Ce n’est qu’un début, le RamDam continue

À l’occasion de sa première réunion publique, l’association RamDam 64-40 a connu une grosse affluence. La moralisation de la vie publique devient l’affaire de tous.

Les pronostiqueurs les plus téméraires estimaient que la « petite » association RamDam 64-40 pourrait rouler des mécaniques si elle réussissait un mardi de septembre à 18 heures, horaire pas très facile à l’évidence, à remplir l’équivalent de trois cabines téléphoniques. Grosse surprise donc, à la maison des Associations de Biarritz, où il a fallu rajouter des chaises, puisque quatre-vingts personnes avaient fait le déplacement. Démonstration que la moralisation de la vie publique n’est pas seulement le dada de quelques illuminés, mais préoccupe de plus en plus les citoyens.

Biarritz, Ciboure, Urrugne, Ascain, mais aussi Lahonce, Villefranque, Ondres, Dax, Pau ou Oloron ont déjà été l’objet en 2017 des attentions de l’association RamDam 64-40 qui se propose de mailler de plus en plus le territoire des Landes et des Pyrénées-Atlantiques. Nombre de citoyens ou représentants d’association sont venus raconter les difficultés qu’ils rencontraient pour obtenir des informations et contrôler des élus en dehors des périodes électorales.

MIchel Gellato, à gauche, et Dominique Lapierre au micro. ( Photo Daniel Velez )

Un propos repris par Dominique Lapierre et Michel Gellato, respectivement président et trésorier de RamDam, qui s’étonnent que les débats de la communauté de communes du Pays basque ne soient pas accessibles par Internet, alors qu’ils sont filmés et qui déplorent que trois ans de marchés publics demeurent invisibles.

Le président de la communauté d’agglomérations Jean-René Etchegaray s’est engagé à rencontrer les représentants de RamDam 64-40 et se fera un plaisir de répondre dans quelques jours aux nombreuses questions évoquées par la salle.

( Photo Daniel Velez )

Les politiques ne sont pas « tous pourris », contrairement à ce que répètent à l’envi certains partis extrémistes, mais le « nouveau monde » promis par Macron est encore fort loin et les citoyens doivent faire preuve de la plus extrême vigilance à l’égard de leurs élus. Ainsi que de compétence car on les noie volontairement sous un jargon technocratique pour qu’ils ne s’approchent pas de la vérité.

En attendant en décembre 2018, la remise des klaxons d’or, d’argent et de béton, récompensant les élus les plus désinvoltes (et il y en a !), ainsi que les harpes pour les élus qui auront manifesté un véritable sens de l’intérêt général, vingt-sept des participants de cette réunion ont manifesté le désir de devenir sympathisants ou adhérents de RamDam 64-40, ce qui démontre à quel point des pratiques qui ont été tolérées pendant des années ne sont plus acceptables en 2018.

Devenir sympathisant ou adhérent de RamDAM 64-40

Plusieurs élus ou personnalités impliquées dans la vie publique sont venus assister à cette première réunion publique, comme François-Xavier Menou, suppléant de Vincent Bru, Mathieu Accoh pour la France Insoumise, Hervé Boissier et François Amigorena, conseillers municipaux de Biarritz, ou Philippe Morel, membre-fondateur de RamDam qui vient de reprendre du service comme secrétaire départemental de l’UDI. Gentleman Philippe, pour lequel nous éprouvons tous beaucoup d’affection à RamDam, a d’ailleurs profité de cette réunion publique pour annoncer qu’il quittait le bureau pour rester simple membre, car il y a à ses yeux incompatibilité entre un engagement militant et un engagement à RamDam.

Effectivement, nous ne souhaitons pas à RamDam avoir des citoyens engagés en politique comme membres actifs, cat tôt ou tard surgiraient des conflits d’intérêt. C’est pour cette raison que nous avons créé deux niveaux d’adhésion.

Celui qui le souhaite et partage notre combat peut devenir sympathisant moyennant 20 euros annuels. Les sympathisants participeront à la désignation des klaxons et des harpes RamDam et recevront tous les deux mois une lettre d’informations détaillant nos actions.

En ce qui concerne les adhérents, nous espérons devenir une sorte de centre de formation permanent de « vigies républicaines » qui surveillent une partie du territoire local et alertent en cas d’anomalies. Pour que l’équilibre des sensibilités politiques soit respecté au sein de l’association et pour que les membres actifs soient véritablement… actifs et ne se mettent pas en péril dans le cadre de leurs activités professionnelles, toutes les adhésions sont soumises à un entretien et un vote des membres du bureau.

