Bénédicte Darrigade annonce qu’elle s’abstiendra à l’occasion de ce scrutin. Le maire n’est guère plus rassuré avec sa majorité où les avis sont plus que partagés. Ne doutant de rien et misant sur son charisme, il se décide tout de même à envoyer le 26 novembre dernier une lettre officielle à Nathalie Motsch pour lui annoncer qu’il lui retire sa délégation. Mais les réactions sont telles que Mimi-imperator est obligé de retirer de l’ordre du jour du conseil municipal du 15 décembre, cette délibération par peur de subir un camouflet public. Nathalie Motsch est désormais « adjointe à rien du tout », mais le duo de téméraires Veunac-Lafite n’est même pas capable d’aller au bout de la démarche et de faire ratifier sa décision. Et quand on évoque cette indécision ahurissante, les deux affirment que le problème se règlera « en janvier », lors du prochain conseil. En matière de vie municipale, on croyait avoir tout vu avec Michel Veunac, mais l’homme à l’écharpe tricolore est décidément d’une créativité sans limite.

Les dirigeants du B.O. trop pressés et trop bavards

Ce nouveau sursis accordé à Motsch s’explique par deux raisons. D’abord, la peur de conséquences judiciaires pour les actes commis : un recours devant le tribunal administratif de François Amigorena, ça fait désordre, mais deux ça fait pagaille totale ! Ensuite, par le poste ultra-sensible qu’occupait Nathalie Motsch à l’Urbanisme. Ainsi, le site Rugbyrama nous apprend que le BO souhaite procéder à une augmentation de capital de 5 millions, la saison prochaine, mais aussi et surtout fermer totalement le stade, pourtant à moitié vide cette saison, (un vieux projet longtemps caressé par Blanco et Borotra), et bâtir un complexe hôtelier et un centre commercial sur neuf hectares jouxtant le stade d’Aguilera et appartenant à la Ville dès « janvier prochain ». Et connaissant Michel Veunac, il ne fait guère de doute que le prix devrait être d’ami, un peu comme pour la villa Sion qui semblait promise à Pierre Delalonde, les dirigeants du BO répétant avec une maladresse confondante à qui veut l’entendre que s’ils n’obtiennent pas ce projet immobilier, ils repartiront à Hong Kong.

https://www.rugbyrama.fr/rugby/pro-d2/2017-2018/pro-d2-augmentation-de-capital-de-5-millions-d-euros-et-de-nouvelles-recrues-au-bopb_sto7039798/story.shtml

Phomontage publié sur Twitter.

On le voit avec ce projet où l’intérêt des Biarrots ne semble pas être la préoccupation première, les sujets de friction à l’avenir avec l’ancienne adjointe à l’Urbanisme ne vont pas manquer. D’autant qu’à la mairie, plusieurs avouent sous le manteau que d’autres projets immobiliers du même acabit devraient être présentés avant l’échéance de 2020. Mais voir Nathalie Motsch renoncer à son combat est à peu près aussi plausible que d’imaginer Emmanuel et Brigitte Macron parader dans les rues De Biarritz en gilets jaunes signés Louis Vuitton, comme de facétieux internautes se sont amusés à le faire.

Il n’y a donc pas de sortie de crise en vue et lanterner ne sert plus à grand-chose. Les apprentis pyromanes Veunac et Lafite sont désormais totalement dépassés par le « NathalieGate » qu’ils ont créé. Ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes et, connaissant le caractère de l’intéressée, Bisque, Bisque, Basque ! leur souhaite bien du plaisir à l’avenir.

 

Aldigé agacé par Rugbyrama

Très sportif coup de téléphone de Jean-Baptiste Aldigé à Bisque, Bisque, Basque !   peu avant le coup d’envoi de Biarritz-Olympique-Béziers : « J’avais déjà remarqué que les journalistes n’étaient pas des grands spécialistes de la finance. Votre confrère de Rugbyrama a voulu bien faire mais a un peu tout mélangé. Nous procédons effectivement à une augmentation de capital de 5 millions d’euros, mais elle est surtout destinée à boucher les déficits antérieurs. Plutôt que de mettre 500 000 euros par ci, 500 000 euros par là et de devoir à chaque fois convoquer une assemblée générale, nous préférons lisser la situation le plus vite possible. Quant à ce qui est annoncé pour janvier prochain, on est en pleine fiction. Nous ne l’avons jamais caché : nous voulons faire d’Aguilera un lieu où les gens viennent déjeuner et s’amuser. Mais nous n’en sommes qu’au stade de la réflexion. Nous avons lancé un appel à projet que nous présenterons en janvier 2019. Ensuite, nous discuterons avec toutes les personnes impliquées. Rien n’est arrêté, rien n’est signé. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le BO est devenu apolitique et entend bien le rester ».

Intéressante précision du patron du BO, car ce n’est pas tout à fait le discours que l’on entend dans les couloirs de la mairie.

Trois renégats socialistes parmi tant d’autres

Lundi soir, c’était bien le scrutin de la honte. Seuls les opposants au projet du maire ont su manifester beaucoup de dignité.

Surtout ne dites plus : « Ton permis de conduire, tu l’as eu dans une pochette surprise ? », affirmation très datée. Dites plutôt : « Ta carte de parti, c’était uniquement pour décorer ? », ce qui fait beaucoup plus biarrot. La section socialiste à Biarritz n’est pas la plus importante de France, puisqu’elle ne compte que vingt membres à jour de cotisation. En 2014, Ghislaine Haye, Jeannine Blanco et Alain Robert revendiquaient fièrement leur appartenance au parti de la rose et du poing. Mais allez savoir pourquoi, les militants locaux, depuis le conseil du 30 juillet dernier et les explications particulièrement embrouillées de Ghislaine Haye, subodoraient un mauvais coup.

La semaine dernière, le secrétaire de section Laurent Riberolles a donc décidé d’organiser un vote en interne pour savoir quelle position les élus du parti socialiste devaient adopter face au dossier du Palais. Ils ont seulement été treize à se déplacer, Ghislaine Haye, Jeannine Blanco et Alain Robert n’ayant pas daigné venir car trop occupés sans doute à raser les murs. Onze militants ont demandé à leurs élus de voter contre le projet municipal. Deux ont préféré qu’ils s’abstiennent. Aucun n’a voté pour.

Et qu’ont fait les trois élus, lundi soir en plein conseil ? Méprisant l’avis de leurs camarades socialistes, ils sont allés faire risette à Veunac et voter son scandaleux projet. Ghislaine Haye, expliquant de façon toujours aussi embrouillée que malgré son vote elle « reste de gauche », Jeannine Blanco se faisant discrète et le courageux Alain Robert ayant transmis une procuration à cette dernière.

