Le « NathalieGate » panique totalement la mairie

Veunac et Lafite sont en train de tout faire pour que Nathalie Motsch retire son recours. Bisque, Bisque, Basque ! vous aide à comprendre pourquoi.

L’article de Sud Ouest du 6 décembre.

Découvrir Guy Lafite hissant le drapeau blanc avec Nathalie Motsch dans « Sud Ouest » du 6 décembre, c’est comme imaginer, le 18 décembre prochain, Emmanuel Macron avec un gilet jaune devant le péage de la Négresse en train de protester contre le coût de la vie. Le Premier adjoint semble totalement oublier que Bisque, Bisque, Basque ! a recueilli plusieurs témoignages d’une réunion de majorité le 12 novembre où « La Faillite nous voilà ! », comme le surnomment les Biarrots, avait totalement perdu ses nerfs et hurlé : « Je ne veux plus travailler avec elle. Michel, tu prends tes responsabilités ! »

Plus malin, plus politique, Michel Veunac a pris ses responsabilités… en courtisant assidûment Nathalie Motsch et en s’enfermant régulièrement avec elle dans son bureau. Teneur du discours : « Nathalie, tu dois démissionner et tu dois retirer ton recours » Pas de chance pour lui, « Calamity Nathalie », comme la surnomment ses ennemis, a la tête dure et les idées claires. Non, elle ne retirera pas son recours, car il est légitime. Non, elle ne démissionnera pas, préférant être virée, car L’Hôtel du Palais n’a jamais fait partie du pacte de majorité et, en défendant son point de vue et les Biarrots, elle ne s’est pas montrée déloyale.

Bisque, Bisque, Basque ! va donc se faire un plaisir de vous raconter le dessous des cartes depuis le 15 octobre dernier et vous expliquer pourquoi le « NathalieGate » actuel panique totalement la mairie. Au point que le maire, qui a pourtant adressé une lettre à Nathalie Motsch pour lui annoncer qu’il lui retirait sa délégation, s’est bien gardé de mettre ce retrait de délégation, obligatoirement soumis à un vote des élus, à l’ordre du jour du conseil municipal du 12 décembre. L’incohérence absolue !

L’opposition qui a « bien » voté réclame son dû

Au sortir du conseil municipal du 15 octobre, Veunac est rayonnant… et bien décidé à régler ses comptes avec ceux qui se sont opposés à lui. Il sait qu’il a pris des risques insensés en laissant les conseillers dans l’ignorance du dossier Palais jusqu’au 6 octobre et en faisant valider le 15 des travaux décidés et partiellement payés depuis des mois, mais tout s’est bien passé. Entre les conseillers qu’il a su amadouer en échange d’une écoute améliorée sur Marbella, les socialistes désireux de conserver leurs avantages, l’opposition décidée à se rallier à lui et les flagorneurs de sa garde rapprochée, il a réussi à l’emporter assez facilement. Mais les huées et les sifflets du public, lors du dernier conseil municipal, ont malmené des egos et Veunac sait qu’il doit avoir un geste. Il annonce donc un grand ménage. Exit Barucq, Motsch, Mimiague, Pinatel et Boissier, ce qui permettrait de promouvoir les opposants qui ont voté pour lui et d’annoncer une « recomposition de sa majorité ».

Très vite le plan fait pschitt. En effet pour retirer une délégation à un adjoint, il faut obtenir l’approbation du conseil municipal. Il est évident que le joli projet concocté par Mimi-la-malice et La Faillite nous voilà, ne fonctionnera jamais. Barucq n’aura jamais une majorité contre lui et il en va sans doute de même des autres. Comme Nathalie Motsch est la plus virulente et annonce avoir déposé un recours contre le vote, décision est alors prise de faire un exemple avec elle seule. Veunac et Lafite estiment que le fait qu’elle soit candidate déclarée la rend impopulaire et qu’ils devraient pouvoir l’éliminer sans trop de peine… Ils vont s’en mordre les doigts.

Une perquisition qui vise Lafite et Veunac tout autant que Borotra

Veunac et Lafite ne s’étaient pas vantés de cette perquisition à la mairie. Alors, on a honte?

Oh les vilains petits cachottiers ! Tout le monde avait trouvé, peu après le conseil, une mine défaite à Veunac et Lafite, sans trop savoir pourquoi. Sud Ouest du 6 décembre, nous apprend qu’une perquisition a eu lieu mi-octobre à la mairie, suite au rapport de la Chambre Régionale des Comptes, relevant de nombreuses irrégularités dans la gestion de la Cité de l’Océan de 2009 à 2016. Habile, Veunac a tout de suite affirmé au quotidien régional que les problèmes dataient surtout de la mandature Borotra. Ce n’est pas tout à fait exact. Sans doute ne s’en souvient-il plus, mais « l’opposant » Jean-Benoît Saint-Cricq avait toujours soutenu que les chiffres de La Cité de l’Océan étaient artificiellement gonflés avec une distribution de billets gratuits aux clients de L’Hôtel du Palais.

