Les sous-doués sont de sortie

Incompétences multiples, dissimulations avérées, attentats démocratiques à répétition, la garde rapprochée de Veunac, avec ses nouveaux ralliés, est affligeante.

Michel Veunac a du mal à suivre…

Une fois de plus, le dernier conseil municipal (4h30, tout de même !) aura été accablant, avec son collier de perles, de dissimulations délibérées et de tricheries démocratiques. S’il existe encore un Biarrot qui envisage de reconduire la majorité en place en 2020, nous ne saurions trop lui conseiller d’écouter attentivement l’ensemble du conseil pour se convaincre qu’il fait fausse route. Pour les autres, Bisque, Bisque, Basque ! s’est contenté de vous signaler les grands moments de cette désolante soirée.

https://www.youtube.com/watch?v=aTa2W8db1MI

AGUILERA : PAS DE DOCUMENTS JURIDIQUES POUR LES ÉLUS

The Blond biarrote va encore accuser Bisque, Bisque, Basque ! d’en pincer pour Nathalie Motsch, mais quel punch, quel talent oratoire ! Lorsque « Calamity Nathalie » intervient (59e) après la patouilleuse explication de Veunac affirmant que le projet d’aménagement d’Aguilera est désormais porté par la Ville et non par un opérateur privé et doit donc être soumis à l’Agglo au terme d’une procédure appelée « MECDU 2 », le silence se fait : « Vos explications ne correspondent pas à la réalité juridique. Vous la travestissez. Quand cette farce juridique va-t-elle prendre fin ? (…) Ce n’est plus le projet Pichet ou BO, c’est devenu le projet municipal augmenté. On l’a customisé, histoire que ça fasse propre et crédible. (…) Il faut arrêter de jouer au Monopoly. (…) Ôtez-nous de ce doute insupportable d’engagements que vous avez dû prendre auprès de certains pour manifester un tel entêtement juridique. »

Avec son air de ne pas y toucher et son physique de gendre idéal, il faut se méfier du Chazouillères qui dort. L’ancien adjoint sort du silence (1h13’) et son intervention fait très mal à la majorité : « Les éléments juridiques, on ne les a pas eus. Je m’étonne que ces textes n’aient pas été communiqués au conseil municipal. Les documents liés à une délibération doivent être produits. Surtout quand les conseillers le demandent. « 

Et Veunac, avec un aplomb insurmontable, d’essayer de calmer l’incendie : « on vous les fournira », ce qui est un peu scandaleux une fois que le vote de la délibération a eu lieu. Mais il avait déjà procédé à un tel attentat démocratique au moment des délibérations sur Le Palais.

AMIGORENA FAIT DU DEVOS

Grâce à François Amigorena, les Biarrots ont compris que le dossier est plus plurifonctionnel quand c’est la Ville qui le présente plutôt que l’Agglo.

« L’humour est la politesse du désespoir » dit l’adage. Face à tant d’incompétence, tant de mauvaise foi, François Amigorena vote pour le parti d’en rire afin que tout le monde comprenne à quel point les dés sont pipés dans cette délibération (1h18’). « C’est le caractère plurifonctionnel, joli mot, qui justifie que les services juridiques de l’Agglo refusent de traiter cette MECDU et la transfèrent aux services juridiques de la Ville ? Veunac opine mollement du bonnet tandis qu’Amigorena enchaîne : « Donc le projet présenté à l’Agglo par la Ville est PLUS plurifonctionnel que l’ancien ? » Cette fois Veunac est largué. Amigorena reprend : « Non, c’est le même ! Si le caractère de plurifonctionnalité est identique, quelle est la différence juridique ? Je voudrais avoir une explication claire et convaincante » On l’attend toujours, même si Lafite est obligé de s’y coller tant Veunac reste sans voix.

BARUCQ RELOOKÉ EN PRÉSIDENTIABLE

Tata Corine est passée par là.

On était habitué à ses tenues de surfeur, mais visiblement tata Corine Martineau est passée par là. La veste grise et la chemise blanche font désormais partie de la panoplie du presque candidat docteur, même si la volonté de ne fâcher personne reste la même. : « On a perdu beaucoup trop de temps. Ces grands projets là, il faut les calibrer dès le début du mandat. On a tergiversé infiniment sur la piscine. (…) Il faut préserver le bois de Montorian (…)  On diabolise beaucoup trop le BO à l’heure actuelle. Il est dommage de se déchirer sur un aussi beau projet. » Après avoir distribué une pincée de consensualité à tout le monde, Barucq votera pour cette délibération.