L’aventure individuelle n’est pas de gauche

Non, Ghislaine, on n’a pas le droit de se dire de gauche quand on privilégie ainsi l’aventure individuelle et que l’on méprise tout autant les électeurs qui t’ont élue que les militants qui t’accompagnent ! Lorsque mon épouse a représenté le PS au conseil municipal en 2008, face à Didier Borotra, elle n’a jamais défendu un autre point de vue que celui de la section Biarritz. Cohérente avec elle-même, lorsque Guy Lafite membre de la majorité municipale a été désigné en 2010 par le PS pour les élections départementales, alors qu’elle était dans l’opposition, elle a démissionné de son mandat de conseillère municipale et quitté le parti socialiste dans la foulée.

Si seulement, ces trois renégats avaient été les seuls ! Mais les cent-cinquante Biarrots présents dans la salle du conseil qui se sont payés stoïquement presque quatre heures de conseil en restant debout – La municipalité ne peut pas refaire Le Palais pour 85 millions d’euros et offrir en plus des chaises à ses administrés ! – ont assisté à une escouade de politiques à l’ancienne aux arguments tous plus calamiteux les uns que les autres pour justifier leur trahison des Biarrots et leur allégeance au plan médiocre concocté par Veunac et Lafite sur Le Palais.

Une opposition qui surjoue

Et on vous passera sous silence, car vous l’avez sans doute vue sur Internet, cette opposition qui n’en est pas une et qui s’est complue dans l’obséquiosité à l’égard du maire, faisant oublier les rois du genre Claverie et Destizon. L’absence totale de démocratie dans ce dossier ? Mais où est le problème ! Le coût astronomique pour une ville de 25 000 habitants ? Si en plus, il faut s’intéresser aux détails ! Les risques de perdre Le Palais ? Pas avec un duo aussi talentueux que Veunac et Lafite ! Tour à tour Domège, Darrigade et Puyau ont fait assaut d’éloquence pour encenser le projet municipal. Ils auraient pu s’abstenir comme le veut la tradition républicaine, lorsqu’on est opposant et qu’un projet de la majorité n’est pas idiot. Eux aussi, manifestant un mépris total de ceux qui les ont élus, ont surjoué pour justifier l’injustifiable et voter oui.

Saint-Cricq hué de toutes parts

Reste le cas le plus douloureux, car s’il est quelqu’un dont je respecte l’intelligence et la capacité de travail, c’est bien Jean-Benoît Saint Cricq qui a été mon avocat l’an passé et m’a remarquablement défendu. Notre dernier échange téléphonique remonte à quelques mois. Venant d’apprendre que pour la deuxième fois notre brillant avocat avait dîné avec le maire, je l’avais gentiment chambré : « Fais gaffe, Jean-Benoît, tu vas finir sur les genoux de Veunac » Réponse catégorique : « Mais non, tu me connais, je voulais juste écouter ce qu’il avait à me dire ».

Nerveux, persuadé que la salle a été « faite » pour le siffler, ce qui est faux car il y avait des Biarrots de toutes tendances politiques, Saint-Cricq est hué dès qu’il prend le micro et perd ses nerfs très vite lundi soir avant de s’enliser dans une longue explication sur la Cité de l’Océan qu’il a été pratiquement seul à combattre. Ce qui est vrai, même si les abertzale et les socialistes de l’époque étaient aussi de la partie, mais ne justifie pas cet enthousiasme soudain pour le Palais. Jusqu’à cette expression malheureuse qui a un peu glacé l’assistance : « Je ne suis pas un vendu », ce que personne n’avait dit. 

… Que c’est triste, une carrière politique qui se termine ainsi.

Merci à vous quinze

Il n’y a plus de majorité, plus d’opposition à Biarritz. Juste des politiques à l’ancienne qui essaient de sauvegarder leurs places pour 2020 face à une génération plus jeune et plus soucieuse des Biarrots. Lundi soir, le calme, le sens pratique, le respect de la démocratie étaient clairement du côté des opposants. Merci à François Amigorena, Maider Arosteguy, Guillaume Barucq, Frédéric de Bailliencourt, Hervé Boissier, Édouard Chazouillères, Maialen Etcheverry, Marie Hontas Virginie Lannevère, Françoise Mimiague, Nathalie Motsch, Anne Pinatel, Brigitte Pradier, Nathalie Sauzeau et Richard Tardits pour l’opposition.

Vous avez été l’honneur de Biarritz et nous n’oublierons pas.

Veunac citant Einstein, c’est un peu comme Nabilla évoquant Marguerite Duras…

 

 

 

Rupture de jeunes

Grâce à d’étranges retournements de veste dans l’opposition, l’avenir de Biarritz vient d’être assombri pour… 75 ans ! Heureusement la jeune garde politique a montré plus de dignité que les anciens.

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Après tout, on ne voit pas pourquoi le Jean-Benoît Saint-Cricq barbu qui s’est présenté au conseil municipal le 30 juillet 2018, une date parfaite pour planquer une forfaiture absolue sous le tapis, aurait quoi que ce soit à voir avec le Saint-Cricq Jean-Benoît, glabre et combatif qui le 14 juillet 2017 estimait dans ce blog que « la vente des murs et du fonds de L’Hôtel du Palais semble la plus raisonnable » plutôt que « d’emprunter de 50 à 70 millions (Via la Socomix) faire les travaux et risquer de tout perdre dans un dépôt de bilan ». Et pour que le changement de look et de rôle soit bien clair, le brillant avocat est devenu une sorte de maître de cérémonie lors de cet étrange conseil, encensant l’idée de donner l’Hôtel du Palais à la Socomix via un bail emphytéotique de 75 ans, défendant bec et ongles Michel Veunac et tartinant du vernis juridique à chaque fois que celui-ci s’est retrouvé en difficulté, c’est-à-dire à peu près tout le temps.

https://jeanyvesviollier.com/2017/07/14/hotel-du-palais-saint-cricq-a-les-idees-claires/

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Et pour une fois, l’adepte du « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », Guillaume Barucq sort la panoplie de guerrier pour dénoncer cette décision scandaleuse qui plombe durablement l’avenir des Biarrots pour « une durée astronomique qui engagera les douze maires à venir dont certains ne sont pas encore nés ». Et l’élu, très brillant lundi soir, de rappeler que L’Hôtel du Palais acheté pour 120 millions de Francs en 1955 vaut, si l’on actualise la somme, 261 millions d’euros et qu’on ne peut continuer de mener « une vie à crédit » pour L’Hôtel du Palais alors que le réseau d’assainissement, vétuste et dépassé et source de pollution régulière de l’océan aura « un siècle en 2022 ».

