Arostéguy fait de l’accrobranche

Ils sont nombreux à avoir beaucoup à perdre en cas de défection de Fillon.

(Photo La Semaine du Pays basque)

Mercredi, François Fillon est décidé à renoncer avant sa conférence de presse où il annonce… qu’il continue ! C’est la conjuration de médiocres qui l’entoure, déterminée à se partager le futur gâteau même s’il est un peu faisandé, qui le pousse à se ridiculiser encore un peu plus et à discréditer notre vie politique. Baroin se verrait bien Premier ministre, et les Morano ou Pecresse ne dédaigneraient pas un petit maroquin. Et pendant ce temps, Juppé, qui serait sans doute plébiscité par la majorité des Français, attend qu’on lui fasse signe.

Même problématique au niveau local, où ce sont souvent ceux qui ont beaucoup à perdre qui crient à l’assassinat politique, en espérant que quelques gogos vont les suivre, tout en sachant parfaitement au fond d’eux-mêmes que Fillon est absolument indéfendable. En quittant L’UDI, il y a quelques mois, pour les Républicains, Maïder Arostéguy, a montré une capacité certaine à la voltige. En écoutant sa copine Corine Martineau, et en pariant, quasiment seule avec Claude Olive, sur François Fillon, notre sémillante conseillère départementale a gagné le gros lot de la loterie électorale : une investiture pour les législatives. On comprend qu’il soit difficile de renoncer à ses rêves, mais doit-on tout accepter sous prétexte d’ambition personnelle ?

Le communiqué de presse de Maïder Arostéguy diffusé hier est soit d’une mauvaise foi abyssale, soit d’une naïveté confondante. Au point que Bisque, Bisque, Basque !  s’est amusé à l’annoter. L’accrobranche c’est très bien, à condition toutefois de ne pas se prendre une grosse gamelle électorale à force de défendre l’indéfendable.

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Plan B, comme barre-toi !

Fillon ne respecte même pas sa parole. Et vous voudriez qu’il devienne chef de l’État ? Réveillez-vous la droite, car vous conduisez le pays au désastre !

Pour prendre de court son calendrier judiciaire, François Fillon n’a plus qu’une issue : se faire élire par les Français. Mais c’est aux militants et aux ténors de la droite de dire stop, comme viennent de le faire Bruno Le Maire et l’UDI.

Si vous pensez encore qu’un candidat à l’élection présidentielle se doit d’avoir une morale supérieure à celle d’un citoyen ordinaire, si vous estimez qu’un mis en examen ne peut briguer aux plus hautes fonctions, si vous jugez qu’un parjure qui n’a cessé d’accumuler les mensonges ne peut être soutenu par un grand parti, alors vous ne vivez sans doute pas en France.

Tribun hors pair, Jean-Luc Mélenchon, après la triste conférence de presse du seigneur de la Sarthe, n’a pas manqué de se moquer, affirmant avoir presque de « la peine pour la droite qui mériterait un candidat présentable ». Un propos que je partage, car je pense à tous ces militants sincères qui rasent les murs actuellement, alors qu’ils désirent le meilleur pour la France, et tentent de se convaincre, sans arriver vraiment à y croire, que leur champion est victime d’un « assassinat politique ». Mais c’est surtout la deuxième phrase de Jean-Luc Mélenchon que je ratifie totalement : « La situation est malsaine, ce n’est pas bon pour la démocratie ».

Entre une candidate qui ne répond pas aux convocations du Parlement européen et un candidat qui est le seul à croire à un acharnement judiciaire, jamais le divorce entre la population et la classe politique n’a été aussi grand. Qui peut imaginer Fillon, devenu président de la République et demandant des efforts aux Français sans mettre la moitié du pays dans la rue ? Qui connaît une personne ayant travaillé vingt ans sans voir laissé la moindre trace de son activité professionnelle ? Qui peut admettre qu’un candidat qui annonce le 26 janvier qu’il se retirera s’il est mis en examen, décide de poursuivre envers et contre tous, au mépris de sa propre parole ?

Le Maire et l’UDI, les précurseurs

Bruno Le Maire est le premier ténor de la droite à clairement prendre ses distances, ce qui prouve qu’il vaut beaucoup mieux que ses prestations ratées lors de la primaire. L’UDI, malgré une promesse de soixante circonscriptions réservées, a décidé de suspendre son soutien à la campagne de Fillon. Pierre Lellouche, Catherine Vautrin ou le député des Ardennes Jean-Luc Warsmann viennent de faire de même. Mais d’autres par cécité, par petit calcul personnel, persistent et signent au mépris de l’intérêt du pays.

Pour les militants locaux, la fidélité ne doit pas aller jusqu’à la cécité.

