La gauche si gauche de Haye. La droite si maladroite de Brisson

C’est bien connu, en période électorale, les bonnes paroles n’engagent que les imbéciles qui y croient.

Sud Ouest du 18 novembre.

L’époque étant à la grandiloquence et aux contre-vérités absolues prononcées avec le culot qui convient aux périodes préélectorales, nous ne saurions trop conseiller à tous les passionnés de la vie publique biarrote d’équiper jusqu’en mars leurs sièges de ceintures de sécurité afn d’éviter de choir par surprise en lisant leurs journaux favoris.

Prenez par exemple Jean-Baptiste Lemoyne, ce secrétaire d’État au Tourisme qui n’est connu que de sa concierge et de la sénatrice Frédérique Espagnac mais qui se découvre une passion soudaine pour Biarritz. Est-on vraiment crédible en sortant des bêtises comme « Michel Veunac n’est pas un diseur, c’est un faiseur. Il a réalisé de grandes choses pour Biarritz : l’aéroport, l’hôtel du Palais… Il laisse le « tout à l’égo » aux autres car il a plus d’ambition pour sa ville que pour lui  » ? Tous ceux qui ont pu suivre de près les dossiers évoqués auront du mal à ne pas sourire de cette couronne de lauriers adressée à un homme qui n’aurait aucune ambition personnelle. Si Macron crée un ministère de la Flagornerie lors du prochain remaniement, il va avoir un prétendant de classe mondiale avec Jean-Baptiste Lemoyne.

Que pense le PS de « la gauche loyale » de Ghis Haye ?

Et il ne se passe désormais pas une journée à Biarritz sans son lot de candidats plus ou moins déclarés qui sont visiblement persuadés que c’est en racontant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui. Ghislaine Haye, cette élue qui met en avant ses valeurs de gauche les rares fois où elle prend la parole au conseil municipal, en est un magnifique exemple. Dégoûtée par l’ambiance qui règne au sein de la majorité, elle avait annoncé qu’elle se retirait de la vie politique.

Grand revirement dans Sud Ouest du 18 novembre. Notre brave Ghis’ va finalement donner son corps à la science électorale : « Il est inacceptable pour moi que cette gauche loyale, qui travaille efficacement ne soit pas présente ». On reste confondu devant tant d’abnégation et de dévouement et on savoure particulièrement l’évocation de « la gauche loyale » faite par celle qui, avec Alain Robert et Jeanine Blanco, n’a absolument pas respecté le vote interne des militants socialistes au moment du débat sur L’Hôtel du Palais et s’est ralliée au maire pour sauver son indemnité d’adjointe. On sortirait presque les mouchoirs quand la même geint sur l’attitude du ministre de l’Agriculture Didier Guillaume qui « ne l’a jamais contactée » bien qu’elle soit « la seule élue socialiste de l’exécutif… Et pourtant, il sollicite tout le monde à Biarritz ! ». Seule explication pour la pathétique adjointe socialiste : « Son mépris pour les petits élus et les femmes ». Et si, tout simplement, Didier Guillaume manifestait du bon sens en fuyant ce genre d’élue et en ne l’estimant pas digne de représenter la Ville ?

Brisson ne se souvient plus qu’il est élu des Républicains

Mediabask du 18 novembre.

À droite, cela ne va pas mieux si l’on se fie à l’interview un peu surréaliste donné par Max Brisson à Mediabask (18/11). Le sénateur biarrot fait une fois de plus de la politique à sa façon, c’est-à-dire détestable, en affirmant que « Les Biarrots attendent une impulsion nouvelle », ce qui ne mange pas de pain, avant d’affirmer que « L’offre actuelle me déçoit, elle ne me convient pas, donc je ne procède pour l’instant à aucune élimination. ». Rappelons tout de même que Max Brisson a été élu sénateur sous l’étiquette Les Républicains, qu’une des candidates, Maïder Arostéguy, a obtenu l’investiture LR et que la moindre des choses dans ce cas-là, quand on respecte le maillot que l’on porte, est de s’abstenir de tout commentaire contre la candidate de son camp, même si l’on n’est pas capable d’imaginer quelqu’un d’autre que soi à la mairie.

Mais il y a plus fort encore. Si l’on en croit La Semaine du Pays basque (22/11) Max Brisson, en compagnie de Michel Poueyts, aurait signé une lettre destinée à Macron pour que Didier Guillaume reçoive l’investiture LARem. Et plus fort encore, des signataires se sont retrouvés à l’insu de leur plein gré mentionnés dans la lettre, comme Laurent Borotra qui avait refusé catégoriquement l’idée. Un sénateur républicain qui vole au secours d’un socialiste repeint aux couleurs En Marche, ça doit être ça l’ouverture façon Biarritz.

Heureusement que Christian Jacob ne doit plus avoir grand monde sur qui compter car on a connu des élus exclus de leur parti pour beaucoup moins que ça.

Papy manœuvre comme un chef

Bisque, Bisque, Basque ! l’a souvent écrit : prenez tout ce petit monde qui s’agite actuellement pour décrocher l’écharpe tricolore et expédiez-le dans un des îlots où s’est tourné Koh Lanta. À la dizaine de candidats affamés qui vont concourir en mars prochain, ne laissez à manger qu’une seule noix de coco. Vous pouvez être certains que c’est Veunac qui s’en emparera.

Difficile de décrire avec précision, une situation particulièrement mouvante même si beaucoup d’informations filtrent de Paris. G7 oblige, Macron souhaite « débrancher » Veunac en douceur, ce qu’a bien compris notre Mimi-La-Malice local. Le week-end dernier il était encore à Paris pour négocier son cas et tenter d’obtenir l’investiture LaREM. Et il clame partout qu’il se présentera quoi qu’il arrive. Info ou intox ? Les deux probablement et une très belle manière de faire monter les enchères.

Comme en témoigne sa déclaration de patrimoine déposée en 2014 au moment de son élection, Veunac était loin de rouler sur l’or en 2014. Quand on a pris l’habitude d’être invité partout et de gagner 8 000 euros par mois, il doit être assez difficile de renoncer à ce genre de facilité. Il suffit alors de dire qu’on est uniquement préoccupé par « l’intérêt supérieur des Biarrots »  pour se représenter en se drapant dans la vertu. La République regorge de fromages qui offrent beaucoup d’argent pour peu de travail et Macron a probablement réfléchi à cette hypothèse, seule capable de faire renoncer ce maire décrié de 74 ans qui semble incapable de mener à bien un second mandat.

Mais le pouvoir est une drogue dure et Michel Veunac savoure certainement la revanche qu’il prend sur tous ceux qui l’ont méprisé de Borotra à Brisson. Et il est fort possible que rien ne puisse le convaincre de renoncer à l’élection. D’autant plus qu’il va intégrer Jean-Baptiste Lemoyne, et probablement l’ex-patron de la SNCF et néoretraité biarrot, Guillaume Pepy dans sa liste. Et force est de constater que ce maire au bilan catastrophique aura une fois de plus manœuvré comme un chef.

