Confiné ou déconfiné, Veunac reste d’une prodigieuse inefficacité

Pendant les deux mois de confinement, l’encore maire de Biarritz ne s’est soucié que de ses petites affaires en ignorant complètement les besoins de la population.

Parfois un compte Twitter en dit très long sur la personnalité d’un homme public. Si jusqu’au 15 mars, malgré sa préférence très nette pour le Minitel, Notre-Michel-Rien-qu’à-nous-que-le-monde-entier-nous-envie s’était fendu de quelques Tweets, histoire de convaincre l’électeur biarrot que deux barils de Veunac valent mieux qu’un baril de candidat ordinaire, depuis le 17 mars et le début du confinement, il n’éprouve plus le besoin d’écrire. Dans une période exceptionnelle qui aurait dû mettre en surchauffe le ciboulot de n’importe quel élu digne de ce nom, notre maire qui joue les prolongations s’est contenté de cinq pauvres messages : deux pour annoncer le décès de figures de la Ville (Annie Curutchet et Pierre Cazenave), un pour remercier les services sociaux, un autre pour relayer la consigne du préfet interdisant les locations Airbnb et le dernier, avec une magnifique faute de français, (« Bravo de la confiance »…) pour espérer la réouverture des plages… un mois après Guillaume Barucq !

Question créativité et volonté de protéger sa ville, on a donc vu mieux et il suffisait de lire Sud Ouest tous les matins, de découvrir toutes les belles initiatives solidaires prises par les agglomérations voisines, pour mesurer à quel point ce maire est d’une prodigieuse inefficacité quand il s’agit de s’intéresser aux Biarrots et de les aider à repartir après le déconfinement. Ce qui n’empêche pas le site officiel de la Ville de continuer à faire le panégyrique d’un maire qui œuvre à « cultiver le magnifique héritage et à créer des conditions de vie favorables à tous ». Les salariés du Palais, les rédacteurs de lettres adressées au maire qui n’ont jamais reçu la moindre réponse ou tous ceux qui espèrent un logement social apprécieront…

Landrain pour les affaires courantes, Veunac pour Le Palais ou le BO

Tous les élus qui ont participé aux visioconférences conduites par le maire, pendant cette période du confinement, se disent consternés : Longues péroraisons dégoulinantes d’autosatisfaction, refus de donner la parole à tout élu susceptible de lui apporter une quelconque contradiction et consternante absence d’idées et de vision pour Biarritz, alors que les commerces risquent d’être particulièrement malmenés par cet épisode. « Au bout de deux séances, j’ai compris, raconte cette élue. Je gardais un magazine à portée de la main et n’écoutais que d’une oreille distraite. De toutes façons, Veunac refusait tout dialogue. »

Si Veunac a confié au secrétaire général des Services, Christophe Landrain, la charge des affaires courantes (« Nous n’avons jamais été aussi bien informés » reconnait un élu d’opposition), Veunac, comme à son habitude, s’est octroyé quelques chasses gardées. C’est au cours d’une de ses visioconférences que le duo Veunac-Lafite a annoncé une recapitalisation du Palais et donc une fragilisation encore plus grande de ce joyau des Biarrots.

https://jeanyvesviollier.com/2020/04/19/15-mars-2020-le-jour-de-la-liberation-de-biarritz/

C’est presque par hasard que les élus ont aussi découvert que Veunac avait lancé le concours d’architectes pour le centre de formation du BO, alors que, promis-juré, le vote du 12 février, lors du dernier conseil municipal n’était « qu’indicatif ». Et une fois que Veunac va être parti s’occuper de ses petits-enfants pour le plus grand soulagement des Biarrots, on va sans doute encore en découvrir de belles.

Certes, Veunac n’est pas le premier maire à qui l’inspiration manque. Mais, contrairement à des élus capables de s’appuyer sur leur entourage, Mimi-Imperator ne supporte pas que les autres aient des idées. Quand Guillaume Barucq, qui était parfaitement dans son rôle de candidat à la magistrature de la Ville, a évoqué une possible réouverture des plages et reprise du surf, Veunac s’est roulé par terre. Il se moque totalement du surf mais ne veut pas que les caméras soient braquées sur quelqu’un d’autre que lui. Quand des élus ont proposé de mobiliser les volontaires pour confectionner des masques (Françoise Mimiague avait recruté des volontaires et envisagé de trouver un local), le maire a coupé court et affirmé qu’il s’en occupait… Avec le succès que l’on sait.

Alors qu’à Nice, Christian Estrosi a organisé une distribution de masques il y a plus d’un mois, les Biarrots ont insisté ce week-end à un grandiose cafouillage, un de plus ! Distribution annoncée pour tous les Biarrots, dans les bureaux de vote sur présentation de la carte électorale, avant de préciser qu’il n’y aurait finalement que 11 000 masques distribués pour les cas les plus urgents. Les Biarrots découvrant au passage grâce à Sud Ouest que Veunac n’est pour rien dans cet arrivage puisqu’il s’est contenté de profiter du dispositif mis en place par l’Agglo au lieu de chercher à aider le pays à son niveau en mobilisant les ressources locales. Dimanche matin, le maire fanfaronne : il y aura finalement un masque pour chaque Biarrot. Résultat : personne ou presque dans les bureaux de vote en ce dimanche pluvieux. Car avec Veunac, il y a longtemps que les Biarrots ont compris qu’il valait mieux savoir se débrouiller seuls.  

(Photo Sud Ouest)

Une photo qui fait causer

Confinement oblige, vendredi 8 mai, seuls Michel Veunac et Maïder Arostéguy étaient présents pour commémorer la fin de la deuxième guerre mondiale. Nombre d’internautes se sont interrogés sur ce choix et se sont demandés ce que faisait là Maïder Arostéguy, alors que sa présence en tant que conseillère départementale était tout à fait légitime.  « J’avais prévu d’y aller seule à 9 h 30 le maire ayant annoncé qu’aucune manifestation n’était organisée, raconte la candidate arrivée en tête le 15 mars. La veille au soir, il m’a appelée pour me proposer de l’accompagner ».

Ce que raconte Maïder Arostéguy correspond totalement à la vérité, mais tous ceux qui pratiquent Mimi-La-Malice se doutent bien que ce revirement n’a rien d’innocent. Veunac sait bien au fond de lui-même qu’il a perdu l’élection même s’il continue à faire croire à ses troupes qu’une victoire est toujours possible. En revanche, il espère encore tirer quelques bénéfices de son poste en cajolant la candidate des Républicains. Le sort de Sylvie Claracq, très proche de son fils, semble beaucoup le préoccuper et notre Encore-maire-mais-la-délivrance-approche s’agite beaucoup pour qu’elle intègre une liste gagnante. Par ailleurs, notre Michel Veunac qui ne doute de rien, se verrait bien à la fin de son mandat prendre la tête d’une SEM (Société d’économie mixte) histoire d’arrondir sa retraite d’environ 10 000 euros.

Pour le moment, Maïder a dit non à tout. Sage résolution !

On ne remerciera jamais assez Veunac

Ce mandat à la médiocrité abyssale, avec ses attentats démocratiques à répétition et la débandade de la majorité, aura au moins permis de faire éclore des talents. Biarritz est prête à tourner la page.

L’enfumeur public numéro 1, le Lucky Luke de la phrase creuse, l’homme qui profère des lieux communs plus vite que son ombre est prêt à sévir six ans de plus (Photo-montage Bisque, Bisque, Basque !)

Une fois n’est pas coutume, Bisque, Bisque, Basque ! va faire dans la tendresse au lieu de l’ironie lourde. Ils sont 245 dimanche qui vont se confronter à l’une des activités humaines la plus ingrate qui soit, la politique, en se présentant aux suffrages de leurs concitoyens. Si l’on ajoute les membres des comités de soutien, et les proches, ce sont près de cinq cents personnes qui sont concernées à Biarritz par le scrutin municipal. Et à l’exception d’une vingtaine de professionnels de la vie publique, beaucoup plus soucieux du futur de leurs indemnités que du devenir de Biarritz, (… Hasard, ils ont presque tous trouvé refuge dans la liste à Veunac !), il reste donc plusieurs centaines de Biarrots, qui donnent leur temps et leur énergie sans compter depuis des mois, qui réfléchissent au devenir de la Ville et à un bien vivre ensemble, qui se mettent parfois en danger dans leur vie professionnelle ou leur vie de famille, qui prennent souvent des risques financiers énormes puisque, en dessous de 5% des suffrages obtenus, il n’y aura pas de remboursement des frais. Et l’on dira ensuite que la démocratie n’est pas vivace en France !

