La ringardise de Peio Claverie

Les réseaux sociaux, cette démocratie du XXIe siècle, agacent profondément le 5e adjoint. Ce dictateur au petit pied tordrait bien volontiers le cou à cette information libre et citoyenne.

Le grand comique de la majorité a encore frappé.

L’abus de compliments, pouvant nuire gravement à la santé, Bisque, Bisque, Basque !, de constitution encore fragile, se gardera bien de se gargariser de tous les éloges entendus à son sujet, qu’ils viennent de l’opposition ou même de la majorité, lors du conseil municipal du 20 décembre. C’est un fait, l’auteur de ce blog, qualifié il y a eu encore de « journaliste de merde faisant les poubelles », est devenu « l’exemple même de la démocratie participative ».

Or donc, si vous êtes lassés des niaiseries télévisuelles et autres bêtisiers de Noël proposés par une petite lucarne sans imagination, offrez-vous un moment d’intense rigolade familiale en écoutant ce dernier conseil municipal de l’année où l’esprit de Noël et la fraternité s’en sont donnés à cœur joie.

http://ville.biarritz.fr/mairie-pratique/le-conseil-municipal/videos-deliberations/

L’évocation du fiasco de la vente ratée des écuries de la Bigueyrie va durer 57 minutes (58e à 115e) et nous offrir un festival de bons mots digne des meilleurs vaudevilles, qui nous ferait rire à gorge déployée, s’il ne s’agissait de notre ville et de notre argent.

Domège, Saint-Cricq, mais aussi Pouyau, Darrigade et Arosteguy se montrent étincelants et la majorité n’hésite pas à reconnaître ses bévues, Veunac la jouant profil bas : « Des erreurs ont été commises. Je m’en suis expliqué en assumant la responsabilité de ces erreurs. »

Difficile pour Veunac de faire autrement, tant il a été mis sous haute surveillance, par les services de la mairie et par sa majorité, après ses mensonges en série. L’affaire est donc entendue. « La délibération est entachée d’illégalité ». Et pour analyser ce qui s’est passé, nous aurons même une enquête d’un auditeur indépendant ou de la chambre régionale des Comptes pour comprendre ces dysfonctionnements.

Bisque, Bisque, Basque !  tient juste à dire que ce n’est pas l’examen des courriers échangés ou autres papiers officiels qui conduira à la vérité et que, pour connaître le fin mot de l’histoire, la seule solution consistera à interroger longuement les deux « maillons faibles » de cette embrouille, Bertrand Testard et Jimmy Malige.

S’ensuit alors un grand numéro sur « la majorité resserrée qui s’engueule mais s’entend bien et ira jusqu’en 2020 », à peu près aussi convaincant que la conception de l’enfant Jésus par la vierge Marie, tandis que Guillaume Barucq, déguisé en roi mage, demande à ce que se répande sur tous « l’esprit de bienveillance ». Défense de rire !

Le réveil du dinosaure biarrot

Heureusement pour les journalistes et satiristes que nous sommes, désespérés par ce faux unanimisme de circonstance, qu’il existe des villages d’irréductibles gaulois dans la Gaule occupée, et d’authentiques dinosaures au sein du conseil municipal ! À deux reprises, (45e et 105e), le brillant penseur des Abertzale biarrots, Peio Claverie, va se distinguer par des propos sidérants qui montrent bien le grand démocrate qu’il est. À propos des conseils de quartier tout d’abord, alors qu’Hervé Boissier a fait un travail qui semble remarquable sur lequel Bisque, Bisque, Basque ! reviendra en 2018,  Peio Claverie se sent obligé de déverser ses excès de bile, déplorant « notre incapacité à gérer les outils high tech dont vous parlez avec véhémence », avant de conclure, dépité : « Les réseaux sociaux, on n’arrive pas à les maîtriser » Pas calmé pour autant, le même recommence une heure plus tard : « Ce qui perturbe les débats, ce sont les réseaux sociaux. La politique ne doit pas se faire dans les réseaux sociaux et les journalistes ne pas suivre les réseaux sociaux ».

Effectivement, sans une information libre et citoyenne, le petit coup-fourré des écuries de Bigueyrie serait passé comme une lettre à la poste et les élus de la majorité pourraient tranquillement faire leurs petites manipulations en douce sans que personne ne s’en émeuve, aménager comme ils le souhaitent la côte sans que les citoyens n’aient voix au chapitre et festoyer au Palais sans que personne n’y trouve à redire. Est-ce que les Biarrots ont le sentiment d’être informés en lisant Biarritz-Magazine ? On peut en douter.

Et l’on savourera au passage le « On n’arrive pas à les MAÎTRISER », tellement révélateur. Mais heureusement que quelques voix libres et indépendantes peuvent encore se faire entendre et mobiliser les citoyens !

Pas très aimé chez les Abertzale

Un débat qui a visiblement passionné Patrick Destizon.

Et puisque Peio Claverie aime tant les réseaux sociaux, Bisque, Bisque, Basque ! va se faire un plaisir de raconter quelques anecdotes et de poser quelques questions. Est-ce en raison d’une lointaine ascendance italienne, que les copains Abertzale du roi de Bibi Beaurivage le surnomment « L’Abertzalo » (orthographe non garantie) ou est-ce pour sa propension à ne voir que son intérêt du moment sous couvert d’idéologie ? Et c’est sans doute pour sa gentillesse, son écoute, son sens du dialogue et sa disponibilité que les services le surnomment « Beria », le ministre de Staline, responsable des basses œuvres.

Dans l’opposition, Claverie n’avait pas de mots assez durs pour la clique Brisson-Veunac. Ce qui ne l’a pas empêché, malgré toutes les preuves de désinvolture en matière de morale publique publiées par Bisque, Bisque, Basque ! pendant la campagne municipale de 2014, de sauter au cou de Michel Veunac entre les deux tours. Et de devenir, aux dires de tous les observateurs présents à la mairie, celui qui terrorise les services et le maire. Pourquoi est-ce un cinquième adjoint qui fait la pluie et le beau temps à la mairie ? Aurait-il quelques moyens de pression sur l’actuel maire ? Voilà des réponses que l’on aimerait entendre de la bouche de Peio Claverie au lieu de ses récriminations d’un autre âge contre les citoyens qui s’intéressent à la vie publique.

Une chose est sûre : Si par un hasard peu probable, Peio Claverie devenait maire de Biarritz, ce qui ne paraît guère plausible, les Biarrots manifestant de plus en plus de lucidité sur l’actuelle majorité municipale, Bisque, Bisque, Basque ! n’hésitera pas.

Il demandera l’asile politique à Bayonne.

Perles de conseil

Dans le feu du débat verbal, nos chers élus lâchent parfois des propos remarquables :

Pour Michel Veunac, au sujet des écuries de la Bigueyrie, « Il n’y a pas anguille sous roche ». Juste un promoteur sous prête-nom ?

Le même : « Je ne suis pas un maire caporaliste » Non, juste un maire qui traite des dossiers tout seul sans en parler à ses adjoints ou son administration.

Guy Lafite « Voilà huit ans qu’on essaie de vendre ». ֤Évidemment, si on refuse les offres à 650 000 euros, ça devient compliqué.

