Ce BO n’a ni cœur, ni mémoire, ni imagination

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Deux responsables de la sécurité n’ont pas lâché d’un mocassin Géronimo, pendant tout le match contre Lyon. Comme si, celui qui a été pendant vingt ans la mascotte du BO pouvait faire quoi que ce soit contre son club de cœur! (Photos de Daniel Velez)

Géronimo, venu assister au stade Aguilera à un match de son cher BO, et surveillé pendant quatre-vingts minutes par deux agents de la sécurité, c’est aussi incongru que des syndicalistes d’Air France traités par le pouvoir comme des bandits! C’est pourtant le spectacle incroyable qui a été offert aux trop rares spectateurs du match BO-Lyon, qui n’en revenaient pas de voir Robert Rabagny ainsi traité, et qui sont repartis en maugréant après la cinquième défaite consécutive de leur club favori, 16-19.

Une chipolata plantée sur une brochette

Mais décidément, ça devient une spécialité biarrote d’aller chercher très loin ce qu’on a sous la main. Pendant que le maire s’entête dans sa désolante Cité de l’Océan à racheter des attractions qui n’intéressent personne et à payer à prix d’or une exposition chinoise sur les abysses, au lieu de raconter aux visiteurs le gouf de Capbreton, le BO sérieusement en difficulté depuis le grandguignolesque épisode de la fusion ratée, au lieu de resserrer les rangs, vire son porte-bonheur et engage, en guise de mascotte, un grand dadais boutonneux, aussi mobile qu’une chipolata plantée sur une brochette.

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Koxka, la nouvelle mascotte du Bo (à gauche) ressemble furieusement à la mascotte du Stade Brestois.

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C’est Pottoka qui rigole! Autant un Indien, sur le sentier de la guerre à la poursuite des tuniques bleues bayonnaises, avait du sens dans une ville rouge et blanc, autant un corsaire à Biarritz relève de la pure et simple opération de marketing. À moins que le BO n’envisage de fusionner la saison prochaine avec Saint-Jean-de-Luz, vraie ville corsaire, et lui lance des appels du pied?

Quand au choix d’un enfant déluré, il peut être adapté à l’équipe de foot du Stade Brestois, mais certainement pas à un match de rugby. Est-ce à dire que désormais les parties de rugby vont se jouer à toucher à Aguilera? Au passage, on ne donne d’ailleurs pas cher des chances judiciaires du BO, si le créateur de la mascotte brestoise s’avisait de faire un procès pour contrefaçon. Mais, c’est bien connu, les caisses du club sont pleines à ras bord et l’imagination est au pouvoir.

Venu pour dire merci

BO-Lyon 04Homme incontestablement généreux, Robert Rabagny était simplement venu dire merci au BO pour les vingt ans de bonheur qu’il lui doit et pour souhaiter bonne chance à son successeur. Il fallait avoir l’esprit sacrément tordu pour penser qu’il pouvait en être autrement. Dès l’achat de son billet, la sécurité s’est concertée pour savoir si elle devait le laisser passer, ce qui aurait été tout de même une grande première dans une enceinte sportive.

BO-Lyon 06En effet, contrairement aux commentaires que l’on peut entendre à droite ou à gauche, Robert Rabagny n’a jamais été rémunéré pour faire la mascotte et y a souvent été de sa poche, lorsqu’il fallait conduire le camion transportant l’indien jusqu’à Bourgoin ou Toulon.

C’est pour cette raison que ceux qui le connaissent bien sont révoltés par l’ingratitude du club à son égard, comme en témoigne l’épisode de la veste.

Comment ça, vous ne connaissez pas l’épisode de la veste? Il mérite pourtant d’être raconté.

Une midinette du rugby

Derrière son air hâbleur, le porteur du costume de Géronimo est resté une midinette du monde du rugby. Comme il se plait à le répéter, il a trois B dans son cœur : Blanco, le BO et Biarritz. Joueur à l’école de rugby avec Serge Blanco, il est ensuite devenu la première mascotte d’un club de rugby professionnel avant d’accompagner les « Galactiques » (heureuse époque!) dans la conquête de leurs trois derniers titres de champions de France. Mais il n’a jamais été autorisé à porter le blazer du BO.

Pour son mariage avec Patricia en 2013, il a tout fait pour obtenir ce blazer, car il ne pouvait s’imaginer habillé autrement pour ce grand jour. Mais le club n’a jamais daigné lui offrir la fameuse veste et il a fallu qu’un joueur lui prête en douce son blazer pour la cérémonie.

