Triste comme Biarritz une veille de derby

Une affiche sinistre, une ville peu décorée, et Géronimo qui demeure irremplaçable dans le cœur des Biarrots.

Il faut se pincer pour y croire, tellement cette affiche, collée dans quelques vitrines, est à l’opposé de tout ce que représente le derby, ce rendez-vous joyeux et excessif tant attendu par les deux cités voisines. Et l’on espère pour le BO, fort mal en point financièrement, que le dessinateur de service qui a commis ce délit affiché, n’a pas eu le culot de se faire rembourser des frais d’aspirine au nom de son pauvre petit cerveau malmené par tant de créativité. Mais où est l’époque où Biarritz se couvrait de rouge et blanc à chaque derby et chaque match d’importance ?

Voilà où nous a conduit la chasse aux sorcière menée par Veunac et ses sbires à l’encontre de Robert Rabagny, alias Géronimo, l’employé municipal viré de ses fonctions au moment des municipales, pour avoir osé manifester une préférence politique pour Brisson.

Au lieu de se dire qu’un talent comme le sien pour enflammer la ville n’avait pas d’équivalent ni à Biarritz ni dans aucune place-forte du rugby, on a payé fort cher des comédiens de troisième zone pour imiter fort mal ce que Robert faisait fort bien et gratuitement.

 À la fin de l’année, c’est un Père Noël avachi sur sa chaise qui s’efforce de faire oublier celui qui, avec son char magnifique, allumait le feu dans les yeux des enfants. Pour Halloween, la Ville s’est contentée de lui piquer ses idées et l’emplacement dont il avait toujours rêvé, le Jardin public. Pour le rugby, on a choisi une niaiserie sur pattes, un Koxka bête et boutonneux à souhait, à la place de la pile électrique qui galvanisait le public comme personne.

Veunac est décidément très fort : depuis 2014, il a réussi à casser à peu près tout ce qui marchait et s’est avéré totalement incapable de réparer ce qui ne fonctionnait pas… Libérez Rabagny !

Géronimo déjà au taquet pour le derby

Exclusif : Les Bayonnais ont dû payer une très forte rançon pour obtenir la libération de Robert Rabagny…

Pour l’ouverture des fêtes de Bayonne et la foulée du festayre, Géronimo a tenu à être présent.

L’affaire remonte à quelques mois, mais par discrétion Bisque, Bisque, Basque ! a préféré ne pas la raconter tout de suite tant les négociations se sont avérées délicates. Début juin, un groupe de supporters de l’Aviron Bayonnais se retrouve chez Ramina, à l’heure entre chien et pottok, où les verres se remplissent par magie et font la course avec les idées. « Quel dommage tout de même que Géronimo ne soit plus là pour animer en octobre le prochain derby avec Pottoka ! » Et c’est alors qu’un polyglotte, spécialiste de l’import-export et habitué à avoir toujours son passeport sur lui pour pouvoir aller et venir entre Biarritz et Bayonne, décide de faire le faraud : « Je connais ses ravisseurs. Je peux peut-être tenter d’intervenir ».

Deux jours plus tard l’homme revient, aussi solennel qu’un ambassadeur français rentrant de Tchéchénie : « Ils sont prêts à le libérer pour bonne conduite, mais ils demandent une rançon considérable » Les convives s’approchent mais ne peuvent retenir un « Oh ! » de surprise en entendant les exigences biarrotes : « Le poids de Serge Blanco en jambons de Bayonne en échange de Géronimo »

C’est pour cette raison que vous avez sans doute aperçu ces jours derniers dans les rues du petit-Bayonne des quêteurs en maillot bleu en blanc avec cette pancarte « Un euro pour Géronimo ».

Pour une noble cause comme le rugby, le Bayonnais sait être généreux, mais l’entreprise s’avéra impossible. On voit plus souvent dans sa vie une passe croisée d’Iguiniz au stade Jean Dauger que la somme nécessaire pour acheter en authentiques jambons de Bayonne l’équivalent du poids de Blanco.