Lorsqu’il a annulé sa visite matinale au Salon de l’Agriculture, et convoqué les ténors de LR, Fillon, qui venait d’apprendre sa mise en examen avec son épouse, était prêt à renoncer et avait téléphoné en ce sens à Alain Juppé, le seul plan B réaliste de la droite. Mais les Baroin, Longuet, Pécresse, Morano et consorts se sont récriés et ont réussi à renvoyer au combat un Fillon, plus acculé que jamais. A priori, après le piteux quinquennat de Hollande, cette élection était imperdable pour la droite, ce qui n’est plus du tout le cas avec l’affaire Fillon. Alors qu’une manifestation de soutien au jouisseur qui nourrissait grassement sa famille avec des emplois plus que suspects, est prévue dimanche place du Trocadéro, n’est-il pas désormais du devoir de tous les politiques et les militants de droite de demander à Fillon de quitter la scène électorale au profit d’un candidat qui les représentera mieux et ne fera pas rougir les Français de honte ?

Le calendrier est serré, mais les Français sauront se montrer indulgents pour le nouveau candidat de la droite face à des circonstances aussi exceptionnelles. Alors que, en continuant à soutenir l’indéfendable Fillon, en envisageant de voter pour lui, vous discréditez la classe politique et vous faites le jeu d’une Marine Le Pen… C’est ce que vous souhaitez ?

Fillon nous vole… la campagne

Mettez fin à ses souffrances, débranchez-le, qu’on puisse enfin parler programmes et combattre une droite digne de ce nom !

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La Une très réussie de « L’Obs » du 9 février

La vraie Pénélope, celle qui, il y a quelques siècles, éprouvait un durable béguin pour Ulysse, prête à attendre une bonne vingtaine d’années qu’il termine ses péripéties méditerranéennes, était déjà une adepte du double emploi. Pour faire lanterner ses prétendants, elle défaisait la nuit la tapisserie qu’elle exécutait le jour, histoire qu’elle ne finisse jamais. Mais elle le faisait bénévolement. Notre modeste Pénélope Fillon à nous, même si son indécent mari nous fait lanterner à plaisir, se contente d’être une virtuose du double emploi, fictif de préférence. Assistante parlementaire de son mari en 2012 et 2013, mais aussi journaliste à La Revue des deux mondes, la discrète Pénélope – comme c’est ballot ! – n’a laissé aucun souvenir à personne dans son travail. Et alors qu’elle est officiellement assistante parlementaire dans la Sarthe, elle raconte à la BBC qu’elle vit à Paris et s’y ennuie beaucoup. Pas de badge, pas d’accréditation, pas de trace écrite de son travail et des salaires à faire rêver tous ceux qui s’échinent chaque jour devant leur machine-outil.

Mais dans les « bonnes familles », suivant l’expression favorite du sénateur Longuet, les enfants se doivent de faire encore mieux que les parents. Si Pénélope a réussi sans encombre le double emploi invisible, Marie, la fille aînée du couple a réussi le triplé, cumulant l’École de formation du Barreau et un stage rémunéré dans un cabinet d’avocats, tout en étant « assistante parlementaire » de son père à hauteur de 3800 euros bruts mensuels. « Impossible ! » affirment tous les anciens élèves de l’école et les avocats actuels qui se souviennent de leurs emplois du temps de dingue quand ils jonglaient entre études et stage. Mais chez les surdoués, que voulez-vous…

Du temps dérobé à la démocratie

Et pendant ce temps, papa Fillon, propriétaire d’une modeste maison de 1107 mètres carrés avec dépendances qu’il nomme manoir ou château suivant l’interlocuteur, s’égosille, avec une obscénité dont il ne semble pas conscient, à dire que tout cela est « légal ». S’il n’est effectivement guère moral de salarier sa femme et ses enfants, la loi interdit absolument les emplois fictifs, ce qui ne devrait pas tarder à être démontré par la brigade financière et faire voler la prétendue légalité mise en avant par François-le-petit.

En attendant, il ne se passe pas un jour sans que nous n’ayons droit aux entrées par des portes dérobées de celui que Chirac appelait le « non-fiable » et Sarkozy « le fourbe », tandis que des manifestants à l’extérieur du meeting l’attendent aux cris de « Voleur ! » ; pas un jour sans qu’un curé un peu courageux ne se laisse aller à une lecture de la Bible bien sentie devant ce Tartuffe grandiose ; pas un jour sans que la ménagère ne soit interrogée sur la confiance qu’elle porte à Fillon.

Avec tout ce temps honteusement volé à la démocratie par une « vermine », selon les termes de Jean-Luc Mélenchon, nous devons nous contenter d’images expéditives des autres candidats et deviner par des lectures attentives ce qui est en train de se passer à quelques semaines de la présidentielle : l’assagissement de Hamon, l’absence de programme de Macron, la jubilation de Marine Le Pen.

