Guillaume pose ses couilles sur la table

En annonçant sa candidature, le ministre de l’Agriculture fait sacrément bouger les lignes de la future élection municipale.

Quand votre maison est en feu, vous ne vous préoccupez pas de savoir si votre sauveteur est basque, béarnais ou drômois d’origine. On reproche trop souvent aux politiques de gérer leur carrière comme des petits boutiquiers pour ne pas saluer le panache avec lequel le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume vient d’annoncer qu’il serait candidat aux prochaines élections municipales, précisant même qu’il ne demanderait pas l’investiture LRem, investiture probablement déjà attribuée à Michel Veunac.

La politique consiste à prendre des risques et Didier Guillaume en faisant fi de toutes les conventions et en s’opposant au duo Veunac-Lemoyne démontre un sens de l’analyse politique certain. Si Veunac avait simplement été un maire médiocre, la candidature de Guillaume n’aurait guère été judicieuse. Mais nous venons de vivre le mandat le plus calamiteux de l’histoire de Biarritz, avec un maire de 74 ans qui souhaite se représenter en compagnie de quelques invendus de la vie municipale façon Destizon ou Castaignède ou du bien fade sous-ministre Jean-Baptiste Lemoyne. Une rupture, un retour à un fonctionnement démocratique et à une transparence de la vie municipale s’imposent et pour toutes ces raisons, la candidature de Didier Guillaume est une bonne nouvelle.

Le moment opportun

Et tout d’abord ayons tous une pensée émue pour tous les professionnels de la gamelle, ceux dont le seul souci d’un mandat à l’autre est de conserver un poste et les indemnités afférentes. Ils ont bien conscience de miser sur une Rossinante en choisissant Veunac. Mais comme ils étaient persuadés que Didier Guillaume n’irait pas à l’affrontement faute d’avoir obtenu l’investiture, nombreux étaient ceux prêts à jouer Veunac pour satisfaire leurs ambitions personnelles. Or, ce n’est un secret pour personne, Veunac a beaucoup de mal à bâtir sa liste malgré ses tentatives de ratisser large, comme en témoigne la pauvreté de ses quinze soutiens lors de sa conférence de presse aux « Baigneuses », où il a paru en brasse coulée, pérorant sur sa santé et affirmant être en pleine forme comme jamais, ce qui saute aux yeux de tous.

Exemple drôle au possible et tellement révélateur, Michel Veunac a invité jeudi dernier à midi au Bar Jean Serge Istèque pour lui annoncer qu’il était prêt à l’accueillir sur sa liste. Il n’est vraiment pas rancunier, notre Mimi, ou sacrément démuni pour ratisser aussi large avec quelqu’un qui avait dit pis que pendre de lui. Ce n’est plus Biarritz années folles, mais Biarritz élections folles!

En annonçant sa candidature dès le 5 décembre, même s’il ne pourra être actif qu’à partir de janvier, Guillaume joue donc finement le coup et peut espérer coiffer sur le poteau son rival.

Attendre et voir avant de se pâmer

Sud Ouest web du 6 décembre

Qu’on ne se méprenne pas, Bisque, Bisque, Basque ! ne vient pas de tomber en soudaine pâmoison devant un ministre de l’Agriculture qu’il n’a jamais rencontré et à qui il n’a jamais parlé. Comme nombre d’électeurs biarrots, on va attendre les premières déclarations, les premières réunions publiques, l’annonce des premiers soutiens pour se faire une opinion plus précise et décider pour qui voter. Hommage involontaire à Bisque, Bisque, Basque ! ou plus probablement hasard complet, le candidat Guillaume, en réponse à ce blog qui annonçait que Veunac faisait du vieux avec du vieux, affirme dans Sud Ouest (7/12) : « Je ne ferai pas du neuf avec du vieux ».

On le souhaite vivement tant la nécessité d’une rupture avec les pratiques d’un Didier Borotra ou d’un Michel Veunac est vitale. On sait que Michel Poueyts est le grand copain de Didier Guillaume, que Guy Lafite qui a décidément l’âme d’un second fait les yeux de Chimène au nouveau candidat, que Ghis Haye va nous ressortir ses « valeurs de gauche » pour tenter de monter dans le char à bœufs du ministre de l’Agriculture.

Mais, malgré toutes ces réserves, il peut être intéressant d’avoir à la tête de Biarritz un homme d’envergure nationale qui est promis à jouer un rôle décisif aux côtés de Macron dans la future élection présidentielle de 2022 (Guillaume n’a pas de mérite, Macron n’a quasiment personne à gauche et ne peut s’appuyer ni sur Collomb ni sur Ferrand compte tenu de leurs casseroles judiciaires). À condition que les petites souris de la liste ne dansent pas quand il n’est pas là et ne reprennent pas leurs mauvaises habitudes de copinage et coquinage. Si on élit Didier Guillaume comme maire pour avoir Lafite et Poueyts aux commandes, vieux chevaux de retour aussi démonétisés que Destizon ou Castaignède, où est l’intérêt ?

Aller chercher les talents où ils sont

Et l’on en vient à ces listes d’opposition à Veunac pour lesquelles Bisque, Bisque, Basque ! éprouve beaucoup de sympathie. Dans les quadras-quinquas qui se présentent actuellement, il y a incontestablement des talents et des qualités : on aime le sens du contact et la réelle empathie de Maïder Arsotéguy  pour les Biarrots. Malgré son côté Bisounours qui ne veut se fâcher avec personne, on apprécie le côté sympa et les idées de Guillaume Barucq. On a de la sympathie pour la culture politique de François Xavier Menou et pour l’implication de son équipe. On admire aussi l’intelligence, le sens politique et le courage de Nathalie Motsch et, même s’il n’est pas de la même génération que les autres, on apprécie aussi la haute idée que se fait Jacques-André Schneck du rôle de maire.

Bisque, Bisque, Basque !  n’a qu’un reproche à formuler à tous ces candidats qui pensent à juste titre que Biarritz va dans le mur en continuant avec Veunac et qu’il convient désormais de moraliser la vie publique. Il ne suffit pas d’être jeune pour faire de la politique autrement. Chacun affirme avoir tout tenté pour s’allier avec les autres, ce qui reste à vérifier. Mais ces « jeunes » candidats pratiquent un peu une politique à l’ancienne en estimant qu’ils doivent obligatoirement être têtes de liste et que les autres doivent s’allier à eux. Et compte tenu de la « prime au sortant » dont bénéficie tout maire qui sollicite un renouvellement de mandat, on pouvait redouter que la machine à perdre soit en marche, chacun affirmant que la pire catastrophe serait d’avoir Veunac à la tête de la Ville pour un deuxième mandat, mais ne faisant concrètement rien pour remédier à cette tuile prévisible.

Il n’est pas déshonorant de s’allier

La candidature de Didier Guillaume modifie profondément la donne, car elle laisse entrevoir une défaite possible de Veunac, ce qui constitue l’espoir suprême de tous ceux qui suivent de près la vie politique biarrote. Celui qui est encore ministre de l’Agriculture annonce qu’il va bâtir une liste élargie. Ce qui est absolument nécessaire compte tenu de la prévisible dispersion des voix. Il n’est pas déshonorant d’être le numéro deux d’un ministre, son relais biarrot quand ses fonctions le retiennent à Paris. Et c’est probablement là une occasion unique d’apprendre son métier de futur maire et de comprendre la complexité du mille-feuilles administratif français où seuls les plus malins décrochent des subventions.