L’émissaire secret qui faisait les allées et venues entre Bayonne et Biarritz dut aller confesser son échec. Dans un geste de surprenante mansuétude, les ravisseurs, sans doute lassés par le babil matin, midi et soir de l’animateur biarrot, acceptèrent que la rançon se limite au poids de Nicolas Brusque, ce qui était déjà nettement plus réalisable.

L’échange jambons contre mascotte eut lieu dans la nuit du 14 au 15 juillet dans la ville neutre d’Anglet, non loin du restaurant Le rayon vert.

Restait un problème de taille à surmonter : malmené par de longs mois de détention où on lui passait en boucle le Vino griego en l’accusant de trahison, Robert Rabagny ne se rappelait plus qui était Géronimo et affirmait être le père de Koxka.

Le psychiatre Puleoto en renfort

Heureusement, existe à Biarritz un psychiatre remarquable qui, par discrétion, se prétend restaurateur. Robert s’est donc allongé sur le divan d’une des petites salles annexes du Txik Txak et Soso Puleoto, le propriétaire de l’établissement, pour lui remettre les idées en place, procéda comme Obélix avec le barde Assurancetourix.

Miracle, au bout de trois coups sur la tête, Rabagny se souvenait de tout, de ses courses au milieu de la pelouse, des boucliers de Brennus brandis devant la foule, du camion de Géronimo qui annonçait la fête à venir.

Malgré tout l’indien restait envahi par quelques scrupules, heureusement vite dissipés par le très psychologue Puleoto.

Soso, le BO a une autre mascotte. Est-ce utile que je redevienne Géronimo ?

– On est en république Robert et chacun a le droit de faire ce qu’il veut. Si tu es heureux en indien, continue !

– Soso, je suis tout de même inquiet. À la mairie, comment vont-ils le prendre ?

– Mais, Robert, ils t’ont déjà viré honteusement. Que veux-tu qu’ils te fassent de plus ?

– Et le BO, tu crois qu’il va apprécier le retour de l’indien ?

– Ils se sont débarrassés de toi, Robert, donc, tu ne crains rien…

Jérôme Thion, qui prépare un Iron man, a participé à la course.

Totalement ragaillardi, Robert a retrouvé sa coiffe d’indien et est bien décidé à ne plus lui laisser prendre la poussière, comme il l’a confié à Sud Ouest (25/7).

Un homme qui est capable de vous annoncer qu’il a repeint dans la nuit le pont Grenet en rouge et blanc, qui crie aux participants de la foulée du festayre « Bienvenue à Biarritz ! »  et qui trouve le moyen de se faire applaudir par les Bayonnais, n’est pas un homme ordinaire. Robert a annoncé que cinq jours avant le derby d’octobre qui se déroulera à Bayonne, il sortira le camion et ira mettre le feu à toute la Côte Basque. C’est avec impatience que l’on attend que la fête commence… ou plutôt recommence avec cette irremplaçable figure du rugby local !

Et n’oubliez pas qu’une très bonne biographie de Robert Rabagny, alias « Monsieur Biarritz Bonheur » est toujours en vente ! Par modestie, je ne dirai rien de l’auteur mais il ne fait pas de doute qu’il a eu de la « plume » pour parler de l’indien…

Rabagny et compagnie le 9 décembre

Soirée hommage pour l’homme qui a enchanté Biarritz pendant plus de 35 ans…

invit_rabagnyHuit cent euros nets par mois, voilà ce que touche actuellement l’homme qui a tant fait pour Biarritz ! Chiffrera-t-on un jour l’argent que Robert Rabagny a fait gagner à Biarritz avec les événements qu’il a organisés pendant plus de trente-cinq ans ? Les grandes gueules sont souvent les plus pudiques quand il s’agit d’eux-mêmes, et il est clair que l’appât du gain n’a jamais été le moteur de l’animateur Rabagny, qui a exprimé de façon si singulière son immense amour pour sa Ville. Mais de là à se retrouver si bas…

