Les approximations délibérées de Gave et Aldigé

Bisque, Bisque, Basque ! a pu se procurer le contrat de partenariat qui lie le BO à Sud Ouest. Et s’apercevoir de la mauvaise foi évidente de l’équipe dirigeante.

Est-ce qu’il vous viendrait à l’idée de décider de la couleur de la moquette de l’ambassade de Russie sous prétexte qu’elle est basée à Paris ? Impossible de deviner si la moiteur de Hong Kong ou le grand air de Vancouver y sont pour quelque chose, mais le nouveau tandem dirigeant le Biarritz Olympique, Louis-Vincent Gave et Jean-Baptiste Aldigé, semble avoir une idée un peu particulière du mode de travail des journalistes français comme le prouvent l’éviction de la tribune de presse, jeudi dernier, de notre confrère Pierre Mailharin et le communiqué surréaliste publié hier « Lettre ouverte à bon entendeur », donnant à croire que le quotidien régional doit 33 000 euros au BO.

http://www.bo-pb.com/bopb/actualites/5b8d5f659a72b900555a5032

Pour en revenir à la Russie, tout Français normalement constitué sait qu’une ambassade constitue un territoire extraterritorial dont on ne doit pas (officiellement) s’occuper. Pour en revenir au rugby, les supporters, toujours prêts à accuser les journalistes de tous les maux, ne savent peut-être pas que la composition d’une tribune de presse relève de la compétence de l’UJSF (Union des Journalistes De Sport en France) et non du bon vouloir d’un président décidé à faire le ménage chez les plumitifs au moindre mot de travers.

https://www.ujsf.fr/

Bisque, Bisque, Basque ! condamne donc fermement cette voie de fait qui constitue une grande première dans le rugby français, particulièrement consternante dans une région réputée pour son hospitalité. Les syndicats de journalistes, mais aussi la Ligue Nationale de Rugby et le ministère des Sports ont été saisis de cet abus de pouvoir, et, même si la démission de la ministre Laura Flessel va probablement retarder les choses, on espère vivement que Monsieur Jean-Baptiste « Il n’est ici question que de rugby, n’est-ce pas ? » et son ami Louis-Vincent seront lourdement sanctionnés, à une époque où un mot de travers peut envoyer au frais pour trois mois en tribune le moindre entraîneur.

Échange de marchandises… et d’amabilités !

Le contrat est limpide : Le BO envoie une facture à Sud Ouest, tandis que Sud Ouest envoie une facture équivalente au Biarritz Olympique. Personne ne doit donc rien à personne.

Le rugby est un sport d’excès et on peut comprendre une réaction mal contrôlée, même si elle reste inexcusable. Parce qu’il est plus vicieux, le communiqué publié hier par le BO est totalement indéfendable et tous les journalistes doivent voler au secours de Sud Ouest. Dans toutes les rédactions de France, à l’exception notable du Canard enchaîné, la rédaction travaille aux côtés d’un service de publicité chargé de vendre des espaces du journal et de négocier des accords et des partenariats. Pour avoir travaillé pendant vingt ans à L’Équipe, je peux certifier que les cloisons sont étanches entre les deux services, chacun étant suffisamment occupé de son côté pour ne pas savoir ce que fait l’autre. Insinuer que les écrits de Pierre Mailharin ou Laurent Zègre peuvent être influencés d’une façon ou d’une autre par une tension entre les états-majors du club de rugby et du quotidien régional est donc une calomnie profondément insultante pour nos deux confrères.

Et laisser entendre que Sud Ouest doit 33 000 euros au Biarritz Olympique est tout aussi approximatif.

