Enfin des places gratuites pour les Biarrots !

Sur le parking de la Côte basque, trois places sont réservées aux « Acteurs économique » (Sic !) Comme si les Biarrots n’en étaient pas eux aussi.

Tous les dictionnaires consultés sont unanimes : un acteur économique est quelqu’un qui participe financièrement à la vie d’un pays, d’une ville ou d’une entreprise. Vous n’en aviez sans doute pas conscience, mais, si vous achetez chaque jour votre baguette de pain ou votre journal à Biarritz, vous êtes donc un acteur économique de cette ville. Une ville où la question du stationnement a l’art de susciter des crises d’urticaire chez les Biarrots depuis un peu plus d’un an et l’arrivée de Streeteo.

Tandis que l’adjoint aux Finances, surnommé « La Faillite nous voilà ! », se frotte les mains publiquement en conseil municipal et est bien le seul à se féliciter – « L’argent rentre ! » -, les commerçants constatent avec effarement que les clients boudent de plus en plus le centre-ville pour aller déjeuner par exemple à la Chambre d’Amour d’Anglet, bondée pendant les vacances de février, tandis que les rues de notre ville offraient des places en veux-tu en voilà.

« La Faillite nous voilà! » a le sourire : les commerces meurent mais l’argent rentre grâce à Streeteo.

La mairie aurait-elle été soudain prise de remords ? Depuis un peu plus d’un mois, fleurit à nouveau sur le parking de la Côte des Basques une étrange inscription que le sagace photographe Daniel Velez avait déjà remarquée l’an passé, à la fin de la saison estivale : « ACTEURS ECONOMIQUE ».

Les mauvais citoyens qui la ramènent toujours vont se gausser de la faute d’orthographe commise par la mairie, alors qu’un minimum de réflexion leur aurait permis de réaliser le souci de l’argent public manifesté par ceux qui nous dirigent. S’il manque un S à « ECONOMIQUE », c’est uniquement parce que le préposé de service n’avait plus de peinture et que dans sa grande sagesse « La Faillite nous voilà ! » a refusé l’achat d’un nouveau pot après les 75 millions d’euros, et plus si affinités, engloutis dans la rénovation de l’Hôtel du Palais.

Les râleurs noteront aussi que des barrières ont été érigées sur ces trois places réservées sur le parking de la Côte des Basques, pour qu’elles ne soient pas occupées par n’importe quel acheteur exhibant sa baguette du matin et s’affirmant acteur économique.

Bisque, Bisque, Basque ! invite donc tous les Biarrots à écrire à la mairie pour revendiquer l’usage de ces places. Connaissant la promptitude avec laquelle Veunac répond à toutes les demandes de ses concitoyens, et le refus de tout passe-droit manifesté par la majorité en place, nul doute si votre demande est rejetée que vous saurez sous peu qui sont les bénéficiaires de ces places ultra-privilégiées.

Chez les Borotra, on se fait des chèques mais on ne se parle pas

Le système de défense de Didier Borotra pour justifier l’engagement de sa fille à la Cité de l’Océan a paru bien fragile devant la Cour d’appel de Pau.

À la sortie de l’audience, Didier Borotra discute avec quelques soutiens.

Comment reconnait-on quelqu’un qui sort du tribunal, lorsqu’on déambule dans les rues commerçantes de Pau ? À ses oreilles qui traînent par terre de fatigue après quatre heures d’audience ! Entre l’intention et l’action, on le sait, il y a parfois comme un léger décalage. Le maniement du micro, contrairement à la publicité des débats, n’est visiblement pas inscrit au programme des facultés de droit, ce qui est bien dommage.

Si la présidente de la chambre d’appel de Pau, Anne Dufau, captant les signaux de désespoir des nombreux journalistes et membres de l’association RamDam 64-40 venus à l’audience, a fait de louables efforts pour que l’assistance puisse suivre les débats, il n’en a pas été de même de ses collègues masculins, l’avocat général Dominique Boiron ou les avocats de la défense Daniel Lalanne, Jean-Baptiste Bordas ou Alain Astabie, qui, sans doute victimes de quelques poussées de testostérone, se sont sentis obligés de déambuler de long en large devant leurs micros ne permettant de comprendre ce qu’ils disaient que par éclipses. Heureusement, l’histoire racontée à la barre par Didier Borotra, sa fille Sophie et l’ex-directrice de la Cité de l’Océan Françoise Pautrizel est tellement croquignolette que les journalistes ont pu reconstituer toutes les « perles » qui ont jalonné l’audience.

