Une Arostégaffe spontanée ou calculée ?

En évoquant « les punks à chien venus de l’Est », on peut se demander si le maire de Biarritz s’est raté ou a cherché à cajoler son électorat dans le sens du poil.

Avec ses phrases à l’emporte-pièce, Maïder Arostégaffe fait le bonheur des commentateurs. Mais n’est-ce pas une façon habile de promener tout le monde ?

N’en déplaise à tous les chihuahuas des réseaux sociaux, toujours prêts à aboyer sur tout ce qui bouge sans jamais rien proposer de constructif, le début de mandat de Maïder Arostéguy et de son équipe est bon. Quand Michel Veunac, en 2014, faisait 158 fois le tour de son bureau avant de se décider à élaguer ou non un arbre, « Cheftaine Maïder » tient ses promesses de campagne et fonce. Création du marché Saint-Charles, aménagements des horaires de stationnement payant pour aider les commerçants, résiliation du contrat Streeteo… Toutes ces mesures font du bien à la Ville et méritent d’être saluées. Mais, ce qui a le plus surpris tous ceux qui ont vu en 2008 débuter Maïder Arostéguy en politique est l’autorité avec laquelle le nouveau maire de Biarritz a conduit ses premiers conseils municipaux, maîtrisant totalement ses dossiers et laissant la parole à l’opposition. Sans pour autant transformer ce grand rendez-vous municipal en champ de foire, contrairement à son prédécesseur.

Alors que tout semble sous contrôle et que la communication « arostéguienne » paraît réglée au millimètre, la sortie la semaine dernière de « Maïder Arostégaffe » à France Bleu sur la différence entre « les SDF traditionnels et les punks à chien venus de l’Est » interpelle beaucoup.

Le propos a de quoi hérisser pas mal de monde, même si on ne peut pas se plaindre à la fois de la langue de bois pratiquée par la plupart des politiques et de la spontanéité de langage de la nouvelle maire. La vraie question que se pose Bisque, Bisque, Basque ! outre le devenir de ces SDF, est de savoir si ces petites phrases ne seraient pas en fait beaucoup moins spontanées qu’elles n’y paraissent. Alors, Maïder Arostéguy sympathique gaffeuse ou rouée absolue ?

Le maire doit être le maire de tous

Avec douze ans d’expérience politique, Maïder Arostéguy ne peut ignorer qu’un maire n’a pas le droit de faire le tri entre ses administrés, même si comme tout humain elle peut éprouver des sympathies et des antipathies. Pas question dans ce blog de faire de la gauche angélique ou des procès d’intention alors que la nouvelle mandature démarre à peine. Mais un maire doit toujours avoir en tête que ce sont les plus faibles, les plus démunis qui doivent mobiliser le plus l’équipe municipale. En faisant une telle déclaration à la radio locale, Maïder sait donc parfaitement qu’elle se met à la faute par rapport aux principes républicains qui doivent prévaloir à la destinée d’une ville. D’autant plus que tous ceux qui sont sur le terrain et côtoient les SDF mis en cause estiment que les Français à la rue sont souvent beaucoup plus indisciplinés et turbulents que leurs collègues de l’Est.

Des petites phrases très connotées

Deuxième question qui mérite d’être posée après les sorties de notre « Arostégaffeuse » sur « les femmes voilées au Pays basque », sur « Les Gave qui après tout ne sont ni Auschwitz ni Buchenwald » ou sur « les punks à chien venus de l’Est », c’est la cohérence politique, consciente ou non, des propos tenus. Un débat un peu stupide pendant la campagne électorale a cherché à présenter Maïder Arostéguy comme quelqu’un d’extrême-droite, alors que l’intéressée a oscillé entre Jean-Christophe Lagarde et François Fillon. Mais ces petites phrases sont tout de même extrêmement connotées à droite et l’on doit donc se demander si Maïder Arostéguy est beaucoup plus à droite qu’elle ne l’imagine elle-même ou si elle distille ce genre de propos délibérément, car elle sait qu’ils auront le soutien de beaucoup de Biarrots. Il est très révélateur de constater les très nombreux encouragements que ses propos ont reçu sur les réseaux sociaux.

Un calendrier qui devrait amener des éclaircissements

Fort heureusement le calendrier devrait très vite nous apporter des éléments de réponse. Demain, 1er octobre, le maire de Biarritz tient une conférence de presse où elle va évoquer les dossiers pourris hérités de son prédécesseur comme L’Hôtel du Palais. Vendredi 2 octobre, le conseil municipal devrait nous en apprendre un peu plus. Et dans les jours qui viennent, on devrait savoir si la transformation du Point d’Accueil de Jour des SDF en centre d’accueil pour les femmes victimes de violence, cache une réelle volonté de trouver une solution pour les 70 marginaux qui battent le pavé de la Ville ou une volonté de les exfiltrer en douceur et donc de refiler la patate chaude aux autres communes.

Un divorce inéluctable

Jean-Baptiste Aldigé est un ancien petit joueur de rugby qui, à force de gesticulations, voudrait faire croire qu’il a été grand. Et un petit président qui n’arrivera jamais à être grand. Le chef de file du BO porte une atteinte considérable à l’image de Biarritz dont il se contrefiche éperdument, même s’il empoche sans barguigner l’argent municipal. Selon Sud Ouest, une bande son enregistrée clandestinement lors d’une rencontre avec des supporters circulerait dans la ville et Jean-Baptiste Aldigé tiendrait des propos injurieux sur Maïder Arostéguy.