À vous tous qui avez passé des heures à tracter dans les rues, à faire du porte-à-porte en essuyant parfois les rebuffades de ceux que vous dérangiez, à imaginer un Biarritz meilleur et plus fraternel, à dialoguer jusqu’à l’épuisement avec les uns et les autres, je tiens à adresser un immense merci pour le message d’espoir que vous nous adressez. Et je tiens aussi à féliciter les directeurs de campagne de toutes les listes, qui se sont toujours efforcés, malgré l’enthousiasme parfois débordant de leurs supporters, de rester dans les limites du jeu démocratique en n’oubliant pas que le 15 mars au soir, il faudra négocier avec les autres listes, fusionner et comprendre le sens donné par les Biarrots à ce scrutin.

Le « connardovirus » souvent présent dans les réseaux sociaux

Qu’on ne s’imagine pas pour autant que Bisque, Bisque, Basque ! soudain visité par la grâce démocratique est devenu aveugle et persuadé que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. En tant que témoin actif d’un combat capital pour l’avenir de Biarritz, je me réjouis de l’activité de tous ceux qui, à visage découvert, ont exprimé sur les réseaux sociaux leurs points de vue et leurs attentes. Malheureusement, si le coronavirus pour le moment épargne quelque peu le Pays basque, le connardovirus, bien présent à Biarritz avec ses trolls masqués balançant leur haine anonyme derrière leurs claviers, est devenu la plaie de la vie publique sur les réseaux sociaux. Avec d’une part des supporters qui ont une fois pour toutes débranché leurs cerveaux et refusent d’entendre tout ce qui n’est pas directement favorable au candidat de leur choix. Et plus grave, des petits malins qui profitent de la pagaille ambiante, pour pousser leurs pions en avançant masqués, multiplier les menaces et faire pression sur les futurs candidats dans ce qui ne peut être qualifié que de chantage abject et de jeu pervers contre la démocratie.

Le mandat parfait de Veunac

L’Hôtel du Palais était l’assurance vie des Biarrots avec une valeur estimée à plus de 200 millions d’euros. Michel Veunac l’a rendu impossible à vendre pendant 75 ans avec le risque que Decaux ne s’en empare.

Ce monde étant imparfait comme on le sait tous, il ne nous reste donc plus qu’à remercier Michel Veunac pour le mandat parfait qu’il vient d’accomplir. Il a en effet en six ans de temps réussi à cocher toutes les cases. Incompétence vertigineuse puisque vous ne trouverez pas un élu de cette ville ou de l’Agglo pour déceler en lui la moindre aptitude à la vie publique, colères à répétition, la mairie étant devenu une pétaudière où les salariés sont en souffrance, hésitations permanentes comme en témoigne le plateau d’Aguilera où pas le moindre permis de construire n’a été déposé pendant des années, Veunac pataugeant dans sa piscine olympique fantôme, incapacité à diriger une équipe ainsi qu’en attestent les départs fracassants de François Amigorena, Édouard Chazouillères, Nathalie Motsch, Guillaume Barucq ou Virginie Lannevère, attentats démocratiques à répétition comme les écuries de Bigueyrie, la villa Sion, l’Hôtel du Palais ou l’aménagement du plateau d’Aguilera… Et on rajoutera même un soupçon de malhonnêteté puisque certains des colistiers de Michel Veunac attendent depuis 2014 d’être remboursés de l’argent qu’ils ont prêté au maire. Une histoire racontée par Bisque, Bisque, Basque ! et que le maire a oublié de démentir.

https://jeanyvesviollier.com/2020/02/25/le-vilain-rapport-a-largent-de-veunac/

Vous avez aimé cette série interminable de 2014 à 2020 avec un nouvel épisode presque chaque semaine ? Alors, si par malheur Veunac est réélu, vous allez adorer ce qui va se passer de 2020 à 2026, avec un maire de 74 ans, ivre de sa toute-puissance qui en fera encore plus à sa tête qu’avant. On ne confie pas les clés de sa voiture à un copain qui a éclusé toute la soirée et qui est visiblement à trois grammes. On ne peut pas confier après tout ce que l’on a enduré à Biarritz, les clés du camion à un maire qui a montré tellement d’inaptitude au poste. Vous envisagez néanmoins de voter dimanche pour le maire sortant ? Alors Bisque, Bisque, Basque ! ne peut rien pour vous si vous aimez souffrir et vous conseille une consultation chez le psy.

On ne gouverne pas avec un pistolet sur la tempe

Bisque, Bisque, Basque ! pour ce qui sera le dernier papier avant le premier tour, tient donc à remercier chaleureusement Michel Veunac pour tous ses errements. Grâce à lui, les Biarrots se sont intéressés à la vie publique et ont singulièrement modifié leur curseur personnel sur ce qui est acceptable et inacceptable à Biarritz en matière de démocratie locale. Et les occasions de s’indigner n’ont pas manqué pendant ce mandat : 600 pages à lire en deux heures avec interdiction de prendre des notes ou des photos dans une salle où les élus étaient surveillés comme des pensionnaires dans un collège privé ! Voilà ce que Veunac a osé infliger à son conseil municipal en 2018, à propos de L’Hôtel du Palais ! Et au final – du jamais vu dans une autre ville de France ! – un maire qui se retrouve en minorité dans sa propre majorité mais qui est sauvé par une partie de son opposition venue lui sauter sur les genoux à point nommé. Avec des enseignants de Sciences-Po, nous avons cherché des votes similaires dans d’autres villes de France, mais Notre-Mimi-rien-qu’à-nous-que-le-monde-entier-nous-envie est un créatif et n’a pas d’équivalent. Avec ces mêmes enseignants, nous avons cherché début février, une ville faisant voter aux élus une décision à 12 millions d’euros à cinq semaines de la fin du mandat. Nous n’avons pas trouvé.

La vente de la villa Sion, un des grands scandales du mandat.

Mais, avec son Premier adjoint, La-Faillite-Nous-Voilà, qui lui au moins a le bon goût de quitter la vie publique après son flirt raté avec Didier Guillaume, nous avons pu grâce à ce duo improbable percevoir beaucoup de choses en tant que simples citoyens. « À quelque chose, malheur est bon » affirme un vieil adage populaire. En voulant singer Didier Borotra, élu parfois désinvolte avec la loi, comme l’a prouvé l’affaire des PV, mais qui avait une vision pour sa ville, Michel Veunac, personnage falot et dénué d’imagination, a poussé à bout un système de copinage et de clientélisme dont les Biarrots ne veulent plus entendre parler. Grâce à lui, dans toutes les listes figurent désormais des promesses de transparence et de démocratie participative.

Avec ces ultimes acrobaties municipales, nous avons aussi pu mesurer quels sont les élus et candidats sensibles aux pressions (Jean-Baptiste Aldigé a repoussé d’un mois l’assemblée générale où la « faillite » du BO devait être évoquée, ce qui montre bien qu’il s’agissait d’un chantage pur et simple) et quels sont ceux décidés à y résister. On ne gouverne pas avec un pistolet sur la tempe et quand on est un citoyen raisonnable on ne peut pas donner son bulletin de vote à des gens qui, avant même d’endosser l’écharpe tricolore, ont montré leur propension à céder. Bisque, Bisque, Basque ! espère que les scores décevants qu’obtiendront dimanche 15 mars, les listes Arostéguy et Saint-Cricq, élus qui par ailleurs ne manquent pas de qualités, leur permettront de comprendre qu’ils se sont trompés.

Des talents qui émergent et qui rassurent

Et, la nature ayant horreur du vide, on ne remerciera jamais assez Michel Veunac de « la pépinière de talents » qu’il a engendrée en obligeant ses adjoints à prendre leurs responsabilités et à progresser très vite. Qui se souvient de la diaphane Nathalie Motsch, qui a joué les bonnes élèves de la majorité de 2008 à 2014 avant de devenir une élue pugnace, réfléchie et compétente, qui a fait preuve d’un courage remarquable lors de ce mandat après avoir compris le fonctionnement, disons un peu particulier de son chef de file ? Qui se rappelle du Guillaume Barucq de ses débuts, persuadé que la gentillesse et le dialogue pouvaient tout résoudre avant de comprendre que la politique et les bons sentiments ne font jamais bon ménage et de devenir un élu clairvoyant et lucide, n’hésitant pas à exprimer ce qu’il pense ? Pas d’inquiétude à avoir, ces deux élus ont désormais les épaules pour gouverner la Ville, et si d’aventure « la grosse tête » s’emparait d’eux en devenant maire, il y a suffisamment de talents et d’expérience dans les listes qu’ils ont constituées pour les ramener à la raison.