On prend les mêmes et on recommence

Parfois, entre le procès en correctionnelle et celui en appel, les versions évoluent. Parfois les prévenus décident de s’accrocher à leur version, ce qui a été le cas, hier à Pau. D’où un grand sentiment de redite pour ceux qui avaient assisté en janvier 2017 au procès correctionnel à Bayonne où les trois prévenus avaient été relaxés de prise illégale d’intérêt et complicité de prise illégale d’intérêt, avant que le procureur ne fasse appel de la décision.

https://jeanyvesviollier.com/2017/02/01/les-borotra-ces-grands-pudiques/

Seule différence notable, Didier Borotra a paru beaucoup moins flambant qu’il y a deux ans, même si avec ses longs monologues il a souvent agacé les magistrats, tandis que Sophie Borotra et Françoise Pautrizel se sont montrées plus combattives qu’en 2017. Il faut dire que la tâche était rude pour les prévenus : expliquer comment Sophie Borotra, quelques jours après avoir créé son auto-entreprise, a pu signer en septembre 2013 un contrat avec la directrice de la Cité de l’océan, Françoise Pautrizel, sans que son père qui était maire de la Ville et président de la Société d’économie mixte ne soit informé par l’une ou l’autre.

« Guerre civile » à Biarritz

L’argument avancé par Didier Borotra qui aurait découvert « incidemment » en décembre 2013 que sa fille travaillait depuis deux mois à La Cité de l’Océan va faire sourire plus d’un Biarrot. Selon les dires de l’ex-maire « la tension était telle entre ses trois adjoints tous candidats à la mairie » qu’il était pris jour et nuit par « le climat de guerre civile » qui régnait à Biarritz. Les Biarrots ne se souviennent pas avoir vu des chars ou des hommes en armes sillonner les rues de la Ville, mais si notre ex-bon maire le dit…

Et s’il a laissé le contrat de sa fille courir après l’avoir découvert tardivement, c’est uniquement pour ne pas ajouter du trouble au trouble. Une version qui ne convainc nullement l’avocat général Boiron qui demande pourquoi le contrat de Sophie Borotra a alors été renouvelé en mars 2014, passant de 11 000 euros à 24 000 euros, trois semaines avant le retrait définitif de la vie publique du maire.

Grand moment de solitude pour Didier Borotra. Et grands moments de solitude ensuite pour Sophie Borotra et Françoise Pautrizel, la première expliquant que son immense carrière professionnelle justifiait tout à fait ce poste tandis que la seconde, de lin blanc vêtu, affirmait ne pas avoir vu le problème en engageant la fille du maire.

Des affirmations qui ne résistent pas toujours très bien aux investigations menées par la Police judiciaire en novembre et décembre 2015 qui a pu établir que le compte de Sophie Borotra était alimenté de « manière non négligeable » par ses parents au titre de la « solidarité familiale » comme l’a déclaré Didier Borotra aux policiers puisque leur fille récemment revenue d’Amérique du Sud se trouvait sans emploi. Miracle, au moment où elle démarre son activité à la Cité de l’Océan et alors qu’elle n’a officiellement pas informé sa famille de son activité, les parents, avec cet instinct infaillible dès lors qu’il s’agit de leur progéniture, réduisent considérablement la voilure financière pour que leur fille, désormais accablée par un terrible labeur dont on n’a retrouvé nulle trace écrite conserve sensiblement les mêmes revenus. Tout ceci n’est-il pas admirable ?

Sophie la grande muette

Sophie Borotra avec son conseil, maître Jean-Baptiste Bordas.

C’est le moment que choisit fort subtilement la deuxième conseillère Viviane Peyrot pour interroger Sophie Borotra sur ses relations avec ses parents. Un ange passe, car Sophie Borotra voit bien le piège qui lui est tendu : « On ne se voit pas tous les jours, on ne se téléphone pas. Mon père est un bon communicant ici mais pas forcément avec ses proches… Je ne lui ai pas dit d’ailleurs il y a un an que j’avais trouvé un poste à Pau » Autrement dit, si Didier Borotra et Sophie se sont chaleureusement embrassés au bar du Palais et ont mangé ensemble avant l’audience (juste à mes côtés pour leur plus grand plaisir !) c’est uniquement pour amuser la galerie. La réalité c’est que papa fait des chèques à sa fille mais ne parle jamais de rien avec elle et qu’il ne lit pas non plus les journaux puisqu’il ignorait que son grand copain François Bayrou avait nommé sa fille directrice des halles de Pau. On est prié de le croire.

« Des trucs qu’on fait en deux heures de temps »

Il a tout d’un gros chat paisible et endormi, alors qu’il surveille sa proie sous sa paupière mi-close. S’il n’impressionne pas par son physique, l’avocat-général Dominique Boiron doit compter quelques concours d’éloquence à son actif, car il possède à l’évidence l’arme fatale des prétoires, le mot qui tue. Au point que les trois avocats de la défense après son intervention, pédaleront comme des coureurs du Tour de France pour tenter d’estomper son intervention et déploreront unanimement « la férocité » du réquisitoire.