Frédéric Domège : « Monsieur le maire, vous n’allez pas nous faire croire que vous allez bien » C’est l’infirmier qui parle ?

Michel Veunac : « L’Hôtel du Palais apporte tellement à cette ville » Et surtout à ses élus qui se font rincer gratis et peuvent côtoyer les grands noms de la politique.

Peio Claverie : « Dans l’opposition, j’avais une déontologie » C’était vivement que je sois calife à la place du calife ?

Une opposition sur-vitaminée et un maire dépassé

Pour une broutille de 7,8 millions d’euros, Veunac n’a même pas jugé bon de convoquer la commission des travaux et met l’opposition devant le fait du prince.

Efficace et combative, Maïder Arosteguy pour la première fois de sa carrière de conseillère municipale, s’est comportée en véritable opposante.

Novembre étant le mois où l’on énonce, devant le monument aux morts, le nom de nos chers disparus, l’appel des présents en entame de ce conseil municipal, est donc parfaitement conforme aux traditions : Castaignede ? Poueyts ? Ricord ? Pradier ? Vial ? Lannevere ? De Bailliencourt ? Bonnamy ? Tous disparus avec une bonne excuse, du style grippe de la palombe, rhume du cèpe ou angine du chipiron. Presque un tiers de défections au sein de la majorité (8 sur 26) quand l’opposition se présente au complet, guêtres lustrées et sabre au clair, voilà qui est révélateur du profond malaise de l’équipe qui nous dirige dans le sillage de son grand leader charismatique Veunac. L’absentéisme n’est jamais innocent.

http://ville.biarritz.fr/mairie-pratique/le-conseil-municipal/videos-deliberations/

Le contenu de ce conseil municipal s’avère pourtant hautement stratégique puisqu’il faut voter une enveloppe de 7,8 millions de travaux d’aménagements extérieurs pour L’Hôtel du Palais sans savoir qui va diriger l’établissement. Veunac se veut rassurant : « Le financement sera effectué à 100 % par la Socomix » grâce à un prêt-relais obtenu « dans de très bonnes conditions » Sauf que la Socomix est une coquille vide et qu’au final l’ardoise sera bien pour les Biarrots.

Coucou, revoici Vinci !

Est-ce l’absence de son encombrant voisin parti se prélasser sous les ors du Palais du Luxembourg qui la galvanise ? Pour la première fois depuis qu’elle fréquente ce lieu, Maïder Arosteguy va se montrer nette, tranchante et incisive et remplir pleinement son rôle d’opposante : « À la lecture des lignes que nous avons reçues, j’ai cru que nous étions revenus en 2012. Après des mois et des mois de revirements et une ardoise d’un million d’euros en frais d’études diverses et variées, j’attends que nous réfléchissions à une stratégie. Vous nous demandez de voter 7,8 millions de travaux, mais le permis n’est pas passé par la commission des travaux qui ne se réunit jamais. »

Et Maïder d’enfoncer le clou et de dénoncer des méthodes en droite ligne avec les pratiques de Borotra : « Le fonctionnement de la Ville est anormal et rend notre action très problématique. Je suis obligée de dénoncer l’incohérence de ces travaux et je m’étonne qu’ils aient été attribués à Vinci plutôt qu’à Eiffage qui fait travailler les entrepreneurs locaux. Vinci a une longue histoire avec Biarritz et on peut se demander si ce n’est pas un renvoi d’ascenseur »… Oh Maïder, comme si c’était le genre de la mairie !

Fidèle à ses habitudes, Veunac se garde bien de répondre sur le fond et déplore les remarques de l’opposante sur la dégradation de l’établissement : « Ce n’est pas dans l’intérêt de la Ville que de tenir des propos comme les vôtres. La Socomix est maîtresse de ses décisions, il ne faut pas dire n’importe quoi. Nous avançons au milieu des jugements hâtifs et non vérifiés. Il ne faut surtout pas flinguer. L’Hôtel du Palais se porte bien »

Couplet extraordinaire : selon Veunac, l’opposition ne devrait donc évoquer aucun sujet qui fâche sous prétexte que cela peut nuire à l’image de l’établissement. Quelle idée de la démocratie !

Veunac : « Vendre serait une grave erreur »

Alors que les hypothèses de vendre le fonds ou les murs sont évoquées, Domège et Darrigade sonnent à leur tour la charge.  Frédéric Domège qui s’efforce souvent de concilier les inconciliables est bien obligé de faire un constat accablant : « On arrive à quatre ans de mandat et ce projet donne l’impression de traîner, même si ces travaux sont absolument nécessaires et doivent être faits » Mais c’est Bénédicte Darrigade qui va se montrer la plus féroce sur la méthode Veunac : « Nous traînons et avons le sentiment que vous ne voulez pas envisager d’autres solutions, ce qui interdit tout débat. Je suis dépitée car vous êtes toujours ravi, tout va très bien, vous êtes très content de vous et nous ne pouvons débattre. »

Et comme pour confirmer les dires de Bénédicte Darrigade, le roi de la banalité sentencieuse, accessoirement maire de Biarritz, de conclure sans la moindre argumentation : « Je crois que ce serait une grave erreur de vendre le Palais. On a choisi une voie, cette voie nous la poursuivrons ! »

On va dans le mur, mais allons-y gaiement !

Saint-Cricq : « Nous pataugeons dans l’illégalité depuis 55 ans »

Saint-Cricq à Veunac : « Je n’aimerais pas être votre comptable ».

Jean-Benoît Saint-Cricq va se charger de ramener le débat sur le fond, même si la colère de l’opposition l’émoustille : « Je constate que la température monte dans ce conseil municipal. Sur le plan de l’exploitation, les chiffres sont bons, mais lorsqu’on a 50 millions de travaux à faire, au bas mot, on ne peut pas dire que le Palais se porte bien. Guy Petit a pris une bonne décision, il y a cinquante-cinq ans en sauvant l’Hôtel du Palais, mais cette situation de gestion municipale aurait dû être temporaire. Il n’est pas de la vocation d’une municipalité de piloter un palace. Je crains que nous ne pataugions dans l’illégalité depuis cinquante-cinq ans. La négligence de l’entretien du gros œuvre nous amène à des décisions urgentes »

Et le spécialiste du droit immobilier de pointer du doigt les failles juridiques de ce montage :

« La Socomix, locataire-gérante, va engager pour 9,5 millions de travaux TTC, ce qui pose une difficulté juridique. Si l’on se fie à l’article 555 du code civil, nous allons nous retrouver dans une situation embarrassante quand le bail va prendre fin en 2023. Je n’aimerais pas être votre comptable »

Veunac démarre au quart de tour, « Nous avons un excellent service juridique », mais se fait moucher dans la seconde par l’avocat biarrot : « Le Conseil d’État a dit en 2014, ce que valaient vos juristes à propos de la Cité de l’Océan ».

Jean-Benoît Saint-Cricq déplore ensuite le propos surréaliste du maire souhaitant qu’on ne dise pas de mal de son fleuron hôtelier.