Les « échanges marchandises » sont une pratique courante dans les journaux. À L’Équipe par exemple, le comité d’entreprise et donc tous les salariés, bénéficiaient de l’usage d’un magnifique voilier Beneteau ancré au port de Deauville en contrepartie d’un certain nombre de pages de publicités gratuites qui paraissaient dans le quotidien sportif. Mais jamais le journaliste chargé de la rubrique Bateaux ne s’est senti obligé de dire du bien de Beneteau. Cet accord qui en général satisfait les deux parties n’a donc aucune incidence sur le contenu rédactionnel à venir. Contrairement à ce qu’affirment Gave et Aldigé, Sud Ouest ne doit donc strictement rien au BO, comme le prouve le contrat. En échange de publicités en faveur du quotidien régional dans le Stade, le journal annonce les matches et offre aussi de l’espace et de la visibilité au BO dans ses colonnes. C’est du donnant-donnant.

Louis-Vincent Gave et Jean-Baptiste Aldigé le savent pertinemment, mais salir le travail parfaitement respectable de deux journalistes professionnels et tisonner les haines entre les supporters et les journalistes, pour faire oublier ses propres manquements, c’est tellement tentant…

Manque absolu d’élégance

Staline faisait disparaître sur les photos les membres du comité central qui avaient cessé de plaire. Gave et Aldigé font de même avec les présidents du BO. Après Serge Blanco de 2008 à 2016, puis Nicolas Brusque de 2016 à 2018, arrivent subitement… Louis-Vincent Gave et Jean-Baptiste Aldigé. Mais où sont passés Benjamin Gufflet et Benoît Raynaud ? Et là, contrairement à la tribune de presse, le duo ne pourra évoquer « le manque de place » puisque par définition, la place est illimitée sur Internet.

Rabagny et compagnie le 9 décembre

Soirée hommage pour l’homme qui a enchanté Biarritz pendant plus de 35 ans…

invit_rabagnyHuit cent euros nets par mois, voilà ce que touche actuellement l’homme qui a tant fait pour Biarritz ! Chiffrera-t-on un jour l’argent que Robert Rabagny a fait gagner à Biarritz avec les événements qu’il a organisés pendant plus de trente-cinq ans ? Les grandes gueules sont souvent les plus pudiques quand il s’agit d’eux-mêmes, et il est clair que l’appât du gain n’a jamais été le moteur de l’animateur Rabagny, qui a exprimé de façon si singulière son immense amour pour sa Ville. Mais de là à se retrouver si bas…

« Monsieur Biarritz Bonheur » n’est pas seulement une biographie d’un personnage emblématique de cette ville, mais aussi un cri de colère de l’auteur contre les bassesses subies par Robert sans se plaindre, que ce soit sous Borotra ou sous Veunac. En 2014, la conjuration de médiocres propulsée à la mairie a décidé de se payer l’arrogant petit employé municipal qui a eu l’outrecuidance de soutenir Max Brisson pendant les élections municipales. Tous ceux qui n’ont jamais quitté le confort de leur douillet intérieur pendant les fêtes de fin d’année ont commencé par lui imposer de pointer quatre fois par jour (Demande-t-on au Père Noël de pointer ?). Puis on lui a refusé d’organiser Halloween – « Le Jardin public doit être réservé à la promenade des Biarrots ! » – avant de lui piquer sans vergogne ses idées. Pendant ce temps, au BO, on chassait sans état d’âme et sans même une cérémonie d’hommage la première mascotte du rugby professionnel, l’infatigable Géronimo, plus en odeur de sainteté politique, qui incarnait si bien le club. Et quand il est revenu au stade, on l’a encadré de deux agents de sécurité pendant tout le match.

Bassesses en séries

geronimo-001Puis on lui annonce qu’un comédien professionnel va être engagé à sa place pour Noël. Deux ans déjà que la nouvelle barbe blanche se contente de parader dans le petit périmètre des vanités de la Ville, en ignorant tous les quartiers périphériques que Robert avait à cœur de visiter !