En ce sens, les semaines qui s’annoncent vont être passionnantes, même si la vie pour les « petites » listes va désormais être difficile car les médias vont se focaliser sur le duel opposant un ministre à un secrétaire d’État planqué derrière un vieux maire. Biarritz a besoin d’un gouvernement de salut public pour mettre fin à toutes les dérives municipales et l’arrivée de Dider Guillaume devrait permettre de créer des alliances susceptibles de faire espérer la victoire.

Pour ma part, je ne sais pas encore pour qui je vais voter mais si au deuxième tour, on retrouvait face à face un Drômois parachuté vivant sur la Côte basque depuis trente ans face à un pur Biarrot septuagénaire et incompétent, le choix serait vite fait. Quand la maison est en feu, il ne faut surtout pas mégoter.

Les malices élyséennes de La Semaine

Ce n’est pas par hasard si un dithyrambe de deux pages vient de paraître dans La Semaine. Le soldat Veunac avait rendez-vous jeudi à Paris et il fallait faire croire qu’il comptait encore quelques soutiens.

Ce n’est pas à un vieux chef d’orchestre comme Michel Veunac qu’on va apprendre à jouer de la musique ! Si Mimi-la-Malice se représente aux prochaines élections municipales, vous êtes priés de croire que c’est uniquement parce qu’il n’a pas fini sa tâche et que ses amis le poussent à poursuivre. Ce n’est évidemment pas par goût du pouvoir, des honneurs et des subsides qui vont avec, qu’un homme comme lui enchaînerait un deuxième mandat à 74 ans bien sonnés. Juste l’occasion une fois de plus de se sacrifier et de montrer son sens public et son altruisme.

Il ne s’est pas tué tout seul, Veunac ?

On connaît tous la soudaine et inextinguible passion pour Michel Veunac qu’affiche La Semaine du Pays basque, depuis le premier jour de son élection.  Ce qui n’a pas empêché le lecteur passionné que je suis de sursauter en lisant l’enquête des pages 2 et 3 de l’hebdomadaire, intitulée «  Mais qui veut tuer Veunac ? » signée par Jean-Philippe Ségot. Naïvement, pour avoir bien suivi pendant six ans ce calamiteux mandat comme jamais Biarritz n’en avait connu, j’avais tendance à croire que Veunac s’était tué tout seul avec son goût du pouvoir solitaire, ses hésitations, son incapacité à fédérer son équipe, ses copinages permanents et ses cachotteries systématiques.

Heureusement, La Semaine  est là pour remettre les petits bolcheviks dans le droit chemin et leur apprendre que les démissions successives d’Amigorena, Chazouillères, Motsch, Lannevère et autres relèvent d’une « tempête dans un bidet », que Max Brisson affiche « l’élégance de l’hippopotame », que le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume serait en fait un « ministre sous-marinier »  et que le « débranché »  Veunac va se rebrancher avant de gagner les doigts dans la prise la prochaine élection.

Une vérification du calendrier s’impose. Le chef d’orchestre Veunac sait donner le la à ses musiciens, mais quel est l’intérêt de ce dithyrambe sans recul à plus de trois mois des élections, alors qu’il aurait eu une toute autre efficacité vers mi-février ?

Un article qui arrive à point…

C’est du côté de Veunac et non de La Semaine qu’il faut chercher. Bisque, Bisque, Basque ! persiste et signe : la garde rapprochée de Macron cherche bien à « débrancher » Veunac et à mettre fin à ses souffrances, ce qui dans le cas présent relève de la plus totale humanité. Mais Mimi-la-Malice, soit pour continuer à faire monter les enchères, soit parce qu’il ne peut désormais plus envisager son existence sans une écharpe tricolore autour de la poitrine, est bien décidé à aller jusqu’au bout et à mener campagne, même s’il ne sait pas trop avec qui faire route.

Jeudi dernier, notre sémillant-maire-que-le-monde-entier-nous-envie était à nouveau reçu à Paris pour un entretien qui s’annonçait compliqué pour lui. Et miracle, quelques heures avant la rencontre prévue, un PDF de cet article pouvant faire croire aux instances parisiennes que Veunac avait encore des soutiens à Biarritz atterrissait sur le bureau. Entre amis, c’est bien la moindre des choses de se rendre des petits services de ce genre.

Un bidet ou une piscine olympique ?

Reste que la ficelle est un peu grosse et que la « tempête dans un bidet » a fait un peu tousser en haut lieu. En effet, la situation autour de Veunac relève du jamais vu pour un maire normal d’une ville normale. Outre les démissions des trois adjoints déjà cités Amigorena, Chazouillères, Motsch, il faut maintenant rajouter le premier adjoint Guy Lafite qui annonce sur France Bleu Pays basque qu’il ne repartira pas aux côtés de Veunac et qu’il soutiendra Didier Guillaume et les abertzale Poueyts et Daguerre qui viennent à leur tour de lâcher Veunac.

https://www.francebleu.fr/infos/politique/biarritz-guy-lafite-lache-veunac-et-rejoint-guillaume-1575037703

Pour caser tout ce beau monde dans un bidet, ça va être un peu compliqué. Désormais compte tenu de la débandade générale, on est beaucoup plus près de… la piscine olympique que du bidet, cette fameuse piscine olympique que Veunac avait promise aux Biarrots et qu’ils n’ont jamais vue. Manquerait plus que « l’hippopotame » Brisson décide à son tour de se jeter dans le grand bain !

Un appel du pied?

La nouvelle permanence électorale choisie par Guillaume Barucq interpelle. L’homme qui revendique la « place aux jeunes » a choisi un ancien magasin d’antiquités pour faire campagne. Ses détracteurs vont encore dire que c’est pour pouvoir s’allier le cas échéant à Michel Veunac au soir du premier tour. 

La gauche si gauche de Haye. La droite si maladroite de Brisson

C’est bien connu, en période électorale, les bonnes paroles n’engagent que les imbéciles qui y croient.

Sud Ouest du 18 novembre.

L’époque étant à la grandiloquence et aux contre-vérités absolues prononcées avec le culot qui convient aux périodes préélectorales, nous ne saurions trop conseiller à tous les passionnés de la vie publique biarrote d’équiper jusqu’en mars leurs sièges de ceintures de sécurité afn d’éviter de choir par surprise en lisant leurs journaux favoris.

Prenez par exemple Jean-Baptiste Lemoyne, ce secrétaire d’État au Tourisme qui n’est connu que de sa concierge et de la sénatrice Frédérique Espagnac mais qui se découvre une passion soudaine pour Biarritz. Est-on vraiment crédible en sortant des bêtises comme « Michel Veunac n’est pas un diseur, c’est un faiseur. Il a réalisé de grandes choses pour Biarritz : l’aéroport, l’hôtel du Palais… Il laisse le « tout à l’égo » aux autres car il a plus d’ambition pour sa ville que pour lui  » ? Tous ceux qui ont pu suivre de près les dossiers évoqués auront du mal à ne pas sourire de cette couronne de lauriers adressée à un homme qui n’aurait aucune ambition personnelle. Si Macron crée un ministère de la Flagornerie lors du prochain remaniement, il va avoir un prétendant de classe mondiale avec Jean-Baptiste Lemoyne.

