La gauche si gauche de Haye. La droite si maladroite de Brisson

C’est bien connu, en période électorale, les bonnes paroles n’engagent que les imbéciles qui y croient.

Sud Ouest du 18 novembre.

L’époque étant à la grandiloquence et aux contre-vérités absolues prononcées avec le culot qui convient aux périodes préélectorales, nous ne saurions trop conseiller à tous les passionnés de la vie publique biarrote d’équiper jusqu’en mars leurs sièges de ceintures de sécurité afn d’éviter de choir par surprise en lisant leurs journaux favoris.

Prenez par exemple Jean-Baptiste Lemoyne, ce secrétaire d’État au Tourisme qui n’est connu que de sa concierge et de la sénatrice Frédérique Espagnac mais qui se découvre une passion soudaine pour Biarritz. Est-on vraiment crédible en sortant des bêtises comme « Michel Veunac n’est pas un diseur, c’est un faiseur. Il a réalisé de grandes choses pour Biarritz : l’aéroport, l’hôtel du Palais… Il laisse le « tout à l’égo » aux autres car il a plus d’ambition pour sa ville que pour lui  » ? Tous ceux qui ont pu suivre de près les dossiers évoqués auront du mal à ne pas sourire de cette couronne de lauriers adressée à un homme qui n’aurait aucune ambition personnelle. Si Macron crée un ministère de la Flagornerie lors du prochain remaniement, il va avoir un prétendant de classe mondiale avec Jean-Baptiste Lemoyne.

Que pense le PS de « la gauche loyale » de Ghis Haye ?

Et il ne se passe désormais pas une journée à Biarritz sans son lot de candidats plus ou moins déclarés qui sont visiblement persuadés que c’est en racontant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui. Ghislaine Haye, cette élue qui met en avant ses valeurs de gauche les rares fois où elle prend la parole au conseil municipal, en est un magnifique exemple. Dégoûtée par l’ambiance qui règne au sein de la majorité, elle avait annoncé qu’elle se retirait de la vie politique.

Grand revirement dans Sud Ouest du 18 novembre. Notre brave Ghis’ va finalement donner son corps à la science électorale : « Il est inacceptable pour moi que cette gauche loyale, qui travaille efficacement ne soit pas présente ». On reste confondu devant tant d’abnégation et de dévouement et on savoure particulièrement l’évocation de « la gauche loyale » faite par celle qui, avec Alain Robert et Jeanine Blanco, n’a absolument pas respecté le vote interne des militants socialistes au moment du débat sur L’Hôtel du Palais et s’est ralliée au maire pour sauver son indemnité d’adjointe. On sortirait presque les mouchoirs quand la même geint sur l’attitude du ministre de l’Agriculture Didier Guillaume qui « ne l’a jamais contactée » bien qu’elle soit « la seule élue socialiste de l’exécutif… Et pourtant, il sollicite tout le monde à Biarritz ! ». Seule explication pour la pathétique adjointe socialiste : « Son mépris pour les petits élus et les femmes ». Et si, tout simplement, Didier Guillaume manifestait du bon sens en fuyant ce genre d’élue et en ne l’estimant pas digne de représenter la Ville ?

Brisson ne se souvient plus qu’il est élu des Républicains

Mediabask du 18 novembre.

À droite, cela ne va pas mieux si l’on se fie à l’interview un peu surréaliste donné par Max Brisson à Mediabask (18/11). Le sénateur biarrot fait une fois de plus de la politique à sa façon, c’est-à-dire détestable, en affirmant que « Les Biarrots attendent une impulsion nouvelle », ce qui ne mange pas de pain, avant d’affirmer que « L’offre actuelle me déçoit, elle ne me convient pas, donc je ne procède pour l’instant à aucune élimination. ». Rappelons tout de même que Max Brisson a été élu sénateur sous l’étiquette Les Républicains, qu’une des candidates, Maïder Arostéguy, a obtenu l’investiture LR et que la moindre des choses dans ce cas-là, quand on respecte le maillot que l’on porte, est de s’abstenir de tout commentaire contre la candidate de son camp, même si l’on n’est pas capable d’imaginer quelqu’un d’autre que soi à la mairie.

Mais il y a plus fort encore. Si l’on en croit La Semaine du Pays basque (22/11) Max Brisson, en compagnie de Michel Poueyts, aurait signé une lettre destinée à Macron pour que Didier Guillaume reçoive l’investiture LARem. Et plus fort encore, des signataires se sont retrouvés à l’insu de leur plein gré mentionnés dans la lettre, comme Laurent Borotra qui avait refusé catégoriquement l’idée. Un sénateur républicain qui vole au secours d’un socialiste repeint aux couleurs En Marche, ça doit être ça l’ouverture façon Biarritz.

Heureusement que Christian Jacob ne doit plus avoir grand monde sur qui compter car on a connu des élus exclus de leur parti pour beaucoup moins que ça.

Papy manœuvre comme un chef

Bisque, Bisque, Basque ! l’a souvent écrit : prenez tout ce petit monde qui s’agite actuellement pour décrocher l’écharpe tricolore et expédiez-le dans un des îlots où s’est tourné Koh Lanta. À la dizaine de candidats affamés qui vont concourir en mars prochain, ne laissez à manger qu’une seule noix de coco. Vous pouvez être certains que c’est Veunac qui s’en emparera.

Difficile de décrire avec précision, une situation particulièrement mouvante même si beaucoup d’informations filtrent de Paris. G7 oblige, Macron souhaite « débrancher » Veunac en douceur, ce qu’a bien compris notre Mimi-La-Malice local. Le week-end dernier il était encore à Paris pour négocier son cas et tenter d’obtenir l’investiture LaREM. Et il clame partout qu’il se présentera quoi qu’il arrive. Info ou intox ? Les deux probablement et une très belle manière de faire monter les enchères.

Comme en témoigne sa déclaration de patrimoine déposée en 2014 au moment de son élection, Veunac était loin de rouler sur l’or en 2014. Quand on a pris l’habitude d’être invité partout et de gagner 8 000 euros par mois, il doit être assez difficile de renoncer à ce genre de facilité. Il suffit alors de dire qu’on est uniquement préoccupé par « l’intérêt supérieur des Biarrots »  pour se représenter en se drapant dans la vertu. La République regorge de fromages qui offrent beaucoup d’argent pour peu de travail et Macron a probablement réfléchi à cette hypothèse, seule capable de faire renoncer ce maire décrié de 74 ans qui semble incapable de mener à bien un second mandat.

Mais le pouvoir est une drogue dure et Michel Veunac savoure certainement la revanche qu’il prend sur tous ceux qui l’ont méprisé de Borotra à Brisson. Et il est fort possible que rien ne puisse le convaincre de renoncer à l’élection. D’autant plus qu’il va intégrer Jean-Baptiste Lemoyne, et probablement l’ex-patron de la SNCF et néoretraité biarrot, Guillaume Pepy dans sa liste. Et force est de constater que ce maire au bilan catastrophique aura une fois de plus manœuvré comme un chef.

Didier Guillaume de son côté est totalement coincé. Il est prêt, sa candidature intéresse les Biarrots même si certains crient au parachutage, et l’actuel ministre de l’Agriculture se déclare persuadé de gagner la Ville. On espère seulement s’il l’emporte qu’il n’invitera pas dans sa liste des candidats de l’ancien monde comme Guy Lafite ou Michel Poueyts, tant ces deux-là incarnent tout ce que détestent les Biarrots.