C’est une histoire minuscule mais qui montre les dérives de ce rugby professionnel où l’attention à l’autre, le respect des hommes ne sont plus la priorité. Quand les gens s’aimeront dans ce club, auront plaisir à travailler, à vivre et à jouer ensemble, nul doute que le BO abandonnera cette dernière place qui fait désordre dans son histoire.

Mais est-ce pour bientôt?

 ◊ Un très grand merci au photographe Daniel Velez, qui était à L’Équipe, dix ans avant moi, pour ce très beau reportage photos.

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On connait un petit corsaire qui va devoir aller à l’abordage avant d’être aussi populaire que Géronimo.

C’est vraiment la con…fusion!

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Gérottoka ou Pottonimo, le nom de la future mascotte?

En définitive, c’est toujours la même histoire. Un jour, un homme se retrouve élu, nommé président d’entreprise ou dirigeant de club, et il se gonfle tellement de son importance, il devient si vite convaincu de sa supériorité sur tous ses semblables, qu’il se persuade qu’il doit agir en secret au lieu d’exposer ses difficultés à ceux qui l’ont fait roi.

C’est l’histoire de Max Brisson qui se retrouve par le jeu des alliances politiques en train de dealer avec Michel Veunac tout en faisant croire qu’il reste opposant, une posture qui ne trompe personne. C’est l’histoire de Manu Mérin et Serge Blanco qui se sont retrouvés « par hasard » à Paris avec Serge Kampf et qui ont démenti véhémentement tout projet de fusion entre leurs clubs, avant de confirmer piteusement.

Et il n’y a guère besoin d’être un assidu des pages jaunes de Midi Olympique pour comprendre ce qui se passe actuellement entre l’Aviron et le BO. Comme le raconte le rugbynistère.fr (http://www.lerugbynistere.fr/news/top-14-pro-d2-l-ancien-president-bayonne-philippe-neys-devoile-dessous-fusion-annoncee-1305151216.php), les deux clubs sont financièrement aux abois: « Ce qui pousserait tout ce beau monde à agir, ce sont bien des comptes dans le rouge et la perspective d’une sanction de la part la DNACG. Afflelou parti, et avec lui sa lettre de garantie qui lui permettait d’échapper à d’éventuelles sanctions, Bayonne serre les fesses. Selon l’ancien Président de l’Aviron Philippe Neys, Manuel Mérin se serait donc tourné vers le mécène de Biarritz Serge Kampf après avoir tout fait pour « sauver sa tête à la présidence » en rachetant les actions d’Alain Afflelou et de Philippe Ruggieri, ancien président du directoire de l’Aviron Bayonnais. Sauf que le mécène ne semble plus décidé à éponger les dettes de son club, plus mal embarqué que son voisin. « Je pense que c’est encore plus grave pour le BO car l’avenir était plus près de la Fédérale que de la Pro D2. » Quand on sait que l’Aviron présente « un déficit de 2,2 millions d’euros au terme de la saison 2013-2014 », on comprend que les deux clubs souhaitent unir leur force après avoir repoussé la fusion pendant des années.« 

Le non respect des joueurs

Dans un rugby qui  nécessite des investissements de plus en plus importants, il n’est pas surprenant, pour des « petites » villes comme Bayonne ou Biarritz, de se retrouver en déficit ou d’envisager de se rapprocher. En revanche, ce qui est imbécile, c’est de ne rien dire, de manœuvrer en douce, en pensant que les salariés et joueurs du club, comme les cocus de la chanson, seront les derniers à comprendre. Visiblement, Blanco et Mérin étaient persuadés que leur petit complot n’allait pas être éventé avant le dernier match de l’Aviron face à la Rochelle. Résultat, les joueurs bayonnais partent pour un match décisif face à l’Union Bègles-Bordeaux dans les pires conditions possibles et ceux du BO ont bien raison de faire grève en refusant de se soumettre à des tests physiques de fin de saison, au vu du peu de considération que leur manifeste leur employeur. Et comme c’est bizarre, Serge Blanco, fidèle à une tactique qu’il avait déjà utilisée l’an passé au moment de la mise en cause de Géronimo, est aux abonnés absents et ne répond plus aux appels téléphoniques.