Et quand l’homme, révolté par tant d’injustice, part en dépression et doit être hospitalisé, on lui propose de prendre une retraite anticipée pour raisons médicales. Le problème, c’est que Robert pour mieux pouvoir organiser les grandes compétitions de surf que tout le monde regrette a souvent pris des semaines, voire des mois à son compte. Il lui manque donc pas mal de trimestres pour prétendre à une carrière pleine et son éviction, à quatre ans de l’âge légal de la retraite, complique terriblement ses affaires.

Était-on vraiment obligé de le mettre sous les ordres de Claverie, alors que Peio et Robert ont du mal à se supporter ? Était-il nécessaire de le harceler systématiquement ? Ne pouvait-on pas, compte tenu de tout ce qu’il a apporté à Biarritz, lui demander de continuer à faire ce qu’il faisait si bien auparavant, jusqu’à l’âge légal de son départ, dans quatre ans. Voilà pourquoi Robert, mis en retraite d’office pour raisons médicales (Logique : à force de brimades, on rend malade quelqu’un et ensuite on le jette… puisqu’il est malade !) se retrouve actuellement avec huit cents euros de revenus par mois. Est-ce vraiment normal ?

Et vous découvrirez sans doute bien d’autres bassesses à la lecture de « Monsieur Biarritz Bonheur ». Décidé à se marier en 2014, Robert rêvait d’arriver à la marie avec le blazer officiel du BO, un blazer que le club lui a toujours refusé. C’est finalement Cécillon Puleoto qui lui prêtera le sien, tandis que Serge Blanco, à qui il avait demandé d’être son témoin de mariage, lui fera faux bond avec un cavalier « Je ne veux pas me retrouver dans la merde ». Savez-vous aussi que la médaille de la Ville qui lui avait été solennellement attribuée par Michel Veunac, en avril 2016 à l’occasion de la soirée de clôture de la Maïder Arostéguy Cup, lui a été reprise dans les coulisses par le maire « pour la faire graver ». Les graveurs doivent être rares sur la Côte Basque car sept mois plus tard, Robert n’a toujours pas revu sa médaille. Et l’on pourrait en raconter tout autant quand il était sous les ordres du « monarque » Borotra et que le poste de chef de bassin à la piscine municipale lui passait sous le nez…

Tous au Txik Txak !

Avec son grand copain, Soso Puleoto.

Pour toutes ces raisons, un hommage à cet homme exceptionnel s’impose. J’invite donc tous ceux que Robert a fait rêver à venir le remercier le vendredi 9 décembre 2016, de 18 à 20 heures, au restaurant Le Txik Txak, chez son ami Soso Puleoto. Et j’espère que pour une fois les Bayonnais, les Basques de l’intérieur et tous ceux qui aiment sa vision du rugby et son sens de la fête oseront s’aventurer jusqu’au parking d’Aguilera où se trouve le restaurant de l’ami Soso.

Bien entendu, vous pourrez vous faire dédicacer sa biographie (aucune obligation d’achat de votre part !), mais aussi boire un verre et admirer une exposition photos retraçant toute sa carrière. N’est-il pas plus que temps de rendre hommage à Robert et de marquer par notre présence notre désapprobation pour ce que on lui a fait subir ?

Personne ne sera chassé s’il vient saluer Robert sans avoir prévenu. Mais, pour des raisons de logistique, merci de me passer un petit mail si vous êtes sûrs de venir, en me disant combien vous serez. Vous nous simplifierez grandement l’organisation.

Mon mail : jeanyvesviollier@gmail.com

 La moitié des droits d’auteur pour Robert

Des actes plutôt que des paroles ! Les deux ans passés à fréquenter Robert m’ont convaincu de son altruisme et de sa générosité. J’ai donc décidé de partager avec lui  les droits d’auteur du livre, ce qu’il a eu du mal à accepter.