Après ce qu’il a fait, après sa trahison de Père-la-Morale donneur de leçons, Fillon est le seul à croire, en ses chances d’être élu. Il envoie la droite dans le mur, ce qui m’indiffère et fait le jeu de Le Pen, ce qui me fait beaucoup moins rire. Tant que ce pitoyable candidat sera en lice, aucune victoire électorale ne pourra avoir la moindre noblesse. Alors qu’attend son parti pour mettre fin à ses souffrances et le débrancher ? Le pays a besoin d’un candidat qui puisse défendre les idées de son camp sans être lui-même un infâme profiteur.

Ce matin, et j’ai peine pour tous les militants sincères qui ne peuvent se résoudre à l’inéluctable, 22% de Français lui faisaient encore confiance. 22% de trop !

Cassez-vous et cachez-vous, Monsieur Fillon !

Quand on entend la défense de son entourage sur les « bonnes familles », on est fier de faire partie des mauvaises familles…

La position de François Fillon, assiégé de toutes parts, est intenable…

Chaque soir, au moment de s’endormir, cette question récurrente : est-ce qu’au début de l’année 1789, la noblesse française, face au tiers état, faisait preuve de la même morgue, de la même arrogance, de la même inconsciente désinvolture qu’une partie de cette classe politique française, qui campe actuellement sur les plateaux de la télévision française pour justifier l’injustifiable et le million d’euros d’argent public encaissé par la famille Fillon ?

Le beau regard franc du collier de Messire Gérard Longuet.

Prenez par exemple messire Gérard Longuet, ce jeune gandin qui dans sa folle jeunesse au quartier Latin s’amusait avec ses copains d’Occident à redresser idéologiquement les gauchistes à coups de barre de fer. Le seigneur de Lorraine explique sur BFM qu’il est tout à fait normal de salarier ses enfants, quand on est sénateur, même s’ils ne sont pas tout à fait avocats : « Ce sont des choses qui arrivent dans toutes les bonnes familles ». Effectivement, s’il faut maintenant perdre son temps à se justifier pour des foucades à 4 000 € d’argent de poche, où va-t-on ? Et si on empêche le connétable de la Sarthe (qui ne gagne guère à être connu !) pour un million versé indûment à sa famille de se présenter à la fonction suprême, nul doute que notre pays est foutu !

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/fillon-emploie-ses-enfants-une-chose-qui-arrive-dans-toutes-les-bonnes-familles-selon-longuet-909243.html

 Manant de père en fils depuis des siècles, je suis ravi d’avoir enfin compris ce qui sépare en France les bonnes familles des mauvaises familles, grâce à cette affaire.

– Dans les bonnes familles, on pense sincèrement que le pain au chocolat que la bonne va acheter coûte quinze centimes tandis que dans les mauvaises familles on le regarde dans la vitrine en trouvant qu’il est bien cher.

– Dans les bonnes familles, on fait appel aux amis entrepreneurs pour trouver un stage aux enfants, tandis que dans les mauvaises on se retrouve dans le meilleur des cas à compter les poches plastiques utilisées chez Auchan ou à ne pas valider ses diplômes faute d’employeurs complaisants prêts à vous offrir un stage.

– Dans les bonnes familles, on poursuit ses études paisiblement et on obtient des séjours Erasmus, tandis que dans les mauvaises, on multiplie les petits jobs à douze euros de l’heure tandis que, comme par hasard, votre dossier n’est jamais complet au moment de partir étudier à l’étranger.

– Dans les bonnes familles on envoie les enfants dans les meilleures écoles privées pendant que les élèves des mauvaises familles, ces sots qui veulent singer l’aristocratie, rêvent de métiers auxquels ils ne peuvent accéder (4 à 6 000 euros l’année pour une école de journalisme !) preuve de la faillite de notre système républicain.

 – Dans les bonnes familles, on n’hésite pas en tant que maire à faire employer sa fille par l’entreprise que l’on dirige avant d’expliquer à la Justice qu’on ne savait rien ou à la salarier comme assistante parlementaire quand elle décide de vivre en Amérique du Sud. Dans les mauvaises familles on espère bêtement un contrat précaire et rêve de décrocher le graal, un CDI.

– Dans les bonnes familles, la main gauche doit ignorer ce que fait la main droite, celle qui trempe dans le bénitier, et on sourit en voyant un ministre socialiste chargé de faire la chasse aux fraudeurs, détenteur de comptes offshore. Dans les mauvaises familles, on se fait plumer par son banquier au moindre déficit et on ignore ce qu’est un compte en Suisse.

– Dans les bonnes familles, on vous explique qu’il est normal que votre épouse, qui n’a ni badge, ni mail professionnel et se contente d’un service de pigeons voyageurs entre Paris et son château de la Sarthe, touche plus que le député qui vous a remplacé. Dans les mauvaises familles, on reste sans voix devant tant de mauvaise foi.

– Dans les bonnes familles, on considère comme négligeable une somme d’un million d’euros et on fait la morale aux manants qui ne gagneront jamais cela de leur vie en leur expliquant qu’il ne faut pas jeter le quignon de pain dur et le consommer le lendemain dans la soupe.