Si la situation n’était pas devenue aussi folle à Biarritz, est-ce que nous aurions eu la chance d’avoir un Karim Guerdane avec ses convictions de gauche, son bon sens et ses idées novatrices comme candidat ?

Si le duo Veunac-Lafite n’avait pas désespéré Pétricot, Parme ou La Négresse, est-ce que nous aurions eu cette intéressante alliance entre les Abertzale, les Verts et la France Insoumise, avec les belles personnalités de Brice Morin, Lysiann Brao et Mathieu Accoh ?

C’est à Veunac que l’on doit tout cela, avec ces quatre listes de rupture qui présentent bien des convergences et qui pourraient, au soir du premier tour, constituer la force susceptible de mettre fin à des années de dysfonctionnement à Biarritz et à un retour au dialogue et à la démocratie apaisée. C’est à vous de choisir entre ces quatre listes pour désigner celui ou celle qui doit être chef de file des espoirs biarrots au deuxième tour.

Et comme il convient de remercier Michel Veunac pour tous ces talents qui ont pu éclore grâce à lui, faisons-lui un beau cadeau en le renvoyant chez lui pour lui laisser enfin le temps de s’occuper de ses petits-enfants. Non, non, ne me remerciez pas, Michel, ce sera un plaisir de vous voir quitter la vie publique.

Merci l’ami !

Hasard de la vie, un de mes copains vient de me signer une procuration et son vote, que j’aurais respecté quel qu’il soit, vient à merveille compléter le mien. C’est peut-être idiot, mais j’ai très envie de voir une femme à la tête de Biarritz, car il me semble que sa nomination pourrait profondément changer les vilaines pratiques en cours. Et quand je constate que tous les élus les plus impliqués et combatifs de la majorité comme Hervé Boissier, François Amigorena, Françoise Mimiague ou Brigitte Pradier viennent au soutien de cette candidate, je me dis que Biarritz tient là une opportunité intéressante, car incontestablement il faut du caractère et de la technicité pour être maire et la dame ne manque ni de l’un ni de l’autre. Mais l’égalité des sexes implique aussi que le fait d’être un homme ou une femme ne soit pas un critère déterminant, au moins dans un monde idéal où la parité serait une réalité. Cet autre candidat au stéthoscope et à la planche de surf milite pour un renouvellement profond, il a des idées, de la sincérité et une liste prometteuse autour de lui. Grâce à la loi, je vais pouvoir déposer un bulletin en faveur de chacun de ces deux candidats, en espérant qu’ils fusionnent au deuxième tour, tant ils me semblent proches dans leur vision de l’avenir de Biarritz. Quelle bonne idée, ce copain a eu de s’absenter !

Le vilain rapport à l’argent de Veunac

À la fin du premier conseil municipal de sa mandature, Michel Veunac a emprunté 6 500 euros à sept de ses adjoints qui attendent toujours leur remboursement. Une distraction, sans doute.

Ce n’est pas un hasard si Michel Veunac est fan d’Enrico Macias et en particulier de sa chanson : « Donnez-moi, donnez-moi, Dieu vous le rendra ». Parfois des mimiques en disent beaucoup plus qu’un long discours. Si vous interrogez ses anciens colistiers sur le rapport à l’argent de Michel Veunac, vous aurez droit à tout une gamme de soupirs éloquents, sourires crispés ou sourcils froncés. En effet nombre d’entre eux ont le sentiment de s’être fait arnaquer en beauté par le maire de Biarritz et n’ont pas digéré sa façon de fuir depuis six ans les questions qui fâchent. Si l’engagement politique du jeune Michel Veunac a sûrement été sincère, très vite l’argent est venu polluer son parcours de sociologue qui n’avait pas beaucoup de travail mais qui trouvait des mains tendues auprès de ses amis politiques, à Pau, à Bayonne ou à Bordeaux.

C’est ainsi qu’en 2012, la ville de Bayonne avait payé 56 000 euros au cabinet MVC (Michel Veunac Consultant) une étude impérissable sur « Les rassemblements festifs des jeunes dans le petit-Bayonne », ce qui avait fait dire à l’élue socialiste Colette Capdevielle que « des pratiques de ce genre ne sont plus acceptables ».

Dans le même genre, on avait découvert que pour financer sa campagne des municipales de 2014, celui qui était à l’époque l’adjoint à la communication et au tourisme de Didier Borotra n’avait pas hésité à emprunter à l’un des principaux fournisseurs de la ville, Jacques Darrigrand, 15 000 euros. Au niveau morale républicaine, on a vu mieux. Il n’était donc guère étonnant que sur l’élan, ce jeune talent prometteur tape tous ceux se trouvant sur sa liste. Et qu’il oublie complètement de les rembourser.

https://jeanyvesviollier.com/2014/02/02/i-les-discutables-acrobaties-de-lelu-michel-veunac/

https://jeanyvesviollier.com/2014/02/02/ii-un-souciologue-a-bayonne/

Les adjoints, au rapport !

Le piège à gogos désireux d’être élus a fonctionné en deux temps et ceux qui en ont été victimes sont tellement honteux de ce qui leur est arrivé qu’ils préfèrent, par peur du ridicule, raconter sous couvert d’anonymat. Mais que Mimi-la-Malice ne se réjouisse pas trop vite. Certains de ses proches se sont retirés de la vie publique, parfois volontairement, parfois involontairement et les témoignages sont tellement nombreux, tellement précis que l’histoire ne fait pas le moindre doute.

Dans un premier temps, comme nombre de candidats, Michel Veunac souhaite que tous ceux qui peuvent l’aident à financer la campagne. Une démarche habituelle pour un candidat à une élection municipale. La plupart donc, de sortir leur carnet de chèques et de recevoir en retour une attestation leur permettant, comme le prévoit la loi, de déduire une partie de la somme versée de leurs impôts, ce qui va contribuer à les rassurer.

Première surprise à quelques jours du premier tour, lorsque Veunac demande à tous de restituer les attestations distribuées en expliquant qu’on leur rendra dans quelques jours.

Sur ce l’élection arrive et, au deuxième tour, contre toute attente la coalition Veunac-Lafite-Barucq, l’emporte sur Max Brisson et ses alliés Tardits et Saint-Cricq. Dans l’ivresse de la victoire, plus personne ne se soucie des attestations ni du remboursement des frais engagés, persuadé que tout arrivera en son temps.

La deuxième mauvaise surprise survient à la fin du premier conseil municipal. Un ancien adjoint raconte : « Lors de ce premier conseil municipal, où déjà on percevait les futures tensions, Veunac se dirige vers sept d’entre nous et, sans un mot d’explication, nous intime l’ordre de le retrouver dans son bureau. J’étais sidéré par le ton comminatoire qu’il employait et je me souviens que tous les sept nous regardions nos chaussures en nous demandant bien quelle boulette nous avions commise ». Selon tous les témoignages, les sept « punis » étaient Jocelyne Castaignède, Nathalie Motsch, Peio Claverie, Régine Daguerre, Patrick Destizon, Françoise Mimiague et Michel Poueyts. Comme toujours quand il est en tort, Michel Veunac prend alors un air excédé : « Il nous faut boucler nos comptes de campagne. Il me manque 6500 euros et j’ai besoin que vous me fassiez un chèque ».

Aucune échappatoire n’est possible, car Super-Mimi a tout prévu y compris d’exiger des sommes proportionnelles aux revenus de chacun. C’est ainsi que Peio Claverie, Jocelyne Castaignède et Nathalie Motsch seront chacun délestés de 1500 euros, tandis que les « chanceux » Poueyts, Destizon, Daguerre et Mimiague ne sont rançonnés qu’à hauteur de 500 euros. Chacun est éberlué, d’autant plus qu’une fois les chèques empochés Veunac part sans dire un mot. Tout le monde essaie de se rassurer comme il peut face à cette ponction imprévue « Le maire est stressé par ses nouvelles fonctions. Il va nous rendre cet argent dès qu’il sera remboursé de ses frais de campagne ».