MIMIAGUE FAIT ROUGIR VEUNAC

Françoise Mimiague va ramener un peu de bon sens dans ce monde de brutes en rappelant que son service totalise actuellement « 1400 demandes de logements sociaux rien que pour les Biarrots. » La discrète adjointe précise sa pensée en rappelant que « la commune est propriétaire du terrain et c’est à la commune de décider qui sera le bailleur social » avant de porter le coup décisif « Pourquoi a-t-on fait appel au constructeur Pichet ? » Une excellente question qui fait rougir Veunac. Heureusement pour lui, Ghis Haye s’empresse de prendre la parole pour une intervention décisive « Je ne rentrerai pas dans ce débat qui me dépasse totalement ». Si c’était le seul !

TOUT DÉSORMAIS RAVIT SAINT-CRICQ

C’est quand même formidable la politique ! Pendant quatorze ans, l’avocat biarrot a trouvé que rien n’allait dans Biarritz. Et puis soudain visité par la grâce, il trouve depuis le vote de l’Hôtel du Palais, tout magnifique. Tandis que Maïder Arostéguy, à propos de l’aménagement de la zone d’Iraty s’étonne : « Pourquoi devons-nous dans ce dossier baiser la babouche de l’Agglo ? », celui qui n’a plus d’opposant que le nom prend la parole pour se déclarer « tout à fait favorable à l’aménagement d’Iraty » Qui aurait pu en douter ? Jean-Benoît Saint-Cricq se sent obligé d’être aussi enthousiaste sur la Cité de l’Océan qui totalise tout de même 69 000 entrées en 2019, quand Borotra en 2008 évoquait une perspective de 350 000 visiteurs annuels : « Nous sortons de l’ornière » Et pour prolonger son quart d’heure de gloire d’opposant féroce : « Je ne suis pas mécontent. J’ai l’impression d’avoir participé » Comme disait le baron Pierre de Coubertin, « l’essentiel, c’est de participer ».

VEUNAC ET LES MATHS, ÇA FAIT DEUX

Pour expliquer pourquoi il va falloir voter une nouvelle subvention de 150 000 à la section rugby du BO omnisports, Michel Veunac se lance dans une démonstration mathématique limpide : « Là où il y avait une subvention globale, il a fallu partager, donc ajouter »

Autrement dit, quand Veunac partage une baguette de pain de 200 grammes entre le BO omnisport et la section rugby amateur qui a repris son indépendance, Veunac fait deux morceaux de 150 grammes chacun ?

Heureusement pour le maire, Veunac a des adjoints qui savent le sortir de l’ornière. L’adjointe aux Sports, Stéphanie Ricord monte au créneau : « Le BO n’est pas en dépôt de bilan. C’est très compliqué, mais pas à ce point. Nous faisons un travail d’apurement des comptes. L’Urssaf a aussi mis un coup d’arrêt à certaines pratiques qui étaient dans l’ILLÉGALITÉ… », Le conseil municipal sursaute en entendant parler d’illégalité, tandis que Stéphanie Ricord tente de se reprendre. « Illégalité, ce n’est pas vraiment le terme. Les associations qui n’avaient pas les moyens de salarier quelqu’un, octroyaient des frais de déplacements ; ça se pratique, on le sait. Mais ce n’est pas dans les clous. »

Encore un dossier défendu de façon convaincante !

BOISSIER A MANGÉ DU LION

Pour la cinquième fois de la soirée, Hervé Boissier, le conseiller qui pratique le franc-parler, intervient : « Vous êtes en train de nous dire que tout le monde savait et qu’on n’a rien fait ! Par ailleurs, j’ai cru comprendre que les difficultés venaient essentiellement du rugby. » Stéphanie Ricord tempère : « Le rugby a plus de dettes que les autres, mais toutes les sections n’étaient pas vertueuses pour autant. » De l’art de se faire des amis… Veunac s’efforce de calmer le feu : « Il ne faut pas confondre des maladresses de gestion et de l’affairisme », mais Hervé Boissier n’en peut plus de ces petites manœuvres permanentes : « Depuis que je suis conseiller municipal, chaque année on a une subvention supplémentaire à voter et chaque année, ça tombe sur le rugby ». Monsieur est observateur.