Un BO aussi gris que son maillot

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Défense en porte de saloon pour le BO qui va encaisser cinq essais face à Dax (Photo Sud Ouest)

Gris, c’est gris ! La consternation était telle en ce lundi, que ce soit aux Halles ou au « Txik Txak » de Soso Puleoto, que l’on n’a guère envie d’en rajouter. Le BO nous avait promis monts et merveilles pour son déplacement à Dax. Et au final un score de 41 à 16, avec cinq essais marqués par les diables rouges contre un seul pour les maillots gris de Biarritz. Cette équipe semble tellement en plein mal être, tellement empruntée avec sa façon de faire tomber systématiquement les ballons, qu’elle paraît davantage avoir besoin du divan d’un psy que d’un entraîneur façon David Darricarrère. Qui peut encore croire en une qualification, en avril 2017, pour les phases finales ?

Koxka manque de couleur

Autre sujet d’étonnement, le jeune comédien qui habite la peluche Koxka, les jours de match à Aguilera, était présent dans les tribunes à Dax, mais visiblement il n’a pas l’autorisation de se produire lors des matches à l’extérieur. Une question d’argent, probablement. Personne ne s’en plaindra, tellement ses prestations jusqu’à maintenant ont été peu convaincantes, mais il est dommage que les joueurs, lors de déplacements aussi proches, soient si peu encouragés. Où est le temps où Géronimo mettait le feu dans les stades, lors des matches à l’extérieur ? À propos de Koxka, Bisque, Bisque, Basque !  n’en est toujours pas revenu de ses trouvailles en fouinant sur le site du BO (http://www.bo-pb.com/). Lorsqu’on clique sur la rubrique Koxka – oui, elle existe ! -, on trouve en tout et pour tout … trois dessins à colorier. Étonnez-vous après cela que le BO, tout comme sa mascotte, donne le sentiment de manquer de couleurs !

dax-bo-koxka

En tout cas, on espère que le « créatif » qui a inventé cette rubrique destinée à faire rêver tous les fanatiques du rugby, va être grassement payé. Et qu’il va devenir partie prenante des entraînements du BO pour transmettre un peu de sa débordante imagination aux joueurs.

Géronimo, l’homme libre

dax-bo-rabagnyEt pendant ce temps, Géronimo, alias Robert Rabagny, honteusement chassé du BO en 2015 et de la mairie de Biarritz en 2016, continue à penser et à agir comme un homme libre, et à faire ce qu’il a envie. En République, on a le droit de venir habillé comme on veut au stade. Et même si on est seul, on a le droit d’emprunter le sentier de la guerre pour soutenir son cher BO, particulièrement mal en point en ce moment. Robert Rabagny, qui n’est jamais aussi bon que lorsqu’il n’en fait qu’à sa tête, a donc décidé de ressortir de l’armoire son costume d’indien et de venir encourager des tribunes son cher BO, comme il l’a fait hier à Dax. Et pas de gris dans son costume de guerre, du rouge, du blanc, et un amour du maillot incomparable. Ah, si seulement les joueurs savaient s’inspirer de cet homme libre et convaincu ! Ah si seulement Koxka réussissait à capter le dixième de sa flamme !

La placide cagouille charentaise promène le BO

Si Soyaux-Angoulême reste à ce niveau de jeu, son maintien en Pro D2 est assuré, car les Charentais ont su faire preuve d’un pragmatisme de vieux briscard face au BO.

Les Charentais adorent jouer aux paysans pas très malins : « Oh moi, quand je vois un escargot qui met son clignotant, je le laisse passer ! » et ils ont magnifiquement réussi à endormir le Biarritz olympique en son jardin d’Aguilera. Impossible pour ma part de choisir entre la ville qui m’a appris à jouer au rugby et celle qui m’accueille depuis plus de dix ans, juste le simple souhait de voir un beau match. Pourtant, lorsque Nicolas Brusque s’avance au milieu de la pelouse pour rendre hommage dans un très beau discours au speaker décédé Jean-Louis Berho, lorsqu’on capte l’émotion des joueurs biarrots, on se persuade que les visiteurs charentais ne vont guère peser lourd.