 

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. L’adjointe à l’urbanisme Nathalie Motsch enfonce le clou au terme d’une charge dévastatrice et édifiante. La Ville s’apprête à louer « une pépite de 16776 mètres carrés, vue mer imprenable et on lâche le tout pour la somme ridicule de 920 000 euros annuels ». Tandis que la Socomix, qui ne possède rien, se lance dans un emprunt de 64 millions d’euros (qui finiront à cent millions, on prend les paris !) pour mettre aux normes le palace. Poursuivant sa démonstration, l’adjointe calcule qu’on loue ce bien exceptionnel « au prix de 4,57 le mètre carré mensuel » alors que le moindre logement, forcément plus ordinaire, dans ce quartier se loue 80 euros le mètre carré. Avant de s’interroger : « Où est l’intérêt de la Ville financièrement ? Je cherche mais ne trouve pas » Et de conclure, tandis que Veunac se tortille sur sa chaise : « Je ne verserai pas dans un Bigueyrie 2 ».

 

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Après l’acte d’allégeance de Saint-Cricq, Frédéric Domège et Alain Puyau se sentent obligés à leur tour d’encenser ce projet de fou furieux, justifiant toutes les rumeurs qui annoncent qu’un accord électoral a déjà été trouvé pour 2020 et que Veunac, Saint-Cricq et Brisson feraient aventure commune.

Heureusement pour les Biarrots, certains opposants comme François Amigorena, Maïder Arosteguy et Richard Tardits démontrent l’inanité de cette décision. Des élus de la majorité, refusant de se comporter en godillots, se joignent à eux et redonnent eux aussi leurs lettres de noblesse à la politique. Virginie Lannevère, Anne Pinatel, Hervé Boissier font preuve de beaucoup de courage en expliquant qu’il n’est pas possible de voter une décision aussi lourde sans disposer du moindre chiffre précis et soulignent que la décision de démarrer les travaux le 18 octobre, G7 oblige, va faire de nous les proies idéales des entrepreneurs qui vont nous faire payer au prix fort notre précipitation.

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis et c’est pour cette raison que Bisque, Bisque, Basque ! qui avait prévu de garder les doigts de pied en éventail quelques mois, s’offre cette rupture de jeûne médiatique. Michel Veunac étant à l’évidence le plus grand accident industriel jamais vécu par Biarritz, le passionné de vie publique doit à un moment ne plus se soucier de sa santé personnelle et se décider au combat. D’autant plus que ce n’est pas dans Sud Ouest que vous trouverez le récit des coulisses de ce conseil municipal surréaliste qui a vu finalement la victoire par 18 voix contre 17 du projet Veunac. À 20h15, ce lundi, peu avant le vote à bulletins secrets, un des conseillers politiques de Veunac, qui adore se parer des atours de La Marquise, avait fait le compte des voix et l’annonçait perdant. Mais quand il y va de sa survie politique, Veunac fait le job. Coups de fils d’intimidation tout l’après-midi, poursuite jusque dans les toilettes des récalcitrants, admonestation de tous. C’est ainsi que Sylvie Claracq, totalement rétive à cet engagement pour 75 ans, aurait été malmenée par Veunac au point de modifier son vote au dernier moment, selon des sources de la majorité qui affirme qu’elle en aurait pleuré.

Autre anecdote édifiante au sujet de Frédéric Domège, qui appelle, peu avant le conseil pour dire qu’il sera en retard car il n’a pas fini avec ses patients. « Hors de question, lui rétorque Veunac. Tes patients on s’en fout ! » Deux heures plus tard, Domège lève la main en plein conseil pour demander à intervenir « car des patients l’attendent » Et notre bon Mimi, tout miel, de décréter : « Ah oui, les malades, c’est important »

Voilà à quel degré zéro de la vie municipale on en est et pourquoi Bisque Bisque Basque ! va modérément reprendre un peu de service.

Enfin, il y a les imbéciles qui ne changeront jamais d’avis, et l’on passera sous silence les pitoyables et courtisanesques interventions des Destizon, Poueyts ou Louis Vial qui depuis qu’il a obtenu son titre d’adjoint ne mord plus la main qui l’a nourri. A la sortie du conseil, alors qu’une spectatrice prenait à parti un Jean-Benoît Saint-Cricq un peu gêné aux entournures, Jacques Pons de Radio France photographiait ce moment de complicité entre les deux conspirateurs de la soirée. Michel Veunac, qui rêve pour 2020 d’avoir l’investiture La République en Marche est bien décidé à cajoler Macron dans le sens du poil lors du G7 et se moque éperdument de savoir s’il va ruiner les Biarrots avec cette décision. Mais cette victoire du maire pourrait bien être une victoire à la Pyrrhus.

D’abord le courage et la fermeté de tous ceux qui au sein de la majorité se sont opposés à sa décision ont obligé tous les protagonistes du pacte électoral qui se dessine à sortir du bois beaucoup plus tôt que prévu. Ensuite, on a assisté à une rupture entre les pratiques de la vieille politique politicienne où l’on habille de grands mots les petits intérêts personnels et les stratégies pour se maintenir à son poste, et une relève responsable qui croit aux idées, a envie de faire de la politique autrement et se soucie des intérêts des Biarrots.

Auréolé par le prestige du G7, un ticket Veunac, Saint-Cricq, Brisson sera difficile à battre en 2020, si les copains du jour sont encore les coquins de demain, mais la rupture de jeunes, cette ligne de fracture très nette entre les sexagénaires et les quadragénaires, laisse quelques espoirs.

Si les jeunes talents de demain, dont Biarritz a bien besoin, les Amigorena, Chazouillères, Barucq, Motsch, Pinatel, Lannevère, mais aussi Darrigade, Tardits ou Arosteguy, sont capables de laisser leurs egos de côté, d’oublier leurs désirs d’être têtes de liste pour s’unir dans un projet commun de salut public face au pire maire jamais connu à Biarritz, alors oui un espoir est possible.

Lundi soir, tous les protagonistes étaient d’accord pour estimer que ce conseil municipal était le plus important de la mandature.

Avec sa décision qui obère l’avenir de Biarritz, Veunac a commis un authentique crime contre la communauté. Passez-vous en boucle ce conseil, écoutez, notez et décidez-vous à effectuer un grand coup de balai de tous ces politiciens opportunistes qui n’ont plus leur place qu’à la maison de retraite.

En plein conseil, Chazouillères renverse la table

L’adjoint au commerce a eu le courage de dire tout haut ce que pensent la plupart des membres de la majorité. On espère que d’autres démissions vont suivre.

Digne et ému, Édouard Chazouillères, a fait une intervention remarquable au moment de présenter sa démission.