« Monsieur Biarritz Bonheur » n’est pas seulement une biographie d’un personnage emblématique de cette ville, mais aussi un cri de colère de l’auteur contre les bassesses subies par Robert sans se plaindre, que ce soit sous Borotra ou sous Veunac. En 2014, la conjuration de médiocres propulsée à la mairie a décidé de se payer l’arrogant petit employé municipal qui a eu l’outrecuidance de soutenir Max Brisson pendant les élections municipales. Tous ceux qui n’ont jamais quitté le confort de leur douillet intérieur pendant les fêtes de fin d’année ont commencé par lui imposer de pointer quatre fois par jour (Demande-t-on au Père Noël de pointer ?). Puis on lui a refusé d’organiser Halloween – « Le Jardin public doit être réservé à la promenade des Biarrots ! » – avant de lui piquer sans vergogne ses idées. Pendant ce temps, au BO, on chassait sans état d’âme et sans même une cérémonie d’hommage la première mascotte du rugby professionnel, l’infatigable Géronimo, plus en odeur de sainteté politique, qui incarnait si bien le club. Et quand il est revenu au stade, on l’a encadré de deux agents de sécurité pendant tout le match.

Bassesses en séries

geronimo-001Puis on lui annonce qu’un comédien professionnel va être engagé à sa place pour Noël. Deux ans déjà que la nouvelle barbe blanche se contente de parader dans le petit périmètre des vanités de la Ville, en ignorant tous les quartiers périphériques que Robert avait à cœur de visiter !

Et quand l’homme, révolté par tant d’injustice, part en dépression et doit être hospitalisé, on lui propose de prendre une retraite anticipée pour raisons médicales. Le problème, c’est que Robert pour mieux pouvoir organiser les grandes compétitions de surf que tout le monde regrette a souvent pris des semaines, voire des mois à son compte. Il lui manque donc pas mal de trimestres pour prétendre à une carrière pleine et son éviction, à quatre ans de l’âge légal de la retraite, complique terriblement ses affaires.

Était-on vraiment obligé de le mettre sous les ordres de Claverie, alors que Peio et Robert ont du mal à se supporter ? Était-il nécessaire de le harceler systématiquement ? Ne pouvait-on pas, compte tenu de tout ce qu’il a apporté à Biarritz, lui demander de continuer à faire ce qu’il faisait si bien auparavant, jusqu’à l’âge légal de son départ, dans quatre ans. Voilà pourquoi Robert, mis en retraite d’office pour raisons médicales (Logique : à force de brimades, on rend malade quelqu’un et ensuite on le jette… puisqu’il est malade !) se retrouve actuellement avec huit cents euros de revenus par mois. Est-ce vraiment normal ?

Et vous découvrirez sans doute bien d’autres bassesses à la lecture de « Monsieur Biarritz Bonheur ». Décidé à se marier en 2014, Robert rêvait d’arriver à la marie avec le blazer officiel du BO, un blazer que le club lui a toujours refusé. C’est finalement Cécillon Puleoto qui lui prêtera le sien, tandis que Serge Blanco, à qui il avait demandé d’être son témoin de mariage, lui fera faux bond avec un cavalier « Je ne veux pas me retrouver dans la merde ». Savez-vous aussi que la médaille de la Ville qui lui avait été solennellement attribuée par Michel Veunac, en avril 2016 à l’occasion de la soirée de clôture de la Maïder Arostéguy Cup, lui a été reprise dans les coulisses par le maire « pour la faire graver ». Les graveurs doivent être rares sur la Côte Basque car sept mois plus tard, Robert n’a toujours pas revu sa médaille. Et l’on pourrait en raconter tout autant quand il était sous les ordres du « monarque » Borotra et que le poste de chef de bassin à la piscine municipale lui passait sous le nez…

Tous au Txik Txak !