« Cet hôtel appartient à la Ville. À quoi sert-on si on ne peut pas débattre en tant que conseillers municipaux ? Cet hôtel bénéficie de conditions de location qui ne sont pas normales, la Cour des Comptes vous l’a dit (NDLR : 370 000 euros de redevance annuelle, alors que Biarritz pourrait prétendre à 3 millions) Il faut aborder d’autre pistes, confier la cession du fonds de commerce à un groupe relève du bon sens. Ne mettons pas la charrue avant les bœufs, ce que vous êtes en train de faire »

Et le grand démocrate Veunac de répondre à cette salve par une de ces formules toutes faites qu’il affectionne « Je vous remercie de vos conseils, mais on ne change pas au milieu d’un gué et on va continuer »

Lafite : « La vente? Je n’ai pas de tabou »

Heureusement Guy Lafite, étrangement serein et détaché comme s’il en avait sa claque de l’incompétence de son supérieur, comprend qu’on ne peut pas se contenter de botter en touche et va amener un peu de clarté au débat : « Je regrette que Four Seasons n’ait pas poursuivi, car c’est un très beau groupe. Ces travaux constituent une première tranche qui permet de raccourcir la deuxième (NDLR : Les travaux sur la structure du bâtiment) et de fermer moins longtemps L’Hôtel du Palais » Et mine de rien, l’habile Premier adjoint va glisser un sacré caillou dans la chaussure de Veunac : « La vente ? Je n’ai pas de tabou. Mais, à partir du moment où nous vendons, un groupe peut décider de fermer pendant l’hiver pour se concentrer sur les mois les plus rentables, ce qui met en danger le personnel. Quant au problème juridique que vous soulevez, il est réel. Avec cet emprunt, il faudra renforcer le Socomix et la logique sera d’apporter le fonds de commerce dans la corbeille de noces »

Jean-Benoît Saint-Cricq se sent rassuré : « Dit comme cela, ça va beaucoup mieux ! »

Même sa majorité ne prend plus Veunac au sérieux.

 Et à ce moment-là, l’assemblée partagée entre le rire sous cape et la consternation, entend la petite voix geignarde que sait prendre Michel Veunac quand il est dépassé : « Mais j’ai dit la même chose ! ».

« Pas du tout ! » rétorque l’avocat.

Veunac, lippe boudeuse d’enfant contrarié, tente encore de se faire entendre dans l’indifférence générale : « C’est ce que j’ai dit !», tandis que les absents de la majorité, sans doute spectateurs du conseil devant leurs écrans, doivent se féliciter de leur décision.

Allez, Michel, rendors-toi au fond de la classe à côté du radiateur. On t’appellera quand on aura besoin…

Cancres un jour, cancres toujours !

Michel Veunac n’a pas besoin de dire qu’il serre les fesses à l’idée d’emprunter 50 millions d’euros pour rénover l’Hôtel du Palais, ça se voit.

Les profs appellent cela le « syndrôme de septembre ». Même les derniers de la classe, au moment de reprendre le chemin de l’école après les vacances d’été, se veulent plein de bonnes résolutions. Malheureusement, l’illusion se dissipe très vite.  Lors du conseil municipal du 28 septembre, l’espoir a duré plus d’une heure. L’écolier Veunac semble soudain presque capable d’endosser le costume de maire de Biarritz, il est presque capable de dialoguer avec son opposition, presque capable de reconnaître ses erreurs. D’où un début de conseil de très bonne facture où les élus discutent de l’aménagement d’Iraty, « un rendez-vous qu’il ne faut pas manquer » selon Veunac, tandis que Saint-Cricq approuve l’idée de construire un nouveau pont pour désengorger le quartier de la Négresse et que Brisson fait remarquer judicieusement qu’il existe « des mixités compliquées » et que la cohabitation entre logements sociaux et centres commerciaux ne se passe pas toujours au mieux.

http://ville.biarritz.fr/mairie-pratique/le-conseil-municipal/videos-deliberations/

Chassez le prêt-à-penser et il revient au galop ! Pour conclure le débat sur Iraty, Michel Veunac ne peut s’empêcher d’avoir une de ces phrases creuses qu’il affectionne tant car il a soudain l’illusion d’être devenu visionnaire et finirait presque par se croire maire : « C’est un grand projet pour la Ville. Ce sont d’autres qui le feront aboutir. Mais un élu se doit de voir près et de voir loin ». Heureusement, l’élève qui peut envisager la classe supérieure ressurgit lorsque Maïder Arostéguy lance le débat sur le projet Aguilera. Veunac fait preuve d’une désarmante franchise sur ses lambinages passés : « L’opération a connu un peu de mou (…) Aguilera est un plateau sportif. Nous allons requalifier les équipements sportifs existant et en rajouter (…) Dans les zones périphériques, on peut faire 250 logements sociaux » Ce n’est pas une très bonne nouvelle pour le poumon vert de la Ville, mais le dialogue est là et un instant le doute nous taraude. Et si Veunac n’était finalement pas aussi catastrophique qu’on l’a imaginé ?

« Fanfaronner, ce n’est pas mon style » (sic)

Malheureusement au bout d’une heure et quatre minutes à peu près respectables, ressurgit le Veunac des phrases longues et des idées creuses. Sur la Cité de l’océan que tout le monde a vu déserte tout l’été, le cancre patenté se sent obligé d’en faire dix louches d’eau salée : « Je voudrais sans fanfaronner, car ce n’est pas vraiment mon style, vous dire que les derniers chiffres de Biarritz Océan montrent que le plan de redressement nous permet de progresser. » Quand on part de zéro, on ne peut effectivement qu’avoir de bonnes surprises !

Et l’on en arrive au gros morceau de la soirée avec cet emprunt de 50 millions d’euros qu’envisage de faire la SOCOMIX pour restaurer l’Hôtel du Palais et attirer le groupe hôtelier Four Seasons. Un peu comme si vous disiez à votre propriétaire pour l’appartement que vous lui louez : « Je suis prêt à vous verser 10 euros de loyer mensuel supplémentaire, si vous me faites cinq millions d’euros de travaux ». Une décision folle, quand on connaît l’endettement de la Ville et qui a été dénoncée dans ce blog par Max Brisson et Jean-Benoît Saint-Cricq.

https://jeanyvesviollier.com/2016/08/13/hotel-du-palais-oui-mais-en-partenariat/

https://jeanyvesviollier.com/2016/08/12/saint-cricq-debusque-un-nouveau-lievre/

Tandis que Jean-Benoît Saint-Cricq explique les risques que prend la Ville, « La Socomix, voilà bien un singulier montage biarrot ! » et demande « un débat aussi large que possible », Max Brisson parle de « deux lignes rouges à ne pas franchir », « La vente du fonds, c’est une solution économique mais pas politique, car les risques que cela entraînerait, y compris pour le personnel pourraient être nombreux, tandis que l’autre ligne rouge, c’est « La Socomix et le partage du risque ». Frédéric Domège approuve : « La Ville doit rester propriétaire et les Biarrots sont très fiers de leur navire amiral », tandis que Bénédicte Darrigade se montre beaucoup plus nuancée : « Le volet financier m’inquiète. Vous prenez des risques majeurs et inconsidérés. Certains de nos concitoyens seraient prêts à abandonner le label Palace. »

Micro coupé façon Borotra

Et que fait l’élève médiocre ceint de tricolore pendant ce temps ? Il coupe le micro à Jean-Benoît Saint-Cricq, retrouvant les réflexes du tyran Borotra, avec cette vieille ficelle : « Vous vous appropriez la parole des Biarrots ! », la joue cachottier « Je suis au cœur d’une négociation, je ne veux pas la voir sur la place publique ! » avant d’avoir ce double aveu qui en dit long sur l’imagination du duo Veunac-Lafite : « Soixante ans plus tard, l’intuition géniale de Guy Petit, je vais la poursuivre ». Veunac menant en 2016 une politique des années cinquante, voilà qui est rassurant, avant de répondre plus spécifiquement à Bénédicte Darrigade : « Ces inquiétudes, je les entends, je les comprends, je les partage ! » Pas de doute possible, si même Veunac ne sait pas où il va, l’Hôtel du Palais est bien parti !