Didier Guillaume de son côté est totalement coincé. Il est prêt, sa candidature intéresse les Biarrots même si certains crient au parachutage, et l’actuel ministre de l’Agriculture se déclare persuadé de gagner la Ville. On espère seulement s’il l’emporte qu’il n’invitera pas dans sa liste des candidats de l’ancien monde comme Guy Lafite ou Michel Poueyts, tant ces deux-là incarnent tout ce que détestent les Biarrots.

Mais Didier Guillaume, qui va jouer un rôle majeur dans la future campagne présidentielle de Macron (ses soutiens à gauche sont plutôt rares) ne peut pas se permettre le luxe d’un affrontement avec Veunac et Lemoyne. Il se présentera, comme le souhaite Macron, uniquement si Veunac accepte un poste honorifique et se laisse débrancher en douceur.

Ce qui est loin d’être fait.

Et comme Max Brisson, qui rêve d’un poste de conseiller communautaire pour s’emparer à terme de l’Agglo, a bien compris que Veunac, avec Lemoyne et Pepy, n’a pas vraiment besoin de lui, il pose des jalons dans toutes les listes pour tenter de faire partie de l’équipée gagnante.

Vous l’avez compris, en politique, la seule chose qui compte ce sont les convictions.

Saint-Cricq au fond du seau

Quelle tristesse de voir le superbe opposant d’hier obligé, pour exister sans offenser ses nouveaux amis, de disserter sur… les déjections canines. Le jour où on parle orientations budgétaires!

Avec une opposition comme celle-là, avec des Saint-Cricq, Puyau, Domège totalement enamourés, Michel Veunac n’a même plus besoin de majorité… ça tombe très bien puisqu’à l’évidence il n’en a plus, ce qui ne soucie guère celui qui est devenu aux dires de ses détracteurs « la risée de la Côte basque ». Le vieil homme à écharpe tricolore semble toujours aussi perdu, est capable de se tromper dans ses votes en arguant d’une procuration qu’il n’avait pas, utilise des ficelles de la taille de câbles, mais il sait faire de la politique ! Et vendredi soir, lors de ce dernier conseil municipal édifiant et désespérant à la fois, notre Mimi-la-Malice a une fois de plus royalement enfumé tout le monde.

https://www.youtube.com/watch?v=L2e4pLO4WHA

En plaçant en quatrième point de l’ordre du jour le retrait de délégation de Nathalie Motsch, braquant sur elle les projecteurs des médias à un horaire idéal pour les bouclages, et en point vingt-huit le débat d’orientation budgétaire, à l’heure où tout le monde dort, Super-Mimi a magnifiquement joué le coup, à la manière des adversaires du XV de France qui laissent le pack bleu cracher son venin la première mi-temps en attendant tranquillement la suite pour reprendre le contrôle du match. Une ruse que Maïder Arosteguy, trop contente au passage de montrer le peu de cas qu’elle fait de Nathalie Motsch, dénoncera dans l’indifférence.

Sans adversaire, la partie est difficile

En laissant tous les soutiens de Nathalie Motsch s’exprimer et en interdisant à ses troupes de répliquer, Michel Veunac, sous les yeux de son épouse vêtue de rouge tout comme Nathalie Motsch, a subi pendant quarante-cinq minutes une volée de bois vert mémorable qui semble l’avoir laissé parfaitement indifférent.

Une fois Nathalie Motsch partie, Super Mimi, comme à l’accoutumée, s’est emmêlé les pinceaux sur à peu près tous les sujets, que ce soit l’élection du nouvel adjoint Laurent Ortiz, promu pour avoir bien voté sur le dossier du Palais en octobre, ou la nouvelle politique de stationnement, la notion de taux de rotation des véhicules le laissant à peu près aussi démuni qu’un gallinacé devant un couteau.

L’essentiel était ailleurs et à 22 h 30, l’homme qui ne se trompe jamais et qui d’année en année cumule les exploits financiers, à se demander comment la Ville peut se retrouver dans une telle situation avec tous les miracles qu’il réalise, vous avez compris que l’on parle de « La-Faillite-nous voilà », s’est lancé, sous prétexte d’orientation budgétaire, dans une apologie de son action à faire pleurer de rire n’importe quel étudiant en première année d’économie.

Le grand show de l’énarque fanfaron

Le livre que tous les Biarrots devraient lire.

Si pour équilibrer mon budget, je vends la maison qui m’appartient et explique le même jour à mes copains que je pratique de « la gestion intelligente », ils vont sans doute sourire. Quand on sort du budget municipal l’emprunt pour rénover le Palais en le planquant dans la coquille vide qu’est la Socomix, on peut jouer à l’énarque fanfaron. Surtout quand la bulle spéculative immobilière vous est favorable et gonfle mécaniquement – pour quelques temps du moins ! – vos recettes. Et comme décidément, notre brillant argentier a tous les toupets, il nous explique dans la foulée avoir réalisé un emprunt auprès des banques, car « les taux étaient particulièrement intéressants ». Un peu comme un mari qui rentre à la maison et annonce à son épouse et ses cinq enfants qu’au lieu d’acheter la berline prévue, il a fait l’acquisition d’une Ferrari car elle était en soldes.

Toutes ces rodomontades de petit coq ivre de lui-même auraient mérité d’être reprises, mais la fatigue, l’heure tardive et le fort légitime sentiment d’user de la salive pour rien avec un tandem qui n’écoute personne auront eu raison des plus endurants conseillers. Silence radio de François Amigorena, d’Édouard Chazouillères et même de Maïder Arosteguy qui avait déjà bien bataillé pendant les quatre premières heures du conseil.

Heureusement, trois opposants féroces étaient là pour défendre l’honneur des Biarrots après les fadaises entendues sur les prévisions budgétaires.

Des opposants d’une férocité extrême

C’est Alain Puyau qui lance la première flèche et frappe l’équipe dirigeante en plein cœur. « Les chiffres et les taux sont peu critiquables », mais le rapport qui a été remis aux élus est « peu lisible » et il aurait fallu « changer les polices de caractère ». Tout le monde sait que le brave Puyau n’a aucun caractère, mais malmener l’équipe dirigeante à ce point-là !

C’est ensuite Frédéric Domège qui intervient pour dire que les choix budgétaires vont dans le « bon sens » et qu’il approuve les propos de ses collègues. Domège, c’est connu, c’est le bon sens près de chez nous.

Le match de trop de Saint-Cricq

Mais, à l’image de ces sportifs qui ne savent pas s’arrêter à temps et s’obstinent à revenir dans les stades où ils se sont couverts de gloire alors qu’ils n’y ont plus leur place, les sourires se dissipent et laissent place à une profonde tristesse au moment de l’intervention de Jean-Benoît Saint-Cricq. Comment le brillant opposant dont les interventions pertinentes et travaillées étaient toujours attendues avec impatience et crainte pendant quatorze ans, peut-il s’être tiré une balle dans le pied à ce point-là ?