À croire que Francis Ford Coppola est en vacances sur la Côte basque et qu’il est l’auteur de ce scénario improbable ! Car c’est bien « Apocalypse now à Biarritz » qui s’est tenue, hier soir, dans la salle du conseil municipal. Un film qui dure plus de quatre heures mais où on ne s’ennuie pas une seconde, tant les rebondissements sont multiples. Tout commence pourtant de façon fort prévisible avec le second rôle Veunac, l’homme qui rackette d’abord et qui réfléchit ensuite. D’entrée de jeu, il annonce qu’il retire de l’ordre du jour la délibération 12, dénoncée par Bisque, Bisque, Basque ! car elle mettait dans la même gibecière à rançon, les cinéastes en tournage sur la Côte basque et les Biarrots obligés de ravaler leur immeuble. Michel Veunac explique que « cette délibération était juste dans son principe, mais méritait d’être plus claire et plus compréhensible dans son application ». Une façon policée d’avouer qu’une fois de plus, il a fait n’importe quoi.

Veunac avale son ticket d’horodateur

Même reculade sur le stationnement, où Veunac ne remportera pas un Oscar avec ses contorsions : « il est clair que ce dispositif est en phase d’expérimentation » Prêt à avaler son ticket d’horodateur maintenant que la Ville est en feu par sa faute, Veunac annonce la possibilité pour les actifs de ne pas bouger son véhicule pendant cinq heures, la création de vingt emplacements de zone bleue, un tarif à quarante euros mensuels pour ceux qui travaillent à Biarritz, le tout étant validé lors du prochain conseil municipal fixé au 23 mars. Et pourquoi pas un moratoire en attendant puisque le système choisi est défaillant ? S’ensuivra une heure trente de débats où opposition et majorité déploreront le sens de la concertation bien particulier du premier magistrat de la Ville.

Même stupeur dans les rangs de la majorité et de l’opposition, quelques deux heures plus tard, au moment du débat d’orientation budgétaire. Tandis que Lafite, ivre de lui-même, se gargarise de ses compétences d’économiste, tout le monde constate qu’il n’y a pas une seule ligne sur L’Hôtel du Palais, où la bagatelle d’une bonne cinquantaine de millions d’euros de travaux est prévue. Facile dans ces conditions, de présenter un budget en équilibre ! Un peu comme un salarié qui gagnerait le salaire minimum mais ne tiendrait pas compte dans son budget des cinq cents euros de loyer mensuel de son habitation.

Haye se dévisse les sourcils

Et, alors que la fin du film devient presque prévisible, la soirée s’éternisant en longueur, surgit le jeune premier Édouard Chazouillères, qui incontestablement mérite le César de l’espoir de l’année pour sa prestation très aboutie. Grave, ému, mais aussi clair et précis, il renvoie tout le monde à ce que la politique peut avoir de meilleur. Des idées simples, mais aussi de la cohérence, des convictions et du courage.

Bisque, Bisque, Basque ! vous sachant un peu fainéants n’a pas résisté au plaisir de vous isoler l’extrait vidéo d’une durée de huit minutes où Édouard Chazouillères exprime enfin tout ce qu’il a sur le cœur depuis presque quatre ans.

Vous savourerez au passage les haussements de sourcil de Ghislaine Haye, comme terrorisée par l’audace de son voisin, et la ringardise des commentaires de Michel Veunac à l’annonce de la démission de son adjoint : « Il aurait été correct de m’en parler avant… Mais au point où nous en sommes ! » Un aveu d’impuissance qui ne fera peut-être pas rire les Biarrots, conscients du naufrage de leur ville. Pour ceux qui ont l’oreille fine, vous noterez aussi le commentaire de notre naufrageur en chef, quand Édouard Chazouillères lui reproche son opposition passée à la communauté d’agglomération du Pays basque : « Mais, j’en suis devenu le vice-président », tandis que le démissionnaire, accablé par tant de duplicité, murmure hors micro : « Encore mieux ! » Et cette pirouette finale de l’artiste Veunac : « Si vous démissionnez, parce que j’ai dit à une dame de ne pas revenir à Biarritz » …  Allez, rideau, Michel !

Pas de jurisprudence, Veunac, Lafite, Brisson

Alors que presque tous les élus de la majorité en privé, en dehors des indécrottables flagorneurs Destizon et Claverie, racontent la catastrophe ambulante qu’est Michel Veunac à la tête de Biarritz, Bisque, Bisque, Basque ! tient à saluer le courage d’Édouard Chazouillères qui n’a pas hésité à faite table rase de ses avantages du moment pour redevenir un homme libre, contrairement à un Laurent Ortiz, démissionnaire qui conserve ses mandats. Certains diront qu’Édouard Chazouillères, qui s’affirme « soulagé, mais bien incapable pour l’instant de se projeter au-delà de 2018 », pense aux municipales de 2020, mais quoi de plus normal quand on aime la vie publique ? Contrairement à ses compères de la majorité qui n’ont guère l’occasion de se mettre en valeur, avec cette « dream team » Veunac, Lafite, Claverie, Barucq, qui dirige la ville et les ignore, Édouard Chazouillères a montré qu’il avait du caractère et qu’il savait prendre ses responsabilités. Ce qui n’est pas rien.

Car la pire erreur que pourraient faire tous ceux qui s’imaginent tête de liste en 2020 (… Et ils sont nombreux !) serait de croire que les bonnes vieilles recettes qui ont fonctionné à Biarritz jusqu’en 2014 sont encore de mise. Lorsque ce blog a dénoncé, lors des dernières municipales, les « approximations » du candidat Veunac, beaucoup rigolaient en me disant qu’à sa place, ils auraient fait de même. Aujourd’hui, au vu de l’étendue des dégâts, plus personne n’a envie de rire et il est certain que la transparence, la rigueur et la morale publique auront une grande importance dans la décision de vote des électeurs.  

Dans ces conditions, le grand numéro « C’est pas notre faute, Borotra décidait tout ! »  que nous ont fait les trois ex-adjoints réélus en 2014, Veunac, Lafite et Brisson, que ce soit à propos de La Cité de l’Océan ou autres folies des grandeurs de l’ancien monarque, n’est plus de mise. Tous les membres de la majorité qui rêvent d’un nouveau destin politique en 2020 doivent avoir conscience que les Biarrots les observent avec attention et que, s’ils ne prennent pas dès maintenant leurs distances avec l’équipe dirigeante qui envoie la Ville dans le mur, ils seront balayés tout comme Veunac lors du prochain scrutin.

Plusieurs élus de la majorité semblent prêts à affirmer publiquement leurs désaccords avec l’équipe dirigeante, comme en témoigne le malaise exprimé par François Amigorena dans Sud Ouest. Ils s’honoreraient à le faire très rapidement. Car en politique, quand la situation est inacceptable, il faut savoir renverser les tables… Et sans faire de cinéma !

Perles de conseil

Peio Claverie peut se montrer ardent défenseur du stationnement payant ou de la hausse de la taxe d’habitation à Biarritz : il habite Bidart!