L’insupportable Lafite

cancres-un-jour-03

Monsieur je-sais-tout-et-je-ne-me-trompe-jamais a encore sévi…

Et c’est alors que le fort en thèmes Guy Lafite, qui doit avoir des douleurs chroniques aux cervicales, à force de hocher la tête avec mépris pendant tout le conseil, et une tendinite au cou à force de se rengorger d’autosatisfaction béate, se croit obligé de venir au secours de son seigneur et maître. Oubliant complètement le fiasco de la Cité de l’Océan dont il est en grande partie responsable avec Veunac et Brisson, l’énarque affirme « être entouré pour ce dossier des meilleurs experts » Ceux-là même qui ont annoncé que la Cité de l’Océan allait attirer 450 000 visiteurs ?

Et finalement, comme lors de l’année scolaire précédente, le spectateur qui a enduré les trois heures et vingt-quatre minutes de ce conseil, se demande qui il préfère du mauvais élève sympathique mais peu doué ou du premier de classe qui sait tout sur tout et n’écoute personne.

Avec deux cancres de cet acabit, la Ville a vraiment du souci à se faire !

Au purgatoire avec Lafite…

Nous avons très peu échangé avec Guy Lafite, mais il incarne totalement avec son invraisemblable arrogance, sa technocratie et son refus de reconnaître ses erreurs, la gauche que j’exècre. Ma main à couper qu’il va voter Macron à la prochaine présidentielle ! Et dans mes pires cauchemars, il m’arrive de m’imaginer au purgatoire avec le grand Saint-Pierre qui me laisse le choix entre discuter deux heures avec Guy Lafite ou boire une bouteille du Bordeaux produit par Alexandre de La Cerda. Sachant que l’enfer serait de discuter toute une journée avec Lafite en dégustant du vin de La Cerda !

Veunac si seul en sa Cité…

Veunac si seul en sa Cité

Le petit bâtiment anodin annoncé en 2004 à 8 millions d’euros est en train de dépasser allègrement les 100 millions d’euros. Tout ça pour ça ?

Les repas de famille se déroulent presque toujours ainsi. On mange trop, on s’étouffe, on s’agace, et à mi-repas les vieilles rancœurs ressortent. Ce ne sont pas les conseillers municipaux qui ont participé au marathon du mercredi 30 septembre (quatre heures de délibérations et un programme dense jusqu’à l’indécence) qui vous diront le contraire.

À l’apéritif, tout le monde est consensuel, et les votes sur l’aménagement  d’une piste cyclable (enfin!) ou le réaménagement de la Côte des basques ne suscitent pas de discussion. Mais quand les plats de résistance, mitonnés par la ménagère Veunac, arrivent, La Cité de l’Océan, mais aussi l’Hôtel du Palais et l’extension du stationnement payant (Bisque, bisque, Basque! reviendra plus tard sur ces deux derniers sujets), le moins que l’on puisse dire est que le maire se retrouve bien seul dans ses convictions et que les godillots de la majorité se contentent de regarder leurs pompes et de voter en silence, pendant que l’opposition s’escrime.

Un dépressif face à son bandit manchot

Pour toutes ces raisons, ce conseil municipal de fort bonne facture, autrement plus palpitant qu’un Nouvelle-Zélande-Géorgie de Coupe du monde de rugby, mérite d’être regardé.

http://ville.biarritz.fr/mairie-pratique/le-conseil-municipal/videos-deliberations/

En effet, lorsque notre bon maire a une idée, ce qui heureusement est fort rare, il s’y accroche. Comme un dépressif campé face à son bandit manchot au casino municipal, Veunac est visiblement persuadé que plus on perd, plus il faut miser. Son plan de relance de la Cité de l’Océan passe donc par un nouvel investissement de 6 millions d’euros pour racheter de la quincaillerie ludo-scientifique, alors que les faits montrent que ce type d’équipement n’intéresse personne. Comme notre maire aime les plaisanteries qui durent, il demande donc « simplement » au conseil municipal de voter une subvention de deux millions d’euros pour les premiers investissements… en attendant la suite.

Mais une surprise de taille, que Bisque, bisque, Basque! est en mesure de vous révéler, attend pendant ce banquet la médiocre cuisinière Veunac. Avant le repas, les convives se sont concertés pour évoquer les sujets qui fâchent. Jean-Benoît Saint-Cricq, Bénédicte Darrigade, Pierrette Echevarria et… Max Brisson se sont souvenus qu’il n’était pas interdit de préparer ensemble le conseil municipal quand on est dans l’opposition, et vont donc lancer quelques salves intéressantes sur le pauvre assiégé, si seul en sa Cité.

Un tir groupé de l’opposition

À tout seigneur tout honneur, c’est l’opposant de tout temps à la Cité de l’océan, Jean-Benoît Saint-Cricq, au bout d’une heure de conseil, qui renverse les premières assiettes dans une intervention remarquable (à lire ci-dessous) où il rappelle l’histoire de ce petit bâtiment anodin, annoncé par Didier Borotra pour un coût de 8 millions d’euros et qui va finir autour de cent millions d’euros, ce qui constitue une sorte de record dans la gabegie publique. Avant de refuser « d’approuver ce carnage financier pour soutenir un flop commercial qui se poursuit allègrement depuis trop longtemps« .

Bénédicte Darrigade détaille ensuite « le besoin financier colossal que représente votre plan de relance » avec l’attraction « La plongée dans les abysses » qui coûtera aux contribuables « 1million 250 000 euros en 2017 et le sauvetage dans la tempête pour 1million 200 000 euros en 2018 » et annonce qu’elle s’opposera à la subvention. Précision pour les profanes, la « plongée dans les abysses » et le « sauvetage dans la tempête » sont les noms prémonitoires, choisis par les grands humoristes qui président aux destinées de la Cité de l’Océan. On ne saurait être plus réaliste!

Peut-être piqué au vif par les critiques lui reprochant son opposition inexistante au sein du conseil, Max Brisson (1h11 sur la vidéo) lance l’idée qui fâche et qui pourtant tombe sous le sens : « Votre orientation, c’est de « muscler » ce qui existait. On aurait pu être en rupture, considérer que l’on s’était planté et tourner la page. Vous avez fait un choix différent (…) Vous ne pouvez pas échouer. Si vous échouez, nous allons plomber définitivement les finances de la Ville« . Il faut parfois savoir tourner la page, ce que Veunac ne sait visiblement pas faire. Et on connaît un « Gros Poupon » qui n’a pas fini d’être pensif jusqu’en 2020, le matin en se rasant.