 Dans la droite ligne de son ralliement à la majorité sur le dossier du Palais en juin et octobre, « l’opposant » Saint-Cricq trouve désormais remarquables toutes les décisions de l’équipe dirigeante : « Ce qui compte, c’est la direction qui a été prise. Elle est incontestablement bonne ». Heureux de distribuer les bons points, Saint-Cricq ajoute même à l’égard du tandem Veunac-Lafite : « Vous êtes sur la bonne voie ».  Mais comme il faut exister tout de même, montrer son indépendance sans fâcher ses nouveaux amis, le brillant avocat biarrot va se permettre une critique terrible sur la façon dont est dirigée cette ville : « On voit fleurir dans nos belles rues des déjections canines qui vivent leur belle vie jusqu’à ce que la pluie ait fait son œuvre et que tout ça se délite. Ce n’est pas très agréable de suivre la vie d’un étron sur le trottoir biarrot pendant une quinzaine de jours. »

Les Biarrots en avaient déjà conscience, mais après cette désespérante séance de bénis oui-oui qui a duré près de cinq heures, ils repartent avec une certitude : la Ville est dans une merde noire !

Quelle dégelée !

Si vous voulez avoir une idée exacte de ce qui se passe à la mairie, prenez quarante-cinq minutes pour écouter tous les griefs adressés au maire. Et vous pourrez au passage admirer ses talents d’encaisseur (De la minute 13 à 1h02, moment où Veunac décide de couper le micro de Nathalie Motsch).

Des griefs littéraires, façon Amigorena, qui avec son talent habituel évoque « La cour du roi Pétaud avec ses bouffons tristes et son monarque acariâtre ». Des envolées humanistes avec un texte très touchant de Guillaume Barucq qui pleure « la dream team que nous formions en 2014 » et « le psychodrame permanent ». Du réalisme avec Brigitte Pradier et Hervé Boissier qui constate que « comme aux Galeries Lafayette, il se passe toujours quelque chose » à la mairie. Des interventions plus nuancées comme celles d’Anne Pinatel évoquant le général de Villiers ou d’Édouard Chazouillères qui pense que Nathalie Motsch, comme le préconisait Jean-Pierre Chevènement en son temps (« Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne ») aurait dû partir d’elle-même.

Et puis, Nathalie Motsch qui, l’émotion aidant, a commis un discours un peu trop long mais remarquable dans sa partie centrale, évoquant « un management à l’envers, rétrograde, et c’est probablement le seul fait d’arme de ce mandat : l’exceptionnelle réussite de l’échec au moment de fracasser une équipe en quatre ans. » « Calamity Nathalie » s’en est ensuite prise à son grand copain l’énarque sarcastique : « Écoutez-moi bien, Monsieur le Premier adjoint, moi qui n’ai à vos yeux que des « ambitions ridicules ». Je ne vous reconnais aucune légitimité, votre équipe part en miettes et vous resterez pour la postérité le fossoyeur du Palais »

45 minutes pour vous convaincre que ce mandat est un désastre à nul autre pareil (À 23 heures, dans la salle ne restaient plus que l’épouse du maire et une journaliste de Mediabask, tous les autres avaient jeté l’éponge, écœurés). Un désastre qui n’empêche pas Michel Veunac d’avoir des chances d’être réélu en 2020 si des ententes ne se font pas et que chaque opposant y va de sa liste. Comme dirait mon confrère de L’Équipe Pierre Michel Bonnot à propos du manager du XV de France Jacques Brunel, l’opposition à Veunac est actuellement « aussi emmerdée qu’un caméléon atterrissant sur un tissu écossais ». Il va falloir s’adapter, et vite !

 

Chacun compte sur ses doigts

Le prochain conseil municipal promet d’être animé. Pour le moment chaque camp fait des additions, car l’éviction de Nathalie Motsch n’est pas encore totalement acquise.

Si Veunac veut compter ses amis au sein du conseil municipal, il peut faire appel à la Vénus de Milo.

Depuis huit mois, Marie-Lou n’en peut plus à l’heure du coucher. Au début, en voyant son mari, Michel Veunac, agiter ses doigts dans tous les sens au moment d’éteindre la lumière, elle a cru que c’était sa façon bien à lui de pratiquer son jogging. Avant de déchanter en comprenant depuis les deux conseils municipaux houleux sur L’Hôtel du Palais qu’il fait simplement ses comptes. Oh, certes, notre rusé politique ne s’amuse pas avec les doigts de ses mains, à chiffrer le nombre de ses amis à la mairie, car, il a assez de lucidité pour savoir que la Vénus de Milo suffirait amplement à la tâche. Michel Veunac fait juste le compte de ses affidés, courtisans, obligés et autres cireurs de pompes qui lui doivent quelque chose, en se disant qu’une fois de plus, ça devrait le faire lors du vote. Et tant pis si, une fois de plus, les Biarrots sont les dindons de la farce.

Tous les témoignages à l’intérieur de la mairie sont unanimes pour dire que Veunac et Lafite sont très nerveux et que le conseil du 8 février prochain est beaucoup plus important qu’il n’en a l’air. Lors de la réunion des adjoints, en début de semaine, Veunac a piqué une grosse rogne en apprenant que Peio Claverie, l’homme qui est capable de vous démontrer que la lune est violette si le maire lui demande, serait absent. L’excuse diplomatique d’un Abertzale habile qui a conscience de s’être ridiculisé à force de flagornerie ? Deuxième colère de Mimi-Imperator en découvrant que Laurent Ortiz, qui normalement doit être « promu » à un poste d’adjoint, serait absent lui aussi. Et comme Veunac sait compter jusqu’à trois, troisième colère en découvrant sur les réseaux sociaux de nombreux appels à venir en nombre à ce « conseil de la honte » où le duo Lafite-Veunac est bien décidé à faire payer à Nathalie Motsch ses prises de position sur le Palais. Tout le monde est prévenu, au moindre bruit, au moindre mouvement de foule, le grand timonier fera évacuer la salle. Pour inciter Veunac à un peu plus de modestie face au mécontentement des Biarrots, Bisque, Bisque, Basque ! qui ne souhaite nullement des perturbations pendant ce conseil, se contentera de rappeler qu’un vendredi à 18 heures, Veunac dispose en tout et pour tout de… trois policiers municipaux en service.

Un débat musclé d’entrée de jeu

Pour toutes ces raisons, ce conseil municipal qui signe incontestablement le coup d’envoi de la campagne électorale de 2020, sera absolument passionnant à suivre. D’autant plus que le retrait de délégation de Nathalie Motsch est prévu au point quatre d’un ordre du jour qui en compte… trente-cinq (Comment s’y retrouver quand on n’a que dix doigts ?) et que les hostilités probables devraient donc démarrer dès 18 h30. Et l’observateur ne va pas savoir où donner de la tête entre les membres de la majorité qui ne voteront pas comme le maire, les anciens membres de la majorité devenus opposants, les opposants ralliés au maire, les opposants qui s’opposent toujours et les opposants qui s’opposent mais n’ont pas envie d’aider Motsch. Dans un tel foutoir, deux mains ne suffiront pas et il est prudent de prévoir le boulier chinois.