Que pense le PS de « la gauche loyale » de Ghis Haye ?

Et il ne se passe désormais pas une journée à Biarritz sans son lot de candidats plus ou moins déclarés qui sont visiblement persuadés que c’est en racontant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui. Ghislaine Haye, cette élue qui met en avant ses valeurs de gauche les rares fois où elle prend la parole au conseil municipal, en est un magnifique exemple. Dégoûtée par l’ambiance qui règne au sein de la majorité, elle avait annoncé qu’elle se retirait de la vie politique.

Grand revirement dans Sud Ouest du 18 novembre. Notre brave Ghis’ va finalement donner son corps à la science électorale : « Il est inacceptable pour moi que cette gauche loyale, qui travaille efficacement ne soit pas présente ». On reste confondu devant tant d’abnégation et de dévouement et on savoure particulièrement l’évocation de « la gauche loyale » faite par celle qui, avec Alain Robert et Jeanine Blanco, n’a absolument pas respecté le vote interne des militants socialistes au moment du débat sur L’Hôtel du Palais et s’est ralliée au maire pour sauver son indemnité d’adjointe. On sortirait presque les mouchoirs quand la même geint sur l’attitude du ministre de l’Agriculture Didier Guillaume qui « ne l’a jamais contactée » bien qu’elle soit « la seule élue socialiste de l’exécutif… Et pourtant, il sollicite tout le monde à Biarritz ! ». Seule explication pour la pathétique adjointe socialiste : « Son mépris pour les petits élus et les femmes ». Et si, tout simplement, Didier Guillaume manifestait du bon sens en fuyant ce genre d’élue et en ne l’estimant pas digne de représenter la Ville ?

Brisson ne se souvient plus qu’il est élu des Républicains

Mediabask du 18 novembre.

À droite, cela ne va pas mieux si l’on se fie à l’interview un peu surréaliste donné par Max Brisson à Mediabask (18/11). Le sénateur biarrot fait une fois de plus de la politique à sa façon, c’est-à-dire détestable, en affirmant que « Les Biarrots attendent une impulsion nouvelle », ce qui ne mange pas de pain, avant d’affirmer que « L’offre actuelle me déçoit, elle ne me convient pas, donc je ne procède pour l’instant à aucune élimination. ». Rappelons tout de même que Max Brisson a été élu sénateur sous l’étiquette Les Républicains, qu’une des candidates, Maïder Arostéguy, a obtenu l’investiture LR et que la moindre des choses dans ce cas-là, quand on respecte le maillot que l’on porte, est de s’abstenir de tout commentaire contre la candidate de son camp, même si l’on n’est pas capable d’imaginer quelqu’un d’autre que soi à la mairie.

Mais il y a plus fort encore. Si l’on en croit La Semaine du Pays basque (22/11) Max Brisson, en compagnie de Michel Poueyts, aurait signé une lettre destinée à Macron pour que Didier Guillaume reçoive l’investiture LARem. Et plus fort encore, des signataires se sont retrouvés à l’insu de leur plein gré mentionnés dans la lettre, comme Laurent Borotra qui avait refusé catégoriquement l’idée. Un sénateur républicain qui vole au secours d’un socialiste repeint aux couleurs En Marche, ça doit être ça l’ouverture façon Biarritz.

Heureusement que Christian Jacob ne doit plus avoir grand monde sur qui compter car on a connu des élus exclus de leur parti pour beaucoup moins que ça.

Papy manœuvre comme un chef

Bisque, Bisque, Basque ! l’a souvent écrit : prenez tout ce petit monde qui s’agite actuellement pour décrocher l’écharpe tricolore et expédiez-le dans un des îlots où s’est tourné Koh Lanta. À la dizaine de candidats affamés qui vont concourir en mars prochain, ne laissez à manger qu’une seule noix de coco. Vous pouvez être certains que c’est Veunac qui s’en emparera.

Difficile de décrire avec précision, une situation particulièrement mouvante même si beaucoup d’informations filtrent de Paris. G7 oblige, Macron souhaite « débrancher » Veunac en douceur, ce qu’a bien compris notre Mimi-La-Malice local. Le week-end dernier il était encore à Paris pour négocier son cas et tenter d’obtenir l’investiture LaREM. Et il clame partout qu’il se présentera quoi qu’il arrive. Info ou intox ? Les deux probablement et une très belle manière de faire monter les enchères.

Comme en témoigne sa déclaration de patrimoine déposée en 2014 au moment de son élection, Veunac était loin de rouler sur l’or en 2014. Quand on a pris l’habitude d’être invité partout et de gagner 8 000 euros par mois, il doit être assez difficile de renoncer à ce genre de facilité. Il suffit alors de dire qu’on est uniquement préoccupé par « l’intérêt supérieur des Biarrots »  pour se représenter en se drapant dans la vertu. La République regorge de fromages qui offrent beaucoup d’argent pour peu de travail et Macron a probablement réfléchi à cette hypothèse, seule capable de faire renoncer ce maire décrié de 74 ans qui semble incapable de mener à bien un second mandat.

Mais le pouvoir est une drogue dure et Michel Veunac savoure certainement la revanche qu’il prend sur tous ceux qui l’ont méprisé de Borotra à Brisson. Et il est fort possible que rien ne puisse le convaincre de renoncer à l’élection. D’autant plus qu’il va intégrer Jean-Baptiste Lemoyne, et probablement l’ex-patron de la SNCF et néoretraité biarrot, Guillaume Pepy dans sa liste. Et force est de constater que ce maire au bilan catastrophique aura une fois de plus manœuvré comme un chef.

Didier Guillaume de son côté est totalement coincé. Il est prêt, sa candidature intéresse les Biarrots même si certains crient au parachutage, et l’actuel ministre de l’Agriculture se déclare persuadé de gagner la Ville. On espère seulement s’il l’emporte qu’il n’invitera pas dans sa liste des candidats de l’ancien monde comme Guy Lafite ou Michel Poueyts, tant ces deux-là incarnent tout ce que détestent les Biarrots.

Mais Didier Guillaume, qui va jouer un rôle majeur dans la future campagne présidentielle de Macron (ses soutiens à gauche sont plutôt rares) ne peut pas se permettre le luxe d’un affrontement avec Veunac et Lemoyne. Il se présentera, comme le souhaite Macron, uniquement si Veunac accepte un poste honorifique et se laisse débrancher en douceur.

Ce qui est loin d’être fait.

Et comme Max Brisson, qui rêve d’un poste de conseiller communautaire pour s’emparer à terme de l’Agglo, a bien compris que Veunac, avec Lemoyne et Pepy, n’a pas vraiment besoin de lui, il pose des jalons dans toutes les listes pour tenter de faire partie de l’équipée gagnante.

Vous l’avez compris, en politique, la seule chose qui compte ce sont les convictions.

La triple angoisse de l’électeur biarrot

Globalement décevantes, les réunions publiques des futurs candidats se contentent souvent de vagues promesses à propos des trottoirs délabrés ou des navettes. Alors que trois grandes questions se posent.

