L’homme jamais au courant de rien

Premier magistrat de la ville, Michel Veunac affirme toujours être dans l’ignorance quand ses « coups en douce » apparaissent au grand jour. Démonstration avec un article du « Canard » qui éreinte Streeteo.

Depuis plusieurs mois, Streeteo est dans le collimateur des médias, mais Veunac va affirmer une fois de plus qu’il n’était pas informé.

Les écuries de Bigueyrie ? « Un terrain inconstructible ». Les faits ont montré le contraire.

L’acquéreur de ce terrain ? « Un membre de la Société des Courses de trot ». Les faits ont montré le contraire.

La valeur du terrain. « 545 000 euros selon Les Domaines » Les faits ont montré le contraire.

Qui peut encore croire les élus quand ils alignent autant de contre-vérités en si peu de temps ?

Il y a donc de sérieuses raisons de s’inquiéter quand Guy Lafite – Mozart de la Finance ou joueur de pipeau ? – annonce avoir trouvé un « modèle économique » pertinent sur Streeteo. L’article publié ce matin par « Le Canard enchaîné » a dû sérieusement donner mal à la tête au trio de comploteurs du stationnement payant Veunac-Lafite-Claverie. Et ils n’ont pas fini de se faire du souci car plusieurs médias nationaux sont en train d’enquêter sur Streeteo.

« Le Canard enchaîné » du 7 mars : un numéro à lire impérativement.

Au moment où la délibération sur le stationnement à Biarritz était votée, partout dans la presse fleurissaient des articles sur cette étrange société Streeteo, ses recrutements pour le moins curieux, son matériel techniquement défaillant, et ses méthodes de séduction des villes pour le moins insolites. Mais, c’est bien connu, Veunac ne lit jamais la presse. Et c’est tout à fait par hasard qu’il s’est gardé de donner en public le nom de cette filiale de Vinci et la somme qu’il lui a versée.

On imagine déjà Veunac, avec ces deux comparses arrogants et donneurs de leçons, expliquer lors du prochain conseil qu’ils ont fait confiance à la filiale de Vinci, qu’ils n’étaient pas au courant des problèmes et croyaient avoir affaire à un partenaire sérieux. Et pourquoi pas, comme dans l’affaire des écuries de Bigueyrie, remercier en public Bisque, Bisque, Basque ! d’avoir lancé l’alerte, même s’il est paradoxal qu’un particulier en retraite soit informé de ce que le maire ne sait soi-disant pas ?

Au conseil municipal de jouer !

Bisque, Bisque, Basque !  a reçu depuis hier de nombreux coups de téléphone d’élus qui ont effectivement le sentiment d’avoir été abusés, lors du conseil municipal du 20 décembre.

(https://jeanyvesviollier.com/2018/03/06/retour-sur-un-enfumage-total/)

Malheureusement pour ces élus qui se réveillent soudain, il est trop tard pour demander l’annulation de la délibération, puisque le délai légal de soixante jours est passé.

En revanche, il est manifeste que Streeteo est bien incapable de tenir ses promesses, à Paris comme à Biarritz, et que le matériel utilisé n’est pas au point. Il y a quelques jours, tandis que la police nationale, prenait un malin plaisir à verbaliser la voiture du maire, une fois de plus mal garée, deux agents de Streeteo se livraient à une amusante expérience. Côte à côte, ils testaient la même voiture avec leur appareil. L’une des machines autorisait la verbalisation, tandis que l’autre l’interdisait. Ce n’est plus un stationnement payant mais une loterie municipale !

Dans ces conditions, si les élus du conseil municipal actuel ont Biarritz comme préoccupation prioritaire, au lieu de marcher honteusement au pas, ils seraient bien inspirés de demander une résiliation du contrat souscrit par le maire, puisque ce qui était promis par Streeteo n’est pas respecté.

Ce qui permettrait de remettre enfin l’église au centre du village et le parcmètre à sa place, au lieu de lâcher du lest en catastrophe, comme le fait le maire actuellement, qui est en train d’inventer cinquante tarifs de stationnement différents, histoire de mieux noyer le poisson avec les commerçants et de transformer Biarritz, avec sa zone rouge, sa verte et sa jaune, en ville totalement dissuasive pour le profane.

Avant de décider, on se concerte, on discute, puis on met en place une politique de stationnement permettant de faire la guerre aux voitures ventouses et d’augmenter le « taux de respect » si cher au maire, au moins les jours où il n’est pas lui-même au volant. Le but étant de créer une véritable « pédagogie du stationnement », sans pour autant tuer le commerce dans la ville. Et quoi de mieux dans ce cas-là que de faire appel à des policiers municipaux ou des Agents de Surveillance de la Voie Publique (ASVP), au lieu de privatiser le stationnement avec les conséquences que l’on peut imaginer ? Une solution qui permettrait d’économiser sur deux ans plus d’un million d’euros.

Chiche ?

Le mécano Michel resserre les boulons

Péril oblige, une réunion de la majorité s’est déroulée hier soir pour tenter de calmer les grognements des godillots de la majorité que ce soit sur le stationnement ou sur le local à Kleber, appartenant au promoteur Mindurry, que Veunac et Lafite persistent à vouloir racheter. Et pour couronner les festivités, Veunac a annoncé pour ce vendredi après-midi une « réunion de recomposition » de la majorité.

Réunion de « décomposition de la majorité », ça ne faisait pas assez chic ?