« Tu es grassement payé comme adjoint »

Le temps passe et comme sœur Anne, les « simples » conseillers municipaux tout comme les adjoints ne voient rien venir et n’entendent parler de rien. Les premiers ne récupèreront jamais leur attestation qui leur aurait valu une déduction fiscale et les autres se feront sévèrement rembarrer quand ils oseront parler d’argent au maire plus d’un an après, alors que les frais de campagne avaient été remboursés depuis longtemps. Patrick Destizon sera un des plus virulents et protestera à de nombreuses reprises, ce qui ne l’empêchera pas de rejoindre la liste Veunac 2020… Quand on aime souffrir ! À un autre qui tentera d’évoquer le sujet, la réponse sera cinglante : « Tu oses te plaindre alors que tu es grassement payé comme adjoint ? »  se serait contenté de répliquer Michel Veunac, superbe, en tournant les talons immédiatement. Selon les témoignages, seul Hervé Boissier qui aurait interpellé publiquement l’épouse du maire, aurait été remboursé.

Pas de chance pour les lecteurs de Bisque, Bisque, Basque !  Michel Veunac a totalement refusé de répondre au SMS que nous lui avons envoyé.

Six ans après et alors que le maire souhaite se faire réélire, la question se pose donc de savoir ce que Michel Veunac a fait de cet argent. Seuls des esprits chagrins pourraient s’imaginer qu’il l’a mis dans sa poche et gardé pour lui. Trois hypothèses demeurent donc :

– Soit le maire sortant a remboursé en douce certains de ses adjoints et pas d’autres et dans ce cas-là, il serait intéressant qu’il nous explique pourquoi.

– Soit Michel Veunac a largement dépassé le plafond légal prévu par la loi pour les frais de campagne. Pour masquer sa tricherie il a fait payer ses colistiers en sachant parfaitement qu’ils ne seraient pas remboursés. Et il s’est bien gardé de leur dire.

– Soit Michel Veunac, trop occupé par son écrasante tâche de maire pendant six ans, a fait preuve d’une distraction totale et il va donc se faire un plaisir de mettre ses comptes à jour avant la fin du mandat et de rembourser ce qu’il doit à ses adjoints involontairement plumés.

Qui osera dire après ce récit que Veunac, ce n’est pas la créativité au pouvoir ?

Cet argent qui pollue totalement la vie municipale

C’est un site que tous les citoyens devraient consulter tant il apporte d’informations sur nos élus. Comme tous les maires, présidents ou vice-présidents d’agglomération, Michel Veunac a dû par deux fois déclarer ses revenus à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie publique.

https://www.hatvp.fr/

Point n’est besoin d’être inspecteur des impôts pour découvrir, lors de sa première déclaration de 2015, qu’il ne roule pas sur l’or, ce qui arrive à des gens très bien. En revanche, en 2017, lors de sa deuxième déclaration au moment de sa nomination comme vice-président de la communauté d’Agglo Pays basque, tout baigne pour le beau Michel. En 2016, entre ses revenus de maire, son mandat de conseiller régional et sa vice-présidence, Notre-maire-que-le-monde-entier-nous-envie dépasse les 108 000 euros bruts annuels. Et au même moment, il explique à ses adjoints qu’il ne peut pas les rembourser avec ses modestes émoluments !

Étonnez-vous après cela que Veunac se redécouvre en 2020 une passion brûlante pour les Biarrots et l’envie à 74 ans, après un premier mandat catastrophique aux dires de tous, d’en faire un second qui sera sans nul doute encore pire.

D’autant plus qu’il y a un petit détail mis en avant par les gilets jaunes au moment de la rédaction des cahiers de doléances que les politiques ont malencontreusement oublié en route. Contrairement aux citoyens ordinaires qui paient des impôts sur l’ensemble de leurs revenus annuels, les élus sont prélevés à la source sur chacune de leurs indemnités et bénéficient donc d’une fiscalité beaucoup plus douce que le commun des mortels. Ajoutez à cela pour un maire comme celui de Biarritz, les invitations un peu partout, les buffets gratuits, le plaisir de serrer la louche à Macron et vous comprendrez qu’on est loin de l’indemnisation symbolique voulue par le législateur aux débuts de la Ve République.

Avec 1100 euros pour un adjoint et 600 pour un conseiller municipal en charge d’une délégation, on est là aussi en apparence sur des indemnisations modestes. Mais malheureusement pour certains, à cause de pensions alimentaires à verser, d’une carrière discrète ou de retraites modestes, garder à tout prix cette petite rente mensuelle devient vital. Le vote en faveur de l’Hôtel du Palais s’explique en grande partie ainsi et a été le fait de conseillers bénis-oui-oui qui avaient trop peur de s’opposer au maire et de perdre ce qu’ils touchaient. Et la même explication est sans doute valable pour ces vieux chevaux de retour qui n’ont pas une fois exprimé leur différence dans toute la mandature passée, pas une fois lancé une idée originale et qui continuent leur carrière de courtisans dans la liste Veunac avec l’espoir insensé de manger quelques miettes du gâteau municipal pendant six ans de plus.

Je pense en particulier à ce simple conseiller municipal en 2014 qui ne cessait de qualifier le maire « d’autiste » à chaque fois que nous nous croisions. Devenu subitement adjoint par le jeu des démissions multiples subies par la majorité municipale, il ne tarit plus d’éloges pour le maire actuel et en reprend pour six ans avec enthousiasme.

En politique, c’est bien connu, rien ne vaut les convictions !

 

 

Les sous-doués sont de sortie

Incompétences multiples, dissimulations avérées, attentats démocratiques à répétition, la garde rapprochée de Veunac, avec ses nouveaux ralliés, est affligeante.

Michel Veunac a du mal à suivre…

Une fois de plus, le dernier conseil municipal (4h30, tout de même !) aura été accablant, avec son collier de perles, de dissimulations délibérées et de tricheries démocratiques. S’il existe encore un Biarrot qui envisage de reconduire la majorité en place en 2020, nous ne saurions trop lui conseiller d’écouter attentivement l’ensemble du conseil pour se convaincre qu’il fait fausse route. Pour les autres, Bisque, Bisque, Basque ! s’est contenté de vous signaler les grands moments de cette désolante soirée.

https://www.youtube.com/watch?v=aTa2W8db1MI

AGUILERA : PAS DE DOCUMENTS JURIDIQUES POUR LES ÉLUS

The Blond biarrote va encore accuser Bisque, Bisque, Basque ! d’en pincer pour Nathalie Motsch, mais quel punch, quel talent oratoire ! Lorsque « Calamity Nathalie » intervient (59e) après la patouilleuse explication de Veunac affirmant que le projet d’aménagement d’Aguilera est désormais porté par la Ville et non par un opérateur privé et doit donc être soumis à l’Agglo au terme d’une procédure appelée « MECDU 2 », le silence se fait : « Vos explications ne correspondent pas à la réalité juridique. Vous la travestissez. Quand cette farce juridique va-t-elle prendre fin ? (…) Ce n’est plus le projet Pichet ou BO, c’est devenu le projet municipal augmenté. On l’a customisé, histoire que ça fasse propre et crédible. (…) Il faut arrêter de jouer au Monopoly. (…) Ôtez-nous de ce doute insupportable d’engagements que vous avez dû prendre auprès de certains pour manifester un tel entêtement juridique. »

Avec son air de ne pas y toucher et son physique de gendre idéal, il faut se méfier du Chazouillères qui dort. L’ancien adjoint sort du silence (1h13’) et son intervention fait très mal à la majorité : « Les éléments juridiques, on ne les a pas eus. Je m’étonne que ces textes n’aient pas été communiqués au conseil municipal. Les documents liés à une délibération doivent être produits. Surtout quand les conseillers le demandent. « 

Et Veunac, avec un aplomb insurmontable, d’essayer de calmer l’incendie : « on vous les fournira », ce qui est un peu scandaleux une fois que le vote de la délibération a eu lieu. Mais il avait déjà procédé à un tel attentat démocratique au moment des délibérations sur Le Palais.

