Et deux millions de plus pour la Cité naufragée !

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À plusieurs reprises, Michel Veunac a annoncé triomphalement un mieux très net de la Cité de l’Océan… Le rapport remis aux conseillers de l’agglo le prouve : une fois de plus, il a menti !

Vous referez bien un petit tour de manège ! Il suffit d’être riverain, au lieu d’être élu, pour savoir que la Cité de l’océan est un bide absolu, mais ce n’est pas pour autant que le moussaillon Michel Veunac va cesser de souquer ferme pour nous faire croire au renflouement de la Cité naufragée, à peu près aussi probable que l’élection de Guy Lafite à la Présidence de la République. Et comme le roi des baratineurs à écharpe tricolore ne doute de rien, il nous a déjà fait nombre de grands numéros, lors des derniers conseils municipaux sur le « redressement très net » de la Cité de l’Océan. Les chiffres sont cruels, comme le prouve le rapport remis aux conseillers de l’Agglo, qui vont être appelés demain 20 juillet à mettre à nouveau la main au portefeuille : en comptant les scolaires, les groupes, les tarifs réduits, on arrive à… 136 visiteurs par jour, soit 50 000 annuellement. Où est-il le temps où le premier adjoint Max Brisson, répondant aux questions du Journal du Pays basque (20/9/2011) triomphait à propos de la Cité de l’Océan : « Avec Didier Borotra, Biarritz joue de nouveau dans la cour des grands » et considérait un objectif de 400 000 visiteurs par an « envisageable » ?

http://www.lejpb.com/paperezkoa/20110920/291832/fr/Avec-Didier-Borotra-Biarritz-joue-nouveau-dans-cour-des-grands

Veunac va nous faire détester la Cité de l’Océan

N’importe quel élu normalement constitué, face à un bide aussi durable se poserait des questions sur la réorientation nécessaire du bâtiment pour arrêter le massacre financier, mais notre Michel, sans doute inspiré par les SDF qui traînent place Clémenceau, va arriver ce soir au Conseil de l’Agglo, avec une sébile et une pancarte « Deux millions d’euros pour que ma Cité reste propre »…Et le plus incroyable, c’est que les élus, qu’ils soient de la Région, du département ou de l’Agglo, vont traîner des pieds mais venir au secours du malheureux mendiant, à hauteur de 426 000 euros chacun, tandis que les Biarrots auront l’immense plaisir de voir 852 000 euros (un demi-milliard de centimes tout de même, pour ceux qui comptent encore en anciens francs !) s’envoler en attractions ludo-scientifiques et autres inepties voulues par le monarque Didier Borotra et son pâle suiveur Michel Veunac. Comme le répète à chaque conseil municipal le pilote fou du bâtiment en perdition : « Je vais vous faire aimer la Cité de l’Océan » C’est plutôt mal parti.

Clientélisme électoral et renvois d’ascenseur

La question s’était déjà posée au moment de la recapitalisation de la Cité de l’Océan, en 2015, à hauteur de 1 572 000 euros. Est-ce le rôle d’unecIT2 03 Région, d’un Département ou d’une Agglo de financer un bâtiment qui ne présente aucun intérêt pour les populations concernées ? Sincèrement, il est permis d’en douter.  Alors que la plaisanterie de cette fois-ci (Patience, il y en aura d’autres !) va s’élever à 2 130 000 €, on peut se demander si nos élus ne s’offrent pas quelques petits renvois d’ascenseur avec l’argent public. Et si les alliances, parfois surprenantes, lors des élections départementales et régionales de 2015, ne se sont pas négociées moyennant recapitalisation et subventions pour le malheureux impécunieux biarrot. Dernier point enfin, il semblerait que pour former la future EPCI, les agglomérations vont fusionner en une entité unique, avec leurs actifs… et leurs passifs. Alors c’est le moment de dépenser puisque les dettes vont être planquées sous le tapis commun !

L’ineptie du ludo-scientifique

Si la bienveillance des élus laisse un peu perplexe, l’entêtement de Michel Veunac pose question. À nombre de reprises, avec ses hésitations, ses incertitudes et son absence de feuille de route claire, les électeurs ont pu constater que l’imagination n’était guère au pouvoir du côté de la mairie. Tous ont dit que la société marseillaise qui avait vendu les premières attractions n’avait pas tenu ses promesses et qu’entre le projet présenté et le résultat final il y avait comme la longueur du paquebot France. C’est Michel Veunac qui avait présenté cette société à Didier Borotra, qui, lui, avait fait du béton et de l’architecture sa chasse gardée. Et qui est-ce qui persiste à faire appel à la même société ? Michel Veunac !

Même si une de ces fameuses attractions ludo-scientifiques connait un éphémère succès, elle ne peut pas permettre à un bâtiment comme la Cité de l’Océan de gagner durablement de l’argent. Ces attractions fourguées en moyenne à 500 000 euros pièce, ne sont en fait que des prototypes « bêta » que l’on teste dans les musées avant de les développer pour le grand public dans les deux ans qui suivent. François Amigorena l’avait souligné fort justement, il y a un an, à propos des lunettes à réalité virtuelle qui sont désormais en vente dans toutes les boutiques spécialisées. Et l’on peut vraiment se demander si le bêta n’est pas celui qui achète ce type d’attraction.

