Saint-Cricq au fond du seau

Quelle tristesse de voir le superbe opposant d’hier obligé, pour exister sans offenser ses nouveaux amis, de disserter sur… les déjections canines. Le jour où on parle orientations budgétaires!

Avec une opposition comme celle-là, avec des Saint-Cricq, Puyau, Domège totalement enamourés, Michel Veunac n’a même plus besoin de majorité… ça tombe très bien puisqu’à l’évidence il n’en a plus, ce qui ne soucie guère celui qui est devenu aux dires de ses détracteurs « la risée de la Côte basque ». Le vieil homme à écharpe tricolore semble toujours aussi perdu, est capable de se tromper dans ses votes en arguant d’une procuration qu’il n’avait pas, utilise des ficelles de la taille de câbles, mais il sait faire de la politique ! Et vendredi soir, lors de ce dernier conseil municipal édifiant et désespérant à la fois, notre Mimi-la-Malice a une fois de plus royalement enfumé tout le monde.

https://www.youtube.com/watch?v=L2e4pLO4WHA

En plaçant en quatrième point de l’ordre du jour le retrait de délégation de Nathalie Motsch, braquant sur elle les projecteurs des médias à un horaire idéal pour les bouclages, et en point vingt-huit le débat d’orientation budgétaire, à l’heure où tout le monde dort, Super-Mimi a magnifiquement joué le coup, à la manière des adversaires du XV de France qui laissent le pack bleu cracher son venin la première mi-temps en attendant tranquillement la suite pour reprendre le contrôle du match. Une ruse que Maïder Arosteguy, trop contente au passage de montrer le peu de cas qu’elle fait de Nathalie Motsch, dénoncera dans l’indifférence.

Sans adversaire, la partie est difficile

En laissant tous les soutiens de Nathalie Motsch s’exprimer et en interdisant à ses troupes de répliquer, Michel Veunac, sous les yeux de son épouse vêtue de rouge tout comme Nathalie Motsch, a subi pendant quarante-cinq minutes une volée de bois vert mémorable qui semble l’avoir laissé parfaitement indifférent.

Une fois Nathalie Motsch partie, Super Mimi, comme à l’accoutumée, s’est emmêlé les pinceaux sur à peu près tous les sujets, que ce soit l’élection du nouvel adjoint Laurent Ortiz, promu pour avoir bien voté sur le dossier du Palais en octobre, ou la nouvelle politique de stationnement, la notion de taux de rotation des véhicules le laissant à peu près aussi démuni qu’un gallinacé devant un couteau.

L’essentiel était ailleurs et à 22 h 30, l’homme qui ne se trompe jamais et qui d’année en année cumule les exploits financiers, à se demander comment la Ville peut se retrouver dans une telle situation avec tous les miracles qu’il réalise, vous avez compris que l’on parle de « La-Faillite-nous voilà », s’est lancé, sous prétexte d’orientation budgétaire, dans une apologie de son action à faire pleurer de rire n’importe quel étudiant en première année d’économie.

Le grand show de l’énarque fanfaron

Le livre que tous les Biarrots devraient lire.

Si pour équilibrer mon budget, je vends la maison qui m’appartient et explique le même jour à mes copains que je pratique de « la gestion intelligente », ils vont sans doute sourire. Quand on sort du budget municipal l’emprunt pour rénover le Palais en le planquant dans la coquille vide qu’est la Socomix, on peut jouer à l’énarque fanfaron. Surtout quand la bulle spéculative immobilière vous est favorable et gonfle mécaniquement – pour quelques temps du moins ! – vos recettes. Et comme décidément, notre brillant argentier a tous les toupets, il nous explique dans la foulée avoir réalisé un emprunt auprès des banques, car « les taux étaient particulièrement intéressants ». Un peu comme un mari qui rentre à la maison et annonce à son épouse et ses cinq enfants qu’au lieu d’acheter la berline prévue, il a fait l’acquisition d’une Ferrari car elle était en soldes.

Toutes ces rodomontades de petit coq ivre de lui-même auraient mérité d’être reprises, mais la fatigue, l’heure tardive et le fort légitime sentiment d’user de la salive pour rien avec un tandem qui n’écoute personne auront eu raison des plus endurants conseillers. Silence radio de François Amigorena, d’Édouard Chazouillères et même de Maïder Arosteguy qui avait déjà bien bataillé pendant les quatre premières heures du conseil.

Heureusement, trois opposants féroces étaient là pour défendre l’honneur des Biarrots après les fadaises entendues sur les prévisions budgétaires.

Des opposants d’une férocité extrême

C’est Alain Puyau qui lance la première flèche et frappe l’équipe dirigeante en plein cœur. « Les chiffres et les taux sont peu critiquables », mais le rapport qui a été remis aux élus est « peu lisible » et il aurait fallu « changer les polices de caractère ». Tout le monde sait que le brave Puyau n’a aucun caractère, mais malmener l’équipe dirigeante à ce point-là !

C’est ensuite Frédéric Domège qui intervient pour dire que les choix budgétaires vont dans le « bon sens » et qu’il approuve les propos de ses collègues. Domège, c’est connu, c’est le bon sens près de chez nous.

Le match de trop de Saint-Cricq

Mais, à l’image de ces sportifs qui ne savent pas s’arrêter à temps et s’obstinent à revenir dans les stades où ils se sont couverts de gloire alors qu’ils n’y ont plus leur place, les sourires se dissipent et laissent place à une profonde tristesse au moment de l’intervention de Jean-Benoît Saint-Cricq. Comment le brillant opposant dont les interventions pertinentes et travaillées étaient toujours attendues avec impatience et crainte pendant quatorze ans, peut-il s’être tiré une balle dans le pied à ce point-là ?

 Dans la droite ligne de son ralliement à la majorité sur le dossier du Palais en juin et octobre, « l’opposant » Saint-Cricq trouve désormais remarquables toutes les décisions de l’équipe dirigeante : « Ce qui compte, c’est la direction qui a été prise. Elle est incontestablement bonne ». Heureux de distribuer les bons points, Saint-Cricq ajoute même à l’égard du tandem Veunac-Lafite : « Vous êtes sur la bonne voie ».  Mais comme il faut exister tout de même, montrer son indépendance sans fâcher ses nouveaux amis, le brillant avocat biarrot va se permettre une critique terrible sur la façon dont est dirigée cette ville : « On voit fleurir dans nos belles rues des déjections canines qui vivent leur belle vie jusqu’à ce que la pluie ait fait son œuvre et que tout ça se délite. Ce n’est pas très agréable de suivre la vie d’un étron sur le trottoir biarrot pendant une quinzaine de jours. »

Les Biarrots en avaient déjà conscience, mais après cette désespérante séance de bénis oui-oui qui a duré près de cinq heures, ils repartent avec une certitude : la Ville est dans une merde noire !

Quelle dégelée !

