C’est le trambus ou le tram motus ?

L’association Biarritz 2.0 s’étonne du silence de la mairie biarrote sur le sujet.

Voilà à quoi devrait ressembler l’avenue de la reine Victoria, à partir d’août prochain, si l’on se fie aux informations données par l’Agglo.

C’est un joli bébé de dix-huit mètres de long, soit trois de plus que les bus actuels, qui devrait, à partir d’août 2017, contribuer à saturer encore un peu plus Biarritz. Un trambus, c’est un tramway avec des pneus. La majorité du temps, il circule dans des couloirs réservés, mais peut aussi s’insérer dans le trafic. Mais, alors que les Bayonnais ont pu participer à plusieurs réunions publiques pour qu’on leur explique le projet, alors que les Angloys disposent d’une maquette et d’un plan d’aménagement très détaillé, les Biarrots sont à la traîne et personne, à six mois des premiers coups de pelle n’est capable de dire quel impact va avoir ce trambus sur le stationnement, le plan de circulation ou les embouteillages de Biarritz

L’association citoyenne Biarritz 2.0, qui a déjà fait parler d’elle à propos des cantines scolaires ou de l’aménagement d’Aguilera, a donc eu un très bon réflexe en proposant aux Biarrots intéressés de participer à une réunion au Tonic Hôtel, le 1er février dernier. Et le succès était au rendez-vous, puisque soixante participants se sont réunis dans la salle.

Un brontosaure à roulettes ?

François-Xavier Menou, Philippe Nalpas, et Fabrice Bach.

Tour à tour, Philippe Nalpas, François-Xavier Menou et Fabrice Bach ont partagé avec l’assistance les maigres informations dont ils disposent et distribué à tous ceux qui le souhaitent un dossier de presse préparé par leurs soins pour aider chacun à prendre conscience de l’enjeu et lancer le débat sur la place publique.

Constatant que les bus actuels sont souvent vides, et que dénicher une place de stationnement inoccupée devient presque aussi difficile que de rencontrer un visiteur heureux à sa sortie du Musée de l’Océan, l’assistance se lâche et déplore la tactique d’évitement de la mairie. Ce n’est une découverte que pour les nouveaux venus.

Un auditoire très intéressé par le sujet.

Le débat est parfois imprécis, mais il est bon enfant et chacun fait l’effort d’écouter l’autre et de comprendre comment va fonctionner ce futur brontosaure à roulettes. On note même avec amusement un Monsieur, nouvellement installé avenue de la Marne, et qui parle des « Biarrotains ». Max Brisson rappelle qu’en 2014, il avait proposé que le trambus s’arrête au rond-point de l’Europe et à Iraty et que les voyageurs finissent avec des navettes, ce qui semble relever du bon sens.

Une réunion simple et efficace, bouclée en une heure chrono, avec une association qui ne se contente pas de faire de la politique trois mois avant les élections municipales et qui donne le sentiment d’un grand bol d’air en pleine affaire Fillon.

 

Philippe Nalpas pense évidemment à 2020

portrait-nalpasOn va encore me reprocher de n’écrire des articles que sur Les républicains ! Ce n’est pas faux, mais il faut dire qu’ils sont à Biarritz nettement plus nombreux que les membres du Front de gauche ou du Parti communiste. Et puis, même si nos idées ne sont pas les mêmes, il est difficile de ne pas éprouver de la sympathie pour Philippe Nalpas, toujours souriant et affable et pour l’association qu’il a montée, car il n’y a jamais trop d’associations citoyennes dans une ville. Cet ancien étudiant en droit, devenu spécialiste des placements financiers, ne louvoie pas. Passionné de politique, il a l’honnêteté de reconnaître qu’il « rêve de 2020 ». Conscient de tout ce qu’il doit à Max Brisson, il se dit « fier d’être un de ses derniers fidèles ». Cet ancien conseiller municipal de l’ère Borotra qui considère que dans une ville comme Biarritz « la partie travaux est intéressante » porte un jugement assez sévère sur l’opposition et la majorité actuelles : « Biarritz 2.0 se positionne sur des sujets sur lesquels l’opposition nous laisse la place ». Quant à la majorité, « on sent que la machine n’arrive pas à se mettre en marche ».