Une réorientation vigoureuse de la Cité de l’Océan s’impose donc. Biarritz, avec le surf, a une histoire magnifique et des collections somptueuses qui dorment dans les armoires. Raconter au public une histoire basque, comme le faisait l’ancien Musée de la mer face au rocher de la Vierge, avec la chasse à la baleine, c’est parler au cœur des touristes, et éviter de devoir remettre sans cesse de l’argent au pot, avec des collections pérennes, beaucoup moins onéreuses.

Au lieu de faire preuve d’un entêtement pour le moins suspect, Michel Veunac serait bien inspiré, lui qui s’imagine grand démocrate, d’organiser un referendum pour savoir si les Biarrots veulent qu’on poursuive l’effort dans la direction choisie par la municipalité ou s’il faut réorienter d’urgence le mégalomaniaque bâtiment voulu par Dider Borotra et ses adjoints.

… Et vous ne savez pas quel va être le nom de la prochaine attraction achetée à prix d’or avec l’argent de vos impôts ? « La Cité engloutie » !

Ah, si seulement…

Veunac, avec ses meilleurs vieux

Avec ses meilleurs vieux

Entrefilet de Sud ouest du 16 janvier.

Ancien directeur technique de la Ville de Biarritz, ce retraité, qui a quitté ses fonctions il y a une dizaine d’années,  en a gros sur la patate, et on le comprend. Chaque année, il était convié aux vœux du personnel municipal, ce qui était l’occasion de saluer les anciens collègues. Bien sûr, il avait entendu parler comme tout le monde de la baisse des dotations de l’État et avait conscience que les finances de Biarritz étaient au plus juste. Mais de là à imaginer qu’il ne recevrait pas en 2016 la moindre carte de vœux du maire actuel! De là à imaginer qu’il serait exclu de la cérémonie réservée au personnel municipal!

Comme ses collègues partis à la retraite, notre homme a attendu, attendu, en ce début d’année, sans jamais rien voir venir. Avant de découvrir grâce à un entrefilet de Sud Ouest du 16 janvier (photo jointe) que la cérémonie était exclusivement réservée aux salariés en poste et à ceux qui ont quitté les services municipaux depuis moins de cinq ans. Pas le moindre mot pour l’informer de ce changement de règles du jeu, ce qui n’étonne guère notre retraité qui a beaucoup pratiqué le nouveau maire du temps de Didier Borotra, et qui sait que, derrière les sourires de façade, se cache un vide abyssal…

Encore une fois, Michel Veunac a tout faux et Bisque, bisque Basque! le prouve :

Une carte de nouvel an, ça coûte deux euros, grand maximum, frais d’envois compris. Est-il normal de traiter ainsi les anciens employés municipaux par le mépris? Rappelons pour mémoire, que la première décision du nouveau maire en 2014  a été de s’octroyer, malgré une situation financière tendue,  un salaire très proche du plafond pour une ville de 25000 habitants, et nettement en hausse par rapport à Didier Borotra. Rappelons aussi  que ses revenus, de maire, vice-président de l’agglo et de conseiller régional, avec une impositions quasi-inexistante, avoisinent les 8000 euros par mois. Et qu’en plus, il ose se plaindre de la difficulté de sa tâche, alors que rien ni personne ne l’a contraint à se présenter!

Pour une fois que la Cité de l’Océan pouvait afficher complet!

Visiblement notre bon Michel Veunac a préféré privilégier ses propres revenus plutôt que la convivialité et le lien social, ce qui est perçu par le personnel municipal comme une forme de mépris. Mépris redoublé d’ailleurs, car notre retraité, fort en colère, s’est fendu d’une vigoureuse lettre à Michel Veunac, il y a plus de trois semaines, sans jamais recevoir la moindre réponse. Cette municipalité est décidément très classe et préfère se goberger, que manifester du respect à ceux qui les ont fait rois…

Par ailleurs, la cérémonie se déroulait le 15 janvier à la Cité de l’Océan, ce bâtiment naufragé qui ne compte plus qu’un défenseur, le maire. C’était une occasion rêvée de remplir les lieux, ce qui n’arrive que fort rarement (Les mauvaises langues disent même que la seule fois où la Cité de l’Océan a été bondée, c’était le jour de l’inauguration, car le champagne était offert…). Mais Veunac nous prouve depuis trois ans qu’il est l’homme des indécisions chroniques et des occasions ratées.

Oui décidément, cette ville n’a ni cœur ni mémoire. La médaille de la Ville, que Maïder Arostéguy souhaitait voir attirbuée à Robert Rabagny pour tout ce qu’il a apporté à Biarritz, a été refusée avec des cris d’orfraie. Michel  Veunac est dans la même logique quand il adresse ce magnifique bras d’honneur aux anciens qui ont œuvré, dans leurs fonctions,  pour la prospérité de Biarritz. Dans la vie, chaque homme est confronté à un choix : se regarder le nombril ou s’intéresser aux autres. Il y a longtemps que le gentil Michel a choisi…

Veunac si seul en sa Cité…

Veunac si seul en sa Cité

Le petit bâtiment anodin annoncé en 2004 à 8 millions d’euros est en train de dépasser allègrement les 100 millions d’euros. Tout ça pour ça ?

Les repas de famille se déroulent presque toujours ainsi. On mange trop, on s’étouffe, on s’agace, et à mi-repas les vieilles rancœurs ressortent. Ce ne sont pas les conseillers municipaux qui ont participé au marathon du mercredi 30 septembre (quatre heures de délibérations et un programme dense jusqu’à l’indécence) qui vous diront le contraire.