Peio Claverie : C’est un bêtisier de plusieurs heures qu’il faudrait consacrer à Peio Flagornerie comme il est surnommé sur les réseaux sociaux. Il commence par un gros coup de violon sur le port des pêcheurs et l’Association Nautique de Biarritz. Parce que son fils convoite la crampotte 30, située juste à côté et que l’appel d’offres se tiendra le 27 février prochain ? À propos du stationnement : « On n’est pas au pays des Bisounours. Aujourd’hui, on paie le stationnement un peu plus et demain on le paiera encore un peu plus » Comme ça, c’est clair !

François Amigorena, à propos du stationnement : « Quand on parle de concertation, ça se passe en amont. Si une concertation avait eu lieu fin 2017, on n’en serait pas là ». Et si on n’avait pas élu Veunac en 2014… À propos de la politique de la ville : « Il manque un plan d’ensemble. On procède par touches pointillistes, un petit projet par ci, un petit projet par là… » On pourrait même dire que la politique de Veunac est minimaliste.

Guillaume Barucq propose un disque vert de stationnement qui permettra aux possesseurs de véhicules électriques ou à moteur hybride de bénéficier de deux heures gratuites. Sympa pour les bobos branchés, mais ce n’est peut-être pas la problématique des gens au SMIC venant travailler à Biarritz. Le même : « Il faut arrêter de faire du misérabilisme avec les actifs. Marcher un kilomètre pour des jeunes, c’est bon pour la santé et c’est même conseillé » … De l’art de se faire de nouveaux copains !

Bénédicte Darrigade, après l’annonce par Veunac de 157 arrêts-minute à 4000 euros la borne : « Créez des zones bleues, c’est moins coûteux ! » Mais c’est qu’elle voudrait arrêter le racket !

Hervé Boissier : « Un des premiers chocs culturels qu’il va falloir que nous assumions, c’est de ne plus décider tous seuls » Comme il y va ! C’est la seule chose qui amuse Veunac et Boissier veut lui retirer son jouet…

Maïder Arostéguy veut « rendre Biarritz aux Biarrots » et s’indigne des dépenses de la mairie : « Mettre des balises GPS sur des étrons relève de la politique du gadget » Oh, Guillaume, pourquoi tu tousses ?

Jean-Benoît Saint-Cricq rappelle que la dette de Biarritz est de 63 millions d’euros. Il veut vendre 49% des fonds et des murs de L’Hôtel du Palais pour assainir les finances de la Ville. Sur l’élan il propose de céder à un promoteur la mairie et le commissariat et de créer un centre administratif plus fonctionnel à Floquet. Ce ne serait pas, par hasard, l’esquisse d’un programme électoral pour 2020 ?

Guy Lafite s’indigne que l’ex-président du festival Latino ait communiqué à la presse des éléments de salaire du futur délégué général. La devise de notre grand argentier est donc : « Argent public, mais magouilles secrètes » ?

La ringardise de Peio Claverie

Les réseaux sociaux, cette démocratie du XXIe siècle, agacent profondément le 5e adjoint. Ce dictateur au petit pied tordrait bien volontiers le cou à cette information libre et citoyenne.

Le grand comique de la majorité a encore frappé.

L’abus de compliments, pouvant nuire gravement à la santé, Bisque, Bisque, Basque !, de constitution encore fragile, se gardera bien de se gargariser de tous les éloges entendus à son sujet, qu’ils viennent de l’opposition ou même de la majorité, lors du conseil municipal du 20 décembre. C’est un fait, l’auteur de ce blog, qualifié il y a eu encore de « journaliste de merde faisant les poubelles », est devenu « l’exemple même de la démocratie participative ».

Or donc, si vous êtes lassés des niaiseries télévisuelles et autres bêtisiers de Noël proposés par une petite lucarne sans imagination, offrez-vous un moment d’intense rigolade familiale en écoutant ce dernier conseil municipal de l’année où l’esprit de Noël et la fraternité s’en sont donnés à cœur joie.

http://ville.biarritz.fr/mairie-pratique/le-conseil-municipal/videos-deliberations/

L’évocation du fiasco de la vente ratée des écuries de la Bigueyrie va durer 57 minutes (58e à 115e) et nous offrir un festival de bons mots digne des meilleurs vaudevilles, qui nous ferait rire à gorge déployée, s’il ne s’agissait de notre ville et de notre argent.

Domège, Saint-Cricq, mais aussi Pouyau, Darrigade et Arosteguy se montrent étincelants et la majorité n’hésite pas à reconnaître ses bévues, Veunac la jouant profil bas : « Des erreurs ont été commises. Je m’en suis expliqué en assumant la responsabilité de ces erreurs. »

Difficile pour Veunac de faire autrement, tant il a été mis sous haute surveillance, par les services de la mairie et par sa majorité, après ses mensonges en série. L’affaire est donc entendue. « La délibération est entachée d’illégalité ». Et pour analyser ce qui s’est passé, nous aurons même une enquête d’un auditeur indépendant ou de la chambre régionale des Comptes pour comprendre ces dysfonctionnements.

Bisque, Bisque, Basque !  tient juste à dire que ce n’est pas l’examen des courriers échangés ou autres papiers officiels qui conduira à la vérité et que, pour connaître le fin mot de l’histoire, la seule solution consistera à interroger longuement les deux « maillons faibles » de cette embrouille, Bertrand Testard et Jimmy Malige.

S’ensuit alors un grand numéro sur « la majorité resserrée qui s’engueule mais s’entend bien et ira jusqu’en 2020 », à peu près aussi convaincant que la conception de l’enfant Jésus par la vierge Marie, tandis que Guillaume Barucq, déguisé en roi mage, demande à ce que se répande sur tous « l’esprit de bienveillance ». Défense de rire !

Le réveil du dinosaure biarrot

Heureusement pour les journalistes et satiristes que nous sommes, désespérés par ce faux unanimisme de circonstance, qu’il existe des villages d’irréductibles gaulois dans la Gaule occupée, et d’authentiques dinosaures au sein du conseil municipal ! À deux reprises, (45e et 105e), le brillant penseur des Abertzale biarrots, Peio Claverie, va se distinguer par des propos sidérants qui montrent bien le grand démocrate qu’il est. À propos des conseils de quartier tout d’abord, alors qu’Hervé Boissier a fait un travail qui semble remarquable sur lequel Bisque, Bisque, Basque ! reviendra en 2018,  Peio Claverie se sent obligé de déverser ses excès de bile, déplorant « notre incapacité à gérer les outils high tech dont vous parlez avec véhémence », avant de conclure, dépité : « Les réseaux sociaux, on n’arrive pas à les maîtriser » Pas calmé pour autant, le même recommence une heure plus tard : « Ce qui perturbe les débats, ce sont les réseaux sociaux. La politique ne doit pas se faire dans les réseaux sociaux et les journalistes ne pas suivre les réseaux sociaux ».