Autre problème qui fait désordre : Sophie Borotra, après avoir créé la société AGC, avait été miraculeusement engagée par la Cité de l’Océan quelques jours plus tard, « sans que son père ne soit au courant », une version que les juges bayonnais ont accepté en correctionnelle, mais qui ne convaincra peut-être pas les juges palois de la Cour d’appel mardi 11 décembre. Lors de son interrogatoire, la directrice d’alors de La Cité de l’Océan, Françoise Pautrizel, s’était montrée catégorique : « Didier Borotra n’avait appris que bien après l’engagement de sa fille et s’en était montré fort contrarié. En revanche le jour de l’élection de Michel Veunac, elle l’avait immédiatement informé de la situation » Allez donc savoir si les policiers perquisitionneurs n’ont pas vu dans cette prolongation de contrat de 17 mois une complicité de prise illégale d’intérêt. D’autant plus que Michel Veunac, qui aurait fort bien pu se porter partie civile pour défendre les intérêts de la Ville et obtenir le remboursement des sommes indûment versées, s’est au contraire empressé de faire assumer par Les contribuables biarrots les frais financiers liés à la défense de Didier Borotra. On le voit, les policiers avaient vraiment de nombreuses raisons de mener cette perquisition.

https://jeanyvesviollier.com/2018/03/14/borotra-et-veunac-fesses-par-la-chambre-regionale-des-comptes/ )

Faire sauter à tout prix le verrou Motsch

Après cet épisode imprévu, Veunac et Lafite comprennent très vite que Nathalie Motsch est en train de leur poser un sacré problème, en refusant de se laisser amadouer. Alors que le duo est déjà dans les radars de la Justice, sur la Cité de l’Océan, ils n’ont pas envie que des juges s’intéressent au curieux montage qui a été réalisé sur l’Hôtel du Palais. D’autant plus que beaucoup de citoyens éclairés semblent penser que les faits relèvent du pénal. D’où ces cajoleries, ces flatteries, ces promesses qui n’engagent que ceux qui les croient. « Calamity Nathalie » se montre inflexible et refuse de changer de position.

Elle voit bien que les Biarrots, qui l’arrêtent désormais dans la rue pour la féliciter, approuvent son combat. Veunac et Lafite font le tour des élus pour avoir la certitude que Nathalie Motsch perdra sa délégation lors du prochain conseil. Mais l’opposition qui s’est ralliée au maire et n’a strictement obtenu rien d’autre que de belles paroles commence à comprendre qu’elle a été roulée dans la farine par Veunac.

Sur sa page Facebook, Nathalie Motsch publie la lettre qu’elle a reçue du maire.

Bénédicte Darrigade annonce qu’elle s’abstiendra à l’occasion de ce scrutin. Le maire n’est guère plus rassuré avec sa majorité où les avis sont plus que partagés. Ne doutant de rien et misant sur son charisme, il se décide tout de même à envoyer le 26 novembre dernier une lettre officielle à Nathalie Motsch pour lui annoncer qu’il lui retire sa délégation. Mais les réactions sont telles que Mimi-imperator est obligé de retirer de l’ordre du jour du conseil municipal du 15 décembre, cette délibération par peur de subir un camouflet public. Nathalie Motsch est désormais « adjointe à rien du tout », mais le duo de téméraires Veunac-Lafite n’est même pas capable d’aller au bout de la démarche et de faire ratifier sa décision. Et quand on évoque cette indécision ahurissante, les deux affirment que le problème se règlera « en janvier », lors du prochain conseil. En matière de vie municipale, on croyait avoir tout vu avec Michel Veunac, mais l’homme à l’écharpe tricolore est décidément d’une créativité sans limite.

Les dirigeants du B.O. trop pressés et trop bavards

Ce nouveau sursis accordé à Motsch s’explique par deux raisons. D’abord, la peur de conséquences judiciaires pour les actes commis : un recours devant le tribunal administratif de François Amigorena, ça fait désordre, mais deux ça fait pagaille totale ! Ensuite, par le poste ultra-sensible qu’occupait Nathalie Motsch à l’Urbanisme. Ainsi, le site Rugbyrama nous apprend que le BO souhaite procéder à une augmentation de capital de 5 millions, la saison prochaine, mais aussi et surtout fermer totalement le stade, pourtant à moitié vide cette saison, (un vieux projet longtemps caressé par Blanco et Borotra), et bâtir un complexe hôtelier et un centre commercial sur neuf hectares jouxtant le stade d’Aguilera et appartenant à la Ville dès « janvier prochain ». Et connaissant Michel Veunac, il ne fait guère de doute que le prix devrait être d’ami, un peu comme pour la villa Sion qui semblait promise à Pierre Delalonde, les dirigeants du BO répétant avec une maladresse confondante à qui veut l’entendre que s’ils n’obtiennent pas ce projet immobilier, ils repartiront à Hong Kong.

https://www.rugbyrama.fr/rugby/pro-d2/2017-2018/pro-d2-augmentation-de-capital-de-5-millions-d-euros-et-de-nouvelles-recrues-au-bopb_sto7039798/story.shtml

Phomontage publié sur Twitter.