À l’apéritif, tout le monde est consensuel, et les votes sur l’aménagement  d’une piste cyclable (enfin!) ou le réaménagement de la Côte des basques ne suscitent pas de discussion. Mais quand les plats de résistance, mitonnés par la ménagère Veunac, arrivent, La Cité de l’Océan, mais aussi l’Hôtel du Palais et l’extension du stationnement payant (Bisque, bisque, Basque! reviendra plus tard sur ces deux derniers sujets), le moins que l’on puisse dire est que le maire se retrouve bien seul dans ses convictions et que les godillots de la majorité se contentent de regarder leurs pompes et de voter en silence, pendant que l’opposition s’escrime.

Un dépressif face à son bandit manchot

Pour toutes ces raisons, ce conseil municipal de fort bonne facture, autrement plus palpitant qu’un Nouvelle-Zélande-Géorgie de Coupe du monde de rugby, mérite d’être regardé.

http://ville.biarritz.fr/mairie-pratique/le-conseil-municipal/videos-deliberations/

En effet, lorsque notre bon maire a une idée, ce qui heureusement est fort rare, il s’y accroche. Comme un dépressif campé face à son bandit manchot au casino municipal, Veunac est visiblement persuadé que plus on perd, plus il faut miser. Son plan de relance de la Cité de l’Océan passe donc par un nouvel investissement de 6 millions d’euros pour racheter de la quincaillerie ludo-scientifique, alors que les faits montrent que ce type d’équipement n’intéresse personne. Comme notre maire aime les plaisanteries qui durent, il demande donc « simplement » au conseil municipal de voter une subvention de deux millions d’euros pour les premiers investissements… en attendant la suite.

Mais une surprise de taille, que Bisque, bisque, Basque! est en mesure de vous révéler, attend pendant ce banquet la médiocre cuisinière Veunac. Avant le repas, les convives se sont concertés pour évoquer les sujets qui fâchent. Jean-Benoît Saint-Cricq, Bénédicte Darrigade, Pierrette Echevarria et… Max Brisson se sont souvenus qu’il n’était pas interdit de préparer ensemble le conseil municipal quand on est dans l’opposition, et vont donc lancer quelques salves intéressantes sur le pauvre assiégé, si seul en sa Cité.

Un tir groupé de l’opposition

À tout seigneur tout honneur, c’est l’opposant de tout temps à la Cité de l’océan, Jean-Benoît Saint-Cricq, au bout d’une heure de conseil, qui renverse les premières assiettes dans une intervention remarquable (à lire ci-dessous) où il rappelle l’histoire de ce petit bâtiment anodin, annoncé par Didier Borotra pour un coût de 8 millions d’euros et qui va finir autour de cent millions d’euros, ce qui constitue une sorte de record dans la gabegie publique. Avant de refuser « d’approuver ce carnage financier pour soutenir un flop commercial qui se poursuit allègrement depuis trop longtemps« .

Bénédicte Darrigade détaille ensuite « le besoin financier colossal que représente votre plan de relance » avec l’attraction « La plongée dans les abysses » qui coûtera aux contribuables « 1million 250 000 euros en 2017 et le sauvetage dans la tempête pour 1million 200 000 euros en 2018 » et annonce qu’elle s’opposera à la subvention. Précision pour les profanes, la « plongée dans les abysses » et le « sauvetage dans la tempête » sont les noms prémonitoires, choisis par les grands humoristes qui président aux destinées de la Cité de l’Océan. On ne saurait être plus réaliste!

Peut-être piqué au vif par les critiques lui reprochant son opposition inexistante au sein du conseil, Max Brisson (1h11 sur la vidéo) lance l’idée qui fâche et qui pourtant tombe sous le sens : « Votre orientation, c’est de « muscler » ce qui existait. On aurait pu être en rupture, considérer que l’on s’était planté et tourner la page. Vous avez fait un choix différent (…) Vous ne pouvez pas échouer. Si vous échouez, nous allons plomber définitivement les finances de la Ville« . Il faut parfois savoir tourner la page, ce que Veunac ne sait visiblement pas faire. Et on connaît un « Gros Poupon » qui n’a pas fini d’être pensif jusqu’en 2020, le matin en se rasant.

Frédéric Domège se veut plus nuancé, mais remarque qu’on n’a pas vu « dans la liste d’aujourd’hui de sociétés privées« , alors que le maire les avait annoncées avec emphase.  Pour les Biarrots, malgré ses doutes personnels, il souhaite la réussite de ce plan de relance et s’abstient donc.

Maïder Arostéguy enfin (1h17 sur la vidéo) finit de nettoyer la table, en estimant que « l’économie de la mer est l’avenir de notre territoire » et en s’étonnant «  de la disparition des partenaires privés dans la Cité de l’Océan » avant de conclure face à l’utilisation de l’argent public « Pourquoi est-ce la puissance publique au lieu du privé qui joue ainsi à la roulette russe? »

Veunac, à l’image de ses mères de famille qui ne veulent pas voir les haines familiales pour se persuader que leur repas se déroule au mieux, botte en touche en annonçant qu’il « ne peut en dire plus, mais que des partenaires privés se déclareront avant la fin de l’année », avant de fustiger avec arrogance tous ceux qui traînent des pieds : « Plus j’avance vers la réussite, plus vous devenez amers et agressifs ».