Barucq prend de la hauteur

Le docteur Barucq a longtemps cru que la politique pouvait se faire autrement, sur la base du rassemblement de compétences et non de la courtisanerie. Le gentil surfeur commence à comprendre qu’évoluer au sein d’un conseil municipal harmonieux est un art parfois plus difficile que prendre une vague un 15 août à la Côte des Basques. Malmené par le départ de Virginie Lannevère, Guillaume Barucq s’est nettement élevé contre l’éviction de Nathalie Motsch. Interrogé par Bisque, Bisque, Basque!, l’adjoint  parti se mettre au vert en haut de la montagne pour échapper à « l’atmosphère toxique » n’y va pas par quatre chemins : « Je voterai contre l’éviction de la quatrième adjointe qui a grandement participé à la victoire inespérée de 2014 et a tenu sa délégation avec compétence et détermination. J’ai tout tenté pour qu’on n’en arrive pas là… Sans succès ».  D’autres voix habituées à dire ce qu’elles pensent se feront probablement entendre en faveur de Madame Motsch. On pense par exemple à Hervé Boissier qui n’a jamais cessé haut et fort de défendre les Biarrots ou à Françoise Mimiague. Quant aux interventions probables des Destizon, Haye et compagnie, qui ne vont certainement pas rater une occasion de se faire bien voir auprès de leur fournisseur de délégation, on sait d’avance à quoi elles vont ressembler.

Opposants ralliés et pas contents

Ils ont fait basculer le vote en faveur du Palais en juin dernier et estiment, à juste titre, qu’ils ont été payés en monnaie de singe par le grand distributeur de promesses Veunac. En trahissant, ils se sont ridiculisés auprès des Biarrots et… n’ont rien obtenu en retour pour leur surprenant revirement. S’il est difficile d’imaginer l’avocat Jean-Benoît Saint-Cricq, voler au secours de Nathalie Motsch qu’il déteste à peu près autant que le pape François les médecins avorteurs, d’autres surprises pourraient venir de Bénédicte Darrigade ou Frédéric Domège qui n’ont strictement rien contre l’ex-adjointe à l’Urbanisme et pourraient profiter de l’occasion pour montrer qu’ils ne sont pas tout à fait inféodés à Veunac. Quand Mimi Imperator a des insomnies et fait ses comptes sur ses petits doigts, ou quand il se confie à ses proches, c’est une hypothèse qu’il n’exclut pas du tout.

Maïder Arosteguy en embuscade

Elles font semblant de « réfléchir » pour 2020 et prennent les Biarrots pour des jambons ou pire pour des Bayonnais. Maïder Arosteguy et Nathalie Motsch seront sans nul doute rivales dans quatorze mois et mettent déjà leurs équipes en place. Et au lieu de se conformer à ce lieu commun de la politique qui consiste à affirmer qu’on est uniquement concentré sur son mandat, elles feraient mieux de dire qu’elles disputeront la joute municipale quoi qu’il arrive et feront tout pour gagner en 2020, ce qui rassurerait les Biarrots qui se demandent comment mettre fin au tandem maléfique « Super-Mimi et Lafaillite nous voilà ». Le lancement par Maïder du groupe de réflexion « Mon Biarritz » (quel nom peu collectif, comme si le pouvoir municipal n’était que l’affaire d’une seule ! Pourquoi pas « Mon nombril » pendant qu’on y est !), n’a d’autre but que d’alimenter la campagne électorale par avance. Vendredi soir, il est certain que Maïder Arosteguy va être observée à la loupe. Ayant à son actif un irréprochable mandat d’opposante, va-t-elle au nom des principes défendre l’exclue, s’abstenir de voter en estimant que c’est une affaire de majorité ou au contraire ne pas résister à la tentation de balancer quelques coups de griffe, soit directement soit par l’intermédiaire de quelques proches comme Anne Pinatel. Nul doute que tous les commentateurs sportifs du département seront là pour assister à ce prometteur duel de dames.

Un grand show « Calamity Nathalie »?

Tous les passionnés de vie publique ont encore en mémoire l’intervention de Nathalie Motsch lors du conseil municipal du 15 octobre et le morceau d’éloquence qu’elle avait prononcé, devant un conseil municipal et une assistance médusés. Tandis que Lafite ne quittait pas sa moue dédaigneuse qui est son uniforme quand une femme parle, Veunac avait eu une réaction étonnante et sympathique, comme un sportif chevronné qui reconnaît le talent de son adversaire. En privé, il avait même confié : « J’ai vu naître une femme politique sous mes yeux », ce qui est à son honneur. Depuis, il a pu vérifier que « Calamity Nathalie » sait être coriace : refus catégorique de démissionner, et refus tout aussi catégorique de retirer ses recours devant le tribunal administratif malgré les flatteries et promesses multiples de Mimi-la-Malice. Nathalie Motsch observe un silence total sur ce qu’elle va faire, mais on peut penser qu’elle souhaite retrouver sa liberté et va nous gratifier d’un discours de politique générale qui ira bien au-delà de sa simple éviction, pour dénoncer l’état de déliquescence absolu de l’actuelle majorité et les acrobaties financières à haut risque décidées en 2018. C’est ce que les Biarrots, lassés de cette gouvernance sans vision ni talent, souhaitent. Un duel électoral à la loyale, un retour à des pratiques démocratiques où le conseil municipal ne serait plus mis devant le fait accompli, une transparence totale en matière d’urbanisme et d’appel d’offres…. La politique, c’est aussi fait pour rêver.

En attendant, si dans la nuit de jeudi à vendredi, vous êtes réveillés par des bruits anormaux, ne sursautez pas, ne téléphonez pas aux pompiers : ce sont juste les craquements des jointures des doigts de tous ceux qui comptent et espèrent qui vous auront tiré de votre sommeil.

 

Trois renégats socialistes parmi tant d’autres

Lundi soir, c’était bien le scrutin de la honte. Seuls les opposants au projet du maire ont su manifester beaucoup de dignité.

Surtout ne dites plus : « Ton permis de conduire, tu l’as eu dans une pochette surprise ? », affirmation très datée. Dites plutôt : « Ta carte de parti, c’était uniquement pour décorer ? », ce qui fait beaucoup plus biarrot. La section socialiste à Biarritz n’est pas la plus importante de France, puisqu’elle ne compte que vingt membres à jour de cotisation. En 2014, Ghislaine Haye, Jeannine Blanco et Alain Robert revendiquaient fièrement leur appartenance au parti de la rose et du poing. Mais allez savoir pourquoi, les militants locaux, depuis le conseil du 30 juillet dernier et les explications particulièrement embrouillées de Ghislaine Haye, subodoraient un mauvais coup.

La semaine dernière, le secrétaire de section Laurent Riberolles a donc décidé d’organiser un vote en interne pour savoir quelle position les élus du parti socialiste devaient adopter face au dossier du Palais. Ils ont seulement été treize à se déplacer, Ghislaine Haye, Jeannine Blanco et Alain Robert n’ayant pas daigné venir car trop occupés sans doute à raser les murs. Onze militants ont demandé à leurs élus de voter contre le projet municipal. Deux ont préféré qu’ils s’abstiennent. Aucun n’a voté pour.

Et qu’ont fait les trois élus, lundi soir en plein conseil ? Méprisant l’avis de leurs camarades socialistes, ils sont allés faire risette à Veunac et voter son scandaleux projet. Ghislaine Haye, expliquant de façon toujours aussi embrouillée que malgré son vote elle « reste de gauche », Jeannine Blanco se faisant discrète et le courageux Alain Robert ayant transmis une procuration à cette dernière.