On le voit avec ce projet où l’intérêt des Biarrots ne semble pas être la préoccupation première, les sujets de friction à l’avenir avec l’ancienne adjointe à l’Urbanisme ne vont pas manquer. D’autant qu’à la mairie, plusieurs avouent sous le manteau que d’autres projets immobiliers du même acabit devraient être présentés avant l’échéance de 2020. Mais voir Nathalie Motsch renoncer à son combat est à peu près aussi plausible que d’imaginer Emmanuel et Brigitte Macron parader dans les rues De Biarritz en gilets jaunes signés Louis Vuitton, comme de facétieux internautes se sont amusés à le faire.

Il n’y a donc pas de sortie de crise en vue et lanterner ne sert plus à grand-chose. Les apprentis pyromanes Veunac et Lafite sont désormais totalement dépassés par le « NathalieGate » qu’ils ont créé. Ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes et, connaissant le caractère de l’intéressée, Bisque, Bisque, Basque ! leur souhaite bien du plaisir à l’avenir.

 

Aldigé agacé par Rugbyrama

Très sportif coup de téléphone de Jean-Baptiste Aldigé à Bisque, Bisque, Basque !   peu avant le coup d’envoi de Biarritz-Olympique-Béziers : « J’avais déjà remarqué que les journalistes n’étaient pas des grands spécialistes de la finance. Votre confrère de Rugbyrama a voulu bien faire mais a un peu tout mélangé. Nous procédons effectivement à une augmentation de capital de 5 millions d’euros, mais elle est surtout destinée à boucher les déficits antérieurs. Plutôt que de mettre 500 000 euros par ci, 500 000 euros par là et de devoir à chaque fois convoquer une assemblée générale, nous préférons lisser la situation le plus vite possible. Quant à ce qui est annoncé pour janvier prochain, on est en pleine fiction. Nous ne l’avons jamais caché : nous voulons faire d’Aguilera un lieu où les gens viennent déjeuner et s’amuser. Mais nous n’en sommes qu’au stade de la réflexion. Nous avons lancé un appel à projet que nous présenterons en janvier 2019. Ensuite, nous discuterons avec toutes les personnes impliquées. Rien n’est arrêté, rien n’est signé. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le BO est devenu apolitique et entend bien le rester ».

Intéressante précision du patron du BO, car ce n’est pas tout à fait le discours que l’on entend dans les couloirs de la mairie.

Schneck prêt à aller au pénal contre Veunac et Lafite

Le candidat à la mairie de Biarritz Jacques-André Schneck souhaite monter un financement participatif pour porter plainte contre les responsables du dossier du Palais.

Le post Facebook, daté du 21 novembre, où Jacques-André Schneck dévoile ses intentions.

Alors qu’un voile d’opacité continue à envelopper le dossier « Hôtel du Palais » et que la réunion de majorité prévue jeudi prochain risque d’être houleuse, les élus attendant toujours la communication des derniers éléments chiffrés du dossier, Jacques-André Schneck, candidat à la mairie de Biarritz pour 2020, propose une toute autre démarche. Il entend au quotidien l’indignation des Biarrots sur ce dossier et estime sur sa page Facebook que la seule solution consiste à se porter partie civile.

Connaissant le réseau de l’ancien énarque, on se doute qu’il a dû longuement consulter avant de lancer cet appel. En effet, malgré les deux recours déjà déposés par François Amigorena et Nathalie Motsch devant le tribunal administratif, Jacques-André Schneck estime que les faits commis par Michel Veunac et Guy Lafite relèvent aussi du pénal. Il propose donc aux Biarrots indignés par ce qui vient de se passer de le soutenir financièrement pour pouvoir engager « un ténor du barreau ».

Affaire à suivre sur les réseaux sociaux pour voir si cette proposition connait un succès mérité.

https://www.facebook.com/jacquesandre.schneck

 

 

Un aveu qui plombe encore plus Veunac et Lafite

Les révélations continuent : c’est plus de deux millions d’euros que Michel Veunac a avancés avant même que le conseil municipal n’entérine le dossier Hôtel du Palais.

L’article de Mediabask où Veunac annonce que l’addition est encore plus salée que prévue.

Ce n’est pas le média le plus tapageur de la Côte basque, mais il fait un sacré bon travail sur le dossier de L’Hôtel du Palais. L’article de Goizeder Taberna paru dans Mediabask le 13 novembre dernier est passé un peu inaperçu des Biarrots, ce qui est fort dommage. Il contient en effet son lot de révélations savoureuses. De lin blanc vêtu, notre Mimi-la-Malice municipal nous annonce que les avances consenties aux fournisseurs, avant même que les travaux ne soient votés par le conseil municipal ne s’élèvent pas à 656 000 euros, comme tout un chacun le croyait, mais au total à près de deux millions d’euros.