Avec son grand copain, Soso Puleoto.

Pour toutes ces raisons, un hommage à cet homme exceptionnel s’impose. J’invite donc tous ceux que Robert a fait rêver à venir le remercier le vendredi 9 décembre 2016, de 18 à 20 heures, au restaurant Le Txik Txak, chez son ami Soso Puleoto. Et j’espère que pour une fois les Bayonnais, les Basques de l’intérieur et tous ceux qui aiment sa vision du rugby et son sens de la fête oseront s’aventurer jusqu’au parking d’Aguilera où se trouve le restaurant de l’ami Soso.

Bien entendu, vous pourrez vous faire dédicacer sa biographie (aucune obligation d’achat de votre part !), mais aussi boire un verre et admirer une exposition photos retraçant toute sa carrière. N’est-il pas plus que temps de rendre hommage à Robert et de marquer par notre présence notre désapprobation pour ce que on lui a fait subir ?

Personne ne sera chassé s’il vient saluer Robert sans avoir prévenu. Mais, pour des raisons de logistique, merci de me passer un petit mail si vous êtes sûrs de venir, en me disant combien vous serez. Vous nous simplifierez grandement l’organisation.

Mon mail : jeanyvesviollier@gmail.com

 La moitié des droits d’auteur pour Robert

Des actes plutôt que des paroles ! Les deux ans passés à fréquenter Robert m’ont convaincu de son altruisme et de sa générosité. J’ai donc décidé de partager avec lui  les droits d’auteur du livre, ce qu’il a eu du mal à accepter.

Monsieur BO a désormais sa bio

geronimo-001Si vous souhaitez écrire la biographie de Robert Rabagny, surtout ne vous encombrez pas d’un quelconque enregistreur ! Passées les deux premières minutes où votre homme va sagement rester assis face à vous, toutes les conventions d’un entretien classique, telles qu’on vous les a enseignées dans les écoles de journalisme, vont voler en éclats. Hyper actif qui ne peut se maîtriser, Robert va se lever, partir faire un tour dans son jardin, tout en continuant sa discussion, revenir, embrayer sur une histoire qui n’a strictement rien à voir avec le sujet évoqué, mimer la scène, fouiller dans ses armoires pour vous sortir une vielle photo étayant ses dires ou se laisser submerger par ses émotions quand les souvenirs sont trop douloureux.

Robert, lors la fête des Quartiers à Plaza Berri.

À vous de capter ces instants d’authenticité absolue où Robert est bien meilleur que dans un questions-réponses traditionnel et de vous débrouiller ensuite à reconstituer le puzzle ! Avec ce conteur exceptionnel, vous pouvez aussi bien devenir, l’espace d’un instant, le Père Noël venu rendre visite à un camp de gitans de Bassussary, l’ambassadeur du surf solennellement accueilli par le gouverneur à Hawaï, ou Géronimo, arrêté par les flics rue de Rivoli, à l’occasion de la finale 2002, avant d’être triomphalement escorté par la maréchaussée dans tout Paris.

On a connu existence plus banale et l’idée d’écrire une biographie de ce personnage hors norme s’est imposée, de même que le titre « Monsieur Biarritz bonheur », par allusion à ce vieux magasin du centre-ville où les Biarrots, il y a peu encore, pouvaient trouver tout ce qu’ils souhaitaient. Mais avant de prendre la décision de se lancer dans ce travail commun, en septembre 2014, après une campagne municipale qui avait laissé Robert sur le flanc, il a fallu dissiper un malentendu initial qui nous vaut depuis de bien beaux fous-rires…

« Ils ont de la chance d’avoir de tels animateurs ! »

