Amigorena dénonce le mensonge de la directrice du Palais

Tous les moyens ne sont pas bons en politique. François Amigorena est scandalisé par la façon dont Cécile Pascouau a menti au conseil municipal. Il nous écrit.

« Le 28 septembre dernier, les membres du Conseil Municipal de Biarritz étaient réunis en Commission Générale afin d’obtenir des informations relatives au projet concernant l’Hôtel du Palais. Pour ce faire, étaient également présents ce soir-là les représentants des différents cabinets de conseil et d’avocats ayant assisté le maire sur le dossier, quelques fonctionnaires communaux et la directrice de l’Hôtel du Palais.

Et dans le cours d’une réunion qui a duré près de cinq heures, c’est cette dernière qui a semé un vent de panique parmi les élus biarrots en déclarant, je la cite : « nous n’avons plus de trésorerie », et « d’ici un mois, un mois et demi, nous ne pourrons plus payer », ce dont la trentaine de personnes présentes ce soir-là peut témoigner.

Cécile Pascouau, directrice du Palais (Photo Sud Ouest)

Cette affirmation incroyablement alarmiste a bien évidemment provoqué une inquiétude compréhensible des élus présents et a beaucoup fait pour accréditer la thèse de Messieurs Veunac et Lafite selon laquelle leur projet pour le Palais est le seul possible et qu’il y a une urgence absolue à le mettre en œuvre immédiatement.

Les sous-entendus de cette thèse, répétée à l’envi tel un mantra depuis des mois sont clairs : les opposants au projet du maire et de son premier adjoint sont des irresponsables qui mettent en péril l’existence même du Palais et les emplois de son personnel.

Quelle directrice croire ?

Et les propos de la directrice ont été très efficaces en ce sens : certains élus, pourtant fermement opposés au projet jusque-là, ont été sérieusement ébranlés dans leurs convictions. Pourtant, le 9 octobre dernier, soit 11 jours à peine après la Commission Générale, la même directrice de l’Hôtel du Palais déclarait à Sud Ouest : « la trésorerie du Palais est de 6 millions d’euros. Il n’y a pas de risque financier. » Mais alors quelle directrice croire ? Celle qui le 28 septembre agite le spectre effrayant d’une faillite à court terme de l’hôtel, ou celle qui, quelques jours plus tard, se veut totalement rassurante ?

Selon mes informations, la deuxième affirmation est la seule vraie et la trésorerie du Palais s’établit actuellement aux environs de 6 millions d’euros, ce qui est cohérent avec ce que je connais du cycle financier de l’hôtel après en avoir été administrateur pendant 4 ans. En effet, à cette époque de l’année, après la haute saison, le niveau de trésorerie habituel de l’hôtel est de l’ordre de 8 millions d’euros.

La Socomix, la société d’exploitation du Palais, a dû cette année faire face à des dépenses exceptionnelles :

– 550 000 euros de frais d’enregistrement pour le bail emphytéotique (sic)

– vraisemblablement plus de 600 000 euros d’avance à Eiffage pour la tranche 2 des travaux de rénovation (oui, vous avez bien lu, le Conseil Municipal ne s’est pas encore prononcé, mais on consent déjà des avances à Eiffage !!!)

– plus de 2 millions d’euros d’honoraires (cabinets de conseil, avocats, etc.)

Il est donc logique qu’il reste environ 6 millions d’euros disponibles dans les caisses.

La première question qui se pose alors est la suivante : ces 6 millions d’euros sont-ils suffisants pour assurer l’avenir de l’Hôtel du Palais à court terme ?

La réponse est définitivement oui.

Pourquoi ce mensonge effronté ?

Les dépenses incompressibles de l’hôtel fermé à partir du 18 octobre prochain s’établissent à hauteur de 500 000 euros par mois. Pas besoin donc d’être diplômé d’une grande école de commerce pour comprendre que 6 millions d’euros de trésorerie disponibles suffisent à tenir le choc sans problème pendant une année complète.

La trésorerie réelle du Palais permet donc de prendre le temps d’envisager sereinement d’autres options, contrairement aux allégations de Messieurs Veunac et Lafite et il n’y a aucune urgence réelle à adopter le projet qu’ils présenteront au Conseil Municipal du 15 octobre.

La seconde question – de loin la plus dérangeante et toujours sans réponse aujourd’hui ! – se formule ainsi : pourquoi la directrice du Palais a-t-elle effrontément menti aux élus représentants des Biarrots et ainsi instrumentalisé leurs craintes légitimes de voir l’hôtel acculé à une illusoire faillite prochaine ?