Si vous voulez avoir une idée exacte de ce qui se passe à la mairie, prenez quarante-cinq minutes pour écouter tous les griefs adressés au maire. Et vous pourrez au passage admirer ses talents d’encaisseur (De la minute 13 à 1h02, moment où Veunac décide de couper le micro de Nathalie Motsch).

Des griefs littéraires, façon Amigorena, qui avec son talent habituel évoque « La cour du roi Pétaud avec ses bouffons tristes et son monarque acariâtre ». Des envolées humanistes avec un texte très touchant de Guillaume Barucq qui pleure « la dream team que nous formions en 2014 » et « le psychodrame permanent ». Du réalisme avec Brigitte Pradier et Hervé Boissier qui constate que « comme aux Galeries Lafayette, il se passe toujours quelque chose » à la mairie. Des interventions plus nuancées comme celles d’Anne Pinatel évoquant le général de Villiers ou d’Édouard Chazouillères qui pense que Nathalie Motsch, comme le préconisait Jean-Pierre Chevènement en son temps (« Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne ») aurait dû partir d’elle-même.

Et puis, Nathalie Motsch qui, l’émotion aidant, a commis un discours un peu trop long mais remarquable dans sa partie centrale, évoquant « un management à l’envers, rétrograde, et c’est probablement le seul fait d’arme de ce mandat : l’exceptionnelle réussite de l’échec au moment de fracasser une équipe en quatre ans. » « Calamity Nathalie » s’en est ensuite prise à son grand copain l’énarque sarcastique : « Écoutez-moi bien, Monsieur le Premier adjoint, moi qui n’ai à vos yeux que des « ambitions ridicules ». Je ne vous reconnais aucune légitimité, votre équipe part en miettes et vous resterez pour la postérité le fossoyeur du Palais »

45 minutes pour vous convaincre que ce mandat est un désastre à nul autre pareil (À 23 heures, dans la salle ne restaient plus que l’épouse du maire et une journaliste de Mediabask, tous les autres avaient jeté l’éponge, écœurés). Un désastre qui n’empêche pas Michel Veunac d’avoir des chances d’être réélu en 2020 si des ententes ne se font pas et que chaque opposant y va de sa liste. Comme dirait mon confrère de L’Équipe Pierre Michel Bonnot à propos du manager du XV de France Jacques Brunel, l’opposition à Veunac est actuellement « aussi emmerdée qu’un caméléon atterrissant sur un tissu écossais ». Il va falloir s’adapter, et vite !

 

Chacun compte sur ses doigts

Le prochain conseil municipal promet d’être animé. Pour le moment chaque camp fait des additions, car l’éviction de Nathalie Motsch n’est pas encore totalement acquise.

Si Veunac veut compter ses amis au sein du conseil municipal, il peut faire appel à la Vénus de Milo.

Depuis huit mois, Marie-Lou n’en peut plus à l’heure du coucher. Au début, en voyant son mari, Michel Veunac, agiter ses doigts dans tous les sens au moment d’éteindre la lumière, elle a cru que c’était sa façon bien à lui de pratiquer son jogging. Avant de déchanter en comprenant depuis les deux conseils municipaux houleux sur L’Hôtel du Palais qu’il fait simplement ses comptes. Oh, certes, notre rusé politique ne s’amuse pas avec les doigts de ses mains, à chiffrer le nombre de ses amis à la mairie, car, il a assez de lucidité pour savoir que la Vénus de Milo suffirait amplement à la tâche. Michel Veunac fait juste le compte de ses affidés, courtisans, obligés et autres cireurs de pompes qui lui doivent quelque chose, en se disant qu’une fois de plus, ça devrait le faire lors du vote. Et tant pis si, une fois de plus, les Biarrots sont les dindons de la farce.

Tous les témoignages à l’intérieur de la mairie sont unanimes pour dire que Veunac et Lafite sont très nerveux et que le conseil du 8 février prochain est beaucoup plus important qu’il n’en a l’air. Lors de la réunion des adjoints, en début de semaine, Veunac a piqué une grosse rogne en apprenant que Peio Claverie, l’homme qui est capable de vous démontrer que la lune est violette si le maire lui demande, serait absent. L’excuse diplomatique d’un Abertzale habile qui a conscience de s’être ridiculisé à force de flagornerie ? Deuxième colère de Mimi-Imperator en découvrant que Laurent Ortiz, qui normalement doit être « promu » à un poste d’adjoint, serait absent lui aussi. Et comme Veunac sait compter jusqu’à trois, troisième colère en découvrant sur les réseaux sociaux de nombreux appels à venir en nombre à ce « conseil de la honte » où le duo Lafite-Veunac est bien décidé à faire payer à Nathalie Motsch ses prises de position sur le Palais. Tout le monde est prévenu, au moindre bruit, au moindre mouvement de foule, le grand timonier fera évacuer la salle. Pour inciter Veunac à un peu plus de modestie face au mécontentement des Biarrots, Bisque, Bisque, Basque ! qui ne souhaite nullement des perturbations pendant ce conseil, se contentera de rappeler qu’un vendredi à 18 heures, Veunac dispose en tout et pour tout de… trois policiers municipaux en service.

Un débat musclé d’entrée de jeu

Pour toutes ces raisons, ce conseil municipal qui signe incontestablement le coup d’envoi de la campagne électorale de 2020, sera absolument passionnant à suivre. D’autant plus que le retrait de délégation de Nathalie Motsch est prévu au point quatre d’un ordre du jour qui en compte… trente-cinq (Comment s’y retrouver quand on n’a que dix doigts ?) et que les hostilités probables devraient donc démarrer dès 18 h30. Et l’observateur ne va pas savoir où donner de la tête entre les membres de la majorité qui ne voteront pas comme le maire, les anciens membres de la majorité devenus opposants, les opposants ralliés au maire, les opposants qui s’opposent toujours et les opposants qui s’opposent mais n’ont pas envie d’aider Motsch. Dans un tel foutoir, deux mains ne suffiront pas et il est prudent de prévoir le boulier chinois.

Barucq prend de la hauteur

Le docteur Barucq a longtemps cru que la politique pouvait se faire autrement, sur la base du rassemblement de compétences et non de la courtisanerie. Le gentil surfeur commence à comprendre qu’évoluer au sein d’un conseil municipal harmonieux est un art parfois plus difficile que prendre une vague un 15 août à la Côte des Basques. Malmené par le départ de Virginie Lannevère, Guillaume Barucq s’est nettement élevé contre l’éviction de Nathalie Motsch. Interrogé par Bisque, Bisque, Basque!, l’adjoint  parti se mettre au vert en haut de la montagne pour échapper à « l’atmosphère toxique » n’y va pas par quatre chemins : « Je voterai contre l’éviction de la quatrième adjointe qui a grandement participé à la victoire inespérée de 2014 et a tenu sa délégation avec compétence et détermination. J’ai tout tenté pour qu’on n’en arrive pas là… Sans succès ».  D’autres voix habituées à dire ce qu’elles pensent se feront probablement entendre en faveur de Madame Motsch. On pense par exemple à Hervé Boissier qui n’a jamais cessé haut et fort de défendre les Biarrots ou à Françoise Mimiague. Quant aux interventions probables des Destizon, Haye et compagnie, qui ne vont certainement pas rater une occasion de se faire bien voir auprès de leur fournisseur de délégation, on sait d’avance à quoi elles vont ressembler.