D’entrée l’avocat général note « qu’il se passe de drôles de choses sur la Côte basque et qu’un certain nombre d’élus locaux se croient tout permis » estimant que c’est « se moquer du monde » quand on est sénateur et qu’on fait la loi de ne pas savoir qu’une convention avec une personne doit être soumise à l’autorisation du conseil d’administration. Dominique Boiron évoque ensuite le rapport de la Chambre régionale des Comptes et les anomalies constatées à propos de la Cité de l’Océan puis s’étonne que « le tribunal de Bayonne ait avalé la couleuvre » en relaxant les prévenus. Pour lui, « personne n’a été impressionné par la compétence de Madame Borotra. Madame Pautrizel qui cherchait à faire des économies est tombé par hasard sur Madame Borotra, alors qu’il existe 210 cabinets de conseil et gestion à Biarritz » L’avocat général note aussi que le contrat en lui-même ne contient pas la moindre contrainte imposée. Quant à la réalité du travail effectué « des économies sur le téléphone et l’assurance », il se déchaîne : « Des trucs qu’on fait en deux heures dans un bureau deviennent l’essentiel de la mission de Madame Borotra ! » estimant même qu’on est « dans la logique du site les furets.com qui consiste à gagner quelques euros. »

Fort logiquement, tandis que les avocats de la défense s’efforcent de démontrer que le jugement de relaxe à Bayonne était parfaitement équitable, l’avocat général réclame 12 mois de prison avec sursis et 35 000 euros d’amende pour Didier Borotra, avec interdiction des droits civiques pendant cinq ans, 4 mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende pour Sophie Borotra et Françoise Pautrizel.

La décision sera connue le 29 août prochain.

Deux grands absents à ce procès

Depuis 2015 Didier Borotra et Guy Lafite ne s’aiment plus et ils ont quelques raisons pour cela. C’est en effet notre grand argentier en pull cachemire qui aurait paniqué et informé Sud Ouest que derrière l’agence AGC se cachait Sophie Borotra. Le procès-verbal d’audition de Madame Pautrizel est très éloquent. Si elle affirme ne pas avoir informé Didier Borotra du recrutement de sa fille, elle est très claire, en ce qui concerne le nouveau maire annonçant avoir prévenu Michel Veunac, devenu président de la SEM Cité de l’Océan, de la situation dès son élection.

Dans ces conditions, puisque le contrat a continué pendant presque un an, alors que tout prouve que Michel Veunac et Guy Lafite étaient parfaitement informés, on peut se demander pourquoi ils n’ont pas été inculpés de complicité de prise illégale d’intérêt.

Et si les deux compères ne savaient pas que Sophie Borotra travaillait pour la Cité de l’Océan, comme ils l’ont dit à l’époque dans Sud Ouest, ces deux élus soucieux des deniers publics auraient dû se porter partie civile pour réclamer au nom de la Ville le remboursement des deniers indûment perçus.

Mais « Mimi-La-Malice » et « La Faillite-nous-voilà !»  sont tellement occupés à cajoler Macron qu’ils n’ont plus le temps de rien… Et puis, avec 35 000 euros, on fait quoi de nos jours ?

Sur le sujet, lire aussi :

https://jeanyvesviollier.com/2017/02/02/contrat-de-sophie-borotra-veunac-savait/

https://jeanyvesviollier.com/2018/12/09/didier-borotra-lhomme-a-qui-on-cachait-tout/

Tous adeptes du très sélect G7

Pour contrer les grincheux et soutenir les merveilleuses décisions de Michel Veunac, le « G7 fan club » n’a pas hésité à manifester dans les rues de Biarritz.

Heureusement qu’il existe des citoyens un peu plus réfléchis que les autres qui osent descendre dans la rue pour acclamer le G7 à venir, au moment même où une majorité de grincheux, disséminée dans tout le Pays basque, crie à la folie furieuse avec cette quarante-cinquième édition prévue du 24 au 26 août 2019. Posément, les militants de la plate-forme « G7 Ez ! », revêtus de leurs plus beaux atours et rassemblés samedi 11 mai sur l’esplanade du casino, expliquent aux passants la pluie de bienfaits qui va pleuvoir sur le Pays basque avec le G7 et saluent le côté visionnaire du grand timonier Veunac, pilote de l’opération. Des bienfaits que beaucoup, par ignorance crasse, ne soupçonnent même pas. C’est bien la peine que Veunac se décarcasse et que Lafite s’efforce d’avoir la frite…

Prenez par exemple la menace qui pèse sur la biodiversité de la planète. Rassembler dans le même périmètre Trump, Merkel, May, Trudeau, Macron, Veunac et Lafite, c’est à coup sûr régler une grande partie du problème dont souffre la terre. Les militants du « G7 fan club » ont d’ailleurs demandé au préfet, que le périmètre réservé aux chefs d’état et élus municipaux en voie d’extinction soit nettement agrandi, allant de Hossegor à Hendaye, pour que les espèces rares séjournant à Biarritz n’aient pas le sentiment d’être enfermées dans un zoo, mais dans une spacieuse réserve favorisant les contacts.

Une chanson obligatoire

Malheureusement pour eux, ils n’ont pas été entendus par les autorités qui leur ont juste accordé une concession. Outre les indispensables sésames pour les manants qui souhaiteraient s’aventurer en zone bleue ou rouge, au risque de déranger les grands fauves présents, tout candidat à la visite devra parfaitement posséder les paroles de la chanson « Au pas G7 ! » et devra l’entonner devant les forces de l’ordre pour avoir l’autorisation de passer.