Obscène !

Alors oui, Monsieur Fillon, vous qui voulez devenir le seigneur et maître de tous les Français, je vous avoue que je m’honore depuis que votre affaire est sur la place publique de faire partie des mauvaises familles.

– Fier dans cette mauvaise famille d’un grand-père qui donnait à un châtelain oisif comme vous la moitié de sa récolte de métayer et qui, ancien maire de son village, n’hésitait pas, à quatre-vingt ans passés, à prendre son tracteur pour aller déverser du fumier devant la sous-préfecture.

– Fier , dans notre maison où il n’y avait pas grand-chose, de la ronéo familiale qui permettait à mon père d’exprimer ses profonds sentiments anticolonialistes pendant la guerre d’Algérie et de distribuer des tracts de son cru.

– Fier de mon frère, instituteur puis directeur d’école. Jeune retraité, il a réussi tout au long de sa carrière à ne jamais prendre un seul jour d’arrêt, même quand il y avait droit au moment de la naissance de ses filles, simplement parce qu’il pensait que les enfants dont il avait la charge seraient pénalisés.

– Fier d’être membre de cette mauvaise famille et de n’être pas devenu, grâce à ma génétique familiale, un cireur de pompes de la classe dominante en place…

Monsieur Fillon n’avez-vous pas conscience d’être obscène avec vos pitoyables dénégations, vos demi-vérités, et vos dénonciations, qui ne dupent personne, d’un complot universel contre vous ? N’êtes-vous pas peiné, tout comme le manant que je suis, pour tous ces vrais assistants parlementaires, tous ces militants sincères, tous ces élus remarquables que vous salissez avec votre morgue et vos approximations ? Ne comprenez-vous pas qu’à force de vouloir, à gauche comme à droite, conserver vos privilèges à tout prix, vous allez soit propulser Marine Le Pen à la tête du pays soit provoquer une insurrection nationale ? Il y a deux siècles, la noblesse se reconnaissait à ses particules. Maintenant la nouvelle noblesse se reconnaît à ses mandats électoraux et à ses casseroles.

Alors, Monsieur-la-vertu, Monsieur le donneur de leçons de morale, Monsieur l’abonné du premier rang à l’église locale, renoncez à la présidentielle dès aujourd’hui, cassez-vous, et allez-vous cacher dans votre si joli château de Solesmes, qu’en magnifique hypocrite vous qualifiez de maison quand il s’agit d’être élu par le bon peuple. Et, en attendant que vous rendiez l’argent, estimez-vous heureux si les manants, comme en 1789, ne montent pas à l’assaut de votre château en cherchant à mettre votre tête au bout d’une pique.

Jean-Yves Viollier

Pénélope a trouvé le bon Filon

Faites ce qu’on dit, mais pas ce que l’on fait, le slogan de campagne des Fillon.

600 000 euros, c’est à peu près ce que gagne un ouvrier en une existence entière de travail. C’est aussi ce qu’a touché en huit ans, selon Le Canard enchaîné l’attachée parlementaire fantôme Pénélope Fillon, en plus des non négligeables émoluments de son mari. Tandis que la presse aux ordres insiste sur la légalité de l’opération (Fillon, malheureusement n’est pas le seul dans ce cas !) et que le candidat républicain s’efforce de créer un rideau de fumée en insistant sur la prétendue misogynie dont fait preuve le palmipède à l’égard de son épouse, Bisque, Bisque, Basque ! ne résiste pas au plaisir de rafraîchir la mémoire de ceux qui ne s’intéressent que de loin à la politique, avec le parcours d’un des pires faux-cul de la République.

La grande misère des assistants parlementaires

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Avec cette affaire, les internautes s’en donnent à coeur joie…

Actuellement, chaque député dispose de 9561 euros mensuels pour rémunérer son ou ses attachés parlementaires. L’État aurait pu légiférer sur le salaire de ces assistants, il a préféré laisser les députés décider par eux-mêmes, ce qui démontre sa très faible envie de moraliser la vie publique. Les émoluments de ces petites mains indispensables aux parlementaires oscillent souvent entre 2000 et 3000 euros, ce qui est peu compte tenu de la précarité et des exigences de la fonction. Claude Bartolone, Bruno Le Maire, Jean-François Copé, Jean-Christophe Lagarde ou Gilbert Collard n’ont pas hésité à salarier leurs épouses. Certaines effectuent un réel travail, tandis que l’action d’autres reste des plus nébuleuses. En 2014, Médiapart a constaté que 52 épouses, 28 fils et 32 filles de députés occupaient un poste d’assistant parlementaires. Et l’on vous passe les maîtresses, fort nombreuses, pour qui connaît les secrets d’alcôve de l’Assemblée nationale !

Pénélope Fillon doit être une surdouée de la politique puisque dès 2001, celle qu’on n’a jamais vu à l’Assemblée nationale démarre sa carrière avec une rémunération de 3900 euros par mois, puis 4600 l’année suivante, des salaires qui laissent rêveurs les « vrais » assistants parlementaires.