Opposants ralliés et pas contents

Ils ont fait basculer le vote en faveur du Palais en juin dernier et estiment, à juste titre, qu’ils ont été payés en monnaie de singe par le grand distributeur de promesses Veunac. En trahissant, ils se sont ridiculisés auprès des Biarrots et… n’ont rien obtenu en retour pour leur surprenant revirement. S’il est difficile d’imaginer l’avocat Jean-Benoît Saint-Cricq, voler au secours de Nathalie Motsch qu’il déteste à peu près autant que le pape François les médecins avorteurs, d’autres surprises pourraient venir de Bénédicte Darrigade ou Frédéric Domège qui n’ont strictement rien contre l’ex-adjointe à l’Urbanisme et pourraient profiter de l’occasion pour montrer qu’ils ne sont pas tout à fait inféodés à Veunac. Quand Mimi Imperator a des insomnies et fait ses comptes sur ses petits doigts, ou quand il se confie à ses proches, c’est une hypothèse qu’il n’exclut pas du tout.

Maïder Arosteguy en embuscade

Elles font semblant de « réfléchir » pour 2020 et prennent les Biarrots pour des jambons ou pire pour des Bayonnais. Maïder Arosteguy et Nathalie Motsch seront sans nul doute rivales dans quatorze mois et mettent déjà leurs équipes en place. Et au lieu de se conformer à ce lieu commun de la politique qui consiste à affirmer qu’on est uniquement concentré sur son mandat, elles feraient mieux de dire qu’elles disputeront la joute municipale quoi qu’il arrive et feront tout pour gagner en 2020, ce qui rassurerait les Biarrots qui se demandent comment mettre fin au tandem maléfique « Super-Mimi et Lafaillite nous voilà ». Le lancement par Maïder du groupe de réflexion « Mon Biarritz » (quel nom peu collectif, comme si le pouvoir municipal n’était que l’affaire d’une seule ! Pourquoi pas « Mon nombril » pendant qu’on y est !), n’a d’autre but que d’alimenter la campagne électorale par avance. Vendredi soir, il est certain que Maïder Arosteguy va être observée à la loupe. Ayant à son actif un irréprochable mandat d’opposante, va-t-elle au nom des principes défendre l’exclue, s’abstenir de voter en estimant que c’est une affaire de majorité ou au contraire ne pas résister à la tentation de balancer quelques coups de griffe, soit directement soit par l’intermédiaire de quelques proches comme Anne Pinatel. Nul doute que tous les commentateurs sportifs du département seront là pour assister à ce prometteur duel de dames.

Un grand show « Calamity Nathalie »?

Tous les passionnés de vie publique ont encore en mémoire l’intervention de Nathalie Motsch lors du conseil municipal du 15 octobre et le morceau d’éloquence qu’elle avait prononcé, devant un conseil municipal et une assistance médusés. Tandis que Lafite ne quittait pas sa moue dédaigneuse qui est son uniforme quand une femme parle, Veunac avait eu une réaction étonnante et sympathique, comme un sportif chevronné qui reconnaît le talent de son adversaire. En privé, il avait même confié : « J’ai vu naître une femme politique sous mes yeux », ce qui est à son honneur. Depuis, il a pu vérifier que « Calamity Nathalie » sait être coriace : refus catégorique de démissionner, et refus tout aussi catégorique de retirer ses recours devant le tribunal administratif malgré les flatteries et promesses multiples de Mimi-la-Malice. Nathalie Motsch observe un silence total sur ce qu’elle va faire, mais on peut penser qu’elle souhaite retrouver sa liberté et va nous gratifier d’un discours de politique générale qui ira bien au-delà de sa simple éviction, pour dénoncer l’état de déliquescence absolu de l’actuelle majorité et les acrobaties financières à haut risque décidées en 2018. C’est ce que les Biarrots, lassés de cette gouvernance sans vision ni talent, souhaitent. Un duel électoral à la loyale, un retour à des pratiques démocratiques où le conseil municipal ne serait plus mis devant le fait accompli, une transparence totale en matière d’urbanisme et d’appel d’offres…. La politique, c’est aussi fait pour rêver.

En attendant, si dans la nuit de jeudi à vendredi, vous êtes réveillés par des bruits anormaux, ne sursautez pas, ne téléphonez pas aux pompiers : ce sont juste les craquements des jointures des doigts de tous ceux qui comptent et espèrent qui vous auront tiré de votre sommeil.

 

La Saint-Barthélémy continue à la mairie

Après avoir longuement hésité, Veunac s’est enfin décidé à couper la tête de Nathalie Motsch, le 8 février prochain. Pendant ce temps, la débandade continue…

Il va bientôt falloir dresser un monument aux morts dans le hall d’accueil de la mairie de Biarritz, en hommage à tous ceux qui sont tombés, épuisés par les errances, indécisions et colères du piètre manager Michel Veunac. Il est très rare qu’un directeur de cabinet ne finisse pas un mandat. En quatre ans de règne, Michel Veunac a déjà fait plus de victimes qu’il n’y a de noyés chaque saison sur la Côte basque. Après le très apprécié Guillaume Snollaert, parti en 2018, c’est la chef de cabinet depuis 13 ans Catherine Mériot qui jette son tablier. En arrêt maladie, elle a demandé à réintégrer Biarritz tourisme et ne veut plus être en première ligne avec le maire. Elle sera remplacée par Nathalie Mineo.

Michel Veunac semble d’ailleurs avoir du mal à travailler avec les femmes, ce qui n’est guère une surprise au vu des horreurs qu’il a parfois lâchées en plein conseil.

Laurence Minier, la directrice de la police municipale, est partie à Bordeaux pour retrouver un peu de sérénité.

Claire Ripert, directrice de la communication, a jeté l’éponge au bout de quinze ans pour partir en Australie.

Même débandade, côté élus, où les démissions de Virginie Lannevère du conseil municipal, d’Anne Pinatel de la Socomix, après celles de François Amigorena et Édouard Chazouillères. de leurs postes d’adjoints, montrent un maire incapable de fédérer et tout juste bon à faire sauter sur ses genoux l’opposition, quand il se retrouve en minorité dans sa majorité.

« Calamity Nathalie » ne cède pas

Reste le cas particulièrement embarrassant pour Veunac de sa turbulente adjointe Nathalie Motsch. Selon les informations de « Bisque, Bisque, Basque ! », l’ancienne adjointe à l’Urbanisme, devenue adjointe à rien du tout, aurait été l’objet de plusieurs réunions restreintes et de vifs échanges entre Lafite et Veunac. Ce dernier considère que la future candidate à la mairie est beaucoup plus dangereuse, une fois sa liberté retrouvée, car elle a démontré un beau tempérament au moment de l’affaire du Palais, tandis que Lafitte, sans doute moins politique, veut à tout prix la tête de « Calamity Nathalie », car elle a le tort de ne pas être bluffée par le grand homme qu’il pense être. Veunac, Lafite et Motsch refusent bien évidemment de le reconnaître, mais, selon plusieurs sources concordantes, le grand maladroit qui nous dirige aurait tenté plusieurs opérations de câlinothérapie en direction de Nathalie Motsch, en lui promettant à chaque fois monts et merveilles… à condition qu’elle retire ses recours devant le tribunal administratif.