AMIGORENA FAIT DU DEVOS

Grâce à François Amigorena, les Biarrots ont compris que le dossier est plus plurifonctionnel quand c’est la Ville qui le présente plutôt que l’Agglo.

« L’humour est la politesse du désespoir » dit l’adage. Face à tant d’incompétence, tant de mauvaise foi, François Amigorena vote pour le parti d’en rire afin que tout le monde comprenne à quel point les dés sont pipés dans cette délibération (1h18’). « C’est le caractère plurifonctionnel, joli mot, qui justifie que les services juridiques de l’Agglo refusent de traiter cette MECDU et la transfèrent aux services juridiques de la Ville ? Veunac opine mollement du bonnet tandis qu’Amigorena enchaîne : « Donc le projet présenté à l’Agglo par la Ville est PLUS plurifonctionnel que l’ancien ? » Cette fois Veunac est largué. Amigorena reprend : « Non, c’est le même ! Si le caractère de plurifonctionnalité est identique, quelle est la différence juridique ? Je voudrais avoir une explication claire et convaincante » On l’attend toujours, même si Lafite est obligé de s’y coller tant Veunac reste sans voix.

BARUCQ RELOOKÉ EN PRÉSIDENTIABLE

Tata Corine est passée par là.

On était habitué à ses tenues de surfeur, mais visiblement tata Corine Martineau est passée par là. La veste grise et la chemise blanche font désormais partie de la panoplie du presque candidat docteur, même si la volonté de ne fâcher personne reste la même. : « On a perdu beaucoup trop de temps. Ces grands projets là, il faut les calibrer dès le début du mandat. On a tergiversé infiniment sur la piscine. (…) Il faut préserver le bois de Montorian (…)  On diabolise beaucoup trop le BO à l’heure actuelle. Il est dommage de se déchirer sur un aussi beau projet. » Après avoir distribué une pincée de consensualité à tout le monde, Barucq votera pour cette délibération.

MIMIAGUE FAIT ROUGIR VEUNAC

Françoise Mimiague va ramener un peu de bon sens dans ce monde de brutes en rappelant que son service totalise actuellement « 1400 demandes de logements sociaux rien que pour les Biarrots. » La discrète adjointe précise sa pensée en rappelant que « la commune est propriétaire du terrain et c’est à la commune de décider qui sera le bailleur social » avant de porter le coup décisif « Pourquoi a-t-on fait appel au constructeur Pichet ? » Une excellente question qui fait rougir Veunac. Heureusement pour lui, Ghis Haye s’empresse de prendre la parole pour une intervention décisive « Je ne rentrerai pas dans ce débat qui me dépasse totalement ». Si c’était le seul !

TOUT DÉSORMAIS RAVIT SAINT-CRICQ

C’est quand même formidable la politique ! Pendant quatorze ans, l’avocat biarrot a trouvé que rien n’allait dans Biarritz. Et puis soudain visité par la grâce, il trouve depuis le vote de l’Hôtel du Palais, tout magnifique. Tandis que Maïder Arostéguy, à propos de l’aménagement de la zone d’Iraty s’étonne : « Pourquoi devons-nous dans ce dossier baiser la babouche de l’Agglo ? », celui qui n’a plus d’opposant que le nom prend la parole pour se déclarer « tout à fait favorable à l’aménagement d’Iraty » Qui aurait pu en douter ? Jean-Benoît Saint-Cricq se sent obligé d’être aussi enthousiaste sur la Cité de l’Océan qui totalise tout de même 69 000 entrées en 2019, quand Borotra en 2008 évoquait une perspective de 350 000 visiteurs annuels : « Nous sortons de l’ornière » Et pour prolonger son quart d’heure de gloire d’opposant féroce : « Je ne suis pas mécontent. J’ai l’impression d’avoir participé » Comme disait le baron Pierre de Coubertin, « l’essentiel, c’est de participer ».

VEUNAC ET LES MATHS, ÇA FAIT DEUX

Pour expliquer pourquoi il va falloir voter une nouvelle subvention de 150 000 à la section rugby du BO omnisports, Michel Veunac se lance dans une démonstration mathématique limpide : « Là où il y avait une subvention globale, il a fallu partager, donc ajouter »

Autrement dit, quand Veunac partage une baguette de pain de 200 grammes entre le BO omnisport et la section rugby amateur qui a repris son indépendance, Veunac fait deux morceaux de 150 grammes chacun ?

Heureusement pour le maire, Veunac a des adjoints qui savent le sortir de l’ornière. L’adjointe aux Sports, Stéphanie Ricord monte au créneau : « Le BO n’est pas en dépôt de bilan. C’est très compliqué, mais pas à ce point. Nous faisons un travail d’apurement des comptes. L’Urssaf a aussi mis un coup d’arrêt à certaines pratiques qui étaient dans l’ILLÉGALITÉ… », Le conseil municipal sursaute en entendant parler d’illégalité, tandis que Stéphanie Ricord tente de se reprendre. « Illégalité, ce n’est pas vraiment le terme. Les associations qui n’avaient pas les moyens de salarier quelqu’un, octroyaient des frais de déplacements ; ça se pratique, on le sait. Mais ce n’est pas dans les clous. »

Encore un dossier défendu de façon convaincante !

BOISSIER A MANGÉ DU LION

Pour la cinquième fois de la soirée, Hervé Boissier, le conseiller qui pratique le franc-parler, intervient : « Vous êtes en train de nous dire que tout le monde savait et qu’on n’a rien fait ! Par ailleurs, j’ai cru comprendre que les difficultés venaient essentiellement du rugby. » Stéphanie Ricord tempère : « Le rugby a plus de dettes que les autres, mais toutes les sections n’étaient pas vertueuses pour autant. » De l’art de se faire des amis… Veunac s’efforce de calmer le feu : « Il ne faut pas confondre des maladresses de gestion et de l’affairisme », mais Hervé Boissier n’en peut plus de ces petites manœuvres permanentes : « Depuis que je suis conseiller municipal, chaque année on a une subvention supplémentaire à voter et chaque année, ça tombe sur le rugby ». Monsieur est observateur.

L’ATTENTAT DÉMOCRATIQUE STREETEO

Veunac en panique :  » Aidez-moi, Landrin, aidez-moi! »

Et l’on est reparti pour le petit roupillon final du conseil municipal, bercé par la douce voix de Jeannine Blanco, lorsque ce vilain garnement de Chazouillères dégaine le pétard qui va mettre le feu à la salle : « Concernant le renouvellement du contrat de Streeteo prévu au 1er janvier 2020 et sa résiliation possible jusqu’au 30 septembre 2019, je voudrais savoir si vous êtes satisfait du bilan économique et social de Streeteo ? » Ne ratez pas ce grand moment (4h03’) ! Peio Claverie, responsable du stationnement : « Je n’ai pas d’idée ! »  Soupir de Veunac : « Il n’a pas d’idée l’adjoint ! Alors, bon ! »  (Il aura fallu six ans à Veunac pour s’en apercevoir !). Panique totale dans l’état-major. Si vous tendez bien l’oreille au moment où Michel Veunac se tourne vers le directeur des services Christophe Landrin, vous allez l’entendre gémir : « Aidez-moi, Landrin, Aidez-moi ! »

Et c’est ainsi que l’on apprend que le contrat de Streeteo a été renouvelé sans que personne ne juge bon de demander son avis au conseil municipal. Un scandale démocratique, un de plus, de cette mandature quand on sait les conséquences économiques désastreuses de la nouvelle politique de stationnement de la Ville.

Vous conviendrez donc avec nous, après écoute de ce conseil, qu’il faut aider Veunac et sa garde rapprochée et mettre fin à leurs souffrances. Cette bande de sous-doués ne doit pas être admise en classe supérieure en 2020 et repartir pour un mandat de six ans.

Libérez-les de leurs fonctions et renvoyez-les chez eux. Ils ont démontré qu’ils n’avaient rien à faire dans une salle de conseil municipal.

C’est le festival Onda Cariocaisse !

Incapable de présenter à temps un budget prévisionnel pour l’édition 2019, le producteur de Vincent Cassel demande 200 000 euros à la Ville pour 2020 en évoquant «des frais d’annulation». Par ici, la monnaie !

La page de garde du document remis aux élus par Vincent Cassel et son producteur. On s’y croirait, même si ça fait cher le palmier.