L’aventure individuelle n’est pas de gauche

Non, Ghislaine, on n’a pas le droit de se dire de gauche quand on privilégie ainsi l’aventure individuelle et que l’on méprise tout autant les électeurs qui t’ont élue que les militants qui t’accompagnent ! Lorsque mon épouse a représenté le PS au conseil municipal en 2008, face à Didier Borotra, elle n’a jamais défendu un autre point de vue que celui de la section Biarritz. Cohérente avec elle-même, lorsque Guy Lafite membre de la majorité municipale a été désigné en 2010 par le PS pour les élections départementales, alors qu’elle était dans l’opposition, elle a démissionné de son mandat de conseillère municipale et quitté le parti socialiste dans la foulée.

Si seulement, ces trois renégats avaient été les seuls ! Mais les cent-cinquante Biarrots présents dans la salle du conseil qui se sont payés stoïquement presque quatre heures de conseil en restant debout – La municipalité ne peut pas refaire Le Palais pour 85 millions d’euros et offrir en plus des chaises à ses administrés ! – ont assisté à une escouade de politiques à l’ancienne aux arguments tous plus calamiteux les uns que les autres pour justifier leur trahison des Biarrots et leur allégeance au plan médiocre concocté par Veunac et Lafite sur Le Palais.

Une opposition qui surjoue

Et on vous passera sous silence, car vous l’avez sans doute vue sur Internet, cette opposition qui n’en est pas une et qui s’est complue dans l’obséquiosité à l’égard du maire, faisant oublier les rois du genre Claverie et Destizon. L’absence totale de démocratie dans ce dossier ? Mais où est le problème ! Le coût astronomique pour une ville de 25 000 habitants ? Si en plus, il faut s’intéresser aux détails ! Les risques de perdre Le Palais ? Pas avec un duo aussi talentueux que Veunac et Lafite ! Tour à tour Domège, Darrigade et Puyau ont fait assaut d’éloquence pour encenser le projet municipal. Ils auraient pu s’abstenir comme le veut la tradition républicaine, lorsqu’on est opposant et qu’un projet de la majorité n’est pas idiot. Eux aussi, manifestant un mépris total de ceux qui les ont élus, ont surjoué pour justifier l’injustifiable et voter oui.

Saint-Cricq hué de toutes parts

Reste le cas le plus douloureux, car s’il est quelqu’un dont je respecte l’intelligence et la capacité de travail, c’est bien Jean-Benoît Saint Cricq qui a été mon avocat l’an passé et m’a remarquablement défendu. Notre dernier échange téléphonique remonte à quelques mois. Venant d’apprendre que pour la deuxième fois notre brillant avocat avait dîné avec le maire, je l’avais gentiment chambré : « Fais gaffe, Jean-Benoît, tu vas finir sur les genoux de Veunac » Réponse catégorique : « Mais non, tu me connais, je voulais juste écouter ce qu’il avait à me dire ».

Nerveux, persuadé que la salle a été « faite » pour le siffler, ce qui est faux car il y avait des Biarrots de toutes tendances politiques, Saint-Cricq est hué dès qu’il prend le micro et perd ses nerfs très vite lundi soir avant de s’enliser dans une longue explication sur la Cité de l’Océan qu’il a été pratiquement seul à combattre. Ce qui est vrai, même si les abertzale et les socialistes de l’époque étaient aussi de la partie, mais ne justifie pas cet enthousiasme soudain pour le Palais. Jusqu’à cette expression malheureuse qui a un peu glacé l’assistance : « Je ne suis pas un vendu », ce que personne n’avait dit. 

… Que c’est triste, une carrière politique qui se termine ainsi.

Merci à vous quinze

Il n’y a plus de majorité, plus d’opposition à Biarritz. Juste des politiques à l’ancienne qui essaient de sauvegarder leurs places pour 2020 face à une génération plus jeune et plus soucieuse des Biarrots. Lundi soir, le calme, le sens pratique, le respect de la démocratie étaient clairement du côté des opposants. Merci à François Amigorena, Maider Arosteguy, Guillaume Barucq, Frédéric de Bailliencourt, Hervé Boissier, Édouard Chazouillères, Maialen Etcheverry, Marie Hontas Virginie Lannevère, Françoise Mimiague, Nathalie Motsch, Anne Pinatel, Brigitte Pradier, Nathalie Sauzeau et Richard Tardits pour l’opposition.

Vous avez été l’honneur de Biarritz et nous n’oublierons pas.

Veunac citant Einstein, c’est un peu comme Nabilla évoquant Marguerite Duras…

 

 

 

Rupture de jeunes

Grâce à d’étranges retournements de veste dans l’opposition, l’avenir de Biarritz vient d’être assombri pour… 75 ans ! Heureusement la jeune garde politique a montré plus de dignité que les anciens.

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Après tout, on ne voit pas pourquoi le Jean-Benoît Saint-Cricq barbu qui s’est présenté au conseil municipal le 30 juillet 2018, une date parfaite pour planquer une forfaiture absolue sous le tapis, aurait quoi que ce soit à voir avec le Saint-Cricq Jean-Benoît, glabre et combatif qui le 14 juillet 2017 estimait dans ce blog que « la vente des murs et du fonds de L’Hôtel du Palais semble la plus raisonnable » plutôt que « d’emprunter de 50 à 70 millions (Via la Socomix) faire les travaux et risquer de tout perdre dans un dépôt de bilan ». Et pour que le changement de look et de rôle soit bien clair, le brillant avocat est devenu une sorte de maître de cérémonie lors de cet étrange conseil, encensant l’idée de donner l’Hôtel du Palais à la Socomix via un bail emphytéotique de 75 ans, défendant bec et ongles Michel Veunac et tartinant du vernis juridique à chaque fois que celui-ci s’est retrouvé en difficulté, c’est-à-dire à peu près tout le temps.

https://jeanyvesviollier.com/2017/07/14/hotel-du-palais-saint-cricq-a-les-idees-claires/

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Et pour une fois, l’adepte du « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », Guillaume Barucq sort la panoplie de guerrier pour dénoncer cette décision scandaleuse qui plombe durablement l’avenir des Biarrots pour « une durée astronomique qui engagera les douze maires à venir dont certains ne sont pas encore nés ». Et l’élu, très brillant lundi soir, de rappeler que L’Hôtel du Palais acheté pour 120 millions de Francs en 1955 vaut, si l’on actualise la somme, 261 millions d’euros et qu’on ne peut continuer de mener « une vie à crédit » pour L’Hôtel du Palais alors que le réseau d’assainissement, vétuste et dépassé et source de pollution régulière de l’océan aura « un siècle en 2022 ».