Nous incitons donc vivement les Biarrots à s’entraîner dès maintenant afin de ménager au moment requis les mignonnes et délicates oreilles des CRS. Pour faciliter l’apprentissage des cancres qui perdent parfois leurs dimanches après-midi au stade Aguilera, la chanson se joue sur l’air de « Aupa BO ! » et sera répétée en chœur tous les dimanches matin à l’église Sainte-Eugénie :

 

« Au pas, Au pas G7 !

Venez tous à Biarritz

Faire la fête !

Au pas, au pas G7 !

Pour Macron, pour Veunac,

On se lève !

Au pas, Au pas G7 !

Soufflons tous le vent du changement

Pour bouger le climat

Et faire vivre nos entreprises

Surtout au Pays basque

Qui ne connaît pas la crise.

Et pour faire scintiller l’éco-libéralisme

On mise toutes nos actions

Sur le plus beau G7 !

Le G7, ça en jette

Supportons Macron et Veunac ! »

 

Malheureusement, ce merveilleux moment de communion, samedi matin, entre des citoyens éclairés et les plus hautes autorités a été gâché par quelques manants en gilets jaunes qui s’obstinent à réclamer du pain à l’état français. Et pourquoi pas de la brioche tant qu’on y est ? En désespoir de cause et malgré ce parasitage désagréable, les organisateurs du « G7 fan club », ont tourné leurs porte-voix en direction de la mairie, réclamant au maire une chanson et espérant avoir droit, comme les fidèles du pape à Saint-Pierre, à une bénédiction urbaine et aubaine. Michel Veunac qui n’avait pas fini sa tâche (Il avait encore deux albums à colorier en chantier et des crayons de couleur à tailler) n’est pas apparu au balcon pour la plus grande déception de ses admirateurs. C’est promis, il se montrera beaucoup moins timide lors de son deuxième mandat,

Cet homme visionnaire doit être aidé et défendu dans sa lourde tâche. Grâce à lui, le Pays basque va avoir droit à du cirque gratuit toute la fin du mois d’août. (La hausse des impôts locaux liée au surcoût des travaux de l’Hôtel du Palais fera que le pain attendra un peu) et peut être même à quelques feux d’artifice à base de grenades de désencerclement, de lacrymogènes et de balles de défense. C’est quand même autre chose que le trop prévisible feu d’artifice du 15 août !

Alors vite, vous qui êtes intelligents et réfléchis, vous qui voulez le meilleur pour le Pays basque, vous qui admirez les hommes politiques visionnaires, rejoignez le « G7 fan club » pour pouvoir faire la prochaine fois une haie d’honneur ô combien méritée au talentueux leader qui dirige notre bonne ville de Biarritz. Et si ce maire n’obtient pas l’investiture LREM ou n’est pas réélu en 2020, c’est vraiment que vous êtes des ingrats. 

 

 

 

Honteux moqué contre honteux adulé

Quand Vincent Bru ne se souvient plus de son appartenance au MoDem, La Semaine se moque. Quand Veunac est dans le même cas, silence radio.

La Semaine du Pays basque du 10 mai.

On le sait tous, la vie dans les rédactions n’est pas un long fleuve tranquille. Il suffit de feuilleter La Semaine du Pays basque du 10 mai pour vite ressentir comme un léger décalage rédactionnel entre la sémillante Marquise de Vérité et le propriétaire-directeur de la rédaction Jean-Philippe Ségot. L’impertinente Marquise dans sa désopilante rubrique hebdomadaire épingle cette fois-ci le député Vincent Bru et son goût immodéré pour les médias. Après une apparition remarquée aux côtés d’une serveuse dans une rubrique que l’on aurait pu intituler « Ouin-Ouin découvre le monde du travail », notre député local vient de se commettre dans une émission de France 3 intitulée « 20 heures, le rattrapage » dans laquelle la présentatrice l’annonce comme « député en Marche », ce que l’ex-maire de Cambo se garde bien de démentir. La timidité, sans doute.

Une timidité fort peu goûtée par la Marquise de Vérité qui, dans un article intitulé « La p’tite culotte à Bru » (Achetez le journal et vous saurez pourquoi !) se moque des pudeurs de vierge effarouchée de notre député et s’interroge : « Est-ce que brusquement être député MoDem, cela fait moins chic que d’être qualifié par une présentatrice à la télé de député En Marche ? Ou Tonton Bayrou sent-il le pâté pas frais ? »