L’ATTENTAT DÉMOCRATIQUE STREETEO

Veunac en panique :  » Aidez-moi, Landrin, aidez-moi! »

Et l’on est reparti pour le petit roupillon final du conseil municipal, bercé par la douce voix de Jeannine Blanco, lorsque ce vilain garnement de Chazouillères dégaine le pétard qui va mettre le feu à la salle : « Concernant le renouvellement du contrat de Streeteo prévu au 1er janvier 2020 et sa résiliation possible jusqu’au 30 septembre 2019, je voudrais savoir si vous êtes satisfait du bilan économique et social de Streeteo ? » Ne ratez pas ce grand moment (4h03’) ! Peio Claverie, responsable du stationnement : « Je n’ai pas d’idée ! »  Soupir de Veunac : « Il n’a pas d’idée l’adjoint ! Alors, bon ! »  (Il aura fallu six ans à Veunac pour s’en apercevoir !). Panique totale dans l’état-major. Si vous tendez bien l’oreille au moment où Michel Veunac se tourne vers le directeur des services Christophe Landrin, vous allez l’entendre gémir : « Aidez-moi, Landrin, Aidez-moi ! »

Et c’est ainsi que l’on apprend que le contrat de Streeteo a été renouvelé sans que personne ne juge bon de demander son avis au conseil municipal. Un scandale démocratique, un de plus, de cette mandature quand on sait les conséquences économiques désastreuses de la nouvelle politique de stationnement de la Ville.

Vous conviendrez donc avec nous, après écoute de ce conseil, qu’il faut aider Veunac et sa garde rapprochée et mettre fin à leurs souffrances. Cette bande de sous-doués ne doit pas être admise en classe supérieure en 2020 et repartir pour un mandat de six ans.

Libérez-les de leurs fonctions et renvoyez-les chez eux. Ils ont démontré qu’ils n’avaient rien à faire dans une salle de conseil municipal.

C’est le festival Onda Cariocaisse !

Incapable de présenter à temps un budget prévisionnel pour l’édition 2019, le producteur de Vincent Cassel demande 200 000 euros à la Ville pour 2020 en évoquant «des frais d’annulation». Par ici, la monnaie !

La page de garde du document remis aux élus par Vincent Cassel et son producteur. On s’y croirait, même si ça fait cher le palmier.

Avec l’abnégation d’un voyageur de commerce cherchant à fourguer une encyclopédie en cinquante volumes à un illettré, notre pauvre maire débordé, quand il se fait mettre dehors par la porte, revient par la fenêtre et si elle est close, n’hésite pas à forcer un vélux ou à passer par le soupirail de la cave. En l’absence du moindre document écrit, les élus avaient réussi à faire annuler une subvention de 100 000 euros attribuées au festival « Onda Carioca » souhaité par Vincent Cassel, mais il en faudrait beaucoup plus que cela pour freiner les ardeurs people de notre Mimi-la-Malice. Mardi 15 juillet, il a donc remis le couvert en commission générale (une réunion à huis clos des élus) en présence de Vincent Cassel et de son producteur, un homme dont personne n’a retenu le nom mais qui, a laissé pour le moins perplexe ceux qui assistaient à cette commission générale.

Mise doublée pour 2020

Si Vincent Cassel éprouve une authentique passion pour le Brésil, il a sans doute dû roupiller sévère pendant les cours d’instruction civique pour s’être imaginé qu’un simple accord oral avec Michel Veunac lui permettait de lancer son festival sans que les élus ne valident sa demande de subvention. Retoqué faute d’avoir monté un dossier digne de ce nom, Cassel et son producteur sont donc revenus à la charge et, comme des joueurs malheureux au casino, ont doublé la mise en toute simplicité.

Avec Photoshop, rien de plus facile que de remplir de foule enthousiaste le Port vieux. Et pour la marée, on fait comment?

Pour réussir cet exploit peu commun, ils ont fait vibrer les petits cœurs de midinettes des élus en les abreuvant de noms ronflants, en les faisant rêver d’un Port-vieux noir de monde et en leur promettant d’innombrables émissions de télévisées sur le festival. Qui peut un an à l’avance être certain de sa couverture télé, même quand on s’appelle Cassel ? Mais l’esprit critique était assez peu de mise mardi soir, Cassel et son producteur remettant aux élus présents (plusieurs comme Nathalie Motsch ou Hervé Boissier étaient retenus par leurs obligations personnelles ou professionnelles) un dossier propre à séduire tout le monde. Ou presque !

Et puis, comme Cassel et son producteur sont de grands pudiques, c’est en regardant la pointe de leurs chaussures qu’ils ont demandé 200 000 euros de subvention, alors que la Ville ne leur en avait accordé que 100 000 il y a quelques mois avant de se rétracter.