Mais le promu, qui affiche aussi le plus petit budget de Pro D2, ne se montre nullement intimidé et manifeste une solidarité défensive à toute épreuve et une totale placidité sous la grêle biarrote (les escargots, c’est connu, adorent le temps humide !). Ric ouvre le score pour Angoulême dès la deuxième minute. Tandis que les Biarrots font tomber le ballon à plaisir ou les perdent dans les rucks, les Charentais profitent du moindre turn-over pour attaquer avec vivacité. 9 à 6 en leur faveur à la mi-temps et un probable soufflon mémorable dans les vestiaires biarrots de la part de l’entraîneur Darricarère.

À la peine physiquement, les Charentais encaissent coup sur coup deux essais de Nabou (47e) et Vaka (51e) et se replient momentanément dans leur coquille, sans pour autant oublier les fondamentaux du jeu.  Le match semble plié. Mais c’est mal connaître la mentalité de l’escargot charentais, modèle d’obstination quand il trace sa route. Pénalité après pénalité, Soyaux-Angoulême grignote son retard, fait déjouer Biarritz, avant que Ric, à la 75e minute, ne parachève le désastre 21 à 20.

Et le public biarrot, qui ne se sera manifesté qu’au moment où les Rouges et Blancs menaient au score, de se lever et quitter en masse l’arène, laissant les supporters angoumoisins clamer leur joie, alors qu’il reste encore cinq minutes à jouer et que tout est possible. Quel signal encourageant pour les joueurs sur le terrain !

Oui, décidément, Jean-Louis Berho méritait beaucoup mieux pour son ultime hommage.

 

Koxka et les puceaux

angouleme-01À chaque visite à Aguilera, l’ineptie de la mascotte Koxka, corsaire d’opérette à la langueur adolescente, me frappe davantage. C’est ça le symbole de Biarritz ? Après une brève apparition sur la pelouse avec une main molle agitée, Koxka a passé ensuite son temps à tortiller des fesses dans les travées des spectateurs, les empêchant de voir le match et leur cassant bien les koxkoï. Qu’on l’enferme ! De la même façon, il est parfaitement naturel que le club donne des places à ses jeunes joueurs… à condition qu’ils respectent les cochons de payants ! Juste derrière nous, travée B, rang 9, trois puceaux en short, qui venaient visiblement de s’entraîner, ivres de la permission de 23 heures accordée par leurs parents, sont venus débiter leurs niaiseries pendant toute la fin du match, racontant à haute voix leurs exploits amoureux d’onanistes invétérés tombés sous le charme de leur couette. Il y avait 5 678 spectateurs seulement à Aguilera, dont nombre d’invitations gratuites. Au vu du spectacle proposé et du mépris pour ceux qui ont payé leur place dans les tribunes, le chiffre ne devrait guère décoller lors des prochaines rencontres…

Ce Bo, confondant d’amateurisme

Zef-Koxka

Le Biarritz Olympique l’affirme sans rire : il n’y a pas la moindre ressemblance entre sa mascotte et celle du Stade brestois. (Photo http://www.mensquare.com)

J’imagine la scène comme si j’y étais. Gonflette-en-chef et Gonflette-adjoint, tous deux dirigeants du Biarritz Olympique, se retrouvent sur un coin de table, un crayon à la main. Ils ont deux heures pour remplacer Géronimo, l’indien emblématique du BO, car il ne faut pas contrarier les désirs du maire de la Ville, grand distributeur de subventions du club. Décision a donc été prise de plumer la mascotte.