Mais Didier Guillaume, qui va jouer un rôle majeur dans la future campagne présidentielle de Macron (ses soutiens à gauche sont plutôt rares) ne peut pas se permettre le luxe d’un affrontement avec Veunac et Lemoyne. Il se présentera, comme le souhaite Macron, uniquement si Veunac accepte un poste honorifique et se laisse débrancher en douceur.

Ce qui est loin d’être fait.

Et comme Max Brisson, qui rêve d’un poste de conseiller communautaire pour s’emparer à terme de l’Agglo, a bien compris que Veunac, avec Lemoyne et Pepy, n’a pas vraiment besoin de lui, il pose des jalons dans toutes les listes pour tenter de faire partie de l’équipée gagnante.

Vous l’avez compris, en politique, la seule chose qui compte ce sont les convictions.

RamDam 64-40 ne craint pas la concurrence déloyale

Le maire de Biarritz organise ses vœux au même moment que la remise des klaxons et des harpes. Mais vous vous amuserez sans doute beaucoup mieux à la maison des Associations qu’au casino Bellevue.

Ils sont dix-sept élus des Landes et Pyrénées-Atlantiques à mal dormir en ce moment en redoutant le coup de klaxon de RamDam 64-40 qui les propulserait dans le trio de tête des politiques les plus « inventifs ». Ils sont quatre à fort bien dormir en se disant qu’une petite mélodie à la harpe ne saurait nuire à leur carrière et qu’il est toujours agréable quand on est un personnage public de voir son action reconnue.

Détail amusant, nous avons réservé la salle de la maison des Associations de Biarritz, il y a deux mois, en adressant un suave courrier au maire de Biarritz qui figure dans notre liste des « nominés » et s’annonce comme un redoutable concurrent. Mais Michel Veunac ne doit visiblement pas croire en ses chances de décrocher une récompense suprême, après avoir obtenu le klaxon de béton il y a un an, puisqu’il organise à la même heure au casino Bellevue ses vœux aux Biarrots. Au vu de la façon dont il a mené le dossier de « L’hôtel du Palais », il ne pourra souhaiter à ses administrés qu’une « Bonne santé, bonne opacité ! ».

Alors à vos agendas, rayez immédiatement la séance de piscine du petit ou la confection du dentier de la grand-mère prévues à la même heure et on veut vous voir tous à la maison des associations de Biarritz, mardi 15 janvier à 18h30 précises (fin à 20h).

Voilà trois semaines que nous peaufinons l’ironie de nos textes, travaillons nos photos, découpons soigneusement nos vidéos et nous serions déçus de ne pas partager tout cela avec vous.

Quelques rappels

Le palmarès 2017 : Vincent Bru, klaxon d’or. Odile de Coral, klaxon d’argent, Michel Veunac, klaxon de béton.

Les présélectionnés 2018 pour les klaxons :

LANDES
Élisabeth BONJEAN (Dax), Lionel CAUSSE (Député des Landes), Xavier GAUDIO et Patrick LACLEDÈRE (Hossegor et Capbreton), Éric GUILLOTEAU (Ondres), Christian PLANTIER (Mimizan).
PYRÉNÉES-ATLANTIQUES
François BAYROU (Pau), Odile De CORAL (Urrugne), Jean-Louis FOURNIER et Anita LACARRA (Ascain), Ghislaine HAYE (Biarritz), Guy LAFITE (Biarritz), Hervé LUCBEREILH (Oloron), Guy POULOU et Jean-Jacques GOUAILLARDET (Ciboure), Jacques VEUNAC (Anglet), Michel VEUNAC (Biarritz)
 Les présélectionnés 2018 pour les harpes, récompensant les élus particulièrement soucieux de l’intérêt général :

Hervé BOISSIER (Biarritz), Peio ETCHEVERRY-AINCHART (Saint-Jean-de-Luz), Virginie LANNEVÈRE (Biarritz) et Pierre-Laurent VANDERPLANCKE (Saint-Jean-de-Luz).

Des élus qui ont bon goût

RamDam 64-40 oblige les élus à un choix cornélien, mais certains n’hésitent pas. Non content de publier sur la page Facebook « Biarritz notre ville » l’annonce de la cérémonie, François Amigorena ne barguigne pas quand on l’interroge.

 

Voilà un homme de goût !

Trois renégats socialistes parmi tant d’autres

Lundi soir, c’était bien le scrutin de la honte. Seuls les opposants au projet du maire ont su manifester beaucoup de dignité.

Surtout ne dites plus : « Ton permis de conduire, tu l’as eu dans une pochette surprise ? », affirmation très datée. Dites plutôt : « Ta carte de parti, c’était uniquement pour décorer ? », ce qui fait beaucoup plus biarrot. La section socialiste à Biarritz n’est pas la plus importante de France, puisqu’elle ne compte que vingt membres à jour de cotisation. En 2014, Ghislaine Haye, Jeannine Blanco et Alain Robert revendiquaient fièrement leur appartenance au parti de la rose et du poing. Mais allez savoir pourquoi, les militants locaux, depuis le conseil du 30 juillet dernier et les explications particulièrement embrouillées de Ghislaine Haye, subodoraient un mauvais coup.

La semaine dernière, le secrétaire de section Laurent Riberolles a donc décidé d’organiser un vote en interne pour savoir quelle position les élus du parti socialiste devaient adopter face au dossier du Palais. Ils ont seulement été treize à se déplacer, Ghislaine Haye, Jeannine Blanco et Alain Robert n’ayant pas daigné venir car trop occupés sans doute à raser les murs. Onze militants ont demandé à leurs élus de voter contre le projet municipal. Deux ont préféré qu’ils s’abstiennent. Aucun n’a voté pour.

Et qu’ont fait les trois élus, lundi soir en plein conseil ? Méprisant l’avis de leurs camarades socialistes, ils sont allés faire risette à Veunac et voter son scandaleux projet. Ghislaine Haye, expliquant de façon toujours aussi embrouillée que malgré son vote elle « reste de gauche », Jeannine Blanco se faisant discrète et le courageux Alain Robert ayant transmis une procuration à cette dernière.

L’aventure individuelle n’est pas de gauche

Non, Ghislaine, on n’a pas le droit de se dire de gauche quand on privilégie ainsi l’aventure individuelle et que l’on méprise tout autant les électeurs qui t’ont élue que les militants qui t’accompagnent ! Lorsque mon épouse a représenté le PS au conseil municipal en 2008, face à Didier Borotra, elle n’a jamais défendu un autre point de vue que celui de la section Biarritz. Cohérente avec elle-même, lorsque Guy Lafite membre de la majorité municipale a été désigné en 2010 par le PS pour les élections départementales, alors qu’elle était dans l’opposition, elle a démissionné de son mandat de conseillère municipale et quitté le parti socialiste dans la foulée.

Si seulement, ces trois renégats avaient été les seuls ! Mais les cent-cinquante Biarrots présents dans la salle du conseil qui se sont payés stoïquement presque quatre heures de conseil en restant debout – La municipalité ne peut pas refaire Le Palais pour 85 millions d’euros et offrir en plus des chaises à ses administrés ! – ont assisté à une escouade de politiques à l’ancienne aux arguments tous plus calamiteux les uns que les autres pour justifier leur trahison des Biarrots et leur allégeance au plan médiocre concocté par Veunac et Lafite sur Le Palais.

