Valls presque aussi indigne que la droite

L’ancien Premier ministre trahit et, en plus, cherche à nous faire croire qu’il est « responsable ».

Malgré ses postures vertueuses, l’ancien Premier ministre vient de montrer sa vraie nature, celle d’un arriviste méprisable.

Au mépris de la morale la plus élémentaire, la droite a décidé de la jouer comme Michel Blanc dans Les Bronzés, en se disant que sur un malentendu, et tant pis pour les principes, le mis en examen pour escroquerie aggravée Fillon peut se retrouver président de la République. Et maintenant c’est Manuel Valls qui apporte sa solide contribution à la pire élection présidentielle de toute l’histoire de la Ve République en reniant sa parole.

Valls a signé une charte s’engageant à soutenir le vainqueur de la primaire de gauche, les quatre millions de téléspectateurs qui ont assisté au débat face à Benoît Hamon l’ont entendu affirmer qu’il serait évidemment loyal et se conformerait au verdict des urnes. Mais nous vivons décidément une époque sans foi ni loi. Aucune illusion à avoir : la plupart des politiques, il y a vingt ans, étaient tout aussi menteurs que les tristes sires qui font aujourd’hui la une de l’actualité. Mais à la différence de la génération actuelle, ils évitaient de se contredire en public, ce qui ne semble plus gêner la classe politique en course pour cette élection. Fillon persiste après avoir annoncé qu’il se retirerait en cas de mise en examen et Valls appelle à voter Macron. Comme l’affirme Arnaud Montebourg « Chacun sait désormais ce que vaut un engagement signé sur l’honneur d’un homme comme Manuel Valls : rien. »

La dictature des sondages

Mais cette pathétique turlupinade de Valls ne mériterait pas trois lignes si, pour se justifier, il n’ancrait dans l’opinion publique deux idées fausses. Il faut « barrer la route à Marine Le Pen » et « voter utile » dès le premier tour en mettant un bulletin Macron. Dans un autre registre, Jean-Luc Mélenchon, se montre tout aussi obsédé que Valls par les sondages, puisqu’il tente de galvaniser ses troupes en affirmant qu’il doit dépasser Fillon cette semaine « et qu’on s’attaquera après au suivant ».

Il est évident que je combattrai toujours Marine Le Pen, mais qui nous permet d’affirmer que la candidate du Front national est actuellement au coude à coude avec Macron, et nettement devant Fillon, Mélenchon et Benoît Hamon ? Les sondeurs, qui se plantent sur toutes les élections majeures comme en témoigne l’avènement de Donald Trump, sont à peu près aussi fiables que les aruspices, ces devins étrusques qui prédisaient l’avenir en contemplant les entrailles d’une bête sacrifiée pour l’occasion. Mais, mine de rien, ils façonnent l’opinion publique et, avec la complicité des journalistes qui trouvent nettement plus facile de commenter le dernier sondage plutôt que de parler des programmes des candidats, ils faussent totalement l’élection. Désolé, Messieurs les sondeurs, je ne vois aucun inconvénient à ce que vous continuiez à vous intéresser à l’achat de voitures par la ménagère de moins de cinquante ans ou de couches culottes par les pères de moins de trente ans, mais vos prédictions de charlatans qui expliquent à posteriori qu’ils avaient raison devraient être strictement interdites à l’occasion des élections car elles faussent le jeu démocratique.

Laisser parler ses convictions au premier tour

Et l’on en arrive à cette notion de « vote utile » qui me hérisse totalement. En fonction de sondages qui sont totalement faux et qui relèvent beaucoup plus du doigt mouillé que de la science, en fonction des inclinations des médias qui se sont pâmés tour à tour pour Balladur, Bayrou ou Macron, il faudrait donc voter tactique au lieu d’exprimer ses convictions. Si le législateur a prévu des élections à deux tours, il y a une raison. Au premier tour on choisit, et au deuxième on élimine, si le candidat de son cœur n’est pas présent. Et c’est très bien ainsi. Pour justifier son attitude scélérate, Valls essaie de nous faire croire qu’il faut s’opposer à Marine Le Pen dès le premier tour en choisissant Macron. Affirmation qui n’a d’autre but que d’éclaircir l’horizon politique de l’ex-maire d’Evry, même si, pour le moment, Macron fait mine de dédaigner cet apport un peu trop connoté. Le premier tour d’une élection est l’occasion unique de faire une radioscopie du peuple français, de voir qui aspire à l’extrême gauche, ou au Front national, qui est libéral ou anti-libéral. Il sera bien temps de penser à voter tactique ensuite.