Avec l’abnégation d’un voyageur de commerce cherchant à fourguer une encyclopédie en cinquante volumes à un illettré, notre pauvre maire débordé, quand il se fait mettre dehors par la porte, revient par la fenêtre et si elle est close, n’hésite pas à forcer un vélux ou à passer par le soupirail de la cave. En l’absence du moindre document écrit, les élus avaient réussi à faire annuler une subvention de 100 000 euros attribuées au festival « Onda Carioca » souhaité par Vincent Cassel, mais il en faudrait beaucoup plus que cela pour freiner les ardeurs people de notre Mimi-la-Malice. Mardi 15 juillet, il a donc remis le couvert en commission générale (une réunion à huis clos des élus) en présence de Vincent Cassel et de son producteur, un homme dont personne n’a retenu le nom mais qui, a laissé pour le moins perplexe ceux qui assistaient à cette commission générale.

Mise doublée pour 2020

Si Vincent Cassel éprouve une authentique passion pour le Brésil, il a sans doute dû roupiller sévère pendant les cours d’instruction civique pour s’être imaginé qu’un simple accord oral avec Michel Veunac lui permettait de lancer son festival sans que les élus ne valident sa demande de subvention. Retoqué faute d’avoir monté un dossier digne de ce nom, Cassel et son producteur sont donc revenus à la charge et, comme des joueurs malheureux au casino, ont doublé la mise en toute simplicité.

Avec Photoshop, rien de plus facile que de remplir de foule enthousiaste le Port vieux. Et pour la marée, on fait comment?

Pour réussir cet exploit peu commun, ils ont fait vibrer les petits cœurs de midinettes des élus en les abreuvant de noms ronflants, en les faisant rêver d’un Port-vieux noir de monde et en leur promettant d’innombrables émissions de télévisées sur le festival. Qui peut un an à l’avance être certain de sa couverture télé, même quand on s’appelle Cassel ? Mais l’esprit critique était assez peu de mise mardi soir, Cassel et son producteur remettant aux élus présents (plusieurs comme Nathalie Motsch ou Hervé Boissier étaient retenus par leurs obligations personnelles ou professionnelles) un dossier propre à séduire tout le monde. Ou presque !

Et puis, comme Cassel et son producteur sont de grands pudiques, c’est en regardant la pointe de leurs chaussures qu’ils ont demandé 200 000 euros de subvention, alors que la Ville ne leur en avait accordé que 100 000 il y a quelques mois avant de se rétracter.

Pas de chance pour eux, parmi les présents, se trouvait un chef d’entreprise François Amigorena, qui sait lire les budgets prévisionnels et qui s’est intéressé à une petite ligne fort discrète, rédigée en noir sur fond bleu pour qu’elle soit encore moins lisible :

Intitulée « Report à nouveau, suite à l’annulation de l’édition 2019 », cette ligne affiche tout de même un montant de 125 152 euros. Autrement dit, le producteur de Vincent Cassel, qui a été infoutu de présenter un dossier digne de ce nom pour obtenir une subvention, demande à la Ville de lui rembourser les frais qu’il a engagés pour 2019, alors qu’il n’avait pas le moindre lien contractuel avec Biarritz !

Seuls trois élus s’opposent

Une décontraction qui n’a semble-t-il pas ému plus que cela l’assistance puisqu’en dehors de François Amigorena, seuls trois élus se sont étonnés : Françoise Mimiague, Brigitte Pradier et Ghis Haye.

Le budget prévisionnel de l’événement : une petite plaisanterie à plus d’un million d’euros.

Et pour que le vaudeville soit complet, Veunac a profité d’une pause-pipi de son ennemi préféré, François Amigorena, pour faire voter vite fait les élus afin de savoir si on devait ou non continuer à travailler avec Cassel. En dehors des trois noms précédemment cités, personne n’a rien trouvé à y redire, Guillaume Barucq se fendant même d’un discours enthousiaste en faveur de ce projet.

Seul petit détail qui n’a visiblement ému personne, les commissions générales sont faites pour informer à huis clos les élus de dossiers où des informations commerciales ne peuvent être rendues publiques (il en avait été de même pour Aguilera et Pichet) mais les décisions et a fortiori les votes doivent être effectués en conseil municipal.

Deux conclusions s’imposent donc sur ce dossier « Onda Carioca » qui va encore faire couler beaucoup d’encre à l’avenir. Soit Veunac et Lafite, au bout de cinq ans de mandat, ne maîtrisent toujours pas les règles de la vie publique et dans ce cas-là il est urgent de ne pas les réélire, soit ils sont capables de toutes les fourberies et dans ce cas-là aussi il est indispensable de ne pas les réélire.

Ce qui leur laissera un peu de temps pour méditer le vieil adage : « Tout ce qui brille n’est pas d’or ! »

C’est celui qui le dit qui l’est

Veunac adore l’ambiance cour d’école pendant les conseils municipaux. Jeudi soir, l’homme qui a la réputation d’avoir toujours un temps de retard lorsqu’on lui explique quelque chose, s’est permis une réflexion totalement saugrenue à l’égard d’Édouard Chazouillères, cherchant à comprendre l’imbroglio autour de la villa Sion. Sans rire le moins du monde, celui qui déshonore le rôle de maire par des propos d’un tel niveau, a répondu aux questions totalement pertinentes de Chazouillères par un méprisant : « On ne peut pas faire coïncider nos projets avec le temps que vous mettez à les comprendre ».  Ce à quoi, Édouard Chazouillères, toujours aussi pince sans rire, a répondu : « C’est depuis que je vous ai quitté, Monsieur le maire ! ».

Quelques minutes plus tard, vexé d’avoir un temps de retard sur son seigneur et maître, le premier adjoint « La Faillite nous voilà ! », s’est donc senti obligé de surenchérir après une question de François Amigorena sur le commanditaire du sondage que subissent les Biarrots actuellement. Croyant les micros coupés et alors que tout le monde se levait, on a pu entendre alors un distinct : « Quel connard celui-là ! »

Comme disent les enfants de l’école primaire, « C’est celui qui le dit qui l’est ! »

Sur le sujet, voir les deux excellents articles de Mediabask :

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20190718/insultes-au-conseil-municipal-de-biarritz

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20190719/les-elus-de-biarritz-reagissent-aux-propos-insultants-de-guy-lafite

Et aussi un très bon décortiquage du budget prévisionnel par Jacques Saury dans « Biarritzmania » :

Onda Carioca

 

Réalisme biarrot contre foutaises brésiliennes

Ne pas confondre les 100 000 euros attribués au budget participatif, initiative remarquable, et les 100 000 à Onda Carioca, foutage de gueule absolu…

Les Biarrots sont invités à faire leur choix entre treize projets tous plus intéressants les uns que les autres. Une belle créativité qui mérite d’être saluée.

À Biarritz, on paie d’abord et on réfléchit ensuite. Comme une pie un peu snobinarde, attirée par tout ce qui brille, notre bon Michel Veunac s’est donc totalement laissé embobiner par Vincent Cassel et a estimé que la possibilité de pouvoir faire un selfie avec le célèbre acteur valait bien 100 000 euros d’argent public. Et fidèle à ses méthodes habituelles, Mimi-la-Malice a tenté de jouer le coup en douce lors du dernier conseil municipal. Heureusement que les conseillers municipaux se sont réveillés et grâce à Bénédicte Darrigade, Richard Tardits puis Édouard Chazouillères, Maïder Arosteguy, Nathalie Motsch, François Amigorena, Hervé Boissier, Anne Pinatel et Françoise Mimiague nous ont permis d’apprendre de quoi il retournait exactement. Et une fois de plus, les contribuables biarrots ont de quoi être effarés par la désinvolture du maire. Comme l’ont confirmé Sud Ouest et Mediabask, ce festival brésilien souhaité par Vincent Cassel était un simple projet qui n’avait encore ni date, ni lieu, ni programmation.

https://www.sudouest.fr/2019/04/20/biarritz-rien-n-est-decide-pour-le-festival-de-vincent-cassel-6006410-4037.php

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20190423/onda-carioca-un-festival-pas-comme-les-autres-a-biarritz

Avec un dossier aussi bien ficelé, il était donc logique de se précipiter et de sortir le carnet de chèques, une décision qui n’a visiblement pas ému tous les flagorneurs qui gravitent autour du maire et se soucient comme d’une guigne des intérêts des contribuables biarrots !