 

Petites combines sur le dos des contribuables

Quand Fillon jouait les Père la morale…

François Fillon a toujours été habile. Ce n’est pas lui qui se ferait gauler par la patrouille en salariant directement sa fille par le biais d’une Société d’économie mixte, comme quelque maire local de la Côte basque. Sitôt devenu ministre, Fillon va engager comme conseiller technique, et donc salarier, Igor Mitrofanoff, tout en le laissant continuer à travailler pour… Marc Joulaud. Si ce n’est pas un emploi fictif, ça y ressemble grandement. Quant à Jeanne Robinson-Behre, elle va occuper en parallèle un poste d’assistante parlementaire d’un sénateur UMP. Des « acrobaties » qu’elle n’a visiblement pas digérées, puisqu’elle affirme à propos de Pénélope : « Je n’ai jamais travaillé avec elle. Je n’ai pas d’info à ce sujet ».Manque de chance, Fillon est nommé ministre des Affaires sociales et du Travail en mai 2002, ce qui aurait pu compromettre la brillantissime carrière parlementaire de Pénélope. Mais son suppléant Marc Joulaud, ébloui par les qualités de la dame, va l’engager pour… 7900 euros par mois, un record toutes catégories pour ce poste. Les deux autres assistants parlementaires de Joulaud, que tout le monde connaît et voit travailler, Igor Mitrofanoff et Jeanne Robinson-Behre se partagent donc le reste de l’enveloppe soit… 800 euros chacun.

Inconnue au bataillon

L’équipe de campagne montre son vrai visage en menaçant la biographe Christine Kelly.

Et c’est là que ça se corse pour le donneur de leçons de la primaire de la droite, le candidat de la « transparence » de la « morale » et de « l’éthique ». Vous connaissez quelqu’un qui va être interrogé sur sa vie et qui ne va pas évoquer son travail ? Lorsque Christine Kelly écrit un livre sur le couple Fillon, jamais Pénélope ne parle de son activité d’assistante parlementaire. Mieux, en 2016, celle qui se présente comme une mère au foyer affirme devant les journalistes ne s’être « jamais impliquée dans la vie politique de son mari ». Olivier Picard, chroniqueur politique depuis 25 ans à l’Assemblée nationale est catégorique :  il n’a jamais croisé la trop discrète Pénélope et juge qu’elle est « indéfendable ».

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1644344-je-suis-journaliste-parlementaire-depuis-25-ans-penelope-fillon-est-indefendable.html

François Fillon, comme tous les politiques pris la main dans le sac, crie à la « boule puante ». Mais le parquet financier vient d’ouvrir, aujourd’hui même une enquête préliminaire pour « détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits». Si les faits sont avérés, il risque une condamnation à de la prison avec sursis et à une peine d’inéligibilité.

http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/01/25/emploi-de-penelope-fillon-pourquoi-le-parquet-ouvre-une-enquete_1543935

 

Des as de l’acrobatie sémantique

Château, manoir, maison, le discours sur cette propriété familiale datant du XVe siècle varie beaucoup en fonction des circonstances politiques. Un peu comme pour la femme au foyer Pénélope devenue soudain une très assidue assistante parlementaire.

Quand il était Premier ministre de Nicolas Sarkozy, le personnel de Matignon disait de Fillon qu’il était « le pire jouisseur de la Ve République ». Monsieur fait la morale, rallonge le temps de travail des Français, veut mettre à la rue des milliers de fonctionnaires, mais quand il est question de son petit confort, rien ne devient négociable. En voiture avec gyrophare, Sablé-sur-Sarthe n’est qu’à deux heures de Paris, mais François Fillon n’a jamais hésité à prendre les avions ministériels qui font tellement plus chic. C’est lui aussi à la fin de l’année 2010, alors que Sarkozy avait interdit à ses ministres de quitter l’hexagone qui se fera gauler en Égypte, à l’occasion d’un séjour somptueux offert par Moubarak. Pris la main dans le sac, il affirmera avec aplomb être en voyage officiel et diplomatique et s’efforcera de détourner les regards de la presse en direction de Michèle Allliot-Marie, partie accompagner ses parents en Tunisie.

Même duplicité quand le couple évoque la demeure familiale de Solesmes. Désireuse de montrer qu’elle est presque aussi bling-bling que Sarkozy, la famille Fillon parade en 2013 pour Paris-Match, dans les jardins du château de Beaucé, acquis en 2013. Miracle de la sémantique, depuis que le notaire calamistré de la Sarthe s’imagine en possible Président de la République, le bien familial est devenu « manoir » puis « maison ».

… Allez, on prend les paris que sous peu le très catholique candidat, avec son inimitable air de chien battu, va qualifier le salaire d’assistante parlementaire de la fidèle Pénélope comme une simple « aumône » destinée à entretenir son humble « masure » !