Entre les primaires où les bobos friqués décident de qui se présentera au suffrage universel, les turpitudes de candidats qui élèvent le mensonge au rang de religion, les chaînes télé qui sans vergogne n’invitent que les grands candidats et la dictature des sondages qui conditionnent l’opinion des Français, cette élection est décidément très pénible.

Vite une sixième République avec la fin de cette monarchie présidentielle, un mandat unique de sept ans pour le chef de l’État et des candidats qui devraient obtenir les signatures des Français et non de grands électeurs, afin de revivifier notre démocratie à bout de souffle !

Aussi gauches que primaires

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Même Thomas Pesquet dans sa station spatiale paraît moins coupé de la réalité que les sept prétendants au trône de gauche qui nous ont offert un long voyage au bout de l’ennui.

Parler en quatre-vingt-dix secondes maximum de la lutte contre le terrorisme ou de son programme économique est à peu près aussi simple que vider l’océan à la petite cuillère. Mais, pour ceux qui auront survécu à l’interminable échange de banalités qu’a été ce premier débat de la primaire de gauche clôturé à plus de 23h30, démonstration a été faite que ces primaires, non contentes d’être une offense à la démocratie – les bobos friqués et disponibles établissant le casting des candidats qui seront soumis ensuite au suffrage universel -, relèvent aussi de l’ineptie politique pure et simple, chacun étant obligé comme dans un concours de miss de se montrer le plus primaire et le plus démagogue pour avoir une chance de l’emporter.

Si Spock avait bossé un jour dans sa vie…

Prenez par exemple le délicieux Benoît Hamon, qui visiblement plait beaucoup aux sondeurs, sans doute à cause de ses yeux bleus et de ses oreilles pointues qui évoquent le personnage de Spock dans Star Trek. Il propose un revenu universel d’existence, ce qui peut être une bonne idée. En décembre, il parlait de 800 euros par mois, avant de revoir sa copie autour de 700. Coût de l’opération entre 300 et 400 milliards d’euros par an. Et le candidat, bravache, d’annoncer « Ce projet se réalisera en plusieurs étapes ». Tandis que les réseaux sociaux se pâment (Hamon l’emporte très nettement sur Twitter, sans doute pour avoir engagé le plus grand nombre de petites mains), le candidat est bien incapable d’expliquer comment il financera son projet. Et si le gentil Benoît avait un seul jour de son existence travaillé ailleurs qu’au parti socialiste ou dans le confort douillet des ministères, il saurait que le vrai problème est le faible niveau du salaire minimum, tellement voisin de ce qu’on peut toucher par l’assistanat qu’il dissuade d’aller travailler. Dans les zones rurales où il faut faire des kilomètres pour rejoindre son employeur et dépenser des fortunes pour faire garder ses enfants, on économise parfois de l’argent à rester chez soi. Mais quel est le socialiste qui a compris depuis Mitterrand que la première urgence, c’est de relever le salaire minimum à un niveau décent ?

Le ringard Montebourg veut faire marcher au pas la jeunesse

Mon intention n’est pas de m’en prendre spécialement à Benoît Hamon. Tous les candidats, hier soir, ont donné le sentiment d’être des beaux parleurs n’ayant pas la moindre idée concrète à proposer pour redresser la France dès 2017. Un peu comme des sinistrés qui regarderaient brûler leur maison tout en évoquant calmement avec les pompiers la prochaine Ferrari qu’ils vont s’offrir. Entre Jean-Luc Bennahmias qui ne se souvient pas des mesures qu’il a inscrites dans son propre programme, François de Rugy de l’école Jean-Marc Ayrault, capable d’endormir n’importe qui dans les cinq minutes, ou Vincent Peillon, aussi lisse que son brushing, le téléspectateur sincèrement à gauche a l’impression de vivre un cauchemar.