Fréquentant régulièrement Biarritz depuis 1969, journaliste depuis 1973, je me suis retrouvé toute ma carrière, comme la plupart de mes confrères de la presse quotidienne, avec un nombre important de jours de repos à récupérer, consécutifs à des événements sportifs longue durée comme le Tour de France ou Roland-Garros, aux jours fériés où l’on travaille, ou à des remplacements inopinés de collègues malades. Les hasards de ce métier m’ont donc amené à venir fréquemment prendre un grand bol d’océan à Biarritz aussi bien l’hiver que l’été ou à l’occasion d’une belle affiche rugbystique. Croisant le Père Noël à la fin de l’année, un organisateur passionné de compétitions de surf au printemps ou une trépidante mascotte nommée Géronimo à l’automne, je m’étais fait cette réflexion : « Ils en ont de la chance, les Biarrots, d’avoir des animateurs de ce calibre ! ».

Remplacé par un comédien professionnel mais absolument pas égalé, Robert sur son char, nous fait regretter la magie de Noël qu’il savait célébrer comme personne.

Habitant à Biarritz depuis 2005, ce n’est que vers 2010, après plusieurs échanges avec Robert dans son établissement de « Biarritz Hollywood » que j’ai compris que la flamboyante équipe d’animateurs biarrots que je me complaisais à imaginer se résumait à la seule et unique personne de… Rabagny. Je le croyais à la tête d’une prospère société d’événementiel et j’ai découvert qu’il était simple employé municipal. Amusé, j’ai commencé à l’interroger, à comparer nos vécus des matches de rugby auxquels nous avions assisté tous les deux, lui au centre du terrain et moi en tribune, à le faire parler des Tontons Surfeurs, ou d’Halloween sans penser le moins du monde à un projet d’écriture.

En juin 2014, indigné par sa spectaculaire éviction du Biarritz olympique, je lui ai proposé d’écrire sa biographie. Robert a dans un premier temps totalement refusé, ne « voulant pas faire le moindre tort à son ami Serge Blanco et au club qu’il a toujours soutenu ». Ce n’est qu’en septembre, après avoir constaté le lâchage de son ami de jeunesse et sa sévère mise au pas au sein du personnel municipal, que Robert et Patricia ont pris la décision d’accepter ma proposition.

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À l’occasion du match BO-Lyon, Robert sera encadré tout le match par deux agents de la sécurité. (Photo Daniel Velez)

Sans se douter que quelques mois après Robert allait se retrouver en unité psychiatrique à Bayonne et que le médiocre feuilleton allait se prolonger les années suivantes : 2015, un BO indigne envoie des agents de sécurité le jour où Robert, déguisé en indien, veut venir saluer la nouvelle mascotte Koxka. 2016, la majorité municipale se prête à un lynchage sournois de son plus emblématique employé municipal.

« Monsieur Biarritz bonheur » n’est donc pas seulement l’histoire de l’homme qui a enchanté Biarritz par ses trouvailles successives, mais aussi celle des avanies qu’a subies sans se plaindre le plus Biarrot des Biarrots, que ce soit en 1991 avec Didier Borotra, ou en 2014 avec Michel Veunac, avant qu’une conjuration de médiocres ne réussisse en 2016 à le chasser définitivement de la mairie, alors qu’il n’a pas l’âge légal de la retraite.

Robert cette fois-ci, raconte tout dans ce livre et, à son image, ça déménage.

◊ « Monsieur Biarritz Bonheur », 160 pages et 60 illustrations couleurs, édité chez Atlantica, sera en vente à partir de début décembre. Prix annoncé : 18 euros.