Des recours qui semblent terriblement inquiéter le duo Veunac-Lafite. On aurait un peu trop joué avec les règles de la vie publique ?

Heureusement pour les Biarrots, la dame a du caractère et a annoncé à plusieurs reprises qu’elle ne démissionnerait pas et ne retirerait pas ses recours, puisqu’elle n’estime avoir commis aucune faute en dénonçant le curieux montage de L’Hôtel du Palais. À regret, Veunac a donc inscrit à l’ordre du jour du conseil municipal du 8 février prochain le retrait de délégation de Motsch. Les Biarrots sont vivement invités à venir assister à ce conseil où l’on entendra probablement encore, comme le 15 octobre dernier, des huées et des applaudissements, tant la gestion de cette ville, est extravagante.

Veunac aménage à sa guise le débat national

Vous pouvez retrouver tous les dessins d’Azo sur son blog : azo.centerblog.net

La réunion de majorité qui s’est tenue en début de semaine a déjà donné un avant-goût de l’avidité manifestée par certains élus. Motsch écartée, c’est un poste d’adjoint et l’indemnité mensuelle de 1100 euros qui va avec, dont il faut s’emparer toute affaire cessante ! Et tant pis si on n’a aucune aptitude pour ce poste. Depuis quelques semaines déjà, le très courtisan Destizon sévit à l’Urbanisme. Il fallait donc promouvoir un autre petit jeune méritant et c’est Laurent Ortiz, qui avait très bien voté pour le Palais, le 15 octobre dernier, après s’être montré un peu indiscipliné en juin dernier, qui a décroché la timbale. Au final, les cocus seront une fois de plus les Biarrots qui en perdant Amigorena, Chazouillères, Motsch, Lannevère et Pinatel à des postes décisionnaires voient s’éloigner les dernières chances de ramener à la raison l’équipage fou qui dirige le paquebot biarrot.

Et comme s’il fallait poursuivre la farce jusqu’au bout, Michel Veunac s’est encore illustré lors de cette réunion de majorité quand un conseiller lui demande comment il envisage de contribuer au grand débat national voulu par son ami Macron. Pas question de donner une salle à une association qui souhaiterait débattre, a décrété le grand timonier. On va organiser deux grands débats, mais avec à chaque fois un modérateur et « interdiction absolue de poser des questions sur des sujets locaux »

Les Biarrots avaient déjà constaté que leur maire manifestait un sens un peu particulier de la démocratie, ils découvrent maintenant qu’il a peur des questions. Elles font pourtant bien moins mal aux finances des Biarrots que les décisions du maire.

 

 

Des vœux mais surtout un aveu

Pendant que les vieilles canailles de RamDam 64-40 distribuaient klaxons et harpes, le maire de Biarritz sortait quelques énormités au casino Bellevue. Une moitié seulement des conseillers municipaux s’était déplacée.

C’est l’histoire du chirurgien qui s’apprête à vous amputer d’un bras et d’une jambe, mais qui vous annonce en salle d’opération qu’à votre réveil votre vie sera comme avant. Ceux qui n’étaient pas venus au casino Bellevue pour les fish and chips ou les verrines de homard (Michel Veunac, rappelons-le est vice-président de l’Agglo en charge de l’attractivité touristique du Pays basque et n’offre donc que des produits typiquement basques comme les sacs Hermès ou les spécialités culinaires anglaises), pour ceux donc qui avaient décidé de venir s’ennuyer aux voeux du maire, une surprise de taille les attendait.

Bien obligé d’évoquer le G7 à l’orée de cette année 2019, Michel Veunac, avec la désinvolture du chirurgien prêt à tronçonner un bras qui n’est pas le sien, n’y est pas allé par quatre chemins pour annoncer aux Biarrots la saignée qui les attendait.

Sud Ouest, 16 janvier 2019

Le docteur Diafoirus, doté de son écharpe tricolore, est formel : Biarritz ne sera pas « bunkérisée » pendant le G7, vous devrez juste en tant que Biarrots être enregistrés, fichés, répertoriés, avoir l’haleine fraîche et les cheveux bien peignés et présenter des coffres de voitures vides et des sacs à main rangés au cordeau, et – Merci monsieur le maire ! – « jusqu’au 18 août les activités se dérouleront normalement ». Autrement dit les commerçants et tous ceux qui vivent du tourisme à Biarritz vont perdre quinze jours de chiffre d’affaires en haute saison et risquent de devoir mettre la clé sous la porte. Mais visiblement, Veunac s’en fiche, puisque sa photo dans le journal en compagnie des grands de ce monde est assurée. Et que les Biarrots en soient de leurs poches avec les travaux précipités de L’Hôtel du Palais ou la non indemnisation de l’État l’indiffère totalement puisque, lui, va conserver ses indemnités ô combien méritées de maire soucieux de l’intérêt de tous.

Fort malicieusement, Sud Ouest du 17 janvier qui évoque les précédents G7 rappelle que les commerçant lésés au Canada sont indemnisés tandis que rien n’est prévu à cet effet dans notre beau pays, même pas les mouchoirs pour pleurer. Les contribuables biarrots pour leur part ignorent toujours quelle sera la part de l’État et celle de la Ville dans l’addition finale du G7 qui, généralement, tourne autour de 30 millions d’euros. Vous comprenez mieux pourquoi on ne peut guère offrir plus de vingt euros par mois à ces gueux de gilets jaunes, alors que la France est la cinquième puissance économique mondiale.

Bisque, Bisque, Basque ! qui est pour la paix dans le monde et qui sait à quel point Michel Veunac exerce son mandat par pure passion citoyenne et avec un désintérêt total pour les questions matérielles propose donc à notre Premier magistrat de faire don de ses indemnités à la caisse des commerçants pour minimiser le préjudice qu’il leur fait subir. Les pertes ne seront pas totalement compensées, mais le geste sera apprécié.

Sud Ouest, 16 janvier 2019

Enfin dernier détail qui ne trompe pas sur l’ambiance fin de règne qui présidait à ces vœux 2019, seuls 19 conseillers municipaux sur 33, ceux qui tremblent pour leurs indemnités et n’arrivent pas à imaginer après 2020 une existence sans mandat, avaient réussi à trouver le fort difficile chemin d’accès au casino Bellevue.

Une joyeuse remise de klaxons et de harpes

Béatrice Chevé décernant la harpe d’or à Virginie Lannevère.