Cette nouvelle somme de 1,2 million d’euros, jusque-là jamais évoquée, serait destinée à payer le bois des huisseries du palace.

 

Et comme Michel Veunac est un grand spécialiste de l’enfumage, il nous sort une version qui relève du conte de fées pour citoyens trop crédules. « Les administrateurs de la Socomix étaient parfaitement au courant ». La réalité est toute autre. En dehors des zélateurs forcenés du maire, qui répéteront à l’envi qu’on leur a tout dit, les autres membres du conseil d’administration, comme Virginie Lannevère, François Amigorena ou Anne Pinatel, déplorent l’opacité dans laquelle on les a maintenus.

C’est par hasard qu’ils ont découvert pendant l’été que les commerciaux de L’Hôtel du Palais avaient ordre depuis janvier 2018 de cesser la commercialisation du palace à partir du 18 octobre. Et ils s’étonnent que ces factures qui ont été payées rubis sur l’ongle n’aient jamais été présentées aux administrateurs. Virginie Lannevère estime d’ailleurs que 2,6 millions d’euros ont été engagés.

Allez, Michel, encore un effort et la mémoire va te revenir ! En attendant, le roi de la phrase creuse se contente pour sa défense d’une de ces formules à l’emporte-pièces dont il a le secret : « Depuis le début, nous travaillons avec un certain nombre de prestataires de service, de maîtres d’œuvre, qui nous aident. Il faut bien les payer. »

Il ne viendrait à l’idée de personne de reprocher au maire sa vertu. Mais se souvient-il que quand on est premier magistrat d’une Ville, on n’a pas le droit d’engager des dépenses sans les avoir faites approuver par son conseil municipal ? Tout décidément, dans ce dossier de l’Hôtel du Palais, relève au minimum de l’attentat démocratique. Voire beaucoup plus, si la Justice s’en mêle.

(Pour les retardataires : https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20181109/michel-veunac-assume-les-avances-faites-pour-lhotel-du-palais )

L’ANALYSE DE BISQUE, BISQUE, BASQUE !

Une communication soigneusement réfléchie

Michel Veunac n’est pas du genre à dévoiler spontanément ses agissements. Les écuries de Bigueyrie, la villa Sion ou le confortement de la Côte des Basques ont démontré qu’il ne reconnaissait les faits que contraint et forcé. Cette interview donnée à Mediabask où il augmente spontanément l’addition des sommes versées avant le vote des élus est donc en apparence très surprenante.

En apparence, seulement.

En effet, un secret de polichinelle agite actuellement la communauté politique de la Côte basque. Les méthodes du duo Veunac-Lafite dans ce dossier dépassent largement le cadre du tribunal administratif et pourraient finir au pénal.

Jacques-André Schneck sur sa page Facebook écrit : « On peut sérieusement se demander aujourd’hui si Michel Veunac et Guy Lafite ne sont pas susceptibles d’être poursuivis pour détournement de fonds publics ou pour abus de biens sociaux ou les deux. »

https://www.facebook.com/jacquesandre.schneck/posts/10213636490412819

Colette Capdevielle s’interroge pour sa part. Les faits ne relèvent-ils pas « d’une plainte avec constitution de partie civile devant le Doyen des juges d’instruction du TGI de Bayonne ? »

Interrogé par le préfet et la Chambre Régionale des Comptes, Michel Veunac doit avoir conscience qu’il est allé trop loin et qu’il joue gros. Alors, en bon animal politique, il en avoue un peu plus pour pouvoir dire s’il se retrouve un jour à la barre du tribunal : « Mais je n’ai jamais rien caché et je peux vous en donner la preuve avec cette interview à Mediabask »  Et l’élu ne manquera pas alors de sortir le couplet sur la difficulté de sa tâche et sur le fait, lui le pauvre sociologue, qu’il ne savait pas qu’il devait d’abord faire approuver cette décision par ces élus ou par les membres du conseil d’administration de la Socomix.

Une défense astucieuse mais qui pourrait mettre à mal son brillant adjoint aux Finances, toujours prêt à faire mousser sa carrière. Si celui-ci se retrouvait à la barre en compagnie de son « ami » Michel Veunac, « La Faillite nous voilà », comme le surnomment les Biarrots, aurait du mal à plaider l’incompétence en tant qu’ancien secrétaire-général adjoint des mairies de Marseille et Paris et à expliquer pourquoi les procédures normales de passation des marchés, où on informe les élus avant de prendre une décision et de signer des chèques, n’ont pas été respectées.

Lundi dernier, lors de la réunion de majorité, les élus ont été surpris par l’inhabituelle nervosité de Guy Lafite qui s’est mis à hurler sur Nathalie Motsch à l’origine après François Amigorena d’une deuxième procédure contre le dossier Palais, affirmant même que Michel Veunac « devait prendre ses responsabilités » et qu’il « refusait de travailler avec elle ».