La réponse est bien évidemment dans la question. »

François Amigorena

NDLR : Les titres et intertitres sont de la rédaction.

 

 

 

 

Soutien inconditionnel à Oloronblog

Marre de ces élus qui dégainent la matraque judiciaire dès qu’un citoyen ne leur cire pas les pompes !

C’est un de ces blogs porteur d’une information libre et citoyenne comme on en souhaiterait à toutes les villes de France (https://oloron.blog/). Son auteur Joel Adam, a, entre autres exploits rédactionnels, révélé les capacités d’ubiquité hors du commun de son maire, Hervé Lucbéreilh, capable d’encaisser le même jour des indemnités kilométriques pour un aller-retour Oloron-Bayonne et un Oloron-Tours ou de présenter quelques jours plus tard des notes de frais pour être allé à Paris en avion ET en voiture à la même période. Depuis que Le Canard enchaîné a repris cette information, le torchon brûle à Oloron-Sainte-Marie entre l’élu et le blogueur. À Biarritz, le responsable de Bisque, Bisque, Basque ! est juste un « journaliste de merde qui fait les poubelles », à Oloron, où on ne dédaigne pas l’emphase, le blogueur, aux dires du maire, est un simple « pervers narcissique » et un « délateur digne de la Gestapo ». Rien que ça ?

Mais pas gêné, le maire annonce à Sud Ouest qu’il porte plainte contre le blogueur pour cyber harcèlement.

Des annonces pas toujours suivies d’effet

Ancien cadre de la fonction publique territoriale, ayant pu assister tout au long de sa carrière à bien des turpitudes, Joël Adam ne s’émeut guère de cette annonce du maire, si l’on en croit son blog : « Hervé Lucbéreilh a effectivement brandi cette menace. Mais l’a-t-il vraiment mise à exécution ? Si tel était le cas, je pense que j’en aurais été le premier avisé. Rien de tel à ce jour. Cela étant, j’attends de pied ferme toute procédure de ce genre, si tant est qu’elle arrive. Car rien dans le blog ne caractérise ce délit de cyberharcèlement. » Au Canard enchaîné, nous recevions chaque semaine une dizaine de menaces de plaintes. En réalité, à peine une sur cent se terminait au prétoire, les politiques adorant jouer les offensés et se draper dans leur dignité, tout en sachant pertinemment que les électeurs sont tellement habitués à leurs mensonges qu’ils oublieront bien vite leurs moulinets verbaux.

Le dévoiement de la loi sur le cyberharcèlement

Qu’un adolescent prenne conscience qu’il risque gros depuis 2014, s’il s’amuse à publier des photos dénudées de sa petite copine sur les réseaux sociaux, quoi de plus normal ? Mais quand un blog local parle en priorité du premier magistrat de la ville et consacre de nombreux articles à ses actions, ce n’est pas du cyberharcèlement, mais de l’information libre et citoyenne. Vous pouvez parcourir tout le contenu de « Oloron blog ». Les articles s’appuient sur des faits, la seule différence par rapport à la presse locale étant que le blogueur, journalistiquement et économiquement libre, ne se sent pas obligé de cirer les pompes des édiles locaux.

L’ancien propriétaire de La Semaine du Pays basque, Hubert de Caslou, avait cru judicieux, en juin 2017, de traîner Bisque, Bisque, Basque !, devant le tribunal civil de Grande Instance de Paris pour cyberharcèlement. Sa charmante idée a coûté à l’ancien officier de marine une condamnation à 3 000 euros, le tribunal ayant estimé que les dix-huit articles mis en cause contenaient tous une information justifiant la publication. Qu’on se le dise…

Quand les menaceurs ne sont pas les payeurs…

Cette envie des maires d’en découdre au tribunal, dès qu’un mot dépasse d’un article n’est pas tout à fait liée au hasard. Les élus savent parfaitement que leurs frais de justice seront pris en charge par leur commune, donc par les contribuables. Contrairement à leur opposant qui devra casser sa tire-lire personnelle. L’article L.21236-34 du Code Général des Collectivités territoriales prévoit que la commune accorde une protection juridique au maire dans l’exercice de ses responsabilités. Si un arbre tombe sur un piéton, alors que rien n’indiquait que cela puisse survenir, il est logique que le maire soit défendu gratuitement.