Si vous voulez devenir sympathisant ou adhérer, il vous suffit de nous adresser un mail à : ramdam6440@gmail.com

 

 

 

À Ondres, on est sérieusement outillé

Il ne faut pas remonter bien loin dans l’arbre généalogique de chacun d’entre nous pour retrouver des ancêtres paysans. Les journées du patrimoine offrent donc une magnifique occasion de vivifier ses racines. Présentée il y a deux ans, et encore améliorée depuis, cette collection d’outils anciens, visible à Ondres samedi et dimanche, propose un merveilleux voyage à travers le temps et les régions de France.

Collectionneur passionné qui met la même minutie à traquer l’outil improbable pour enrichir sa collection qu’à détecter les approximations des élus en tant que président de RamDam 64-40, Dominique Lapierre détaille soigneusement chaque objet et explique son usage.

Grâce à Dominique, j’ai enfin pu comprendre l’usage qui était fait de certains outils présents à la ferme familiale et dont personne ne semblait plus se servir. Une visite inoubliable.

À Ondres aussi, le maire agite la matraque judiciaire

Encore une nouvelle tentative d’intimidation de Bisque, Bisque, Basque !

Éric Guilloteau, le maire d’Ondres, aime les journalistes… Surtout quand ils marchent au pas.

Ancien élu d’opposition à Ondres, démissionnaire depuis, Dominique Lapierre, membre d’Anticor a fait parvenir la semaine dernière une lettre à Bisque, Bisque, Basque ! Suite à une audience au Tribunal administratif de Pau, le 28 juin dernier, il racontait sa surprise d’avoir été débouté, alors qu’un membre de la majorité municipale a participé à un débat concernant le Plan Local d’Urbanisme (PLU), ce qui est interdit par la loi puisqu’il était directement concerné. Et l’ancien responsable de la sécurité des courses automobiles au ministère des Sports concluait, un peu amer : « La prochaine loi de moralisation de la vie publique, chère à l’éphémère ministre de la justice béarnais, semble vouloir zapper le niveau de la politique locale pourtant bien gangrénée. À en juger ceux qui se sont fait prendre les doigts dans le pot de confiture à Lahonce, Biarritz, Urrugne ou Ciboure notre sud-ouest va-t-il devenir le pays de cocagne pour les élus peu scrupuleux dont le patrimoine prospère au fil des mandats ? »

Intéressé par le sujet, Bisque, Bisque, basque ! publie la lettre sans se douter qu’il va s’attirer les foudres du maire Éric Guilloteau, qui menaçe immédiatement l’auteur du blog d’un procès en diffamation si l’article n’est pas immédiatement retiré. Et sur quel ton !

Le plus suavement possible, Bisque, Bisque, basque ! qui a connu un paquet d’agités politiques dans sa vie antérieure, s’efforce de lui répondre :

Se rendant compte qu’il a peut-être ignoré quelques règles élémentaires de bienséance, Éric Guilloteau se fait plus aimable au téléphone. Il m’explique que la justice lui a donné raison, m’adresse des documents le prouvant, mais, au lieu de faire usage d’un droit de réponse comme le prévoit la loi, le cowboy landais qui brandit la menace judiciaire plus vite que son ombre, continue à évoquer un procès en diffamation si je ne retire pas l’article. Ce que je ferai à contre cœur, ignorant encore à ce moment le verdict du procès m’opposant à Hubert de Caslou (Lire l’article au-dessus).

Mais il y a décidément, chez cet élu socialiste un goût certain pour le rapport de force et ce n’est pas le maire communiste de Tarnos, Jean-Marc Lespade qui dira le contraire. Quelques heures plus tard, je recevrai un troisième mail où il concède une erreur, mais explique que la modification du PLU a conduit l’élu concerné à… un appauvrissement.

Puis il en revient à sa tête de turc favorite, Dominique Lapierre, avant de clamer son mépris pour les médias locaux, qui ne « ressortent pas grandis » de cette affaire, puisqu’ils ne sont pas d’accord avec le maire de Ondres.

Bisque, Bisque, Basque ! estimant que les tribunaux sont déjà suffisamment engorgés, se gardera de publier les dernières lignes du mail reçu, totalement injurieux pour Dominique Lapierre, car ils pourraient valoir de sérieux ennuis au premier magistrat d’Ondres. Et comme il vaut mieux rire de tout, même avec ceux qui manquent parfois sérieusement d’humour, Bisque, Bisque, Basque ! a retrouvé le magazine municipal numéro 65, daté de décembre 2015 où le maire y va de son couplet sur la liberté d’expression.

https://www.ondres.fr/ville-ondres/wp-content/uploads/2015/12/Magazine-Municipal_n65_decembre2015.pdf

Encore un maire qui n’hésite pas à dire « Je suis Charlie ! » … mais uniquement quand la liberté de la presse ne le dérange pas.