Cinq conseillers municipaux sont même allés plus loin et ont boycotté les verrines de homard préférant se marrer à la maison des associations plutôt que s’ennuyer ferme au casino Bellevue. Avec les vieilles canailles de RamDam 64-40, accompagnés de jeunes impertinents et impertinentes chargés de les raccompagner le soir jusqu’à la maison de retraite, les quatre-vingts spectateurs présents ont pu vérifier que l’imagination des politiques pouvait être sans limite. D’où ces vigoureux coups de klaxons. Heureusement d’autres élus, par leur implication, leur transparence, leur volonté de respecter le mandat confié par les électeurs ont démontré que notre pays peut aussi espérer des jours meilleurs. Par un hasard curieux, les récipiendaires de harpes étaient presque tous présents quand les bénéficiaires de klaxons se sont montrés plus discrets. La soirée s’est donc terminée avec beaucoup d’émotion et d’applaudissements nourris pour féliciter Hervé Boissier et Virginie Lannevère à Biarritz, Peio Etcheverry-Ainchart et Pierre-Laurent Vanderplancke à Saint-Jean-de-Luz qui repartent avec un magnifique objet d’art et se sont promis de prendre des cours de harpe.

Les spectateurs ont apprécié la soirée. le chien aussi.

 

Le palmarès des klaxons et harpes 2018

Proclamation des Klaxons pour les Landes

5.- Christian PLANTIER

4.- ÉRIC GUILLOTEAU

3.- Lionel CAUSSE klaxon de bronze

2.- Élisabeth BONJEAN klaxon d’argent

1.- Xavier GAUDIO et Patrick LACLEDÈRE klaxon d’or

 

Proclamation des Klaxons pour les Pyrénées-Atlantiques

8.- Ghis HAYE

7.- Odile DE CORAL

6.- François BAYROU

5.- Jacques VEUNAC

 4.-Guy POULOU et Jean-Jacques GOUAILLARDET

3.- Hervé LUCBEREILH klaxon de bronze

2.- Jean-Louis FOURNIER et Anita LACARRA klaxon d’argent

1.- Guy LAFITE klaxon d’or

Michel VEUNAC, Grand prix spécial du jury

 

Proclamation des harpes

3.- Hervé BOISSIER harpe de bronze

2.- Peio Etcheverry-AINCHART et Pierre-Laurent VANDERPLANCKE harpes d’argent

1.- Virginie LANNEVÈRE harpe d’or

RamDam 64-40 ne craint pas la concurrence déloyale

Le maire de Biarritz organise ses vœux au même moment que la remise des klaxons et des harpes. Mais vous vous amuserez sans doute beaucoup mieux à la maison des Associations qu’au casino Bellevue.

Ils sont dix-sept élus des Landes et Pyrénées-Atlantiques à mal dormir en ce moment en redoutant le coup de klaxon de RamDam 64-40 qui les propulserait dans le trio de tête des politiques les plus « inventifs ». Ils sont quatre à fort bien dormir en se disant qu’une petite mélodie à la harpe ne saurait nuire à leur carrière et qu’il est toujours agréable quand on est un personnage public de voir son action reconnue.

Détail amusant, nous avons réservé la salle de la maison des Associations de Biarritz, il y a deux mois, en adressant un suave courrier au maire de Biarritz qui figure dans notre liste des « nominés » et s’annonce comme un redoutable concurrent. Mais Michel Veunac ne doit visiblement pas croire en ses chances de décrocher une récompense suprême, après avoir obtenu le klaxon de béton il y a un an, puisqu’il organise à la même heure au casino Bellevue ses vœux aux Biarrots. Au vu de la façon dont il a mené le dossier de « L’hôtel du Palais », il ne pourra souhaiter à ses administrés qu’une « Bonne santé, bonne opacité ! ».

Alors à vos agendas, rayez immédiatement la séance de piscine du petit ou la confection du dentier de la grand-mère prévues à la même heure et on veut vous voir tous à la maison des associations de Biarritz, mardi 15 janvier à 18h30 précises (fin à 20h).

Voilà trois semaines que nous peaufinons l’ironie de nos textes, travaillons nos photos, découpons soigneusement nos vidéos et nous serions déçus de ne pas partager tout cela avec vous.

Quelques rappels

Le palmarès 2017 : Vincent Bru, klaxon d’or. Odile de Coral, klaxon d’argent, Michel Veunac, klaxon de béton.

Les présélectionnés 2018 pour les klaxons :

LANDES
Élisabeth BONJEAN (Dax), Lionel CAUSSE (Député des Landes), Xavier GAUDIO et Patrick LACLEDÈRE (Hossegor et Capbreton), Éric GUILLOTEAU (Ondres), Christian PLANTIER (Mimizan).
PYRÉNÉES-ATLANTIQUES
François BAYROU (Pau), Odile De CORAL (Urrugne), Jean-Louis FOURNIER et Anita LACARRA (Ascain), Ghislaine HAYE (Biarritz), Guy LAFITE (Biarritz), Hervé LUCBEREILH (Oloron), Guy POULOU et Jean-Jacques GOUAILLARDET (Ciboure), Jacques VEUNAC (Anglet), Michel VEUNAC (Biarritz)
 Les présélectionnés 2018 pour les harpes, récompensant les élus particulièrement soucieux de l’intérêt général :

Hervé BOISSIER (Biarritz), Peio ETCHEVERRY-AINCHART (Saint-Jean-de-Luz), Virginie LANNEVÈRE (Biarritz) et Pierre-Laurent VANDERPLANCKE (Saint-Jean-de-Luz).

Des élus qui ont bon goût

RamDam 64-40 oblige les élus à un choix cornélien, mais certains n’hésitent pas. Non content de publier sur la page Facebook « Biarritz notre ville » l’annonce de la cérémonie, François Amigorena ne barguigne pas quand on l’interroge.

 

Voilà un homme de goût !

Le « NathalieGate » panique totalement la mairie

Veunac et Lafite sont en train de tout faire pour que Nathalie Motsch retire son recours. Bisque, Bisque, Basque ! vous aide à comprendre pourquoi.

L’article de Sud Ouest du 6 décembre.

Découvrir Guy Lafite hissant le drapeau blanc avec Nathalie Motsch dans « Sud Ouest » du 6 décembre, c’est comme imaginer, le 18 décembre prochain, Emmanuel Macron avec un gilet jaune devant le péage de la Négresse en train de protester contre le coût de la vie. Le Premier adjoint semble totalement oublier que Bisque, Bisque, Basque ! a recueilli plusieurs témoignages d’une réunion de majorité le 12 novembre où « La Faillite nous voilà ! », comme le surnomment les Biarrots, avait totalement perdu ses nerfs et hurlé : « Je ne veux plus travailler avec elle. Michel, tu prends tes responsabilités ! »

Plus malin, plus politique, Michel Veunac a pris ses responsabilités… en courtisant assidûment Nathalie Motsch et en s’enfermant régulièrement avec elle dans son bureau. Teneur du discours : « Nathalie, tu dois démissionner et tu dois retirer ton recours » Pas de chance pour lui, « Calamity Nathalie », comme la surnomment ses ennemis, a la tête dure et les idées claires. Non, elle ne retirera pas son recours, car il est légitime. Non, elle ne démissionnera pas, préférant être virée, car L’Hôtel du Palais n’a jamais fait partie du pacte de majorité et, en défendant son point de vue et les Biarrots, elle ne s’est pas montrée déloyale.