 

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. L’adjointe à l’urbanisme Nathalie Motsch enfonce le clou au terme d’une charge dévastatrice et édifiante. La Ville s’apprête à louer « une pépite de 16776 mètres carrés, vue mer imprenable et on lâche le tout pour la somme ridicule de 920 000 euros annuels ». Tandis que la Socomix, qui ne possède rien, se lance dans un emprunt de 64 millions d’euros (qui finiront à cent millions, on prend les paris !) pour mettre aux normes le palace. Poursuivant sa démonstration, l’adjointe calcule qu’on loue ce bien exceptionnel « au prix de 4,57 le mètre carré mensuel » alors que le moindre logement, forcément plus ordinaire, dans ce quartier se loue 80 euros le mètre carré. Avant de s’interroger : « Où est l’intérêt de la Ville financièrement ? Je cherche mais ne trouve pas » Et de conclure, tandis que Veunac se tortille sur sa chaise : « Je ne verserai pas dans un Bigueyrie 2 ».

 

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Après l’acte d’allégeance de Saint-Cricq, Frédéric Domège et Alain Puyau se sentent obligés à leur tour d’encenser ce projet de fou furieux, justifiant toutes les rumeurs qui annoncent qu’un accord électoral a déjà été trouvé pour 2020 et que Veunac, Saint-Cricq et Brisson feraient aventure commune.

Heureusement pour les Biarrots, certains opposants comme François Amigorena, Maïder Arosteguy et Richard Tardits démontrent l’inanité de cette décision. Des élus de la majorité, refusant de se comporter en godillots, se joignent à eux et redonnent eux aussi leurs lettres de noblesse à la politique. Virginie Lannevère, Anne Pinatel, Hervé Boissier font preuve de beaucoup de courage en expliquant qu’il n’est pas possible de voter une décision aussi lourde sans disposer du moindre chiffre précis et soulignent que la décision de démarrer les travaux le 18 octobre, G7 oblige, va faire de nous les proies idéales des entrepreneurs qui vont nous faire payer au prix fort notre précipitation.

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis et c’est pour cette raison que Bisque, Bisque, Basque ! qui avait prévu de garder les doigts de pied en éventail quelques mois, s’offre cette rupture de jeûne médiatique. Michel Veunac étant à l’évidence le plus grand accident industriel jamais vécu par Biarritz, le passionné de vie publique doit à un moment ne plus se soucier de sa santé personnelle et se décider au combat. D’autant plus que ce n’est pas dans Sud Ouest que vous trouverez le récit des coulisses de ce conseil municipal surréaliste qui a vu finalement la victoire par 18 voix contre 17 du projet Veunac. À 20h15, ce lundi, peu avant le vote à bulletins secrets, un des conseillers politiques de Veunac, qui adore se parer des atours de La Marquise, avait fait le compte des voix et l’annonçait perdant. Mais quand il y va de sa survie politique, Veunac fait le job. Coups de fils d’intimidation tout l’après-midi, poursuite jusque dans les toilettes des récalcitrants, admonestation de tous. C’est ainsi que Sylvie Claracq, totalement rétive à cet engagement pour 75 ans, aurait été malmenée par Veunac au point de modifier son vote au dernier moment, selon des sources de la majorité qui affirme qu’elle en aurait pleuré.

Autre anecdote édifiante au sujet de Frédéric Domège, qui appelle, peu avant le conseil pour dire qu’il sera en retard car il n’a pas fini avec ses patients. « Hors de question, lui rétorque Veunac. Tes patients on s’en fout ! » Deux heures plus tard, Domège lève la main en plein conseil pour demander à intervenir « car des patients l’attendent » Et notre bon Mimi, tout miel, de décréter : « Ah oui, les malades, c’est important »

Voilà à quel degré zéro de la vie municipale on en est et pourquoi Bisque Bisque Basque ! va modérément reprendre un peu de service.

Enfin, il y a les imbéciles qui ne changeront jamais d’avis, et l’on passera sous silence les pitoyables et courtisanesques interventions des Destizon, Poueyts ou Louis Vial qui depuis qu’il a obtenu son titre d’adjoint ne mord plus la main qui l’a nourri. A la sortie du conseil, alors qu’une spectatrice prenait à parti un Jean-Benoît Saint-Cricq un peu gêné aux entournures, Jacques Pons de Radio France photographiait ce moment de complicité entre les deux conspirateurs de la soirée. Michel Veunac, qui rêve pour 2020 d’avoir l’investiture La République en Marche est bien décidé à cajoler Macron dans le sens du poil lors du G7 et se moque éperdument de savoir s’il va ruiner les Biarrots avec cette décision. Mais cette victoire du maire pourrait bien être une victoire à la Pyrrhus.

D’abord le courage et la fermeté de tous ceux qui au sein de la majorité se sont opposés à sa décision ont obligé tous les protagonistes du pacte électoral qui se dessine à sortir du bois beaucoup plus tôt que prévu. Ensuite, on a assisté à une rupture entre les pratiques de la vieille politique politicienne où l’on habille de grands mots les petits intérêts personnels et les stratégies pour se maintenir à son poste, et une relève responsable qui croit aux idées, a envie de faire de la politique autrement et se soucie des intérêts des Biarrots.

Auréolé par le prestige du G7, un ticket Veunac, Saint-Cricq, Brisson sera difficile à battre en 2020, si les copains du jour sont encore les coquins de demain, mais la rupture de jeunes, cette ligne de fracture très nette entre les sexagénaires et les quadragénaires, laisse quelques espoirs.

Si les jeunes talents de demain, dont Biarritz a bien besoin, les Amigorena, Chazouillères, Barucq, Motsch, Pinatel, Lannevère, mais aussi Darrigade, Tardits ou Arosteguy, sont capables de laisser leurs egos de côté, d’oublier leurs désirs d’être têtes de liste pour s’unir dans un projet commun de salut public face au pire maire jamais connu à Biarritz, alors oui un espoir est possible.

Lundi soir, tous les protagonistes étaient d’accord pour estimer que ce conseil municipal était le plus important de la mandature.

Avec sa décision qui obère l’avenir de Biarritz, Veunac a commis un authentique crime contre la communauté. Passez-vous en boucle ce conseil, écoutez, notez et décidez-vous à effectuer un grand coup de balai de tous ces politiciens opportunistes qui n’ont plus leur place qu’à la maison de retraite.

II.- Veunac stationne et papillonne

Un plan « aberrant » pour calmer la fronde contre le stationnement, va encore coûter 45 000 euros supplémentaires aux Biarrots. Merci qui ? Merci Mimi !

45 000 € d’argent public dépensés pour la tranquillité de Veunac, c’est vraiment cadeau…

À les voir épaule contre épaule, dans ce bout de salle malcommode au possible, comment ne pas penser à la montée du Puy-de-Dôme, le 12 juillet 1964, quand Anquetil, victime d’une défaillance et Poulidor qui ne s’en aperçoit pas, se disputent avec acharnement le maillot jaune. Le grand public, qui s’est toujours cru obligé de choisir, ignore que les deux cyclistes étaient très copains et s’amusaient de cette rivalité, montée de toutes pièces par les médias. Entre Chazouillères et Amigorena, il est bien trop tôt pour savoir qui sera l’éternel second, ou si l’un deux récoltera les honneurs, mais comment ne pas saluer l’intelligence politique manifestée jeudi soir par les deux chefs d’entreprise qui ont bien compris que l’urgence était de sauver Biarritz du désastre et qu’il sera toujours temps ensuite d’en découdre dans une joute électorale.