L’association qu’il préside, Biarritz 2.0, affiche la moitié des chiffres de 2020. Mais de là à dire que Philippe Nalpas est en bon chemin…

 Si le travail de l’association Biarritz 2.0 vous intéresse, vous pouvez joindre Philippe Nalaps au  06 64 77 88 52 ou sur Facebook

https://www.facebook.com/Biarritz-20-1005036626213780/

Antoine Descotte : « Ma boîte à Job, ça fonctionne ! »

ma-boite-a-jobComme si, en matière d’aide aux demandeurs d’emploi, il pouvait y avoir matière à rivalité, comme si toutes les idées nouvelles n’étaient pas bonnes à prendre ! Lorsqu’ils décident de monter une association 1901, en mars 2015, les membres du conseil d’administration de « Ma boîte à Job » Antoine Descotte, Yannick Broussé, Marie-Claire Sallaberry, Marie-Claude Albanesi, Cathy Biscay, n’imaginent pas une seconde qu’ils s’entendront dire un jour, de la bouche du directeur de Pôle emploi Bayonne : « Vous êtes clairement nos concurrents ». Tous, par leurs fonctions, sont au contact de chercheurs d’emploi en détresse et perçoivent bien une évolution du monde du travail que les institutions peinent à suivre. Directrice de Herrikoa, une structure de financement participatif au Pays basque, Marie-Claire Sallaberry constate que peu est fait pour aider ceux qui veulent lancer leur entreprise. Attachée parlementaire de Jean-Jacques Lasserre, Marie-Claude Albanesi décide elle aussi de s’impliquer mais se récrie contre un trop évident mélange des genres. « Ma boîte à Job n’est surtout pas une association politique, mais un outil destiné à aider ceux qui souhaitent retrouver du travail ».

https://www.facebook.com/maboiteajob/

Inspiré par la mission emploi de Drancy

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Un conseil d’administration de « Ma Boîte à Job ». Yannick Broussé, trésorier, Antoine Descotte président, Cathy Biscay administratrice, Marie-Claude Albanesi secrétaire, Marie-Claire Sallaberry, administratrice et Carole Van Der Loo, administratrice et ancienne salariée.

L’idée de départ est simple « Le Pays basque compte majoritairement des petites entreprises. Nous essayons de mettre en adéquation l’offre et la demande en discutant longuement avec ceux qui recherchent du travail et en les accompagnant dans leurs évolutions ». Les fondateurs ont tous en tête l’exemple de la mission emploi fondée en juillet 2013 à Drancy et qui, aux dires de tous, est un beau succès et le travail effectué par Patrice Hiriart avec sa page Helpworker. Des bénévoles s’attellent au lancement d’une page Facebook qui met en avant des offres d’emploi, jusque-là restée anonymes. Avant d’être mises en ligne, ces offres sont vérifiées et analysées. Parfois, après un échange téléphonique avec l’entreprise, elles sont reformulées et, comme par miracle, le plus souvent la situation se débloque. Très vite la fréquentation des pages s’envole. En juin 2015, l’association reçoit ses premiers chercheurs d’emploi… et se retrouve très vite débordée par les demandes. Aujourd’hui, ils sont plus de 12 000 à avoir exprimé leur enthousiasme pour le travail accompli.

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Une page Facebook très vivante et qui contient des pépites pour les chercheurs d’emploi.

La subvention de 7587,80 euros accordée par le conseil départemental a permis de recruter une personne bénéficiaire du RSA et une nouvelle à venir. Malheureusement du côté de la politique locale, malgré deux longs entretiens avec les 2 derniers présidents de l’Agglo et des promesses formulées à la fin de l’échange, c’est le bide. Comme si aider les gens à retrouver du travail n’était pas du ressort des maires qui devraient se contenter de subventionner les associations macramé ou pâte à sel de leur ville ! Le conseil d’administration de « Ma boîte à Job » déborde de projets comme des ateliers d’insertion où des personnes éloignées de l’emploi pourraient réapprendre les obligations quotidiennes liées au travail. Mais ce sont les finances qui ne suivent pas.

« C’est rageant, constate Marie-Claude Albanesi, car notre mise en relation des chercheurs avec les entreprises fonctionne. On en a fait la preuve ! ». La meilleure démonstration ? Des conseillers Pôle emploi dirigent en douce les chercheurs d’emploi dont ils ont la charge en direction de l’association. Tandis que le directeur de Pôle emploi, au lieu de se réjouir, grince des dents. Il ne doit pas savoir que, lors d’un récent sondage de BVA, huit Français sur dix ont estimé que le gouvernement n’était pas compétent pour réduire le taux de chômage.