Pas de chance pour eux, parmi les présents, se trouvait un chef d’entreprise François Amigorena, qui sait lire les budgets prévisionnels et qui s’est intéressé à une petite ligne fort discrète, rédigée en noir sur fond bleu pour qu’elle soit encore moins lisible :

Intitulée « Report à nouveau, suite à l’annulation de l’édition 2019 », cette ligne affiche tout de même un montant de 125 152 euros. Autrement dit, le producteur de Vincent Cassel, qui a été infoutu de présenter un dossier digne de ce nom pour obtenir une subvention, demande à la Ville de lui rembourser les frais qu’il a engagés pour 2019, alors qu’il n’avait pas le moindre lien contractuel avec Biarritz !

Seuls trois élus s’opposent

Une décontraction qui n’a semble-t-il pas ému plus que cela l’assistance puisqu’en dehors de François Amigorena, seuls trois élus se sont étonnés : Françoise Mimiague, Brigitte Pradier et Ghis Haye.

Le budget prévisionnel de l’événement : une petite plaisanterie à plus d’un million d’euros.

Et pour que le vaudeville soit complet, Veunac a profité d’une pause-pipi de son ennemi préféré, François Amigorena, pour faire voter vite fait les élus afin de savoir si on devait ou non continuer à travailler avec Cassel. En dehors des trois noms précédemment cités, personne n’a rien trouvé à y redire, Guillaume Barucq se fendant même d’un discours enthousiaste en faveur de ce projet.

Seul petit détail qui n’a visiblement ému personne, les commissions générales sont faites pour informer à huis clos les élus de dossiers où des informations commerciales ne peuvent être rendues publiques (il en avait été de même pour Aguilera et Pichet) mais les décisions et a fortiori les votes doivent être effectués en conseil municipal.

Deux conclusions s’imposent donc sur ce dossier « Onda Carioca » qui va encore faire couler beaucoup d’encre à l’avenir. Soit Veunac et Lafite, au bout de cinq ans de mandat, ne maîtrisent toujours pas les règles de la vie publique et dans ce cas-là il est urgent de ne pas les réélire, soit ils sont capables de toutes les fourberies et dans ce cas-là aussi il est indispensable de ne pas les réélire.

Ce qui leur laissera un peu de temps pour méditer le vieil adage : « Tout ce qui brille n’est pas d’or ! »

C’est celui qui le dit qui l’est

Veunac adore l’ambiance cour d’école pendant les conseils municipaux. Jeudi soir, l’homme qui a la réputation d’avoir toujours un temps de retard lorsqu’on lui explique quelque chose, s’est permis une réflexion totalement saugrenue à l’égard d’Édouard Chazouillères, cherchant à comprendre l’imbroglio autour de la villa Sion. Sans rire le moins du monde, celui qui déshonore le rôle de maire par des propos d’un tel niveau, a répondu aux questions totalement pertinentes de Chazouillères par un méprisant : « On ne peut pas faire coïncider nos projets avec le temps que vous mettez à les comprendre ».  Ce à quoi, Édouard Chazouillères, toujours aussi pince sans rire, a répondu : « C’est depuis que je vous ai quitté, Monsieur le maire ! ».

Quelques minutes plus tard, vexé d’avoir un temps de retard sur son seigneur et maître, le premier adjoint « La Faillite nous voilà ! », s’est donc senti obligé de surenchérir après une question de François Amigorena sur le commanditaire du sondage que subissent les Biarrots actuellement. Croyant les micros coupés et alors que tout le monde se levait, on a pu entendre alors un distinct : « Quel connard celui-là ! »

Comme disent les enfants de l’école primaire, « C’est celui qui le dit qui l’est ! »

Sur le sujet, voir les deux excellents articles de Mediabask :

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20190718/insultes-au-conseil-municipal-de-biarritz

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20190719/les-elus-de-biarritz-reagissent-aux-propos-insultants-de-guy-lafite

Et aussi un très bon décortiquage du budget prévisionnel par Jacques Saury dans « Biarritzmania » :

Onda Carioca

 

Réalisme biarrot contre foutaises brésiliennes

Ne pas confondre les 100 000 euros attribués au budget participatif, initiative remarquable, et les 100 000 à Onda Carioca, foutage de gueule absolu…

Les Biarrots sont invités à faire leur choix entre treize projets tous plus intéressants les uns que les autres. Une belle créativité qui mérite d’être saluée.