Le nouveau maire de Biarritz a totalement raison de porter le différend sur la place publique et de ne pas se laisser intimider, au lieu de manœuvrer en coulisses comme le faisait Michel Veunac, face à ce trublion qui brandit de façon récurrente la menace de partir et de laisser le club en fédérale. Aldigé ne semble pas réaliser que beaucoup d’amoureux du rugby préfèrent un BO libre et apte à se reconstruire en fédérale plutôt qu’aux mains de l’improbable trio Aldigé, Louis-Vincent et Charles Gave.

Et comme décidément, il ne doute de rien, Aldigé affirme selon Sud Ouest qu’il est pour beaucoup dans l’élection de Maïder Arostéguy. Un exemple type de la folie des grandeurs du personnage : si dix supporters lors de ces municipales ont été influencés par sa façon de jouer au moulin à vent, c’est bien le bout du monde.

Le renvoi d’ascenseur ne connaît pas la crise

Quand l’éditorialiste politique de Sud Ouest devient chroniqueur littéraire, le coup de cœur du jour ne doit pas grand-chose au hasard.

Bruno Dive, s’il arrête la critique littéraire pourra prétendre au rôle de liftier.

Président de l’association de la presse ministérielle depuis 2018, Bruno Dive est un acrobate hors-pair que j’ai pu admirer pendant seize ans au « Canard enchaîné ». Abonné à Sud Ouest, je pouvais lire le matin ses éditoriaux de centre-droit, bien conformes au lectorat du quotidien régional, puis l’après-midi relire la poignée d’échos qu’il offrait chaque lundi au « Canard », nettement plus épicés à gauche. La cuisine, c’est un art !

Dans Sud Ouest daté du 20 septembre, en plus d’un papier sur Macron, « En ce moment, tout l’énerve », l’éditorialiste politique se fait chroniqueur littéraire en page 30 pour saluer le livre sur Michel Piccoli d’Anne-Sophie Mercier « journaliste au Canard enchaîné » qui signe chaque semaine une « prise de bec » remarquée. »  Et pour achever de convaincre le lecteur sur les qualités de l’auteur dotée « d’une plume alerte » Dive se décarcasse : « C’est le grand talent d’Anne-Sophie Mercier de nous aider à percer le mystère de ce personnage public et engagé qui aimait tant se protéger ».

Critique dans Sud Ouest dimanche du 20 septembre 2020.

Ce grand distrait de Bruno Dive, tout à sa passion de la littérature, a juste oublié de préciser une chose aux lecteurs : il connaît très bien Anne-Sophie Mercier puisqu’il la croise toutes les semaines au siège du « Canard enchaîné ».

Critique parue dans Le Canard enchaîné.

Et comme le renvoi d’ascenseur est décidément un art très pratiqué dans la presse française, comment ne pas être saisi d’émotion en se rappelant en quels termes élogieux, la chroniqueuse littéraire Anne-Sophie Mercier parlait dans « Le Canard » du livre de Bruno Dive, « Au cœur du pouvoir » : « Un livre utile et documenté de Bruno Dive, éditorialiste à Sud Ouest qui a eu accès dans les heures qui ont suivi les attaques aux protagonistes et a recueilli nombre de témoignages inédits ».

Si après tous ces allers et retours dans l’ascenseur qui va vous conduire au septième ciel littéraire, vous n’avez pas envie d’acheter ces deux ouvrages, c’est vraiment à désespérer de tout !

Il y a quelques années, quand un journaliste de « Libération » évoquait le livre d’un de ses collègues, un surtitre intitulé « Spécial copinage » prévenait opportunément le lecteur de la situation. Mais c’était l’époque où la presse écrite manifestait encore un semblant de vertu.

Le pas de géant de RamDam 64-40

Réorganisation totale, nouveau blog, l’association citoyenne ne se l’est pas coulée douce pendant le confinement.

Pendant le confinement, l’ancien président de RamDam 64-40 Michel Gellato, alias Kim M’ Me Suive, s’est assidûment entraîné à la pêche aux gros poissons politiques. (Photo François BERLAND)

Et dire que certains ont passé leur temps à roupiller devant Netflix de mars à mai ! Privés du sel de leur existence, la vie publique, les membres de l’association citoyenne RamDam 64-40 ont mis à profit ce temps de réclusion forcée pour réfléchir et se réorganiser. De nouvelles recrues ont grossi les rangs de l’association et désormais les principales villes des Landes et Pyrénées-Atlantiques ont leur observateur averti qui va au contact des élus et signale tout ce qui lui semble un peu hors des clous.

Reste l’impossibilité actuelle d’organiser des réunions publiques en raison des contraintes sanitaires. Très vite, nous sommes arrivés à la conclusion qu’il devenait urgent de créer un média où nous pourrions exprimer notre propre petite musique, commenter avec notre regard l’actualité des Landes et Pyrénées-Atlantiques, voire même publier nos propres scoops grâce à notre réseau d’informateurs.

Comme vous l’avez bien compris l’association regorge de talents multiples et se distingue par ses capacités exceptionnelles à confectionner des îles flottantes à l’orange, à traquer les insectes drosophiles dans les pâtures ou à désigner les gloutons laissant traîner leurs gros doigts dans les confitures publiques.