Un grand, des petits…

 Plus de deux cents noms figurent à l’index de « Monsieur Biarritz Bonheur ». Et toutes les personnes rencontrées emploient curieusement la même expression pour qualifier Robert : « Une boîte à idées ! ». Adorant la controverse, j’ai cherché un contradicteur susceptible de mettre en doute ses talents d’organisateur… sans le trouver. Pour tous, il est un surdoué de l’animation et un meneur d’hommes exceptionnel, même si certains déplorent son côté grande gueule, trop engagée en politique.

geronimo-005Nos entretiens avec Robert et Patricia se sont étalés sur presque deux ans (septembre 2014 à juin 2016) et représentent plus de soixante-dix heures de tête à tête. Même si Robert est un véritable cauchemar pour un journaliste, car il n’a ni la mémoire des dates ni celle des noms, et oblige à des vérifications scrupuleuses, il est difficile de ne pas éprouver une vive sympathie pour l’homme. Car derrière la grande gueule se cache un écorché vif, un rebelle qui se donne les moyens de réussir ses rêves, et, plus étonnamment, un enfant qui ne ment jamais et qui ne réalise pas toujours l’importance de ce qu’il a réussi. « Robert, quand tu organisais le Biarritz Surf Festival, ça amenait du monde ? ». Un instant d’hésitation : « Je ne sais pas. Peut-être vingt mille personnes ». Vérification faite grâce au très précieux Sud Ouest, on apprend que pendant le Biarritz Surf Festival les embouteillages étaient comparables au mois d’août et que plus de cent mille personnes prenaient le chemin de Biarritz à l’occasion de cet événement. Même désarmante sincérité quand il évoque l’école, « J’ai appris une seule chose : la déconne », ou ses problèmes de santé de fin 2014 : « je me suis retrouvé chez les fous ».  Et face à cet homme exceptionnel qui manque tellement à Biarritz, comment ne pas éprouver beaucoup d’admiration pour son désintéressement et beaucoup d’indignation pour ce qu’il a subi ?

 

Un BO aussi gris que son maillot

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Défense en porte de saloon pour le BO qui va encaisser cinq essais face à Dax (Photo Sud Ouest)

Gris, c’est gris ! La consternation était telle en ce lundi, que ce soit aux Halles ou au « Txik Txak » de Soso Puleoto, que l’on n’a guère envie d’en rajouter. Le BO nous avait promis monts et merveilles pour son déplacement à Dax. Et au final un score de 41 à 16, avec cinq essais marqués par les diables rouges contre un seul pour les maillots gris de Biarritz. Cette équipe semble tellement en plein mal être, tellement empruntée avec sa façon de faire tomber systématiquement les ballons, qu’elle paraît davantage avoir besoin du divan d’un psy que d’un entraîneur façon David Darricarrère. Qui peut encore croire en une qualification, en avril 2017, pour les phases finales ?

Koxka manque de couleur

Autre sujet d’étonnement, le jeune comédien qui habite la peluche Koxka, les jours de match à Aguilera, était présent dans les tribunes à Dax, mais visiblement il n’a pas l’autorisation de se produire lors des matches à l’extérieur. Une question d’argent, probablement. Personne ne s’en plaindra, tellement ses prestations jusqu’à maintenant ont été peu convaincantes, mais il est dommage que les joueurs, lors de déplacements aussi proches, soient si peu encouragés. Où est le temps où Géronimo mettait le feu dans les stades, lors des matches à l’extérieur ? À propos de Koxka, Bisque, Bisque, Basque !  n’en est toujours pas revenu de ses trouvailles en fouinant sur le site du BO (http://www.bo-pb.com/). Lorsqu’on clique sur la rubrique Koxka – oui, elle existe ! -, on trouve en tout et pour tout … trois dessins à colorier. Étonnez-vous après cela que le BO, tout comme sa mascotte, donne le sentiment de manquer de couleurs !

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En tout cas, on espère que le « créatif » qui a inventé cette rubrique destinée à faire rêver tous les fanatiques du rugby, va être grassement payé. Et qu’il va devenir partie prenante des entraînements du BO pour transmettre un peu de sa débordante imagination aux joueurs.