Alors pour se donner l’air présidentiable, on enfile un costume bleu, on réajuste la cravate et on ressort des vieilles idées planquées dans l’armoire derrière la naphtaline. Le fringant Montebourg, qui a connu l’armée dans un bureau de pistonnés caserne Mortier, veut « rétablir le service militaire ». Il a donc oublié que l’armée a été pour notre génération l’école de la bêtise galonnée du sergent Kronembourg, de la fainéantise absolue, de l’alcoolisme élevé au rang de divinité. C’est ça la gauche moderne ?

Et comme Bisque, Bisque, Basque ! déteste tirer sur les ambulances, personne ne s’appesantira sur les propos de la candide Sylvia Pinel déclarant « L’entreprise, ce n’est pas la guerre ». Si seulement, cocotte, tu avais fait autre chose dans ta vie qu’intégrer dès ton plus jeune âge le Parti Radical de Gauche pour sauter sur les genoux cagneux de Jean-Michel Baylet, tu saurais que bien souvent l’entreprise c’est Beyrouth Bagdad et Mossoul réunis. Comme le prouvent le nombre sans cesse croissant de suicides sur le lieu de travail.

Valls candidat ne connaît pas… Valls Premier ministre

Reste enfin le propos le plus stupéfiant entendu pendant cette trop longue soirée, un propos que les commentateurs ne semblent pas avoir relevé. Tandis que Manuel Valls, que tous ses petits camarades se sont bien gardés de malmener frontalement, est interrogé sur la Loi Travail, il balaie le sujet d’un revers de main : « Un vieux débat qui ne m’intéresse pas ! ». Vingt-huit millions de salariés qui sont aussi des électeurs sont concernés, ils ont le sentiment que la gauche les a trahis et veut les obliger à dire « Merci mon bon maître » à ceux qui daigneront les employer, mais le schizophrène candidat Valls Manuel ne veut pas savoir ce qu’a fait le Premier ministre Manuel Valls.

C’est désolant pour tous les militants socialistes sincères, désolant pour tous les élus qui font consciencieusement leur boulot, mais, face à ce spectacle d’une gauche exsangue et totalement vermoulue dans ses propositions, face à ces apparatchik-candidats qui ne savent rien de la vraie vie, on se dit, quel que soit le chagrin qu’on éprouve, qu’à un moment il faut se rendre à la raison, savoir refermer le couvercle du cercueil socialiste et aller chercher les valeurs de gauche du côté de Jean-Luc Mélenchon. De profundis !

Hollande, pourtant, n’a rien d’un primaire

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Le joueur François Hollande peut avoir le sourire : il vient de prendre tous ses rivaux socialistes à contre-pied… (Photo Slate.fr)

Le roi du poker-menteur vient encore de frapper ! Car vous n’êtes pas naïfs au point de croire que Jean-Christophe Cambadélis a décidé tout seul de l’organisation d’une primaire à gauche. C’est bien évidemment, l’Élysée qui anime la partie et distribue les cartes, même si c’est dans un endroit réputé pour ses mélanges hasardeux et parfois détonants, la Maison de la Chimie, que le secrétaire du PS a été chargé d’annoncer la nouvelle aux journalistes présents.

Alors que sa popularité stagne à 14 % d’opinions favorables (et un maigre 21% pour Manuel Valls), le président de la République, qui, questions coquineries, manœuvres d’appareil et partie remportées avec une paire de deux, en connait plus qu’un rayon depuis son long séjour rue de Solférino, sort le grand bluff, en ayant visiblement bien retenu les leçons de 2012.