À Biarritz, on paie d’abord et on réfléchit ensuite. Comme une pie un peu snobinarde, attirée par tout ce qui brille, notre bon Michel Veunac s’est donc totalement laissé embobiner par Vincent Cassel et a estimé que la possibilité de pouvoir faire un selfie avec le célèbre acteur valait bien 100 000 euros d’argent public. Et fidèle à ses méthodes habituelles, Mimi-la-Malice a tenté de jouer le coup en douce lors du dernier conseil municipal. Heureusement que les conseillers municipaux se sont réveillés et grâce à Bénédicte Darrigade, Richard Tardits puis Édouard Chazouillères, Maïder Arosteguy, Nathalie Motsch, François Amigorena, Hervé Boissier, Anne Pinatel et Françoise Mimiague nous ont permis d’apprendre de quoi il retournait exactement. Et une fois de plus, les contribuables biarrots ont de quoi être effarés par la désinvolture du maire. Comme l’ont confirmé Sud Ouest et Mediabask, ce festival brésilien souhaité par Vincent Cassel était un simple projet qui n’avait encore ni date, ni lieu, ni programmation.

https://www.sudouest.fr/2019/04/20/biarritz-rien-n-est-decide-pour-le-festival-de-vincent-cassel-6006410-4037.php

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20190423/onda-carioca-un-festival-pas-comme-les-autres-a-biarritz

Avec un dossier aussi bien ficelé, il était donc logique de se précipiter et de sortir le carnet de chèques, une décision qui n’a visiblement pas ému tous les flagorneurs qui gravitent autour du maire et se soucient comme d’une guigne des intérêts des contribuables biarrots !

Le projet de Vincent Cassel est peut-être intéressant, mais pourquoi ne serait-il pas soumis aux règles habituelles de la vie publique où l’on établit un budget prévisionnel avant d’obtenir de l’aide de la Ville ?

Plus qu’une semaine pour voter

Heureusement, l’argent public n’est pas toujours aussi mal géré et certaines initiatives méritent d’être saluées. Hervé Boissier est un tenace. Ce fervent militant de la démocratie participative a su faire preuve d’une obstination admirable pour mener à bien son idée : regrouper toutes les suggestions des Biarrots, puis procéder à un vote et financer les projets lauréats à hauteur de 100 000 euros.

https://www.jeparticipe-biarritz.fr/project/budget-participatif-1/presentation/presentation

Bisque, Bisque, Basque ! avait fait une proposition de collecte de mémoire auprès des octogénaires mais a été écarté dès le premier tour, ce qui ne l’empêche pas de soutenir à fond cette initiative citoyenne. Vous êtes actuellement un peu plus de 900 à avoir voté pour l’instant, ce qui est bien mais insuffisant pour une ville de 25 000 habitants. Il vous reste encore une semaine pour découvrir les 13 projets en concurrence et faire votre choix.

Pour une fois que quelque chose est clair, limpide et respectueux de la démocratie dans cette ville, ce serait vraiment dommage de ne pas le soutenir, même si le constat est un peu amer, car pour une pépite de démocratie participative qui réussit à survivre combien d’occasions gâchées : il y avait beaucoup de talent dans la liste présentée par Veunac en 2014, beaucoup de gens qui étaient très pointus dans leur domaine. Mais les indécisions, les dissimulations permanentes et l’incapacité du duo Veunac-Lafite à manager ont pulvérisé cette dream team, obligé les adjoints à faire sécession et transformé ces six ans de règne Veunac en mandat le plus calamiteux de l’histoire de la Ville. Vivement 2020 !

 

On dit merci qui ? Merci Michel !

Le calamiteux mandat de Veunac a au moins un mérite : faire émerger des élus à fort tempérament qui démontrent leurs qualités.

Bel exploit ! L’artiste Veunac réussit à faire salle comble le 15 octobre.

Est-ce parce qu’elle ambitionne de devenir un jour reine de la Ville que l’adjointe à l’Urbanisme Nathalie Motsch a choisi Le Regina comme cadre de sa conférence de presse, trois jours après celle de Michel Veunac ? En ce lundi matin orageux, les journalistes ne seront pas déçus du voyage, car Calamity Nathalie, comme la surnomment les (rares) fidèles de Veunac est décidée à défourailler à tout va : « Je ne serai pas complice de ce qui est le plus grand scandale jamais connu par Biarritz ». L’anodine mère de famille qui plaçait soigneusement ses pas dans ceux de Didier Borotra lors de la dernière mandature, se révèle soudain bretteuse féroce et politique redoutable. Lors du dernier conseil municipal, son éloquence avait scotché tout le monde. Face aux journalistes, Nathalie Motsch poursuit dans la même veine : « Ce dossier du Palais devrait être à livre ouvert. Le secret des affaires ne marche pas sur un bien public. Ce n’est pas parce que ce montage a été voté en conseil municipal qu’il est vertueux », avant de défendre ardemment un autre opposant au projet : « J’ai été très choquée des attaques contre François Amigorena. Il n’y a qu’un responsable Guy Lafite (…) porteur du projet avec la simplicité et l’humilité qui le caractérisent. »  Et Calamity Nathalie, après ce commentaire au second degré sur l’énarque qu’elle ne porte guère dans son cœur, d’expédier au Premier adjoint une ultime balle entre les deux yeux. « Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes ».