Effectivement, sans une information libre et citoyenne, le petit coup-fourré des écuries de Bigueyrie serait passé comme une lettre à la poste et les élus de la majorité pourraient tranquillement faire leurs petites manipulations en douce sans que personne ne s’en émeuve, aménager comme ils le souhaitent la côte sans que les citoyens n’aient voix au chapitre et festoyer au Palais sans que personne n’y trouve à redire. Est-ce que les Biarrots ont le sentiment d’être informés en lisant Biarritz-Magazine ? On peut en douter.

Et l’on savourera au passage le « On n’arrive pas à les MAÎTRISER », tellement révélateur. Mais heureusement que quelques voix libres et indépendantes peuvent encore se faire entendre et mobiliser les citoyens !

Pas très aimé chez les Abertzale

Un débat qui a visiblement passionné Patrick Destizon.

Et puisque Peio Claverie aime tant les réseaux sociaux, Bisque, Bisque, Basque ! va se faire un plaisir de raconter quelques anecdotes et de poser quelques questions. Est-ce en raison d’une lointaine ascendance italienne, que les copains Abertzale du roi de Bibi Beaurivage le surnomment « L’Abertzalo » (orthographe non garantie) ou est-ce pour sa propension à ne voir que son intérêt du moment sous couvert d’idéologie ? Et c’est sans doute pour sa gentillesse, son écoute, son sens du dialogue et sa disponibilité que les services le surnomment « Beria », le ministre de Staline, responsable des basses œuvres.

Dans l’opposition, Claverie n’avait pas de mots assez durs pour la clique Brisson-Veunac. Ce qui ne l’a pas empêché, malgré toutes les preuves de désinvolture en matière de morale publique publiées par Bisque, Bisque, Basque ! pendant la campagne municipale de 2014, de sauter au cou de Michel Veunac entre les deux tours. Et de devenir, aux dires de tous les observateurs présents à la mairie, celui qui terrorise les services et le maire. Pourquoi est-ce un cinquième adjoint qui fait la pluie et le beau temps à la mairie ? Aurait-il quelques moyens de pression sur l’actuel maire ? Voilà des réponses que l’on aimerait entendre de la bouche de Peio Claverie au lieu de ses récriminations d’un autre âge contre les citoyens qui s’intéressent à la vie publique.

Une chose est sûre : Si par un hasard peu probable, Peio Claverie devenait maire de Biarritz, ce qui ne paraît guère plausible, les Biarrots manifestant de plus en plus de lucidité sur l’actuelle majorité municipale, Bisque, Bisque, Basque ! n’hésitera pas.

Il demandera l’asile politique à Bayonne.

Perles de conseil

Dans le feu du débat verbal, nos chers élus lâchent parfois des propos remarquables :

Pour Michel Veunac, au sujet des écuries de la Bigueyrie, « Il n’y a pas anguille sous roche ». Juste un promoteur sous prête-nom ?

Le même : « Je ne suis pas un maire caporaliste » Non, juste un maire qui traite des dossiers tout seul sans en parler à ses adjoints ou son administration.

Guy Lafite « Voilà huit ans qu’on essaie de vendre ». ֤Évidemment, si on refuse les offres à 650 000 euros, ça devient compliqué.

Frédéric Domège : « Monsieur le maire, vous n’allez pas nous faire croire que vous allez bien » C’est l’infirmier qui parle ?

Michel Veunac : « L’Hôtel du Palais apporte tellement à cette ville » Et surtout à ses élus qui se font rincer gratis et peuvent côtoyer les grands noms de la politique.

Peio Claverie : « Dans l’opposition, j’avais une déontologie » C’était vivement que je sois calife à la place du calife ?

Une opposition sur-vitaminée et un maire dépassé

Pour une broutille de 7,8 millions d’euros, Veunac n’a même pas jugé bon de convoquer la commission des travaux et met l’opposition devant le fait du prince.

Efficace et combative, Maïder Arosteguy pour la première fois de sa carrière de conseillère municipale, s’est comportée en véritable opposante.

Novembre étant le mois où l’on énonce, devant le monument aux morts, le nom de nos chers disparus, l’appel des présents en entame de ce conseil municipal, est donc parfaitement conforme aux traditions : Castaignede ? Poueyts ? Ricord ? Pradier ? Vial ? Lannevere ? De Bailliencourt ? Bonnamy ? Tous disparus avec une bonne excuse, du style grippe de la palombe, rhume du cèpe ou angine du chipiron. Presque un tiers de défections au sein de la majorité (8 sur 26) quand l’opposition se présente au complet, guêtres lustrées et sabre au clair, voilà qui est révélateur du profond malaise de l’équipe qui nous dirige dans le sillage de son grand leader charismatique Veunac. L’absentéisme n’est jamais innocent.

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Le contenu de ce conseil municipal s’avère pourtant hautement stratégique puisqu’il faut voter une enveloppe de 7,8 millions de travaux d’aménagements extérieurs pour L’Hôtel du Palais sans savoir qui va diriger l’établissement. Veunac se veut rassurant : « Le financement sera effectué à 100 % par la Socomix » grâce à un prêt-relais obtenu « dans de très bonnes conditions » Sauf que la Socomix est une coquille vide et qu’au final l’ardoise sera bien pour les Biarrots.

Coucou, revoici Vinci !

Est-ce l’absence de son encombrant voisin parti se prélasser sous les ors du Palais du Luxembourg qui la galvanise ? Pour la première fois depuis qu’elle fréquente ce lieu, Maïder Arosteguy va se montrer nette, tranchante et incisive et remplir pleinement son rôle d’opposante : « À la lecture des lignes que nous avons reçues, j’ai cru que nous étions revenus en 2012. Après des mois et des mois de revirements et une ardoise d’un million d’euros en frais d’études diverses et variées, j’attends que nous réfléchissions à une stratégie. Vous nous demandez de voter 7,8 millions de travaux, mais le permis n’est pas passé par la commission des travaux qui ne se réunit jamais. »

Et Maïder d’enfoncer le clou et de dénoncer des méthodes en droite ligne avec les pratiques de Borotra : « Le fonctionnement de la Ville est anormal et rend notre action très problématique. Je suis obligée de dénoncer l’incohérence de ces travaux et je m’étonne qu’ils aient été attribués à Vinci plutôt qu’à Eiffage qui fait travailler les entrepreneurs locaux. Vinci a une longue histoire avec Biarritz et on peut se demander si ce n’est pas un renvoi d’ascenseur »… Oh Maïder, comme si c’était le genre de la mairie !