Alors, Guy, on commence à envisager des lendemains qui déchantent ?

 

 

 

On dit merci qui ? Merci Michel !

Le calamiteux mandat de Veunac a au moins un mérite : faire émerger des élus à fort tempérament qui démontrent leurs qualités.

Bel exploit ! L’artiste Veunac réussit à faire salle comble le 15 octobre.

Est-ce parce qu’elle ambitionne de devenir un jour reine de la Ville que l’adjointe à l’Urbanisme Nathalie Motsch a choisi Le Regina comme cadre de sa conférence de presse, trois jours après celle de Michel Veunac ? En ce lundi matin orageux, les journalistes ne seront pas déçus du voyage, car Calamity Nathalie, comme la surnomment les (rares) fidèles de Veunac est décidée à défourailler à tout va : « Je ne serai pas complice de ce qui est le plus grand scandale jamais connu par Biarritz ». L’anodine mère de famille qui plaçait soigneusement ses pas dans ceux de Didier Borotra lors de la dernière mandature, se révèle soudain bretteuse féroce et politique redoutable. Lors du dernier conseil municipal, son éloquence avait scotché tout le monde. Face aux journalistes, Nathalie Motsch poursuit dans la même veine : « Ce dossier du Palais devrait être à livre ouvert. Le secret des affaires ne marche pas sur un bien public. Ce n’est pas parce que ce montage a été voté en conseil municipal qu’il est vertueux », avant de défendre ardemment un autre opposant au projet : « J’ai été très choquée des attaques contre François Amigorena. Il n’y a qu’un responsable Guy Lafite (…) porteur du projet avec la simplicité et l’humilité qui le caractérisent. »  Et Calamity Nathalie, après ce commentaire au second degré sur l’énarque qu’elle ne porte guère dans son cœur, d’expédier au Premier adjoint une ultime balle entre les deux yeux. « Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes ».

Pour son premier examen devant les journalistes, Nathalie Motsch n’a pas hésité à dresser un tableau inquiétant du montage financier choisi pour Le Palais.

Cohérente avec elle-même, l’adjointe annonce qu’elle saisit à son tour le tribunal administratif de Pau, qui va ouvrir sous peu une annexe spéciale pour Biarritz, pour excès de pouvoir et défaut d’information des élus. Aidée de son conseil, Jean-Charles Vignot, Nathalie Motsch s’attaque à la délibération du 15 octobre en premier lieu et y rattache celle du 30 juillet. « Car les deux votes ont un lien évident. C’est une opération globale dans laquelle la transparence et la communication des pièces ont été tronquées.« 

https://www.sudouest.fr/2018/10/29/video-biarritz-un-nouveau-recours-dans-le-dossier-de-l-hotel-du-palais-5522161-4037.php

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20181030/ladjointe-a-lurbanisme-attaque-en-justice-le-montage-de-lhotel-du-palais

Amigorena ne lâche rien

On le disait talentueux mais dilettante. Il vient de subir une incroyable condamnation à trois ans d’inéligibilité pour un carnet à souches non restitué, quand Juppé pour des emplois fictifs ne prenait qu’un an. Beaucoup à sa place se seraient désintéressés de la politique. Mais François Amigorena se révèle tous les jours à l’épreuve du feu. Quand il s’élève contre le dossier du Palais, on ne peut l’accuser d’arrières pensées politiques, contrairement à Lafite ou Veunac, puisqu’il ne participera pas à la compétition de 2020. Comme libéré de cette suspicion qui pesait sur ses actions, l’homme se montre aussi combatif que réfléchi et prend tous les jours plus d’épaisseur. Quand il annonce que les banques ne veulent plus financer la réhabilitation du Palais, les invectives à son encontre pleuvent presque autant que les démentis paniqués de Veunac. Au final, un prêt qui aura bien été modifié et des menaces de procès en diffamation de Veunac, qui le font immédiatement réagir sur Twitter et Facebook. « M. le maire, JE VOUS DEMANDE de m’assigner en diffamation au plus vite. Cela me permettra de produire devant un juge les preuves irréfutables en ma possession ». Beau tempérament de la part de l’élu. Si seulement Veunac et Lafite étaient capables de manifester la même conviction et le même sens des responsabilités

Barucq ne croit plus aux Bisounours

Le « Nous nous sommes tant aimés » de 2014 n’a guère duré longtemps. (Photo Sud Ouest)

Avec un Veunac réussissant à faire fonctionner sa majorité, le docteur Barucq aurait pu être un de ces « alibis écolos » comme on en voit dans tous les conseils municipaux. Un petit tour de vélo électrique et puis s’en va! Mais il est loin le temps où le docteur-surfeur croyait sincèrement qu’avec le dialogue on peut arriver à tout. Cherchant à réconcilier les irréconciliables, Guillaume Barucq a pu prêter à sourire parfois. Mais l’homme est intelligent et apprend vite. « Je croyais tout savoir de l’humain par mon activité de médecin, mais je me rends compte que la politique est un monde vraiment à part », sourit-il. Clair dans ses positions, ne cédant pas aux multiples pressions que lui a fait Veunac, n’hésitant pas à prendre l’initiative, Barucq ne peut que se féliciter de l’indigence du tandem Veunac-Lafite qui va lui permettre de devenir un candidat tout à fait plausible et intéressant dans la perspective de 2020.