Mais tout cela était un peu juste pour faire un blog lisible et moderne.
C’est pour cette raison que nous nous sommes tournés vers une directrice artistique professionnelle, Aïtana Design, (http://www.aitanadesign.com) qui par passion citoyenne et militante tient depuis plusieurs mois la main des grands enfants que nous sommes et vers Alex, un développeur à la patience infinie.

www.ramdam6440.fr est en ligne depuis le 15 septembre et nous espérons que vous serez aussi fiers que nous du résultat obtenu.

 

Le plus simple pour vous tenir informé de toutes nos nouvelles parutions (Nous en prévoyons deux à trois par semaine) est de cliquer sur le bouton « Abonnez-vous » dans la colonne de droite de la page d’accueil.

Grande nouveauté par rapport à la page Facebook de l’association, tous les articles seront signés par leurs auteurs, car l’expression citoyenne doit se dérouler à visage découvert. Et compte tenu des actuelles dérives des réseaux sociaux où trolls haineux et courageux anonymes du clavier pullulent, nous ne publierons que les commentaires écrits eux aussi à visage découvert.

Et l’on dira ensuite que septembre n’est pas le mois des bonnes résolutions !

Au menu de cette semaine :

– Pourquoi la Pignada d’Anglet a brûlé

https://ramdam6440.fr/2020/09/10/pourquoi-la-pignada-danglet-a-brule/

– Les Grands Projets Absurdes des élus

https://ramdam6440.fr/2020/09/10/chez-les-elus-chose-promise-nest-pas-chose-due/

– Bayrou, le haut-commissaire aux planques

https://ramdam6440.fr/2020/09/13/bayrou-le-haut-commissaire-aux-planques/

–  Jean-Baptiste Lemoyne, Don Juan en brasse coulée

https://ramdam6440.fr/2020/09/14/lemoyne-don-juan-en-brasse-coulee/ 

– Jean-René Etchegaray, le virtuose de la double casquette

https://ramdam6440.fr/2020/09/12/le-virtuose-de-la-double-casquette/

– Ciboure : le carrosse de Monsieur le maire est avancé

https://ramdam6440.fr/2020/09/08/le-carrosse-de-monsieur-le-maire-est-avance-2/

 

Barucq désormais presque à poil

C’était prévisible : Comme Saint-Cricq en 2008, le médecin-surfeur vient de se faire lâcher par deux de ses colistiers. Que vont faire maintenant ceux de droite ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le principe de précaution n’est pas un vain mot pour les élus de l’opposition de la liste EHVS, Brice Morin et Lysiann Brao. Quand ils étaient petits, on leur recommandait certainement de tourner sept fois la langue dans leur bouche avant de parler. Cette fois, ils ont préféré la tourner 77 777 fois avant de prendre une décision. C’est donc quarante-deux jours après le dernier conseil municipal du 29 juillet que les deux élus de l’opposition, membres de la liste Barucq ont annoncé dans Mediabask qu’ils reprenaient leur liberté, déplorant que Jean-Batiste Dussausoix-Larralde et Corine Martineau n’aient pas respecté la discipline de groupe et refusé de voter une surtaxe à 60% des résidences secondaires.

https://www.mediabask.eus/eu/info_mbsk/20200910/euskal-herrian-vert-et-solidaire-reprend-son-independance

Une défection qui ne surprend pas grand monde car le concours de paris était ouvert entre tous les observateurs de la vie biarrote pour savoir combien de temps tiendrait cet improbable attelage composé de gens de gauche et de droite regroupés derrière la bannière écologique de Guillaume Barucq. Personne n’imaginait ces cinq opposants faire route commune jusqu’en 2026, ce qui démontre une fois de plus qu’on ne compose pas une liste électorale au décrochez-moi ça, en assemblant n’importe qui autour de n’importe quoi.

Barucq : « Même pas mal !»

On ne sait jamais avec Guillaume Barucq s’il est foncièrement gentil ou s’il met en avant sa gentillesse comme arme politique. Probablement les deux ! L’élu d’opposition, qui a certainement lu la fable de La Fontaine « Le renard et les raisins », où le rusé animal estime que les raisins beaucoup trop hauts d’une treille « sont trop verts et bons pour des goujats », s’efforce de la jouer grand seigneur : « La richesse et la percussion d’une opposition naissent de sa diversité. Comme en 2014, les courants qui composaient la liste arrivée en deuxième position reprennent leur autonomie. Mais nous continuerons à nous concerter au sein de l’opposition et je reste en excellents termes avec Lysiann Brao, Brice Morin et EHVS. Je comprends leur décision de voler de leurs propres ailes. Je leur souhaite bon vent et je sais qu’ils apporteront un plus à ce conseil municipal pour renforcer les exigences sociales, écologiques et de développement de la langue basque. » Ce qui s’appelle faire bonne figure dans la déroute.