Pauvre homme, il n’a pas vu les convives rire sous cape autour de la table en se répétant que, décidément, « Veunac est en cécité sur sa Cité« ?

 

Jean-Benoît Saint-Cricq décrypte les enjeux

Monsieur le Maire, mes chers Collègues,

Personne ne sera surpris que ce plan de relance ne suscite pas notre approbation. Déjà le 24 septembre 2004, lors du lancement de cette opération en maîtrise d’ouvrage publique, nous avions émis des réserves sur ce projet.

Je rappelle qu’à l’époque, il s’agissait d’engager seulement 8,380 M€ pour la construction et la réalisation de la Cité du Surf, scénographie incluse. Puis, au fur à mesure, nous avons vu le projet enfler jusqu’à la démesure.

Dès 2005 avec le choix de Steven Holl contre l’avis du jury, le projet est monté à 15 M€. Puis, en 2007, votre prédécesseur à qui nous avions dit que l’urgence était de rénover le Musée de la Mer, a sorti de son chapeau de prestidigitateur le PPP, partenariat Public Privé pour nous dire qu’il allait tout faire. Le coût a bien sûr enflé.

Pendant la campagne 2008, nous avions estimé à 64 M d’Euros le coût pour le contribuable. Votre prédécesseur jurait quant à lui dans ses documents de propagande que le coût serait de 30 M€. Bien sûr, nous ne parlions pas de la même chose. Il parlait du coût pour l’opérateur Vinci et nous du coût pour le contribuable.

Au résultat sitôt la campagne passée, nous avons su que nous nous étions trompés… en sous estimant encore le coût de l’opération. Ce n’était pas 64 M€ mais 80 M€. Et encore, sans compter avec les suppléments, 5 M€ pour chacune des structures. Il a fallu payer la nouvelle entrée du Musée sous dimensionnée puis aménager l’Atalaye, et à la Cité du Surf, il a fallu payer le rond point, les abords et la salle supplémentaire. Total : 90 M€ pour une ville de 25.000 habitants.

J’évoquerai à peine les démêlés juridiques de ce dossier. Nous avions dit que ce montage financier choisi pour tenter de planquer l’endettement sous le tapis était strictement illégal et coûteux. Le Conseil d’Etat m’a donné raison et a censuré ce montage ruineux. Vous avez donc choisi de résilier le PPP, pour des raisons qui vous regardent alors que rien ne vous y obligeait. De fait, vous auriez pu résoudre le contrat et remettre le dossier sur la table en renégociant sur la base du vrai coût de la construction car rien ne dit que ces bâtiments que nous aurons payé 42,5 M€ à leur constructeur et qui nous reviennent au double avec les prêts bancaires aient vraiment la valeur qui nous a été facturée.

Nous savons que cette affaire s’est avérée spécialement ruineuse à la réalisation et parfaitement illégale.

Qu’en a-t-il été de l’exploitation ? Hélas comme nous l’avions prévu ce fut une véritable catastrophe.

Dès la première année 2011 vous affichiez 25.000 € de pertes malgré 388.000 € de subventions d’exploitation officielles et 600.000 € de subventions indirectes sous forme de loyer Vinci non répercuté sur la SEM et payé par la Ville, soit un coût pour les Biarrots de 1.013.000 € aux quels il faut ajouter les 500.000 € de l’inauguration, soit 1.513.000 €.

Pour 2012 vous affichiez 297.000 € de pertes malgré 400.000 € de subventions d’exploitation officielles et 600.000 € de subventions indirectes sous forme de loyer Vinci non répercuté. La facture s’élevait à 1.297.000 €.

Pour 2013 vous affichiez 610.000 € de pertes malgré 300.000 € de subventions d’exploitation officielles et 600.000 € de subventions indirectes sous forme de loyer Vinci non répercuté. La facture s’élevait à 1.510.000 € auxquels il faut ajouter les 500.000 € de l’exposition sur les pôles, soit un coût de 2.000.000 € !

Pour 2014 vous affichez encore 549.000 € de pertes malgré 300.000 € de subventions d’exploitation officielles et 600.000 € de subventions indirectes sous forme de loyer Vinci non répercuté. La facture s’élevait à 1.449.000 €, sans parler du coût des animations 167.000 € autour de la Cité pendant l’été qui, bien sûr, n’ont fait entrer personne dedans !

Pour 2015 nous avons vu le loyer versé annuellement à la ville encore allégé de 400.000 € ce qui signifie que pour les 25 ans restant à courir pendant lesquels Biarritz remboursera (désormais à DEXIA puisque Vinci a rendu les clefs) 1.800.000 € par an, la SEM ne paiera que 800.000 € et nous 1.000.000 €, soit 25 M€ au total !

Ainsi, depuis le début de cette exploitation, en 4 ans seulement ce gouffre Biarrot aura englouti 90 M€ à la construction et accumulé des pertes pour un montant de 6.426.000 €.

Aussi, lorsque nous voyons que tout ce que vous nous proposez ce soir, consiste à engager un programme de relance de 5.301.000 € supplémentaires pour la Cité de l’Océan répartis sur les quatre prochaines années, nous ne pouvons que nous insurger. Ce que vous allez mettre dans ce bâtiment n’est pas nouveau, ce ne sont que quelques attractions semblables à celles déjà en place.