Bisque, Bisque, Basque ! va donc se faire un plaisir de vous raconter le dessous des cartes depuis le 15 octobre dernier et vous expliquer pourquoi le « NathalieGate » actuel panique totalement la mairie. Au point que le maire, qui a pourtant adressé une lettre à Nathalie Motsch pour lui annoncer qu’il lui retirait sa délégation, s’est bien gardé de mettre ce retrait de délégation, obligatoirement soumis à un vote des élus, à l’ordre du jour du conseil municipal du 12 décembre. L’incohérence absolue !

L’opposition qui a « bien » voté réclame son dû

Au sortir du conseil municipal du 15 octobre, Veunac est rayonnant… et bien décidé à régler ses comptes avec ceux qui se sont opposés à lui. Il sait qu’il a pris des risques insensés en laissant les conseillers dans l’ignorance du dossier Palais jusqu’au 6 octobre et en faisant valider le 15 des travaux décidés et partiellement payés depuis des mois, mais tout s’est bien passé. Entre les conseillers qu’il a su amadouer en échange d’une écoute améliorée sur Marbella, les socialistes désireux de conserver leurs avantages, l’opposition décidée à se rallier à lui et les flagorneurs de sa garde rapprochée, il a réussi à l’emporter assez facilement. Mais les huées et les sifflets du public, lors du dernier conseil municipal, ont malmené des egos et Veunac sait qu’il doit avoir un geste. Il annonce donc un grand ménage. Exit Barucq, Motsch, Mimiague, Pinatel et Boissier, ce qui permettrait de promouvoir les opposants qui ont voté pour lui et d’annoncer une « recomposition de sa majorité ».

Très vite le plan fait pschitt. En effet pour retirer une délégation à un adjoint, il faut obtenir l’approbation du conseil municipal. Il est évident que le joli projet concocté par Mimi-la-malice et La Faillite nous voilà, ne fonctionnera jamais. Barucq n’aura jamais une majorité contre lui et il en va sans doute de même des autres. Comme Nathalie Motsch est la plus virulente et annonce avoir déposé un recours contre le vote, décision est alors prise de faire un exemple avec elle seule. Veunac et Lafite estiment que le fait qu’elle soit candidate déclarée la rend impopulaire et qu’ils devraient pouvoir l’éliminer sans trop de peine… Ils vont s’en mordre les doigts.

Une perquisition qui vise Lafite et Veunac tout autant que Borotra

Veunac et Lafite ne s’étaient pas vantés de cette perquisition à la mairie. Alors, on a honte?

Oh les vilains petits cachottiers ! Tout le monde avait trouvé, peu après le conseil, une mine défaite à Veunac et Lafite, sans trop savoir pourquoi. Sud Ouest du 6 décembre, nous apprend qu’une perquisition a eu lieu mi-octobre à la mairie, suite au rapport de la Chambre Régionale des Comptes, relevant de nombreuses irrégularités dans la gestion de la Cité de l’Océan de 2009 à 2016. Habile, Veunac a tout de suite affirmé au quotidien régional que les problèmes dataient surtout de la mandature Borotra. Ce n’est pas tout à fait exact. Sans doute ne s’en souvient-il plus, mais « l’opposant » Jean-Benoît Saint-Cricq avait toujours soutenu que les chiffres de La Cité de l’Océan étaient artificiellement gonflés avec une distribution de billets gratuits aux clients de L’Hôtel du Palais.

Autre problème qui fait désordre : Sophie Borotra, après avoir créé la société AGC, avait été miraculeusement engagée par la Cité de l’Océan quelques jours plus tard, « sans que son père ne soit au courant », une version que les juges bayonnais ont accepté en correctionnelle, mais qui ne convaincra peut-être pas les juges palois de la Cour d’appel mardi 11 décembre. Lors de son interrogatoire, la directrice d’alors de La Cité de l’Océan, Françoise Pautrizel, s’était montrée catégorique : « Didier Borotra n’avait appris que bien après l’engagement de sa fille et s’en était montré fort contrarié. En revanche le jour de l’élection de Michel Veunac, elle l’avait immédiatement informé de la situation » Allez donc savoir si les policiers perquisitionneurs n’ont pas vu dans cette prolongation de contrat de 17 mois une complicité de prise illégale d’intérêt. D’autant plus que Michel Veunac, qui aurait fort bien pu se porter partie civile pour défendre les intérêts de la Ville et obtenir le remboursement des sommes indûment versées, s’est au contraire empressé de faire assumer par Les contribuables biarrots les frais financiers liés à la défense de Didier Borotra. On le voit, les policiers avaient vraiment de nombreuses raisons de mener cette perquisition.

https://jeanyvesviollier.com/2018/03/14/borotra-et-veunac-fesses-par-la-chambre-regionale-des-comptes/ )

Faire sauter à tout prix le verrou Motsch

Après cet épisode imprévu, Veunac et Lafite comprennent très vite que Nathalie Motsch est en train de leur poser un sacré problème, en refusant de se laisser amadouer. Alors que le duo est déjà dans les radars de la Justice, sur la Cité de l’Océan, ils n’ont pas envie que des juges s’intéressent au curieux montage qui a été réalisé sur l’Hôtel du Palais. D’autant plus que beaucoup de citoyens éclairés semblent penser que les faits relèvent du pénal. D’où ces cajoleries, ces flatteries, ces promesses qui n’engagent que ceux qui les croient. « Calamity Nathalie » se montre inflexible et refuse de changer de position.

Elle voit bien que les Biarrots, qui l’arrêtent désormais dans la rue pour la féliciter, approuvent son combat. Veunac et Lafite font le tour des élus pour avoir la certitude que Nathalie Motsch perdra sa délégation lors du prochain conseil. Mais l’opposition qui s’est ralliée au maire et n’a strictement obtenu rien d’autre que de belles paroles commence à comprendre qu’elle a été roulée dans la farine par Veunac.

Sur sa page Facebook, Nathalie Motsch publie la lettre qu’elle a reçue du maire.

Bénédicte Darrigade annonce qu’elle s’abstiendra à l’occasion de ce scrutin. Le maire n’est guère plus rassuré avec sa majorité où les avis sont plus que partagés. Ne doutant de rien et misant sur son charisme, il se décide tout de même à envoyer le 26 novembre dernier une lettre officielle à Nathalie Motsch pour lui annoncer qu’il lui retire sa délégation. Mais les réactions sont telles que Mimi-imperator est obligé de retirer de l’ordre du jour du conseil municipal du 15 décembre, cette délibération par peur de subir un camouflet public. Nathalie Motsch est désormais « adjointe à rien du tout », mais le duo de téméraires Veunac-Lafite n’est même pas capable d’aller au bout de la démarche et de faire ratifier sa décision. Et quand on évoque cette indécision ahurissante, les deux affirment que le problème se règlera « en janvier », lors du prochain conseil. En matière de vie municipale, on croyait avoir tout vu avec Michel Veunac, mais l’homme à l’écharpe tricolore est décidément d’une créativité sans limite.