Martineau : Silence radio

Car pour cacher sa totale nudité politique, Guillaume Barucq n’a plus que deux feuilles de vigne à sa disposition. Et, on le sait, les feuilles de vigne ont tendance à tomber l’automne venu. S’il ne veut pas pérorer dans la solitude, à l’image d’un Patrick Destizon obscène lors du dernier conseil municipal dans sa pathétique volonté d’exister, Guillaume Barucq a intérêt à garder à ses côtés Jean-Baptiste Dussaussois-Larralde et Corine Martineau pour pouvoir varier les interventions et éviter les soliloques. Mais, à supposer qu’il réussisse cet exploit, son image se décentrera forcément aux côtés de ces deux tenants de la droite dure et décomplexée. (Et l’on pouffe de rire rétrospectivement en repensant à Matthieu Accoh expliquant à BBB qu’une alliance avec Nathalie Motsch était impossible car « elle est trop à droite ».  Tandis que tata Corine, c’est l’extrême-gauche ?)

Contactée par message téléphonique, Corine Martineau n’a visiblement pas souhaité répondre. Les deux militants républicains doivent être en pleine réflexion, car il est sûr qu’ils auraient beaucoup plus de visibilité en faisant leur propre groupe d’opposition et auraient à défendre des idées plus évidentes pour eux que celles du médecin-surfeur qui pourrait bien dans les jours à venir avoir à affronter des vagues autrement plus traîtresses que celles de la grande plage.

La politique est un métier impitoyable. Demandez-donc à Jean-Benoît Saint-Cricq ce qu’il en pense.

Les amours d’été ne durent pas toujours

Cette amusante vidéo a été prise le 28 juin dernier, au soir du deuxième tour, dans la permanence électorale de Guillaume Barucq. « On a pris une taule » reconnaît le candidat qui est persuadé qu’il a sous la main une « formidable équipe » et que « 2026, c’est demain. On sera prêts et motivés ». Visiblement, ce soir-là, la voyante Elizabeth Teissier n’était pas invitée.

Le pied de nez d’Arostéguy à Aldigé

C’est en tribune… Serge Blanco que le maire de Biarritz a assisté au match d’ouverture contre l’USAP. Récit d’une semaine très tendue.

Manipuler c’est un art et visiblement le président du Biarritz Olympique a encore des progrès à faire, malgré un talent affirmé. En début de semaine, sous le sceau du secret, Jean-Baptiste Aldigé a annoncé à sa garde rapprochée qu’il n’allait pas envoyer d’invitation à Maïder Arostéguy pour le premier match de la saison et qu’il donnait l’ordre à la sécurité de l’empêcher de rentrer si elle s’avisait de venir par l’intermédiaire d’un sponsor. Et dans la foulée il aurait avoué qu’il « en avait plein le cul de Biarritz et qu’avec les Gave, ils allaient se casser ». Un propos à rapprocher d’une interview donnée, le 18 juin dernier au site Le Rugbynistère où Aldigé déclarait tout de go : « J’ai eu le malheur de tomber amoureux d’une jeune fille du Pays basque (…) Je n’avais pas d’appétence pour Biarritz ». Tant d’enthousiasme pour Biarritz, c’est trop !

Évidemment en début de semaine, Aldigé s’est arrangé à répéter ses menaces à suffisamment de monde pour qu’elles reviennent aux oreilles de la mairie qui planche déjà depuis un moment sur le scénario d’un départ brutal des Gave en milieu de saison. Officiellement le motif de la brouille est que la mairie ne va pas assez vite pour réaliser l’aménagement du BO, mais la réalité est beaucoup plus complexe.

Le mail de la discorde

Tout le monde l’évoque, mais personne ne peut certifier son existence. Mais d’après l’enquête de Bisque, Bisque, Basque ! son existence est plus que plausible. Comment expliquer autrement les affronts à répétition que Jean-Baptiste Aldigé fait subir à Maïder Arostéguy depuis peu, alors qu’il était présent à la mairie le soir de son élection et se félicitait ouvertement du succès d’une candidate particulièrement favorable au BO ? Peu après avoir enfilé son écharpe de maire, Maïder Arostéguy aurait écrit un mail à Charles Gave en disant qu’elle souhaitait continuer à travailler avec eux mais qu’elle espérait qu’ils nommeraient à la tête du BO un directeur plus consensuel. Refus catégorique de Charles Gave qui aurait répondu en substance : « C’est Aldigé ou rien ! ». On comprend mieux dès lors pourquoi les relations entre le président du BO et le maire de Biarritz sont devenues polaires.

Une ultime médiation mercredi

(Photo Sud Ouest)

Toujours selon les informations de Bisque, Bisque, Basque ! Aldigé, peut-être chapitré par la famille Gave, aurait pris conscience mercredi 2 septembre qu’il est tout de même assez difficile et contraire à tous les usages républicains, même si on est le bad boy du rugby français, de ne pas inviter un maire qui vous subventionne à hauteur d’un million d’euros par an. Ne voulant pas avoir l’air de se dédire, Aldigé aurait alors envoyé à la mairie un émissaire du BO très apprécié de tous. Maïder l’a courtoisement reçu, a écouté ce qu’il avait à dire mais n’a pas changé de point de vue.
Et c’est ainsi que les spectateurs de la tribune Blanco ont eu la surprise de voir jeudi 3 septembre une Maïder toute souriante prendre place au milieu d’eux après avoir acheté comme tout le monde son billet. Une initiative particulièrement astucieuse en matière de communication et une belle façon d’adresser un superbe pied de nez au président du Biarritz Olympique. D’autant plus que le sénateur Max Brisson a fait de même et a sagement pris place au milieu de la foule.