Une opposition qui surjoue

Et on vous passera sous silence, car vous l’avez sans doute vue sur Internet, cette opposition qui n’en est pas une et qui s’est complue dans l’obséquiosité à l’égard du maire, faisant oublier les rois du genre Claverie et Destizon. L’absence totale de démocratie dans ce dossier ? Mais où est le problème ! Le coût astronomique pour une ville de 25 000 habitants ? Si en plus, il faut s’intéresser aux détails ! Les risques de perdre Le Palais ? Pas avec un duo aussi talentueux que Veunac et Lafite ! Tour à tour Domège, Darrigade et Puyau ont fait assaut d’éloquence pour encenser le projet municipal. Ils auraient pu s’abstenir comme le veut la tradition républicaine, lorsqu’on est opposant et qu’un projet de la majorité n’est pas idiot. Eux aussi, manifestant un mépris total de ceux qui les ont élus, ont surjoué pour justifier l’injustifiable et voter oui.

Saint-Cricq hué de toutes parts

Reste le cas le plus douloureux, car s’il est quelqu’un dont je respecte l’intelligence et la capacité de travail, c’est bien Jean-Benoît Saint Cricq qui a été mon avocat l’an passé et m’a remarquablement défendu. Notre dernier échange téléphonique remonte à quelques mois. Venant d’apprendre que pour la deuxième fois notre brillant avocat avait dîné avec le maire, je l’avais gentiment chambré : « Fais gaffe, Jean-Benoît, tu vas finir sur les genoux de Veunac » Réponse catégorique : « Mais non, tu me connais, je voulais juste écouter ce qu’il avait à me dire ».

Nerveux, persuadé que la salle a été « faite » pour le siffler, ce qui est faux car il y avait des Biarrots de toutes tendances politiques, Saint-Cricq est hué dès qu’il prend le micro et perd ses nerfs très vite lundi soir avant de s’enliser dans une longue explication sur la Cité de l’Océan qu’il a été pratiquement seul à combattre. Ce qui est vrai, même si les abertzale et les socialistes de l’époque étaient aussi de la partie, mais ne justifie pas cet enthousiasme soudain pour le Palais. Jusqu’à cette expression malheureuse qui a un peu glacé l’assistance : « Je ne suis pas un vendu », ce que personne n’avait dit. 

… Que c’est triste, une carrière politique qui se termine ainsi.

Merci à vous quinze

Il n’y a plus de majorité, plus d’opposition à Biarritz. Juste des politiques à l’ancienne qui essaient de sauvegarder leurs places pour 2020 face à une génération plus jeune et plus soucieuse des Biarrots. Lundi soir, le calme, le sens pratique, le respect de la démocratie étaient clairement du côté des opposants. Merci à François Amigorena, Maider Arosteguy, Guillaume Barucq, Frédéric de Bailliencourt, Hervé Boissier, Édouard Chazouillères, Maialen Etcheverry, Marie Hontas Virginie Lannevère, Françoise Mimiague, Nathalie Motsch, Anne Pinatel, Brigitte Pradier, Nathalie Sauzeau et Richard Tardits pour l’opposition.

Vous avez été l’honneur de Biarritz et nous n’oublierons pas.

Veunac citant Einstein, c’est un peu comme Nabilla évoquant Marguerite Duras…

 

 

 

Les proches avant les Biarrots

Astucieuse, la jeune garde du conseil municipal a réussi à gagner du temps dans la vente de la villa Sion, alors que Veunac s’apprêtait une fois de plus à sacrifier les intérêts de la Ville au profit d’un proche.

Bernard Tourret, le directeur de l’urbanisme, mène la danse face à un Veunac sans cesse dépassé et hésitant.

Il n’y a décidément pas que le top 14 qui adore les impasses ! Comme s’ils se réservaient pour la joute majeure du 15 octobre où se décidera l’avenir de l’Hôtel du Palais, nombre de figures du conseil municipal, comme Jean-Benoît Saint-Cricq, Pierrette Echeverria, Frédéric Domège, Virginie Lannevère, Brigitte Pradier, Hervé Boissier ou Alain Robert, avaient séché ce « petit » conseil municipal du 28 septembre où devaient être traités l’avis sur la demande de déclaration d’intérêt général pour le confortement des falaises de la Côte des Basques, et le déclassement du domaine public en vue de mise en vente de la villa Sion et de la villa Fal.

Mais les « petits » conseils sont parfois très révélateurs et sans l’habileté et la vigilance d’une jeune garde qui a su pousser le maire et son premier adjoint dans les cordes, les Biarrots avaient toutes les chances d’être sérieusement lésés.

L’échauffement municipal a lieu avec le confortement de la Côte des Basques, nouvelle illustration de la méthode Veunac : on laisse pourrir, on atermoie et on ne lance la concertation que contraint et forcé avant de déclarer que le calendrier impose de décider, alors que rien n’est réglé. Une méthode que Veunac compte bien appliquer au Palais en faisant voter le conseil municipal, le 15 octobre prochain, l’exécution de travaux déjà programmés pour… le 20 octobre. Encore une vigoureuse illustration du sens très particulier de la démocratie de Mimi imperator !

C’est Éric Bonnamy qui aura les mots les plus touchants sur Marbella en exprimant sa lassitude de spécialiste de l’océan : « Je ne veux pas de l’argent de l’Europe, car cet argent est utilisé pour bétonner notre littoral. Je suis lassé d’entendre « Les experts ont dit que… ». Les experts, c’est nous ! ». Guillaume Barucq partage ce point de vue en rappelant que « le jour où on perd le spot de Marbella, on ne peut plus surfer nulle part à marée haute ».

Après une de ces phrases à l’emporte-pièce dont Veunac a le secret « L’émotion a sa place ici », on passe froidement au vote et la délibération est adoptée, malgré dix voix contre.

Un risible vaudeville où notre argent est en jeu

Et puis arrive une merveille de débat à fleurets mouchetés où personne ne dit ce qu’il pense et où tout le monde est à la manœuvre.

Biarrots, écoutez absolument cette partie consacrée à la vente de la villa Sion et de la villa Fal (entre 1h30 et 2h10) et vous aurez une idée précise de la façon dont nous sommes défendus par Veunac et Lafite.

https://www.youtube.com/watch?v=0H2Fq-4h8tE

Si vous décidez de vendre votre appartement, vous allez sans doute demander plusieurs évaluations et tenter de présenter votre bien sous le meilleur jour. Pas Lafite et Veunac ! Ils déprécient le bien en insistant lourdement sur son mauvais état, rappellent que les Domaines l’ont estimé à 980 000 euros et affirment que « l’idée est de vendre la villa Sion sur la base du prix indiqué » Sans chercher plus loin !

Heureusement, la jeune garde de la majorité et de l’opposition, persuadée que Veunac et Lafite veulent faire obtenir ce bien à un proche, va manœuvrer à la perfection dans ce qui ne serait qu’un risible vaudeville si notre argent n’était pas en jeu.