Tandis que Nicolas Sarkozy coincé par sa fonction présidentielle avait dû jouer « passe » pour la droite, François Hollande n’a pas oublié à quel point le débat entre socialistes, qui fut plutôt de bonne tenue malgré quelques inimitiés féroces entre Montebourg, Valls, Ségolène Royal, Martine Aubry et lui-même, avait focalisé l’attention des médias sur la gauche et privé d’air son futur rival lors de la grande finale présidentielle. Alors, comme un joueur de poker, Hollande version 2015 pose les derniers jetons qui lui restent sur la table et annonce « Tapis ! » pour obliger ses adversaires potentiels à se découvrir.

Car les « créatures » qu’il a fabriquées pour amuser la galerie et venir animer la table des grands, commencent à s’émanciper sérieusement. C’était magnifiquement joué de sa part de faire mousser Emmanuel Macron pour ne plus laisser de périmètre de jeu à Manuel Valls. Le problème, c’est que le ministre des Finances, n’a pas vu que le roué Hollande le laissait gagner volontairement pour le valoriser et qu’il a fini par se prendre pour ce qu’il n’est pas, c’est-à-dire un politique talentueux.

Mélenchon a les genoux cagneux

En organisant une primaire, Hollande met Valls et Macron dans une position très compliquée. S’ils regardent la partie se dérouler sans eux, alors qu’ils ont quelques cartes dans leur jeu, ils seront terriblement frustrés, ainsi que tous ceux à droite qui les adorent. Mais s’ils surenchérissent pour tenter de rafler la mise, alors ils passeront pour des traîtres qui ne respectent pas leur obligation de loyauté gouvernementale et l’électeur sera tenté de leur faire payer.

Même casse-tête pour l’aile gauche du PS. Montebourg ou Hamon seront accusés de lâcheté s’ils ne participent pas aux primaires. Mais s’ils font sécession et se présentent sans passer par la case primaire, ils seront obligés de quitter le PS et, à gauche de la gauche, on voit mal Jean-Luc Mélenchon, dont l’esprit partageur n’est pas la qualité première, venir les accueillir sur ses genoux.

Quant aux écologistes, il se trouvera bien un écolo-compatible désireux de se faire mousser, style Placé ou de Rugy, pour y participer. Même si les effectifs des écolos tiennent désormais dans une cabine téléphonique, c’est toujours ça de pris…

Le coup de la primaire est donc magnifiquement joué, car, perdu pour perdu, Hollande montre à l’opinion publique qu’il est sport, tout en éliminant quelques dangereux rivaux. Et si le roi du tapis vert avait été encore premier secrétaire du PS, on se serait franchement pâmé pour son sens tactique et sa façon de gagner des parties improbables.

Le hic, c’est que depuis 2012 et même si on l’oublie trop souvent tellement il joue discret, François Hollande est Président de la république et censé veiller sur tous les Français. Vous imaginez en 1988, François Mitterrand s’abaissant à une primaire, si Charasse, Dumas ou Badinter avaient eu quelques velléités de se présenter à l’élection présidentielle ? Et après le coup de chapeau au joueur talentueux pour la façon dont il conduit sa partie avec si peu d’atouts dans son jeu, on en revient très vite à l’impression première : incontestablement, François Hollande est intelligent, habile, sympathique, mais, avec ses bluffs, ses roueries et ses hésitations, comment croire qu’il est fait pour ce costume présidentiel dix fois trop grand pour lui ?

Lors de la primaire socialiste, Ségolène Royal qui avait quelques bonnes raisons de lui en vouloir, et pas que politiques, avait eu ce propos assassin dans « Le Figaro » : « Le point faible de François Hollande, c’est l’inaction. Est-ce que les Français peuvent citer une seule chose qu’il aurait réalisé en trente ans de vie politique ? Une seule ? »

Ségolène est trop dure : pendant son quinquennat, Hollande a consciencieusement planqué les moutons sous le tapis, pris des engagements financiers qui impliqueront les imbéciles qui seront élus à partir de 2017 et sorti de son paquet de cartes des lois sur la déchéance de nationalité ou sur le travail, que seuls des énarques de la promotion Voltaire, coupés de toute réalité, ont pu rédiger… au casino, sur un coin de tapis vert probablement, en espérant trouver la martingale gagnante !