Pour son premier examen devant les journalistes, Nathalie Motsch n’a pas hésité à dresser un tableau inquiétant du montage financier choisi pour Le Palais.

Cohérente avec elle-même, l’adjointe annonce qu’elle saisit à son tour le tribunal administratif de Pau, qui va ouvrir sous peu une annexe spéciale pour Biarritz, pour excès de pouvoir et défaut d’information des élus. Aidée de son conseil, Jean-Charles Vignot, Nathalie Motsch s’attaque à la délibération du 15 octobre en premier lieu et y rattache celle du 30 juillet. « Car les deux votes ont un lien évident. C’est une opération globale dans laquelle la transparence et la communication des pièces ont été tronquées.« 

https://www.sudouest.fr/2018/10/29/video-biarritz-un-nouveau-recours-dans-le-dossier-de-l-hotel-du-palais-5522161-4037.php

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20181030/ladjointe-a-lurbanisme-attaque-en-justice-le-montage-de-lhotel-du-palais

Amigorena ne lâche rien

On le disait talentueux mais dilettante. Il vient de subir une incroyable condamnation à trois ans d’inéligibilité pour un carnet à souches non restitué, quand Juppé pour des emplois fictifs ne prenait qu’un an. Beaucoup à sa place se seraient désintéressés de la politique. Mais François Amigorena se révèle tous les jours à l’épreuve du feu. Quand il s’élève contre le dossier du Palais, on ne peut l’accuser d’arrières pensées politiques, contrairement à Lafite ou Veunac, puisqu’il ne participera pas à la compétition de 2020. Comme libéré de cette suspicion qui pesait sur ses actions, l’homme se montre aussi combatif que réfléchi et prend tous les jours plus d’épaisseur. Quand il annonce que les banques ne veulent plus financer la réhabilitation du Palais, les invectives à son encontre pleuvent presque autant que les démentis paniqués de Veunac. Au final, un prêt qui aura bien été modifié et des menaces de procès en diffamation de Veunac, qui le font immédiatement réagir sur Twitter et Facebook. « M. le maire, JE VOUS DEMANDE de m’assigner en diffamation au plus vite. Cela me permettra de produire devant un juge les preuves irréfutables en ma possession ». Beau tempérament de la part de l’élu. Si seulement Veunac et Lafite étaient capables de manifester la même conviction et le même sens des responsabilités

Barucq ne croit plus aux Bisounours

Le « Nous nous sommes tant aimés » de 2014 n’a guère duré longtemps. (Photo Sud Ouest)

Avec un Veunac réussissant à faire fonctionner sa majorité, le docteur Barucq aurait pu être un de ces « alibis écolos » comme on en voit dans tous les conseils municipaux. Un petit tour de vélo électrique et puis s’en va! Mais il est loin le temps où le docteur-surfeur croyait sincèrement qu’avec le dialogue on peut arriver à tout. Cherchant à réconcilier les irréconciliables, Guillaume Barucq a pu prêter à sourire parfois. Mais l’homme est intelligent et apprend vite. « Je croyais tout savoir de l’humain par mon activité de médecin, mais je me rends compte que la politique est un monde vraiment à part », sourit-il. Clair dans ses positions, ne cédant pas aux multiples pressions que lui a fait Veunac, n’hésitant pas à prendre l’initiative, Barucq ne peut que se féliciter de l’indigence du tandem Veunac-Lafite qui va lui permettre de devenir un candidat tout à fait plausible et intéressant dans la perspective de 2020.

Arosteguy a honoré son mandat

Le dessinateur de La Semaine du Pays Basque, Olivier Ruiz semble croire à un duel de dames pour 2020.