Les réunions publiques de précampagne électorale ont ceci en commun avec les réunions de famille qu’on y évite soigneusement les sujets qui fâchent et qu’on se contente le plus souvent de deviser sur l’accessoire. Bisque, Bisque, Basque ! s’efforce d’assister aux déclarations de candidature et aux premiers rassemblements de tous ceux qui visent la mairie en 2020. Tandis que Michel Veunac se réfugie dans son splendide isolement, candidat déclaré bien incapable de dire avec qui il va partir, que Guy Lafite frétille et que Didier Guillaume se souvient soudain que Biarritz est désirable, Maïder Arostéguy, Nathalie Motsch et Jacques-André Schneck (par ordre d’apparition sur la scène médiatique) en attendant Guillaume Barucq la semaine prochaine et sans doute bientôt Marine Batiste et François-Xavier Menou, s’efforcent de tenir un maximum de réunions publiques pour aller à la rencontre des Biarrots.

On commence souvent à s’intéresser à la vie publique lorsqu’on rencontre des difficultés. Il est donc normal que dans ces réunions publiques se trouve toujours un riverain pour déplorer l’état du trottoir devant sa porte ou un autre souhaitant que la navette passe devant chez lui et non dans la rue à côté. Et il est donc normal que le ou la candidate déclarée hoche gravement de la tête pour bien faire sentir combien la question le passionne et fasse une promesse qui ne vaudra au mieux qu’en cas de triomphe électoral.

Mais, même si ces réunions permettent d’avoir une meilleure idée du « style » de chacun, Bisque, Bisque, Basque ! éprouve globalement une assez grande déception, tant il a le sentiment que ce qui préoccupe véritablement tous les Biarrots suivant de près ou de loin la vie municipale, est délibérément occulté par les candidats. Voici donc les trois sujets que Bisque, Bisque, Basque ! souhaiterait voir évoqués lors des réunions publiques.

COMMENT RESTAURER LA CONFIANCE ?

Aurait-il quelque chose à craindre ? Ces jours derniers, Michel Veunac a pris langue avec les principaux candidats pour leur demander de mener une campagne électorale propre. Venant de sa part, il fallait oser ! Il faut dire qu’après le mandat calamiteux qu’il vient d’accomplir, Mimi-La-Malice a quelque raison de redouter l’ironie de ses rivaux électoraux. Quel changement en six ans à Biarritz ! On est passé d’un maire un peu fripon sur les bords, qui avait à l’évidence effectué le mandat de trop mais qui était respecté de la plupart des Biarrots, à un maire désastre absolu, incapable d’imposer son autorité et qui a transformé la Ville en vaude…ville permanent. Dossiers planqués, donnés à la dernière minute au conseil municipal, opérations qui ne semblent destinées qu’à favoriser des copains, adjoints qui démissionnent en série, opposition qui trahit et vient voler au secours de Veunac. Après un mandat aussi réussi, on comprend que Veunac souhaite en accomplir un second !

Bien évidemment, tous les futurs candidats promettent « de la transparence » et certains avancent même des idées originales : un « déontologue » pour Jacques-André Schneck, une commission qui aurait droit de veto sur les projets municipaux pour Nathalie Motsch, des représentants de l’opposition dans toutes les commissions importantes pour Maïder Arostéguy. Tout cela va dans le bon sens et Bisque, Bisque, Basque ! ne peut que s’en féliciter. Ce qui n’empêche pas le spectateur qui assiste aux réunions électorales de ressentir un certain malaise tant il a le sentiment que tout ce petit monde politique qui s’agite en période électorale reste dans l’entre-soi.

Les Biarrots ont besoin d’entendre dire de la bouche des candidats que le dernier mandat a été un désastre absolu, de se faire confirmer qu’en aucun cas une alliance avec Veunac au soir du premier tour n’est envisageable, de savoir qu’ils ne vivront plus jamais cela. Les errances d’un Brisson, les trahisons d’un Saint-Cricq, les flagorneries d’un Claverie leur ont fait totalement perdre confiance en leurs élus et ils ont besoin de rupture avec les pratiques anciennes. Quand Guillaume Barucq affirme qu’il « s’entend bien avec tout le monde », quand Nathalie Motsch évoque Didier Borotra avec des trémolos dans la voix ou quand Jacques-André Schneck, par élégance sans doute, ne parle quasiment pas du mandat Veunac lors de sa première réunion publique, l’électeur qui a pris la peine de se déplacer se demande si on n’est pas en train de lui préparer un nouvel emballage pour habiller des manières de fonctionner fort anciennes.

La gravité de la situation à Biarritz aurait exigé un « mandat de salut public » où tous les opposants à Veunac se regroupent pour redonner à la Ville une gouvernance saine pendant six ans. Au lieu de cela, le bal des égos est en marche et chacun est convaincu de pouvoir sauver la patrie tout seul et use ses forces à combattre des adversaires aux idées souvent très proches, au lieu de combattre l’équipe en place. En mars prochain, les électeurs biarrots devraient avoir le choix entre une dizaine de listes. C’est la meilleure façon de faire réélire le maire sortant.

COMMENT RÉTABLIR LES FINANCES ?

Si je promets à mes enfants un scooter neuf au cas où je gagnerais le gros lot de la Loterie nationale, suis-je un bon père ou un enfumeur de première ? On sait tous ce qu’il advint de la piscine olympique annoncée par Veunac en 2014. Chaque candidat a un magnifique programme… de dépenses à proposer aux Biarrots : Ville écologique, Ville débarrassée de son viaduc à La Négresse, Ville où les jeunes pourraient enfin s’installer grâce aux logements sociaux… Les idées ne manquent pas et c’est logique en période électorale. Mais quand on évoque le financement de ces mesures, chaque candidat balaie le problème d’un large revers de la main : « Des ressources, on en trouvera ! » Est-ce si sûr ?

Petit rappel historique : Biarritz est une ville riche qui ne devrait avoir aucun souci d’argent. Entre ce que rapporte le tourisme, le casino et les droits de mutation liés aux transactions immobilières, le budget de la Ville devrait s’équilibrer sans problème. Malheureusement la folie des grandeurs de Didier Borotra et le gouffre financier représenté par La Cité de l’Océan, ont conduit la Ville à une situation très préoccupante, puisqu’elle était tout près en 2014 de la mise sous tutelle (Dans ce cas-là le préfet est seul habilité à autoriser les dépenses), lorsque Veunac et Lafite sont arrivés aux manettes. Situation d’autant plus grave que tous les fondamentaux de la Ville ont été négligés lors du dernier mandat de Borotra : voieries à l’abandon, taux de logements sociaux tellement bas que nous payons 600 000 euros d’amende à l’État chaque année, on en passe et des meilleures.

Si l’on en croit le discours officiel du sémillant « Lafaillite-Nous-Voilà ! », les finances municipales ont été rétablies de façon brillante par le pas qu’un peu énarque qui dirige en second la Ville. Et l’on pourrait imaginer qu’il dit vrai, puisque l’opposant historique Jean-Benoît Saint-Cricq, qui depuis juillet 2018 et le vote de L’Hôtel du Palais est en pamoison devant la majorité municipale après en avoir dit pis que pendre, ne cesse de souligner la rigueur budgétaire manifestée par l’équipe en place. Mais quelle blague !

