C’est le trambus ou le tram motus ?

L’association Biarritz 2.0 s’étonne du silence de la mairie biarrote sur le sujet.

Voilà à quoi devrait ressembler l’avenue de la reine Victoria, à partir d’août prochain, si l’on se fie aux informations données par l’Agglo.

C’est un joli bébé de dix-huit mètres de long, soit trois de plus que les bus actuels, qui devrait, à partir d’août 2017, contribuer à saturer encore un peu plus Biarritz. Un trambus, c’est un tramway avec des pneus. La majorité du temps, il circule dans des couloirs réservés, mais peut aussi s’insérer dans le trafic. Mais, alors que les Bayonnais ont pu participer à plusieurs réunions publiques pour qu’on leur explique le projet, alors que les Angloys disposent d’une maquette et d’un plan d’aménagement très détaillé, les Biarrots sont à la traîne et personne, à six mois des premiers coups de pelle n’est capable de dire quel impact va avoir ce trambus sur le stationnement, le plan de circulation ou les embouteillages de Biarritz

L’association citoyenne Biarritz 2.0, qui a déjà fait parler d’elle à propos des cantines scolaires ou de l’aménagement d’Aguilera, a donc eu un très bon réflexe en proposant aux Biarrots intéressés de participer à une réunion au Tonic Hôtel, le 1er février dernier. Et le succès était au rendez-vous, puisque soixante participants se sont réunis dans la salle.

Un brontosaure à roulettes ?

François-Xavier Menou, Philippe Nalpas, et Fabrice Bach.

Tour à tour, Philippe Nalpas, François-Xavier Menou et Fabrice Bach ont partagé avec l’assistance les maigres informations dont ils disposent et distribué à tous ceux qui le souhaitent un dossier de presse préparé par leurs soins pour aider chacun à prendre conscience de l’enjeu et lancer le débat sur la place publique.

Constatant que les bus actuels sont souvent vides, et que dénicher une place de stationnement inoccupée devient presque aussi difficile que de rencontrer un visiteur heureux à sa sortie du Musée de l’Océan, l’assistance se lâche et déplore la tactique d’évitement de la mairie. Ce n’est une découverte que pour les nouveaux venus.

Un auditoire très intéressé par le sujet.

Le débat est parfois imprécis, mais il est bon enfant et chacun fait l’effort d’écouter l’autre et de comprendre comment va fonctionner ce futur brontosaure à roulettes. On note même avec amusement un Monsieur, nouvellement installé avenue de la Marne, et qui parle des « Biarrotains ». Max Brisson rappelle qu’en 2014, il avait proposé que le trambus s’arrête au rond-point de l’Europe et à Iraty et que les voyageurs finissent avec des navettes, ce qui semble relever du bon sens.

Une réunion simple et efficace, bouclée en une heure chrono, avec une association qui ne se contente pas de faire de la politique trois mois avant les élections municipales et qui donne le sentiment d’un grand bol d’air en pleine affaire Fillon.

 

Philippe Nalpas pense évidemment à 2020

portrait-nalpasOn va encore me reprocher de n’écrire des articles que sur Les républicains ! Ce n’est pas faux, mais il faut dire qu’ils sont à Biarritz nettement plus nombreux que les membres du Front de gauche ou du Parti communiste. Et puis, même si nos idées ne sont pas les mêmes, il est difficile de ne pas éprouver de la sympathie pour Philippe Nalpas, toujours souriant et affable et pour l’association qu’il a montée, car il n’y a jamais trop d’associations citoyennes dans une ville. Cet ancien étudiant en droit, devenu spécialiste des placements financiers, ne louvoie pas. Passionné de politique, il a l’honnêteté de reconnaître qu’il « rêve de 2020 ». Conscient de tout ce qu’il doit à Max Brisson, il se dit « fier d’être un de ses derniers fidèles ». Cet ancien conseiller municipal de l’ère Borotra qui considère que dans une ville comme Biarritz « la partie travaux est intéressante » porte un jugement assez sévère sur l’opposition et la majorité actuelles : « Biarritz 2.0 se positionne sur des sujets sur lesquels l’opposition nous laisse la place ». Quant à la majorité, « on sent que la machine n’arrive pas à se mettre en marche ».

L’association qu’il préside, Biarritz 2.0, affiche la moitié des chiffres de 2020. Mais de là à dire que Philippe Nalpas est en bon chemin…

 Si le travail de l’association Biarritz 2.0 vous intéresse, vous pouvez joindre Philippe Nalaps au  06 64 77 88 52 ou sur Facebook

https://www.facebook.com/Biarritz-20-1005036626213780/