Le grand mérite du hold-up démocratique voulu par Veunac et Lafite à propos du Palais est d’avoir passé au révélateur tous les tempéraments. On épargnera aux lecteurs de Bisque, Bisque, Basque ! la liste des rois de la brosse à reluire qui se reconnaîtront sans peine (N’est-ce pas P.C. ou P.D. ?) D’habitude, en fin de mandat, la presse analyse le comportement de l’opposition et passe très vite sur la majorité, habituée qu’elle est à voter systématiquement comme son maire. Il n’y a qu’à Biarritz qu’on voit cinq élus de l’opposition, au mépris du mandat qui leur a été confié par les électeurs, venir au secours d’un maire au moment où sa propre majorité ne lui fait plus confiance. À l’inverse d’un Max Brisson aux déclarations sinusoïdales et souvent calquées sur la stratégie politique du moment, Maïder Arosteguy a exercé un mandat d’opposante très clair et respectueux de ses électeurs, malgré son arrivée au conseil départemental. Vigilante, elle a toujours été sans ambiguïté dans ses déclarations et ne s’en est jamais laissé conter quand les machos de service, Veunac, Lafite ou Claverie tentaient de la déstabiliser à coup de réflexions misogynes. On dit que Maïder Arosteguy et Nathalie Motsch ne s’apprécient guère, ce qui n’a rien de surprenant à l’idée d’un possible « duel de dames » en 2020. Un duel qui aurait tout de même une autre allure que l’éternel retour de ceux qui ruinent la Ville depuis tant d’années.

Tant de talents qui s’affirment !

Plus discret mais tout aussi respectable dans l’exercice de son mandat, on aimerait entendre davantage Richard Tardits qui, on le perçoit nettement, n’apprécie guère ce rôle d’opposant qui lui a échu même s’il fait le job avec application. Constructif et très clair dans ses positions, il mérite le respect des électeurs. En privé, Richard est toujours passionnant à écouter. Lui aussi, s’il se retrouvait dans la majorité en 2020 amènerait sans doute beaucoup de créativité à la Ville. Et même s’il a exclu d’être tête de liste en 2020, il en va bien évidemment de même d’Édouard Chazouillères.

Et que dire de ces fantassins qui ont montré un courage sans faille sous la mitraille ? Françoise Mimiague, Brigitte Pradier, Anne Pinatel, mais aussi Virginie Lannevère et Hervé Boissier ont prouvé qu’ils étaient de véritables élus, soucieux des Biarrots et pas décidés à accepter n’importe quelle sornette, même si elle est présentée par le premier magistrat de la Ville ou son adjoint.

Tandis que Veunac s’indigne devant les journalistes quand on affirme qu’il n’est pas compétent, il ne reste plus aux électeurs qu’à essayer de se consoler en imaginant un avenir meilleur, même si la situation financière de la Ville ne va guère être facile en 2020. Ce mandat est un désastre absolu, beaucoup de Biarrots l’ont compris, mais au moins il aura eu le mérite de nous faire découvrir de nouveaux talents, sans doute à même de gérer la Ville avec plus d’écoute et de respect de la démocratie dans un avenir proche. Alors pour conclure sur les tristes pantalonnades que nous vivons à Biarritz, comment ne pas être tenté en pensant à Veunac, à la façon obscène avec laquelle il a conduit le dossier du Palais, de reprendre le gimmick d’un site coquin et très fréquenté. « On dit merci qui ? »

Dans un tout autre style, ne ratez pas l’explication très technique mais passionnante de Jacques-André Schneck sur la juridiction des sociétés d’économie mixte. Comme l’écrit l’ancien spécialiste des travaux publics, « À tous les administrateurs de la Socomix : Désolé, mais on en a envoyé en prison pour bien moins que cela !« 

https://www.facebook.com/jacquesandre.schneck

 

Et maintenant Veunac engueule Mimiague

Au tour de la sixième adjointe d’être soupçonnée d’être trop bavarde. Et pendant ce temps-là, les marchandages financiers continuent !

Françoise Mimiague, forte de sa longue expérience municipale, ne s’attendait pas à être ainsi montrée du doigt.

Cinquante ans après mai 68, le happening permanent se poursuit à la mairie de Biarritz.  Malheureusement, au lieu de parler « contestation », ou « émancipation », il n’est plus question que de « délation » ou de « pognon ». Mercredi dernier encore, les membres de la majorité, qui se rendent désormais aux convocations du maire comme on part en garde à vue tant Veunac leur en fait voir, ont dû subir les humeurs, colères et soliloques d’un premier magistrat qui se demande toujours à quel moment il va se prendre le prochain pavé dans la gueule et se montre aussi dépassé par les événements que De Gaulle à Baden-Baden.

La réunion était à peine commencée, lorsque notre-maire-qui-ose-tout-et-c’est-même-à-ça-qu’on-le-reconnait, interrompt soudain l’interminable monologue dans lequel il vient de se lancer. En effet, la sixième adjointe, chargée du logement et de l’habitat, prend consciencieusement des notes.