Géronimo, l’homme libre

dax-bo-rabagnyEt pendant ce temps, Géronimo, alias Robert Rabagny, honteusement chassé du BO en 2015 et de la mairie de Biarritz en 2016, continue à penser et à agir comme un homme libre, et à faire ce qu’il a envie. En République, on a le droit de venir habillé comme on veut au stade. Et même si on est seul, on a le droit d’emprunter le sentier de la guerre pour soutenir son cher BO, particulièrement mal en point en ce moment. Robert Rabagny, qui n’est jamais aussi bon que lorsqu’il n’en fait qu’à sa tête, a donc décidé de ressortir de l’armoire son costume d’indien et de venir encourager des tribunes son cher BO, comme il l’a fait hier à Dax. Et pas de gris dans son costume de guerre, du rouge, du blanc, et un amour du maillot incomparable. Ah, si seulement les joueurs savaient s’inspirer de cet homme libre et convaincu ! Ah si seulement Koxka réussissait à capter le dixième de sa flamme !

Encore eux !

Couv_Manzana3 (2)« Opération jambon« , tel est le nom de code de cette nouvelle aventure. L’infâme Gaiztoa, après avoir raté son trafic de drogue à grande échelle, après avoir échoué à bétonner la Côte basque, va tout faire pour gagner un maximum d’argent en écoulant un jambon chimique et grossièrement imité. Ceux qui le goûtent tombent malades et ils sont suffisamment nombreux pour qu’un début de panique ébranle le Pays basque français.

Voilà donc nos deux policiers Patxaran et Manzana à nouveau mobilisés, prêts à tout pour défendre ce joyau de la gastronomie basque. Au cours de cette enquête, qui les conduira à Biarritz, Bayonne, Anglet, mais aussi aux Aldudes, à Baigorri et à Pasaia, ils pourront compter sur l’aide décisive de Géronimo, de Pottoka, et aussi de l’ancien pilier du BO Soso Puleoto.

Ce troisième tome des aventures de Manzana et Patxaran sera en vente dès la semaine prochaine… Et les dessins sont toujours de Pierre George.

 

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Comme c’est curieux, Pasaia, avec ses drapeaux basques à toutes les fenêtres, semble beaucoup plus plaire à Patxaran qu’à Manzana…

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Non, vous ne rêvez pas : Patxaran a accepté d’enfiler le maillot rouge et blanc des anciens du BO pour jouer aux côtés de Soso Puleoto.

Coucou, le revoilou !

Portable retrouvéUne histoire qui fait chaud au cœur et qui ne serait certainement pas terminée de la même façon en région parisienne. Mardi 19 avril, je reviens à vélo du marché de Biarritz et porte la main à ma poche. Plus de portable ! Tentative pour le localiser avec mon téléphone fixe et immédiatement, je bascule en messagerie, ce qui me fait craindre un vol. Appel à la police municipale qui n’a rien. L’objet ne vaut pas cher en soi, mais les 600 numéros contenus sont précieux. Persuadé me l’être fait voler, je fais suspendre ma ligne et remets en service un vieux portable.

Première manifestation d’amitié. Un mail envoyé à tous mes contacts me vaut immédiatement des centaines de réponses d’amis ou de relations professionnelles, avec le plus souvent, en plus du numéro de téléphone, un mot particulièrement gentil.

Et puis, divine surprise le lendemain, un ou une anonyme a ramené mon téléphone au commissariat central et je peux récupérer mon bien, qui était tombé dans la rue du côté du jardin public.

Il est très difficile de ne pas pouvoir dire merci quand on a l’impression que l’on vous a fait un très beau cadeau. Si celui ou celle, qui a pris le temps de se rendre au commissariat se reconnait, qu’il me fasse signe car j’aimerais vraiment lui parler (mon mail : couac@neuf.fr)

Pour ma part, je suis persuadé que c’est la photo de Géronimo que j’affiche toujours en page d’accueil qui a incité ce passant à agir. Merci l’indien !