Gonflette-adjoint :  « Chef, vous avez une idée comment qu’on va s’y prendre? »

Gonflette-en-chef, majestueux : « Un chef a toujours une idée, c’est d’ailleurs pour ça qu’il est chef… »

Tendant une photographie chiffonnée à son adjoint : « Qu’est-ce que tu dis de ça?« 

Gonflette-adjoint :  « C’est quoi ce gus? Et ce drapeau avec S.B. dessus? »

Gonflette-en-chef : « Ignare, c’est Zef le pirate. Et le SB c’est pour le Stade Brestois« …

Gonflette-adjoint, horrifié :  « Mais c’est un club de foot! »

Gonflette-en-chef : « Admire un peu la subtilité de ton chef, au lieu de te récrier. Tu as déjà vu un footeux s’intéresser au rugby?« … « Et en plus, il faut au moins six jours de chars à bœufs aux Bretons pour venir jusqu’au Pays basque. Aucun souci.« 

Gonflette-adjoint, muet et pensif :  « Si je lui dis qu’en un clic de souris, on peut aller partout dans le monde, il va le prendre mal »

Gonflette-en-chef, sortant ses crayons de couleur : « Regarde l’artiste à l’œuvre. Tu vas une fois de plus comprendre pourquoi je suis chef… »

Gonflette-adjoint, horrifié :  « Mais c’est un dessinateur qui a fait cela. Et la propriété intellectuelle? »

KoxkoiGonflette-en-chef, catégorique : «  Tout juste un trop payé de barbouilleur. Je vais lui rectifier le portrait, moi, à sa mascotte. Quant à ta prétendue propreté intellectuelle, je me lave les cheveux tous les matins, moi! »

Et Gonflette-en-chef, se sentant soudain l’âme d’un Léonard de Vinci de détailler son travail : « Des belles dents à la place des chicots de ce Breton aviné, un foulard du plus bel effet plutôt qu’un bandana, une ceinture à la taille et des boutons sur la gueule et le tour est joué »

 Gonflette-adjoint, muet d’admiration :  « Oh, chef, mais où vous allez chercher tout cela. Au fait, comment on va l’appeler cette mascotte? »

Gonflette-en-chef, agacé : «  Arrête un peu de me casser les koxkoi… C’est peut-être à toi de trouver… (soudain, enthousiaste) Koxka! Koxka! Mais c’est magnifique comme nom de mascotte! Mon propre génie m’impressionne!« 

C’est Bousquier qui régale!

L’histoire de la création de Koxka ne s’est peut-être pas exactement déroulée comme cela, mais, si l’on suit la défense du directeur administratif Pierre Bousquier dans L’Équipe (8/12), on ne doit guère être éloigné de la vérité :  » Il y a quelques coïncidences qui peuvent paraître troublantes mais ça s’arrête là. Zef le pirate a besoin d’un orthodontiste, nous ce n’est pas le cas. Il a un bandana, nous c’est un foulard… Si on est de bonne foi quand on regarde les mascottes, elles n’ont rien à voir. Si quelqu’un me dit que les deux têtes se ressemblent, je lui paye des churros jusqu’à la retraite. « 

Biarrots gourmands amateurs de churros, précipitez-vous, c’est Bousquier qui régale, car 74% des lecteurs de Sud Ouest ont vu une ressemblance certaine entre les deux mascottes!

Le Stade Brestois, apprenant que le club basque a lancé une collection de vêtements à l’effigie de Koxka, ne rigole plus du tout pour sa part et vient de missionner un avocat pour ramener à la raison les copieurs. Avec à la clé, soit une forte indemnité à verser au Stade Brestois, soit un procès pour plagiat que le BO a toutes les chances de perdre.

Se souvenant de l’époque où il jouait arrière, Le président Nicolas Brusque tente un long dégagement en touche dans l’édition du soir de Sud Ouest (9/12). « Nous ne pratiquons pas le même sport. On ne veut pas leur faire de l’ombre. » Yvon Kermarec, le président du Stade Brestois, n’est pas d’humeur à transiger : «  On va leur demander de changer leur mascotte. Quand on a fait Zef, on avait regardé les mascottes des autres clubs pour voir s’il n’y avait pas de ressemblances. Ils auraient pu faire la même chose. Mais on va trouver un accord. »

Et, comme pour la COP 21, on arrive aux sujets qui fâchent, c’est à dire une histoire de gros sous, les dirigeants du BO se résignant mal à devoir jeter à la poubelle, pour cause de plagiat, tout le textile qu’ils viennent de faire fabriquer. Les contribuables biarrots vont être ravis de voir à quoi servent les subventions octroyées à la mairie.