Revenir à l’essentiel et faire Vallser Fillon

La route à venir ne va pas être simple pour Manuel Valls. Au concours du parti le plus bête du monde, le PS semble décidé à faire aussi bien que la droite.

Même si elles m’ont valu quelques profondes satisfactions, comme ce coup de pied aux fesses infligé au petit Nicolas, les primaires, qu’elles soient de droite ou de gauche, continuent à susciter en moi un profond malaise. Pour les médias comme pour les politiques, une somme de quatre euros, si l’on vote aux deux tours, est totalement négligeable et ne mérite pas la moindre réflexion. Nous connaissons pourtant tous autour de nous des gens pour qui une telle somme est vitale.

GRATUITÉ INDISPENSABLE

Est-il logique, est-il démocratique que des bobos friqués et politisés puissent ainsi déterminer à l’avance le casting d’une élection au suffrage universel tandis que les prolos impécunieux devront se contenter du choix effectué par des gens à des années-lumière de leurs préoccupations ? De Gaulle disait « La seule Cour suprême, c’est le peuple ». À l’évidence, l’esprit de la Ve République est trahi avec l’organisation de primaires payantes. Quand on sait que l’État français a versé plus de 63 millions d’euros de financement public aux partis politiques en 2015, il est navrant de constater que le parti socialiste, décidément doté du même autisme que la droite, n’a pas le réflexe élémentaire d’une primaire gratuite, permettant à tous ceux qui le souhaitent de voter, sans exclusion par l’argent. Quitte à installer dans un coin des salles de vote, une tirelire où chacun pourrait donner librement pour aider aux frais d’organisation du scrutin.

LE FN N’A PAS DIT SON DERNIER MOT

Marine Le Pen reste persuadée qu’elle va caracoler en tête.

Pour presque tous les confrères, la messe est dite et la désignation de François Fillon ruine les espoirs de Marine Le Pen. Circulez, y’a plus rien à voir ! C’est sans doute aller un peu vite en besogne. François Fillon a totalisé sur son nom presque trois millions de suffrages, ce qui est une belle performance. Mais pour se qualifier au premier tour de la présidentielle, il faut généralement dix millions de votes en sa faveur et vingt pour devenir Président de la République. D’après les sondeurs, 400 000 sympathisants du Front national seraient venus voter à la primaire de la droite. Les autres sympathisants, pendant ce temps, ruminent en silence leur haine du système et fourbissent le bulletin fatal qu’ils déposeront dans l’urne le jour de la présidentielle. Marine n’a pas fini de faire parler d’elle.

L’AGONIE DE HOLLANDE

Les adversaires de Manuel Valls, qu’ils soient de droite ou de gauche, soulignent à l’envi que le Premier ministre lui a planté un poignard dans le dos avec son interview au Journal du Dimanche. Même si je ne suis pas du tout favorable à Manuel Valls, appréciant peu sa perpétuelle danse du ventre devant le patronat et sa Loi travail, rien ne me semble plus faux. Hollande a lamentablement raté son quinquennat et il ne le doit qu’à lui, son Premier ministre ayant plutôt limité les dégâts. Refusant de s’inscrire à l’Association au Droit de Mourir dans la Dignité, Hollande était le seul à ne pas avoir conscience d’être en phase terminale. Ségolène et ses enfants ont tenté de lui dire, Valls, plus pragmatiquement l’a débranché et il a bien fait. La politique n’est pas une activité pour les poètes, et Hollande, lors de ses prochaines escapades en scooter, pourra toujours se dire qu’il a renoncé de lui-même, tandis que Sarkozy s’est fait virer. C’est tout ce que les livres d’histoire, avec le mariage pour tous, retiendront de son peu brillant passage.

VALLS L’ÉQUILIBRISTE

Les chances de la gauche de remporter la présidentielle de 2017 sont infimes. Manuel Valls sait parfaitement qu’une élection présidentielle, c’est la rencontre d’un homme et d’un peuple et qu’il conserve une minuscule fenêtre de tir. En attendant, il va devoir se livrer à un sacré numéro d’équilibrisme. Libéral et à droite presque toute quand il gouvernait, il va se souvenir qu’il est à gauche dans les jours qui viennent pour tenter d’asphyxier Montebourg, avant de draguer les centristes s’il réussit à sortir vainqueur de la primaire. De la haute voltige, certes, mais aussi quelque part le lot quotidien d’un politique. Et Valls dans l’exercice n’est pas le moins doué de tous.