De la même façon que le Français moyen possède un livret de Caisse d’Épargne pour les imprévus de l’existence, les Biarrots avaient un petit pécule pour se prémunir en cas de difficulté : la propriété de L’Hôtel du Palais. Un bien estimé autour de 200 millions d’euros et qui aurait facilement trouvé preneur. Au lieu de cela, les lambeaux de la majorité municipale, aidée de cinq opposants qui les ont rejoints, ont opté pour un bail emphytéotique de soixante-quinze ans qui fait perdre toute marge de manœuvre à la Ville et pour un emprunt assumé par la coquille vide qu’est la Socomix. Qui serait bien incapable de rembourser les traites si le prévisionnel établi par Hyatt s’avérait trop optimiste, ce que semble penser la spécialiste de l’économie des palaces Virginie Lannevère, ainsi que plusieurs anciens administrateurs comme Anne Pinatel ou François Amigorena.

C’est facile de présenter un budget en équilibre quand on planque la dette sous le tapis !

Les Biarrots ne sont pas des enfants à qui on ne doit rien dire pour ne pas les inquiéter. Les candidats en piste pour les prochaines municipales au lieu de s’étendre sur leurs projets, qu’ils auront un mal fou à financer, feraient mieux, comme le faisait Winston Churchill au sortir de la guerre, de promettre « du sang et des larmes », tant la situation financière de la Ville s’annonce délicate pour le mandat à venir avec une Cité de l’Océan bien loin d’être sauvée avec ses chiffres de fréquentation dérisoires. Mais comme le sujet n’est pas porteur électoralement, il est tellement plus facile de glisser, d’éluder et de faire croire qu’on se prépare à un mandat normal dans une ville normale.

COMMENT RAVIVER LES ALLIANCES ?

En 2020, les maires français seront voués à la schizophrénie. Pour ses administrés, le maire est celui qui décide de tout localement, alors qu’il est surtout le porte-drapeau de sa Ville au sein d’une entité qui prend toutes les décisions importantes. Et quand l’entité est XXL, comme la Communauté d’Agglo du Pays Basques (CAPB) avec ses 158 communes, on comprend mieux la nécessité impérative d’avoir des rapports harmonieux avec ses collègues pour obtenir des arbitrages en faveur de sa Ville.

En apparence, en apparence seulement, le G7 est une grande réussite pour Michel Veunac. Si ce grand raout mondain et planétaire s’est déroulé sans trop de casse pour le Pays basque, malgré une indemnisation scandaleusement faible des commerçants, il n’en va pas de même pour notre Mimi-Imperator-que-le-monde-entier nous-envie.

D’abord les services élyséens, qui ont longtemps séjourné à Biarritz pour préparer l’événement, ont pu prendre la mesure du maire qui nous dirige. Et visiblement, si l’on se fie aux discours où Macron a soigneusement évité de prononcer le nom de Veunac et à cette investiture LaREM tant convoitée que le maire semble en peine d’obtenir, l’État n’a pas été franchement bluffé par notre porteur d’écharpe tricolore.

Mais il y a bien pire pour l’avenir immédiat de Biarritz. Officiellement vice-président de l’Agglo, Veunac n’a prévenu personne lorsque Macron lui a demandé d’avancer la date du G7 fin août, à cause des élections canadiennes. Tous ses collègues de l’Agglo ont été mis devant le fait accompli. Jean-René Etchegaray et Claude Olive, les maires de Bayonne et Anglet, qui sont les alliés naturels de Biarritz au sein de la CAPB face aux maires du Pays basque intérieur, ne décolèrent pas sur la façon de procéder de Veunac. Résultat : toute demande qui viendra de Biarritz, et en particulier si Veunac est réélu, sera examinée à la loupe et rejetée chaque fois que ce sera possible tant la rancune demeure tenace. On en a la preuve sur le dossier Aguilera et la procédure MECDU (Mise en Conformité des Document D’Urbanisme) en cours. Veunac a cru pouvoir faire accélérer les choses. Il devra patienter 18 à 21 mois et rien ne prouve que son projet ne sera pas encore retoqué.

Ce sujet de l’Agglo, de la pacification nécessaire des relations avec les autres maires, doit être évoqué par les candidats même s’il n’est pas très sexy et parfois difficilement compréhensible par les Biarrots, tant l’avenir de Biarritz est lié à un fonctionnement harmonieux au sein de la CAPB. Là aussi, le sujet passionnerait sans doute les auditeurs s’il était traité publiquement par les candidats au lieu d’être évoqué du bout des lèvres.

En fait, comme dans les réunions de famille, c’est parfois le premier pas qui coûte le plus. Soit on fait de la politique comme avant, le candidat et l’auditoire se contentant de banalités prudentes et on rentre le soir un peu frustré de ne s’être rien dit avant de se séparer. Soit on prend le risque de voir les assiettes voler, et on se dit ce qu’on a à se dire avec franchise pour pouvoir repartir sur des bases saines.

Allez, encore un effort, Messieurs et Mesdames les candidats !

 

Ce ticket Arostéguy-Brisson qui change la donne

Tandis que LaRem cherche à débrancher Veunac, estimant qu’il n’a plus de soutiens crédibles, Max Brisson prend tout le monde à contre-pied avec un ralliement probable à Maïder.

Cet homme aime être là où on ne l’attend pas. Quand il annonce qu’il ne peut assister au conseil municipal, bloqué qu’il est par la neige du côté d’Albi, il est probable que vous le retrouverez à Bayonne en train de préparer une élection départementale. Comme vous adorez les histoires d’arroseur-arrosé, et ratez rarement Les Feux de l’Amour, BBB va se faire un plaisir de vous raconter comment Michel Veunac et Max Brisson se sont livrés à un sacré marivaudage tout l’été, qui semble sur le point de se terminer avec l’arrivée surprise du sénateur dans la liste de Maïder Arostéguy et le cocufiage de Michel par Max, ce qui, avouons-le, ne nous fait pas une peine immense.

(https://jeanyvesviollier.com/2015/02/08/labsenteisme-de-brisson/)

Début 2019 : Max fait le tour de tous les candidats qui pensent déjà à l’élection municipale, en tenant à chaque fois le même discours, que ce soit devant Nathalie Motsch, Jacques-André Schneck ou Michel Veunac : « Je suis ta candidature avec beaucoup d’intérêt. Dès que ta liste décolle, je viens en renfort ». Courageux mais pas téméraire, notre sénateur !

Mars-2019 : Quand il voit les soutiens s’agréger autour de Maïder, Max comprend qu’il n’est pas le bienvenu dans cette liste, même si la conseillère départementale parle toujours de « son binôme adoré ».

Juin 2019 : Les listes se multiplient avec Barucq, Motsch, Schneck. Conforté par un bon sondage, Veunac semble difficile à battre. Max laisse croire au maire de Biarritz qu’il est prêt à partir avec lui et à faire cause commune avec les Saint-Cricq, Pouyau ou Frédéric Domège.

Septembre 2019 : Contre toute attente, le G7 se passe très bien et Veunac est persuadé qu’il va obtenir sans difficulté l’investiture LaRem. Brisson est aux cent coups, car Veunac ne le prend plus au téléphone depuis juillet. Pour tenter de se rassurer, Max annonce partout que Veunac a décidé de ne pas se représenter. Quelques Biarrots vont le croire.