Monsieur le Maire, il serait temps de voir les réalités en face. Ce projet d’un autre temps ne peut pas attirer suffisamment de visiteurs pour trouver un équilibre d’exploitation. Vos amis politiques vous ont peut-être fait plaisir en souscrivant au capital de votre joujou, mais personne ne vous soutiendra longtemps dans cette voie.

Cette gabegie de dépenses est une insulte faite à ceux qui travaillent durement pour gagner leur vie. Ne voyez vous pas que la société française et européenne souffre ? Ne voyez vous pas que nos citoyens ploient sous l’impôt ? Ne voyez vous pas que les dotations de l’Etat aux collectivités locales sont en train de fondre comme neige au soleil ? Ne regardez vous pas l’actualité et ne voyez vous pas toutes ces personnes en détresse qui frappent aux portes de l’Europe et que nous serons amenés à accueillir à grand frais ? Pensez vous sincèrement que les familles qui ont à nourrir leurs enfants vont aller gaspiller 50 € pour entrer dans votre mini parc d’attraction et regarder des animations 3D ? Croyez vous que les surfeurs vont perdre leur temps dans votre bâtiment alors qu’ils ont de vraies vagues à surfer ?

Cessez de rêver Monsieur le Maire. Vous allez une fois de plus dans le mur en ne changeant pas de projet. « L’espèce de Musée » qui était soutenu lors des dernières élections par près de la moitié de la population biarrotte aurait été une bonne idée, à en juger par les 450.000 visiteurs qui se sont déplacés pour voir l’exposition Jeff Koons à Bilbao. Si vous aviez porté un projet culturel fiable, nous vous aurions soutenu. Ne comptez pas sur nous pour approuver ce carnage financier, pour soutenir un flop commercial qui se poursuit allègrement depuis trop longtemps.

L’argent public est trop précieux.

 

Les génies définitifs de la Cité de l’océan

Autobus Cité de l'Océan

(Photo Mathieu SUDRES)

Voilà qui va consoler les habitants d’Anglet, Boucau, Bidart ou Bayonne, qui renaudent un peu à l’idée de mettre la main à la poche, encore et encore pour cette Cité de l’Océan où les visiteurs sont à peu près aussi fréquents que les poils sur la poitrine d’un enfant de trois ans. Qu’ils se rassurent, l’argent public est bien utilisé, comme en témoignent l’étude à 48 000 euros confiée à Sophie Borotra sur les économies à réaliser (… avec le succès que l’on sait!) ou cette affiche, à l’arrière des bus, pour inciter les gens à se munir de leur bouée et oser enfin entrer dans la Cité maudite…

Nul doute n’est possible : il a fallu un séminaire de réflexion d’au moins six semaines, regroupant la fine fleur de la créativité publicitaire, alliée à l’élite de l’aristocratie municipale et à une direction hautement qualifiée, avant de concocter ce slogan qui va amener des cohortes de visiteurs aux portes de la Cité naufragée : « L’océan, pourquoi, comment?« 

Et pour 2016, la prochaine campagne sera « L’océan, où et quand « ?

Incantation ne vaut pas action…

Orage

L’orage menace la Cité de l’océan, mais entre les opposants qui ne s’opposent pas et les élus de la majorité qui font assaut d’esprit courtisan pour louer le grand sorcier Veunac, capable de faire tomber la pluie, les Biarrots ont vraiment de quoi se faire du souci.

C’était le dixième conseil municipal présidé par Michel Veunac, jeudi 23 juillet,  depuis son élection en 2014. Et sans conteste le plus nul de tous! Entre les opposants prudents, façon Domège ou Darrigade qui s’opposent sans trop vouloir fâcher le maire, les opposants toujours d’accord avec le maire, au moins jusqu’aux élections régionales, façon Brisson, les repentis, style Claverie ou Destizon, qui font assaut de flagornerie  pour faire oublier leur hostilité passée à la Cité de l’océan (une indemnité d’adjoint, c’est précieux!), et les révoltés d’une seule séance, comme François Amigorena, sagement rentré dans le rang cette fois-ci (encore une indemnité d’adjoint!), on a envie d’inventer un décret municipal interdisant à Jean-Benoît Saint-Cricq de prendre des vacances, pour qu’il y en ait au moins un dans cette assemblée qui offre aux Biarrots une parole de bon sens, libre et dénuée de calculs à court terme.

Encore un million à payer pour les Biarrots à la rentrée

Car disons-le tout net, on vient d’assister à un double enfumage, cette semaine à l’Agglo et à la Ville. La députée Colette Capdevielle a raconté les conditions de vote surréalistes, mercredi soir, qui ont amené les élus de l’Agglo à entrer à hauteur de 400.000 € dans le capital de la Cité de l’océan : pas un document, un chiffre, un élément de réflexion à disposition des élus, priés de voter sans barguigner! Jeudi soir, à Biarritz, dans la salle du conseil municipal, mêmes esquives des questions qui fâchent. Après le 1,5 million d’euros accordés au BO, voilà encore 800.000 euros qui s’échappent de la trésorerie municipale entre l’entrée au capital à hauteur de 400.000€ et la baisse de la redevance pour la même somme. Mais ce n’est qu’un début et la ponction va se faire encore plus amère dans les semaines à venir!