Frédéric Domège se veut plus nuancé, mais remarque qu’on n’a pas vu « dans la liste d’aujourd’hui de sociétés privées« , alors que le maire les avait annoncées avec emphase.  Pour les Biarrots, malgré ses doutes personnels, il souhaite la réussite de ce plan de relance et s’abstient donc.

Maïder Arostéguy enfin (1h17 sur la vidéo) finit de nettoyer la table, en estimant que « l’économie de la mer est l’avenir de notre territoire » et en s’étonnant «  de la disparition des partenaires privés dans la Cité de l’Océan » avant de conclure face à l’utilisation de l’argent public « Pourquoi est-ce la puissance publique au lieu du privé qui joue ainsi à la roulette russe? »

Veunac, à l’image de ses mères de famille qui ne veulent pas voir les haines familiales pour se persuader que leur repas se déroule au mieux, botte en touche en annonçant qu’il « ne peut en dire plus, mais que des partenaires privés se déclareront avant la fin de l’année », avant de fustiger avec arrogance tous ceux qui traînent des pieds : « Plus j’avance vers la réussite, plus vous devenez amers et agressifs ».

Pauvre homme, il n’a pas vu les convives rire sous cape autour de la table en se répétant que, décidément, « Veunac est en cécité sur sa Cité« ?

 

Jean-Benoît Saint-Cricq décrypte les enjeux

Monsieur le Maire, mes chers Collègues,

Personne ne sera surpris que ce plan de relance ne suscite pas notre approbation. Déjà le 24 septembre 2004, lors du lancement de cette opération en maîtrise d’ouvrage publique, nous avions émis des réserves sur ce projet.

Je rappelle qu’à l’époque, il s’agissait d’engager seulement 8,380 M€ pour la construction et la réalisation de la Cité du Surf, scénographie incluse. Puis, au fur à mesure, nous avons vu le projet enfler jusqu’à la démesure.

Dès 2005 avec le choix de Steven Holl contre l’avis du jury, le projet est monté à 15 M€. Puis, en 2007, votre prédécesseur à qui nous avions dit que l’urgence était de rénover le Musée de la Mer, a sorti de son chapeau de prestidigitateur le PPP, partenariat Public Privé pour nous dire qu’il allait tout faire. Le coût a bien sûr enflé.

Pendant la campagne 2008, nous avions estimé à 64 M d’Euros le coût pour le contribuable. Votre prédécesseur jurait quant à lui dans ses documents de propagande que le coût serait de 30 M€. Bien sûr, nous ne parlions pas de la même chose. Il parlait du coût pour l’opérateur Vinci et nous du coût pour le contribuable.

Au résultat sitôt la campagne passée, nous avons su que nous nous étions trompés… en sous estimant encore le coût de l’opération. Ce n’était pas 64 M€ mais 80 M€. Et encore, sans compter avec les suppléments, 5 M€ pour chacune des structures. Il a fallu payer la nouvelle entrée du Musée sous dimensionnée puis aménager l’Atalaye, et à la Cité du Surf, il a fallu payer le rond point, les abords et la salle supplémentaire. Total : 90 M€ pour une ville de 25.000 habitants.

J’évoquerai à peine les démêlés juridiques de ce dossier. Nous avions dit que ce montage financier choisi pour tenter de planquer l’endettement sous le tapis était strictement illégal et coûteux. Le Conseil d’Etat m’a donné raison et a censuré ce montage ruineux. Vous avez donc choisi de résilier le PPP, pour des raisons qui vous regardent alors que rien ne vous y obligeait. De fait, vous auriez pu résoudre le contrat et remettre le dossier sur la table en renégociant sur la base du vrai coût de la construction car rien ne dit que ces bâtiments que nous aurons payé 42,5 M€ à leur constructeur et qui nous reviennent au double avec les prêts bancaires aient vraiment la valeur qui nous a été facturée.

Nous savons que cette affaire s’est avérée spécialement ruineuse à la réalisation et parfaitement illégale.

Qu’en a-t-il été de l’exploitation ? Hélas comme nous l’avions prévu ce fut une véritable catastrophe.

Dès la première année 2011 vous affichiez 25.000 € de pertes malgré 388.000 € de subventions d’exploitation officielles et 600.000 € de subventions indirectes sous forme de loyer Vinci non répercuté sur la SEM et payé par la Ville, soit un coût pour les Biarrots de 1.013.000 € aux quels il faut ajouter les 500.000 € de l’inauguration, soit 1.513.000 €.

Pour 2012 vous affichiez 297.000 € de pertes malgré 400.000 € de subventions d’exploitation officielles et 600.000 € de subventions indirectes sous forme de loyer Vinci non répercuté. La facture s’élevait à 1.297.000 €.

Pour 2013 vous affichiez 610.000 € de pertes malgré 300.000 € de subventions d’exploitation officielles et 600.000 € de subventions indirectes sous forme de loyer Vinci non répercuté. La facture s’élevait à 1.510.000 € auxquels il faut ajouter les 500.000 € de l’exposition sur les pôles, soit un coût de 2.000.000 € !

Pour 2014 vous affichez encore 549.000 € de pertes malgré 300.000 € de subventions d’exploitation officielles et 600.000 € de subventions indirectes sous forme de loyer Vinci non répercuté. La facture s’élevait à 1.449.000 €, sans parler du coût des animations 167.000 € autour de la Cité pendant l’été qui, bien sûr, n’ont fait entrer personne dedans !

Pour 2015 nous avons vu le loyer versé annuellement à la ville encore allégé de 400.000 € ce qui signifie que pour les 25 ans restant à courir pendant lesquels Biarritz remboursera (désormais à DEXIA puisque Vinci a rendu les clefs) 1.800.000 € par an, la SEM ne paiera que 800.000 € et nous 1.000.000 €, soit 25 M€ au total !

Ainsi, depuis le début de cette exploitation, en 4 ans seulement ce gouffre Biarrot aura englouti 90 M€ à la construction et accumulé des pertes pour un montant de 6.426.000 €.

Aussi, lorsque nous voyons que tout ce que vous nous proposez ce soir, consiste à engager un programme de relance de 5.301.000 € supplémentaires pour la Cité de l’Océan répartis sur les quatre prochaines années, nous ne pouvons que nous insurger. Ce que vous allez mettre dans ce bâtiment n’est pas nouveau, ce ne sont que quelques attractions semblables à celles déjà en place.

Monsieur le Maire, il serait temps de voir les réalités en face. Ce projet d’un autre temps ne peut pas attirer suffisamment de visiteurs pour trouver un équilibre d’exploitation. Vos amis politiques vous ont peut-être fait plaisir en souscrivant au capital de votre joujou, mais personne ne vous soutiendra longtemps dans cette voie.

Cette gabegie de dépenses est une insulte faite à ceux qui travaillent durement pour gagner leur vie. Ne voyez vous pas que la société française et européenne souffre ? Ne voyez vous pas que nos citoyens ploient sous l’impôt ? Ne voyez vous pas que les dotations de l’Etat aux collectivités locales sont en train de fondre comme neige au soleil ? Ne regardez vous pas l’actualité et ne voyez vous pas toutes ces personnes en détresse qui frappent aux portes de l’Europe et que nous serons amenés à accueillir à grand frais ? Pensez vous sincèrement que les familles qui ont à nourrir leurs enfants vont aller gaspiller 50 € pour entrer dans votre mini parc d’attraction et regarder des animations 3D ? Croyez vous que les surfeurs vont perdre leur temps dans votre bâtiment alors qu’ils ont de vraies vagues à surfer ?