Rabagny se fait brusquer

Mais le pire dans cette histoire d’un amateurisme confondant, c’est le petit coup vicieux que Nicolas Brusque, que l’on a connu autrement plus adroit sur un terrain, s’est permis d’adresser dans Sud Ouest et France 3, à Robert Rabagny qui, selon lui,  serait derrière « tout cela ».

Non seulement le BO s’est montré d’une inélégance totale avec son meilleur ambassadeur, n’organisant même pas un hommage à celui qui a porté si haut les couleurs du club pendant vingt ans, non seulement il ne l’a pas associé à la conception de la nouvelle mascotte alors que Serge Blanco, en personne, lui avait toujours promis, mais en plus, quand on connait l’homme, son amour immodéré pour son club et sa Ville, l’accuser de tramer quoi que ce soit contre son club est d’une indignité totale. Qui peut sérieusement imaginer Géronimo prendre son téléphone pour appeler le Stade Brestois?

Robert Rabagny, ulcéré par ce qu’il a entendu, n’exclut d’ailleurs pas de porter plainte contre Nicolas Brusque pour diffamation, et on peut le comprendre.

Et on finit par se demander si le choix de Koxka comme symbole du club, n’est pas en fait parfaitement judicieux : cette mascotte de grand adolescent boutonneux, tout juste tombé du lit est presque aussi laide dans sa négation des valeurs du rugby que les dirigeants incompétents qui l’ont conçue.

Koxkoi bis

Pour défendre Géronimo, la mobilisation des réseaux sociaux a été impressionnante.

Géronimo bat tous les records

Géronimo retouché

Géronimo, vu par le dessinateur de presse, natif d’Arcangues, Dominique Mutio.

Vous êtes plus de trente-mille, depuis vendredi soir, à avoir lu l’article racontant comment, lors du match BO-Lyon, l’ancienne mascotte du BO a passé la soirée au stade surveillé par deux agents de la sécurité.

Samedi soir, le record toutes catégories, depuis que ce blog existe, a été battu avec 17 006 lectures de l’article « Ce Bo n’a ni cœur, ni mémoire, ni imagination« . Et contrairement aux chiffres de ventes annoncés dans la presse écrite, parfois très approximatifs, un ordinateur a le mérite d’être imperturbable dans son décompte.

Et surtout, ce qui a fait chaud au cœur de tous les nostalgiques de l’indien, entre les SMS, les réactions sur twitter, les commentaires sur ce blog ou les appels directs à l’intéressé, on dénombre plus de sept cents manifestations de sympathie.

Géronimo BO LYon 005Toutes ces réactions montrent à quel point tous ceux qui aiment le rugby et qui aiment Biarritz sont scandalisés par la mauvaise manière faite à un des personnages les plus emblématiques de Biarritz.

On murmure, que lors du prochain derby opposant l’Aviron à Biarritz, Géronimo recevra de la part de Pottoka et du public bayonnais l’hommage que sa Ville aurait dû lui rendre. Et sans policiers à ses trousses, cette fois!

Décidément, que ce soit au classement ou à la chaleur humaine, Bayonne devance nettement Biarritz ces temps-ci.

Un BO sans âme… et sans Géronimo!

BO Aurillac

Il reste encore vingt-neuf journées pour modifier la donne, mais ce premier match contre Aurillac n’est guère rassurant.