 

Les coulisses de ce reportage

Au départ, un fervent lecteur de Bisque, Bisque, Basque ! Patrice Hiriart qui commente souvent les articles du blog et qui est passionné par le sport et la lutte contre le dopage. Lors de notre première rencontre, il me parle de sa page Helpworker destinée à aider les demandeurs d’emploi. La démarche me séduit et je suis intrigué quand il rejoint bénévolement Ma boîte à Job. Ne croyant que ce que je vois, je lui demande de m’organiser un rendez-vous avec les « inventeurs » du projet. Et là, joie rare du reportage, je tombe sur une démarche inspirée et généreuse, et je croise une équipe qui pétille d’intelligence. Bon, vous attendez quoi pour leur filer un coup de main d’une façon ou d’une autre ?

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Un micro indiscret trahit Veunac : « Destizon, je vais le casser ! »

Les élus de la majorité n’ont pas remarqué que les micros étaient restés ouverts pendant le déroulement du scrutin.

Les lecteurs de Bisque, Bisque, Basque ! sont formidables. Un de nos lecteurs, qui souhaite sans doute qu’on le prenne en stage, a eu le bon réflexe de tendre l’oreille lors de l’interruption de séance provoquée par le vote pour désigner les quatre représentants de Biarritz pour l’EPCI. Si tout n’est malheureusement pas audible, malgré le travail d’un technicien ami qui a essayé de gommer les bruits parasites, on en entend suffisamment pour comprendre qu’entre le discours officiel sur le « rééquilibrage politique » nécessaire et la réalité, il y a comme un léger décalage.

http://ville.biarritz.fr/mairie-pratique/le-conseil-municipal/videos-deliberations/

Profitez de la bande vidéo aimablement fournie par la mairie (tant qu’elle restera en ligne !) et du fichier son que nous avons réalisé pour vivre cette nouvelle farce en direct.

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46’22’’ : Alors que Super Mimi vient de lancer une de ces vannes à deux balles qu’il affectionne, « Qu’est-ce que ça serait si c’était l’élection du Président de la République », Guy Lafite intervient : « On peut peut-être dire un petit mot » … Le reste se perd dans le brouillard, mais notre cocu magnifique veut sans doute expliquer pourquoi il a demandé une interruption de séance.

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46’27’’ : Moue de mépris de Veunac : « Oui, enfin, si vous voulez » Le ton est tellement dissuasif que le courageux Premier adjoint, n’insiste pas et rentre immédiatement dans sa coquille. Cocu et condamné au silence !

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46’47’’ : Et pour bien marquer le mépris qu’il éprouve pour son adjoint aux Finances, Super Mimi se tourne ostensiblement vers Jocelyne Castaignède, oubliant complètement que les micros sont branchés : « Finissons vite cette rigolade ! ». La deuxième adjointe opine avant de rajouter : « C’est vraiment une image (catastrophique ?) qu’on donne ». Tandis que notre si remarquable maire, absolument pas conscient d’être le responsable de toute cette embrouille approuve : « C’est ça ! »

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47’55’’ : Le réalisateur s’ennuie pendant le vote et multiplie les gros plans sur les élus qui tapent la conversation en attendant leur tour. Visiblement l’image catastrophique donnée par la majorité ne préoccupe guère Peio Claverie et Guillaume Barucq que la situation a l’air de bien faire rire. On entend même un « C’est con ! » moqueur, sans avoir la certitude que l’expression ne vienne pas d’un autre micro.

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48’50’’ : Alors que le réalisateur s’attarde sur le visage défait d’Éric Bonnamy qui semble comprendre qu’il ne sera pas élu et de Nathalie Sauzeau qui va procéder au dépouillement du scrutin, par un fabuleux miracle de la technique, la conversation qui se poursuivait depuis plus de deux minutes entre Veunac et Castaignède devient soudain très audible, pile au moment où Super Mimi, bravache, montre ses muscles : « C’est pas la fin du monde… Destizon… ce qu’il a fait, je vais le casser, je vais le briser » Et comme la paisible Jocelyne Castaignède semble sceptique, Super Mimi repasse la deuxième couche : « Ah oui, je vais le casser, celui-là ! »

Bisque, Bisque, Basque! n’a pas de temps libre pour l’inconsistance, mais si quelqu’un juge Patrick Destizon suffisamment intéressant pour rédiger sa nécrologie politique, il serait donc grand temps qu’il s’y mette.