Début octobre 2019 : Michel Veunac annonce qu’il est candidat aux municipales de 2020, mais personne n’est dupe. Le maire sortant essaie désespérément de faire monter les enchères avec LaRem, mais Macron freine des quatre fers. Le long séjour de sa garde élyséenne à Biarritz pour préparer le G7 lui a permis de comprendre qu’il se passait parfois des choses curieuses dans cette ville. Ce n’est pas par hasard si Macron s’est gardé de citer Veunac dans tous ses discours pendant le G7. Veunac a beau essayer de mettre dans son jeu Jean-Baptiste Lemoyne en lui faisant miroiter qu’il lui laissera la place très vite, LaRem reste sceptique.

Mi-octobre 2019 : Max, qui n’oublie jamais Biarritz même quand il est au Sénat, n’est pas sans constater que Maïder fait une très bonne campagne. Son côté sympa et proche des gens plaît et ses réunions de café font toujours le plein. Claude Olive de son côté, en tant que président départemental des Républicains, se rend compte que dans une élection à dix ou onze listes (On ne sait plus, il en pousse une nouvelle tous les jours !), le maire sortant a toutes les chances de gagner. Dès le retour de Max du Japon, où il a milité pour un « tourisme sportif » au Pays basque, Claude Olive réunit Christian Jacob, Max et Maïder dans son bureau et incite Max et Maïder à travailler électoralement ensemble, ce qui avait donné d’excellents résultats aux élections départementales puisque les deux avaient été élus.

Une martingale qui pourrait être gagnante

Tout n’est pas encore joué puisque Max et Maïder ont déjeuné ensemble le jeudi 31 octobre et que des « ajustements » sont probablement encore à trouver. On connaît les défauts de Max Brisson, ce penchant frénétique pour toute élection qui passe, cette façon d’avoir toujours trente-six fers au feu. On connaît aussi ses qualités, dont le fait d’être un bon sénateur, cultivé, bosseur et compétent. On connaît les qualités de Maïder qui passe bien auprès des Biarrots et leur donne le sentiment de les comprendre et le reproche majeur qui lui est fait : être un peu inexpérimentée pour le poste. Avec Max, ce grief ne tient plus.

Il semble acté que Maïder serait tête de liste et que Max ne revendiquerait qu’un poste de « simple » conseiller municipal assorti d’un poste de conseiller communautaire, histoire de pouvoir postuler à la présidence de l’Agglo (La règle des deux mandats, l’obligerait alors à renoncer à son poste au conseil départemental). Politiquement, ce choix semble judicieux car il devient très « lisible » pour tous ceux qui suivent de loin la politique. Ce sera un duel LaRemLes Républicains et sans doute une très mauvaise nouvelle pour les autres listes à qui il faudra sacrément de talent pour exister face aux deux poids lourds. L’arrivée de Max est aussi contrariante pour quelques très proches de Maïder qui prônaient un résolu « Tout sauf Max ! ». Mais la politique est une école de pragmatisme et ce ticket que personne n’avait envisagé est sans doute capable de mettre fin aux ambitions de Veunac de faire un deuxième mandat. Comme me l’écrit, un peu désabusé, un proche de Maïder qui n’est pas un grand fan du sénateur : « Il est libre, Max ! »

Veunac en plein doute

Le roi est nu et il n’a plus qu’une écharpe tricolore sérieusement mitée en guise de cache-sexe. Michel Veunac est un trop fin politicien pour ne pas avoir compris que sa stratégie d’annonce électorale a fait long feu. Il pensait s’en tirer en confiant à un cercle restreint de journalistes amis qu’il allait briguer un deuxième mandat, mais tout le monde a vu qu’il était bien incapable d’annoncer le moindre soutien, en dehors des habituels courtisans pour qui il est impensable de ne pas bénéficier d’une nouvelle prébende électorale lors des six prochaines années. Alors, comme il l’avait fait lors des périodes difficiles, Mimi-La-Malice bougonne et annonce un peu partout que finalement il ne va pas se représenter. C’est évidemment une façon de tester son entourage et de voir ceux qui ne se récrient pas assez fort en estimant qu’il est absolument irremplaçable pour Biarritz. Mais Michel Veunac a bien conscience que le nom de Jean-Baptiste Lemoyne qui était pour lui une sorte de Graal électoral ne produit pas l’effet escompté. Même s’il est le compagnon de la sénatrice Frédérique Espagnac et possède depuis peu un logement à Biarritz, le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe reste un total inconnu et aux yeux des Biarrots un parachuté absolu.

Mimi-La-Malice avait aussi prévu de proposer à Guy Lafite un poste complètement indigne de ses compétences, genre onzième ou treizième de liste, pour que « La Faillite-nous-voilà » renonce de lui-même. Veunac aurait alors joué la proximité dans ses futurs meetings électoraux en disant que son mandat a été raté à cause de l’énarque qu’il avait nommé à ses côtés mais qu’entre 2020 et 2026 on allait voir ce qu’on allait voir. On ne sait jamais, mais avec quelques mémés amoureuses du beau Michel, sur un malentendu ça pouvait marcher.

Et si Lafite y allait avec Didier Guillaume ?

Même Veunac semble aujourd’hui avoir du mal à croire en cette stratégie et, les jours où il est de mauvaise humeur, il bougonne qu’il ne va pas se représenter et « laisser la place à Lafite qui va sans doute se faire un plaisir de rappeler Didier Guillaume ».

Info ? Intox ? Bien malin, celui qui peut dire si le ticket Brisson-Arostéguy affrontera Veunac-Lemoyne ou Lafite-Guillaume. Mais il est sûr que certains prétendants prennent leurs dispositions en conséquence.

François-Xavier Menou porte-parole de la liste « Changer d’ère » se veut positif : « On continuera quoiqu’il arrive. On est conforté dans notre position. On ne veut pas rentrer dans ce marigot-là ». Et quand on évoque les hypothèses électorales possibles, le suppléant de Vincent Bru se montre catégorique : « On ne s’alliera jamais à Maïder Arostéguy ou à Michel Veunac » Un nom n’a pas été évoqué par le sémillant quadragénaire, mais ça doit être un oubli.

Richard Tardits, pour sa part, se déclare « remonté comme en 14 » et annonce qu’il se lance dans la joute électorale. Enfin, l’opposant à la très sinusoïdale trajectoire, Jean-Benoît Saint-Cricq, qui voit tous ses rêves s’effondrer si Veunac ne repart pas, affirme lui aussi qu’il va monter une liste si Lafite est candidat. Au vu du mandat improbable qu’il vient de faire, il serait vraiment surprenant que les Biarrots s’enflamment pour lui !

L’âge du capitaine toujours en débat

Ce prof de français, retrouvé avec plaisir dans la cour de récréation de son lycée, m’avait marqué par sa réflexion, alors que je m’étonnais du tintamarre fait par les élèves : « Ce sont les élèves de sixième qui font le plus de bruit, car ce sont eux qui ont le plus besoin de faire savoir qu’ils existent ! » Frank Charriaut, le directeur de campagne de Marine Batiste, a un avis sur tout et c’est même à cela qu’on le reconnaît. S’il rencontre un des pilotes de la patrouille de France, il va sans nul doute lui expliquer les bases de la voltige aérienne. Dans le même registre, l’architecte d’Ocean-Start est nul, et je suis « nase » quand je décris les difficultés qu’éprouve Michel Veunac à descendre de sa voiture. Je vais donc expliquer ma position à ce nouveau donneur de leçons.