Mais comme pour la loi sur le cyberharcèlement, nos amis politiques se sont empressés de détourner la volonté du législateur à leur profit. Selon la loi, le maire ne peut être défendu aux frais des contribuables que s’il n’a pas commis « une faute détachable » de ses fonctions.

Constituent une faute détachable :

– les faits qui révèlent de préoccupations d’ordre privé.

– les faits qui procèdent d’un comportement incompatible avec les obligations qui s’imposent dans l’exercice de fonctions publiques.

– les faits qui revêtent une particulière gravité.

Quand Didier Borotra se retrouve accusé de « prise illégale d’intérêt » après avoir laissé sa fille signer un contrat avec la Cité de l’Océan dont il est responsable en tant que maire, la « faute détachable » ne fait pas de doute. Ce qui n’empêchera pas le conseil municipal de Biarritz de voter, à quelques exceptions près, la prise en charge des frais de justice de l’ancien maire. Ce qui est une honte !

Les blogs au secours de la presse écrite

Il est désormais de bon ton de vilipender les quotidiens régionaux, ce qui ne sera pas le cas de ce blog. Mais nous sommes tous bien obligés de constater que les riches heures de la presse écrite sont derrière elle et qu’un équilibre économique de plus en plus incertain la fragilise face aux petits potentats locaux, qui crient « Je suis Charlie » les jours d’attentats, mais n’aiment la presse qu’aux ordres. D’où ces articles souvent bien faits, où l’auteur manifeste une prudence de sioux de peur de se retrouver en exil à Dax, comme certains de ses prédécesseurs. Les blogs, avec leur liberté, leur insouciance, leur effervescence, leur absence délibérée de modèle économique, sont à l’écrit ce que les radios libres ont été dans les années quatre-vingts aux radios commerciales.

Toutes ces vigies citoyennes qui passent leur temps à observer ce qui se passe dans leur ville en se moquant éperdument du respect dû aux petits seigneurs locaux, amènent du dynamisme et de la vitalité à l’information et rétablissent un équilibre qui bénéficie au citoyen, profite aux quotidiens institutionnels et oblige l’élu à abandonner son sentiment d’impunité. On l’a vu avec l’affaire des écuries de Parme, il est difficile pour un quotidien régional de ne pas reprendre une information quand un blog la lance et fait causer toute la ville.

Pour toutes ces raisons, « Oloronblog » doit être défendu à la hauteur de ses mérites. Pour ma part, je rêve à Biarritz de pouvoir me consacrer à une écriture personnelle et de me lever le matin en trouvant dans mon journal favori toutes les informations dont j’entends parler lors de mes promenades en ville. Je rêve de fermer Bisque, Bisque, Basque !, devenu inutile, puisque cinquante impertinents, passeront au peigne fin l’actualité de leur ville et la traiteront avec leur regard et leur sensibilité.

Je rêve, mais je suis persuadé que ce jour est proche. Et qui est-ce qui est le plus ringard ? Joel Adam avec son blog généreux et désintéressé où il s’efforce de partager ses savoirs avec ses concitoyens ou Hervé Lucbéreilh avec ses notes de frais étonnantes et ses pathétiques menaces juridiques ?

Un Tapitoyable retour

Tapitoyable

Voilà trente ans que Bernard Tapie prend les Français pour des imbéciles… Et il continue, en annonçant son retour en politique. Mais qui peut encore être dupe?

Il a débuté dans la chanson, en anglicisant son nom, Bernard Tapy (prononcez Tapaille!), avant de comprendre qu’il ne deviendrait pas une idole des jeunes grâce aux quarante-cinq tours, et de faire fortune comme homme d’affaires. Nul doute possible : à 72 ans, Bernard Tapie connait parfaitement la musique et sait ce qu’il fait en annonçant avec fracas dans Le Journal du Dimanche (20/12/2015) qu’il revient en politique. Car le petit chanteur raté est devenu, avec le temps, un maître chanteur de première dans l’art de manipuler les hommes politiques.

En 2007, l’ancien ministre de la Ville de François Mitterrand avait sorti la grosse caisse, lui qui s’est toujours revendiqué homme de gauche, en appelant à voter Nicolas Sarkozy.