Le mépris des spectateurs

Les supporters, eux aussi, ont toutes les raisons d’être mécontents. On se souvient de leur existence, lorsqu’il faut soutenir leurs couleurs, mais on ne daigne pas leur donner les informations essentielles sur leur club favori. À combien s’élève le déficit actuel des deux clubs? Y a-t-il des arriérés d’URSSAF impayés? Le BO court-il un vrai risque de se retrouver en fédérale après une sanction financière? On voit clairement que pour  Blanco et Mérin, la rétention d’information est une façon d’asseoir leur autorité. Il semble pourtant évident que les supporters préfèreraient dans leur majorité que les deux clubs restent des entités séparées, quitte à s’affronter dans le cadre d’un derby de Pro D2. La connaissance de la situation financière réelle des deux clubs aiderait chacun à se faire son opinion sur une éventuelle fusion. Cette transparence a un nom : cela s’appelle la démocratie, mais c’est visiblement le cadet des soucis des deux présidents actuellement.

L’intérêt des clubs ou l’intérêt des présidents?

Et comme en politique, on est bien obligé de se poser la question de savoir à qui profite la manœuvre actuelle? Même s’il dément encore, avec à peu près autant de conviction qu’il niait un rapprochement possible avec l’Aviron, il est évident que Serge Blanco rêve de la présidence de la FFR. Alors que l’aura de son principal rival, Bernard Laporte, ne cesse de croître, Serge Blanco doit faire des cauchemars en se demandant comment il peut être élu, si son club de cœur est relégué en fédérale. Manu Mérin, de son côté, a démontré son envie de demeurer président, en rachetant les actions d’Alain Afflelou et en trouvant 21 actionnaires représentant 1,7 million d’euros pour garder la majorité. Il a réussi ainsi à sauver, au moins provisoirement, son poste. mais est-ce qu’un tel « émiettage » financier sert véritablement le club? On peut en douter. Ces deux ambitions humaines sont parfaitement respectables, mais méritent-elles d’entraîner les deux clubs dans une fusion que peu de gens souhaitent?

Croire qu’un déficit rajouté à un autre déficit peuvent faire la richesse, c’est de l’optimisme indéfectible ou de la con…fusion mentale?

Un BO dimenche d’éthé…

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 » Ballet Bar « , le spectacle de clôture de la compagnie rochefortaise  » Pyramid « , a énormément plu aux nombreux spectateurs présents au Jardin public.

Ne racontez surtout pas aux Parisiens ce que nous vivons actuellement, ils sont persuadés qu’après eux, c’est le déluge sur Biarritz ! Dès 10 heures le matin, les Biarrots, qui retrouvent enfin leur ville et leurs plages, après les hordes vacancières du mois d’août, jouent le temps d’aimer l’océan, avec le sentiment de pouvoir enfin étaler leur serviette, bronzer tranquilles et faire des brasses sans gêne.

Après la grande tablée de copains chaleureux, c’est le temps d’aimer le rugby qui arrive. Géronimo, mascotte incontournable et formidable ambassadeur permanent du BO, qui tient à préparer la relève, est épaulé par six jeunes indiens et indiennes, ???????????????????????????????tandis que des girls en blanc et rouge entament la danse du scalp. Les Tarbais sont pulvérisés 52 à 10 et l’équipe locale, après les ternes prestations contre Aurillac et Mont-de-Marsan, manifeste enfin de l’audace, de la complémentarité et de la joie de jouer. C’est un public debout qui les accompagne pendant le tour d’honneur.

Et comme les bonheurs, à l’image des emmerdements, ont toujours tendance à voler en escadrilles, la soirée se termine idéalement, avec le temps d’aimer la danse, vers 19 heures au Jardin public, avec un spectacle qui va emballer la foule présente.

Seul petit hic, le temps d’aimer l’orthographe n’était visiblement pas prévu au programme Le temps d'aimer la danse 02de ce dernier dimanche d’été et le rédacteur de service, auteur du luxueux dépliant distribué à tous les spectateurs avait visiblement  » laissé exploser  » sa fatigue plutôt que sa joie, lui qui a eu la chance de… « granditer » près de la mer.

 » Bisque, bisque, Basque ! « , qui a la fâcheuse manie de laisser passer de temps en temps une belle perle orthographique, se gardera bien de se moquer du malheureux rédacteur de service, par ce BO dimenche d’éthé…

… D’autant plus que le spectacle s’étant prolongé, il a eu le temps d’échapper à la télévision au temps d’aimer Sarkozy… Oui, vraiment un magnifique dimanche, ce 21 septembre !

Le soleil, Géronimo, et… pas grand chose d’autre

Retour Géronimo

Face à un public clairsemé, Géronimo a pu faire son grand retour à l’occasion du match contre Aurillac : merci les réseaux sociaux !