Arosteguy a honoré son mandat

Le dessinateur de La Semaine du Pays Basque, Olivier Ruiz semble croire à un duel de dames pour 2020.

Le grand mérite du hold-up démocratique voulu par Veunac et Lafite à propos du Palais est d’avoir passé au révélateur tous les tempéraments. On épargnera aux lecteurs de Bisque, Bisque, Basque ! la liste des rois de la brosse à reluire qui se reconnaîtront sans peine (N’est-ce pas P.C. ou P.D. ?) D’habitude, en fin de mandat, la presse analyse le comportement de l’opposition et passe très vite sur la majorité, habituée qu’elle est à voter systématiquement comme son maire. Il n’y a qu’à Biarritz qu’on voit cinq élus de l’opposition, au mépris du mandat qui leur a été confié par les électeurs, venir au secours d’un maire au moment où sa propre majorité ne lui fait plus confiance. À l’inverse d’un Max Brisson aux déclarations sinusoïdales et souvent calquées sur la stratégie politique du moment, Maïder Arosteguy a exercé un mandat d’opposante très clair et respectueux de ses électeurs, malgré son arrivée au conseil départemental. Vigilante, elle a toujours été sans ambiguïté dans ses déclarations et ne s’en est jamais laissé conter quand les machos de service, Veunac, Lafite ou Claverie tentaient de la déstabiliser à coup de réflexions misogynes. On dit que Maïder Arosteguy et Nathalie Motsch ne s’apprécient guère, ce qui n’a rien de surprenant à l’idée d’un possible « duel de dames » en 2020. Un duel qui aurait tout de même une autre allure que l’éternel retour de ceux qui ruinent la Ville depuis tant d’années.

Tant de talents qui s’affirment !

Plus discret mais tout aussi respectable dans l’exercice de son mandat, on aimerait entendre davantage Richard Tardits qui, on le perçoit nettement, n’apprécie guère ce rôle d’opposant qui lui a échu même s’il fait le job avec application. Constructif et très clair dans ses positions, il mérite le respect des électeurs. En privé, Richard est toujours passionnant à écouter. Lui aussi, s’il se retrouvait dans la majorité en 2020 amènerait sans doute beaucoup de créativité à la Ville. Et même s’il a exclu d’être tête de liste en 2020, il en va bien évidemment de même d’Édouard Chazouillères.

Et que dire de ces fantassins qui ont montré un courage sans faille sous la mitraille ? Françoise Mimiague, Brigitte Pradier, Anne Pinatel, mais aussi Virginie Lannevère et Hervé Boissier ont prouvé qu’ils étaient de véritables élus, soucieux des Biarrots et pas décidés à accepter n’importe quelle sornette, même si elle est présentée par le premier magistrat de la Ville ou son adjoint.

Tandis que Veunac s’indigne devant les journalistes quand on affirme qu’il n’est pas compétent, il ne reste plus aux électeurs qu’à essayer de se consoler en imaginant un avenir meilleur, même si la situation financière de la Ville ne va guère être facile en 2020. Ce mandat est un désastre absolu, beaucoup de Biarrots l’ont compris, mais au moins il aura eu le mérite de nous faire découvrir de nouveaux talents, sans doute à même de gérer la Ville avec plus d’écoute et de respect de la démocratie dans un avenir proche. Alors pour conclure sur les tristes pantalonnades que nous vivons à Biarritz, comment ne pas être tenté en pensant à Veunac, à la façon obscène avec laquelle il a conduit le dossier du Palais, de reprendre le gimmick d’un site coquin et très fréquenté. « On dit merci qui ? »

Dans un tout autre style, ne ratez pas l’explication très technique mais passionnante de Jacques-André Schneck sur la juridiction des sociétés d’économie mixte. Comme l’écrit l’ancien spécialiste des travaux publics, « À tous les administrateurs de la Socomix : Désolé, mais on en a envoyé en prison pour bien moins que cela !« 

https://www.facebook.com/jacquesandre.schneck

 

Maïder Arosteguy intervient à son tour

Le démenti du maire ne rassure décidément personne. La conseillère municipale demande à Michel Veunac de montrer les documents écrits de l’engagement des banques.