– Françoise, qu’est-ce que tu fais ?

Éberluée par cette interpellation musclée, que n’aurait pas désavouée un CRS du Quartier Latin, Françoise Mimiague ne sait trop quoi répondre.

Michel Veunac explose alors : « Cest toi qui balance à Viollier !»

Françoise Mimiague, consternée qu’on puisse mettre en doute sa bonne foi, préfère se taire. Mais Veunac n’en démord pas. Ayant totalement oublié qu’il est « interdit dinterdire », surtout à des élus, notre Super-Mimi, après l’échec de sa « Charte de confidentialité »   s’imagine maintenant qu’en fliquant tout le monde, il finira par débusquer les bavards. Continue à pédaler, Michel, le Tour de France approche !

Veunac : « Je vais finir en slip ! »

Sud Ouest , 28 mars.

Et surtout n’allez pas croire que le destin de la Ville est le sujet de ces réunions de majorité. Une seule préoccupation, le silence dans les rangs et, éventuellement, le prix à y mettre pour l’obtenir. Quelques heures avant le grand raout sur la démocratie participative, qui doit se tenir mercredi 28 mars à 18 heures au casino municipal, Michel Veunac apprend que Sud Ouest envisage de consacrer une page à Hervé Boissier. Panique ! Le maire sait très bien que son conseiller, qui a effectué un énorme boulot pour mettre au point la démocratie participative, est à juste titre furieux. Il est en effet le seul élu en charge de délégation à ne pas être rémunéré. Après les départs de Chazouillères et Amigorena, il a espéré toucher quelque chose mais n’a rien vu venir face à l’appétit féroce de ses colistiers de la majorité. C’est un Veunac tout miel qui téléphone à Boissier : « Tu vas venir à la réunion au casino municipal ? ». « Non ! ». Patelin, Veunac enchaîne : « Écoute, Hervé, j’ai réfléchi. Je te jure sur mon honneur que je vais réparer cette injustice et te trouver une indemnité ». Finalement, Hervé Boissier accepte d’être présent à la réunion du casino municipal et Sud Ouest doit dénicher un autre sujet en catastrophe, se contentant d’un bref encadré sur le conseiller municipal chargé de la démocratie participative.

Dans les coulisses, après cet échange téléphonique tout miel, Veunac se lamente sur son triste sort, conscient qu’il va devoir donner à Boissier 600 euros pris sur ses propres indemnités, faute de pouvoir retirer aux autres ce qu’il leur a promis, à un moment où les départs s’enchaînent à la vitesse des lacrymogènes tombant sur des manifestants : « Si ça continue, je vais finir en slip ! »

Veunac : « J’achète la paix ! »

Qu’on rassure tout de suite, les enfants et les personnes âgées : il est peu probable que le maire mette sa menace à exécution, même si quelques grand-mères biarrotes, nostalgiques des nuits  soixante-huitardes, seraient sans doute secrètement ravies. Et dans le cas improbable où le maire, saisi par l’esprit « Peace and Love » de 68, se décidait à l’effeuillage, les Biarrots découvriraient que le caleçon est en or massif. En effet, quand Veunac fait un cadeau, c’est aux frais du contribuable. Quand il offre un lot de consolation à Éric Bonnamy (800 euros par mois) avec la vice-présidence du syndicat des transports, c’est juste une charge supplémentaire pour le syndicat, puisque Veunac, dépassant le plafond financier autorisé, n’était pas rémunéré. Quand il donne une (minime) partie de son indemnité à Boissier, il en va de même, puisque, écrêtage oblige, il ne peut toucher toutes les indemnités liées à ses multiples mandats, le plafond autorisé étant à 8141 euros. Veunac va donc récupérer à la Région ce qu’il perd à la Ville.

« J’achète la paix ! »  confie à ses troupes les plus proches notre malin qui a un rapport plutôt curieux à l’argent. Même tactique avec l’opposition, que tout le monde a vu étrangement apathique lors du dernier conseil.  Dès qu’il le peut, et souvent avec la complicité du directeur d’un hebdomadaire local, Veunac dîne en tête à tête avec un élu de l’opposition pour lui parler de 2020 et lui promettre des merveilles. Avec d’autres opposants, il se contente d’apéritifs réguliers. Et enfin il ignore superbement la piétaille.

Les élus d’opposition seront donc ravis d’apprendre grâce à Bisque, Bisque, basque ! à quel niveau de dangerosité ils se situent pour celui qui ne pense qu’à 2020. Ceux qui n’ont pas été invités par Veunac, levez-le doigt !