Bravo aux réseaux sociaux qui ont su partir sur le sentier de la guerre pour affirmer leur soutien inconditionnel à Géronimo, leur mascotte. Alors que sa présence n’avait pas été souhaitée, lors des matches amicaux contre Bayonne et Agen, l’Indien a appris dimanche dans la journée qu’il pourrait finalement gambader sur la pelouse d’Aguilera, à l’occasion du match BO-Aurillac, et, en principe, continuer à soutenir son équipe favorite toute la saison à venir. Apparemment, Serge Blanco lit ce qui est écrit sur les réseaux sociaux, mesure la popularité de Robert Rabagny et n’a pas l’intention pour l’instant de choisir comme future mascotte du BO une girouette…

… Avec le soleil, c’était la bonne nouvelle de la journée. La moins bonne étant que le BO est toujours à la recherche d’un taulier, capable de tenir la boutique dans les moments difficiles et d’attaquants susceptibles de jouer ensemble. Après avoir souffert mille morts, face à un adversaire aurillacois, peu à peu mis en confiance, le BO doit à une faute grossière, sous les poteaux, du talonneur cantalou de l’emporter 16 à 15 dans les dernières minutes de jeu. L’effet O’Sullivan se fait visiblement attendre.

L’offense faite à Géronimo

Géronimo

Ne plus voir Géronimo sur la pelouse du BO, c’est comme imaginer le club de Biarritz fusionner avec Dunkerque…

C’est l’histoire d’un cœur d’or, capable de traverser la moitié de la France à pied pour prêter son tomahawk à un ami. D’un homme d’une générosité absolue, qui ne pense, ne parle et n’agit que pour le BO. D’une mascotte, la première de toutes, à qui le rugby professionnel est en train de faire une bien vilaine manière.

Philippe, vacancier normand, qui profite de ses séjours au Pays basque pour faire le plein de rugby, n’en revient toujours pas. « Se séparer de Géronimo, mascotte connue sur tous les terrains de rugby, au moment où le club descend est ahurissant. Le Biarritz Olympique est en totale perte d’identité, puisqu’il n’a plus aucun joueur emblématique dans son effectif. Les deux seuls qui incarnent le BO, ce sont Serge Blanco et Géronimo. Alors pourquoi l’un ne veut-il plus de l’autre? ».

Difficile d’être aussi catégorique que ce vacancier sur les responsabilités de tel ou tel, mais il est clair que depuis la fin de la saison 2014, il y a un vrai problème Géronimo.

Un problème d’autant plus surprenant que Robert Rabagny, alias Géronimo, première mascotte officielle de l’histoire du top 14, est très apprécié dans la ville et fait l’unanimité pour son engagement sans faille aux côtés du club de rugby, mais aussi pour ses nombreuses actions auprès des enfants à Noël ou pour Halloween, et pour ses animations toujours drôles et bon enfant auprès des touristes ou des surfeurs.

Triste mais digne, Robert refuse de dire quoi que ce soit contre « son club de toujours » ou contre « Serge« , mais hausse les épaules avec une mine désabusée quand on lui demande s’il sera présent dimanche, dans les tribunes d’Aguilera, à l’occasion de la venue d’Aurillac. Ses absences, lors des matches amicaux contre Bayonne et Agen, semblent indiquer la réponse. Au point que Sud ouest a cru pouvoir titrer, le 18 avril dernier, « L’Indien laisserait des plumes dans la descente » et parler de licenciement.

Difficile d’être dans le secret des dieux, mais il semblerait que Serge Blanco, même s’il n’a plus ses jambes d’international, brille toujours par son sens de l’esquive et repousse sans cesse une rencontre avec l’emblématique mascotte de la Ville. Toujours est-il qu’une page facebook « Rendez-nous Géronimo » s’est créée, que Midi olympique a consacré un article au sujet et que, sur les réseaux sociaux, ça balance sec. « Géronimo devrait déterrer la hache de guerre et scalper tous ces bons à rien qui se regardent le nombril depuis de nombreuses années et sont responsables de la situation du club » assène un ancien pilier qui, visiblement, sait toujours relever la mêlée.

Alors que tous les amoureux du rugby se sont extasiés ces deux dernières semaines sur la fraîcheur d’un rugby féminin amateur, où les joueuses s’aiment et sont heureuses ensemble sur le terrain, il est choquant de voir un club professionnel jeter comme un kleenex usagé un de ses membres les plus passionnés.

Le BO ne doit pas ressembler à ces entreprises déshumanisées du CAC 40, où l’on licencie sans états d’âme. Il n’est pas interdit d’évoluer, mais le Biarritz olympique est-il si florissant actuellement, si riche en humains de qualités pour pouvoir se passer d’un talent comme Géronimo ?