Invité sur France Bleu Pays basque, ce matin, François Amigorena s’est montré catégorique. Après avoir montré au journaliste qui l’interviewait les preuves de ce qu’il affirme, sous réserve de confidentialité, il persiste et signe. Le Crédit Agricole et la Banque postale sont toujours en intenses tractations avec la mairie et n’ont pas encore accordé le prêt de 50 millions nécessaires à la Ville pour les travaux du Palais. La date butoir étant jeudi, on peut imaginer qu’une renégociation des taux ou un engagement de la Ville sur l’emprunt de la Socomix pourraient être au centre de la discussion.

Inquiète de la situation malgré le démenti de Veunac, Maïder Arosteguy écrit à son tour au maire pour qu’il rassure les Biarrots en produisant les documents prouvant que tout est réglé avec le Crédit Agricole et la banque postale. Ce qui ne saurait tarder sans doute. Il restera juste à vérifier que les conditions accordées par les banques seront bien celles qui ont été annoncées aux élus, il y a quelques jours.

 

Les banques refusent de prêter 50 millions

Suite au désistement des financiers du projet, François Amigorena interpelle la mairie pour savoir comment elle compte mener à bien le dossier du Palais sans le soutien des banques.

C’était bien la peine de pousser l’indécence jusqu’à sortir le champagne après le conseil municipal du 15 octobre, c’était bien la peine pour les opposants ralliés à la majorité de ramer à ce point pour faire croire à leur sincérité, c’était bien la peine d’organiser un tel hold-up démocratique pour un si pitoyable résultat ! Depuis la fin de la semaine dernière, Veunac et Lafite savent qu’une nouvelle catastrophe vient de s’abattre sur le dossier du Palais. Mais ces deux petits cachottiers se sont bien gardés de dire quoi que ce soit. Pour leur plus grande malchance, Bisque, Bisque Basque ! était aussi dans la confidence, ainsi que l’opposant au projet François Amigorena qui écrit, dans un mail envoyé lundi matin à Veunac : « J’apprends que les banques refusent finalement de consentir à la Socomix, la société d’exploitation de l’Hôtel du Palais, le prêt de 50 millions d’euros initialement prévu (…) En élu responsable, soucieux de préserver au mieux les intérêts de Biarritz, des Biarrots et de l’Hôtel du Palais, je vous propose de nous rencontrer au plus vite afin de négocier ensemble une solution permettant à toutes les parties prenantes de ce projet de sortir par le haut de cette situation ».

https://www.facebook.com/francois.amigorena

Une solution obligatoire avant jeudi

Le dossier concocté par le chantre de la  » gestion intelligente  » Guy Lafite sur Le Palais est tellement mal ficelé, le business plan d’Hyatt tellement irréaliste, que les banques qui épaulaient le projet se sont désistées.  La Caisse des dépôts, pourtant souvent bonne fille quand l’État est concerné, avait d’emblée refusé ce projet tant il semblait injouable. À leur tour Le Crédit agricole et la Banque postale viennent de se retirer du projet et refusent de prêter les 50 millions d’euros nécessaires au tour de table.

À croire que les opposants au projet disaient vrai quand ils dénonçaient un dossier totalement irréaliste !

Selon les informations de Bisque, Bisque, Basque ! les deux doux-rêveurs Veunac et Lafite ont jusqu’au jeudi 25 octobre pour trouver une solution. Et l’addition va être sacrément salée pour les Biarrots : entre les deux millions dépensés pour monter ce dossier surréaliste, les frais de notaire et les avances versées sur les travaux déjà programmés, ce sont l’équivalent de la vente de quelques villas Sion qu’il va falloir aligner.

La Chambre Régionale des Comptes envisage une enquête

Aux dires des « spécialistes » Destizon, Saint-Cricq ou Puyau ce montage financier était « exemplaire », « limpide » et sans le « moindre risque ». Allez donc comprendre pourquoi la Chambre Régionale des Comptes vient de se faire communiquer le dossier et envisage d’ouvrir une enquête. 

Reste une interrogation de taille : Qui va payer ces travaux déjà commandés et que la Ville est bien incapable d’assumer ? Ce ne serait pas JC Decaux Holding, tout de même, un scénario que tous les aficionados du projet municipal nous ont décrit, lundi dernier, comme totalement impossible. Decaux, actionnaire principal du Palais, au bout d’une semaine, voilà qui la ficherait mal.

La mairie dément, Bisque, Bisque, Basque sourit !

 Michel Veunac s’est fendu d’un communiqué, lundi en début d’après-midi pour démentir catégoriquement une partie des informations de ce blog. Les lecteurs avisés noteront que le maire ne parle pas de la Chambre Régionale des Comptes et que la date butoir est bien fixée à jeudi, à l’occasion de l’Assemblée générale de la Socomix. Lundi matin à 8 heures, au moment de la parution de cet article, les banques n’avaient pas encore décidé si elles prêtaient à la ville de Biarritz. On peut imaginer que depuis le mail envoyé par François Amigorena, les échanges téléphoniques vont bon train pour convaincre les banquiers et arriver à un happy end jeudi. Avec, éventuellement, une petite renégociation ?