Veunac ne sent pas le pâté

Ce n’est pas le chroniqueur politique Jean-Philippe Ségot qui se permettrait de comparer Michel Veunac, malgré son âge canonique, à un « pâté pas frais ». Dans une interview de deux pages où les questions les plus incisives se succèdent et où l’on craint pour la santé mentale de Mimi-la-Malice tellement il est malmené, le directeur de la rédaction de La Semaine attaque le maire septuagénaire avec une délectable férocité : « Il semblerait qu’au cours de plusieurs réunions liées au G7 vous ayez fait preuve d’un certain caractère et de fermeté. Le maire de Biarritz refuse-t-il qu’on lui impose certaines choses ? ». Avant d’enchaîner avec cette autre question qui en aurait ébranlé plus d’un : « L’un de vos adversaires les plus acharnés, Jean-Benoît Saint-Cricq, dit clairement que le bilan financier de la Ville est fort satisfaisant ». C’est ballot, mais Bisque, Bisque, Basque ! avait tendance à comparer la fermeté de Veunac à celle d’un fromage blanc du jour et s’était persuadé, comme bien d’autres Biarrots qui ne doivent rien comprendre à la vie publique, que Saint-Cricq était devenu depuis un an le plus fidèle encensoir de Veunac.

Heureusement, l’homme remarquable qui dirige Biarritz et qui est connu pour sa fermeté et son esprit de décision a réponse à tout et peut faire montre une fois de plus de son immense talent. Charitable, il concède quelques « contraintes et embarras » de deux ou trois jours pour les Biarrots mais promet en contrepartie une pluie de bienfaits. Les maires de la communauté d’Agglomérations du Pays basque sont furieux que le maire de Biarritz, accessoirement vice-président de l’Agglo ait joué perso dans l’affaire du G7 en ne prévenant personne mais Veunac explique qu’il a toujours été collectif et que tout le Pays Basque bénéficiera de l’événement. Effectivement, le contre-sommet et les violences des blacks-blocs seront probablement pour d’autres villes que Biarritz. Veunac offre aux maires locaux des animations gratuites pendant l’été et ils se plaignent !

Retournements de vestes à tous les étages

Veunac enchaîne en affirmant que les travaux au Palais sont une réussite totale et affirme que la liste dont il se sent proche pour les futures européennes est la liste « Renaissance » de la République en marche. Pas une fois, il n’évoque en deux pages son appartenance au Modem (On a honte ?) mais par chance il n’a pas La Marquise de Vérité en face de lui et peut donc continuer à nous embobiner dans les grandes largeurs. Avec ce petit coup de patte au passage pour « les réseaux sociaux qui contribuent à démanteler et hystériser la vie publique et où chacun peut célébrer son ego » Pas de doute, si Amigorena, Chazouillères, Motsch, Lannevère ont successivement démissionné, si la majorité actuelle ressemble à une pétaudière comme il est rare d’en rencontrer, c’est la faute des blogs locaux et ce n’est dû en aucun cas à l’absence de talent du duo Veunac-Lafite (Encore un, qui a rallié en douce la République en Marche sans même daigner en informer ses électeurs qui s’imaginent qu’il est toujours à gauche !)

Qu’on ne s’y trompe pas, malgré ces coups de becs amicaux, La Semaine est un hebdomadaire que j’adore pour de multiples raisons : le directeur même s’il a la plume sélective a du talent, les politiques ont de la place pour s’exprimer, et surtout on trouve chaque semaine ou presque un vrai bonheur de lecture, que ce soit la lettre de La Marquise de Vérité, une chronique ou un article local. Mais qu’est-ce que j’aimerais que la sagace Marquise de Vérité consacre une de ses prochaines lettres à Jean-Philippe Ségot ! Peut-être que le « petit bolchévique enragé » que je suis selon les dires de La Marquise, comprendrait enfin comment le fervent partisan de Max Brisson jusqu’en 2014 est soudain devenu Veunacophile militant.  

Après tout, comme nous le prouvent Veunac, Lafite et Bru, le retournement de veste en politique s’élève parfois au rang d’œuvre d’art.

Qui aurait un euro pour que Lafite mange à sa faim ?

Pique-assiette permanent de la vie publique, notre grand argentier n’arrive pas à concevoir qu’on puisse se passer de sa lumineuse présence lors d’un événement municipal.

On ne devrait pas rire de la pauvreté, mais l’anecdote contée par Sud Ouest, samedi 27 avril, en a fait ricaner plus d’un. Biarritz vient en effet de connaître un de ces drames de la misère comme on n’en souhaite à personne. Surfeur passionné même si, comme dirait Coluche, le dernier qui l’a vu à l’eau sur une planche n’est pas jeune, Guy Lafite se donne éperdument à la vie publique depuis des décennies. Et bien évidemment au vu de ses compétences, ce puits de science qui sait tout sur tout en faisant toujours preuve d’une modestie infinie, ce Mozart de la finance qui passe son temps à élaborer des plans que les imbéciles qui l’entourent ruinent immédiatement, n’est vraiment pas payé à la hauteur de son talent d’énarque et connait des fins de mois si difficiles qu’il est obligé d’attendre la braderie annuelle pour acheter ses pulls en cachemire.

Lafite pleurniche et les Biarrots ricanent.

En 2014 peu après son élection, Michel Veunac a empoché pour son compte la quasi-totalité de l’enveloppe municipale ne laissant à son premier adjoint qu’une aumône mensuelle presque indécente pour un énarque de sa valeur. Vous imaginez donc sans peine les constantes acrobaties auxquelles cet homme doit se livrer pour tenir son rang et être présent sur tous les événements de la vie publique et en particulier ceux dotés d’un riche buffet !