Maïder Arosteguy : « Pourquoi vendre, alors que des associations ont besoin de locaux ? »

Peio Claverie, très en colère : « Il n’y a pas d’associations à la rue à Biarritz ! »

Maïder Arosteguy : « Monsieur Claverie, vous semblez avoir un problème avec la réalité »

Nathalie Motsch, intervient à son tour : « Je voudrais qu’on s’interroge sur le foncier à Biarritz. Nous n’avons plus de foncier. Je trouve dommage qu’on se dessaisisse d’un bien qu’on nous a quasiment donné. Je ne suis pas à l’aise avec cette question car on veut vendre deux bâtiments emblématiques. Il n’y a pas d’urgence, gardons-les en réserve foncière. »

 Michel Veunac, jusque-là convaincu que cette délibération va passer sans problème, panique visiblement et passe son temps tourné vers Bernard Tourret, le chef du service urbanisme, pour lui demander conseil. À un moment, on peut même entendre distinctement : « Aide-moi, merde! »

Sa suffisance Guy Lafite croit alors bon d’intervenir avec hauteur pour mettre fin au débat. (1h54’) : « Je suis surpris qu’il y ait ici des très grands spécialistes de l’estimation immobilière » Comme s’il fallait être spécialiste pour constater que ce bien est manifestement sous-évalué ! Et l’ami-des-femmes-Lafite de conclure, suite à l’intervention de Nathalie Motsch : « Un patrimoine, ça se gère de façon active… quand on est intelligent ». Celle-là, il fallait l’oser !

Colère des élues, qu’elles soient de droite ou de gauche ! Fort courageusement, Ghislaine Haye, après s’être étonnée à juste titre d’un prix de vente à 2400 le m2, du jamais vu à Biarritz, va sermonner le premier adjoint : « Il faut arrêter les remarques sexistes » Et comme l’énarque prend son air de premier communiant, l’élue précise sa pensée « C’était directement pour Monsieur Lafite ».

C’est alors qu’Édouard Chazouillères profite du désarroi qui règne au sein de l’élite municipale pour pousser habilement les pions. Fort de ce qui s’est passé au moment de la vente des écuries de Bigueyrie « pourquoi ne pas généraliser la pratique d’une double estimation et faire appel à des agences immobilières de Biarritz » ?

Un agent immobilier : « Entre 1,5 et 2 millions d’euros »

Regardez sur la vidéo du conseil comme Michel Veunac fait tout pour échapper au piège tendu. Heureusement Chazouillères, avec une politesse de gendre idéal, insiste : « On a un conseil municipal dans quinze jours. On pourrait repousser la délibération à cette date ». Son voisin François Amigorena, vêtu du tee-shirt noir « Sauvons Marbella !» prend le relais : « Il serait de bonne gestion de proposer cette délibération un peu plus tard » tandis que Veunac botte en touche désespérément : « Le conseil municipal dans quinze jours, va être assez occupé… Franchement… ». Finalement, de guerre lasse, Veunac, très contrarié, va accepter qu’une ou deux agences fassent une estimation.

Pour faciliter la vie de la mairie, Bisque, Bisque Basque ! s’est donc rendu dès samedi matin devant la villa Sion en compagnie d’un agent immobilier qui connaît parfaitement le bâtiment puisqu’il le fréquentait dans le cadre de la vie associative. Son appréciation est claire : « Le bâtiment n’est pas en très mauvais état, même s’il faut faire des travaux, la servitude est minime. Pour moi, ce bien doit partir entre 1,5 et 2 millions d’euros ». L’agent immobilier ne cache pas qu’il va alerter de futurs acquéreurs en recherche de bien sur Biarritz car il pense que même à 2 millions d’euros, « la villa Sion peut constituer une très belle affaire ».

Pierre Delalonde, le chouchou de la mairie ?

Voilà qui ne va pas arranger les affaires de l’acquéreur souhaité par la mairie pour ce bien. Selon une rumeur insistante qui parcourait aussi bien les rangs du conseil, vendredi soir, que les milieux éclairés de Biarritz, c’est le propriétaire du château Boulart, Pierre Delalonde, qui serait le candidat rêvé par la mairie. En interne, plusieurs personnes témoignent en off d’interventions de Michel Poueyts et de Michel Veunac en sa faveur. Propriétaire de nombreux terrains à Iraty, et accessoirement de la permanence que loue Max Brisson, Pierre Delalonde souhaite transformer le château Boulart en hôtel de luxe. Mais ce futur établissement est un peu inséré et manque de possibilités de stationnement.

Cette vue aérienne montre que le château Boulart est très enclavé. L’achat de la villa Sion permettrait de modifier sérieusement la donne.

En achetant à prix d’ami la villa Sion, ce méritant entrepreneur pourrait faire une très belle opération. Donner une double entrée à l’hôtel, régler le problème de stationnement des voitures, et transformer la villa Sion en créant des salles de réception au rez-de-chaussée. Interrogé par nos soins, Pierre Delalonde nous a expliqué qu’il n’était pas à son bureau, mais qu’il donnerait lundi à Bisque, Bisque, Basque! des éléments «  qui raviront notre curiosité ».

Impossible pour le moment de savoir si le nom de Pierre Delalonde abondamment murmuré vendredi soir est le bon, même s’il paraît assez logique. Nous en saurons un peu plus d’ici peu et ne tarderons pas à comprendre pourquoi Veunac et Lafite étaient prêts à laisser partir à si petit prix ce bien municipal, si des esprits chagrins au sein du conseil municipal n’avaient compliqué ce projet si bien ficelé ! 

Avec tant de rigueur et de transparence, avec ce sens de la vente et de l’intérêt des Biarrots qui force l’admiration, comment ne pas être tout à fait rassuré en sachant que Veunac et Lafite pilotent le dossier de l’Hôtel du Palais ? Fin septembre, les conseillers municipaux n’ont toujours pas eu le moindre chiffre mais il serait vraiment malvenu de ne pas faire une confiance illimitée à ce même tandem qui, à l’évidence, n’a pour seul souci que le bien de Biarritz.

Ce dernier conseil municipal en offre, une nouvelle fois, une preuve éclatante.

Villa Fal : un appel à projet fumeux

Sans le moindre doute, Michel Veunac va évoquer, le 15 octobre prochain, le « patrimoine des Biarrots » au moment d’évoquer le Palais. Un patrimoine qu’il dilapide pourtant allègrement quand ça l’arrange. Sur la villa Fal, Michel Veunac s’est noyé dans des explications tarabiscotées en expliquant qu’il a fait appel à projet mais qu’aucun ne le satisfaisait. La villa Fal, contrairement à la villa Sion est effectivement en très mauvais état, faute d’avoir été entretenue par la Ville. Il semble assez évident que pour financer le ruineux joujou des politiques locaux, à savoir le Palais, cette villa va être mise en vente sous peu.

Mairie au bord de la crise de nerfs

Le prochain conseil municipal s’annonce crucial avec le vote du contrat de gestion pour l’Hôtel du Palais. En attendant, Veunac insulte ses adjoints, trépigne, mais se garde bien de communiquer le moindre chiffre à son équipe.