Enfin une bonne nouvelle pour les Biarrots.

Alors que l’on sait depuis longtemps qui dans les rangs de l’opposition a l’étoffe pour devenir maire et mettre fin au pire mandat de l’histoire de Biarritz, quelle bonne nouvelle que de constater que l’offre politique s’élargit, même si un humain peut totalement se transformer en bien ou en mal en occupant un nouveau poste. Une fois de plus sur la nouvelle politique de stationnement mise en place, les Biarrots ont pu mesurer le contraste entre des opposants qui réfléchissent avec perspicacité au devenir de Biarritz et des godillots majoritaires, soucieux de conserver leurs petits avantages et prêts pour cela à marcher dans le mur en suivant leur maire.

Saint-Cricq : « Vous pourrissez la vie des Biarrots !»

Trop content de faire taire les rumeurs de future alliance en 2020, colportées par Veunac et par le petit marquis de contre-vérité qui dirige La Semaine du Pays Basque, le fougueux avocat Saint-Cricq est le premier à dégainer sur le stationnement : « Vous êtes en train de pourrir la vie des Biarrots. Vous saisissez une aubaine pour améliorer les finances locales ». Tandis que Veunac s’embrouille dans des explications alambiquées, se perd dans sa politique tarifaire, tandis que Claverie montre une fois de plus qu’il ne connaît pas très bien ses dossiers, au point d’appeler Landrin au secours, Arosteguy attaque à son tour : « La concertation, je ne l’ai pas vue. Vous faites du saupoudrage. Où sont les mesures ambitieuses ? Autant essayer de travailler sur l’attractivité quand le centre-ville est désert », allusion à ce stationnement gratuit les fins de semaine d’avril… à un moment où la ville est pleine comme un œuf. Tandis que Boissier, pour qui la concertation n’est pas une simple posture politique, demande que des commissions thématiques se mettent en place avec des citoyens qui « apportent leur vision de l’usager », Domège s’étonne de la modification des zones de stationnement payant : « Où vont se mettre les gens qui habitent le quartier du parc Mazon ? Ils n’ont pas de solution alternative »

Étrange décision, en effet que de rendre payant ce quartier où il n’y a pas le moindre commerce, tandis que d’autres beaucoup plus vivants passent sous les radars. « Le quartier d’Espagne, est-ce une zone protégée par Monsieur Claverie ? » ose Saint-Cricq. Un ange, avec des drapeaux abertzale sur les ailes, passe.

Le Titanic d’Amigorena

François Amigorena, dans une intervention particulièrement ciselée, va alors poser la vraie question. Pourquoi ce ruineux contrat avec Streeteo ? Bisque, Bisque, Basque ! ne résiste pas à vous livrer la retranscription complète de son intervention : « Les anglophones ont une jolie expression pour désigner ce que vous faites avec le catalogue de demi-mesures contenues dans cette délibération. Ils appellent ça « ranger les chaises-longues sur le pont du Titanic ». En effet, si certaines des adaptations qui nous proposées ici vont plutôt et enfin dans le bon sens, la gravité de la situation appelle, non pas un rafistolage, mais une remise à plat complète de votre plan de stationnement. Ce dispositif que vous avez mis en place sans la moindre concertation, ni avec les élus de ce Conseil, ni avec les Biarrots, est en effet punitif, discriminatoire, illisible, et plombe la vie économique de Biarritz. Entendez Monsieur le Maire la voix des Biarrots, des habitants des villes voisines, de nos visiteurs habituels qui ont désormais décidé de déserter Biarritz et d’aller à la plage à Bidart ou à Guéthary, de faire leurs achats à Anglet ou d’aller au restaurant à Bayonne. »

Avec la gratuité partout à Anglet et une zone bleue près des Halles, Claude Olive se frotte effectivement les mains depuis les décisions de Veunac. Amigorena poursuit : « Dès le 12 mars dernier, je vous demandais la résiliation du contrat conclu avec Streeteo pour le contrôle du stationnement à Biarritz. Je vous réitère solennellement cette demande. Le Parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour faux et escroquerie contre la société Streeteo, la Ville de Paris va déposer plainte contre Streeteo pour faux, usage de faux et escroquerie, les dysfonctionnements du système mis en place à Biarritz se multiplient et provoquent l’exaspération légitime d’une immense majorité de ses usagers. Je pense pour ma part qu’une Ville doit être au service de ses habitants. Toutes nos décisions doivent viser à rendre la vie des Biarrots plus simple, plus pratique, plus agréable. Pas à les contraindre, à les harceler et à les punir. Résiliez ce contrat ruineux pour les finances de la Ville et nuisible à l’activité économique de Biarritz. Instaurez un moratoire sur ce dispositif. Lancez une large concertation avec tous les usagers concernés, les habitants, les acteurs économiques, nos visiteurs, les actifs travaillant à Biarritz. Vous serez surpris du caractère raisonnable de leurs attentes et du bon sens de leurs suggestions. En l’absence d’une telle démarche de votre part, je ne voterai pas cette délibération ».

La « gratuité perlée » de Chazouillères

Tout aussi offensif que son voisin, Édouard Chazouillères lance le débat sur l’image écornée de Biarritz et sur le coût d’une campagne publicitaire qui n’a aucun sens.

« Tout ça pour ça ! Deux mois de crispations, de pétitions, de manifestations, d’affiches sur les devantures des commerces… Et une vidéo qui tourne en boucle sur les réseaux recommandant aux touristes de ne pas revenir à Biarritz. Bref, deux mois d’image de Biarritz abîmée, écornée. Je dis « Tout ça pour ça », car ça fait deux mois, Monsieur le Maire, que nous vous avons fait la majeure partie de ces propositions d’aménagements, notamment pour ma part par mail le vendredi 2 février. »

Au lieu de louvoyer, Veunac aurait mieux fait de réfléchir et différer, selon Chazouillères : « Je regrette que vous n’ayez pas procédé à une suspension de ce système parfois injuste et souvent non compris, à un moratoire ces deux derniers mois pendant lesquels les amendes, les fameux FPS, ont frappé copieusement les automobilistes. » Pourquoi ce fameux FPS n’a pas été diminué et ramené à par exemple à 17€ maximum comme avant, ou même à moins comme d’autres villes l’ont choisi. Tant il est vrai que le contrôle ayant été renforcé, le fait d’augmenter le montant de l’amende s’apparente à une double peine injuste. » 

Après une polémique avec Claverie et Lafite sur la police municipale, l’ex-adjoint au Commerce porte l’estocade : « Un mot, enfin sur votre proposition de gratuité du stationnement de surface du jeudi au dimanche sur les trois prochaines semaines des vacances de Pâques.  Un mot et un seul :  » Aberrant «  Le stationnement sera donc gratuit pendant quatre jours tous les quatre jours. La CGT a inventé la grève perlée. Biarritz invente la gratuité perlée ! Cela va totalement à l’encontre de tout le reste de la politique choisie. Sur une période avec une très forte fréquentation, cela va contre la rotation des voitures des clients et visiteurs. Comme le disait à l’instant Eric Bonnamy pour ce qui est du stationnement « quand il y a gratuité, il y a encombrement« , cela va créer des voitures ventouses pendant les trois jours de fin de semaine, alors même qu’on aurait besoin de rotation spécifiquement sur ces trois jours, cela va profiter notamment aux touristes qui vont venir passer les week-ends prochains et pendant ce temps les Biarrots eux vont payer les lundis, mardis et mercredis. Mais au-delà de l’aberration de la mesure, « on rase gratis« , ce serait rigolo si, au-delà d’être contre-productif pour l’activité commerciale, cela ne coûtait pas très cher au budget de la ville. »

Veunac se tortille sur sa chaise, redoutant ce que va dire son ancien directeur de campagne :

Pour Lafite, une idée qui n’est pas de lui ne peut être que « stupide ».