Charles Gave n’est pas venu pour bronzer

Et les surprises de continuer, en cette soirée décidément pas comme les autres, avec la présence inhabituelle de Charles Gave qui n’est certainement pas venu à Biarritz pour le simple plaisir de boire une bière avec Jean-Baptiste Aldigé ou pour parfaire son bronzage. Sans masque et avec le cigare en tribune, le « boss » est visiblement là pour décider si Gavekal, son fonds de pension basé à Hong Kong, doit continuer ou non à soutenir le Biarritz Olympique. En effet, on voit mal comment l’opération d’aménagement d’Aguilera dont rêvent les Gave pourrait être bouclée avant deux ou trois ans. Avec comme seule perspective entre temps de remettre de l’argent au pot chaque saison. En s’imaginant qu’ils pouvaient « dealer » avec Pichet et être les maîtres d’œuvre du réaménagement d’Aguilera, les Gave et Aldigé ont montré qu’ils avaient une connaissance plutôt approximative des institutions françaises. Les reproches qu’ils font maintenant à Maïder Arostéguy de « lambiner » sur ce dossier sont tout aussi infondés car la décision incombe maintenant à l’Agglomération et pas seulement à la Ville et le temps des politiques est beaucoup plus élastique que celui des entrepreneurs.

Serge Blanco ne s’intéresse pas qu’aux cadets du BO

Est-ce un hasard si Maïder Arostéguy a choisi d’acheter une place en tribune Serge Blanco ? Rien n’est moins sûr. En effet, gouverner c’est prévoir et avec une équipe dirigeante aussi peu attachée à Biarritz on peut craindre un départ à tout moment. Sachant que le club appartient à 95% à la famille Gave, on peut même redouter un retrait en pleine saison ce qui entraînerait une relégation administrative du club.

Serge Blanco, qui a repris du service avec les cadets du BO et qui affiche des ambitions électorales à la tête de la FFR aux côtés de Florian Grill, serait redevenu un interlocuteur très privilégié de la mairie et s’agiterait beaucoup pour dénicher des partenaires que le très roboratif Aldigé, avec son caractère impossible, a été incapable de séduire.

Sans compter qu’un certain nombre d’anciens champions de France du BO, accompagnés de partenaires financiers intéressants, pourraient eux aussi venir se mêler à la partie et offrir une autre alternative plausible.

Tous les amoureux du rugby et du BO l’auront compris : entre la menace du Covid et les rodomontades de l’agitateur permanent Aldigé, la saison 2020-2021 va nous réserver bien des surprises extra-sportives avec ce nouveau feuilleton intitulé « Aguilera, ton univers impitoyable ».

 

Intrépide et délicieuse Eugénie

Grâce à Caroline Lampre, on comprend enfin pourquoi l’épouse de Napoléon III a toujours été adorée des Biarrots.

Lorsque Napoléon III et Eugénie de Montijo jettent leur dévolu sur Biarritz en 1854, un an après leur mariage, on est loin, très loin de ces clichés empesés et monarchiques si chers à Stéphane Bern. Même si la fidélité n’est pas la préoccupation première de l’empereur, le couple est très amoureux et surtout encore jeune. Eugénie n’a que vingt-huit ans et à quarante-quatre ans son époux tient à faire bonne figure face à la femme qu’il admire. C’est sur la Grande plage, au milieu de la foule, que le couple se baigne sans façons, ce qui ne manque pas d’étonner l’auteur anglais R. Weld : « Alors que notre Reine se retranche à Osborne, se dérobant de toute manière au regard public, Napoléon III et son impératrice vivent à Biarritz à la vue totale de tous ceux qui veulent bien suivre leurs mouvements ». Et contrairement aux dames de la cour qui n’osent les bains de mer qu’en étant encordées à deux solides baigneuses, Eugénie adore se jouer des vagues et n’a besoin de personne.  

Sociable et hyper active, Eugénie échappe à Biarritz aux contraintes d’un protocole trop pesant. : « Elle ne se révélait nulle part aussi elle-même qu’à sa table de Biarritz. Elle faisait de l’animation, causait des choses les plus décousues, jetait les propos comme ils lui venaient avec plus de vivacité que d’esprit mais d’une façon si naturelle qu’on lui en savait le meilleur gré », raconte Frédéric Loliée dans « La vie d’une impératrice ».

Et comme Prosper Mérimée, écrivain reconnu, proche du couple impérial et probable amoureux transi de l’impératrice, ne rate jamais un déplacement à Biarritz avec la Cour, nous en apprenons beaucoup sur l’intrépidité de cette jeune femme toujours avide de sensations fortes. Mérimée n’est pas près d’oublier cette expédition à dos de mulets jusqu’au sommet de la Rhune, au point qu’il n’appelera plus la princesse que Madame de la Rhune ! Les mules ont l’habitude de raser les précipices. En ce matin du 30 septembre 1859, les membres de la cour, installés dans des cacolets, sortes de paniers en osier qui les balancent au dessus du précipice, ont du mal à cacher leur terreur pour le plus grand amusement de l’impératrice et de sa complice Anna Murat. L’expédition tournera presque à la déroute de Waterloo, la comtesse de Bédoyère éclatant en sanglots et suppliant « qu’on la laisse mourir sur place !»