C’est Guillaume Barucq qui résume le mieux ce surréaliste conseil municipal du 30 juillet dernier : « Avec mon groupe, nous avons beaucoup réfléchi avant de prendre la décision de voter contre la signature d’un bail emphytéotique de 75 ans en faveur de la Socomix. Et naturellement, nous avons regardé tout ce qu’avait dit et écrit Jean-Benoît Saint-Cricq en 2017 sur L’Hôtel du Palais. Toute son argumentation sur les risques que cette décision fait courir à la Ville était très cohérente et pertinente. En votant contre la signature de ce bail, nous ne nous attendions vraiment pas à retrouver Saint-Cricq dans le camp du maire ».

Interrogés par Bisque, Bisque, Basque ! plusieurs journalistes politiques confirment que Biarritz est une ville à part politiquement. « Le changement de camp est monnaie courante en politique. Mais voir les opposants de deux listes du premier tour (NDLR : Saint-Cricq mais aussi Domège, Puyau et probablement Darrigade) voter sans complexe en faveur du maire, je crois que c’est de l’inédit en France, commente ce journaliste du « Canard enchaîné ». Est-ce qu’ils ont cru que leur ralliement allait passer inaperçu un 30 juillet ? On peut imaginer que des promesses ont été faites, car le bon goût pour l’opposition dans une situation comme celle-là où le maire va être mis en minorité par sa propre majorité, c’est a minima de s’abstenir ».

Cet ancien et aimable confrère s’il connaît parfaitement le dicton voulant que « les promesses n’engagent que les imbéciles qui y croient », n’a jamais eu l’occasion de croiser Veunac et de découvrir son sens de la survie. Mettez-le maire de Biarritz avec son conseil municipal dans une île déserte, façon Koh-Lanta, ne laissez qu’une seule noix de coco et vous pouvez être tranquille, elle sera pour lui !

Récit d’un mois d’août terrible où les vacances des conseillers municipaux n’ont pas été tout à fait paisibles.

RÉUNION D’ADJOINTS OU BATAILLE DE COUR D’ÉCOLE ?

Ulcéré par cette victoire à la Pyrrhus 18 voix à 17 qui montre qu’il ne maîtrise plus sa majorité, Veunac décide de convoquer trois jours après le conseil du 30 juillet une réunion d’adjoints. Sans ordre du jour annoncé. Pendant trente secondes environ, Veunac semble calme avant d’exploser aux premières questions : « On n’est pas là pour parler du fond mais de la forme ! » Visiblement, endetter la Ville pour 75 ans n’a rien de grave, mais s’élever contre une décision du maire est un pur scandale. Et les mots doux de voler à l’adresse des supposés félons, Barucq, Motsch et Mimiague, même si cette dernière est absente. « Affaire déloyale… Complot… Coup de poignard à la majorité ». Un participant confie son trouble : « Cette réunion a été d’une violence inouïe. Barucq et Motsch se sont bien défendus et ont argumenté. Ils ont prouvé qu’ils avaient du caractère et méritaient d’être écoutés, mais Veunac était hors de lui. Nous nous sommes rendus compte, lors de cette réunion d’adjoints, que personne n’avait eu le moindre chiffre, la moindre information et qu’on nous a demandés comme l’a courageusement affirmé Madame Motsch de « voter les yeux bandés » sans savoir qui sont les prêteurs, quelles sont les garanties, ou le business-plan. C’est de la folie. »

L’engueulade ou plutôt la bataille de cour d’école va durer près de quatre-vingt dix minutes, sans que jamais le moindre élément d’information ne soit communiqué. Au nom de la discipline de majorité, Veunac ne veut voir qu’une tête et tout le monde doit voter sans comprendre. Si Ghislaine Haye et Patrick Destizon se montrent modérés vis-à-vis de Barucq et Motsch et défendent le pluralisme d’opinion, les autres se déchaînent contre les « traîtres », en particulier Jocelyne Castaignède, Michel Poueyts et Peio Claverie.

« Je me sens particulièrement mal à l’aise, reconnaît l’adjoint qui se confie à Bisque, Bisque, Basque ! Les propos tenus par Lafite et Veunac à l’encontre de Madame Motsch relèvent souvent du sexisme absolu. Veunac s’est permis de parler de « ses ambitions ridicules » et Lafite d’affirmer qu’on ne lui avait pas communiqué les éléments car elle ne les aurait pas compris. Le mépris n’est pas l’idée que je me fais du fonctionnement d’une majorité ».

Tout le monde sort consterné de cette réunion tant le capitaine du navire municipal semble incapable de maîtriser le gros temps.

REDISTRIBUTION TOTALE DES CARTES

Si Veunac n’est pas réélu en 2020 ou si, frappé d’une soudaine crise de lucidité, il décidait de ne pas se représenter, c’est au début du mois d’août 2018 qu’il faudra situer le grand tournant du mandat. Oubliées la majorité et l’opposition avec ce vote où Veunac a voulu forcer le destin et abattu ses cartes beaucoup plus tôt que prévu ! Nombre d’élus sont sortis écoeurés de cette séquence et ont désormais l’impression d’un fossé infranchissable entre la « vieille politique » où tous les coups fourrés sont bons et où les ennemis d’hier deviennent les alliés de demain et une « jeune politique », plus morale, qui se refuse à faire n’importe quoi et à aller contre les intérêts des Biarrots. Des élus qui ne se connaissaient pas ou à peine se parlent désormais et estiment qu’il est urgent de s’unir et de mettre fin à des pratiques déshonorantes. Plusieurs membres de la majorité municipale, même s’ils sont conscients des pressions qu’ils vont subir, envisagent sérieusement de démissionner lors du prochain conseil.

Détail qui ne trompe pas : pour la deuxième fois après l’affaire Bigueyrie, Veunac évoque devant son entourage l’idée de ne pas se représenter en 2020. Coquetterie de vieux politicien qui veut être rassuré (« Michel, t’es le meilleur ! ») et qui n’a pas la moindre envie de renoncer aux avantages dont il bénéficie depuis 2014 ? Sans doute ! Mais Veunac est suffisamment lucide pour savoir que le prochain conseil municipal, avec le vote du contrat de gestion, est loin d’être gagné. L’atmosphère de fin de règne à la mairie est évidente et la petite et de plus en plus mince poignée de fidèles autour de Veunac, passe son temps à compter et recompter les votes possibles de chaque conseiller, à les harceler au téléphone et à envisager les représailles possibles pour les faire changer d’avis en cas de vote défavorable. Quand on vous disait que l’équipe municipale n’a pas passé de bonnes vacances…

LE RECOURS D’AMIGORENA SÈME LA PANIQUE CHEZ HYATT

Les hommes d’affaires comme les banquiers, adorent cultiver la discrétion pour mieux prospérer dans la soie. Le recours au préfet, émis par François Amigorena, pour défaut d’information lors de cette délibération semble tout à fait fondé juridiquement. Et inquiète à juste titre les juristes de la mairie.

En attendant le résultat de cette controverse municipale, l’heureux pressenti pour reprendre les rênes de L’Hôtel du Palais, le consortium américain Hyatt, commence à se demander dans quel palace il vient de se fourrer. Manifestement la lune de miel avec la mairie de Biarritz n’est plus que de l’histoire ancienne et l’enthousiasme actuel pour convoler en justes noces serait des plus modérés. Le groupe Hyatt, sachant qu’il est seul en lice depuis le départ de Four Seasons, devrait donc faire une offre très modique et guère satisfaisante pour la Ville, sachant que le maire est totalement coincé par le calendrier puisqu’il veut un beau Palais tout neuf pour le prochain G7. Pour être bien vu de Macron et, éventuellement, décrocher une investiture LREM aux prochaines municipales, que ne ferait-on pas !