Fidèle à ses habitudes, Veunac se garde bien de répondre sur le fond et déplore les remarques de l’opposante sur la dégradation de l’établissement : « Ce n’est pas dans l’intérêt de la Ville que de tenir des propos comme les vôtres. La Socomix est maîtresse de ses décisions, il ne faut pas dire n’importe quoi. Nous avançons au milieu des jugements hâtifs et non vérifiés. Il ne faut surtout pas flinguer. L’Hôtel du Palais se porte bien »

Couplet extraordinaire : selon Veunac, l’opposition ne devrait donc évoquer aucun sujet qui fâche sous prétexte que cela peut nuire à l’image de l’établissement. Quelle idée de la démocratie !

Veunac : « Vendre serait une grave erreur »

Alors que les hypothèses de vendre le fonds ou les murs sont évoquées, Domège et Darrigade sonnent à leur tour la charge.  Frédéric Domège qui s’efforce souvent de concilier les inconciliables est bien obligé de faire un constat accablant : « On arrive à quatre ans de mandat et ce projet donne l’impression de traîner, même si ces travaux sont absolument nécessaires et doivent être faits » Mais c’est Bénédicte Darrigade qui va se montrer la plus féroce sur la méthode Veunac : « Nous traînons et avons le sentiment que vous ne voulez pas envisager d’autres solutions, ce qui interdit tout débat. Je suis dépitée car vous êtes toujours ravi, tout va très bien, vous êtes très content de vous et nous ne pouvons débattre. »

Et comme pour confirmer les dires de Bénédicte Darrigade, le roi de la banalité sentencieuse, accessoirement maire de Biarritz, de conclure sans la moindre argumentation : « Je crois que ce serait une grave erreur de vendre le Palais. On a choisi une voie, cette voie nous la poursuivrons ! »

On va dans le mur, mais allons-y gaiement !

Saint-Cricq : « Nous pataugeons dans l’illégalité depuis 55 ans »

Saint-Cricq à Veunac : « Je n’aimerais pas être votre comptable ».

Jean-Benoît Saint-Cricq va se charger de ramener le débat sur le fond, même si la colère de l’opposition l’émoustille : « Je constate que la température monte dans ce conseil municipal. Sur le plan de l’exploitation, les chiffres sont bons, mais lorsqu’on a 50 millions de travaux à faire, au bas mot, on ne peut pas dire que le Palais se porte bien. Guy Petit a pris une bonne décision, il y a cinquante-cinq ans en sauvant l’Hôtel du Palais, mais cette situation de gestion municipale aurait dû être temporaire. Il n’est pas de la vocation d’une municipalité de piloter un palace. Je crains que nous ne pataugions dans l’illégalité depuis cinquante-cinq ans. La négligence de l’entretien du gros œuvre nous amène à des décisions urgentes »

Et le spécialiste du droit immobilier de pointer du doigt les failles juridiques de ce montage :

« La Socomix, locataire-gérante, va engager pour 9,5 millions de travaux TTC, ce qui pose une difficulté juridique. Si l’on se fie à l’article 555 du code civil, nous allons nous retrouver dans une situation embarrassante quand le bail va prendre fin en 2023. Je n’aimerais pas être votre comptable »

Veunac démarre au quart de tour, « Nous avons un excellent service juridique », mais se fait moucher dans la seconde par l’avocat biarrot : « Le Conseil d’État a dit en 2014, ce que valaient vos juristes à propos de la Cité de l’Océan ».

Jean-Benoît Saint-Cricq déplore ensuite le propos surréaliste du maire souhaitant qu’on ne dise pas de mal de son fleuron hôtelier.

« Cet hôtel appartient à la Ville. À quoi sert-on si on ne peut pas débattre en tant que conseillers municipaux ? Cet hôtel bénéficie de conditions de location qui ne sont pas normales, la Cour des Comptes vous l’a dit (NDLR : 370 000 euros de redevance annuelle, alors que Biarritz pourrait prétendre à 3 millions) Il faut aborder d’autre pistes, confier la cession du fonds de commerce à un groupe relève du bon sens. Ne mettons pas la charrue avant les bœufs, ce que vous êtes en train de faire »

Et le grand démocrate Veunac de répondre à cette salve par une de ces formules toutes faites qu’il affectionne « Je vous remercie de vos conseils, mais on ne change pas au milieu d’un gué et on va continuer »

Lafite : « La vente? Je n’ai pas de tabou »

Heureusement Guy Lafite, étrangement serein et détaché comme s’il en avait sa claque de l’incompétence de son supérieur, comprend qu’on ne peut pas se contenter de botter en touche et va amener un peu de clarté au débat : « Je regrette que Four Seasons n’ait pas poursuivi, car c’est un très beau groupe. Ces travaux constituent une première tranche qui permet de raccourcir la deuxième (NDLR : Les travaux sur la structure du bâtiment) et de fermer moins longtemps L’Hôtel du Palais » Et mine de rien, l’habile Premier adjoint va glisser un sacré caillou dans la chaussure de Veunac : « La vente ? Je n’ai pas de tabou. Mais, à partir du moment où nous vendons, un groupe peut décider de fermer pendant l’hiver pour se concentrer sur les mois les plus rentables, ce qui met en danger le personnel. Quant au problème juridique que vous soulevez, il est réel. Avec cet emprunt, il faudra renforcer le Socomix et la logique sera d’apporter le fonds de commerce dans la corbeille de noces »

Jean-Benoît Saint-Cricq se sent rassuré : « Dit comme cela, ça va beaucoup mieux ! »

Même sa majorité ne prend plus Veunac au sérieux.

 Et à ce moment-là, l’assemblée partagée entre le rire sous cape et la consternation, entend la petite voix geignarde que sait prendre Michel Veunac quand il est dépassé : « Mais j’ai dit la même chose ! ».

« Pas du tout ! » rétorque l’avocat.

Veunac, lippe boudeuse d’enfant contrarié, tente encore de se faire entendre dans l’indifférence générale : « C’est ce que j’ai dit !», tandis que les absents de la majorité, sans doute spectateurs du conseil devant leurs écrans, doivent se féliciter de leur décision.

Allez, Michel, rendors-toi au fond de la classe à côté du radiateur. On t’appellera quand on aura besoin…

Cancres un jour, cancres toujours !

Michel Veunac n’a pas besoin de dire qu’il serre les fesses à l’idée d’emprunter 50 millions d’euros pour rénover l’Hôtel du Palais, ça se voit.