Avis aux bidouilleurs

Si un ingénieur du son désœuvré ou un bidouilleur futé veut se pencher sur ces trois minutes où la majorité municipale tutoie les sommets du ridicule, pour nous offrir un verbatim complet, surtout qu’il ne se gêne pas. Nous pourrons ainsi vérifier que les guignols que nous avons élus ont toutes leurs chances pour le premier prix du festival du cirque de Monaco.

L’éviction méritée de Cécile Duflop

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Battue dès le premier tour de la primaire des Verts, Cécile Duflot ne trouvera sans doute pas grand monde pour la regretter.

C’est l’histoire d’un naufrage personnel et collectif, l’histoire d’un réel talent qui a troqué ses convictions politiques contre un plat de lentilles, même pas bios. À 41 ans, Cécile Duflot, qui avait passé son tour en 2012, en laissant sa place à Éva Joly, avait toujours dit qu’elle serait de la partie présidentielle en 2017. Les maigres électeurs ayant participé à la primaire des Verts (à peine 12 000, soit 0,02% de la population française !) l’ont sèchement renvoyée dans ses foyers dès le premier tour, lui préférant Yannick Jadot et Michèle Rivasi.

Et ce qui est fascinant dans cette trajectoire météorique – elle est devenue secrétaire nationale des Verts en 2006 -, c’est de voir à quel point la politique peut être un raccourci d’existence, avec des hauts et des bas vertigineux.

Au départ, une fille sympa qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui plaît aux Français. Cécile Duflot n’a pas fait les grandes écoles et sa différence, son sens pratique s’entendent. Cette jeune mère de famille qui a trois enfants et vit avec le frère de Bertrand Cantat, a été écrivain public à la prison de la Santé et travaille comme urbaniste dans un groupe immobilier de Créteil spécialisé dans le logement social. Douée de dérision, elle dit d’elle-même qu’elle possède « un charisme d’huître », ce qui ne l’empêche pas d’être réélue avec 70% des suffrages en 2008.

Quand l’huître se prend au sérieux…

Malheureusement à force d’être cajolée par les politiques qui annexeraient bien volontiers les suffrages verts et d’être sollicitée par les médias qui voient en elle une « bonne cliente », l’huître va finir par se prendre au sérieux. Avec Jean-Vincent Placé, le Mazarin des Verts, elle va se lancer dans des manœuvres qui vont totalement discréditer son parti. Un parti qui a cruellement besoin d’argent, ce qu’a bien compris le renard socialiste. Si Hulot se présente à la présidentielle de 2012, le vainqueur de la primaire socialiste François Hollande, risque d’en pâtir. Cécile Duflot et les gros malins du PS vont donc bâtir un programme d’échanges que l’on pourrait appeler « Candidat fantôme contre groupe parlementaire ».

Et c’est ainsi que la très respectable juge Éva Joly, une candidate parfaite pour ne pas faire d’ombre au candidat socialiste puisque, même quand elle parle en français on croit que c’est du norvégien, va recueillir 2,31% des voix au premier tour de la présidentielle de 2012.

Duflot et Placé savaient parfaitement qu’ils envoyaient leur candidate au massacre, mais peu leur importait. En échange de leur « sagesse » aux présidentielles, le PS leur avait gardé des circonscriptions imperdables aux législatives, ce qui a permis à Europe Ecologie Les Verts (EELV), avec 17 députés élus, de constituer un groupe parlementaire. Et d’obtenir l’argent et les avantages qui vont avec.

Au revoir, Cendrillon !

Même duplicité lors de la composition du premier gouvernement Ayrault, avec une Cécile Duflot nommée ministre du Logement et le très anonyme Pascal Canfin qui devient ministre délégué au Développement. Hollande et Ayrault se sont bien gardés de propulser Cécile Duflot à l’Écologie. Grisée sans doute par la pompe et les ors ministériels, on n’entendra plus Duflot, tandis que son ex-compagnon Jean-Vincent Placé, resté à la porte, dira tout le mal qu’il pense de ce gouvernement. Miracle : depuis qu’il a été nommé secrétaire d’État chargé de la réforme de l’État, en février 2016, Jean-Vincent Placé trouve ce gouvernement très bien et on ne l’entend plus. Tandis que Cécile Duflot, qui a quitté le gouvernement, cherche à faire croire qu’elle est devenue une opposante de premier plan. Avec le succès que l’on sait.

S’il ne s’agissait de l’écologie, d’une cause qui devrait être prioritaire dans tous les programmes politiques et non d’une simple variable d’ajustement pour faire le plein des voix, on serait presque tenté de sourire.