Même manque d’enthousiasme, selon nos informations, du côté des banques qui trouvent le montage financier particulièrement téméraire. Selon nos informations, la Caisse des Dépôts, ne serait pas de la partie et seul le Crédit Agricole, fraîchement réconcilié avec Veunac depuis que la banque a obtenu sans même déposer de dossier à l’Urbanisme l’autorisation de construire à la place de l’ancien garage Honda, participerait encore à la partie sans beaucoup d’enthousiasme.

VEUNAC REGRETTE SON MINITEL

Les emmerdes volant en escadrille, comme aimait à le dire Jacques Chirac, Michel Veunac qui avait voulu faire « d’jeune » en 2014, en ouvrant une page Facebook où il ne mettait plus jamais le nez depuis son élection, vient de découvrir qu’il s’est fait pirater par des petits malins (Sud Ouest, 25/8). Compatissant, Bisque, Bisque, Basque !  est prêt à lui prêter son vieux minitel avec qui le maire se sent manifestement beaucoup plus à l’aise, pour qu’il puisse s’exprimer à nouveau. Après Lafite qui s’était fait piquer son compte Twitter, il ne fait désormais aucun doute que nous avons des champions du numérique à la tête de la Ville.

Plus sérieusement, ce sont les perspectives de nouvelles démissions de membres de la majorité municipale qui inquiètent fortement la garde rapprochée du maire. Peu après le conseil municipal du 30 juillet, Veunac avait décidé, lors du prochain conseil, de retirer leurs délégations à Motsch, Barucq et Mimiague, coupables d’avoir réfléchi par eux-mêmes au lieu de marcher dans les pas du Premier magistrat. Problème, Veunac n’a même plus assez de fidèles à disposition pour occuper tous les postes d’adjoints. Le maire qui ose tout ira-t-il jusqu’à offrir un strapontin aux bons opposants qui l’ont suivi sur ce dossier ? Les paris sont ouverts !

LAFITE COMPLIQUE LE JEU

(Photo Sud Ouest)

S’il est un bon conseil que Bisque, Bisque, Basque ! peut se permettre de donner à Guy et Anne Lafite, c’est de se mettre d’accord sur une version avant d’aller papoter à Biarritz avec les amis. L’affaire paraissait entendue : le brillant argentier municipal ne se représenterait pas en 2020, car sa femme Anne le menaçait de divorce s’il continuait la politique. Mais Anne Lafite, depuis qu’elle a tenu Macron dans ses bras le 15 août 2017 à L’Hôtel du Palais, semble de plus en plus apprécier les fastes de la vie municipale. La menace à l’égard de son mari ne semble plus tout à fait d’actualité.

Pendant ce temps, Guy, l’homme qui ne se trompe jamais, parcourt les rues et s’épanche auprès de ses copains (ou ceux qu’il perçoit comme tels) : « Veunac fait conneries sur conneries. Si je n’étais pas là pour rattraper ses boulettes, je ne sais pas où en serait la Ville ». Sortez vos mouchoirs !

Le hic, c’est que son épouse ne dit pas tout à fait la même chose comme ont pu le vérifier tous ceux qui ont été invités à L’Hôtel du Palais pour le feu d’artifice du 15 août : « Guy va se présenter aux côtés de Michel en 2020. Mon mari a compris qu’il ne serait jamais élu maire de Biarritz, car il est trop à gauche pour les Biarrots ».

Personne n’avait vraiment remarqué le gauchisme de Lafite ni ne l’avait imaginé sur une barricade ou en train de charger les CRS, mais puisque Madame le dit.

Selon des proches du couple, le ralliement à Veunac du Premier adjoint se serait négocié contre la présidence de la Socomix en 2020. On comprend mieux l’enthousiasme des élites dirigeantes de la Ville à refaire un Palais tout neuf aux frais des Biarrots !

Le problème, c’est que ce ralliement n’arrange pas du tout les affaires de Veunac qui s’était promis de se débarrasser de son donneur de leçons favori pour 2020, considérant qu’il ne pèse rien politiquement. Et qui, emporté par l’enthousiasme, avait fait miroiter un poste de premier adjoint à quelque membre de l’opposition fraîchement converti à ses vues.

Difficile de rétrograder un premier adjoint au poste de deuxième adjoint en 2020 et délicat, en ces temps périlleux pour la majorité municipale, d’énerver des alliés de circonstance dont on ne saurait se passer.

Alors vous qui rentrez de vacances, apaisés et détendus, si vous avez une boîte d’aspirine en trop dans votre armoire à pharmacie, n’hésitez pas à la faire parvenir à la mairie. Ils en ont tous bien besoin actuellement !

Nathalie Motsch punie de télé

Fort courageusement l’adjointe à l’Urbanisme a pris clairement position contre le projet du maire le 30 juillet dernier. Malgré des représailles qui durent depuis l’affaire Bigueyrie, où le maire était seul responsable du fiasco. Alors qu’elle avait longuement travaillé sur la stratégie du trait de côte avec le conseil régional, Nathalie Motsch a failli tomber de sa chaise en découvrant mardi dernier l’émission de France 5 « Pays basque : Péril en la demeure ». De Hendaye à Anglet, ce sont des élus pour cette émission tournée il y a plusieurs semaines qui répondent aux questions des journalistes, mais personne n’a daigné informer l’adjointe à l’Urbanisme de ce reportage. « Décision du maire », soupire un fonctionnaire municipal. À la place de Nathalie Motsch, que Veunac a promis de « tuer politiquement », c’est donc Bernard Touret, fonctionnaire responsable de l’urbanisme qui parle sans en avoir référé à sa responsable politique. Démonstration, une nouvelle fois, que plus rien ne fonctionne à la tête de la Ville !

 

 

Le conseil de classe des élus biarrots

Conseil municipal Biarritz

Avril 2014 : c’était la rentrée des classes pour l’équipe municipale, le temps des cahiers neufs et des bonnes intentions affichées. Depuis, en dehors de quelques révélations, beaucoup ont montré leurs limites et certains ont franchement déçu, à commencer par le premier magistrat de la Ville.

Alors que l’année scolaire se termine, Bisque, bisque, Basque ! a eu l’idée d’organiser avec quelques passionnés de vie publique le conseil de classe de l’équipe municipale de Biarritz. En se contentant de noter ceux qui participent, car entre les godillots de la majorité qui votent comme on leur demande et les opposants venus faire de la figuration, les citoyens qui suivent tous les conseils municipaux depuis deux ans, ne connaissent pas encore le son de la voix d’un bon tiers de l’assemblée. Revue de détail des progrès et difficultés de chacun.

 FÉLICITATIONS

Saint-Cricq◊ Pertinent, responsable et nuancé, il mérite largement les félicitations du jury. Jean-Benoît Saint-Cricq s’épanouit complètement dans le système Veunac qui laisse la parole à chacun, alors que les échanges avec Didier Borotra finissaient toujours par des éclats de voix et… un micro coupé par l’ancien maire. Pas toujours compris des Biarrots, le premier opposant est pourtant le seul à avoir incontestablement les épaules pour être maire en 2020, alors que la situation financière de la Ville reste délicate. Quand va-t-il vaincre la malédiction qui semble le poursuivre et le cantonner au rôle d’éternel opposant ?