En privé, tous les élus ne parlent que de la décision de Michel Veunac, de se tourner à nouveau vers la Région, L’Agglo, le conseil départemental et… la ville de Biarritz pour trouver à la rentrée 6 millions d’euros afin d’investir dans de nouvelles attractions après avoir recapitalisé la Cité naufragée. Et tous les élus sont à peu près d’accord pour dire que la douloureuse devrait s’élever pour les Biarrots à un million d’euros. Alors comment se fait-il qu’il ne se soit pas trouvé un seul élu pour poser la question publiquement au lieu d’encenser pendant toute la séance le maire pour la façon dont il a conduit ce dossier?

Je te tiens, tu me tiens par la barbichette…

Quel lien entre le ludo-scientifique et l’économie de la mer?

De la même façon, le grand sorcier Veunac, roi de l’incantation qui remplace l’action, (« Je vais vous faire aimer la Cité de l’océan!« ) a longuement expliqué qu’il fallait désormais résolument se tourner vers l’économie de la mer. Excellente idée, mais comment? On aurait aimé qu’un conseiller municipal insiste un peu et demande quelques éléments de réponse à notre brillant sorcier, qui comme ceux qui font la danse de la pluie, se disent qu’un jour ou l’autre elle finira bien par tomber! Allez savoir, peut-être qu’un jour un visiteur va rentrer spontanément à la Cité de l’océan!

Quel lien entre la quincaillerie obsolète et ringarde qui peuple l’actuel bâtiment de la Cité de l’océan, et l’économie de la mer? Nul ne le sait, et Veunac s’est bien gardé de l’expliquer, mais aucun des élus n’a eu la curiosité de poser la moindre question. Veunac s’apprête une nouvelle fois à lever des fonds publics, alors que ce n’est pas le rôle de l’Agglo ou de la Région, pour « investir ». Comme un alchimiste un peu ridicule, persuadé d’avoir trouvé la recette pour transformer le plomb en or, il nous annonce une nouvelle attraction sur le surf. Ce qui semble confirmer qu’il veut continuer avec la même société marseillaise qui lui a vendu ce ludo-scientifique des années 50. Et personne ne lui pose de questions? Et tout le monde trouve cela normal? Eh, les conseillers municipaux, vous vous souvenez que vous êtes censés être les porte-paroles des Biarrots et non les cireurs de pompes du porteur d’écharpe tricolore?

Si Veunac avait un tout petit peu de respect pour les administrés qui l’ont fait roi, il organiserait un référendum, qui coûterait à la Ville beaucoup moins cher que tous les donneurs de leçons (Nausicaa, L’aquarium de la Rochelle, Le Futuroscope…) qu’il a fait venir au chevet de la Cité naufragée., Et l’on saurait enfin si les Biarrots voient un quelconque avenir ludo-scientifique à la Cité de l’océan ou souhaitent que l’on en finisse définitivement avec cette quincaillerie informatique d’un autre âge, qui n’intéresse personne. La population qui décide, au lieu du maire tout seul, voilà qui aurait de l’allure…

Mais quand on a fait ses classes sous Borotra…

 

Les doutes de Maïder Arosteguy

Maïder Arosteguy n’a pas apprécié que le conseil municipal soit  déplacé à fin juillet, l’empêchant d’y participer. Fort gentiment, elle a adressé, la semaine dernière, un texte à « Bisque, bisque, Basque! » :

« Je ne serais pas à ce conseil municipal. Une fois de plus les dates ont été changées! Mais, en accord avec le président du conseil départemental, je voterai pour la recapitalisation de la SEM.

Je suis, en revanche, formellement opposée à toute nouvelle subvention d’investissement et je l’ai dit à Jean-Jacques Lasserre. Je transige donc sur le capital et souhaite qu’une fois remise en état, la machine puisse repartir sur des bases saines et nouvelles. Enfin, nouvelles, j’en doute.

C’est le dernier geste destiné à remettre l’outil sur les rails. Mais c’est le cœur lourd que je me prête à ce marché de dupes ».

Cité de l’océan : l’indignation de Capdevielle et Etcheto

colette-capdevielle--henri-etcheto« Du jamais vu!« . La députée socialiste Colette Capdevielle ne s’est toujours pas remise du vote sur l’entrée de l’Agglo au capital de la Cité de l’océan qui a eu lieu, mercredi soir. Avec Henri Etcheto et la communiste boucalaise Marie-Josée Espiaube,  le trio s’est donc opposé à cette dépense de 400.000€, qui n’a pas semblé poser problème aux autres conseillers.

«  De toute ma carrière politique, je n’ai jamais vu cela. On ne nous a pas fourni un seul document pour nous aider à réfléchir. Et la délibération tient en une page et quart ». Colette Capdevielle n’en revient pas que l’on puisse utiliser l’argent public à des fins aussi discutables et esquisse un avenir qui va faire frémir les contribuables de l’Agglomération : « L’Agglo vient de participer à une recapitalisation de 1,6 million d’euros, mais on parle déjà pour octobre prochain d’une rallonge pour investissements de 6 millions d’euros. Ce dossier m’inquiète. Comme conseillère intercommunautaire, je vais le suivre particulièrement. »

« Ce dossier aussi grave mérite la transparence »

« C’est extraordinaire! On découvre soudain un côté communautaire à cet espace jusque-là spécifiquement biarrot » s’indigne la députée. C’est gentil de penser aux copains quand les déficits surgissent! « Un dossier aussi grave doit être conduit dans la transparence et non en passant des délibérations le 22 ou 23 juillet quand tout le monde a la tête aux vacances« .