Et quand ses proches lui reprochent gentiment d’avoir pris trop de risques, Eugénie en réponse décide d’organiser une promenade en mer jusqu’à Fontarrabie avant de se récrier quand certains évoquent le risque du mal de mer : « Comment ces dames seraient toujours malades sur terre comme sur mer ? Ce serait vraiment trop fort ! »

 Effectivement, ce qui devait arriver arriva et, au retour, l’océan était tellement déchaîné à l’entrée de l’Adour  que le capitaine reçut l’ordre de ne pas tenter de débarquer les passagers et de reprendre la haute mer. Un contretemps qui ravit Eugénie et fait le désespoir de la comtesse de la Bédoyère (encore elle !) qui se met à gémir que l’on va bientôt «  se retrouver en Cochinchine ».

On l’aura compris, c’est un portrait très inédit que nous offre Caroline Lampre. Belles illustrations et style très enlevé, ce livre à la saveur d’un bonbon acidulé se dévore avec gourmandise et nous réconcilierait presque avec la monarchie.

« Impératrice Eugénie, Madame de la Rhune », Caroline Lampre, éditions Atlantica, 144 pages, 20 €.

C’est vraiment Jean-Bassine Aldigé

Malgré la présence du maire, le président du BO a multiplié les dérapages verbaux pendant la présentation des joueurs et découragé les supporters par son inaptitude à se comporter en président.

Aldigé ne sait décidément vivre que dans le conflit et l’outrance verbale.

Lors de sa modeste carrière – une sélection avec Hong Kong, match interrompu au bout de quinze minutes -, Jean-Baptiste Aldigé faisait partie de ces rugbymen de l’arrière censés jouer du piano contrairement aux « mules » du pack. Nul doute en revanche depuis qu’il est président du BO qu’il est devenu déménageur de pianos et qu’il est aussi près de « l’intelligence situationnelle » des rugbymen si chère à Pierre Villepreux que Strasbourg l’est de Biarritz.

Depuis quelques temps, l’horizon s’éclaircissait sérieusement pour le BO, avec une nouvelle élue de loin la plus favorable aux couleurs rouge et blanc de tous les candidats. Mais le si peu président du BO, lors de la présentation des joueurs à Aguilera, a encore fait des siennes en multipliant les dérapages verbaux et les approximations, tandis que Maïder Arostéguy avait du mal à cacher son agacement.

Ceux qui n’étaient pas invités, c’est-à-dire la presse et la quasi-totalité de la population terrestre, ont donc pu suivre cette présentation grâce à un Facebook live de Pour tous ceux qui aiment le BO (https://www.facebook.com/groups/SupportersBiarrots) et découvrir Aldigé dans ses œuvres interprétant « Massacre à la tronçonneuse ».

Etchegaray, la presse locale, les politiques, l’Aviron bayonnais, tout le monde en a pris pour son grade et de quelle façon !

La vidéo complète n’est malheureusement plus disponible sur le compte Facebook de Tous ceux qui aiment le BO, peut-être à cause de la plainte déposée par Jean-René Etchegaray dès le lendemain. Mais fort heureusement le site parodique de Jean-Patriste Affligé sur Twitter a fait un travail formidable en découpant le discours présidentiel en 15 épisodes pour montrer à quel point les propos tenus par l’actuel président relèvent du suicide social absolu. (https://twitter.com/jpafflige).

Un divan, vite !

L’un des 15 points mis en valeur par le compte parodique Jean-Patriste Affligé.

Bisque, Bisque, Basque ! regrette beaucoup de ne pas avoir un divan à disposition dans sa salle de rédaction pour que le président puisse s’allonger et s’expliquer. Quel est l’intérêt, quand on sait que l’aménagement du plateau d’Aguilera dépend en grande partie de l’Agglomération, de prendre frontalement le président Jean-René Etchegaray et de l’accuser de magouilles avec le groupe Etxart ? Quel est l’intérêt de mettre mal à l’aise Maïder Arostéguy qui souhaite sincèrement aider le BO ? Quel est l’intérêt de provoquer la presse en annonçant qu’elle ne sera pas invitée pour les matches amicaux, alors que le BO est un club complètement inscrit dans le paysage local et qu’un président, au lieu de rechercher le conflit permanent, doit arrondir les angles comme le faisait si bien le regretté président Martin ?

En tant que passionnés de rugby, nous avons tous connu des joueurs qui face à un boulevard préféraient mettre le ballon sous le bras et percuter un adversaire au grand désespoir des coéquipiers. Jean-Baptiste Aldigé n’a rien d’une mule. C’est un garçon intelligent et qui aime le rugby, mais ses pressions permanentes sur les élus, sa gestion par le conflit, son incapacité à endosser le costume de président, à l’évidence bien trop grand pour lui, commencent à poser un énorme problème.

L’homme répète à qui veut l’entendre qu’il « s’emmerde au Pays Basque ». Nous ne saurions trop lui conseiller de mettre ses actions en cohérence avec ses propos.

Sud Ouest du 12 août.

Arostéguy remet la mairie au centre du terrain

Voilà deux sacrés chiens de chasse dont les réflexes n’ont visiblement pas été émoussés par le confinement, tout comme François Berland pour Mediabask ! Dès le mardi matin à 9 heures, Pierre Mailharin et Laurent Zègre de Sud Ouest sont présents dans le bureau du maire. Contrairement à son prédécesseur, Maïder Arostéguy affirme avec force que c’est la mairie et uniquement la mairie qui pilotera le dossier : « Le boss, c’est moi ! ». Et une fessée bien méritée pour Aldigé !