ENCOURAGEMENTS

◊ Elle est loin la conseillère timide et empruntée qui rejoignait le conseil municipal en 2008 et ne savait plus très bien si elle était de l’opposition ou de la majorité ! Coincée par son mandat départemental, qui l’oblige à une certaine réserve, Maïder Arostéguy a fait d’énormes progrès et réussit à faire entendre sa voix et sa différence. Dotée de pragmatisme, de bon sens et de qualité d’écoute, Maïder a tout pour réussir en politique. Avec en plus un nom de famille qui n’est pas pour déplaire aux Biarrots.

◊ Partagé entre son activité de médecin et sa passion pour le surf, Guillaume Barucq ne rêvait sans doute pas en 2013 de devenir adjoint du maire. La première année, déconcerté sans doute par les critiques de ceux qui l’avaient poussé à se présenter, il a un peu flotté, avant de redevenir lui-même et de se montrer très intéressant, avec des points de vue personnels et courageux que ce soit sur l’écologie, la fiscalité, l’EPCI ou les compteurs Linky. Précieux dans une équipe, car il dit ce qu’il pense.

RÉVÉLATIONS ESPÉRÉES

Castagnede◊ Subtile et intelligente, Jocelyne Castaignède a l’œil vif des gens qui comprennent tout mais ne jugent pas forcément utile d’exprimer à voix haute leur ressenti. Parfois, quand Michel Veunac parle, son air entendu en dit long sur ce qu’elle pense. On aimerait que la deuxième adjointe chargée de la Culture sorte un peu de sa réserve et intervienne plus, car on devine un joli potentiel.

Amigorena◊ Bisque, bisque, Basque! a eu quelques prises de bec avec François Amigorena, mais l’homme est intelligent, a des capacités oratoires et des idées. Seul problème, il n’a pas de troupes pour le moment et se retrouve dans une situation inconfortable après s’être engueulé avec Lafite et Veunac. S’il réussit à fédérer autour de lui, il peut devenir une composante intéressante de l’élection de 2020.

Daguerre◊ Passionnée par son métier de médecin, Régine Daguerre consacre le temps qui lui reste au social et aux dires de tous réussit remarquablement dans cette tâche. Claire et carrée dans ses convictions, on la verrait très bien occuper un poste plus important dans la prochaine équipe municipale où sa capacité de travail ferait merveille.

 TABLEAU D’HONNEUR

Claverie◊ Il a les convictions changeantes et ses ennemis parleront d’opportunisme quand lui évoquera un simple pragmatisme. Peio Claverie a incontestablement un vrai talent politique et le système Veunac, avec un maire dépassé qui ne dirige pas grand-chose, fait de lui une pièce majeure de l’équipe municipale. Pour ces raisons, il aurait pu nous épargner quelques numéros de flagornerie publique à l’égard de son maire adoré qui ne sont pas dignes de lui et ne dupent personne.

Blanco◊ Aussi réservée en public que Peio Claverie est exubérant, Jeanine Blanco a une très noble idée du rôle d’un élu et fait son job avec ferveur. Toujours présente dans les manifestations publiques, toujours à l’écoute des gens, elle rend sympathique la politique, ce qui n’est pas un mince compliment. Précieuse dans une équipe pour sa disponibilité.

 ◊ Mélangeant parfois allègrement le municipal et le national dans sa détestation de l’actuel gouvernement socialiste, Frédéric Domège a le mérite de faire avec constance et application son métier d’opposant. Comme la droite est totalement divisée à Biarritz, surtout depuis les élections départementales, Frédéric a rarement l’occasion de travailler en équipe et cela se sent parfois dans ses interventions de franc-tireur.

Pinatel◊ Mais quand donc les femmes obtiendront les places qui leur reviennent de droit en politique ? Anne Pinatel a des idées, de la personnalité, de la trempe comme en témoigne son opposition à une hausse de la fiscalité locale, mais n’intéresse guère les machos de cour d’école de ce conseil municipal. Dommage, Biarritz aurait bien besoin de personnalités comme elle.

Boissier◊ Voilà un vrai malin, qui sait poser les bonnes questions en ayant l’air de ne pas y toucher. Engoncé dans une majorité municipale où les conseillers municipaux ont peu l’autorisation de s’exprimer, Hervé Boissier a osé, à propos de la prise en charge des frais de justice de Xavier Blaisot et Didier Borotra par la mairie, demander si les deux cas pouvaient être dissociés. Et on a même vu un ange traverser la salle du conseil municipal, les ailes chargées de procès-verbaux.

 APPLIQUÉ, MAIS PEU DOUÉ

◊ Il n’a même plus besoin d’ennemis politiques avec tous ses amis de la majorité municipale qui ne supportent plus ses indécisions chroniques, ses discours sentencieux et ses colères répétitives. À l’image de François Hollande, Michel Veunac a revêtu un costume dix fois trop grand pour lui. Alors, il gère la ville en petit boutiquier sans aucune vision d’avenir et, faute d’imagination, multiplie les bêtises comme la non-réorientation de la Cité de l’Océan ou le grignotage du Parc des sports d’Aguilera. Alors oui, Michel Veunac est plutôt sympathique et fait encore rêver quelques mamies biarrotes, mais est-ce suffisant pour diriger une ville aussi complexe que Biarritz ? D’autant que quelques flatteurs l’ont d’ores et déjà convaincu qu’il devait se représenter en 2020, époque où il n’aura « que » 74 ans. Malin, il annonce qu’il va se débarrasser de Lafite et des abertzale pour « ouvrir à droite ». Il n’y a que Brisson pour le croire, mais pour Veunac comme pour nous, tout plutôt qu’une nouvelle candidature !

 PEUT MIEUX FAIRE

◊ Par son parcours singulier de sportif de haut niveau et de chef d’entreprise formé à l’école américaine, Richard Tardits aurait pu constituer un renfort de poids pour une majorité municipale. Auteur d’une magnifique campagne électorale en 2014, il s’ennuie visiblement dans un rôle d’opposant qui n’est pas fait pour lui, alors qu’il a dix idées quand Veunac n’en a pas une. Quel dommage !

◊ Après des bons débuts, Bénédicte Darrigade, qui avait pris l’initiative malheureuse de s’allier à Louis Vial pour les élections départementales, s’est petit à petit étiolée. Accaparée par ses activités professionnelles, elle est devenue plus discrète, alors qu’elle a du sens pratique et de la pertinence quant à l’avenir de Biarritz. Si l’envie de « faire le job » d’opposante lui revient, elle réussira à coup sûr.

 DÉCEPTION ÉVIDENTE

◊ Talentueux et doté d’une belle intelligence scolaire, Guy Lafite pourrait être un élément brillant de cette assemblée, s’il ne se montrait pas aussi hautain et méprisant. D’autant que ses résultats, même s’il amorce incontestablement le redressement financier actuel de Biarritz, ne plaident pas toujours en sa faveur. Qui sous Borotra nous a vanté les vertus de ce PPP désastreux souscrit pour la Cité de l’Océan ? Le bobo en cachemire déteste viscéralement Michel Veunac, mais se croit obligé de faire semblant en public, ce qui n’est pas très respectable. Il s’affirme aussi de gauche, mais ne manifeste jamais dans ses discours la moindre fibre sociale, ce qui est encore pire.