LA PRIMAIRE LA PLUS BÊTE DU MONDE

Pour Gérrard Filoche, l’essentiel, c’est de doubler les salairres. et de laisser l’orthographe à ceux que ça intéresse… (Photo François Amigorena)

Si la primaire de la droite a permis aux Français de découvrir ce qui se cache derrière le vocable creux du libéralisme – haine du salarié, mépris des plus faibles, volonté d’éradiquer le syndicalisme -, nul ne peut contester que l’événement a été de fort belle tenue avec un ancien président de la République et deux anciens Premiers ministres à l’affiche. Malheureusement la politique est ainsi faite que la tentation du quart d’heure de gloire télévisuelle existe. Ce n’est pas faire injure aux candidats de la primaire de gauche d’affirmer qu’ils sont plus là pour faire prospérer leur fonds de commerce et négocier au plus offrant les quelques voix obtenues au premier tour plutôt que véritablement viser l’élection présidentielle. Entre l’inexistante Marie-Noëlle Lienemann, la girouette Montebourg, Vincent Peillon en faux-nez de Martine Aubry, ou le brave inspecteur du travail Gérard Filoche, les débats pourraient vite devenir ridicules et la primaire une magnifique machine à perdre. J’en suis personnellement très chagriné, mais la gauche a une chance et une seule de l’emporter et elle se nomme Manuel Valls.

LE VRAI FILLON

La modeste masure du pauvre hère Fillon, présentée dans Paris Match.

La capacité d’oubli de nos médias n’a d’égale que celle de nos concitoyens. Pendant les primaires de droite, on s’est gargarisé sur Mister Nobody revenu de nulle part, sur l’homme simple qui plaît aux Français, le Sarthois placide capable d’essuyer les tempêtes. Au lieu de taper comme un sourd sur cette icône en carton-pâte qu’un souffle devrait balayer, autiste, la gauche s’apprête pendant deux mois à ferrailler entre elle en négligeant un homme dont le programme devrait épouvanter n’importe quel citoyen ayant deux sous de bon sens. François Fillon, c’est d’abord, selon les dires du personnel de Matignon, rapportés par « Le Canard enchaîné » de l’époque, « le pire jouisseur de la Ve République ». L’homme qui prône les économies indispensables mais qui n’hésitait pas à prendre un avion ministériel plutôt qu’une voiture pour les 250 kilomètres à parcourir entre Matignon et son château de Solesmes et ne se souciait que de son confort personnel. Le même Premier ministre qui, en 2011, au mépris de la politique étrangère de la France, acceptait une invitation de Moubarak à passer les fêtes de fin d’année en Égypte. Et à détourner sournoisement l’attention sur Michèle Alliot-Marie et ses vacances tunisiennes, pour qu’on l’oublie.

QUI EST LE PLUS PRIMAIRE ?

La différence de style est frappante. Hollande a mis dix minutes à défendre son bilan, avant d’annoncer qu’il ne se représentait pas. Valls quarante secondes à annoncer sa candidature avant de commencer à fustiger ses futurs adversaires. En 1980, nous étions nombreux à ne guère entretenir d’illusions sur François Mitterrand. Mais notre détestation de Valéry Giscard d’Estaing était telle, que nous avons voté sans trop de difficultés pour François les dents longues, avant de découvrir quelqu’un qui a su incarner la fonction présidentielle. Éternel capitaine de pédalo corrézien, Hollande ne s’est pas hissé à la hauteur du poste qu’il occupait, ce qui l’a définitivement séparé de ses électeurs. Je ne rêve vraiment pas de Valls à chaque heure du jour et de la nuit, mais sa fougue, sa combativité alliée à son sens de l’État, font de lui la seule chance de la gauche et un possible et présentable Président de la République.

À condition d’arrêter un peu avec ces primaires qui faussent complètement le jeu politique, Valls devant lutter pendant deux mois contre son propre camp pendant que Macron, avant de faire pschitt, va pouvoir parader et débiter des inepties au kilomètre sans la moindre contrainte puisqu’il s’est affranchi de ce tour préliminaire !

Oui, sans aucun doute, « Valls, c’est du brutal » comme diraient les tontons flingueurs. Et quand on voit la furia avec laquelle le petit taureau catalan peut asséner ses arguments, on se dit que le fils de notaire Sarthois, grand spécialiste du coup en douce, mais pas trop courageux dans le face à face, pourrait sérieusement se faire malmener dans un débat à deux. Et après, qui sait ?

Les sourires en coin d’une Filloniste historique

fillon-martineauSon téléphone n’arrête pas de sonner, les messages de félicitations de pleuvoir, et, depuis une dizaine de jours, ses amis ne se comptent plus. Corine Martineau n’est pas dupe de cette soudaine agitation de tous ceux qui jouent placés. Alors que nous sommes politiquement aux antipodes, ce qui n’empêche pas le respect et la sympathie, il était intéressant d’entendre pourquoi, en 2015, cette militante fervente des Républicains, a choisi le camp de celui qu’on qualifiait alors de « Mister Nobody », avant de devenir le vainqueur-surprise de la primaire de la droite.

– Qu’est-ce qui t’amène à choisir Fillon ?