Des travées à demi vides, alors que la ville est saturée de touristes amateurs de rugby, voilà qui n’augure pas de très joyeux dimanches, au mois de janvier prochain, quand les « occasionnels » seront devenus rares. Après les épisodes peu glorieux qui ont occupé toute la fin de saison dernière avec la fusion ratée, on se frottait les mains à l’idée de retrouver enfin du rugby au stade Aguilera, face à une équipe d’Aurillac qui pratique un jeu appliqué mais sans grand génie, et on espérait une victoire tranquille de nos couleurs.

C’était sans compter sur la bonne volonté de tous les participants en rouge et blanc, joueurs ou dirigeants, qui se sont acharnés à faciliter les choses aux visiteurs.

Cafouillage d’entrée du préposé à l’écran géant, incapable de faire apparaître les têtes des joueurs en même temps que leurs numéros, puis Jean-Louis Berho qui s’égosille dans une sono hors d’âge et inaudible (…Apparemment, il n’y a plus d’argent au BO, malgré toutes les subventions municipales!), avant que les joueurs n’entrent sur la pelouse au milieu de quelques claquements de mains polis, à peine dignes d’un match de première série. Pas de chants,  pas de cris, et pas un spectateur qui ne ressent ce délicieux frisson qui précède les coups d’envoi.

Comme l’a avoué, cette semaine, le nouveau président Nicolas Brusque, « nous ne sommes pas très doués pour la communication et l’animation« . Alors, pourquoi diable, s’être privé de Géronimo, si attendu par les occupants des tribunes qui ne demandaient qu’à s’enflammer, et préférer un vide total, comme si le BO n’avait plus de véritable identité?

Concours d’erreurs individuelles

La tribune Blanco après un essai du BO

Clément vient de marquer le premier essai du BO, et c’est à peine si un ou deux drapeaux s’agitent dans la tribune Blanco.

Et puis, histoire de bien se compliquer les choses d’entrée côté jeu, deux erreurs défensives monumentales qui permettent aux Cantalous de mener 12 à 0 à la 17 e minute après un essai de Nouhaillaguet et un autre de Roussel, avant que Clément ne marque en force pour le BO à la 22e puis Davies à la 29 e. Et à peine trois drapeaux qui s’agitent dans la tribune Blanco et une apathie qui gagne tout le public, tellement ce rugby est triste et besogneux! 15-15 à la mi-temps et le sentiment, malgré les manques, que les couleurs locales vont l’emporter.

À la reprise, Cassan marque pour Aurillac à la 65 e et Burotu réplique à la 69 e : 25-25.

Il n’y a pas un écart énorme entre Aurillac et le BO, juste un peu plus d’application offensive et défensive chez les visiteurs. A la 71 e, Petitjean transforme une pénalité et donne trois point d’avance à Aurillac 28-25. Mais le BO semble décidé à perdre ce match. Le Bourhis manque une pénalité très facile face aux poteaux, avant que le BO ne se fasse voler un ballon en touche à dix mètres de la ligne adverse et qu’Erik Lund ne commette un magnifique en-avant sur le dernier ballon du match.

Bien sanglé dans un impeccable costume gris, le nouveau président du BO semble juste avoir oublié que le rugby doit être une fête, qu’une l’équipe ne vit pas que des subventions télé et qu’elle a besoin d’un public, transcendé, qui la porte dans les moments difficiles.

Avant de nous parler inévitablement, dès juin 2016, d’une nouvelle fusion avec l’Aviron bayonnais, aussi prévisible que le retour des crabes à la marée, on ne saurait donc trop conseiller à Nicolas Brusque, d’envoyer en stage à l’Aviron tout son entourage pour apprendre à mettre le feu au stade avant, pendant et après les matches. Il y avait quelqu’un qui faisait cela très bien. Il s’appelait Géronimo et nul ne peut le soupçonner de ne pas éprouver un amour infini pour ses couleurs. Qui nous expliquera pourquoi Nicolas Brusque lui a demandé d’arrêter?