Et voilà comment on gagne le disque d’or! Peu après sa nomination au ministère des Finances, Christine Lagarde, probablement sur ordre, décide de constituer un tribunal arbitral pour clôturer enfin l’interminable litige qui oppose Bernard Tapie au Crédit Lyonnais à propos de la revente d’Adidas. La sentence rendue en 2008 lui est favorable : 243 millions d’euros à titre matériel, 115 millions d’euros au titres des intérêts de majoration du préjudice datant de 1993, et 45 millions d’euros de préjudice moral. Soit 403 millions d’euros au total. (À titre de comparaison, Patrick Dills, après avoir injustement passé quinze ans de sa vie en prison, a été indemnisé à hauteur de 1 million d’euros).

Programme : le disque est rayé

Changement de président, en 2012, avec un François Hollande qui ne porte pas spécialement dans son cœur le nouveau propriétaire de La Provence. Le 3 décembre 2015, la Cour d’appel de Paris condamne Bernard Tapie à rembourser les 403 millions d’euros perçus lors de l’arbitrage de 2008.

Et de façon très prévisible, quinze jours plus tard, l’ancien chanteur donne de la voix et parle de se présenter aux présidentielles de 2017. Avec, comme programme, la lutte contre le chômage des jeunes et la guerre à mener contre le Front national.

Visiblement, le disque est rayé puisque c’est exactement ce qu’il proposait, il y a vingt-trois ans, lors de son intronisation au gouvernement… Avec le succès que l’on sait!

Et déjà à l’époque, la rengaine tapiesque n’était pas neuve. C’est le même qui, en 1986-87, jouait à l’idole des jeunes sur TF1  avec Ambitions, où il affirmait vouloir « rendre le chômage illégal« , tandis qu’il rachetait à tour de bras, pour un  franc symbolique, Terraillon , Look , La Vie claire, TestutWonderDonnay. Avec à chaque fois la même méthode. Tapie ne fait pas dans la variété : il vire une partie importante du personnel et revend ensuite avec une joyeuse culbute. Tapie a toujours affirmé qu’il était un entrepreneur, alors qu’il n’est qu’un fossoyeur.

C’est pour cette raison qu’il faut accueillir avec le plus total scepticisme sa dernière chansonnette électorale : Bernard Tapie se moque de l’Élysée et de la présidentielle de 2017, comme de sa première guitare. À l’entendre, il est ruiné et on voit mal comment, à 72 ans, il pourrait se lancer dans une campagne présidentielle, dont le coût minimal tourne autour des 50 millions d’euros. Mais si par un merveilleux hasard, les médias venaient à prendre au sérieux sa candidature et les sondeurs à lui octroyer un gentil 2 à 3% d’intentions de votes dans une élection qui s’annonce très serrée, il disposerait alors d’un intéressant levier pour se rallier au plus offrant des candidats, moyennant quelque contrepartie comme celle que lui a fournie en 2008 son « ami » Nicolas Sarkozy.

Nanard connait la musique, et pour sauver sa peau, il est prêt à la jouer… Tapitoyable!

Un « touriste » a-t-il le droit à la parole?

Touriste et droit à la parole

Sous prétexte que l’on n’est pas né au Pays basque, il serait interdit de parler de l’endroit où on vit? Dangereuse dérive!

Jacky Laborde a l’habitude de solliciter les médias et c’est à son honneur. Après de nombreux échanges courtois avec Bisque, bisque Basque!, en particulier sur des containers remplis de déchets nucléaires largués dans le gouf de Capbreton, son sang d’ancien joueur du BO n’a fait qu’un tour à l’annonce de la sortie de « LA CON-FUSION » et d’un débat sur le rugby, organisé chez Jérôme Thion. Et, comme vous pourrez le constater dans son mail tout y passe. Depuis une réaction sur ce qu’il imagine du livre, qu’il n’a visiblement pas lu, jusqu’à un commentaire sur le « touriste » que je suis qui ne devrait pas s’intéresser à la vie locale… sauf quand on lui demande! Sans réaliser que c’est précisément ce sentiment que seuls les Français d’origine hexagonale ont le droit à la parole qui est en train de conduire notre pays aux violences que nous connaissons. Qu’on se rassure : je ne connais pas du tout Monsieur Laborde, mais je suis persuadé que c’est un mec bien avec qui je boirais volontiers un verre, pour le plaisir de l’entendre me parler du BO d’autrefois. Après notre échange de mails, l’auteur s’est excusé de m’avoir blessé et j’accepte bien volontiers ses excuses. Mais je ne résiste pas au plaisir de publier cet échange qui permettra peut-être à chacun de réfléchir sur « le droit à la parole » qu’il accorde aux autres.