Nécessité faisant loi, Guy Lafite est donc devenu un pique-assiette de première s’arrangeant toujours pour que ses comptes personnels ne soient pas malmenés. Secrétaire général adjoint de la mairie de Paris en 2003, il avait été épinglé par France-Soir puis Le Nouvel Observateur pour avoir bénéficié d’un somptueux logement de fonction. Une libéralité légale à l’époque mais pour le moins pas très morale quand on bénéficie d’un salaire plus que confortable et qu’on sévit dans la vie publique.

Arrivé à Biarritz, notre grand argentier recruté par Didier Borotra s’était distingué en réclamant une place gratuite pour le BO. La première des solidarités avec le club de rugby constamment déficitaire serait que les politiques paient leur place comme les autres, mais c’est tellement plus simple de voter des subventions et donc de se faire payer indirectement sa présence en tribune officielle par les contribuables, tout en proclamant son amour indéfectible pour le BO les soirs de conseils municipaux.

Cette fois, « La Faillite-nous-voilà ! » se ridiculise avec la soirée d’ouverture de la Maïder Arosteguy Cup qui s’est exceptionnellement déroulée au Maria Cristina de Saint-Sébastien puisque Le Palais est fermé. Un bon dîner vient de lui passer sous le nez et sa colère contre l’organisateur Rabagny a été décuplée lorsqu’il a appris que sa grande copine Nathalie Motsch était présente à la cérémonie. Une colère que Guy Lafite aurait mieux fait de garder pour lui. L’adjoint aux Finances ne semble pas savoir en effet que le dîner était payant ( Richard Tardits, par exemple, s’était offert une table ) et que « Calamity Nathalie » avait été invitée par des amis.

Si les Biarrots ne l’aident pas, Lafite va finir en chemise…

De cette histoire édifiante, les Biarrots pourront donc tirer une triple morale :

– Robert Rabagny est un organisateur rigoureux qui ne dépense pas n’importe comment la maigre subvention de 6 000 euros que lui alloue la mairie. Un chiffre un peu ridicule quand on connait le prestige de cette épreuve comparé à un championnat du monde amateur de longboard qui a obtenu de la Ville une subvention de… 100 000 euros !

– Lafite rêve de rencontrer d’authentiques surfeurs mais n’a visiblement pas les moyens de s’offrir un dîner au Maria Cristina. Peut-être que les Biarrots qui s’apprêtent à donner pour la reconstruction de Notre-Dame devraient reconsidérer leurs plans et adresser leurs dons au monument en péril qu’est le premier adjoint.

– Nathalie Motsch a visiblement beaucoup d’amis alors qu’il ne s’en est pas trouvé un seul prêt à endurer les monologues autosatisfaits de Guy Lafite pendant tout un repas.

C’est triste parfois une vie de premier adjoint.

Réalisme biarrot contre foutaises brésiliennes

Ne pas confondre les 100 000 euros attribués au budget participatif, initiative remarquable, et les 100 000 à Onda Carioca, foutage de gueule absolu…

Les Biarrots sont invités à faire leur choix entre treize projets tous plus intéressants les uns que les autres. Une belle créativité qui mérite d’être saluée.

À Biarritz, on paie d’abord et on réfléchit ensuite. Comme une pie un peu snobinarde, attirée par tout ce qui brille, notre bon Michel Veunac s’est donc totalement laissé embobiner par Vincent Cassel et a estimé que la possibilité de pouvoir faire un selfie avec le célèbre acteur valait bien 100 000 euros d’argent public. Et fidèle à ses méthodes habituelles, Mimi-la-Malice a tenté de jouer le coup en douce lors du dernier conseil municipal. Heureusement que les conseillers municipaux se sont réveillés et grâce à Bénédicte Darrigade, Richard Tardits puis Édouard Chazouillères, Maïder Arosteguy, Nathalie Motsch, François Amigorena, Hervé Boissier, Anne Pinatel et Françoise Mimiague nous ont permis d’apprendre de quoi il retournait exactement. Et une fois de plus, les contribuables biarrots ont de quoi être effarés par la désinvolture du maire. Comme l’ont confirmé Sud Ouest et Mediabask, ce festival brésilien souhaité par Vincent Cassel était un simple projet qui n’avait encore ni date, ni lieu, ni programmation.

https://www.sudouest.fr/2019/04/20/biarritz-rien-n-est-decide-pour-le-festival-de-vincent-cassel-6006410-4037.php

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20190423/onda-carioca-un-festival-pas-comme-les-autres-a-biarritz

Avec un dossier aussi bien ficelé, il était donc logique de se précipiter et de sortir le carnet de chèques, une décision qui n’a visiblement pas ému tous les flagorneurs qui gravitent autour du maire et se soucient comme d’une guigne des intérêts des contribuables biarrots !