Le projet de Vincent Cassel est peut-être intéressant, mais pourquoi ne serait-il pas soumis aux règles habituelles de la vie publique où l’on établit un budget prévisionnel avant d’obtenir de l’aide de la Ville ?

Plus qu’une semaine pour voter

Heureusement, l’argent public n’est pas toujours aussi mal géré et certaines initiatives méritent d’être saluées. Hervé Boissier est un tenace. Ce fervent militant de la démocratie participative a su faire preuve d’une obstination admirable pour mener à bien son idée : regrouper toutes les suggestions des Biarrots, puis procéder à un vote et financer les projets lauréats à hauteur de 100 000 euros.

https://www.jeparticipe-biarritz.fr/project/budget-participatif-1/presentation/presentation

Bisque, Bisque, Basque ! avait fait une proposition de collecte de mémoire auprès des octogénaires mais a été écarté dès le premier tour, ce qui ne l’empêche pas de soutenir à fond cette initiative citoyenne. Vous êtes actuellement un peu plus de 900 à avoir voté pour l’instant, ce qui est bien mais insuffisant pour une ville de 25 000 habitants. Il vous reste encore une semaine pour découvrir les 13 projets en concurrence et faire votre choix.

Pour une fois que quelque chose est clair, limpide et respectueux de la démocratie dans cette ville, ce serait vraiment dommage de ne pas le soutenir, même si le constat est un peu amer, car pour une pépite de démocratie participative qui réussit à survivre combien d’occasions gâchées : il y avait beaucoup de talent dans la liste présentée par Veunac en 2014, beaucoup de gens qui étaient très pointus dans leur domaine. Mais les indécisions, les dissimulations permanentes et l’incapacité du duo Veunac-Lafite à manager ont pulvérisé cette dream team, obligé les adjoints à faire sécession et transformé ces six ans de règne Veunac en mandat le plus calamiteux de l’histoire de la Ville. Vivement 2020 !

 

On dit merci qui ? Merci Michel !

Le calamiteux mandat de Veunac a au moins un mérite : faire émerger des élus à fort tempérament qui démontrent leurs qualités.

Bel exploit ! L’artiste Veunac réussit à faire salle comble le 15 octobre.

Est-ce parce qu’elle ambitionne de devenir un jour reine de la Ville que l’adjointe à l’Urbanisme Nathalie Motsch a choisi Le Regina comme cadre de sa conférence de presse, trois jours après celle de Michel Veunac ? En ce lundi matin orageux, les journalistes ne seront pas déçus du voyage, car Calamity Nathalie, comme la surnomment les (rares) fidèles de Veunac est décidée à défourailler à tout va : « Je ne serai pas complice de ce qui est le plus grand scandale jamais connu par Biarritz ». L’anodine mère de famille qui plaçait soigneusement ses pas dans ceux de Didier Borotra lors de la dernière mandature, se révèle soudain bretteuse féroce et politique redoutable. Lors du dernier conseil municipal, son éloquence avait scotché tout le monde. Face aux journalistes, Nathalie Motsch poursuit dans la même veine : « Ce dossier du Palais devrait être à livre ouvert. Le secret des affaires ne marche pas sur un bien public. Ce n’est pas parce que ce montage a été voté en conseil municipal qu’il est vertueux », avant de défendre ardemment un autre opposant au projet : « J’ai été très choquée des attaques contre François Amigorena. Il n’y a qu’un responsable Guy Lafite (…) porteur du projet avec la simplicité et l’humilité qui le caractérisent. »  Et Calamity Nathalie, après ce commentaire au second degré sur l’énarque qu’elle ne porte guère dans son cœur, d’expédier au Premier adjoint une ultime balle entre les deux yeux. « Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes ».

Pour son premier examen devant les journalistes, Nathalie Motsch n’a pas hésité à dresser un tableau inquiétant du montage financier choisi pour Le Palais.

Cohérente avec elle-même, l’adjointe annonce qu’elle saisit à son tour le tribunal administratif de Pau, qui va ouvrir sous peu une annexe spéciale pour Biarritz, pour excès de pouvoir et défaut d’information des élus. Aidée de son conseil, Jean-Charles Vignot, Nathalie Motsch s’attaque à la délibération du 15 octobre en premier lieu et y rattache celle du 30 juillet. « Car les deux votes ont un lien évident. C’est une opération globale dans laquelle la transparence et la communication des pièces ont été tronquées.« 

https://www.sudouest.fr/2018/10/29/video-biarritz-un-nouveau-recours-dans-le-dossier-de-l-hotel-du-palais-5522161-4037.php

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20181030/ladjointe-a-lurbanisme-attaque-en-justice-le-montage-de-lhotel-du-palais

Amigorena ne lâche rien

On le disait talentueux mais dilettante. Il vient de subir une incroyable condamnation à trois ans d’inéligibilité pour un carnet à souches non restitué, quand Juppé pour des emplois fictifs ne prenait qu’un an. Beaucoup à sa place se seraient désintéressés de la politique. Mais François Amigorena se révèle tous les jours à l’épreuve du feu. Quand il s’élève contre le dossier du Palais, on ne peut l’accuser d’arrières pensées politiques, contrairement à Lafite ou Veunac, puisqu’il ne participera pas à la compétition de 2020. Comme libéré de cette suspicion qui pesait sur ses actions, l’homme se montre aussi combatif que réfléchi et prend tous les jours plus d’épaisseur. Quand il annonce que les banques ne veulent plus financer la réhabilitation du Palais, les invectives à son encontre pleuvent presque autant que les démentis paniqués de Veunac. Au final, un prêt qui aura bien été modifié et des menaces de procès en diffamation de Veunac, qui le font immédiatement réagir sur Twitter et Facebook. « M. le maire, JE VOUS DEMANDE de m’assigner en diffamation au plus vite. Cela me permettra de produire devant un juge les preuves irréfutables en ma possession ». Beau tempérament de la part de l’élu. Si seulement Veunac et Lafite étaient capables de manifester la même conviction et le même sens des responsabilités

Barucq ne croit plus aux Bisounours

Le « Nous nous sommes tant aimés » de 2014 n’a guère duré longtemps. (Photo Sud Ouest)

Avec un Veunac réussissant à faire fonctionner sa majorité, le docteur Barucq aurait pu être un de ces « alibis écolos » comme on en voit dans tous les conseils municipaux. Un petit tour de vélo électrique et puis s’en va! Mais il est loin le temps où le docteur-surfeur croyait sincèrement qu’avec le dialogue on peut arriver à tout. Cherchant à réconcilier les irréconciliables, Guillaume Barucq a pu prêter à sourire parfois. Mais l’homme est intelligent et apprend vite. « Je croyais tout savoir de l’humain par mon activité de médecin, mais je me rends compte que la politique est un monde vraiment à part », sourit-il. Clair dans ses positions, ne cédant pas aux multiples pressions que lui a fait Veunac, n’hésitant pas à prendre l’initiative, Barucq ne peut que se féliciter de l’indigence du tandem Veunac-Lafite qui va lui permettre de devenir un candidat tout à fait plausible et intéressant dans la perspective de 2020.

Arosteguy a honoré son mandat

Le dessinateur de La Semaine du Pays Basque, Olivier Ruiz semble croire à un duel de dames pour 2020.

Le grand mérite du hold-up démocratique voulu par Veunac et Lafite à propos du Palais est d’avoir passé au révélateur tous les tempéraments. On épargnera aux lecteurs de Bisque, Bisque, Basque ! la liste des rois de la brosse à reluire qui se reconnaîtront sans peine (N’est-ce pas P.C. ou P.D. ?) D’habitude, en fin de mandat, la presse analyse le comportement de l’opposition et passe très vite sur la majorité, habituée qu’elle est à voter systématiquement comme son maire. Il n’y a qu’à Biarritz qu’on voit cinq élus de l’opposition, au mépris du mandat qui leur a été confié par les électeurs, venir au secours d’un maire au moment où sa propre majorité ne lui fait plus confiance. À l’inverse d’un Max Brisson aux déclarations sinusoïdales et souvent calquées sur la stratégie politique du moment, Maïder Arosteguy a exercé un mandat d’opposante très clair et respectueux de ses électeurs, malgré son arrivée au conseil départemental. Vigilante, elle a toujours été sans ambiguïté dans ses déclarations et ne s’en est jamais laissé conter quand les machos de service, Veunac, Lafite ou Claverie tentaient de la déstabiliser à coup de réflexions misogynes. On dit que Maïder Arosteguy et Nathalie Motsch ne s’apprécient guère, ce qui n’a rien de surprenant à l’idée d’un possible « duel de dames » en 2020. Un duel qui aurait tout de même une autre allure que l’éternel retour de ceux qui ruinent la Ville depuis tant d’années.