Cessez de rêver Monsieur le Maire. Vous allez une fois de plus dans le mur en ne changeant pas de projet. « L’espèce de Musée » qui était soutenu lors des dernières élections par près de la moitié de la population biarrotte aurait été une bonne idée, à en juger par les 450.000 visiteurs qui se sont déplacés pour voir l’exposition Jeff Koons à Bilbao. Si vous aviez porté un projet culturel fiable, nous vous aurions soutenu. Ne comptez pas sur nous pour approuver ce carnage financier, pour soutenir un flop commercial qui se poursuit allègrement depuis trop longtemps.

L’argent public est trop précieux.

 

Incantation ne vaut pas action…

Orage

L’orage menace la Cité de l’océan, mais entre les opposants qui ne s’opposent pas et les élus de la majorité qui font assaut d’esprit courtisan pour louer le grand sorcier Veunac, capable de faire tomber la pluie, les Biarrots ont vraiment de quoi se faire du souci.

C’était le dixième conseil municipal présidé par Michel Veunac, jeudi 23 juillet,  depuis son élection en 2014. Et sans conteste le plus nul de tous! Entre les opposants prudents, façon Domège ou Darrigade qui s’opposent sans trop vouloir fâcher le maire, les opposants toujours d’accord avec le maire, au moins jusqu’aux élections régionales, façon Brisson, les repentis, style Claverie ou Destizon, qui font assaut de flagornerie  pour faire oublier leur hostilité passée à la Cité de l’océan (une indemnité d’adjoint, c’est précieux!), et les révoltés d’une seule séance, comme François Amigorena, sagement rentré dans le rang cette fois-ci (encore une indemnité d’adjoint!), on a envie d’inventer un décret municipal interdisant à Jean-Benoît Saint-Cricq de prendre des vacances, pour qu’il y en ait au moins un dans cette assemblée qui offre aux Biarrots une parole de bon sens, libre et dénuée de calculs à court terme.

Encore un million à payer pour les Biarrots à la rentrée

Car disons-le tout net, on vient d’assister à un double enfumage, cette semaine à l’Agglo et à la Ville. La députée Colette Capdevielle a raconté les conditions de vote surréalistes, mercredi soir, qui ont amené les élus de l’Agglo à entrer à hauteur de 400.000 € dans le capital de la Cité de l’océan : pas un document, un chiffre, un élément de réflexion à disposition des élus, priés de voter sans barguigner! Jeudi soir, à Biarritz, dans la salle du conseil municipal, mêmes esquives des questions qui fâchent. Après le 1,5 million d’euros accordés au BO, voilà encore 800.000 euros qui s’échappent de la trésorerie municipale entre l’entrée au capital à hauteur de 400.000€ et la baisse de la redevance pour la même somme. Mais ce n’est qu’un début et la ponction va se faire encore plus amère dans les semaines à venir!

En privé, tous les élus ne parlent que de la décision de Michel Veunac, de se tourner à nouveau vers la Région, L’Agglo, le conseil départemental et… la ville de Biarritz pour trouver à la rentrée 6 millions d’euros afin d’investir dans de nouvelles attractions après avoir recapitalisé la Cité naufragée. Et tous les élus sont à peu près d’accord pour dire que la douloureuse devrait s’élever pour les Biarrots à un million d’euros. Alors comment se fait-il qu’il ne se soit pas trouvé un seul élu pour poser la question publiquement au lieu d’encenser pendant toute la séance le maire pour la façon dont il a conduit ce dossier?

Je te tiens, tu me tiens par la barbichette…

Quel lien entre le ludo-scientifique et l’économie de la mer?

De la même façon, le grand sorcier Veunac, roi de l’incantation qui remplace l’action, (« Je vais vous faire aimer la Cité de l’océan!« ) a longuement expliqué qu’il fallait désormais résolument se tourner vers l’économie de la mer. Excellente idée, mais comment? On aurait aimé qu’un conseiller municipal insiste un peu et demande quelques éléments de réponse à notre brillant sorcier, qui comme ceux qui font la danse de la pluie, se disent qu’un jour ou l’autre elle finira bien par tomber! Allez savoir, peut-être qu’un jour un visiteur va rentrer spontanément à la Cité de l’océan!

Quel lien entre la quincaillerie obsolète et ringarde qui peuple l’actuel bâtiment de la Cité de l’océan, et l’économie de la mer? Nul ne le sait, et Veunac s’est bien gardé de l’expliquer, mais aucun des élus n’a eu la curiosité de poser la moindre question. Veunac s’apprête une nouvelle fois à lever des fonds publics, alors que ce n’est pas le rôle de l’Agglo ou de la Région, pour « investir ». Comme un alchimiste un peu ridicule, persuadé d’avoir trouvé la recette pour transformer le plomb en or, il nous annonce une nouvelle attraction sur le surf. Ce qui semble confirmer qu’il veut continuer avec la même société marseillaise qui lui a vendu ce ludo-scientifique des années 50. Et personne ne lui pose de questions? Et tout le monde trouve cela normal? Eh, les conseillers municipaux, vous vous souvenez que vous êtes censés être les porte-paroles des Biarrots et non les cireurs de pompes du porteur d’écharpe tricolore?

Si Veunac avait un tout petit peu de respect pour les administrés qui l’ont fait roi, il organiserait un référendum, qui coûterait à la Ville beaucoup moins cher que tous les donneurs de leçons (Nausicaa, L’aquarium de la Rochelle, Le Futuroscope…) qu’il a fait venir au chevet de la Cité naufragée., Et l’on saurait enfin si les Biarrots voient un quelconque avenir ludo-scientifique à la Cité de l’océan ou souhaitent que l’on en finisse définitivement avec cette quincaillerie informatique d’un autre âge, qui n’intéresse personne. La population qui décide, au lieu du maire tout seul, voilà qui aurait de l’allure…

Mais quand on a fait ses classes sous Borotra…

 

Les doutes de Maïder Arosteguy

Maïder Arosteguy n’a pas apprécié que le conseil municipal soit  déplacé à fin juillet, l’empêchant d’y participer. Fort gentiment, elle a adressé, la semaine dernière, un texte à « Bisque, bisque, Basque! » :

« Je ne serais pas à ce conseil municipal. Une fois de plus les dates ont été changées! Mais, en accord avec le président du conseil départemental, je voterai pour la recapitalisation de la SEM.

Je suis, en revanche, formellement opposée à toute nouvelle subvention d’investissement et je l’ai dit à Jean-Jacques Lasserre. Je transige donc sur le capital et souhaite qu’une fois remise en état, la machine puisse repartir sur des bases saines et nouvelles. Enfin, nouvelles, j’en doute.

C’est le dernier geste destiné à remettre l’outil sur les rails. Mais c’est le cœur lourd que je me prête à ce marché de dupes ».

Le bal des cireurs de pompes

chaussure-glacage

Michel Veunac a pu repartir heureux du dernier conseil municipal. Ses chaussures brillent comme jamais.