Les profs appellent cela le « syndrôme de septembre ». Même les derniers de la classe, au moment de reprendre le chemin de l’école après les vacances d’été, se veulent plein de bonnes résolutions. Malheureusement, l’illusion se dissipe très vite.  Lors du conseil municipal du 28 septembre, l’espoir a duré plus d’une heure. L’écolier Veunac semble soudain presque capable d’endosser le costume de maire de Biarritz, il est presque capable de dialoguer avec son opposition, presque capable de reconnaître ses erreurs. D’où un début de conseil de très bonne facture où les élus discutent de l’aménagement d’Iraty, « un rendez-vous qu’il ne faut pas manquer » selon Veunac, tandis que Saint-Cricq approuve l’idée de construire un nouveau pont pour désengorger le quartier de la Négresse et que Brisson fait remarquer judicieusement qu’il existe « des mixités compliquées » et que la cohabitation entre logements sociaux et centres commerciaux ne se passe pas toujours au mieux.

http://ville.biarritz.fr/mairie-pratique/le-conseil-municipal/videos-deliberations/

Chassez le prêt-à-penser et il revient au galop ! Pour conclure le débat sur Iraty, Michel Veunac ne peut s’empêcher d’avoir une de ces phrases creuses qu’il affectionne tant car il a soudain l’illusion d’être devenu visionnaire et finirait presque par se croire maire : « C’est un grand projet pour la Ville. Ce sont d’autres qui le feront aboutir. Mais un élu se doit de voir près et de voir loin ». Heureusement, l’élève qui peut envisager la classe supérieure ressurgit lorsque Maïder Arostéguy lance le débat sur le projet Aguilera. Veunac fait preuve d’une désarmante franchise sur ses lambinages passés : « L’opération a connu un peu de mou (…) Aguilera est un plateau sportif. Nous allons requalifier les équipements sportifs existant et en rajouter (…) Dans les zones périphériques, on peut faire 250 logements sociaux » Ce n’est pas une très bonne nouvelle pour le poumon vert de la Ville, mais le dialogue est là et un instant le doute nous taraude. Et si Veunac n’était finalement pas aussi catastrophique qu’on l’a imaginé ?

« Fanfaronner, ce n’est pas mon style » (sic)

Malheureusement au bout d’une heure et quatre minutes à peu près respectables, ressurgit le Veunac des phrases longues et des idées creuses. Sur la Cité de l’océan que tout le monde a vu déserte tout l’été, le cancre patenté se sent obligé d’en faire dix louches d’eau salée : « Je voudrais sans fanfaronner, car ce n’est pas vraiment mon style, vous dire que les derniers chiffres de Biarritz Océan montrent que le plan de redressement nous permet de progresser. » Quand on part de zéro, on ne peut effectivement qu’avoir de bonnes surprises !

Et l’on en arrive au gros morceau de la soirée avec cet emprunt de 50 millions d’euros qu’envisage de faire la SOCOMIX pour restaurer l’Hôtel du Palais et attirer le groupe hôtelier Four Seasons. Un peu comme si vous disiez à votre propriétaire pour l’appartement que vous lui louez : « Je suis prêt à vous verser 10 euros de loyer mensuel supplémentaire, si vous me faites cinq millions d’euros de travaux ». Une décision folle, quand on connaît l’endettement de la Ville et qui a été dénoncée dans ce blog par Max Brisson et Jean-Benoît Saint-Cricq.

https://jeanyvesviollier.com/2016/08/13/hotel-du-palais-oui-mais-en-partenariat/

https://jeanyvesviollier.com/2016/08/12/saint-cricq-debusque-un-nouveau-lievre/

Tandis que Jean-Benoît Saint-Cricq explique les risques que prend la Ville, « La Socomix, voilà bien un singulier montage biarrot ! » et demande « un débat aussi large que possible », Max Brisson parle de « deux lignes rouges à ne pas franchir », « La vente du fonds, c’est une solution économique mais pas politique, car les risques que cela entraînerait, y compris pour le personnel pourraient être nombreux, tandis que l’autre ligne rouge, c’est « La Socomix et le partage du risque ». Frédéric Domège approuve : « La Ville doit rester propriétaire et les Biarrots sont très fiers de leur navire amiral », tandis que Bénédicte Darrigade se montre beaucoup plus nuancée : « Le volet financier m’inquiète. Vous prenez des risques majeurs et inconsidérés. Certains de nos concitoyens seraient prêts à abandonner le label Palace. »

Micro coupé façon Borotra

Et que fait l’élève médiocre ceint de tricolore pendant ce temps ? Il coupe le micro à Jean-Benoît Saint-Cricq, retrouvant les réflexes du tyran Borotra, avec cette vieille ficelle : « Vous vous appropriez la parole des Biarrots ! », la joue cachottier « Je suis au cœur d’une négociation, je ne veux pas la voir sur la place publique ! » avant d’avoir ce double aveu qui en dit long sur l’imagination du duo Veunac-Lafite : « Soixante ans plus tard, l’intuition géniale de Guy Petit, je vais la poursuivre ». Veunac menant en 2016 une politique des années cinquante, voilà qui est rassurant, avant de répondre plus spécifiquement à Bénédicte Darrigade : « Ces inquiétudes, je les entends, je les comprends, je les partage ! » Pas de doute possible, si même Veunac ne sait pas où il va, l’Hôtel du Palais est bien parti !

L’insupportable Lafite

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Monsieur je-sais-tout-et-je-ne-me-trompe-jamais a encore sévi…

Et c’est alors que le fort en thèmes Guy Lafite, qui doit avoir des douleurs chroniques aux cervicales, à force de hocher la tête avec mépris pendant tout le conseil, et une tendinite au cou à force de se rengorger d’autosatisfaction béate, se croit obligé de venir au secours de son seigneur et maître. Oubliant complètement le fiasco de la Cité de l’Océan dont il est en grande partie responsable avec Veunac et Brisson, l’énarque affirme « être entouré pour ce dossier des meilleurs experts » Ceux-là même qui ont annoncé que la Cité de l’Océan allait attirer 450 000 visiteurs ?

Et finalement, comme lors de l’année scolaire précédente, le spectateur qui a enduré les trois heures et vingt-quatre minutes de ce conseil, se demande qui il préfère du mauvais élève sympathique mais peu doué ou du premier de classe qui sait tout sur tout et n’écoute personne.

Avec deux cancres de cet acabit, la Ville a vraiment du souci à se faire !

Au purgatoire avec Lafite…

Nous avons très peu échangé avec Guy Lafite, mais il incarne totalement avec son invraisemblable arrogance, sa technocratie et son refus de reconnaître ses erreurs, la gauche que j’exècre. Ma main à couper qu’il va voter Macron à la prochaine présidentielle ! Et dans mes pires cauchemars, il m’arrive de m’imaginer au purgatoire avec le grand Saint-Pierre qui me laisse le choix entre discuter deux heures avec Guy Lafite ou boire une bouteille du Bordeaux produit par Alexandre de La Cerda. Sachant que l’enfer serait de discuter toute une journée avec Lafite en dégustant du vin de La Cerda !