Quant à Cécile Duflot, qui a dû lire enfant l’histoire de Cendrillon, elle aurait dû se rappeler que le carrosse redevient citrouille passé minuit. On lui souhaite une vie heureuse et beaucoup de joies professionnelles dans le bureau d’urbanisme qu’elle ne va pas manquer de réintégrer.

Parce que, franchement, au vu de ce qu’elle a montré comme duplicité et absence de convictions pendant ces dix dernières années, on n’a guère envie de la revoir sur l’estrade politique.

Brisson-Veunac, les désœuvrés magnifiques

Remus et Romulus

Romulus-Veunac et Remus-Brisson ont tout compris : la politique, ça doit nourrir son homme…

Sommes-nous bêtes tout de même de nous faire ainsi du souci pour cette prospère et florissante bourgade, à l’avenir radieux, nommée Biarritz! Heureusement le grand leader à écharpe tricolore qui nous dirige vient de nous envoyer un message particulièrement rassurant qui va nous permettre de nous rendormir sur nos deux oreilles.

La gestion de la Ville prend tellement peu de temps à Michel Veunac, lui occupe si peu les neurones, que ce surdoué intellectuel qui maîtrise désormais totalement la situation pour les cinquante ans à venir, est bien obligé de chercher de l’emploi ailleurs. Et ce n’est pas avec la vice-présidence de l’Agglo, la présidence de la SEM de la Cité de l’océan ou celle de l’Hôtel du palais, que notre presque septuagénaire de maire peut remplir ses journées et trouver à rassasier son altruisme, sa générosité et son envie de servir. Fort logiquement, notre grand désœuvré est donc en train de prendre la roue de son meilleur ami politique Max Brisson pour se retrouver en position éligible aux prochaines élections régionales, afin de pouvoir porter haut et fort les couleurs de Biarritz dans l’instance régionale.

Glouton frénétique et glouton pathétique dans le même bateau

Et il n’y aura que des esprits chagrins pour pointer du doigt les 2661,03 euros brut par mois d’indemnité (2927,13 euros, s’il est membre de la commission permanente) comme seule explication à cette ambition régionale. Il est vrai qu’avec 8 000 euros par mois, notre maire est souvent obligé de se serrer la ceinture. Mais, comme il l’a toujours expliqué, il fait de la politique pour servir et non pour se servir, ce dont personne d’ailleurs n’avait jamais douté.

Il est d’ailleurs dommage que ce pauvre Max Brisson, parfois surnommé par ses ennemis le glouton pathétique, tant son appétit de mandat peut-être grand, soit entraîné dans la même polémique. Comment voulez-vous arriver à survivre de nos jours avec un modeste salaire d’inspecteur général? Comme nombre de nos ouvriers actuels, Max est donc amené à multiplier les petits boulots pour subsister, un poste de vice-président du conseil départemental par ci, un mandat de conseiller régional par là. Et l’on ne peut que pardonner à ce pauvre homme, qui trime si durement, ce cri du cœur lorsqu’un ami lui a demandé, il y a quelques mois au moment des élections départementales, pourquoi il se présentait : « Tu comprends, j’ai besoin de pognon!« .

Face à ces deux talents en difficulté, face à cette façon si noble, généreuse et désintéressée de faire de la politique, nous nous devons d’agir en tant que citoyens en votant en décembre pour ces deux brillants porte-drapeaux de notre cité.

Vous imaginez sinon, en cas d’échec électoral, le remords que l’on éprouverait, l’hiver prochain, en retrouvant nos deux compères assis place Clémenceau, devant une sébile, avec deux petits panonceaux : « Une chips pour manger » « Un euro pour rester propre« ?

Alors vite, un petit bulletin dans l’urne pour nos deux nécessiteux!

Qui fait le jeu du Front national?

Brisson-Bisque, bisque, Basque! Histoire d’un désamour.

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Qui incite les électeurs à voter Front national? Le journaliste qui raconte ce qu’il voit ou le politique qui ne respecte pas son mandat?

Bisque, bisque, Basque!  n’a pas pour habitude de mettre son drapeau dans sa poche. En 2014, aux moments des élections municipales, face aux emprunts de Michel Veunac à un fournisseur de la mairie, face à son coup de main en douce donné à la liste du Front national et à son mélange des genres professionnels, avec des études sociologiques grassement payées, effectuées pour le compte de villes où il était politiquement impliqué, ce blog a très clairement pris parti pour Max Brisson. Sans faire offense au maire actuel, l’ancien premier adjoint de Didier Borotra nous paraissait d’une probité et d’une dimension intellectuelle et politique bien supérieures  à celle de son challenger. Mais il n’est finalement rien de pire qu’une intelligence dévoyée, celle que l’on met au service de médiocres ambitions personnelles au lieu de l’offrir à la collectivité. Récit d’une dégringolade.