Tant de talents qui s’affirment !

Plus discret mais tout aussi respectable dans l’exercice de son mandat, on aimerait entendre davantage Richard Tardits qui, on le perçoit nettement, n’apprécie guère ce rôle d’opposant qui lui a échu même s’il fait le job avec application. Constructif et très clair dans ses positions, il mérite le respect des électeurs. En privé, Richard est toujours passionnant à écouter. Lui aussi, s’il se retrouvait dans la majorité en 2020 amènerait sans doute beaucoup de créativité à la Ville. Et même s’il a exclu d’être tête de liste en 2020, il en va bien évidemment de même d’Édouard Chazouillères.

Et que dire de ces fantassins qui ont montré un courage sans faille sous la mitraille ? Françoise Mimiague, Brigitte Pradier, Anne Pinatel, mais aussi Virginie Lannevère et Hervé Boissier ont prouvé qu’ils étaient de véritables élus, soucieux des Biarrots et pas décidés à accepter n’importe quelle sornette, même si elle est présentée par le premier magistrat de la Ville ou son adjoint.

Tandis que Veunac s’indigne devant les journalistes quand on affirme qu’il n’est pas compétent, il ne reste plus aux électeurs qu’à essayer de se consoler en imaginant un avenir meilleur, même si la situation financière de la Ville ne va guère être facile en 2020. Ce mandat est un désastre absolu, beaucoup de Biarrots l’ont compris, mais au moins il aura eu le mérite de nous faire découvrir de nouveaux talents, sans doute à même de gérer la Ville avec plus d’écoute et de respect de la démocratie dans un avenir proche. Alors pour conclure sur les tristes pantalonnades que nous vivons à Biarritz, comment ne pas être tenté en pensant à Veunac, à la façon obscène avec laquelle il a conduit le dossier du Palais, de reprendre le gimmick d’un site coquin et très fréquenté. « On dit merci qui ? »

Dans un tout autre style, ne ratez pas l’explication très technique mais passionnante de Jacques-André Schneck sur la juridiction des sociétés d’économie mixte. Comme l’écrit l’ancien spécialiste des travaux publics, « À tous les administrateurs de la Socomix : Désolé, mais on en a envoyé en prison pour bien moins que cela !« 

https://www.facebook.com/jacquesandre.schneck

 

Et maintenant Veunac engueule Mimiague

Au tour de la sixième adjointe d’être soupçonnée d’être trop bavarde. Et pendant ce temps-là, les marchandages financiers continuent !

Françoise Mimiague, forte de sa longue expérience municipale, ne s’attendait pas à être ainsi montrée du doigt.

Cinquante ans après mai 68, le happening permanent se poursuit à la mairie de Biarritz.  Malheureusement, au lieu de parler « contestation », ou « émancipation », il n’est plus question que de « délation » ou de « pognon ». Mercredi dernier encore, les membres de la majorité, qui se rendent désormais aux convocations du maire comme on part en garde à vue tant Veunac leur en fait voir, ont dû subir les humeurs, colères et soliloques d’un premier magistrat qui se demande toujours à quel moment il va se prendre le prochain pavé dans la gueule et se montre aussi dépassé par les événements que De Gaulle à Baden-Baden.

La réunion était à peine commencée, lorsque notre-maire-qui-ose-tout-et-c’est-même-à-ça-qu’on-le-reconnait, interrompt soudain l’interminable monologue dans lequel il vient de se lancer. En effet, la sixième adjointe, chargée du logement et de l’habitat, prend consciencieusement des notes.

– Françoise, qu’est-ce que tu fais ?

Éberluée par cette interpellation musclée, que n’aurait pas désavouée un CRS du Quartier Latin, Françoise Mimiague ne sait trop quoi répondre.

Michel Veunac explose alors : « Cest toi qui balance à Viollier !»

Françoise Mimiague, consternée qu’on puisse mettre en doute sa bonne foi, préfère se taire. Mais Veunac n’en démord pas. Ayant totalement oublié qu’il est « interdit dinterdire », surtout à des élus, notre Super-Mimi, après l’échec de sa « Charte de confidentialité »   s’imagine maintenant qu’en fliquant tout le monde, il finira par débusquer les bavards. Continue à pédaler, Michel, le Tour de France approche !

Veunac : « Je vais finir en slip ! »

Sud Ouest , 28 mars.

Et surtout n’allez pas croire que le destin de la Ville est le sujet de ces réunions de majorité. Une seule préoccupation, le silence dans les rangs et, éventuellement, le prix à y mettre pour l’obtenir. Quelques heures avant le grand raout sur la démocratie participative, qui doit se tenir mercredi 28 mars à 18 heures au casino municipal, Michel Veunac apprend que Sud Ouest envisage de consacrer une page à Hervé Boissier. Panique ! Le maire sait très bien que son conseiller, qui a effectué un énorme boulot pour mettre au point la démocratie participative, est à juste titre furieux. Il est en effet le seul élu en charge de délégation à ne pas être rémunéré. Après les départs de Chazouillères et Amigorena, il a espéré toucher quelque chose mais n’a rien vu venir face à l’appétit féroce de ses colistiers de la majorité. C’est un Veunac tout miel qui téléphone à Boissier : « Tu vas venir à la réunion au casino municipal ? ». « Non ! ». Patelin, Veunac enchaîne : « Écoute, Hervé, j’ai réfléchi. Je te jure sur mon honneur que je vais réparer cette injustice et te trouver une indemnité ». Finalement, Hervé Boissier accepte d’être présent à la réunion du casino municipal et Sud Ouest doit dénicher un autre sujet en catastrophe, se contentant d’un bref encadré sur le conseiller municipal chargé de la démocratie participative.

Dans les coulisses, après cet échange téléphonique tout miel, Veunac se lamente sur son triste sort, conscient qu’il va devoir donner à Boissier 600 euros pris sur ses propres indemnités, faute de pouvoir retirer aux autres ce qu’il leur a promis, à un moment où les départs s’enchaînent à la vitesse des lacrymogènes tombant sur des manifestants : « Si ça continue, je vais finir en slip ! »

Veunac : « J’achète la paix ! »

Qu’on rassure tout de suite, les enfants et les personnes âgées : il est peu probable que le maire mette sa menace à exécution, même si quelques grand-mères biarrotes, nostalgiques des nuits  soixante-huitardes, seraient sans doute secrètement ravies. Et dans le cas improbable où le maire, saisi par l’esprit « Peace and Love » de 68, se décidait à l’effeuillage, les Biarrots découvriraient que le caleçon est en or massif. En effet, quand Veunac fait un cadeau, c’est aux frais du contribuable. Quand il offre un lot de consolation à Éric Bonnamy (800 euros par mois) avec la vice-présidence du syndicat des transports, c’est juste une charge supplémentaire pour le syndicat, puisque Veunac, dépassant le plafond financier autorisé, n’était pas rémunéré. Quand il donne une (minime) partie de son indemnité à Boissier, il en va de même, puisque, écrêtage oblige, il ne peut toucher toutes les indemnités liées à ses multiples mandats, le plafond autorisé étant à 8141 euros. Veunac va donc récupérer à la Région ce qu’il perd à la Ville.

« J’achète la paix ! »  confie à ses troupes les plus proches notre malin qui a un rapport plutôt curieux à l’argent. Même tactique avec l’opposition, que tout le monde a vu étrangement apathique lors du dernier conseil.  Dès qu’il le peut, et souvent avec la complicité du directeur d’un hebdomadaire local, Veunac dîne en tête à tête avec un élu de l’opposition pour lui parler de 2020 et lui promettre des merveilles. Avec d’autres opposants, il se contente d’apéritifs réguliers. Et enfin il ignore superbement la piétaille.

Les élus d’opposition seront donc ravis d’apprendre grâce à Bisque, Bisque, basque ! à quel niveau de dangerosité ils se situent pour celui qui ne pense qu’à 2020. Ceux qui n’ont pas été invités par Veunac, levez-le doigt !