Je souhaite une excellente santé à Michel Veunac et j’espère qu’il pourra profiter longuement de ses petits-enfants. Mais poser la question de la capacité physique d’un dirigeant à exercer son mandat relève de la démocratie la plus élémentaire et non de l’intrusion. Le spectacle qu’offre Michel Veunac aux Biarrots – je pense par exemple au jour de l’inauguration de la place Saint-Charles où Guy Lafite a dû l’aider – interroge. Face à une fonction exigeante comme celle de maire de Biarritz, Michel Veunac qui aura 80 ans en 2026 sera-t-il capable de tenir? Le doute est permis.

Et si Frank Charriaut avait lu quelques journaux au lieu de se contenter des œuvres complètes de The Blond Biarrote, il saurait que le débat sur l’âge du capitaine a été récurrent dans la démocratie française. La question s’est posée au moment de la réélection de de Gaulle, comme pour celle de Jacques Chirac. C’est même pour cette raison qu’en 2002, le président de la République de l’époque a ramené le mandat présidentiel à cinq ans. Une idée que notre Monsieur-Je-Sais-Tout a sans doute jugé « nase ».

 

 

Une candidature tellement évidente

Avec un bilan aussi somptueux lors de son premier mandat, Michel Veunac ne pouvait que se représenter. Pour le plus grand bonheur des Biarrots.

Michel Veunac, un grand visionnaire pour Biarritz.

Farfelus candidats de l’opposition, blogueurs à la petite semaine, râleurs en tous genres, passez votre chemin et allez ronchonner dans votre coin. La prochaine élection municipale se joue désormais dans la cour des grands. Sans surprise Michel Veunac a annoncé ce matin qu’il se présentait pour un prochain mandat. Une candidature attendue avec soulagement par les Biarrots et qui va transformer en simple formalité l’élection du 15 mars 2020. En effet, il est évident qu’un maire sortant d’une telle qualité ne peut qu’être réélu triomphalement dès le premier tour.

UN HOMME EN PLEINE FORME PHYSIQUE ET INTELLECTUELLE

Qui a vu Michel Veunac, devant la mairie, descendre de sa voiture soutenu par son épouse, sait à quel point notre maire est fringant. En 2020, Michel Veunac n’aura que 74 ans et dans l’état de fraîcheur physique où il est, c’est avec allégresse qu’il va boucler le prochain mandat en fêtant ses 80 printemps. D’autant plus que Michel Veunac a un rêve secret : battre le record de Didier Borotra et réussir à rester plus de 23 ans à la tête de la Ville. Que toutes les mémés amoureuses du « beau Michel », que tous les ignorants de la vie publique bluffés par sa gestion pleine de créativité se rassurent : notre grand timonier a bien l’intention de tenir fermement la barre au moins jusqu’à 2037 !

Et d’abord comment pourrait-on envisager de se séparer d’un homme capable de citer Talleyrand dans le texte à chaque conseil municipal ou presque : « Tout ce qui est excessif est insignifiant » ? Là encore, seuls les esprits chagrins vont s’imaginer que Michel Veunac radote, alors qu’il fait preuve d’une admirable pédagogie en répétant aux buses de l’opposition son adage favori. De la même façon, c’est pour se mettre à la portée des Arosteguy, Motsch, Amigorena ou Chazouillères, ces trublions du conseil qui ne pensent qu’à se faire remarquer, que notre maire utilise des phrases simples truffées de banalités ou qu’il fait semblant de ne pas avoir les réponses aux questions et se tourner vers Christophe Landrin quand on lui demande si le contrat de Streeteo a été renouvelé.

UN GRAND LEADER CHARISMATIQUE

On peut penser ce qu’on veut de Didier Borotra, mais sous son règne, il n’y avait jamais un mot plus haut que l’autre à la mairie. Depuis 2014, le dévoué personnel municipal a l’impression de vivre en permanence dans une pièce de Feydeau où les portes claquent et où les injures volent bas. La liste présentée par Veunac en 2014, liste où se trouvaient des talents certains, n’aura fait illusion que quelques semaines ; « On devrait installer un monument funéraire dans le hall de la mairie, s’amuse sous couvert d’anonymat un fin connaisseur de la vie locale.  Entre les adjoints démissionnaires, ceux qui ont pris leurs distances et ceux qui ne sont plus en phase avec le maire, la liste des « Morts pour Biarritz » est impressionnante ».  D’autant plus que le peintre chargé d’inscrire les noms sur le monument aux morts va avoir du travail, puisque d’autres ralliements aux candidats de l’opposition vont arriver dans les semaines qui viennent. Enfin que penser de ces opposants qui ont trouvé soudain toutes les qualités au maire, en attendant qu’on leur accorde un strapontin sur la future liste électorale, qui va certainement être baptisée « liste naphtaline » au vu de l’âge canonique de ceux qui y postulent ?

UN GROS MALIN QUI NOUS PREND POUR DES IMBÉCILES

Courageux mais pas téméraire, Michel Veunac a annulé ce jour la conférence de presse prévue au « Petit bijou », un terme tout à fait adapté à son triomphal mandat, pour se contenter d’entretiens particuliers avec des journalistes « choisis ». Astucieusement, Mimi-la-Malice se garde bien de citer les noms de ses soutiens, se contentant de promettre à Sud Ouest (10/10) « un large rassemblement faisant une place importante à des acteurs de la société civile et aux jeunes générations« , mais il montre le bout de l’oreille quand il affirme « Je ne suis pas dans le sensationnalisme mais ça viendra ».

Veunac est suffisamment habile pour avoir trois ou quatre fers au feu en même temps et pour dire à chacun ce qu’il souhaite entendre. Le maire n’a pas oublié qu’Emmanuel Macron, malgré sa cour effrénée, s’est bien gardé de citer son nom pendant le G7, ce qui ne témoigne pas d’une adulation absolue du président pour le maire local.

Selon des proches du maire, le scénario serait le suivant : Notre-maire-rien-qu’à-nous que-le-monde-entier-nous-envie ne fait pas campagne jusqu’à la fin de l’année, ni n’annonce un quelconque soutien, se contentant de dire qu’il est « trop occupé en tant que maire ». Veunac a l’intention de mettre à profit cette période pour continuer à faire les yeux doux à la LRM et surtout pour convaincre Jean-Baptiste Lemoyne d’accepter le poste de numéro 3 de sa liste. Parallèlement à cette tentative de drague éhontée à laquelle Lemoyne ne serait pas insensible car Veunac lui a fait miroiter de lui céder son poste en cours de mandat, Veunac va tout faire pour que Guy Lafite ne se représente pas. Ce qui lui permettrait de charger son adjoint aux Finances pendant toute la campagne en le rendant responsable de tous les mauvais choix faits par la Ville. Reste enfin le cas de Max Brisson que Veunac rêve d’incorporer à sa liste. Max, qui craint pour son poste de sénateur, a tellement louvoyé depuis 2014 que tout paraît possible.