Le projet de Vincent Cassel est peut-être intéressant, mais pourquoi ne serait-il pas soumis aux règles habituelles de la vie publique où l’on établit un budget prévisionnel avant d’obtenir de l’aide de la Ville ?

Plus qu’une semaine pour voter

Heureusement, l’argent public n’est pas toujours aussi mal géré et certaines initiatives méritent d’être saluées. Hervé Boissier est un tenace. Ce fervent militant de la démocratie participative a su faire preuve d’une obstination admirable pour mener à bien son idée : regrouper toutes les suggestions des Biarrots, puis procéder à un vote et financer les projets lauréats à hauteur de 100 000 euros.

https://www.jeparticipe-biarritz.fr/project/budget-participatif-1/presentation/presentation

Bisque, Bisque, Basque ! avait fait une proposition de collecte de mémoire auprès des octogénaires mais a été écarté dès le premier tour, ce qui ne l’empêche pas de soutenir à fond cette initiative citoyenne. Vous êtes actuellement un peu plus de 900 à avoir voté pour l’instant, ce qui est bien mais insuffisant pour une ville de 25 000 habitants. Il vous reste encore une semaine pour découvrir les 13 projets en concurrence et faire votre choix.

Pour une fois que quelque chose est clair, limpide et respectueux de la démocratie dans cette ville, ce serait vraiment dommage de ne pas le soutenir, même si le constat est un peu amer, car pour une pépite de démocratie participative qui réussit à survivre combien d’occasions gâchées : il y avait beaucoup de talent dans la liste présentée par Veunac en 2014, beaucoup de gens qui étaient très pointus dans leur domaine. Mais les indécisions, les dissimulations permanentes et l’incapacité du duo Veunac-Lafite à manager ont pulvérisé cette dream team, obligé les adjoints à faire sécession et transformé ces six ans de règne Veunac en mandat le plus calamiteux de l’histoire de la Ville. Vivement 2020 !

 

Veunac ne fait même plus semblant

Lors du dernier conseil, le maire de Biarritz a montré une fois de plus son mépris pour l’équipe municipale et le peu de cas qu’il fait de la démocratie. Le tout sous un air de samba.

La villa Sion est à nouveau au centre d’une farce municipale.

Didier Borotra cultivait l’art de ne pas répondre lors des conseils municipaux, mais son fils spirituel, Michel Veunac, est en train de le surpasser. À chaque conseil municipal, Mimi-la-Malice inscrit un sujet brûlant sur lequel l’opposition va s’exciter – mercredi dernier, c’était la subvention de 150 000 euros pour le BO omnisports – laisse les snipers se déchaîner sans se départir de son sourire de gendre idéal, avant de conclure par un « Merci mon cher collègue » et d’enchaîner comme si de rien n’était. Une technique bien connue en politique que Jacques Chirac appelait « ça m’en touche une sans faire bouger l’autre ».

Et puis, comme à chaque conseil municipal, quand tout le monde est bien usé par quatre heures de palabres fort inutiles, on glisse en douce une petite délibération en pariant sur la fatigue physique et mentale de tous pour qu’elle passe sans problème.

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Cette fois, après le marathon verbal autour de l’omnisports, tout le conseil municipal a laissé filer une subvention de 100 000 euros pour un festival brésilien organisé par Vincent Cassel peu après le G7.  Ce n’est qu’après le conseil que les élus – et on peut les comprendre, tant Veunac sait être soporifique sans avoir à forcer son talent ! – se sont réveillés et ont compris qu’ils ont été mystifiés. Donner 100 000 euros pour ce pseudo-événement qui va se dérouler à quelques semaines du festival Latino, tandis que l’historique Maïder Arosteguy Cup, qui fête ses trente-cinq ans cette année, ne bénéficie que de 6 000 euros d’aide municipale, c’est un peu pousser mémé dans la favela.

Au point qu’Édouard Chazouillères, sans doute parce qu’il est allergique à la samba et aux danseuses brésiliennes, vient de demander officiellement au maire que la délibération soit revotée avec le soutien de sept autres conseillers municipaux.

Bigueyrie et Sion toujours d’actualité

Ceux qui regardent peu les conseils municipaux pourraient penser que les actuels élus sont décidément bien distraits. Il n’en est rien. Veunac et Lafite ont instauré depuis 2014 un système d’une telle opacité, comme tout le monde a pu le constater au moment de la réhabilitation de L’Hôtel du Palais, que chaque délibération doit être scrutée à la loupe en se demandant où est le piège tendu par le duo infernal. Les deux délibérations sur Bigueyrie et Sion, mercredi dernier, le démontrent facilement. Les tentatives pour vendre les écuries de Bigueyrie fin 2017 et la villa Sion en septembre 2018 recouvrent à chaque fois la même réalité : faire plaisir à un copain au détriment de l’intérêt des Biarrots.