– « En politique, il n’y a qu’une vérité : le terrain ! J’ai été très intéressée par le tour de France qu’a entrepris François Fillon pendant trois ans. Et encore plus quand j’ai découvert qu’à chaque visite, il se tournait vers des gens de la société civile pour obtenir des remontées d’informations et effectuer un vrai travail de fond.

– Quelles sont les personnalités connues qui partagent ton engouement d’alors ?

– Je suis seule sur Biarritz et à part le maire d’Anglet, Claude Olive, les soutiens à Fillon sont plutôt discrets. Tous les Républicains sont Sarkozystes avant de devenir Juppéistes et j’ai droit à des plaisanteries répétitives comme « Fillon ne passera jamais. Il a raté le coche. »

– Tu as cru en lui dès le début ?

Au sommet de la Rhune.

– Je ne vais pas refaire l’histoire maintenant que c’est facile. Je ne pensais pas qu’il réussirait un score aussi élevé, mais j’ai toujours pensé qu’il allait s’imposer. Lors de la montée de la Rhune en compagnie de ses soutiens (juillet 2016), il nous a fait passer un moment très agréable, manifestant beaucoup d’écoute à chacun et réussissant pendant deux heures à parler tout en grimpant, ce qui démontre une belle condition physique. Son programme, comme son côté humain, m’ont séduit. J’ai pensé qu’il allait gagner car sur le terrain les gens affirmaient en avoir marre des politiques avec des casseroles, refusaient quelqu’un de trop âgé, et souhaitaient malgré tout un candidat expérimenté. Il me semblait qu’il incarnait la synthèse parfaite des attentes des électeurs. Et puis, c’est un chat, il avance sans faire de bruit contrairement à d’autres que l’on peut côtoyer dans la région (Grand éclat de rire).

– Qui vient assez vite te rejoindre dans le soutien à Fillon ?

En janvier 2016, Maïder Arostéguy choisit à son tour Fillon. Tour à tour, nous nous rendons à Paris le rencontrer ainsi que son équipe de campagne. En avril, lors d’un rassemblement des relais territoriaux, je pose une question en annonçant que je suis de Biarritz. Après la réunion, des gens du département des Pyrénées Atlantiques se font connaître. De là est parti le comité de soutien à François Fillon avant que Paris ne me désigne comme présidente du comité de soutien à Biarritz.

– Tout s’est bien passé ?

– Nous avons très bien fonctionné avec Pau et le Béarn. Je suis allée tracter à Orthez et à chaque fois, l’accueil a été très chaleureux. Le terrain m’a confirmé ce que je ressentais. Nous avons tout de même distribué 30 000 journaux. Les politiques n’ont pas encore compris l’importance des réseaux sociaux, où chacun lit de son côté et découvre que des gens pensent comme eux.

– À quel moment, as-tu cru à la victoire possible ?

– Lors du meeting organisé à Biarritz, on a senti que ça basculait. Le journaliste de BFM TV, venu pour la circonstance, m’a même confié : « On ne pensait pas voir ça à Biarritz » Pour lui, c’était une terre définitivement acquise à Juppé.

– Et le soir du premier tour ?

– (Corine lève les yeux au ciel !) Nous étions tous rassemblés à Saint-Jean-de-Luz et quand les résultats ont commencé à être connus, j’ai soudain vu Nathalie Motsch et Patrick Destizon venir me faire un vibrant éloge de François Fillon. Je ne suis pas dupe. Même chose avec les félicitations d’Édouard Chazouillères reçues ce soir-là.

– Et maintenant, quel est le programme ?

– On continue à se mobiliser plus que jamais en vue des présidentielles de 2017. En janvier, on va connaître les investitures pour les élections législatives. Je souhaite que Maïder Arostéguy soit désignée, plutôt qu’un ou une Filloniste de dernière heure. Et si on rétorque que Maïder est depuis trop peu de temps dans notre parti pour obtenir l’investiture, alors, en tant qu’ancienne militante du parti, je poserai ma candidature pour ces législatives.

– Que penses-tu de Bayrou et Macron ?

– Macron, plus jeune plus neuf, va bouffer les voix de Bayrou. Les gens ont besoin de rigueur et d’assurance. Les deux en sont totalement dépourvus.

– Comment vois-tu la primaire de gauche ?

– Je pense que Hollande pourrait sortir vainqueur de cette primaire, s’il se présente. L’autre hypothèse est Arnaud Montebourg car il fait figure d’homme neuf. Je ne crois pas à Valls, votre Sarkozy de gauche, car il est trop clivant.

– Je réalise soudain que tu ne m’as pas parlé de Max Brissson. C’est un hasard ?

– (Grand sourire) Sans doute ! Max va évidemment se rallier au vainqueur de la primaire. Je prendrai Max dans mon équipe pour travailler, s’il est d’accord. »

C’est comme si c’était fait !

Vous pouvez retrouver les points de vue décapants de Corine Martineau sur son Facebook :

(https://www.facebook.com/corine.martineau1)