Des électeurs trahis

Ce n’est un secret pour personne que Max Brisson a très mal vécu le fait de ne pas être élu maire. C’est avec bienveillance que nombre de ceux qui avaient voté pour lui ont assisté à son arrivée différée au conseil municipal, dans un rôle qu’il n’avait visiblement pas envie d’occuper : celui de premier opposant. Mais la politique exige des choix clairs : si ce rôle était aussi pénible à vivre, pourquoi Max Brisson n’a-t-il pas tout de suite démissionné pour laisser sa place à quelqu’un de sa liste ayant envie de faire le job? Au lieu de cela, les Biarrots ont eu droit au spectacle affligeant d’un opposant qui ne s’oppose pas et qui, depuis dix-huit mois,  manœuvre sournoisement pour tenter de revenir dans le jeu. Au mépris des Biarrots.

Comme premier adjoint de Didier Borotra, Max Brisson, malgré ses très lourdes occupations professionnelles n’avait jamais manqué un conseil municipal. D’un seul coup, son dur labeur d’inspecteur général l’ empêche d’assister à un conseil municipal sur deux, surtout quand les décisions à prendre sont délicates. Et, comble de malchance, lorsque Max annonce sa présence, c’est la neige, cette ennemie sournoise qui a l’habitude de couper les routes entre Bayonne et Biarritz, qui lui interdit d’être présent à Biarritz, tout en lui permettant de se pavaner à Bayonne dans l’optique des élections départementales.

Quel est l’intérêt pour la Ville d’avoir un opposant qui est d’accord sur tout avec le maire, qui ne voit rien à redire au budget, qui multiplie les mamours à Veunac dans l’optique des départementales et lui fait la courte échelle pour les régionales? Au lieu de proposer, de discuter et de tenter d’infléchir la politique  -souvent désastreuse!- impulsée par le duo Veunac-Lafite, Brisson n’amène pas une idée, joue sa carte personnelle et se moque totalement de l’intérêt des Biarrots. Si le cumul des mandats l’incite enfin à démissionner du conseil municipal après les élections régionales, il n’y  aura qu’une chose à dire : bon débarras!

Un démocrate façon Ceaucescu

Les nombreuses tentatives de fronde au sein de l’UMP, devenue les Républicains, qu’elles soient 2.0 à la Nalpas, candidature dissidente façon Domège ou Darrigade, ou gros coup de gueule style Corine Martineau, montrent bien l’omniprésence du glouton absolu Brisson, candidat à tout, absolument pas décidé à laisser la moindre miette à quiconque. Fort logiquement, Bisque, bisque, Basque!, toujours prêt à admirer les surhommes, s’est donc demandé comment on pouvait être à la fois président départemental des Républicains, vice-président du Conseil départemental, membre de l’Agglo, membre du conseil des élus, tout en exerçant à plein temps une activité d’inspecteur général. Une question écrite a donc été posée, en juin dernier,  au ministère de l’Éducation nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche, pour savoir quelles étaient les obligations de présence et de travail lorsqu’on occupe ce poste.

Non content d’être glouton, notre candidat-à-tout Brisson est aussi vantard. Fier de lui, il a donc raconté un peu partout dans Biarritz comment, il avait été immédiatement informé de ma demande par son supérieur hiérarchique (quoi de plus normal?) et comment il avait obtenu que le ministère ne me réponde pas (Je confirme, alors que je suis toujours titulaire d’une carte de presse!) sous prétexte que je n’exerce plus au Canard enchaîné. Belle vision de la démocratie qui donne vraiment envie de voter pour le futur candidat aux élections régionales! Une vision qu’à l’évidence Veunac et Brisson partagent, puisque le maire de Biarritz, depuis novembre 2014, refuse lui aussi de répondre à mes questions. Bisque, bisque, basque! repose donc officiellement la question : quand et comment le candidat Brisson, avec ses nombreuses casquettes politiques, trouve-t-il le temps de faire son métier convenablement et combien de jours par an lui consacre-t-il?