Les dirigeants du B.O. trop pressés et trop bavards

Ce nouveau sursis accordé à Motsch s’explique par deux raisons. D’abord, la peur de conséquences judiciaires pour les actes commis : un recours devant le tribunal administratif de François Amigorena, ça fait désordre, mais deux ça fait pagaille totale ! Ensuite, par le poste ultra-sensible qu’occupait Nathalie Motsch à l’Urbanisme. Ainsi, le site Rugbyrama nous apprend que le BO souhaite procéder à une augmentation de capital de 5 millions, la saison prochaine, mais aussi et surtout fermer totalement le stade, pourtant à moitié vide cette saison, (un vieux projet longtemps caressé par Blanco et Borotra), et bâtir un complexe hôtelier et un centre commercial sur neuf hectares jouxtant le stade d’Aguilera et appartenant à la Ville dès « janvier prochain ». Et connaissant Michel Veunac, il ne fait guère de doute que le prix devrait être d’ami, un peu comme pour la villa Sion qui semblait promise à Pierre Delalonde, les dirigeants du BO répétant avec une maladresse confondante à qui veut l’entendre que s’ils n’obtiennent pas ce projet immobilier, ils repartiront à Hong Kong.

https://www.rugbyrama.fr/rugby/pro-d2/2017-2018/pro-d2-augmentation-de-capital-de-5-millions-d-euros-et-de-nouvelles-recrues-au-bopb_sto7039798/story.shtml

Phomontage publié sur Twitter.

On le voit avec ce projet où l’intérêt des Biarrots ne semble pas être la préoccupation première, les sujets de friction à l’avenir avec l’ancienne adjointe à l’Urbanisme ne vont pas manquer. D’autant qu’à la mairie, plusieurs avouent sous le manteau que d’autres projets immobiliers du même acabit devraient être présentés avant l’échéance de 2020. Mais voir Nathalie Motsch renoncer à son combat est à peu près aussi plausible que d’imaginer Emmanuel et Brigitte Macron parader dans les rues De Biarritz en gilets jaunes signés Louis Vuitton, comme de facétieux internautes se sont amusés à le faire.

Il n’y a donc pas de sortie de crise en vue et lanterner ne sert plus à grand-chose. Les apprentis pyromanes Veunac et Lafite sont désormais totalement dépassés par le « NathalieGate » qu’ils ont créé. Ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes et, connaissant le caractère de l’intéressée, Bisque, Bisque, Basque ! leur souhaite bien du plaisir à l’avenir.

 

Aldigé agacé par Rugbyrama

Très sportif coup de téléphone de Jean-Baptiste Aldigé à Bisque, Bisque, Basque !   peu avant le coup d’envoi de Biarritz-Olympique-Béziers : « J’avais déjà remarqué que les journalistes n’étaient pas des grands spécialistes de la finance. Votre confrère de Rugbyrama a voulu bien faire mais a un peu tout mélangé. Nous procédons effectivement à une augmentation de capital de 5 millions d’euros, mais elle est surtout destinée à boucher les déficits antérieurs. Plutôt que de mettre 500 000 euros par ci, 500 000 euros par là et de devoir à chaque fois convoquer une assemblée générale, nous préférons lisser la situation le plus vite possible. Quant à ce qui est annoncé pour janvier prochain, on est en pleine fiction. Nous ne l’avons jamais caché : nous voulons faire d’Aguilera un lieu où les gens viennent déjeuner et s’amuser. Mais nous n’en sommes qu’au stade de la réflexion. Nous avons lancé un appel à projet que nous présenterons en janvier 2019. Ensuite, nous discuterons avec toutes les personnes impliquées. Rien n’est arrêté, rien n’est signé. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le BO est devenu apolitique et entend bien le rester ».

Intéressante précision du patron du BO, car ce n’est pas tout à fait le discours que l’on entend dans les couloirs de la mairie.

Veunac en pleine panade majoritaire

Poussé par Lafite, Veunac souhaite retirer sa délégation à Motsch le 12 décembre prochain, mais est bien conscient qu’il lui ouvre un boulevard politique.

Voilà l’homme qui promettait de rassembler Biarritz en 2014. C’est réussi ! Et l’on admirera au passage la « sincérité » de l’image. Ce n’est plus un logiciel de retouche qui a été utilisé, mais une truelle !

Jeudi dernier, les conseillers présents à la réunion de majorité se sont demandés un instant si Michel Veunac, n’avait pas avalé un flacon entier de ginko biloba, cet extrait d’un abricotier chinois qui stimule les fonctions cérébrales et fait voir la vie en rose, tant le premier magistrat semblait euphorique. L’explication est toute simple : mieux qu’une pilule magique, Veunac s’est fait… dorer la pilule en beauté par Emmanuel Macron qui l’a invité à faire partie des 2 000 maires autorisés à lui poser des questions (Avec Veunac, il ne risquait pas grand-chose…) et, comble de félicité, l’a retenu à dîner à l’Élysée en compagnie de neuf autres élus.

C’est le partage des tâches, ou plutôt le marché de dupes façon Président de la République : les Biarrots paieront l’addition du G7, en échange de quelques flatteries adressées à un maire déjà ivre de lui-même.

Malheureusement, chez les cyclothymiques la félicité ne dure guère et au bout de quelques minutes, Mimi-impérator avec ses colères, ses invectives et ses menaces est déjà de retour, ce jeudi soir face à sa majorité. Naïvement, les élus qui ont fait le déplacement – il en manque une dizaine ! – s’attendent à ce que soit évoqué l’ordre du jour du prochain conseil municipal, finalement reporté au 12 décembre. Comme si la conduite de la Ville intéresse encore le maire ! En fait, le seul sujet évoqué est Nathalie Motsch et son refus d’obtempérer. Pour Veunac, le marché est simple : soit l’adjointe à l’Urbanisme retire son recours devant le tribunal administratif et il passe l’éponge sur sa récente incartade, soit elle démissionne.

Jeannine Blanco prend rarement la parole, mais aurait pu s’abstenir cette fois encore.

Et comme à Biarritz, les comiques troupiers ne reculent devant rien, plusieurs flagorneurs de service se croient obligés de faire de la surenchère. Le plus drôle étant le sermon de Jeannine Blanco sur la nécessaire discipline de majorité. Quand on vient comme elle, comme Ghis Haye et Alain Robert, de s’asseoir sur les consignes du parti socialiste et de voter en faveur de l’Hôtel du Palais, on est tout à fait bien placée pour faire la morale aux autres.