Biarrots, vous pensiez vous en tirer avec une nouvelle rallonge de 400.000 €, avec la Cité de l’Océan, comme votre blog favori vous l’avait annoncé? En réalité, il vous en coûtera 800.000 €! En effet, non contente de participer à hauteur de 400.000 € à la recapitalisation de la Société d’Économie Mixte (votée à l’unanimité moins quatre abstentions), la ville de Biarritz vient de réduire  la redevance annuelle que versait la SEM de 1,2 million d’euros à 800.000 euros (Vote à l’unanimité). C’est donc 400.000 € de plus qui s’évaporent des recettes et qui feront défaut aux associations, aux écoles ou à l’entretien.

Croisé peu avant ce conseil municipal, Guillaume Barucq s’était permis un trait d’impertinence : « Heureusement qu’on a des débats contradictoires au sein de la majorité, parce que l’opposition ne nous malmène pas beaucoup ». Le propos était visiblement prémonitoire et le conseil d’hier s’est distingué par la pauvreté des points de vue exprimés et par le surprenant concours de flagorneries adressées à Michel Veunac qui va finir par se prendre pour un grand maire, si ce n’est déjà fait. Un conseil, d’une pauvreté affligeante, à ne regarder que si on n’a vraiment rien d’autre à faire.

http://ville.biarritz.fr/mairie-pratique/le-conseil-municipal/videos-deliberations/

 

19h11, Michel Veunac : « Ces nouveaux actionnaires (La région, l’Agglo, le Conseil départemental) ne sont pas venus pour le sauvetage d’un bateau qui va couler, ils sont venus parce qu’ils y croient« 

… C’est certain, personne ne pensait aux futures régionales!

 

19h15, Michel Veunac : « La SEM a été écrasée par un loyer démesuré et déraisonnable…« 

… Mais qui sont les imbéciles qui ont voté ce loyer?

 

 19h24, Michel Veunac lit une lettre de Max Brisson qui, bien évidemment soutient le maire : « Il faut préserver un outil de gestion qui a dû supporter un certain nombre d’erreurs initiales d’investissement et un équilibre économique irréaliste…« 

… Espérons que les malvoyants qui ont fait couler la Cité de l’Océan, ne font plus de politique!

 

19h32, Nathalie Mosch : « Ce n’est pas un sauvetage, mais un équipement qui a convaincu nos partenaires qu’il pouvait avoir une seconde vie…« 

… Nathalie vient de prononcer sans s’en rendre compte  l’oraison funèbre de la première vie de la Cité de l’océan!

 

19h40, Peio Claverie : « Nous avons dans la mandature précédente, beaucoup combattu ce projet. Nous avons critiqué le PPP, la communication, le contenu pas digne du projet (…) Je sais, Monsieur le maire que vous nous avez mis sur la bonne voie. Je suis persuadé que Biarritz-océan, tel que vous le dessinez, c’est l’avenir. Bien sûr que nous allons voter et, à titre personnel, je vous remercie de votre engagement »« 

Selon que vous serez dans l’opposition ou dans la majorité…

 

19h45, Guillaume Barucq : « Moi aussi, j’ai combattu la Cité de l’océan. Grâce à votre engagement, nous avons enfin des signes encourageants. Surtout, on a les gens qui s’approprient cette cité, qui prennent l’habitude d’y aller…« 

… Venir assister aux concerts gratuits ne signifie pas payer son ticket d’entrée!

 

19h15, Patrick Destizon, à son tour, joue les bourgeois de Calais : « Moi aussi, je me suis opposé à la Cité de l’océan depuis 2005. Mais il y a un certain nombre de levées d’hypothèques qui nous paraissent réalistes. Nous vous remercions..« 

… Un dernier coup de brosse à reluire, et les chaussures de Veunac seront parfaites!

 

19h50, Guy Lafite : « Un quart des recettes de Nausicaa, à Boulogne-sur-mer, viennent des boutiques et de la restauration…« 

… Avec zéro visiteur par jour, ce n’est peut-être pas la peine de faire de gros efforts dans ce domaine…

 Les tours de passe-passe de la majorité

 Grisé par son succès, Michel Veunac s’est même permis de plastronner en fin de conseil : « Quel dommage que Saint-Cricq ne soit pas là! » Effectivement, Jean-Benoît Saint-Cricq, comme Richard Tardits et Maïder Arostéguy s’étaient fait excuser pour cause de vacances. Peu avant, les interventions de Frédéric Domège et Bénédicte Darrigade, (19h26 et 19h28) se sont montrées pertinentes, en traduisant les inquiétudes des Biarrots, mais n’ont pas soulevé les problèmes de fond posés par cette recapitalisation et cette réduction de la redevance.

« Je me réjouis que l’Agglomération, le Conseil départemental et la Région volent au secours de la Cité de l’océan, affirme Frédéric Domège. Mais, comme beaucoup de Biarrots, j’ai l’impression d’avoir été un peu trompé sur la marchandise« . Bénédicte Darrigade, elle non plus, n’a pas beaucoup d’illusions sur cette « opération que l’on pourrait qualifier de hasardeuse, lors de la précédente mandature« . Elle affirme son souhait de « sortie de l’ornière pour ce complexe touristique« , mais est parfaitement consciente que « le besoin financier futur sera colossal »

Deux analyses respectables, suivies d’abstentions logiques, mais qui ne soulignent pas assez les deux tours de passe-passe auxquels se livrent l’actuelle majorité.

Veunac a très bien fait la manche auprès des collectivités. dans la perspective des futures élections régionales, mais est-ce le rôle de la Région, de l’Agglo ou du conseil départemental de dilapider ainsi de l’argent public et de stopper d’autres projets, autrement plus intéressants, et qui concernaient l’ensemble des contribuables?

Par ailleurs, tous les flagorneurs de service, ont salué le virage amorcé par Michel Veunac en direction de l’économie de la mer. C’est sûrement une bonne direction, mais que fait-on en attendant de nos attractions à deux balles « dignes des films de fiction des années cinquante », comme les avaient qualifiées François Amigorena, lors d’un précédent conseil. Le même, qui s’est distingué hier soir par sa discrétion. Comment relie-t-on ce grand bateau désespérément vide et sans le moindre intérêt à ce projet? Sur le sujet, Veunac a été étonnamment court et l’on regrette que son meilleur opposant, l’avocat Saint-Cricq,  n’ait pas pu en découdre avec lui.

En attendant, si vous croisez Michel Veunac demain, mettez surtout vos lunettes de soleil, car ses chaussures brillent tellement avec tous ceux qui se sont escrimés dessus, que vous risquez d’être éblouis.

 

Le toupet de Vinci

 Dans le cadre du PPP, Vinci facturait à la Ville 400.000 € par an de frais de maintenance pour la Cité de l’Océan. Avec la sortie du PPP, la municipalité s’est logiquement lancée dans un appel d’offres pour effectuer la maintenance du bâtiment. Et là, surprise, Vinci a postulé et a proposé un contrat d’entretien pour… 145 000 € annuels. Quel aveu!

Désormais, le BO a de l’avance

Bo a de l'avance

Pau qui rit et le BO qui pleure. Mais le premier a Total comme sponsor et le deuxième presque totalement rien.