Le populiste n’est pas toujours celui que l’on croit

Et comme décidément c’est désormais le désamour complet entre Brisson et ce blog, notre avaleur de chips n’hésite pas à répéter à mes amis proches que « Bisque, bisque, Basque! est un blog populiste qui fait le jeu du Front national« . Intéressante remarque : Qui fait le jeu du Front national? Le journaliste, dépité par le spectacle affligeant qu’il voit et cette pathétique course à la gamelle qui s’organise à chaque élection, ou l’élu sans foi ni loi, qui ne respecte pas les mandats qu’il vient d’obtenir de ses électeurs et qui ne pense qu’au coup suivant et aux prébendes qui vont avec?

Ayant eu un grand-père et un père qui ont exercé des mandats de maire, j’ai toujours pensé que la politique était une activité de la plus haute noblesse qui devait être pratiquée par les meilleurs. Quelle tristesse d’apprendre cette semaine, l’exclusion de l’UDI d’un Philippe Morel, qui a toujours eu une idée généreuse et humaniste de la politique, pendant que des forbans prospèrent, de coups fourrés en coups fourrés. Gentleman jusqu’au bout, Philippe Morel accepte la sanction et demande simplement à rester membre d’un parti qui a toujours correspondu à ses idées et qu’il a soutenu de ses propres deniers dans les périodes difficiles, comme vous pourrez le lire dans la lettre adressée aux plus hautes instances de l’UDI.

Vous pensez vraiment que Veunac et Brisson resteraient membres de leurs partis respectifs, s’il n’y avait plus ni mandats ni indemnités à la clé?

Alors, même si l’époque des châtiments corporels est révolue, face à cette façon obscène et méprisable de faire de la politique, on se prend à souhaiter que les électeurs du département flanquent, en décembre prochain lors des régionales, une bonne fessée aux deux compères.

Le pantalon baissé ne sera pas indispensable.

 

La très belle lettre de Philippe Morel à l’UDI

 

 

Monsieur le président de la CNAT

UDI

22 bis rue des volontaires

75015 PARIS

 Biarritz le 23 septembre 2015

 

Monsieur le Président,

En réponse à votre courrier des 16 septembre 2015 par lequel le secrétaire général  me notifie ma suspension de ma qualité de membre de notre parti,  je vous prie de trouver ci-dessous mon mémoire en défense de ma mise en cause.

« Je souhaite dans un premier temps vous  exposer mon  action en tant que du délégué départemental de l’UDI 64 depuis la création de l’UDI64 jusqu’à la mise en congé de cette fonction.

Avant d’être nommé, par Jean Louis BORLOO, délégué départemental, je fus chargé de mission pour procéder à la mise œuvre des élections fondatrices de l’UDI 64 (Président, Conseil national et conseil départemental).

J’ai sur mes deniers personnels entièrement pris en charge jusqu’à ce jour  tous les frais de fonctionnement de la fédération.

J’assume depuis 2013 la maintenance des comptes Facebook et twitter de l’UDI 64 que votre commission peut consulter pour vérification des informations diffusées. Ces comptes sont inactifs depuis la notification du retrait de ma délégation.

J’ai participé à presque toutes les réunions nationales et me suis rendu plusieurs fois au siège national pour y recueillir des « feuilles de route ».

La  création d’une  fédération d’un nouveau parti   n’a pas été chose simple. Il faut se souvenir des difficultés rencontrées lors de la mise en place de notre fédération, OPA tentée par le CNIP et son président local, affaire que j’ai  pu traiter en vous demandant de refuser le statut  de centriste à ces « coucous » dont la seule ambition était de tuer dans l’œuf  notre formation embryonnaire.

La CNAT à l’époque m’avait suivi.

Nous avons eu à subir l’entrisme,  à l’aide d’adhésions de complaisance d’un ancien élu de la ville d’ANGLET, qui à travers une  candidature camouflée  à la présidence de la fédération  souhaitait faire main basse sur notre fédération en voie de constitution,  et se donner une légitimé dans ses perspectives électorales sur ANGLET. On s’est ce qu’il en est devenu ?

J’avais demandé l’exclusion de cette personne, à l’époque la CNAT statué dans ce sens.

Depuis près de trois ans avec le président élu Charles PELANNE  nous  avons essayé de rassembler dans un esprit d’unité des militants qui venaient de partis sources différents.

C’était le grand objectif de Jean Louis BORLOO.

Ce fut le grand espoir de la réunification du centre avec la création avant les européennes de l’alliance de l’UDI avec le MoDem avec « L’alternative ».

En ce qui concerne notre propre fédération  des Pyrénées Atlantiques, ce que j’avais souhaité ne s’est malheureusement pas réalisé.