Nathalie Motsch demande à parler en dernier et se montre très claire dans sa position. Non, elle ne retirera pas son recours car il est légitime, non elle ne démissionnera pas, car le dossier Hôtel du Palais ne fait pas partie du pacte de majorité et elle ne s’est donc pas montrée déloyale en exprimant son indignation sur ce dossier.

Veunac pris en tenaille

L’affaire Motsch illustre à merveille les actuelles dissensions entre Veunac et Lafite. Dans la foulée du conseil municipal du 15 octobre, Mimi-la-malice avait évoqué un instant avec ses proches l’idée de faire une charrette massive avec tous les adjoints et les élus s’étant opposés à lui dans le dossier Hôtel du Palais. Exit Barucq, Motsch, Mimiague, Boissier, avant d’annoncer une recomposition de la majorité, dans laquelle Domège, Puyau, Darrigade et Saint-Cricq trouveraient toute leur place.

Nathalie Motsch, droite dans ses bottes de sept lieues. Depuis le dossier du Palais, elle a l’impression qu’un boulevard politique s’offre à elle.

Mais Veunac est trop fin politique pour ne pas percevoir les inconvénients de cette idée. Les opposants de pacotille qui lui servent la soupe depuis deux conseils sont beaucoup plus utiles à la porte de la majorité jusqu’en 2020 plutôt qu’en alliés officiels. Et le cas Barucq reste délicat, compte tenu de son poids politique et de ses soutiens. Quant à « Calamity Motsch », comme la surnomment ses ennemis, puisqu’elle est désormais prête à défourailler sur tous les dossiers, Veunac ne peut s’empêcher d’affirmer en privé une certaine admiration pour le caractère et le talent oratoire qu’elle manifeste. L’idée est donc de l’admonester tout en lui pardonnant. Veunac se montre grand seigneur et en même temps, en la maintenant dans ses fonctions d’adjointe à l’Urbanisme tout en lui ôtant l’accès à tous les dossiers « sensibles » de la Ville, gérés par le seul Touret, il la contrôle un peu mieux.

La crise de nerfs de « La Faillite nous voilà ! »

C’est sans compter sur le manque de nerfs du Premier adjoint aux Finances qui fiche par terre ce beau projet. Dans le dossier du Palais, Veunac et Lafite sont parfaitement conscients qu’ils ont au minimum roulé sur la ligne jaune et contrevenu aux us et coutumes de la vie publique. Quand leurs opposants parlent d’aller au pénal, ils savent parfaitement que ce n’est pas une simple vue de l’esprit. Pour mémoire, les élus hostiles au projet du Palais, malgré leurs demandes répétées, n’ont toujours pas vu les nouveaux contrats signés avec les banques, ce qui est pour le moins surprenant. On aurait quelque chose à cacher ?

« Calamity Motsch », sortant les colts, a parlé de « casse du siècle » dans cette affaire. Ce qui est sûr c’est que le duo mis en cause dans ce dossier n’affiche plus désormais une très grande solidarité. Lors de la réunion du 12 novembre, Lafite avait surpris tout le monde en apostrophant en public Veunac à propos de l’adjointe à l’Urbanisme. « Je ne veux plus travailler avec elle. Michel, tu prends tes responsabilités ! »  Voilà pourquoi Michel Veunac s’est résigné à retirer sa délégation à son adjointe, tout en déplorant le manque de sens politique de celui que les Biarrots surnomment désormais « La Faillite, nous voilà ! »

Le maire est bien conscient que la nouvelle passionaria de Biarritz est déterminée à aller jusqu’au bout en 2020 et qu’elle va constituer une adversaire redoutable. En privé, il déplore la nervosité de Lafite et estime qu’en lui retirant sa délégation, il lui ouvre un boulevard politique. Pour une fois Motsch et Veunac semblent parfaitement d’accord et, en refusant de retirer son recours ou de démissionner, force est de constater que Nathalie Motsch a fait preuve de beaucoup de sens tactique.

Jusqu’où ira l’opposition ?

Veunac affirme avoir l’accord tacite de Saint-Cricq pour voter en faveur de l’éviction de Nathalie Motsch. Impossible de savoir si c’est de l’info ou de l’intox. Mais tout paraît désormais possible de la part de celui qui a été le meilleur opposant de la Ville pendant quatorze ans.

Heureusement Veunac garde plus d’un tour dans son sac à malices. Il n’a pas oublié qu’il a été mis en minorité au sein de ses propres troupes le 30 juillet dernier et que le retrait de délégation de Motsch pourrait être problématique lors du prochain conseil municipal qu’il a repoussé au 12 décembre pour respecter les formes légales. Info ou intox, Veunac s’est vanté auprès de sa garde rapprochée d’avoir contacté Saint-Cricq et d’avoir obtenu de lui l’assurance qu’il voterait ainsi que les autres membres de l’opposition favorables au dossier du Palais en faveur du retrait de délégation de Motsch. Quand on est ridicules, pourquoi s’arrêter à mi-chemin !

Depuis plus de trois mois, Bisque, Bisque, Basque ! sollicite ses confrères pour trouver un exemple d’une ville de moyenne importance où l’opposition a rallié le maire le jour où il se retrouvait en difficulté avec sa propre majorité. L’imagination des politiques étant sans limite, il doit certainement exister un endroit autre que Biarritz où des élus se sont livrés à de telles acrobaties éhontées. Mais, malgré la promesse d’offrir au confrère qui me trouverait la réponse les œuvres complètes de Michel Veunac en papier vergé Vélin avec reliure plein cuir doré à l’or fin, personne n’a pu dénicher l’équivalent de ce qui vient de se passer à Biarritz.

L’opposition peut rejoindre momentanément un maire dans un projet. Mais la morale républicaine veut, si le maire est en difficulté dans son propre camp, que l’on s’abstienne. Dans le cas du retrait de délégation d’une adjointe, il en est de même. On laisse la majorité se débrouiller entre elle.

Souhaitons donc un vote à main levée pour que l’on puisse mesurer une fois de plus à quel point une bonne moitié de nos élus n’a plus le moindre respect pour son mandat et pour ses électeurs.

Si Veunac va bien avoir besoin dans les jours qui viennent de ses petites pilules de ginko biloba, les Biarrots, eux, n’ont visiblement pas fini d’avaler des kilos d’anxiolytiques !

Un grand moment comique

La vidéo dure presque une heure et trente minutes mais elle vaut tous les sketches irrésistibles que vous avez déjà pu voir. Piètre orateur un peu bredouillant, Michel Veunac, ce jeudi 27 mars 2014 au casino Bellevue, joue les rassembleurs face à l’ogre Brisson et encense à tout va. « François Amigorena, ce chef d’entreprise qui parcourt le monde entier.  Nous avons la chance à Biarritz d’avoir des personnalités exceptionnelles comme celle-là ». C’est le temps où tout le monde s’aime, tout le monde y croit, derrière le vieux sage Veunac. Barucq, Motsch, Claverie, tressent des couronnes de laurier à l’homme qui va rassembler Biarritz. À vous dégoûter à tout jamais des politiques.

https://www.youtube.com/watch?v=RpiyI9xMW8A