Signe qui ne trompe pas, Veunac et Lafite viennent d’annuler la réunion de majorité prévue lundi soir. Si tout était aussi simple qu’ils le disent, on se demande bien pourquoi ils auraient pris cette décision.

Affaire à suivre.

Amigorena dénonce le mensonge de la directrice du Palais

Tous les moyens ne sont pas bons en politique. François Amigorena est scandalisé par la façon dont Cécile Pascouau a menti au conseil municipal. Il nous écrit.

« Le 28 septembre dernier, les membres du Conseil Municipal de Biarritz étaient réunis en Commission Générale afin d’obtenir des informations relatives au projet concernant l’Hôtel du Palais. Pour ce faire, étaient également présents ce soir-là les représentants des différents cabinets de conseil et d’avocats ayant assisté le maire sur le dossier, quelques fonctionnaires communaux et la directrice de l’Hôtel du Palais.

Et dans le cours d’une réunion qui a duré près de cinq heures, c’est cette dernière qui a semé un vent de panique parmi les élus biarrots en déclarant, je la cite : « nous n’avons plus de trésorerie », et « d’ici un mois, un mois et demi, nous ne pourrons plus payer », ce dont la trentaine de personnes présentes ce soir-là peut témoigner.

Cécile Pascouau, directrice du Palais (Photo Sud Ouest)

Cette affirmation incroyablement alarmiste a bien évidemment provoqué une inquiétude compréhensible des élus présents et a beaucoup fait pour accréditer la thèse de Messieurs Veunac et Lafite selon laquelle leur projet pour le Palais est le seul possible et qu’il y a une urgence absolue à le mettre en œuvre immédiatement.

Les sous-entendus de cette thèse, répétée à l’envi tel un mantra depuis des mois sont clairs : les opposants au projet du maire et de son premier adjoint sont des irresponsables qui mettent en péril l’existence même du Palais et les emplois de son personnel.

Quelle directrice croire ?

Et les propos de la directrice ont été très efficaces en ce sens : certains élus, pourtant fermement opposés au projet jusque-là, ont été sérieusement ébranlés dans leurs convictions. Pourtant, le 9 octobre dernier, soit 11 jours à peine après la Commission Générale, la même directrice de l’Hôtel du Palais déclarait à Sud Ouest : « la trésorerie du Palais est de 6 millions d’euros. Il n’y a pas de risque financier. » Mais alors quelle directrice croire ? Celle qui le 28 septembre agite le spectre effrayant d’une faillite à court terme de l’hôtel, ou celle qui, quelques jours plus tard, se veut totalement rassurante ?

Selon mes informations, la deuxième affirmation est la seule vraie et la trésorerie du Palais s’établit actuellement aux environs de 6 millions d’euros, ce qui est cohérent avec ce que je connais du cycle financier de l’hôtel après en avoir été administrateur pendant 4 ans. En effet, à cette époque de l’année, après la haute saison, le niveau de trésorerie habituel de l’hôtel est de l’ordre de 8 millions d’euros.

La Socomix, la société d’exploitation du Palais, a dû cette année faire face à des dépenses exceptionnelles :

– 550 000 euros de frais d’enregistrement pour le bail emphytéotique (sic)

– vraisemblablement plus de 600 000 euros d’avance à Eiffage pour la tranche 2 des travaux de rénovation (oui, vous avez bien lu, le Conseil Municipal ne s’est pas encore prononcé, mais on consent déjà des avances à Eiffage !!!)

– plus de 2 millions d’euros d’honoraires (cabinets de conseil, avocats, etc.)

Il est donc logique qu’il reste environ 6 millions d’euros disponibles dans les caisses.

La première question qui se pose alors est la suivante : ces 6 millions d’euros sont-ils suffisants pour assurer l’avenir de l’Hôtel du Palais à court terme ?

La réponse est définitivement oui.

Pourquoi ce mensonge effronté ?

Les dépenses incompressibles de l’hôtel fermé à partir du 18 octobre prochain s’établissent à hauteur de 500 000 euros par mois. Pas besoin donc d’être diplômé d’une grande école de commerce pour comprendre que 6 millions d’euros de trésorerie disponibles suffisent à tenir le choc sans problème pendant une année complète.

La trésorerie réelle du Palais permet donc de prendre le temps d’envisager sereinement d’autres options, contrairement aux allégations de Messieurs Veunac et Lafite et il n’y a aucune urgence réelle à adopter le projet qu’ils présenteront au Conseil Municipal du 15 octobre.

La seconde question – de loin la plus dérangeante et toujours sans réponse aujourd’hui ! – se formule ainsi : pourquoi la directrice du Palais a-t-elle effrontément menti aux élus représentants des Biarrots et ainsi instrumentalisé leurs craintes légitimes de voir l’hôtel acculé à une illusoire faillite prochaine ?

La réponse est bien évidemment dans la question. »

François Amigorena

NDLR : Les titres et intertitres sont de la rédaction.