Et Biarritz dans tout cela ? Si l’actuel maire s’intéressait aux Biarrots, il y a bien quelqu’un qui aurait fini par s’en apercevoir. Ce n’est à l’évidence pas le cas, et ce sera encore moins le cas dans le prochain mandat…

… Alors vous savez tous ce qu’il vous reste à faire. En mars 2020, donnez un plein temps de liberté à Veunac pour qu’il s’occupe enfin de ses petits-enfants.

 

Veunac louvoie et Motsch se met en ordre de bataille

Tandis que Veunac tente assez pathétiquement de faire monter les enchères, Nathalie Motsch effectue une déclaration de candidature très réussie.

Ce n’est plus un maire, ce n’est plus un probable futur candidat aux municipales de 2020, c’est juste un commissaire-priseur de seconde zone qui tente de faire monter les enchères autour de sa bien immodeste personne. Bisque, Bisque, Basque ! partage en effet tout à fait l’analyse de La Semaine du Pays basque (28/9) estimant que la candidature de Michel Veunac est suspendue à un feu vert de l’Élysée, avec un Emmanuel Macron pas très enthousiaste à l’idée d’un Mimi-la-Malice portant les couleurs de LRM et entraînant dans son sillage le secrétaire d’État et compagnon de Frédérique Espagnac, Jean-Baptiste Lemoyne. Selon ce qui se murmure, ce dernier hériterait du poste de maire dans deux ou trois ans, au terme d’une élection interne après une opportune démission de notre Mimi-rien-qu’à-nous-que-le-monde-entier-nous-envie. (C’est la solution pour éviter un parachutage hasardeux, mais se fier à une promesse de Veunac semble tout de même d’une rare témérité).

Au passage, les Biarrots auront noté qu’une fois de plus, Michel Veunac n’a pas tenu sa promesse d’annoncer sa candidature ou son départ fin septembre. Mais le commissaire-priseur est tellement occupé à tenter de faire monter les enchères avec un poste honorifique et rémunérateur qu’il ne se souvient même plus de ce qu’il a dit quelques semaines auparavant. D’autant plus que, pour montrer aux foules ébahies l’œuvre immense qu’il a accomplie pendant son mandat, Veunac monte en épingle tout ce qui est possible. Mardi 3 octobre après-midi, il inaugurait… le hall d’accueil de l’office de tourisme. Et la semaine suivante, la porte repeinte à neuf des toilettes publiques de la grande plage ? Et la semaine suivante, le nouveau portail du château Boulard donnant sur la villa Sion ?

Lannevère, Pradier, Boissier au soutien

Dans ce climat de désespérance citoyenne, l’annonce de la candidature de Nathalie Motsch, trois heures avant l’inauguration par Veunac du hall d’accueil de l’Office de tourisme, même si elle ne constitue pas à proprement parler une surprise, ne peut qu’intéresser tous ceux qui pensent qu’il est grand temps pour le maire actuel de s’occuper de ses petits-enfants. Le rendez-vous était fixé dans les locaux de l’ancienne libraire « Le Festin nu ». Est-ce à dire que « Calamity Nathalie » envisage de ne faire qu’une bouchée du duo Veunac-Lafite ? Bisque, Bisque, Basque ! n’ira pas jusque-là mais a été très agréablement surpris par ce qu’il a vu et entendu.

En effet un trio majeur a effectué son « outing » lors de cette déclaration de candidature. Non pour parler de sa vie intime, mais pour déplorer un mandat où la démocratie a sans cesse été bafouée. Hervé Boissier, Brigitte Pradier et Virginie Lannevère ont tous les trois fait partie de la majorité aux côtés de Nathalie Motsch et ce qu’ils ont vu et entendu les a scandalisés. Leur parole a d’autant plus de poids qu’aucun des trois ne se représentera à la prochaine élection. Pour Hervé Boissier qui a accepté la présidence du comité de soutien à Nathalie Motsch : « Un mot est un mot. Une parole est une parole. Il faut recréer une ville apaisée et bienveillante et retrouver ce bien vivre ensemble qui caractérise Biarritz ».

Hervé Boissier et Brigitte Pradier ne se représenteront pas. De même que Virginie Lannevère. Mais ils vont soutenir Nathalie Motsch pour que les Biarrots n’aient pas à revivre un mandat aussi pénible que l’actuel.

Vice-présidente du comité de soutien, Brigitte Pradier tape encore plus fort, parlant « d’une majorité en pleine débâcle ». L’élue a visiblement été traumatisée par ce mandat et a besoin de le dire : « Nathalie Motsch a été insultée et bousculée lorsqu’elle prenait la parole. À chaque fois, j’ai eu honte » C’est Virginie Lannevère qui se charge d’habiller pour l’hiver le duo Veunac-Lafite : « La politique, ce n’est pas une carrière, ce n’est pas un trip, ce n’est pas une revanche narcissique. Un élu est là pour servir ses concitoyens. En ce sens, une page doit se tourner. Et une page doit aussi se tourner sur le sexisme archaïque qui a prévalu au sein du conseil municipal. Nous les femmes, n’avons pas à nous excuser d’être légitimes et compétentes ».

Motsch : « Une ville plus verte pour une eau plus bleue »

Un peu émue, mais ne perdant pas le sens de la formule qui la caractérise, Nathalie Motsch évoque ses débuts au conseil municipal en 2008, puis son poste d’adjointe à l’Urbanisme : « Dans cette délégation, j’ai beaucoup grandi. » Silence, sourire : « Oui, je sais, ça ne se voit pas » L’élue évoque brièvement le calamiteux mandat qui se termine : « Un processus démocratique en panne, des décisions prises sans concertation ». Ce qui l’intéresse surtout, c’est demain : « Nous ne ferons pas un mandat de transition, mais un mandat d’ambition. » Avec deux axes majeurs : « La démocratie participative et l’excellence environnementale ».

Une permanence fin prête à l’emplacement de l’ancienne librairie « Le Festin nu ».

Nathalie Motsch l’affirme : « Pour toutes les décisions majeures, les Biarrots seront consultés ». Quant à l’environnement, la candidate veut créer à Biarritz un Conseil supérieur de l’Environnement avec un adjoint qui aura droit de veto sur toutes les décisions prises par la Ville, dans le but de faire de l’écologie non un gadget mais une réalité. Ainsi, pour améliorer la qualité des eaux de baignade, Nathalie Motsch veut désimperméabiliser la ville, pour que les pluies torrentielles partent dans la terre et non dans l’océan. Avec la création d’une coulée verte, Nathalie Motsch et Éric Ménard, membre d’EELV, sont persuadés qu’il est possible d’avoir une ville « plus verte avec une eau plus bleue ».

Après cette déclaration de candidature rondement menée – une heure montre en main toutes interventions confondues ! – et ce programme très vert, on passe fort traditionnellement aux… verres et aux petits fours de fin de réunion.

Avec juste un détail qui semble avoir échappé à beaucoup et qui va sans doute intéresser tous ceux que la candidature de Motsch agace. « On va créer Biarritz à votre écoute, une structure où on pourra échanger ou téléphoner et qui sera ouverte 24 heures sur 24 », annonce la candidate.

À la place de ses rivaux politiques, on téléphonerait toutes les nuits vers 3 heures du matin pour tester la solidité de l’engagement et faire en sorte que l’impressionnant bataillon de soutiens qu’a réuni Nathalie Motsch ne puisse plus mettre un pied devant l’autre dans la journée. Mais surtout, ne le répétez à personne.