 

Le mail de Jacky Laborde

Par respect pour tous les anciens qui « jouaient  » avec leurs erreurs manifestes et leurs brutalités insupportables mais avec toute leur âme pour une société  plus sociale!

Qui a protesté quand on a démoli les tribunes Henri Haget qui a fait pour le B.O.,…sur le terrain, mille fois plus que Blanco et Kampf réunis ? 

A vouloir foutre la M. on recueille la tempête et on vise l’exclusion, sinon l’ostracisme du « naïf de service »…

Halte à cette pseudo-animation! Vous ne savez pas de quoi vous parlez, chez les autres…! SVP!

Occupez-vous des 5600 PV – sautés sans poursuite par Borotra et le silence face aux 123 000 conteneurs de déchets nucléaires immergés par mes anglais dans la suite du Gouf de Capbreton  face à la Côte Basque! C’est mieux pour le touriste que vous êtes!

Jacky LABORDE, ingénieur-conseil-honoraire, ex-équipier premier-amateur et totalement bénévole du B.O.  Ex équipier premier-amateur-total du BO ( deux fois champion de France de rugby « aérien » et amateur total!) frère de Guy LABORDE, ex-joueur et dirigeant- entraineur équipe première de l’Aviron Bayonnais et champion de France lui aussi!)

La réponse de Bisque, bisque, basque!

Monsieur Laborde,

Alors que nous avions eu, jusqu’à maintenant, des échanges d’une totale courtoisie, je vous avoue que je suis plutôt dérouté par votre dernier mail et les contradictions qu’il recèle.

Mon métier de journaliste consiste à raconter des histoires vraies et si possible de manière plaisante. Vous faites visiblement partie de ces gens qui n’ont pas lu « La Con-fusion, Aviron-BO histoire d’une fusion ratée« , mais qui, grâce à leurs superpouvoirs et à leur omniscience, savent à l’avance ce qu’il y a dedans, ce qui, vous en conviendrez, n’est pas très scientifique comme démarche pour un ingénieur-conseil.

Sans nous prononcer véritablement sur le fond, à savoir si le BO et l’Aviron doivent ou non fusionner, nous avons pris le parti avec Dominique Mutio et Aïtana Design de rire des péripéties qui ont agité pendant deux mois le charmant pays où nous vivons. Les rugbymen sont en général des personnages truculents et qui ont de l’humour. Lors du débat de mercredi, Jérôme Thion l’a encore démontré. Ne me dites pas que vous êtes l’exception qui confirme la règle!

Car viennent ensuite dans votre mail les mots qui fâchent.

Je vous remercie vivement de vous préoccuper de mon activité journalistique et de décider, comme si vous étiez mon rédacteur en chef, des sujets que je dois traiter, à savoir les procès-verbaux de Borotra et les déchets du gouf. Pas de chance pour vous, « Y’a que moi dans mon parti« , je fais ce que je veux et à partir du moment où ce que j’offre aux lecteurs est gratuit, vous n’avez d’autre choix que de vous en contenter… ou de lire autre chose! Travaillant pour Bisque, bisque, Basque! à mes moments perdus, je n’ai ni le temps, ni les moyens, ni les connaissances scientifiques pour me lancer dans des investigations de plusieurs mois.

Et l’on en arrive à la contradiction suprême de votre mail : vous me reprochez, de façon fort blessante, d’être un « touriste« , c’est à dire quelqu’un qui doit regarder le paysage basque en silence. Dans le même temps, vous me demandez d’enquêter sur les sujets qui vous tiennent à cœur. Où est la cohérence dans tout cela?

Je n’insisterai pas sur cette curieuse conception de la démocratie qui voudrait que seuls les « natifs de » soient autorisés à parler de leur région tandis qu’un « étranger » comme moi, qui ne réside que depuis douze ans au Pays basque, n’aurait aucun droit. Notre pays est trop meurtri en ce moment pour que vous ne sachiez pas où peut nous conduire ce genre de dérive.

Alors, comme définitivement, je souscris au parti d’en rire, je vous rappellerai cette phrase d’Antoine Blondin, répondant à une lectrice qui s’étonnait qu’il ait écrit un article sur Le Moulin Rouge : « Madame, est-ce qu’il est obligatoire d’avoir des plumes dans le cul pour écrire sur ce sujet? »

Bien amicalement.

Jean-Yves Viollier