Laisse tomber, c’est du Valls !

Ah, il en avait de l’allure notre ténébreux Catalan, récemment intronisé Premier ministre, mercredi à l’Assemblée, lors de son discours de politique générale, … à ne surtout pas confondre avec un discours de politique géniale. Le sourcil volontaire, le geste énergique, on aurait presque pu croire à sa volonté de changer les choses.

Valls

Le geste est plus énergique que celui d’Ayrault, mais les discutables recasages de copains restent les mêmes.

Las, il n’aura pas fallu attendre longtemps pour comprendre que l’homme qui voulait faire oublier Ayrault-la-sieste, est tombé dès ses premiers pas dans toutes les routines politiciennes.

Prenez l’exemple de Harlem Désir : pour une fois, tous les courants du parti socialiste sont d’accord pour dire qu’il n’a pas l’étoffe d’un Premier secrétaire, qu’il est incapable de prendre une décision et de se faire obéir. Dans une entreprise classique, on aurait viré une si piètre recrue. Au parti socialiste, pour consoler l’impétrant, éloigné de la rue de Solférino, on lui offre un poste de secrétaire d’État aux Affaires européennes. Bon courage aux militants qui, dans quelques semaines, vont s’efforcer de convaincre les électeurs que l’Europe, c’est du sérieux!

Prenez le cas du ministre de l’Éducation nationale : Hollande, affirmant avoir compris le message électoral du peuple de gauche, après sa fessée aux municipales, décide de choisir… Manuel Valls, le plus à droite des socialistes, qui,  par le jeu des alliances, se sent obligé de faire rentrer au sein du gouvernement les représentants les plus à gauche du parti. Vous suivez ? Et c’est ainsi que Benoit Hamon, titulaire d’une bien mince licence en histoire, n’ayant jamais exercé d’autres fonctions que celles d’apparatchik au sein du PS, se voit doté d’un portefeuille qui demande doigté et expérience… Tant pis les enseignants descendront sous peu dans la rue, ça fait partie des printanières traditions de notre pays !

Et l’on pourrait multiplier les exemples à l’infini ! Fleur Pellerin faisait l’unanimité auprès de tous les professionnels du numérique pour le travail de dialogue et de concertation qu’elle accomplissait. Alors qu’elle souhaitait continuer au même poste, il était donc parfaitement logique de lui confier le commerce extérieur, et de nommer à sa place une parfaite inconnue, Axelle Lemaire, avec qui tout sera à reprendre à zéro.

Et ne croyez surtout pas que du côté de celui qui se proclamait « homme normal » en 2012, ça aille mieux. Jean-René Lemas, le secrétaire général de l’Élysée, qui est sans aucun doute responsable des indécisions, atermoiements et reculades du chef de l’État, cède sa place à Jean-Pierre Jouyet, qui, accessoirement, a fait partie du gouvernement Fillon. À croire que François Hollande, en dehors de ses copains de la promotion Voltaire de l’ENA, ne connait personne, puisque le partant, tout comme l’arrivant et la ministre de l’Écologie Ségolène, ont fréquenté au même moment les bancs de la prestigieuse école. Pas d’inquiétude à avoir pour Lemas, Hollande veille sur lui et va lui trouver un pantouflage aux petits oignons. Le Canard enchaîné parle de la Compagnie des Alpes, qui avait déjà fait en son temps le bonheur d’Édouard Balladur. Les salariés licenciés, qui partent avec 5 000 € d’indemnités, après quinze ans d’ancienneté, apprécieront.

Heureusement, après toutes ces détestables petites manœuvres de renvois d’ascenseur, la fraîcheur de certaines nouvelles venues reste rafraichissante. Annick Girardin, secrétaire d’État à la francophonie, n’en revient pas de sa chance devant les caméras de France 3 :  » Quand on reçoit, au téléphone, des propositions du chef de l’État, il est difficile de refuser  « .

Il n’y a donc pas eu une seule bonne âme au parti socialiste pour lui dire de se méfier des propositions du dangereux prédateur qui sillonne, le soir venu, les rues de la capitale en scooter ?