Au passage, l’élue socialiste fustige le fonctionnement fort peu démocratique de l’Agglomération : « On aura une véritable intercommunalité et non une politique de guichet quand il y aura des élections démocratiques pour désigner les membres de l’Agglomération. Cinq communes importantes du pays basque gèrent des millions d’euros, alors que les décideurs de cette Agglo n’ont comme légitimité qu’une élection municipale ».

Et Colette Capdevielle d’enfoncer le clou avec Michel Veunac : « Bien sûr que Michel Veunac aurait dû consulter la population et organiser un référendum! »

 Exactement ce que Bisque, bisque Basque! demande.

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Le texte de Colette Capdevielle

Plan de restructuration et de relance économique de la SEM Biarritz Océan

 

Cette délibération pose 4 questions majeures :

 

  1. Une question éthique: désormais, les habitants de Bayonne,  d’Anglet, de Bidart et de Boucau vont payer pour un équipement « hybride », pseudo ludico-culturel spécifiquement biarrot, que souhaitait à l’époque, seul contre tous, l’ancien maire de Biarritz. Que s’est-il passé pour que soudain l’ensemble des élus de l’Agglo considèrent que cet équipement a une vocation communautaire ?  

 

  1. Une question d’information et de transparence: Où sont les documents annexes ? Peut-on voter une telle somme sur la base d’une simple page recto/verso ?

–          Le bilan moral et financier de la SEM ?

–          Les chiffres récents du Musée de la Mer et de la Cité de l’Océan ?

–          Les diagnostics évoqués dans le rapport ?

–          Que sait-on des investissements cités dans la délibération, ceux concernant les nouveaux contenus pédagogiques et les nouveaux programmes de marketing ?

–          Combien les partenaires privés vont-ils apporter ?

 

  1. Une question de cohérence des politiques publiques: je m’interroge sur le contenu du plan de relance économique. Croit-on sérieusement que ce sont quelques casques de réalité virtuelle qui permettront de faire venir 150 000 visiteurs supplémentaires pour atteindre la barre de rentabilité des 450 000 spectateurs ?

–          Soit la Cité de l’Océan à une vocation touristique et l’équipement doit être transformée en véritable musée du surf, musée de l’Océan

–          Soit l’équipement a une vocation plutôt technologique et scientifique, en lien avec le développement d’une nouvelle filière autour de la mer que nous venons de voter juste avant, et dans ce cas il serait souhaitable de repenser totalement le rôle de cet équipement,

 

  1. Une question de financements:

–          D’après les rares informations présentes dans le rapport, l’objectif de 1,8M€ n’est pas atteint par le plan de financement qui serait de 1,6M€

–          De plus, le rapport ne précise pas la répartition des montants entre la reconstitution du fonds de roulement et le financement des outils de marketing numérique.

–          Autre point : les financements affichés sont exclusivement publics : Région, Département, Commune + agglo. La mobilisation des acteurs privés doit aussi se poser. Quid de la participation de Suez ou de la Caisse des Dépôts envisagée un temps ?

–          Enfin, la pérennité budgétaire de l’équipement : il faut rappeler que le déficit s’élève à 682 000 € pour l’exercice 2013 et 597 000 € en 2014. Dans ces conditions, les 1,6M€ de recapitalisation seront consommés en deux ans, au rythme des pertes actuelles.

 

Au vu de ces 4 observations, je rejoins mon collègue Henri Etcheto et je ne prendrai pas part au vote. 

Colette CAPDEVIELLE,
Députée des Pyrénées-Atlantiques 

Le bal des cireurs de pompes

chaussure-glacage

Michel Veunac a pu repartir heureux du dernier conseil municipal. Ses chaussures brillent comme jamais.

Biarrots, vous pensiez vous en tirer avec une nouvelle rallonge de 400.000 €, avec la Cité de l’Océan, comme votre blog favori vous l’avait annoncé? En réalité, il vous en coûtera 800.000 €! En effet, non contente de participer à hauteur de 400.000 € à la recapitalisation de la Société d’Économie Mixte (votée à l’unanimité moins quatre abstentions), la ville de Biarritz vient de réduire  la redevance annuelle que versait la SEM de 1,2 million d’euros à 800.000 euros (Vote à l’unanimité). C’est donc 400.000 € de plus qui s’évaporent des recettes et qui feront défaut aux associations, aux écoles ou à l’entretien.

Croisé peu avant ce conseil municipal, Guillaume Barucq s’était permis un trait d’impertinence : « Heureusement qu’on a des débats contradictoires au sein de la majorité, parce que l’opposition ne nous malmène pas beaucoup ». Le propos était visiblement prémonitoire et le conseil d’hier s’est distingué par la pauvreté des points de vue exprimés et par le surprenant concours de flagorneries adressées à Michel Veunac qui va finir par se prendre pour un grand maire, si ce n’est déjà fait. Un conseil, d’une pauvreté affligeante, à ne regarder que si on n’a vraiment rien d’autre à faire.

http://ville.biarritz.fr/mairie-pratique/le-conseil-municipal/videos-deliberations/

 

19h11, Michel Veunac : « Ces nouveaux actionnaires (La région, l’Agglo, le Conseil départemental) ne sont pas venus pour le sauvetage d’un bateau qui va couler, ils sont venus parce qu’ils y croient« 

… C’est certain, personne ne pensait aux futures régionales!