Les esprits chagrins diront que Michel Veunac ne tient pas ses troupes. Ne redoutant pas d’être taxé de Veunacophilie primaire, Bisque bisque Basque! saluera pour sa part la qualité de la discussion qu’a présidée le maire de Biarritz, lors du conseil municipal du 17 juin à propos de l’avance de 1,5 million d’euros, à consentir au Biarritz Olympique.

Pour avoir vécu en direct, en 2008, le débat sur la naissance de la Cité de l’Océan, avec un Borotra qui refusait toute note discordante dans sa majorité, on imagine sans peine ce qu’aurait donné le conseil d’hier avec Cher Didier aux commandes : dix élus de la majorité  chargés de relayer la pensée du magistrat suprême, afin de noyer l’assistance sous une logorrhée verbale et des opposants à qui on coupe le micro, dès qu’ils ont le malheur de déplaire au commandant suprême.

Bisque bisque Basque! n’est pas devenu soudain fan de Michel Veunac ( qui sur le dossier de la Cité de l’Océan met un entêtement qui frise le ridicule à poursuivre dans le ludo-scientifique ! ), mais le nouveau maire doit être salué comme il convient pour le respect de la démocratie qu’il manifeste et  pour son écoute de tous, y compris quand des membres de sa majorité s’opposent à lui.

Mercredi soir, le conseil municipal a été ce qu’il doit être : un lieu où des citoyens de sensibilité différente s’expriment, échangent et débattent avec passion et sincérité. Tous les conseillers municipaux, qu’ils aient voté pour ou contre cette avance de 1,5 million d’euros, doivent donc être félicités pour la belle image de la politique qu’ils ont donné aux Biarrots, ce qui nous change agréablement des élections départementales.

Alors, au lieu de vous fier à l’homme qui connait l’homme qui a assisté au conseil municipal, installez-vous devant votre ordinateur et jugez-par vous-même. Les interventions sont nombreuses et passionnantes. (début à 1h20 et fin à 2h50)

http://ville.biarritz.fr/mairie-pratique/le-conseil-municipal/videos-deliberations/

 

Arosteguy, Barucq, Amigorena, Tardits contre le reste du monde

Pour justifier le versement au BO d’1,5 million d’euros au lieu des 300 000 prévus, Michel Veunac explique qu’il « ne s’agit pas d’une subvention de fonctionnement mais d’un contrat dont nous avançons le solde« .

Guillaume Barucq s’étonne : « Ce sujet ne fait pas partie du pacte municipal présenté aux Biarrots en 2014. On peut se demander dans quelles conditions une municipalité peut verser par anticipation une subvention de cinq ans. Je n’ai trouvé aucun exemple. »  Et le médecin biarrots de conclure :  » Ces montants paraissent disproportionnés par rapport à nos moyens actuels « , déclenchant des applaudissements de la salle, ce que la loi interdit et que Michel Veunac a le bon goût de ne pas relever.

Tandis que Max Brisson, absent, fait savoir qu’il votera la subvention, Maïder Arosteguy, elle aussi retenue par ses obligations professionnelles, annonce dans une lettre lue par Pierrette Echevarria qu’elle vote « contre cette délibération qui ne prépare en rien l’avenir et obère le présent ». Elle se demande comment réagiraient les citoyens si le fisc les ponctionnait cinq ans à l’avance.

Très cinglant peu avant sur la Cité de l’Océan et «  ses animations sorties d’un film de science-fiction des années cinquante », François Amigorena estime que « l’argument de reconstitution de trésorerie du BO ne tient pas » et que l’avenir du club est « loin d’être clair et solidement ficelé« .

Quant à celui qui connait le mieux le monde du sport professionnel, Richard Tardits, il annonce qu’il ne votera pas cette avance de trésorerie et souhaite que le BO, donne quelque chose en contrepartie à la Ville en matière de disponibilité du stade pour les jeunes, si le vote lui est favorable.

Darrigade, Brisson, Domège, Poueyts sans surprise

Frédéric Domège, à qui Max Brisson a donné procuration, vole sans surprise au secours du BO :  » Cette histoire, c’est la nôtre, c’est notre bien commun. On peut reprocher aux dirigeants une communication déplorable, mais le vrai responsable, c’est l’évolution du rugby professionnel ».

Bénédicte Darrigade fait sobre : « Je choisis de soutenir le BO, je choisis de soutenir Serge Blanco ».  Alors que les Abertzale avançaient des préoccupations sociales aux élections départementales, Michel Poueyts n’a pas un mot sur les conséquences qu’aura ce vote sur les associations de la Ville et préfère évoquer LE match qu’il a joué en équipe première du BO pour justifier son vote : « Solder une dépense que la Ville doit au BO, c’est naturel, et, en sport, ça s’appelle renvoyer la balle« .

Saint-Cricq, roi du contrepied

Le débat semble très équilibré et bien malin celui qui pourrait pronostiquer le résultat du vote final. Tout le monde attend donc l’intervention de Jean-Benoît Saint-Cricq, persuadé que l’avocat biarrot va se lancer dans une de ces charges dévastatrices dont il a le secret. Et au lieu de cela, le meilleur opposant à Michel Veunac ose une de ces relances improbables, si chères jadis à Serge Blanco!  » C’est sans crainte que cette avance peut être consentie. (…) Le club n’a pas eu le soutien d’une Ville qui lui doit tant.(…) Ne pas faire cette avance, c’est mettre le BO dans une situation intenable « . Et l’homme qui passe à la loupe l’utilisation des deniers publics de poursuivre sa démonstration : il n’est pas normal, alors que l’ancienne tribune menaçait de s’écrouler, que ce soit le BO qui ait avancé l’argent pour la construction de la tribune Kampf, la Ville se contentant de rembourser 300 000 euros par an. « De toutes façons, cet argent on le doit, et si on le donne pas immédiatement au BO, c’est à un liquidateur qu’on va devoir le verser ».  Et l’avocat de conclure : « J’ai vérifié, il n’y a aucun risque de payer deux fois« 

Trente minutes après l’intervention de Guillaume Barucq, une nouvelle salve d’applaudissements résonne dans la salle du conseil municipal.

Michel Veunac se garde bien d’intervenir, car désormais il joue sur du velours avec Guy Lafite. Le grand argentier explique que ce vote va obliger à faire un emprunt pour allouer cette somme au BO, mais que les taux étant très bas, sur cinq ans, les intérêts ne devraient s’élever qu’à 40 000 euros, ce qui est beaucoup pour un particulier mais peu pour une ville moyenne comme Biarritz.

Guillaume Barucq, qui avait demandé un vote à bulletins secrets, avoue son trouble après les arguments échangés, et renonce à sa demande, tout en maintenant son opposition à l’avance. Au final, il n’y aura que sept opposants.

Interrogé un peu plus tard, Jean-Benoît Saint-Cricq, héros involontaire de la soirée, ne cachera pas qu’il a évolué dans sa réflexion : « Quand j’ai reçu l’ordre du jour et que j’ai vu cette avance à voter de 1,5 million d’euros, j’ai immédiatement été contre. Puis en analysant le dossier, en consultant les comptes du club, je me suis rendu compte que c’est la Ville qui était en tort vis à vis du BO et que la moindre des choses c’était de lui rendre justice » .

Décidément, en sport comme en politique, les meilleurs sont toujours ceux qui sont là où on ne les attend pas!