Trois considérations seront prises en compte : la nécessité de construire des logements sociaux, la sauvegarde de la clinique Aguilera qui pourrait quitter Biarritz, la pérennisation du BO. Même si Serge Blanco se montre très acharné du téléphone actuellement pour tenter de revenir dans le jeu, même si l’opposition a trouvé les propos du maire parfois un peu hésitants, on ne peut que se réjouir de cette volonté de Maïder Arostéguy de consulter les riverains sur le sujet (Un referendum citoyen demandant leur avis à l’ensemble des Biarrots serait encore mieux !) et surtout de rester maîtresse du jeu. Enfin la mairie retrouve la place qu’elle n’aurait jamais dû céder !

 

 

Les appliqués, les fumistes et le gros lourd

Ce deuxième conseil municipal sur le budget a donné lieu à des échanges fructueux. Malgré certaines absences discutables et un Destizon décidé à faire son intéressant.

À l’aise et maîtrisant ses dossiers, Maïder Arostéguy a su créer une ambiance de dialogues et d’écoute réciproque.

Ôtez-moi d’un doute pour le cas où Alzheimer aurait fait une visite impromptue : la liste conduite au printemps par Nathalie Motsch s’appelait bien, avec une immodestie certaine, « Biarritz en a besoin » et non « Biarritz par-dessus la jambe » ? Hier soir, lors d’un conseil municipal de très belle tenue qui nous ferait presque oublier les errances et autres approximations de Mimi-la-Malice et ses troupes, il y avait de quoi avoir mal au ventre pour tous les gens de qualité qui étaient présents sur la liste de « Calamity Nathalie », en constatant que pour la deuxième fois consécutive leur championne avait donné son pouvoir à Sébastien Carrère et joué les filles de l’air. Comme aurait dit Chevènement, « Un élu, ça fait le job ou ça démissionne ».

Agacement similaire en ce qui concerne le Monsieur météo de TF1, Louis Bodin, absent pour la deuxième fois en deux conseils municipaux. Même si son cas est moins grave que celui de Nathalie Motsch, puisque simple godillot de la majorité, il est exaspérant de constater que les Biarrots crient au « parachuté » quand un ministre envisage d’être candidat dans une ville qu’il pratique depuis trente ans, mais sont en émoi comme des midinettes lors de leur premier bal en voyant le « grand nom parisien » qui va embellir l’affiche, alors que tout le monde sait qu’il sera trop pris par ses activités professionnelles pour consacrer du temps à Biarritz. Et quand je m’étonne sur Twitter de son absence, son beau-père Jean-Bernard Pinatel sort le fusil mitrailleur : « Il apporte son expérience et son conseil à l’adjoint à l’environnement. À l’heure du travail à distance, c’est tout à fait amusant de voir ce genre de réflexion ». Drapeau blanc, Jean-Bernard, mais que je sache le poste de conseiller municipal en télétravail n’a pas encore été prévu par la Constitution.  Et il n’est pas obligatoire d’occuper un mandat pour aider une ville.

Chazouillères explique au lieu de pérorer

Édouard Chazouillères s’est montré plutôt pédagogue et intéressant, mais visiblement certains préfèrent lire le journal.

Mais revenons plutôt aux bons élèves de cette rentrée au lieu de nous intéresser aux fumistes. Tous ceux qui passent actuellement leurs après-midis à la plage confirmeront sans doute une rumeur venue du personnel de la mairie : ce ne sont pas les coups de soleil qui gênent beaucoup Maïder Arostéguy et sa majorité. De mémoire de fonctionnaire territorial, il y a longtemps que l’on n’avait vu une équipe se mettre au travail avec une telle ardeur et impliquer autant les services qui sont globalement ravis de ce bol d’air frais. Bisque, Bisque, Basque ! se gardera bien de toute conclusion anticipée, les bonnes résolutions de la rentrée s’étiolant parfois au cours d’un mandat, mais il est évident que pour rectifier en trois semaines, compte-tenu du Covid, les orientations budgétaires il a fallu que les élus et les services se mobilisent sacrément.

Au lieu des péroraisons autosatisfaites de Guy Lafite et des sentences aussi creuses que définitives de Michel Veunac, nous avons eu droit de la part du maire, d’Adrien Boudousse son premier adjoint, et surtout du « ministre des Finances » Édouard Chazouillères à des explications limpides sur le budget avec des chiffres projetés permettant à chacun de suivre précisément les points évoqués. De la pédagogie à la place de l’enfumage permanent, on va finir par croire que le Dieu de la démocratie et du respect de la vie publique est enfin venu faire un tour à Biarritz !