Atlantica l’avait prévu…

Patxaran et Manzana_page_002La maison d’éditions Atlantica est décidément visionnaire! Depuis des mois, elle a deviné qu’un rapprochement allait s’opérer entre Bayonne et Biarritz. Dans « Les aventures de Manzana et Patxaran« , en vente dans toutes les librairies de la région à partir du 10 décembre, le meilleur flic de Biarritz, le placide Manzana, est obligé de s’allier au plus célèbre poulet de Bayonne, l’impétueux Patxaran. Une situation qui ne les amuse ni l’un ni l’autre. L’affaire est pourtant d’importance, car une bande de malfrats a kidnappé au même moment Géronimo, la mascotte du Biarritz Olympique et Pottoka le poney fou de l’Aviron bayonnais. Et maintenant, ils cherchent à faire chanter les maires des deux villes, Borotracas et Gredinet! Alors que ce soit à Jean Dauger ou à Aguilera, à la patinoire d’Anglet, à l’hôtel du Palais ou à la coopérative maritime de Ciboure, devant le musée Bonnat ou dans les parkings déserts de la Cité de l’Océan, voilà nos deux flics obligés de se planquer, de chercher, et surtout de se supporter!

Parole de policier, il ne devrait pas être autorisé par la loi, d’imposer la présence d’un Bayonnais à un Biarrot et réciproquement…

◊ Bande dessinée de Pierre George, scénario de Jean-Yves Viollier, aux éditions Atlantica. En vente à partir du 10 décembre. 15

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Panne d’or noir pour le BO

Géronimo aux halles

Fin connaisseur de sa ville, Géronimo a compris que le club de son cœur avait besoin de soutien populaire et a organisé avec quelques joueurs une séance de dédicaces samedi devant les halles…

Dans ce rugby français où les intérêts financiers occultent bien souvent le bon sens, la franchise du joueur du Stade Français, Pascal Papé, reste une salutaire bouffée d’oxygène :  » Ceux qui ont fait le calendrier n’ont jamais dû jouer au rugby « . Imposer à des athlètes de haut niveau trois matches en neuf jours, relève en effet de la pure folie.

Hypocritement la commission médicale de la Ligue avait « préconisé » que les joueurs ne dépassent pas les 160 minutes de temps de jeu en trois matches. Une préconisation à peu près aussi efficace que les radars pédagogiques pour les fous de l’accélérateur. Comme il n’y avait pas la moindre sanction à la clé, les clubs aux effectifs les plus pauvres se sont allégrement assis sur la consigne. 12 joueurs du Biarritz Olympique se sont ainsi retrouvés hors des clous, au risque de connaître la panne d’essence : Pietersen, Ngwenya, Baby, Traille, Waenga, Yachvilli, Guyot, Fono, Taele, Erik Lund, Broster et Genevois. On achève bien les Rouge et Blancs !

Le Biarritz Olympique a livré un magnifique match contre Toulon, offrant même aux spectateurs ravis le spectacle d’une mêlée toulonnaise mise sur le reculoir, mais comment lutter quand vous avez sur votre banc quelques remplaçants novices tandis que Toulon envoie sur le terrain, à l’heure de jeu, Palisson, Giteau, Rossouw, Castrogiovanni ou Noirot?

Si le défaitisme et la morosité sont de mise actuellement aux halles de la ville, là où les anciens refont le match inlassablement, personne n’a le moindre reproche à formuler aux joueurs sur le terrain même s’ils ont été lourdement étrillés (13-24) et se retrouvent derniers du Top 14.

Jacques Delmas, entraîneur adjoint du RC Toulon, après être passé par la Côte basque, a parfaitement saisi le problème :  » À Biarritz, il n’y a plus de pétrole « , allusion aux difficultés financières du club depuis le retrait de Serge Kampf. Même si, pendant ce temps, quelques marchands du temple s’efforcent de siphonner les dernières gouttes d’or noir au fonds du puits ( voir document ).

Avec Bayonne douzième et Biarritz quatorzième, sans grandes perspectives d’embellie notable, plus que jamais, au risque de faire hurler les intégristes des deux camps, se pose la question d’une entité basque adaptée aux exigences économiques du Top 14. Un rapprochement entre les deux clubs rivaux qui ferait presque autant jaser que la découverte de champs de pétrole inexploités sous les stades Aguilera ou Jean-Dauger!

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289 euros pour un match et un dîner avec les joueurs, c’est donné, non?