Les écuries de Bigueyrie, on s’en souvient, avaient été annoncées non constructibles, alors qu’il est possible d’arriver à 1200 mètres carrés habitables. Mais maintenant que le commanditaire de l’opération ne peut plus apparaître derrière l’acquéreur prête-nom Jimmy Malige, on traîne, on lambine car l’opération urgente n’a plus de raison d’être. Au point où on en est, autant attendre la fin du bail de la société des courses en 2021, pour mieux vendre ce bien.

Manœuvre encore plus tortueuse autour de la villa Sion, comme vous allez pouvoir le vérifier en trois photos. On s’en souvient, la propriétaire du château Boulard, Pierre Delalonde, grand ami du maire, s’était retrouvé face à un problème imprévu. Alors qu’il était en train d’aménager son château pour en faire un lieu d’événementiel, la commission de sécurité avait mis son veto faute d’une sortie de secours suffisante. Qu’à cela ne tienne, la mairie s’était empressée de voler au secours du promoteur en virant précipitamment les associations qui occupaient la villa Sion et en proposant de mettre en vente à 980 000 euros le bien. 8 800 mètres carrés de jardin, même s’il y a une servitude sur une partie et plus de 400 mètres carrés habitables, voilà qui s’appelle un prix d’ami.  Une manœuvre tellement grossière qu’elle avait été retoquée le 28 septembre 2018, jour du conseil municipal.

Explications en trois photos :

LA SITUATION ACTUELLE

En bleu, le périmètre du château Boulard. On comprend pourquoi les services de sécurité ne veulent pas d’un accueil du public, tant l’espace autour du château est restreint. En rouge, la villa Sion avec un jardin qui lui fait face et sur la gauche un jardin public. En rachetant l’ensemble pour 980 000 euros, Pierre Delalonde n’avait plus aucun problème. Malheureusement pour lui, il s’est un peu trop vanté du joli coup qu’il allait faire, ce qui a permis à tous d’être vigilant.

LE NOUVEAU PROJET MUNICIPAL

Veunac a fait plancher les services juridiques pour que le terrain soit débarrassé de ses servitudes, ce qui part d’une louable intention. En bleu en haut, le périmètre du château Boulard inchangé. En bleu en bas, ce qui serait mis en vente, c’est-à-dire la villa Sion et son « terrain d’assiette de 207 mètres carrés ». Le tout pour 1 million d’euros « ou un peu plus si Les Domaines l’évaluent davantage ». Vous avez bien entendu, Veunac demande à ses conseillers municipaux de voter un redécoupage du terrain sans même avoir une estimation du prix. « C’est le dossier Sion ou le dossier brouillon ? » demande Édouard Chazouillères, tandis que Nathalie Motsch affirme « Vous prenez les élus pour des pantins », rappelant que cet ensemble avait été donné à la Ville pour 1 euro et devait rester pour les associations.

Pourquoi ce si étrange découpage qui rend bien peu « sexy » la villa Sion puisqu’elle n’a plus du tout de terrain ? Bisque, Bisque, Basque ! s’est rendu à plusieurs reprises cet hiver villa Sion et a pu constater de visu que les travaux continuaient comme avant au château Boulard avec une importante délégation de maçons étrangers. Comme si son propriétaire, malgré le refus de la commission de sécurité, savait que la mairie allait lui trouver une solution. En effet, en vendant la villa Sion sans terrain, il suffira à la mairie de signer une concession de passage (coût annuel selon les spécialistes 2 000 à 3 000 euros) pour que les problèmes du château Boulard soient résolus. Elle n’est pas belle la vie quand on a des copains ?

LA PROPOSITION DE BISQUE, BISQUE, BASQUE !

En bleu en haut, le périmètre du château Boulard inchangé. En bleu en bas, ce qui serait mis en vente, c’est-à-dire la villa Sion MAIS AUSSI l’espace vert dans le prolongement. En rouge, la partie jardin public restant propriété de la Ville. Dans ce cas de figure, la villa Sion devient très intéressante pour des acquéreurs et peut sans grand souci être vendue 500 000 euros de plus. Une vente aux enchères au lieu d’un gré à gré serait d’ailleurs judicieuse. Seul problème, le propriétaire du château Boulard se trouve dans une situation difficile s’il n’acquiert pas ce bien. Mais quel est le rôle d’un maire, défendre les intérêts des Biarrots ou ceux d’un particulier ?

Le plafond au plancher et inversement

Dernier détail amusant, de ce conseil municipal totalement édifiant sur le mépris qu’affiche Veunac et Lafite pour les élus et les procédures démocratiques et transparentes, le débat autour de l’estimation des Domaines. Rappelons-le encore une fois, l’estimation des Domaines est le prix plancher en dessous duquel une collectivité territoriale n’a pas l’autorisation de vendre. Or à chaque fois, quand il a prévu de refiler un bien communal à un copain, le gestionnaire intelligent « La Faillite nous voilà ! », brandit l’étendard du prix plancher comme une référence absolue, alors qu’il n’est pas interdit d’essayer de viser un prix plafond, surtout dans une ville comme Biarritz où les prix de l’immobilier s’envolent.

Mais après tout, dans une ville qui marche sur la tête, n’est-il pas logique de confondre le plancher et le plafond ?