 

19h15, Michel Veunac : « La SEM a été écrasée par un loyer démesuré et déraisonnable…« 

… Mais qui sont les imbéciles qui ont voté ce loyer?

 

 19h24, Michel Veunac lit une lettre de Max Brisson qui, bien évidemment soutient le maire : « Il faut préserver un outil de gestion qui a dû supporter un certain nombre d’erreurs initiales d’investissement et un équilibre économique irréaliste…« 

… Espérons que les malvoyants qui ont fait couler la Cité de l’Océan, ne font plus de politique!

 

19h32, Nathalie Mosch : « Ce n’est pas un sauvetage, mais un équipement qui a convaincu nos partenaires qu’il pouvait avoir une seconde vie…« 

… Nathalie vient de prononcer sans s’en rendre compte  l’oraison funèbre de la première vie de la Cité de l’océan!

 

19h40, Peio Claverie : « Nous avons dans la mandature précédente, beaucoup combattu ce projet. Nous avons critiqué le PPP, la communication, le contenu pas digne du projet (…) Je sais, Monsieur le maire que vous nous avez mis sur la bonne voie. Je suis persuadé que Biarritz-océan, tel que vous le dessinez, c’est l’avenir. Bien sûr que nous allons voter et, à titre personnel, je vous remercie de votre engagement »« 

Selon que vous serez dans l’opposition ou dans la majorité…

 

19h45, Guillaume Barucq : « Moi aussi, j’ai combattu la Cité de l’océan. Grâce à votre engagement, nous avons enfin des signes encourageants. Surtout, on a les gens qui s’approprient cette cité, qui prennent l’habitude d’y aller…« 

… Venir assister aux concerts gratuits ne signifie pas payer son ticket d’entrée!

 

19h15, Patrick Destizon, à son tour, joue les bourgeois de Calais : « Moi aussi, je me suis opposé à la Cité de l’océan depuis 2005. Mais il y a un certain nombre de levées d’hypothèques qui nous paraissent réalistes. Nous vous remercions..« 

… Un dernier coup de brosse à reluire, et les chaussures de Veunac seront parfaites!

 

19h50, Guy Lafite : « Un quart des recettes de Nausicaa, à Boulogne-sur-mer, viennent des boutiques et de la restauration…« 

… Avec zéro visiteur par jour, ce n’est peut-être pas la peine de faire de gros efforts dans ce domaine…

 Les tours de passe-passe de la majorité

 Grisé par son succès, Michel Veunac s’est même permis de plastronner en fin de conseil : « Quel dommage que Saint-Cricq ne soit pas là! » Effectivement, Jean-Benoît Saint-Cricq, comme Richard Tardits et Maïder Arostéguy s’étaient fait excuser pour cause de vacances. Peu avant, les interventions de Frédéric Domège et Bénédicte Darrigade, (19h26 et 19h28) se sont montrées pertinentes, en traduisant les inquiétudes des Biarrots, mais n’ont pas soulevé les problèmes de fond posés par cette recapitalisation et cette réduction de la redevance.

« Je me réjouis que l’Agglomération, le Conseil départemental et la Région volent au secours de la Cité de l’océan, affirme Frédéric Domège. Mais, comme beaucoup de Biarrots, j’ai l’impression d’avoir été un peu trompé sur la marchandise« . Bénédicte Darrigade, elle non plus, n’a pas beaucoup d’illusions sur cette « opération que l’on pourrait qualifier de hasardeuse, lors de la précédente mandature« . Elle affirme son souhait de « sortie de l’ornière pour ce complexe touristique« , mais est parfaitement consciente que « le besoin financier futur sera colossal »

Deux analyses respectables, suivies d’abstentions logiques, mais qui ne soulignent pas assez les deux tours de passe-passe auxquels se livrent l’actuelle majorité.

Veunac a très bien fait la manche auprès des collectivités. dans la perspective des futures élections régionales, mais est-ce le rôle de la Région, de l’Agglo ou du conseil départemental de dilapider ainsi de l’argent public et de stopper d’autres projets, autrement plus intéressants, et qui concernaient l’ensemble des contribuables?

Par ailleurs, tous les flagorneurs de service, ont salué le virage amorcé par Michel Veunac en direction de l’économie de la mer. C’est sûrement une bonne direction, mais que fait-on en attendant de nos attractions à deux balles « dignes des films de fiction des années cinquante », comme les avaient qualifiées François Amigorena, lors d’un précédent conseil. Le même, qui s’est distingué hier soir par sa discrétion. Comment relie-t-on ce grand bateau désespérément vide et sans le moindre intérêt à ce projet? Sur le sujet, Veunac a été étonnamment court et l’on regrette que son meilleur opposant, l’avocat Saint-Cricq,  n’ait pas pu en découdre avec lui.

En attendant, si vous croisez Michel Veunac demain, mettez surtout vos lunettes de soleil, car ses chaussures brillent tellement avec tous ceux qui se sont escrimés dessus, que vous risquez d’être éblouis.

 

Le toupet de Vinci

 Dans le cadre du PPP, Vinci facturait à la Ville 400.000 € par an de frais de maintenance pour la Cité de l’Océan. Avec la sortie du PPP, la municipalité s’est logiquement lancée dans un appel d’offres pour effectuer la maintenance du bâtiment. Et là, surprise, Vinci a postulé et a proposé un contrat d’entretien pour… 145 000 € annuels. Quel aveu!