Impitoyable, Chazouillères poursuit : « Pouvez-vous nous indiquer le coût de cette mesure ? 20.000 euros ! »

Et ce n’est pas fini !

« Cette mesure-gadget coûteuse va être accompagnée d’une campagne de pub tout aussi précipitée et tout aussi coûteuse. (Silence dans la salle) Pouvez-vous nous indiquer le coût de cette mesure ? 25.000 euros ! Bref, 45.000 euros des impôts des Biarrots dépensés, jetés par les fenêtres inutilement, juste pour essayer de faire oublier la gestion catastrophique de ce dossier. »

Et que répond Veunac à cette charge argumentée et chiffrée. « Merci, mon cher collègue » avant de passer à autre chose. C’est donc l’insupportable Lafite qui va s’efforcer de moucher les deux félons : « Quand on n’a pas d’idées, il faut bien en inventer de préférence stupides »

À croire qu’il parle pour lui et pour Veunac !

 

Les infâmes de la majorité

Si Veunac était un enfant, il y a longtemps que ses parents lui auraient retiré la boîte d’allumettes avec laquelle il joue depuis quatre ans. S’il était un animal domestique, ses maîtres n’auraient sans doute pas hésité, dans un réflexe d’humanité, à le conduire chez le vétérinaire pour mettre fin à ses souffrances. Malheureusement, il reste notre maire pour deux ans, quasiment indéboulonnable. Le souci de Bisque, Bisque, Basque ! comme de nombre de Biarrots est de savoir comment limiter le désastre, alors qu’il s’apprête à prendre des décisions qui engagent la ville pour plusieurs décennies.

Veunac, pas taillé pour le rôle et dépassé par le poste qu’il occupe, est beaucoup moins coupable qu’une partie de sa majorité, totalement lucide sur la situation, mais préférant faire passer ses intérêts personnels avant ceux des Biarrots. La chasse à la gamelle que l’on vient de vivre après la démission des deux adjoints, en est une preuve absolue.

Quand on est dans un groupe, il n’est pas simple de s’en démarquer. Amigorena et Chazouillères le prouvent.  Ils ont vite pris conscience du désastre qui s’annonçait. Mais comme beaucoup ils ont cru, pendant de longs mois, qu’ils seraient plus utiles à l’intérieur. Avant d’estimer que c’est un devoir de se révolter contre un gouvernement indigne et de retrouver du même coup dignité et liberté de parole… Et sans doute, un bien meilleur sommeil.

Nathalie Motsch, qui aurait quelques raisons d’en vouloir à Veunac, a décidé de fermer les yeux sur tout jusqu’en 2020, tout en annonçant qu’elle sera candidate contre lui. aux prochaines municipales.

Le dernier conseil municipal nous éclaire singulièrement sur cette majorité qui se délite. D’un côté, il y a d’authentiques talents comme Lannevère, Pinatel, ou Boissier. Des godillots aussi, qui marchent au pas tout en récriminant intérieurement. Et puis des courtisans, des infâmes, qui n’ont aucune illusion sur Veunac, qui se répandent en privé sur sa nullité, mais évoquent « le réflexe majoritaire » pour parer de vertu leur lâcheté. Et comme par hasard, la plupart d’entre eux ont des avantages pécuniers non négligeables à défendre.

Tout le monde n’est pas parti en Angleterre, le jour où les Allemands ont mis en pied en France. Certains de bonne foi, ont cru en Pétain le sauveur. Mais c’est une chose de se réveiller en 40, une autre en 42 et une troisième en août 44. Comble de la duplicité, comble de l’ignominie en politique, certains adjoints qui semblent prêts en public à suivre le maréchal Veunac jusqu’à Sigmaringen, préparent tranquillement une liste qui s’opposera à lui en 2020.

Un lecteur fidèle de Bisque, Bisque, Basque !, Paul Bismuth, demande à ce qu’on publie la liste de ces infâmes flagorneurs qui contribuent à envoyer Biarritz dans le mur. Aucun problème : Lafite, Motsch, Claverie, Destizon, avec un gros point d’interrogation pour Barucq qui suit aveuglément le maire tout en la jouant bon copain avec tout le monde. Ne sait-il pas faire de politique, ou, au contraire, en fait-il trop bien ?

Domège et Amigorena sonnent la charge

Les deux élus réclament à Michel Veunac de revoir sa copie sur Streeteo.

Et pendant ce temps, Streeteo, imperturbable, poursuit ses essais avec un « scooter à prunes » léger et adapté aux rues en pente de Biarritz, les deux caméras à l’arrière permettant de scanner à grande vitesse les plaques des automobilistes.

Décidément, les mauvaises nouvelles tombent sur le bureau de Michel Veunac presque aussi vite que les contraventions sous l’essuie-glace des malheureux automobilistes biarrots. Alors qu’une partie des commerçants semble se satisfaire des maigres avancées obtenues (lire Sud Ouest du 9 mars) tandis que l’autre partie considère que le nouveau dispositif de stationnement va tuer complètement l’activité commerciale, les élus de Biarritz font un constat très simple : le dispositif technique mis en place par Streeteo ne marche pas et le contrat qui lie la Ville à cette filiale de Vinci doit être suspendu ou dénoncé.

Frédéric Domège, comme tous ceux qui circulent à Biarritz, a pu constater de visu les errances du système Streeteo. Dans son mail adressé au maire, l’élu d’opposition souligne que les agents recrutés sur place font très bien leur travail, contrairement à ce que laisse entendre le maire, toujours prêt à se défausser sur les autres. Mais, compte-tenu des errances du système, il demande de « stopper immédiatement la verbalisation des automobilistes ».

 

François Amigorena, qui a réagi quelques heures après Frédéric Domège et a lu dans « Le Canard enchaîné » la confirmation de toutes ses craintes concernant Streeteo, déplore « le manque de transparence » de la mairie dans ce dossier et demande une résiliation pure et simple du contrat qui lie la Ville à Streeteo.

On espère que d’autres élus vont eux aussi manifester leur mécontentement. À Biarritz, et surtout depuis l’avènement de Michel Veunac, le grand guignol est permanent. Nul doute qu’on va encore avoir du spectacle, le 23 mars, lors du prochain conseil municipal. Comme disait le grand comique Peio Claverie, « On va avoir une semaine ou deux de grogne avant que tout ne rentre dans l’ordre« . Encore raté!