Et même sentiment de clarté et de connaissance des dossiers lorsque les adjoints, que ce soit Michel Laborde, Richard Tardits, Maud Cascino, Anne Pinatel ou Nicolas Martinez ont pris la parole. Ce conseil dure 3 h 21, mais il mérite vraiment d’être écouté de bout en bout et de sacrifier une séance de bronzette, tant les échanges sont passionnants. Vous y apprendrez entre autres comment le Covid a coûté 4 millions d’euros à la Ville, pourquoi il y a cette année 20% de véhicules automobiles en plus et aurez la confirmation que la danse et le rugby touchent tous les deux annuellement plus d’un million d’euros par an d’argent public.

https://www.youtube.com/watch?v=NN3ZC0Y6WZs

Une opposition constructive et intéressante

D’autant que l’opposition a su se montrer à la hauteur et profiter de la volonté de dialogue, très perceptible lors de ce conseil, pour poser beaucoup de questions intelligentes. Les sept opposants présents ont pris la parole à un moment ou l’autre de la soirée, démontrant souvent une autre vision de l’avenir de la ville mais faisant toujours preuve d’une courtoisie républicaine de bon aloi dans leurs interrogations.

Jean-Baptiste Dussaussois Larralde a fait remarquer que « 92 000 euros seulement pour l’amélioration des eaux de baignade » c’était fort peu, Lysiann Brao s’est interrogée sur les modalités d’attribution de la prime post-Covid, Corine Martineau a défendu une association comme « Équilibre », Brice Morin évoqué son poste de salarié de l’Atabal pour ne pas voter certaines délibérations susceptibles d’entraîner un conflit d’intérêts et Sébastien Carrère demandé des précisions sur le mode de calcul des droits de mutation. À chaque fois, les réponses de la majorité ont été précises et détaillées.

D’habitude, c’est la majorité qui veut augmenter les impôts quand l’opposition se récrie. Le plus surprenant de tous les opposants est donc Guillaume Barucq qui se retrouve à prôner une fiscalité beaucoup plus dure pour les résidents secondaires, ce qui est plutôt inhabituel, même si idéologiquement parlant le docteur à catogan est cohérent avec ses annonces de campagne.

Un vote qui marquera une première lézarde dans l’opposition puisque le « centriste-équilibriste » Barucq votera contre, tout comme Brice Morin et Lysiann Brao, tandis que Corine Martineau et Jean-Baptiste Dussaussois Larralde se rangeront aux côtés de la majorité. Le signe avant-coureur d’un éclatement idéologique de ce groupe d’opposition ?

Un comique malgré lui

« Survivor », l’élu qui ne doit sa place qu’à deux défections, s’est montré insupportable toute la soirée.

On le sait dans tout rassemblement, il y a toujours un gros lourd qui en fait des tonnes et ne comprend rien à l’ambiance générale. À sa place, compte tenu du cinglant échec électoral subi, on raserait les murs, puisque cet élu ne doit son fauteuil d’opposant qu’aux défections successives de Jean-Benoît Saint-Cricq et Jocelyne Castaignède, mais Patrick Destizon n’est pas du genre à se contenter de s’empiffrer gratuitement des petits fours offerts par la Socomix où Maïder Arostéguy lui a laissé un strapontin par charité. Décidé à jouer l’intellectuel de service et à peu près aussi convaincant dans ce rôle que Gérard Larcher briguant un poste de danseur étoile pour les ballets Malandain, l’inénarrable Patriiiiick se lance dans une interminable apologie de la mandature précédente qui ne convainc que lui. Et comme la lumière braquée sur lui s’est éteinte beaucoup trop vite à son goût, il remet le couvert en fin de conseil avec une tirade sur le recrutement d’un cabinet qui va coûter « annuellement 250 000 euros par an ». Notre économiste oublie juste de préciser combien l’absence de cabinet et des compétences qui y sont rattachées a coûté à la Ville lors de la dernière mandature avec les bourdes en série qui auront caractérisé la mandature Veunac, malgré la présence de l’immense adjoint aux travaux qu’il était. Avant que Maïder Arostéguy ne sorte ses griffes pour la seule fois de la soirée en évoquant le recrutement lors du mandat précédent d’Olivier Lépine, « conseiller spécial de Michel Veunac » payé par les contribuables biarrots. Petit élève fessé en public, Patrick Destizon boudera sur sa chaise et arrêtera immédiatement ses attaques.

Et, un peu comme un ivrogne repenti qui garde dans son salon une photo de lui allongé dans le caniveau datant de ses bitures passées, on se dit que finalement c’est peut-être une grande chance pour la vie politique d’avoir au sein du conseil municipal un personnage comme Patrick Destizon : il incarne l’arrivisme, la duplicité et tout ce qu’on déteste dans la politique et rend sympathique ce grand bol d’air frais qui nous arrive avec tous ces nouveaux visages de la majorité et de l’opposition.

Un accord Arostéguy-Etchegaray à propos de Motsch ?

L’information n’est pas encore officielle, mais elle fait déjà beaucoup parler au sein de l’Agglo Pays basque où Biarritz avait perdu une grande part de son crédit grâce à son éblouissant ex-maire. Solidarité UDI oblige, Jean-René Etchegaray souhaiterait garder Nathalie Motsch à la tête de l’AUDAP (Agence d’Urbanisme Atlantique-Pyrénées) où aux dires de tous, elle a effectué un très bon boulot. Il a donc approché par téléphone Maïder Arostéguy pour savoir si cette nomination poserait problème. Apparemment, Maïder Arostéguy aurait fait preuve de sens politique en acceptant le deal. Un deal qui n’interdirait pas à Nathalie Motsch d’honorer de sa présence, au moins une fois avant 2026, le conseil municipal où elle a été élue.