Pour ma part, j’ai quitté la présidence de la fédération départementale du Parti radical pour bien montrer la fin d’un système et me consacrer entièrement à l’UDI.

Nous avons négocié au mieux des intérêts de l’UDI des investitures pour nos candidats,  quelle que soit leur origine partisane. A cette négociation,  à laquelle participaient notre président et le trésorier, nous avions obtenu un accord avec un nombre significatif de candidats UDI afin de porter nos couleurs au cotés des partenaires de l’UMP et du MoDem.

Les résultats ont été bons dans l’ensemble nous donnant 6 élus encartés et 2 apparentés.

Les défaites très courtes de certains d’entre nous auguraient bien de l’avenir.

Pour les élections régionales qui s’annoncent, le siège national nous a demandé de faire appel à candidature.

Cet effort louable de démocratie interne était à saluer et 17 d’entre nous se sont portés volontaires pour participer à une liste d’union pour reprendre la nouvelle région à la gauche.

L’enthousiasme à cet effort de transparence est vite retombé, car aucun candidat à la candidature n’a reçu le moindre accusé réception

Nous avons appris qu’un  binôme de candidats  aurait été nommé pour nous représenter.

Ni le président départemental ni son délégué départemental n’ont été avertis officiellement de cette nomination. Seule la presse  a publié dès le 2 juillet le nom d’un nominé, suite à une décision de la CNI du 1 er juillet.

En dehors d’une information par texto de ce nominé,  personnellement je n’ai rien reçu du siège et

 J’attends toujours une notification en bonne et dûe forme et une conduite à tenir.

Si l’un des postulant avait  reçu une notification officielle, il me l’aurait certainement fait connaître, or le délégué départemental  que j’étais n’a JAMAIS été informé de quoi que se soit.

Lors des négociations  pour les départementales, la délégation de l’UDI s’était engagée à soutenir notre ami Barthélemy AGUERRE comme candidat  sur la liste des régionales, car  dans un souci de discipline centriste il a  permis à Jean Jacques LASSERRE de remporter le nouveau canton, dont une partie était située  sur l’ancien territoire de Barthélemy AGUERRE, et de devenir notre président du Conseil départemental.

Les représentants UDI de l’époque, et j’étais l’un d’entre eux, se doivent de respecter leur parole et c’est le sens de mon soutien à Barthélemy AGUERRE  qui s’est exprimé par un courrier, qui comme par magie s’est retrouvé publié dans la presse locale…

J’ai toujours soutenu les candidats investis par le parti. J’ai simplement souhaité que notre demande de sièges éligibles ne se cantonne pas uniquement dans une perspective de perdants mais dans celle de « Winner » comme le demande à chaque intervention la tête de liste investie, Virginie CALMELS.

Je me suis placé dans l’optique de remporter cette nouvelle région et il ya  une juste place pour au minimum trois candidats potentiellement éligibles en cas de victoire.

Pourquoi vouloir rester dans une démarche de vaincus ?

Ce n’est pas mon combat, ce n’est pas ma vision, pour un nouveau parti qui souhaite s’implanter durablement dans le paysage politique français.

Dans la précipitation d’une demande « dite urgence »  j’ai en tant que secrétaire presque permanent de la fédération,  diffusé par courriel sous le timbre de la fédération UDI 64 la  lettre de soutien à Barthelemy AGUERRE. Ce fut un « clic » de trop.

Mon erreur,  et je la reconnais volontiers,  fut que cette lettre, qui aurait du être uniquement adressée au président LAGARDE, ait  été communiqué à nos partenaires.

C’est une faute et je l’admets.

Celle-ci vient d’être sanctionnée par le retrait de ma délégation départementale.

J’estime ne pas avoir démérité, cependant à votre demande, je quitterai  donc avec tristesse et regret cette tâche que m’avait confiée Jean Louis BORLOO et que j’ai assumée ensuite sous l’autorité  du président LAGARDE. Elle devait prendre fin en janvier prochain lors du renouvellement de nos instances. Son terme  arrive plus tôt que prévu.

Je demande à la CNAT de me conserver mon statut de membre de l’UDI compte tenu de  l’ ancienneté de mon engagement dans les partis centristes, membre du parti radical depuis 1977, adhérent de l’UDF, puis enfin de l’UDI. »

Je vous assure, Monsieur le Président de la CNAT, de l’assurance de ma fidélité centriste.

     Philippe MOREL