◊ Et on en arrive au plus gros ratage de ce groupe municipal ! Max Brisson avait toutes les qualités requises pour être maire et, ce qui est légitime, il a eu du mal à se remettre de son échec. Mais sa boulimie politique l’entraîne à vouloir être systématiquement candidat à tout, sans se soucier des contradictions que sa lubie électorale du moment peut provoquer et des dégâts faits à son image dans l’opinion publique. Contrairement à Jean-Benoît Saint-Cricq, Max Brisson a toujours bâclé son travail de premier opposant, multipliant les absences, les calculs à court terme ou les déclarations plus ou moins alambiquées. Une conception de la politique d’un autre temps.

 RÉORIENTATION SOUHAITABLE

Haye◊ Certes, les socialistes sont bien pâles en ce moment, mais être à ce point diaphane ! La dixième adjointe, Ghislaine Haye est l’alibi de gauche de Veunac et par son absence d’idées et son inexistence, alors qu’elle a visiblement une très haute idée de sa personne, elle réussit à faire de la transparence un art !

◊ Il fait partie de l’équipe municipale depuis le XIXe siècle ou presque, mais l’expression « homme public » n’a visiblement pas été inventée pour lui, car il traîne un ennui visible en conseil municipal, préférant agir en coulisses. Féru de pelote, Michel Poueyts devrait songer à passer la main…

◊ Il s’était fait remarquer, pendant la campagne électorale, en voulant « pendre à des crocs de boucher », les journalistes qui disaient du mal de son camp. Au vu du niveau infantile de ses interventions au conseil municipal, il est probable que le jeune Édouard Chazouillères, qui est le seul à penser qu’un brillant destin politique l’attend, a confondu un croc de boucher avec une épingle à nourrice.

◊ Ce gros malin qui s’imagine qu’on n’a pas remarqué ses manigances, s’arrange toujours pour parler le dernier, truffant ses propos de chiffres pour rappeler qu’il est un brillant économiste, ou de références culturelles qu’il étale comme de la confiture. Patrick Destizon ne voit pas qu’il rase tout le monde avec son ego mal contenu et ses propos décalés. Si Didier Borotra a une place dans sa maison de retraite…

(En photos, le premier de la classe et les conseillers municipaux les moins connus du grand public)

Un peu de clarté espérée

Clarté01Qui n’a jamais été assesseur dans un bureau de vote, un dimanche d’élections départementales, ne peut avoir une idée précise de la définition du mot ennui. Pour s’occuper, on regarde de travers les représentants du camp d’en face, on compte les mouches, fort rares à cette saison, et on se sent soudain rempli d’amour pour chaque Biarrot qui s’est décidé à faire prendre l’air à sa carte d’électeur. On peut aussi se laisser aller au mauvais esprit, la plus délicieuse des gymnastiques du cerveau. Ainsi, sans se concerter, deux assesseurs qui sévissaient dans des bureaux fort éloignés l’un de l’autre, ont eu dimanche le réflexe de m’envoyer un texto pour me raconter qu’ils observaient avec attention les signatures du deuxième tour, et qu’ils les trouvaient étonnamment semblables à celles du premier tour, contrairement au scrutin d’il y a un an.

Les journalistes ne s’intéressent guère aux trains qui arrivent à l’heure. Dans une ville profondément à droite comme Biarritz, la victoire du ticket UMP-MoDem, Brisson-Arostéguy, face au binôme PRG-PS Haye-Lafite, ne constitue pas vraiment une surprise. En revanche, le score 55% contre 45% permet de tirer quelques enseignements, alors que cette calamiteuse campagne des élections départementales, si néfaste à Biarritz, est enfin terminée.

Un ticket qui a plu

Tout d’abord, même si sa personnalité prête parfois à controverse, il n’y a pas de rejet massif de Max Brisson par les électeurs biarrots, contrairement à ce qu’affirmaient tous ses bons amis, il y a un an. Le ticket avec Maïder Arostéguy a visiblement plu et a convaincu les Biarrots. L’histoire ne repasse pas les plats, mais je reste convaincu, fort des nombreux témoignages que j’ai pu recueillir depuis un an, que Max Brisson s’est fait voler comme au coin d’un bois aux élections municipales, et que, dans deux bureaux au moins, il y a eu des accommodements certains avec les urnes.

Malicieusement, la Marquise de Vérité a annoncé dans La Semaine du pays basque que Lasserre et Brisson s’étaient partagé les rôles pour le département. La présidence et le contrôle de l’argent pour le premier, la vice-présidence et la voiture de fonction avec chauffeur pour le second. C’est drôle mais un peu réducteur. Le problème de Max Brisson, maintenant qu’il est légitimé au niveau du département, est de savoir ce qu’il va faire de son mandat de premier opposant à Biarritz, un poste pour lequel il a montré fort peu d’appétit jusque-là. Ragaillardi par cette victoire, va-t-il enfin s’y intéresser ou, conscient qu’un ticket MoDem-UMP est probable aux prochaines régionales, va-t-il laisser sa place à quelqu’un de sa liste? Les Biarrots sont las des petits jeux politiques et un minimum de clarté et de cohérence sont désormais indispensables.

Les arapèdes et les girouettes

Ils vont sans doute s’accrocher à leurs fauteuils comme des arapèdes à leurs rochers, mais, question clarté, on n’aimerait pas non plus être à la place de Bénédicte Darrigade ou de François Amigorena. L’éphémère opposante ralliée à la majorité affirme partout qu’on doit la prendre en compte désormais puisqu’elle pèse 10% des suffrages biarrots, ce qui est une pure vue de l’esprit. Quel est la part de Louis Vial, de Bénédicte Darrigade et de votes anti-Brisson dans ce résultat? Ce qui est sûr, c’est que chaque fois que la dissidente UMP prendra la parole au conseil municipal, personne ne pourra y voir autre chose qu’une manœuvre politique.

Quant à François Amigorena, l’ancien directeur de campagne de Guy Lafite, parti avec le compte Twitter de son rival, en proclamant qu’il était sans étiquette, avant de se raviser et d’appeler à voter Lafite au second tour, il a démontré qu’on pouvait le nommer toutes affaires cessantes adjoint en charge des girouettes de la Ville.

En fait, et c’est malheureux pour les Biarrots, cette élection départementale a surtout permis de comprendre que la majorité municipale n’était qu’une entité virtuelle sans aucune consistance réelle. Michel Veunac, comme à son habitude, n’a pensé qu’à sa gueule en s’affichant au meeting de Max Brisson et a démontré qu’il était incapable de se comporter en leader d’une équipe. Et son premier adjoint, qui fait le boulot pendant que le maire empoche les indemnités doit particulièrement l’avoir mauvaise. Allez gouverner une ville, dans ces conditions, quand l’équipe en place se déteste cordialement!

Pour toutes ces raisons, même si on est entre gens de bonne compagnie qui s’efforceront de ne rien laisser paraître, le conseil municipal du 2 avril prochain va être particulièrement intéressant à observer.

Biarritz, ton univers impitoyable!